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vendredi 30 novembre 2018

La Réunion: la ministre a dû être exfiltrée d'une rencontre avec des "gilets jaunes"




La ministre des Outre-mer, Annick Girardin a dû être exfiltrée par son service d'ordre lors d'une réunion vendredi, au lendemain de l'annonce de mesures qui n'ont pas convaincu les manifestants. Elle avait annoncé jeudi la création de 1.000 emplois aidés supplémentaires avant la fin de l’année  - en un mois - à La Réunion, où elle est en déplacement pour tenter d’éteindre la colère sociale qui paralyse l’île.

Dès sa sortie de l'aéroport Roland-Garros de Saint-Denis, la ministre a été huée par quelques centaines de manifestants et a immédiatement filé sur le proche barrage du rond-point de Gillot bloqué par quelque 2.000 "gilets jaunes".

La ministre était arrivée la bouche en coeur : "J’ai obtenu avant mon arrivée ici à La Réunion, 500 contrats de plus pour des CDI dans les entreprises, et 500 pour le secteur associatif qui devront par contre être attribués avant la fin de l’année 2018", avait déclaré la ministre des Outre-mer lors d’un discours. "Avec le reliquat qui existe déjà de 900 contrats qui sont en attente de signature, c’est 1.900 contrats qui pourront être pourvus d’ici un mois, a-t-elle promis, à la condition que " l’activité reprend au plus vite", a précisé la maîtresse-chanteuse.


Mais sept des onze parlementaires de La Réunion ont décliné l’invitation de la ministre à participer à une réunion de travail ce jeudi soir. "Rendons vie ensemble à la Réunion", a exhorté Annick Girardin lors de son discours, disant avoir entendu, elle aussi, "une juste attente, une immense exigence, celle de la dignité".

La BPI pourra également "reporter certaines échéances de remboursement de prêt pour alléger la trésorerie des entreprises touchées par les événements", a-t-elle ajouté. Elle a aussi rappelé les objectifs de son plan pour les Outremers : "zéro charge autour du Smic pour faciliter les embauches", diminution de l’imposition sur les sociétés, ainsi qu’une "politique ambitieuse d’investissements publics qui permettra de créer un véritable choc d’activité".

Mais les Réunionnais avaient exprimé leur déception après les premières annonces faites mercredi soir par Annick Girardin, car elles sont pour la plupart déjà incluses dans le Plan pauvreté voté en septembre et applicables dans toute la France en janvier 2019.

Alors, au quatorzième jour de mobilisation sur l'île, les barrages y étaient toujours aussi nombreux, au nombre d'une vingtaine sur les principaux axes routiers selon la Direction régionale des routes.

Certes, selon un bilan établi entre le 26 et le 29 novembre par la Chambre de commerce et de l'industrie réunionnaise (CCIR), "la perte estimée pour l'ensemble des entreprises réunionnaises sur dix jours est comprise entre 500 et 600 millions d'euros".


La rencontre avec les "gilets jaunes" s'est déroulée dans une ambiance tendue

A. Girardin s'est rendue dans l'ouest de l'île dans la matinée et a fait une première halte, non programmée, au Port-est, seul port marchant et poumon économique de La Réunion. 

S'il n'y a pas eu d'insultes à son encontre, Mme Girardin a dû traverser une foule de manifestants en colère, la huant et criant "Macron démission", avant qu'elle ne soit exfiltrée par son service d'ordre.

Au départ du convoi, des personnes ont poursuivi les voitures. 
Résultat de recherche d'images pour "exfiltration Annick Girardin"

C'est la première fois depuis son arrivée à La Réunion mercredi qu'une rencontre avec les "gilets jaunes" est aussi houleuse. Preuve que les annonces faites mercredi et jeudi sont loin d'avoir satisfait les manifestants.

Quant aux mesures sociales annoncées jeudi soir sur l'emploi, les logements et l'économie, elles apportent peu de nouveau, hormis la création pour les entreprises d'une zone franche globale à 7% de taux d'imposition.


Après le Port-est, la ministre a rencontré une nouvelle délégation de "gilets jaunes" à la sous-préfecture de Saint-Paul (ouest), dans des échanges parfois vifs, mais toujours courtois, qui ont duré trois heures.

