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mercredi 28 février 2018

Centrale nucléaire de Cattenom: de la prison pour les activistes de Greenpeace infiltrés

De cinq mois de prison avec sursis à deux mois ferme

Huit militants de Greenpeace ont été condamnés mardi 

pour s'être introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) en octobre.

"On est déçus, parce que c'est la première fois que des militants de Greenpeace sont condamnés à de la prison ferme", a réagi Jean-François Julliard, le directeur général de l'ONG, organisation supranationale illégiltime, également poursuivie et condamnée à une amende de 20.000 euros.

Seuls  deux activistes récidivistes  ont écopé de deux mois de prison ferme : ils avaient déjà été condamnés dans le passé pour s'être introduits sur des sites nucléaires.
Les six autres, ainsi que le responsable de la campagne nucléaire de l'ONG écologiste, Yannick Rousselet, poursuivi pour complicité, ont été condamnés à cinq mois de prison avec sursis.

Le Parquet avait requis des peines de six mois avec sursis et six mois ferme, ainsi qu'une amende de 50.000 euros à l'encontre de Greenpeace.
Le tribunal a ordonné par ailleurs une expertise pour évaluer le préjudice matériel, estimé à plus de 200.000 euros par EDF et demandé aux prévenus de verser une provision de 20.000 euros. Il a en outre alloué 50.000 euros au titre du préjudice moral à EDF, qui en avait réclamé 500.000.

L'ONG se croit au-dessus des lois

"C'est particulièrement injuste pour des personnes qui n'ont fait que lancer l'alerte sur un risque nucléaire", a estimé J.-F. Julliard, annonçant qu'ils vont tous faire appel.
"On est des lanceurs d'alerte avant tout," avaient argué les activistes, mais pour la procureure, Christelle Dumont, "Greenpeace a franchi la bande rouge".
"Jugez ces faits, de grâce, pour ce qu'ils sont: le franchissement d'une clôture et de deux grillages", a banalisé l'avocat de la défense, Alexandre Faro, ci-contre.
Sourd à la responsabilité de ses clients qui, par leur action physique, signalent la vulnérabilité des installations au terrorisme.
"Ils se battent pour des idées"a-t-il pourtant prétendu. Et de conclure : "Ca ne mérite pas de la prison ferme". 

"J'assume ma responsabilité individuelle", avait en revanche lancé auparavant Coralie, à la barre.
La militante de 28 ans a rechigné à détailler la préparation de l'action, comme les six autres prévenus, deux femmes et quatre hommes, âgés de 28 à 58 ans. Un militant était absent, "en mer sur la flotte Greenpeace", selon Me Faro.
"On a seulement choisi le chemin le plus court pour arriver le plus vite. Malheureusement, ce n'est pas très sorcier", a souligné Coralie, montrant en quelque sorte le chemin aux djihadistes.
Poursuivis pour "intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires", les huit activistes encouraient cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Une action commando

Le 12 octobre, à l'aube, les huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés après avoir fait intrusion dans la centrale pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.
Ils disent avoir tiré un feu d'artifice tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles. La préfecture de Moselle et EDF avaient assuré que les militants n'avaient pas accédé à la zone nucléaire.

"On a agi de manière collective. On n'avait pas de rôles précis; on était tous interchangeables", a ajouté un autre militant, Clément.
"Si j'ai choisi cette action, c'est pour dénoncer un sujet grave. Greenpeace assume notre action car elle est légitime, non-violente. On est des lanceurs d'alerte", a aussi déclaré, Anne-Fleur, répétant le même élément de langage.

"Vous êtes là pour le passage à l'acte (qui vous) engage pénalement, pas le motif", a répliqué la procureure, Christelle Dumont.

'Greenpeace assume' ses actes commis en toute illégalité

Image associée
Greenpeace descend de la tribune dans l'hémicycle
de l'Assemblée nationale, le 2 décembre 2009 
"Greenpeace assume l'organisation, la mise en oeuvre et la communication de cette action", a affirmé à la barre Jean-François Julliard.
"Mener une action illégale comme celle-ci n'est pas dans l'objet de notre association, mais notre devoir de lanceur d'alerte" oblige "à trouver le moyen de créer un débat public", a-t-il argumenté.

