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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

mercredi 31 octobre 2007

Epargnez-nous Hallowe'en...

N'avons-nous pas nos propres coutumes?
Qu'on nous épargne ça!















ou même Orlan, l'artiste!











Pour eux, c'est tous les jours Hallowe'en...
Donatella Versace et Jackie Stallone ...









Lolo Ferrari et Jocelyn Wildenstein




Michael Jackson et Mickey Rourke














Bon, évidemment nous avons aussi Emmanuelle Beart  Les lèvres

Mlle Béart (ci-dessus, avant et après)

et Mlle Dalle ...



mardi 30 octobre 2007

Les dirigeants politiques les plus riches au monde

Les dix plus riches
Chaque année, la revue américaine Forbes établit un palmarès des dirigeants politiques les plus fortunés de la planète. La présence de Fidel Castro dans celui qui a été publié en mai a suscité de vives protestations à La Havane.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite: 21 milliards de dollars (16,3 milliards d'euros)
Le sultan de Brunei, Bolkiah Hassanal : 20 milliards de dollars (15,6 milliards d'euros)
Le cheikh Khalifa ibn Zayid al-Nahyan, émir d'Abou Dhabi et président de la fédération des Emirats arabes unis :19 milliards de dollars (14,8 milliards d'euros)
Le cheikh Mohammed ben Rashid al-Maktoum, émir de Dubaï :14 milliards de dollars (10,9 milliards d'euros)
N'y a-t-il pas erreur sur les pays d'accueil, destinatinataires de l'immigration clandestaines?
Viennent ensuite:
Le prince de Liechtenstein, Hans-Adam II: 4 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros)
Le prince Albert II de Monaco: 1 milliard de dollars (780 millions d'euros)
Le président cubain, Fidel Castro, en bonne compagnie: 900 millions de dollars (702 millions d'euros) De quoi satisfaire le PS et le PCF mais aussi la CGT, une partie de la CFDT, Sud et FO...
Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema: 600 millions de dollars (768 millions d'euros) Faut-il annuler la dette?
La reine Elisabeth II d'Angleterre: 500 millions de dollars (390 millions d'euros)
La reine Beatrix des Pays-Bas: 270 millions de dollars (210 millions d'euros)
Source: L'Express ( article en date du 1/6/2006)
Yahoo! Actualités a déjà commencé à créer la polémique en France, mais nous jouons dans la cour des petits!
Provocation dans la formulation démagogique de sa question: A votre avis, faut-il augmenter de 140% le salaire du président ? Ce qui n'a pas de sens, puisque le taux n'a de valeur que par rapport à une base déterminée et la référence est ici assez peu flatteuse car elle reflète l'image que nous nous faisons de la fonction présidentielle...
Faut-il être opposé aux augmentations de salaires de ceux dans les mains de qui nous remettons notre destin et celui de nos enfants?
Si nous devions rémunérer l'actuel Président de la République en fonction de son score à l'élection présidentielle, les gauches pourraient grincer des dents et brandir le poing...

Alignement et actualisation du salaire du Président de la République

Les députés votent une augmentation du Président français
L’Assemblée nationale a plus que doublé mardi la rémunération du chef de l'Etat et triplé le budget de l'Elysée, la majorité invoquant la "transparence" face à la gauche qui a bruyamment protesté dans les couloirs où se trouvaient les caméras, mais qui l’a ‘mise en veilleuse’ à l'heure de voter ! Pas de rapporteur socialiste, seulement un 'apparenté'.
L'alignement de la rémunération du chef de l'Etat sur celle du Premier ministre a été adoptée huit jours après avoir été évoquée dans une note à l'Assemblée signée par la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. Début 2008, ce dernier devrait donc plus toucher moins que son premier ministre. L’équité a ainsi été établie : une indemnité d'environ 19.000 euros bruts mensuels sur 12 mois (d'après les chiffres de Matignon sur le traitement du Premier ministre), contre environ 7.700 euros bruts actuels (quelque 6.000 nets).