Elle a notamment annoncé qu'elle parlera vendredi soir "des marges et de l'octroi de mer" (taxes sur les produits importés et locaux), et a proposé qu'à partir de lundi, des "groupes de travail" soient créés avec des "gilets jaunes" afin d'étudier tous les prix. Si cette concertation ne porte pas ses fruits, "je fixerai les prix", a-t-elle prévenu.

Vendredi, l'université était toujours fermée aux étudiants, mais les écoles de 11 communes sur les 24 de l'île étaient ouvertes, comme les collèges et lycées.

Gilets jaunes : convergence des lycéens

Des lycéens se mobilisent : blocages d’établissements et de routes

L'amorce de convergence lycéenne pourrait faire tache d'huile


Des lycéens et étudiants manifestent contre Parcoursup en avril 2018 à Paris (image d'illustration)

Alors qu'Emmanuel occupe sa retraitée en lui faisant faire le tour du monde - ils sont en Argentine, ce week-end - , certaines mobilisations lycéennes qui ont lieu vendredi 30 novembre contre la réforme de l'Education nationale et Parcoursup accueillent aussi quelques protestataires du mouvement "gilets jaunes". 

Plusieurs lycées étaient bloqués ce matin en France : dans certains rassemblements, jeunes et "gilets jaunes" étaient côte à côte.
A Marseille, les lycéens rejoignent le mouvement des gilets jaunes
Sur l'ensemble de la France, une trentaine d'établissements étaient perturbés, d'après une source policière. Les rassemblements autour mobilisaient au total 2.600 participants.


Le syndicat lycéen association lycéenne UNL avait appelé à bloquer les lycées vendredi, pour protester aussi contre Parcoursup, la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur mise en place l'année dernière, "les classes surchargées, les suppressions de postes", etc...
L'UNL veut également alerter sur des réformes en cours dans l'Education nationale concernant par exemple le bac et la voie professionnelle. 

A Paris

Sept établissements faisaient l'objet de barrages filtrants (qui laissaient donc passer élèves et professeurs) en matinée, a indiqué le rectorat, qui n'a pas relevé d'incident. 

En Bourgogne

A Marseille, les lycéens rejoignent le mouvement des gilets jaunesQuelque 200 à 250 lycéens à Cosne-sur-Loire (Nièvre), une centaine d'élèves à Tournus (Saône-et-Loire) ou encore à Avallon (Yonne), se sont rassemblés, bloquant parfois partiellement l'accès à leur lycée, selon la police. Quelques convergences spontanées ont eu lieu entre "gilets jaunes" et groupes de jeunes. 

A Dijon, ville universitaire, une quarantaine de jeunes a enfilé des gilets jaunes et s'est un temps installée à un rond-point, a encore indiqué la police. 

L'UNL veut également alerter sur des réformes en cours dans l'Education nationale concernant par exemple le bac et la voie professionnelle. 

Samedi, à Paris et en régions, plusieurs organisations syndicales de l'enseignement supérieur ont appelé à des rassemblements pour protester contre la hausse des frais d'inscription dans les facs françaises pour les étudiants venant de pays hors Union européenne.

L'exemple de PACA (Sud)

Dans le Vaucluse et les Bouches du Rhône, les lycéens se joignent aux mouvements des gilets jaunes. Sur les routes, l'A 8, qui relie Aix à Nice, est perturbée, notamment au niveau du péage de la Barque...

Le péage de Bollène sur l'autoroute A7 restera fermé pendant six jours.
La circulation est interdite jusqu'au mercredi 5 décembre inclus sur l'échangeur de l'A7 à Bollène.  
La banque alimentaire de Vaucluse a pris une décision exceptionnelle : elle reporte sa grande collecte annuelle des denrées alimentaires qui devait avoir lieu ce week-end. C'est en fait l'approvisionnement de l'ensemble des grandes surfaces qui est discontinu : des rayons de denrées de première nécessité ont été pris d'assaut, dans la crainte d'une pénurie.

Si la sortie Avignon Sud est débloquée, quelques rassemblements sont toujours d'actualité, comme l'entrée Orange-Sud (filtré); ou à Cavaillon avec des barrages filtrants aux rond-points Blachère et Melon.

L'A8 est toujours ponctuée de barrages filtrants aux péages, ce vendredi. A Istres, deux ronds-points sont bloqués, à Marcel Dassault et à La Bayanne . 