Après une nouvelle intrusion de Greenpeace sur le site nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) en novembre, une commission d'enquête parlementaire sur "la sûreté et la sécurité des installations nucléaires" a été créée.
"On a affaire à des militants qui font à leur niveau la guerre", a plaidé pour sa part l'avocat d'EDF, Me Thibault de Montbrial.

"On a aujourd'hui des militants sains et saufs. Jusqu'au jour où...", a averti pour sa part le directeur de la centrale de Cattenom, Thierry Rosso.

mardi 27 février 2018

Salon de l'agriculture : "C'est un monde qu'Emmanuel Macron méprise", dénonce Laurent Wauquiez

Le président de LR reproche au chef de l'État de ne "pas comprendre" le milieu agricole : ce "n'est pas juste un secteur économique".

Pour  effacer son image de président des villes, il aurait suffi, selon Macron, de battre le record de présence pour un président de la République.

Visite paisible du président des Républicains
au SIA, apaisé depuis samedi
Emmanuel Macron avait annoncé qu'il était venu pour "engueuler" les agriculteurs. Il s'est imaginé qu'il pourrait à la fois redresser son image et être plus convaincant en passant 12 heures et demie samedi 24 février pour l'ouvertureEt, chaque année, les politiques attendent qu'il ait effectué son passage au Salon international de l'agriculture (SIA) pour s'y presser. A l'exception, cette année, de Nicolas Hulot.

Laurent Wauquiez a prévu lui d'y passer deux journées entières mardi 27 et mercredi 28 février. L'occasion pour le président de LR de manifester sa volonté d'être le défenseur du monde agricole, un milieu que le président de la République "ne comprend pas," selon lui qui est un élu du monde rural : il était député-maire du Puy-en-Velay (mars 2008-janvier 2016) dans le département de la Haute-Loire, au centre de la France, où sa mère est toujours mire d'un village.


"Je suis là pour témoigner de ma solidarité aux agriculteurs. C'est un monde que je connais bien, c'est le monde de mon département et de ma région. Je défends le modèle français, fait avec des exploitations familiales, des gens qui travaillent dur, qui veulent juste pouvoir vivre du fruit de leur travail", a déclaré le président d'Auvergne-Rhône-Alpes, présent dès 8h30 Porte de Versailles.

"Ce monde-là, Emmanuel Macron ne le comprend pas. Il ne l'écoute pas. C'est un monde qu'il méprise", a-t-il souligné. à propos des sentiments profonds de l'ex- banquier. 



"Combien de fois, depuis qu'il est président de la République, il est venu sur une exploitation agricole ? Moi, tous les mois, je vais échanger et discuter avec des agriculteurs". Car "il y a quelque chose qu'il (M. Macron) n'a pas compris : l'agriculture en France n'est pas juste un secteur économique. C'est une part de la culture française, et c'est ça qu'il faut défendre".


Wauquiez a rappelé au Salon de l'agriculture que 
Macron a pris les agriculteurs à rebrousse-poil : 
le président avait annoncé qu'il voulait "engueuler" les agriculteurs (BFMTV)


L. Wauquiez a demandé que "le président de la République s'engage à ce que le budget européen de l'agriculture ne baisse pas"
Il a aussi estimé que ce serait "une folie de signer ce traité (de libre-échange) du Mercosur qui va faire entrer des produits d'Amérique Latine dans des conditions qui ne sont pas acceptables" (notamment des viandes aux hormones), et alors qu'"on a ici la chance d'avoir des gens qui font des produits extraordinaires". 

Le patron de LR a en revanche refusé de répondre à Alain Juppé, qui a vivement répliqué lundi 26 février à ses révélations sur son endettement des finances locales à Bordeaux. "C'est à vous que je vais parler cash : je suis ici au salon de l'agriculture pour parler des agriculteurs. Et si jamais ça ne vous intéresse pas, ce que je peux parfaitement comprendre, a-t-il expliqué aux journalistes demandeurs de polémiques, ben, faut pas venir au salon de l'agriculture"...