En déplacement en Corse, Nicolas Sarkozy a clarifié sa situation personnelle, comme de ses successeurs, par rapport à celle de son prédécesseur: "jusqu'à présent, le président de la République cumulait son salaire et sa retraite. Moi je ne veux pas de ça. Je veux de la transparence. Je veux que les Français sachent".
Au nom de la transparence, N. Sarkozy a également souhaité que le salaire du président soit fixé par la loi et que la Cour des comptes contrôle l'Elysée. Silence de la gauche qui s’accommodait de la situation antérieure.
Les députés UMP ont trouvé normal que le chef de l'Etat touche autant que son Premier ministre ou que ses homologues étrangers.
Auteur d'un livre intitulé "L'argent caché de l'Elysée", le député de l'Aisne, René Dosière (apparenté PS), a également accepté le principe de la revalorisation, "à condition qu'on sorte la rémunération du président du budget global de l'Elysée" et qu'il n'y ait plus de "confusion" entre les dépenses publiques et privées."Il faudra retrouver l'attitude du général de Gaulle: il n'y a jamais eu un cuisinier de l'Elysée à La Boisserie", résidence du général à Colombey-les-Deux-églises (Haute-Marne), a illustré R. Dosière, pourfendeur de l'envol des dépenses élyséennes pendant les deux mandats de Jacques Chirac, quarante ans plus tard.
Les députés PS et PCF en ont fait des gorges chaudes dans les couloirs de l’Assemblée et ont dénoncé la majoration du traitement du président. "Un peu indécent", "scandaleux quand les Français n'arrivent pas à joindre les deux bouts", "une insulte à la misère": dans les couloirs, devant les caméras. En séance cependant, il n'y avait pratiquement personne sur les bancs de gauche, à part le rapporteur Dosière, apparenté.
Timidement et pour la forme, le rapporteur spécial nommé dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", le socialiste Jean Launay, a bien trouvé "choquante" cette augmentation, avant de regagner son banc.
Autre mesure votée: le budget de l'Elysée en 2008 va passer à plus de 100 millions d'euros, contre 32,292 millions d'euros initialement prévus, grâce à une majoration de 68,5 millions d'euros.
Il s'agit de permettre à l'Elysée de rémunérer lui-même les quelque 1.000 personnes qui travaillent pour ses services, alors que la plupart émargent au budget de leur administration d'origine. Plus de clarté devrait satisfaire la gauche. D’autant que dans la mesure où elle pourvoit les postes de ses mutuelles et associations et délégations divers au moyen de personnels détachés des diverses administrations qu’elle co-gère, elle va devoir s’aligner sur cette transparence venue d’en haut… Cequi devrait libérer des postes, dans l’Education nationale, par exemple !
"Au total, 1.045 personnes travaillent à l'Elysée et 860 sont mises à disposition par l'ensemble des ministères. Les autres sont des contractuels de l'Elysée", a détaillé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
L'Elysée doit aussi pouvoir financer ses propres dépenses de fonctionnement, à commencer par les déplacements du chef de l'Etat jusqu'alors pris en charge par les ministères régaliens (Défense, Affaires étrangères, Intérieur...).

Quelques intox sur les salaires de dirigeants politiques

A Cuba, Castro se soigne !...
L’Express s’est intéressé à des leaders (souvent marxistes) biens sous tous rapports

Rien à déclarer!
Dominique Lagarde, avec Vincent Hugeux, Sylvaine Pasquier et les correspondants de L'Express
A l'en croire, il ne gagnerait que 32 € par mois et n'aurait pas d'économies personnelles. Lorsqu'il a appris qu'il figurait dans la liste des dix plus grosses fortunes des «rois, reines et dictateurs», publiée au début du mois de mai par la revue américaine Forbes, Fidel Castro a piqué une grosse colère. Non sans avoir, préalablement, convoqué les caméras de la télévision nationale et plusieurs personnalités amies. Selon les enquêteurs de Forbes, le Lider maximo tirerait son immense fortune d'une partie des bénéfices des sociétés publiques cubaines…
Si l'opacité est totale à La Havane, où règne l'une des dernières dictatures marxistes de la planète, les chefs d'Etat latino-américains ont plutôt fait des progrès, ces derniers temps. Plusieurs d'entre eux ont en effet décidé, sous la pression d'opinions de plus en plus sensibles à la dénonciation des injustices, de réduire leur train de vie et, par conséquent, leur salaire. Le président argentin, Nestor Kirchner, a ouvert le ban, suivi d'Alejandro Toledo, au Pérou, et du nouveau leader bolivien, Evo Morales. Ce dernier se contente, depuis le 1er mars 2006, de 667 € par mois, soit 57% de moins que son prédécesseur. Au Brésil, plus de 20 000 fonctionnaires fédéraux gagnent mieux leur vie que le président Lula, dont le salaire mensuel est de 8 500 réis par mois (environ 2 900 €). Toutefois, comme dans beaucoup de pays, cette somme ne donne pas une juste idée de son train de vie. Il bénéficie en effet d'une carte de crédit corporate afin de couvrir ses frais au Brésil ou lors de ses déplacements à l'étranger. Et ce compte-là relève du secret d'Etat!
Il ne suffit donc pas que le montant des émoluments du président ou du chef du gouvernement soit rendu public pour que la transparence soit assurée. Car les primes, frais de représentation ou «d'automobile» constituent un maquis souvent impénétrable. Et d'autres sources de revenus, inavouables cette fois, viennent souvent s'ajouter aux officielles.