En solidarité, les lycéens ont décidé de rejoindre le mouvement.
Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes lyceens laprovence"Plusieurs lycées sont bloqués ce vendredi matin, notamment le lycée hôtelier de Bonneveine, dans le 8e, à Marseille et le Lycee Marseilleveyre. Les lycées Langevin et Lurçat à Martigues (ci-dessus). 
Ils protestent contre le Service national universel et la réforme du lycée. 
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, à Manosque (photo ci-contre)  - à quelques kilomètres de la ville dont Castaner fut le maire - , les lycéens qui bloquaient le rond point ont été délogés par les CRS. Dans le Var, à la Ciotat, 9 personnes en garde à vueCes personnes, dont des mineurs, sont en garde à vue après des incidents cette nuit au péage de la Ciotat, en marge d'un rassemblement des "gilets jaunes". Incendie volontaire, dégradations et violences. 80 policiers sont intervenus. Les faits ne seraient pas liés au mouvement des gilets jaunes. Sept majeurs âgés de 20 à 30 ans et deux mineurs ont été interpellés pour avoir participé à un rassemblement d'environ "180 casseurs", casqués et cagoulés. 




Vidéo intégrée
Le temps est perturbé dans le sud-est avec un épisode pluvio-orageux en cours,comme ici sur le Vieux-port de Marseille où il fera 13°C cet après-midi. Le soleil sera de retour dès demain!

Dans les Bouches du Rhône, encore, un rond-point est bloqué à Fos, un barrage filtrant est installé à La Mède.



"Gilets jaunes" : la pétition dépasse le million de signataires contre la hausse des prix des carburants

Le mouvement peut prendre son troisième souffle...

Cette pétition connaît un succès fulgurant depuis fin octobre

Jeudi soir, la pétition en ligne a dépassé le million de signataires "pour une baisse des prix du carburant à la pompe". Après avoir été relayée sur les réseaux sociaux en soutien au mouvement des "gilets jaunes", elle a fait l'objet d'articles de presse: une récupération médiatique  suivie d'une tentative syndicale de main mise et de plusieurs soutiens officiels de personnalités du show-biz. C'est la deuxième pétition la plus signée depuis l'ouverture de la plateforme de support, en 2012, derrière la pétition "Loi travail, non merci" (1,3 million) lancée en 2016.

Résultat de recherche d'images pour "prix a la pompe a prix coutant"
Alors qu'elle est en ligne depuis fin mai, son initiatrice, Priscillia Ludosky, vient seulement d'être reçue avec un autre initiateur du mouvement des "gilets jaunes", mardi soir, par François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, soit six mois plus tard. Elle avait indiqué que l'idée de lancer cette pétition était "venue du simple constat que ma facture augmentait".

Genèse d'un mouvement citoyen, pacifique et apolitique exceptionnel
"J'ai voulu savoir pourquoi. Une recherche en a amené une autre, et j'ai trouvé que l'explication donnée par le gouvernement n'était pas très cohérente. J'ai voulu partager mon questionnement, avec les automobilistes pour voir s'ils se sentaient aussi concernés que moi et aussi m'adresser au ministère pour avoir des réponses", ajoutait-elle.


"Dans le cas de la pétition sur les prix du carburant, ce qui est exceptionnel, c'est que
le mouvement a été lancé par une citoyenne éloignée de tout parti politique, syndicat ou association", a souligné Sarah Durieux, directrice France du site de pétition.

C'est ce que doit rester ce mouvement pour qu'il dure,
si les ego sont mis en veilleuse, en sorte de maintenir la cohésion - face à la volonté de division de la macronie et ses media -  et de faire aboutir les revendications.

jeudi 29 novembre 2018

Sondage : les gilets jaunes, plus soutenus que jamais

La popularité des "gilets jaunes" ne s'essouffle pas : elle progresse, à 75% 

Trois Français sur quatre approuvent le mouvement des "gilets jaunes" 

La popularité des "gilets jaunes" grandit dans l'opinion publique : 75% des Français l'approuvent. Mieux, 81% observent que l'exécutif n'est pas à l'écoute de ce mouvement, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi.