SNCF : pendant la concertation, les couteaux ne resteront pas au vestiaire

Pas de négociations : la bataille du rail aura lieu

Macron refuse de négocier, acceptant deux mois de ...concertation

Les quatre principales fédérations de la SNCF (CGT, Unsa, Sud et CFDT) se  réunissent ce mardi en fin d'après-midi pour discuter d'une réponse commune à apporter à la réforme du rail, annoncée lundi par le premier ministre.

Interrogé à l'émission Les 4 Vérités de France 2 sur la menace d'un long conflit social, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a nié toute volonté de s'engager dans un "bras de fer" et de passer "en force".

La ministre de Transports, Elisabeth Borne, lui a fait écho sur BFMTV, assurant qu'il y a "urgence à agir", mais de "la place pour la concertation", c'est-à-dire un dialogue de sourds, notamment sur le calendrier de l'ouverture à la concurrence et le changement de statut des cheminots. "Le rapport de force, ce n'est pas ce que souhaite le gouvernement. Commençons par discuter," a-t-elle répété. "Je comprends leur inquiétude. Ca veut dire qu'il faut en parler, et mettre les sujets sur la table." Et de souligner: "Ma méthode, c'est le dialogue, la concertation." Elle prévoit de rencontrer à partir de jeudi les organisations syndicales dans le cadre d'une concertation prévue pour courir en mars et en avril.

69% des Français applaudiraient à la fin du statut de cheminot.
L'opinion semble pour l'instant être du côté du gouvernement. D'après un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, 69% des Français sont pour la fin du statut de cheminot et 54% se montreraient favorables au recours aux ordonnances pour faire adopter la réforme de la SNCF. 
Enfin, 69% des personnes interrogées estimeraient que cette réforme permettrait avant tout de "réduire la dette de la SNCF". Cette dette s'élèverait actuellement à environ 47 milliards d'euros.

Sur ce point, la collectivité nationale devrait reprendre à son compte la dette de la SNCF, a confirmé le ministre de l'Economie et des Finances, sans toutefois préciser dans quelle proportion. 
Il s'est contenté d'affirmer que l'objectif est que le contribuable ait à terme "moins à payer" - après avoir réglé la dette - grâce à l'amélioration de la situation financière de la SNCF. "Aujourd'hui, la SNCF perd trois milliards d'euros par an. On ne peut pas continuer comme ça, on va droit dans le mur", a insisté Bruno Le Maire.

En 1995, la France avait été paralysée trois semaines, poussant Alain Juppé  à reculer sur un plan de réforme du rail et des retraites.
Malgré ce précédent, la menace d'une grève massive ne semble pas inquiéter le gouvernement. "Je ne crois pas un seul instant que des syndicats, y compris la CGT, qui sont responsables, qui connaissent leur outil de travail, qui aiment leur métier sont capables de prendre en otage les Français pendant de très longues semaines", a voulu croire le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, interrogé sur RTL. 
"Manifestement il y aura une grève, mais le statu quo n'est pas possible sur cette question importante qu'est l'avenir de la SNCF", a averti pour sa part le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur France Info, ce matin.

Quelle va être la riposte des cheminots à la réforme annoncée de la SNCF ? 

Les fédérations CGT, Unsa, Sud et CFDT se réunissent ce mardi à 17 heures pour en discuter. Alors que le gouvernement compte procéder par ordonnances pour réformer sans tarder le statut de l'entreprise publique, ainsi que celui des cheminots, les syndicats semblent déterminés à ne rien céder. 

Dès lundi, la CGT qui a déjà lancé un appel à la mobilisation pour le 22 mars, s'était dite prête à "un mois de grève" pour "faire plier" le gouvernement. 
Le secrétaire général du premier syndicat à la SNCF promet une "réponse appropriée" des syndicats, laissant aux cheminots le soin de décider de la forme du mouvement, a expliqué Philippe Martinez mardi sur l'antenne de RMCsans remettre en cause la nécessité d'une réforme, "mais pas celle-là". 
"On va déclencher une alerte sociale. Et probablement dans la foulée, après le 15 mars, un conflit si jamais le gouvernement maintient son agression à l'égard des cheminots", a aussi précisé Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT Cheminot, au micro de France Info. "On adaptera nos réponses à cette durée", alors que le gouvernement souhaite faire voter les "principes clés" de la réforme du rail avant l'été.