Ex-Union soviétique
Courage, camarades!
La transparence va généralement de pair avec les progrès de la démocratie. On le voit tout particulièrement dans les pays de l'ex-Union soviétique. Ceux qui ont avancé sur le chemin de la démocratie sont aussi ceux dans lesquels les informations sont les plus accessibles. Ainsi, en Ukraine, le montant de la rémunération du chef de l'Etat est aujourd'hui public, alors que le pouvoir, jusqu'à la fin du régime précédent, usait à discrétion des fonds de l'Etat. Il en va de même en Géorgie.
En revanche, en Arménie, la question dérange toujours. Lorsque L'Express a interrogé l'ambassade à Paris, il nous a été répondu qu'il s'agissait d'une «information politique» et qu'il convenait d'adresser à Erevan un courrier sur papier à en-tête… sans garantie du résultat. En Biélorussie, le président Alexandre Loukachenko a officiellement rendu publics ses revenus avant l'élection présidentielle du 19 mars; le dictateur de Minsk a affirmé avoir reçu en 2005 l'équivalent de 28 000 dollars et ne pas avoir d'autres sources de revenus que son salaire de chef de l'Etat. A Washington, toutefois, on rétorque que Loukachenko garde la haute main sur un «fonds de réserve présidentiel», dont les avoirs dépasseraient 100 millions de dollars. Il a par ailleurs largement bénéficié, à titre personnel, de la vente à l'étranger d'une partie du stock d'armes soviétiques que possédait son pays.
Et la Russie? En 2004, par décret présidentiel, à l'occasion d'une hausse générale de la rémunération des hauts fonctionnaires et gouvernants, Vladimir Poutine a plus que doublé son salaire officiel, passé de 70 000 roubles à 146 853, soit près de 4 250 € par mois. C'est la seule donnée diffusée à Moscou. Les frais de représentation ne sont pas précisés. Par ailleurs, l'Etat russe prend en charge les dépenses liées non seulement à la fonction du chef de l'Etat, mais aussi à sa vie quotidienne, l'entretien de sa famille, ses loisirs, ses vacances et celles de ses proches. Deux chiffres permettent de mesurer la toute-puissance du maître du Kremlin: les dépenses de l'administration présidentielle atteignent en 2006 l'équivalent de 160,5 millions d'euros; celles du gouvernement, quant à elles, plafonnent à 23,4 millions d'euros.