46% soutiennent, 29% éprouvent de la "sympathie". Soit 75% des sondés (+5 points en une semaine) qui soutiennent ou éprouvent de la sympathie pour ce mouvement. Dans le détail, 46% (+6 points) "soutiennent" et 29% (-1) éprouvent de la "sympathie". Au contraire, 17% (-3 pts) des sondés le désapprouvent, dont 11% (stable) y sont opposés et 6% (-3) y sont hostiles. Parmi eux, des commerçants (cf. sondage OpinionWay, ci-dessous). 
Que reste-t-il de la majorité présidentielle ?
Image associée

Majoritairement soutenus... même chez les électeurs de Macron

Le soutien à ce mouvement est en baisse chez les cadres (56%, -9) mais en hausse parmi les classes moyennes (75%, +10) pressurées et les classes populaires (83%, +8), selon l'institut. Les "gilets jaunes" sont par ailleurs majoritairement soutenus quelle que soit la préférence partisane des sondés : à 91% (+9) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+9) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 72% (-2) chez ceux de Benoît Hamon, 70% (+8) chez ceux de François Fillon et même 52% (+3) chez les électeurs d'Emmanuel Macron.

20% des Français se définissent comme "gilets jaunes". 
Selon la même étude, 20% des Français se définissent comme "gilets jaunes". 54% des sondés ne se définissent pas comme tel tout en soutenant leurs actions, et 25% ne se définissent pas comme "gilets jaunes". La proportion de sondés se définissant comme "gilets jaunes" est nettement plus élevée parmi les électeurs de Marine Le Pen (42%) que chez ceux de Jean-Luc Mélenchon (20%), François Fillon (16%), Benoît Hamon (9%) et Emmanuel Macron (5%).

Une majorité pour la poursuite du mouvement. 
Fait accablant pour l'exécutif qui, dès le lendemain de la mobilisation du 24 novembre, a déployé ses blancs-becs arrogants pour démontrer qu'il ne méprisait pas cette fronde citoyenne, au total, 81% des sondés contre 19% jugent qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne sont pas à l'écoute du mouvement. Et 69% contre 31% estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française (méthode des quotas), réalisé par internet les 27 et 28 novembre, après les annonces d'Emmanuel Macron mardi matin.

Deux sondages marquent un net renforcement du soutien des Français au mouvement citoyen anti-taxes, pour la défense du pouvoir d'achat

Malgré le discours du président Macron, la popularité des gilets jaunes progresse dans l'opinion française. 
Un autre sondage, Odoxa-Dentsu consulting, pour franceinfo et Le Figaro indique que 84% des personnes interrogées trouvent le mouvement des gilets jaunes "justifié". Une tendance en progression de 7 points en une semaine et de 10 points sur 15 jours. Parmi les Français ayant écouté le discours du président de la République, 78% n'ont pas trouvé le chef de l'État convaincant, soit le pire niveau enregistré après une intervention ou annonce d'Emmanuel Macron.

Résultat de recherche d'images pour "popularité Gilets jaunes"

Les mots creux de sa dernière péroraison et sa promesse d'une grande concertation n'y ont rien fait.
Ce samedi, des gilets jaunes manifesteront sur les Champs-Elysées à Paris. 

Après les carburants, la hausse de l'électricité ?

Macron va-t-il mettre le feu au pays ?

Son gouvernement envisage une hausse de l'électricité

Après le carburant, l'exécutif pourrait décider d'une hausse des tarifs de l'électricité, et ce dès le mois de février 2019, en pleine période de grands froids. Après la fronde contre la hausse des prix des carburants, alors que le cours du Brent en est à son deuxième mois de baisse, le gouvernement va-t-il ainsi provoquer un court-circuit social avec une l'augmentation tarifaire de l'électricité? 
Selon L'Opinion, l'exécutif recevra prochainement de la part de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une proposition d'"évolution" (sic) du tarif de l'électricité, qui devrait s'élever à 3 ou 4% du prix actuellement payé par les Français. Si la CRE peut encore moduler ses recommandations, le résultat devrait se traduire par une hausse significative sur la facture. Philippe pourra se retrancher derrière la CRE : ce n'est pas moi, c'est elle ! Et Le Maire nous en mettra pour 3% de plus, tout en faisant valoir que ça aurait pu être 4%...
(Excusez la pub)

Vers une nouvelle vague de mécontentement social

Cette augmentation tarifaire interviendrait dès le 1er février prochain, soit un mois après la hausse des prix du carburant, sur laquelle l'exécutif refuse de revenir malgré la colère  des gilets jaunes qui recueillent le soutien d'un nombre grandissant de sympathisants. Alors que la presse a repris ses retours sur la casse et les violences commises par l'ultra-gauche et assure que le mouvement s'essouffle, les mécontents de droite et de gauche, en passant par le centre et aussi une partie de la majorité, s'apprêtent à mener leur troisième week-end d'action nationale.