Il y a "urgence" à répondre à "l'attaque gravissime portée contre les cheminots et les usagers," estime le numéro un de la CGT. "Il faut expliquer, il y a une campagne mensongère qui a lieu en ce moment, dénonce-t-il. Des salariés qui touchent moins de 2.000 euros par mois, qui travaillent souvent la nuit, le week-end, est-ce que c'est ça être privilégié ?". 
Alors que le premier ministre Edouard Philippe a annoncé lundi qu' "à l'avenir" il n'y aura plus de recrutement au statut de cheminot, le leader de la CGT estime au contraire "les droits collectifs sont justifiés". Selon lui, il faudrait même "améliorer les grilles de salaire des cheminots parce qu'ils sont mal payés".

D'autres syndicats pourraient venir renforcer le mouvement. 
Deuxième syndicat représentatif, l'Unsa-ferroviaire a également annoncé lundi son intention de proposer à l'intersyndicale une grève "avant le 22 mars", journée de mobilisation commune avec les fonctionnaires. 

Quatrième à la SNCF, la CFDT-Cheminots veut proposer une "grève reconductible à partir du 14 mars" aux trois autres syndicats représentatifs.

Macron mal-aimé : chute de popularité pour le couple exécutif

Une baisse de 6 points pour Macron    , un trou d'air, selon l'AFP

Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe chutent respectivement de 6 et 7 points en un mois

Macron, désabusé
Leur impopularité atteint son plus bas niveau depuis leur entrée en fonction en mai 2017, selon un sondage Odoxa diffusé mardi.
 
Moins d'un Français sur deux interrogés pense - à 43% (-6) - qu'il est "un bon président de la République" : le chef de l'Etat perd un total de 11 points depuis décembre. Une nette majorité (57%, +7) juge sa politique négativement.
L’impact de la réforme sur la CSG est palpable, notamment chez les retraités : Emmanuel Macron et Edouard Philippe perdent chacun 9 points auprès de cette catégorie en un mois.
L'annonce de la limitation à 80 km/h sur les routes départementales ou de la possible suppression des petites lignes de chemin de fer fait que 69% des Français jugent le Président éloigné des préoccupations de lFrance rurale.
L'exécutif paie le prix de mesures impopulaires et imposées par la forcepar voie d'ordonnances, comme le sera la réforme de la SNCF,  pour ne tenir aucun compte du Parlement. 
Emmanuel Macron se situe désormais 1 point en dessous de sa cote de septembre/octobre (44%), jusqu'alors son plus bas niveau, selon cette enquête pour L'Express, La Presse régionale et France Inter.

Macron entraîne le Premier ministre dans sa chute

Edouard Philippe perd pour sa part 7 points, avec 43% également d'opinions favorables. 56% (+7) jugent désormais son action défavorablement
Emmanuel Macron perd notamment en popularité dans l'opposition, auprès des sympathisants de gauche hors PS (-6), de ceux de droite (-4) et du Front national (-10). Edouard Philippe perd sur l'ensemble de l'électorat, hormis les proches de La République en Marche (+5).

Les personnalités en hausse ce mois-ci sont en tête Nicolas Hulot (36%, +2), Alain Juppé (34%, +1), Jean-Luc Mélenchon (30%, +4) et Nicolas Sarkozy (28%, +4). Gérard Collomb perd 3 points à 20% et Laurent Wauquiez n'en perd qu'un seul, à 14%.

Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 février auprès de 973 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 25 février 2018

Nombre de SDF : près de 3.000 sans-abri recensés à Paris

Incompétent et aveugle à la misère, Julien Denormandie n'en dénombre qu'une  ...cinquantaine !