Pour aller plus loin et creuser cette mine, LIRE L’EXPRESS du du 01/06/2006

Les salaires de Jacques Chirac

Un cas français
Il fut un temps où les instituteurs (et d'autres serviteurs de l'Etat) avaient droit au logement de fonction, avec les astreintes qui l'accompagnent encore, dans le cas des chefs d'établissement de l'Education nationale, par exemple.
L'Express nous livrait en 2006 le résultat de son enquête sur les revenus réels du Chef de l'Etat de l'époque, Jacques Chirac, en fin de carrière avec un nombre d'annuités remarquable...
par Valérie Zoydo
Dans sa déclaration de patrimoine de 2002, Jacques Chirac n'a cité, à la rubrique «Véhicules terrestres à moteur», qu'une Peugeot 205 qui date de… 1984. La petite voiture «qui sort ses griffes» a du souci à se faire face au parc automobile de l'Elysée: 61 voitures et 7 scooters, selon le JO du 4 octobre 2005. Depuis quarante ans, Jacques Chirac est logé, nourri, blanchi et voituré par les ministères, par Matignon, par l'Hôtel de Ville de Paris et par l'Elysée, qui prend en charge toutes les dépenses liées à sa fonction. Comme «il exerce [celle-ci] vingt-quatre heures sur vingt-quatre», ainsi que le souligne un proche, autant dire que le chef de l'Etat signe peu de chèques, excepté pour payer la taxe d'habitation et l'impôt sur le revenu.
De Gaulle payait lui-même ses dépenses personnelles
Son traitement mensuel de président, 6 075,89 € net - relativement bas pour son statut: le Premier ministre touche trois fois plus (20 206 € brut par mois) - lui sert donc d'argent de poche. Tradition républicaine oblige, il est le seul responsable politique dont la rémunération soit fixée non par la loi mais par… lui-même. «Pour le président, c'est délicat à gérer, explique René Dosière, député PS de l'Aisne et auteur du rapport “Le vrai budget de l'Elysée”. Le montant atteint donc un niveau ridicule.» En revanche, quatre retraites (voir ci-dessous) arrondissent les fins de mois de Jacques Chirac, avec 13 549 € supplémentaires.
Autre exception française: la dotation de la présidence de la République. Destinée au fonctionnement de l'institution et aux frais du président, selon une répartition dont le détail n'est pas publié, elle s'élève en 2006 à 32,5 millions d'euros. C'est l'Elysée qui fixe arbitrairement cette dotation, votée ensuite par le Parlement, et le président n'est pas tenu de distinguer ses frais privés de ses charges de représentation et de fonctionnement. «Jamais le général de Gaulle ne fit supporter par le budget de la présidence ces petites dépenses dont d'autres ne se font pas scrupule, par exemple le coût de ses uniformes et costumes. […] Il avait toujours son chéquier à portée de main, même pendant ses voyages officiels, pour pouvoir payer directement ses dépenses personnelles», raconte Claude Dulong dans La Vie quotidienne à l'Elysée au temps de Charles de Gaulle (Hachette). «C'est le président qui finance lui même ses costumes», affirme aujourd'hui l'Elysée.
Chirac : vivement les retraites!
Ancien député: 5 601,86 € net Ancien maire de Paris: 2 480,57 € net Ancien conseiller général de Meymac (Corrèze): 2 318,42 € net Ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes: 3 148,28 € net Future retraite d'ancien président: 5 342,73 € net Total:18 891,86 € net par mois.
Jamais démuni, il n'est jamais abandonné non plus. «Quand il part en vacances, le chef de l'Etat, de par sa fonction, est obligé de disposer d'un avion - un Mystère 900 - pour être rapatriable. Mais il n'a besoin que de deux personnes, son aide de camp et un officier de sécurité», précise l'Elysée. Pour ses villégiatures, il dispose surtout d'un autre avantage inhérent à sa fonction: les résidences de la présidence. «Il se rend le plus souvent au fort de Brégançon, dans le Var, rarement au domaine de Souzy-la-Briche [Essonne]», déclare l'Elysée. Quant au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, le couple présidentiel est libre d'y aménager, réaménager ou décorer ses appartements privés. Et même de réclamer plus de personnel, la loi ne prévoyant aucun contrôle, en vertu de la séparation des pouvoirs.
Dans un an, s'il n'est pas réélu, Jacques Chirac, outre sa retraite présidentielle, se verra attribuer, par la République, des locaux, un secrétariat et un service de sécurité. Il pourra, enfin, siéger au Conseil constitutionnel et percevoir une indemnité de 10 091,71 € net imposable. Ex-président: un métier plus lucratif que président…
Il n'est pas au Smic? C'est trop injuste...

Chirac : vivement les retraites!

Ancien député: 5 601,86 € net
Ancien maire de Paris: 2 480,57 € net
Ancien conseiller général de Meymac (Corrèze): 2 318,42 € net
Ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes: 3 148,28 € net
Future retraite d'ancien président: 5 342,73 € net
Total: 18 891,86 € net par mois.

Une carrière bien remplie...

A travail égal, salaire égal ? Les disparités entre chefs d’Etat

Etude de L’Express, publiée le 01/06/2006
Où il n'est pas question de partis politiques au pouvoir, de droite ou de gauche: seulement de l'image que l'on se fait -d'un pays à l'autre- de la fonction...
par Jean-Michel Demetz, Philippe Broussard, Axel Gylden, Sylvaine Pasquier et les correspondants de L'Express