Outre qu'elle constituerait une agression injuste et insensée sur l'ensemble de la population, en même temps qu'une incohérence au moment ou Macron milite pour la voiture électrique, cette énième hausse tomberait mal en termes de calendrier et de psychologie politique : le gouvernement pourrait se retrouver confronté à une nouvelle grogne en 2019  ou à un renforcement de la colère qui s'exprime depuis plusieurs semaines, sachant qu'une large partie de l'opinion publique soutien le mouvement citoyen. Selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé mercredi, 75% des Français approuvent en effet la mobilisation des gilets jaunes. Un soutien en hausse de 5 points...

Edouard Philippe et Emmanuel Macron, le 27 novembre 2018.

Et au delà du 
seul principe d'une augmentation, la fronde rebondir quel que soit l'ampleur de cette hausse de l'électricité. Pour mémoire, la dernière augmentation tarifaire remonte à février 2018 : elle s'était élevée à 0,7%. Mais la baisse de 0,5% au mois d'août avait finalement presque annulé son effet.

Un piège pour l'exécutif

Le gouvernement a le pouvoir d'ignorer cette recommandation de la CRE, comme l'avait fait Hollande en 2014, par la voix de s
a ministre de l'Environnement. Ségolène Royal avait préféré préserver le pouvoir d'achat des Français. Mais sa décision avait finalement été annulée par le Conseil d'Etat et les consommateurs avaient subi les effets de cette reculade deux ans plus tard, sur leur facture, qui avait augmenté rétroactivement. 

Macron ne peut que mécontenter et s'enfoncer dans sa disgrâce.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient peur d'attiser davantage la colère des citoyens, les Français s'exposeraient donc au même risque. 
Pareillement, s'ils décident d'appliquer les recommandations de la CRE dès le mois de février, le risque d'un début d'année marqué par une généralisation de la colère de la rue est immense.
Un dilemme jupitérien ?


Gilets jaunes : l'extrême gauche prend le train en marche et politise le mouvement

La CGT et Mélenchon feront de la récup' sur les Champs-Élysées samedi 1er décembre avec les "gilets jaunes"

La CGT s'infiltre

Alors que continuent les occupations de ronds-points et de centres stratégiques pour la défense du pouvoir d'achat et contre la hausse des taxes sur les carburants, après quinze jours, l'organisation syndicale d'extrême gauche appelle "tous les citoyens" à manifester le 1er décembre pour défendre le pouvoir d'achat.


Sortant de sa réserve, la CGT cherche à mettre la main sur le combat social des Gilets jaunes. Mardi, la première organisation syndicale dans le secteur public a appelé "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités" qui ne l'étaient pas déjà, avant elle, à manifester le 1er décembre pour exiger "des réponses immédiates et précises" du gouvernement auquel le syndicat marxiste ajoute le patronat. La CGT formule ses propres revendications, exigeant notamment une hausse du SMIC à 1800 euros, une prise en charge des transports par les employeurs, une TVA réduite à 5,5% pour les "produits de première nécessité", ainsi qu'une "fiscalité juste, tenant compte des revenus".
"La responsabilité du gouvernement" dans la situation actuelle est "énorme", souligne la CGT, qui estime que le "surnom de président des riches" donné à Emmanuel Macron est "bien justifié". 


Le syndicat critique également la politique fiscale sur les carburants, et considère, à l'instar d'autres personnalités comme l'ancienne ministre socialiste de l'Environnement, Ségolène Royal, que le gouvernement "instrumentalise les enjeux environnementaux" au profit du redressement de ses comptes publics.Sans pour autant les nommer, le communiqué de la CGT revient ainsi sur la "colère légitime" exprimée par les 'gilets jaunes" depuis avant le 17 novembre dernier ! 

Mais le syndicat radicalise le mouvement en appelant les citoyens à "ne pas laisser dévoyer leur colère par ceux distillant des idées xénophobes, racistes, homophobes". Le texte de l'organisation reprend en cela les craintes exprimées par le passé par son secrétaire général, Philippe Martinez, qui s'inquiétait de voir le mouvement soutenu par le Rassemblement National, son équivalent à l'extrême gauche. Pointant du doigt les risques de "récupérations" politiques, le secrétaire général avait notamment déclaré que les déclarations du maire de Béziers, Robert Ménard, en soutien aux manifestants était "absolument [scandaleuses]". A la "peste brune" répond le "choléra rouge"...