Polémique sur le nombre de SDF : le secrétaire d'Etat Julien Denormandie en voit 60 fois moins. Déconnecté des réalités ?

Une personne sans-abri. (Illustration)
Pour le gouvernement, ils seraient une cinquantaine de sans-abri, mais la Ville de Paris en recense près de 3.000... 
Bruno Juliard, premier adjoint socialiste à la mairie de Paris a déclaré ce mercredi qu’une opération de recensement a permis d'établir ce nombre de sans-abri la semaine dernièreDans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 février, ce sont ainsi 2.000 personnes, dont 1.700 bénévoles qui ont essayé de recenser le nombre de sans-abri. 

Or, sur France Inter le 30 janvier, Julien Denormandie, 37 ans, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires (et du Logement),  Jacques Mézard, avait créé la polémique en racontant que le nombre de personnes isolées dormant à la rue - et en Ile-de-France - correspond à une cinquantaine d’hommes isolés. 
Manière sotte de défendre l'objectif - trop irréaliste - qu'avait fixé Emmanuel Macron de ne plus avoir de personnes à la rue fin 2017.

"Ces propos sont insupportables", avait répondu, dans un entretien avec le JDD, Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.
Paris Match rapporte d'ailleurs le 5 janvier que "le secrétaire d'Etat Julien Denormandie l'assure : l'action du gouvernement pour les sans-abris porte ses fruits.
Invité sur Europe 1 jeudi, il a martelé : "
Il y a beaucoup moins de sans-abris dans les rues et nous on le voit au quotidien notamment avec ce qu'on appelle les maraudes."
Et il n'était pas sobre sur la sujet, affirmant : "Je travaille main dans la main avec les associations, je participe moi-même à des maraudes et je peux vous dire qu'il y a moins de sans-abris dans les rues qu'il n'y en avait il y a quelques mois." Sans doute Juju dispose-t-il de nombreux points de comparaison antérieurs à l'arrivée de Macron à l'Elysée...
Ces propos du jeune freluquet, plus habitué des cabinets ministériels (Nicole Bricq et Pierre Moscovici) que de la vraie vie, 
gendre du président de l’Autorité des marchés financiers (depuis le 1er août 2017, par la grâce de Macron), n'avaient d'ailleurs pas manqué de donner lieu à une réaction sarcastique de la Fondation Abbé-Pierre, sur Twitter : "Le père Nöel existe; j'ai vu des cadeaux au pied du sapin." 
Le gouvernement "fait un effort sans précédent pour ouvrir des places d'hébergement d'urgence," selon Julien Denormandie. "Cette, année, c'est plus 13.000 places (...) C'est 13.000 hommes et femmes qui aujourd'hui dorment au chaud, alors que, l'année dernière, ils n'en avaient pas la possibilité." Pour 500 sans-abri... 

Un chiffre "probablement en dessous de la réalité" 

Si Bruno Juliard a reconnu que ce nombre de 3.000 était "beaucoup trop important", il a estimé qu’il "est probablement en dessous de la réalité". "Tous les parkings n'ont pas été pris en compte, l'ensemble des cages d'escalier d'immeuble, notamment des bailleurs sociaux, n'ont pas été pris en compte; nous n'avons pas réveillé les sans domicile fixe; nous n'avons pas ouvert les tentes dans lesquelles il pouvait y avoir plusieurs personnes", a-t-il expliqué. 

L’adjointe en charge des solidarités et de la lutte contre l’exclusion, Dominique Versini a aussi souligné que les 672 personnes hébergées dans le cadre du plan grand froid, viendraient grossir les rangs des sans-abris, une fois celui-ci levé. 

Selon le Samu social, qui a pris part à l’opération, le chiffre réel serait plutôt de "5.000".

Un décompte au plus juste doit permettre de "mieux adapter ensuite le dispositif" d'accueil et de lutte contre l'exclusion

Actuellement, selon la mairie et Dominique Versini, 16.000 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes toute l'année à Paris, auxquelles s'ajoutent 1.500 dans le cadre du plan hivernal. Le défi est possible à condition que tout le monde se mette autour de la table. 

