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lundi 8 décembre 2014

Isère: des militants écologistes radicaux bloquent un projet de développement voulu par la population locale

Projets en souffrance: après l'aéroport de ND-des-Landes et le réservoir de Sivens, les projets de liaison ferroviaire Lyon-Turin et de complexe touristique  à Roybon

400 manifestants contre un projet de Center Parcs à Roybon, samedi
Projet Pierre & Vacances d’implantation de cottages 
dans la forêt des Avenières, sur la commune de Roybon, Isère

Une marche aux flambeaux avait réuni quelque 400 opposants au projet du groupe "Pierre et Vacances", samedi soir autour du site en construction. Le cortège, dans lequel la présence de la députée européenne (EELV) Michèle Rivasi était annoncée, s'est dirigé vers le chantier avant de redescendre vers le parking du lac de Roybon d'où il était parti. Au cours de la boucle, des manifestants ont commis des actes de vandalisme sur des cabanes de chantier et des véhicules d'agents de sécurité, rapporte un témoin, sans qu'il y ait le moindre affrontement avec les vigiles qui ont su garder leur totale maîtrise.

"Zadiste" pacifique ou ayatollah ?
Si bien que dans cette paisible zone rurale, les qualificatifs fusent: "terroristes", "djihadistes verts", désignant la cinquantaine de "zadistes" venus d'ailleurs pour entraver depuis une semaine les travaux de déboisement.  Ces "extrémistes" sont la principale raison de la présence de Nicolas, gérant d'une société dans le BTP en Ardèche: "Il faut les chasser, parce que nos Chambaran ne sont pas des poubelles. Le projet, lui, est déjà acquis et verra le jour."

Plus tôt, dans l'après-midi, une centaine d'autres opposants s'était déjà rassemblée dans le centre de Grenoble
tandis qu'une quarantaine de membres du collectif avaient soulevé des barrières au péage autoroutier de Voreppe (Isère) pour faire passer des usagers gratuitement. Les "Zadistes" ont été dispersés "dans le calme" par les gendarmes, selon la société d'autoroute Area. 

Le Center Parcs de Roybon doit accueillir un millier de cottages, des commerces et des restaurants autour de l'"Aquamundo", une bulle transparente maintenue à 29°c, avec piscine, jacuzzi, etc. Le projet prévoit 697 créations d'emplois (468 emplois "équivalent temps plein") et d'importantes retombées fiscales pour les collectivités locales.



Le chantier est l'objet de "harcèlement" et d'actes de "vandalisme" presque "toutes les nuits"selon Éric Magnier, directeur grands projets du groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, qui cite notamment des clôtures détériorées, des piquets de géomètre déplacés et un incendie de matériel. "On est obligé de déplacer les engins de défrichement toutes les nuits", précise-t-il, indiquant que les travaux ont déjà pris quinze jours à trois semaines de retard.

La réponse tranquille du berger à la bergère

Entre 1.500 personnes, selon la gendarmerie et 2.000, selon les organisateurs, ont défilé 
dans le calme dimanche à Roybon (Isère) pour soutenir le projet de village vacances Center Parcs au lendemain de manifestations d'opposants près du chantier de construction et à Grenoble.
Répondant à l'appel de l'association "Vivre en Chambaran", cette "marche pacifique", composée de nombreuses familles avec enfants et d'élus de tous bords, a quitté peu avant 11 heures le village de Roybon pour la forêt communale située en amont. Sur des banderoles et des pancartes portées à bout de bras, on pouvait lire: "Oui aux emplois", "L'avenir de nos enfants, c'est maintenant", "Chantier autorisé !" ou encore "Laissez-nous travailler !"
"Nous allons leur montrer que nous sommes unis et nombreux et que la démocratie, c'est nous et pas eux !", a lancé en début de manifestation, Christian Luciani, président de l'association.
"Un territoire qui n'investit plus compromet son avenir",  proclament des banderoles, tandis que les grappes de ballons bleu-blanc-rouge s'agitent. Les maisons du village de 1300 habitants se sont elles aussi habillées aux couleurs de l'espoir et du Center Parcs.

"On est pris en otage par une minorité d'anarchistes"
Les maisons du village, qui compte 1.300 habitants, arboraient des ballons blancs et verts, couleurs de Center Parcs, et des panneaux favorables au projet qui doit créer 468 emplois "équivalent temps plein" et assurer d'importantes retombées fiscales pour les collectivités locales. "Il n'y a plus d'activité sur le plateau, il n'y a plus rien, le village se meurt", faisait valoir Salvatore Grasso, 42 ans, ouvrier. "Je suis écologiste, mais là ce n'est plus de l'écologie, c'est de l'acharnement contre un village, contre un peuple, contre une région." 

Les manifestants étaient remonté contre contre la cinquantaine de 'zadistes' qui entravent les travaux de défrichement depuis une semaine. De nombreux élus, de droite comme de gauche, ont participé à la manifestation. "Ce qu'on dit, c'est laissez nous vivre, laissez-nous créer de la richesse sur notre territoire. On est pris en otage par une minorité d'anarchistes qui sont contre l'ordre républicain. L'immense majorité de la population en a ras-le-bol", affirmait Jean-Pierre Barbier, député UMP arrivé avec son homologue socialiste, Joëlle Huillier.

Excédée par l'intérêt qu'ont réussi à susciter dans la presse parisienne les opposants parisiens au projet, la majorité silencieuse s'est résolue à se faire entendre. "Vous avez la preuve sous vos yeux que les partisans sont beaucoup plus nombreux et que ce projet est massivement soutenu par la population", se félicite Jean-Pierre Barbier (UMP), député de la 7e circonscription de l'Isère. " Tout ce travail va être payant, en 2017 le Center Parcs ouvrira et nous serons encore plus nombreux pour l'inaugurer", promet, au micro, le maire (UDI) de Roybon, Serge Perraud, suivi d'applaudissements nourris.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude provoquée par la mobilisation des opposants au projet Center Parcs à Roybon :

Projet Center Parcs à Roybon: la mobilisation... par BFMTV
Cinq membres du collectif Zad (zone à défendre) Roybon se sont d'ailleurs imposés en fin de manifestation, avec une pancarte provocante, clamant  avec ironie"Nous sommes tous frères. Je suis venu comprendre et écouter". 
Leur présence a occasionné quelques échanges verbaux un peu rudes avec le camp adverse, mais aussi des insultes, sans provoquer toutefois d'incidents notables. Tous les manifestants se sont dispersés dans le calme vers 12h30, au bout d'une bonne heure. 
Sans incidents, ni actes de vandalisme sur des cabanes de chantier ou des véhicules...

S'ils sont venus en
famille, c'est avant tout pour "les deux petites": "Nos campagnes se vident tandis que les villes se remplissent. On se bat pour que les prochaines générations puissent vivre ici, trouver un emploi et s'épanouir sur un territoire dynamique", expliquent-ils. Alors oui, les Berruyer seront présents pour soutenir le projet "jusqu'au bout". Et d'ici au prochain rendez-vous des partisans, dimanche 14 décembre, Ludivine espère avoir récupéré sa voix."


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