La centrale communiste entend investir le terrain des "gilets jaunes".
Accusant ses adversaires d'animer le mouvement citoyen, Philippe Martinez avait jugé vendredi qu'il était "impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front National" à l'occasion des mobilisations du deuxième weekend, le 24 novembre. Pour le syndicat marxiste, la question des taxes sur les carburants reste mineure: "le fond du fond, c'est les salaires", avait-il expliqué, tentant d'attirer le mouvement citoyen sur son terrain en ajoutant que seules des "augmentations de salaires" permettraient aux Français de se doter de véhicules propres.

Pour l'heure, l'appel de la CGT n'a pas encore rencontré le soutien d'autres organisations syndicales. Les militants de la 25e heure s'ingèrent dans le mouvement à quelques jours seulement des élections professionnelles dans la fonction publique, prévues le 6 décembre. En récupérant le mouvement apolitique des Gilets jaunes, la CGT cherche donc à défendre sa position  syndicale dans la fonction publique face à ses concurrents comme FO ou Solidaires. L'organisation tentera de résister à l'influence croissante de la CFDT, qui lui a déjà ravi la première place dans le secteur privé en 2017.

Jeudi 22 novembre, dans les Bouches-du-Rhône, près de la ville communiste de Martigues, le dépôt de bio-carburant de La Mède était bloqué par des "gilets jaunes" et des salariés du site en grève à l'appel de la CGT.

L'extrême gauche politique tente aussi de noyauter le mouvement des Gilets jaunes  

Alors que RFI titre sur l'engagement "solitaire de François Ruffin aux Gilets jaunes", Jean-Luc Mélenchon (LFI) a affirmé jeudi qu'il manifestera - discrètement (car il pourrait en être éjecté) - samedi sur les Champs-Elysées aux côtés des "gilets jaunes". "Oui mais je m'arrange pour que ma présence soit la plus efficace possible, c'est-à-dire que j'évite les concentrations de caméras autour de moi", a minaudé Mélenchon.

Le politicien a aussi souhaité une mobilisation sans violences, après celles qui ont émaillé la manifestation du 24 novembre sur la célèbre avenue parisienne et que Castaner, demi-ministre bouffon de l'Intérieur, a attribuées à "l'ultra-droite", alors qu'aucun des interpellés n'y appartient.

Si Mélenchon était entendu, la preuve serait faite à nouveau que ces violences de rue - visant les commerces de luxe comme Dior - sont bien provoquées par l'extrême gauche anarchiste que la presse qualifie d'ultra-gauche pour ne pas impliquer le PCF et LFI.


Une bijouterie Dior a été dévastée et pillée lors des affrontements avec les forces de l'ordre. Les dégradations sur le magasin dépassent le million d'euros


"Je suis pour une orientation absolument, radicalement, totalement, et dans tous les cas, non violente. La violence ne nous a jamais servis. Elle sert de prétexte à nos adversaires et c'est tout", a déclaré le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône. Il sera d'ailleurs sur les Champs-Elysées et non pas sur la Canebière à Marseille...

Il a condamné l'approche biaisée des media, soulignant que "ce n'est pas une bonne idée de (se) focaliser sur quelques violences que tout le monde déplore", comme l'ont pesamment fait CNews et LCI, ainsi que, dans une moindre mesure, BFMTV. Samedi, "on va entendre sur toutes les chaînes d'info 'le mouvement s'essouffle' et si quelqu'un brûle un cageot, il y aura dix caméras autour pour le prendre au 1er plan", a déploré Mélenchon. Et le même cageot brûlera d'ailleurs toute la journée, toutes les sept minutes...

Des porte-parole de la "délégation" officielle des "gilets jaunes" doivent être reçus vendredi par le Premier ministre Edouard Philippe, à la veille de "l'acte 3" de leur mobilisation, sur les Champs-Élysées et en régions, le 1er décembre.
Mais les Français n'en attendent pas davantage que de l'entretien pour rien avec Rugy.

VOIR et ENTENDRE une partie de la rencontre (75mn) filmée par le Gilet jaune Eric Drouet, à la demande de la base :