Dans son interview au JDD, l'ancien président de la SNCF, Louis Gallois, avait "déploré une volonté politique de minorer le nombre de SDF". 
"Aucun Parisien ne peut donner foi à de telles déclarations", réplique dans le Louis Gallois, actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations et organismes de lutte contre la pauvreté. "Je pense que les préfets se sentent liés par l'engagement pris par le président" et minorent les chiffres dans leurs régions, explique-t-il, avant d'affirmer: "Je ne crois pas qu'on traitera le problème des SDF par un traitement comptable".
"2.000 à 3.000 personnes" sont "durablement à la rue à Paris". En réponse, Julien Denormandie met l'accent sur l'action du gouvernement pour prendre en charge les 143.000 SDF dénombrés ...en France. Surenchère ou volonté de brouiller les chiffres ?

Une accusation dont s’était défendu Julien Denormandie.
Après coup, le secrétaire d'Etat affirme se référer au nombre de personnes appelant le Samu social en fin de journée et à qui aucune solution d'hébergement ne peut être proposée. 

Lundi 5 février, l'entrepreneur en composants électroniques et député LREM (La République en marche) de 44 ans Sylvain Maillard avait cru malin de déclarer par solidarité que "l’immense majorité" des sans-abri dort dans la rue "par choix". Un choix de mort ?

La question du nombre de sans-abri est en effet un sujet politiquement sensible depuis la promesse 'forte" d’Emmanuel Macron formulée pendant l’été, puis renouvelée lors de ses vœux aux Français, d' "apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans-abri. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi." Et c'est bien parlé ! 

Les associations ont constaté l'échec de cet engagement. 
Le 30 décembre, le porte-parole de Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud avait affirmé que cet hiver comme les précédents, "le problème est le même". "Il n'y a pas suffisamment de place dans les structures d'hébergement d'urgence", avait-il indiqué. "On risque de se retrouver encore avec des sans-abri qui décèdent dans la rue alors qu'on est un pays riche", avait-il déploré démagogiquement, animé par son idéologie radicale.

"Le défi est possible à condition que tout le monde se mette autour de la table : l'Etat, la ville, les associations et les citoyens. C'était extrêmement important de donner un peu d'objectivité", a en revanche positivé Eric Pliez, président du Samu social. 

Le plan 'grand froid" a été déclenché dans 37 départements, ce dimanche.
Le froid doit encore s’accentuer avec l’arrivée par l’Est dans l’après-midi de masses d’air froid intenses venues de Sibérie. Ce phénomène connu sous le nom de « Moscou Paris » va ensuite se propager au reste du pays qui devrait vivre entre lundi et mercredi les journées les plus froides de l’hiver.

Cet épisode a poussé les autorités à déclencher dans 37 départements le plan "grand froid', avec plus de 3.100 places temporaires d’hébergement supplémentaires pour les sans-abri.
"Des consignes très fermes ont été données à l’ensemble des préfets pour qu’ils mettent tout le monde à l’abri, c’est-à-dire qu’on va demander aux maires de pouvoir ouvrir des gymnases, des équipements publics pour que personne ne soit ce soir dehors", a assuré Gérard Collomb dimanche sur Europe 1.
Trois SDF de 40, 50 et 55 ans ont été retrouvés morts, cette semaine, en moins de dix jours, dans trois communes des Pyrénées-Atlantiquesà Biarritz, Bayonne et Boucau.Un homme de 62 ans qui vivait dans une cabane dans les bois dans les Yvelines a ainsi été retrouvé mort vendredi, un décès dû en partie au froid, selon la gendarmerie.
En charge de l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa va probablement réagir au constat que les hommes sont plus souvent à la rue que les femmes.  Puisse-t-elle laisser son féminisme se faire prendre par les glaces à venir...

samedi 24 février 2018

Salon de l'Agriculture: sifflé et hué, Macron s'énerve et va à l'affrontement avec des agriculteurs

Contact rugueux du président des villes avec les agriculteurs


Le président des villes est arrivé tôt samedi matin sous bonne escorte, avant la foule des "illettrés" et "fainéants", Porte de Versailles à Paris, où il a voulu battre un record, avec l'aide d'un service renforcé de protection rapprochée et après une planification serrée de ses moindres faits et gestes, le chef d'Etat s'est fait siffler et huer plusieurs fois par des agriculteurs en colère, avant d'avoir un échange tendu avec des céréaliers.

Il était sûr de son affaire. Quelques minutes après son arrivée dans le hall principal du Salon international de l'agriculture (SIA), Emmanuel Macron a été copieusement sifflé par des agriculteurs remontés comme des coucous. 

Tenus à distance devant le stand Interbev, les "paysans" en question portaient des tee-shirts disant qu'ils sont "fauchés comme des blés", ainsi que des pancartes dénonçant les "mensonges" du président. La manifestation n'a duré que quelques minutes, faisant assez de bruit toutefois pour attirer l'attention des milliers de visiteurs présents, à l'exception des media qui s'étaient déplacés à des dizaines de journalistes. Le chef de l'Etat - qu'ils disent ouvert au dialogue - a continué son chemin, comme si de rien n'était...
Le banquier de l'Elysée avait consacré plusieurs minutes à échanger avec des exploitants déguisés en animaux pour protester contre le dumping des produits importés. 

La discussion, assez vive, a principalement porté sur le Mercosur...
Mais elle s'est soldée par un dialogue de sourds entre les deux partis qui ne s'écoutaient pas, 
exposant leurs arguments mais campant sur leurs positions. Le fond sonore lointain était alimenté par de rares supporteurs qui tentaient de couvrir la bronca issue des opposants à la politique d'Emmanuel Macron, quelques applaudissements timides répondant aux huées.

Vif échange avec des céréaliers

Passant son chemin en direction du stand d'Inaporc,
le chef de l'État s'est fait de nouveau siffler dans la matinée, cette fois par des céréaliers qui protestaient contre la décision de fin du glyphosate. Emmanuel Macron a alors dévié son parcours pour aller à leur rencontre : cette fois, il avait préparé la riposte ! 
S'en est suivi un vif échange, les travailleurs de la terre reprochant au président de ne pas supporter la contestation. "Vous, vous êtes calmes ? Vous m'avez sifflé dans le dos depuis tout à l'heure et vous me donnez des leçons ?", leur a-t-il rétorqué, visiblement excédé, affirmant qu'"un engagement a été pris" sur le glyphosate. En fait, un compromis qui constitue une reculade sans répondre à l'inquiétude des céréaliers dans l'avenir. 

Une fois exfiltré d'Inaporc, Emmanuel Macron s'est ensuite offert le long bain de foule prévu en direction du Cniel (laitiers). Là, il a multiplié les poignées de main, enchaîné les selfies, distribué quelques bises et même signé un autographe pour un enfant qu'il a pris dans ses bras pour la photo, lui qui, à 40 ans, n'en a pas.
Lors de cette longue déambulation, qui devait être paisible à ce stade, le président a été interpellé par plusieurs exploitants et par l'élu LR de Courbevoie Arash Derambarsh, engagé contre le gaspillage alimentaire, avec qui il a échangé quelques mots.

Revenant un peu plus tard sur les sifflets et huées, Emmanuel Macron a minimisé le phénomène, les minimisant : "il n'y en avait pas tant que ça", a-t-il estimé, subjectivement... "Les gens cachés qui sifflaient, je suis allé au-devant d'eux, ils ont arrêté de siffler et on s'est expliqué. Moi je vais toujours expliquer la politique que je mène", s'est-il félicité. "Je n'ai vu personne qui m'a sifflé à côté, a-t-il osé affirmer, non sans mauvaise foi. [Il était protégé par plusieurs rangs de policiers de sa garde, plus tendus que jamais, et les agriculteurs ne pouvaient l'approcher]. J'ai vu des gens qui se cachaient à 500 mètres pour siffler, a-t-il rapporté. 
 Le DG des poulets de Loué dans la Sarthe, Yves de La Fouchardière, offre une poule rousse au président, après la grippe aviaire.
"Une achetée, une offerte" ?
Et de relativiser : ils étaient très minoritaires. J'ai cassé les parcours et les codes pour aller au-devant d'eux et ils se sont arrêtés de siffler, on s'est expliqué, et je crois qu'ils ont compris", a conclu, satisfait de lui, le locataire de l'Elysée, qui s'est vu offrir une poule par un exploitant irrévérencieux de Loué, en l'absence de Brigitte.
Avec cette poule aux oeufs d'or, le président s'est fait piéger.
Cette société est en effet à l'origine d'une polémique qui a fortement irrité les personnels de police : sa nouvelle campagne de publicité repose sur la comparaison poulets-volailles/ poulets-gendarmes. Sur les affiches, on peut notamment voir une volaille contrôlée par un homme en uniforme équipé d’un radar, avec le slogan "Un bon poulet est un poulet libre".
Pour le syndicat des gardiens de paix, Unité SGP, la campagne est simpliste et ridiculise la police. Même son de cloche, du côté du syndicat de policiers Alliance. Son représentant, David Olivier Reverdy, estime que les forces de l’ordre rencontrent déjà assez de problèmes. "On a plus besoin de soutien, tant nos collègues sont victimes tous les jours d’actes de violences." Macron accorde son soutien aux volaillers.

Crime de lèse-majesté : une vache insolente a donné libre cours à sa colère sur le tapis rouge:
On a noté la fébrilité des policiers à oreillettes, désemparés par l'événement qui s'est produit sur le chemin du président-souverain vers le restaurant privatisé pour sa personne, ses équipes et 18 éleveurs de différentes régions...
Emmanuel Macron rencontre Haute, la mascotte du salon.
Le président n'a pas manqué de poser  au côté de la mascotte du Salon, Haute, une vache de race Aubrac et une occasion manquée de rompre avec les usages d'un autre temps. Le chef de l'Etat a tapoté l'animal à plusieurs reprises, sous les flashs des nombreux photographes qui l'attendaient pour ce moment incontournable auquel le président du renouveau s'est plié.
En vérité, Macron fut sifflet et hué tout au long de sa déambulation :
Accompagné de plusieurs responsables politiques bien-pensants concernés par le secteur, les ministres de l'Agriculture et de la Cohésion des Territoires Stéphane Travert (LREM) et son prédécesseur Jacques Mézard (PS), le député LREM de Paris, Hugues Renson, le patron des sénateurs LREM François Patriat, ex-socialiste, ainsi que le néo-député LREM de la Creuse et rapporteur du texte sur les Etats généraux de l'alimentation Jean-Baptiste Moreau, agriculteur et dirigeant de coopérative, Emmanuel Macron a également discuté - dans cet entre-soi - avec l'éleveur de 'Haute' et la famille de ce dernier.

Le banquier passe ses nerfs sur deux agriculteurs en colère




Face à face tendu entre un Président de la République agressif et un agriculteur en colère. 
Alors que ce dernier demandait à Emmanuel Macron de rester calme, le Président lui a rétorqué: "Attendez.. Vous, vous êtes calmes ? Vous m'avez sifflé dans le dos depuis tout à l'heure ! [Ce que dément son interlocuteur qui prend pour tous les autres...] On est chez nous tous, ça s'appelle la France et la République."

ENTENDRE l'échange dans lequel Macron fait la leçon à l'agriculteur qui souhaite lui parler : 
Fort de sa garde rapprochée, Macron se flatte :
Il fanfaronne face aux sifflets : "Ceux que je crains le plus, c’est pas les dix zigs qui sont à 500m planqués et qui utilisent des sifflets - ceux-là dès que vous allez les voir ils se dégonflent. Ceux qui ont même plus l’énergie de protester, c’est ceux-là qui m’intéressent."
Après les "fainéants", "gens qui ne sont rien" ou les "illettrés, outre le mensonge sur le nombre des contestataires actifs et bruyants, la dernière de Macron, en termes de respect, les "dix zigs" (ou 'zigotos', mecs qui se font remarquer)... Condescendant ?