Un écart de 1 à 8 sépare le chef de gouvernement le mieux payé de l'Union européenne, la chancelière allemande Angela Merkel (21 262 € par mois), du plus mal loti, son homologue slovaque (2 684 €). Ce n'est pas le moindre des enseignements qui se dégagent du palmarès des salaires des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, établi par L'Express sur la base des renseignements fournis par les Etats.
Faut-il pour autant parler de disparité scandaleuse?
La hiérarchie des traitements des Premiers ministres traduit la richesse et la taille des nations. C'est logiquement que, après Angela Merkel, les Premiers ministres irlandais, français, luxembourgeois, autrichien arrivent en tête. Et, sans surprise, c'est en Slovaquie, à Malte, en Pologne et dans les Etats baltes, dernièrement entrés dans l'Union et au niveau de vie inférieur de moitié à la moyenne européenne, que l'on trouve les Premiers ministres et les chefs d'Etat (3 712 € pour le président maltais) aux revenus les plus modestes. La présidente lettonne, Vaira Vike-Freiberga, y a même trouvé motif à ironiser: «Si je devais compter exclusivement sur le salaire présidentiel [3 405 €], je porterais toujours la même robe», a déclaré cette retraitée du système éducatif du Canada, où elle a vécu en exil après l'annexion de son pays par les Soviétiques. Son confrère lituanien, qui habitait alors aux Etats-Unis, fait don de la totalité de son salaire (6 333 €) à des œuvres caritatives: il vit grâce à sa retraite d'ancien haut fonctionnaire de 60 000 dollars annuels. Un autre chef de gouvernement, le Hongrois Ferenc Gyurcsany, enrichi dans l'immobilier, verse également l'intégralité de son salaire à des œuvres de charité.
Villepin [à l'époque] mérite-t-il d'être payé 25% de plus que Blair?
A regarder de plus près notre tableau, on relève, dans les détails, des variations qui peuvent surprendre. Ainsi de la relative modération des salaires scandinaves, signe que l'Etat modeste, sur les terres boréales, reste toujours au cœur du consensus social. De même le chef du gouvernement néerlandais décroche-t-il en comparaison de son homologue belge. Une bizarrerie qui devrait être corrigée: La Haye a décidé d'augmenter les salaires des ministres de 30% après les élections de l'an prochain. Et, nouveauté, le chef du gouvernement, qui, comme en Belgique, était jusqu'alors payé à l'égal des autres ministres, recevra une majoration de 10%. Une revalorisation qui doit faire rêver le président du gouvernement espagnol, lequel, surprise, touche moins que son collègue grec.
Le cas de Jacques Chirac est une anomalie. Si l'on prend en compte son seul traitement de président (6 075,89 € par mois), cela le place au-dessus de son homologue hongrois (5 239 €), mais au-dessous des présidents slovaque (6 620 €) et slovène (6 260 €) et moitié moins que le tchèque (13 100 €).
Mais le salaire de l'hôte de l'Elysée n'est pas, loin s'en faut, sa seule source de revenus. Enfin, les analystes pourront s'interroger sur le point de savoir si Dominique de Villepin mérite d'être payé 25% de plus que Tony Blair. De manière générale, le niveau moyen des rétributions de nos gouvernants n'est pas déraisonnable. Une enquête du Hay Group, une société de conseil en management, évalue à 5 à 10 fois plus ce que toucherait dans le secteur privé un Premier ministre britannique ou néerlandais.
La transparence est de mise dans l'Union, où règne la démocratie parlementaire. Souvent, toutefois, l'Europe du Nord communique plus facilement que celle du Sud des données pourtant votées par les Parlements et donc, par définition, accessibles au public. Si les salaires des Premiers ministres figurent sur les sites Internet des gouvernements scandinaves, notre correspondante à Rome a été renvoyée de service en service avant de connaître le montant des salaires du président de la République et du président du Conseil. Seuls ont manqué à nos informations les émoluments du président grec, non communiqué. Le montant des salaires est fixé selon des règles variables. En République tchèque et en Slovaquie, les rémunérations du président et du Premier ministre sont calculées à partir du salaire moyen national, auquel il est adjoint un coefficient multiplicateur. En Estonie, les appointements du chef de l'Etat représentent le double du plus haut salaire de la fonction publique. En Lituanie, il est calculé pour être 12 fois supérieur au salaire mensuel moyen. Une curiosité: le Parlement estonien a voté en janvier 2006 un amendement attribuant à l'épouse (ou époux) du président (ou de la présidente) une rémunération égale à 30% du salaire de son conjoint. La loi allemande affecte d'un coefficient de 1,66 le salaire du fonctionnaire le mieux payé pour établir le traitement du chancelier. En Belgique, c'est le gouvernement qui propose et le Parlement qui décide. Afin d'éviter les conflits d'intérêts, le Royaume-Uni, enfin, a mis en place un organisme indépendant qui remet, tous les trois ans, un rapport sur les rémunérations des ministres.

Combien gagne un Chef d'Etat européen

Qui sont les Chefs d'Etat en peau de lapin?
Voici le classement: le Président de la France n'est pas dans le peloton de tête:

1- Allemagne - Angela Merkel: Chancelière 21 262
2- Irlande - Bertie Ahern: Taoiseach (chef du gouv.) 20 558 €


3- Autriche - Wolfgang Schüssel: Chancelier 18 546 €
4- Italie - Romano Prodi: Président du Conseil 18 553 €

5- Royaume-Uni - Tony Blair: Premier ministre 15 249 €
6- Luxembourg - Jean-Claude Juncker: Premier ministre 18 500 €
7- Belgique - Guy Verhofstadt: Premier ministre 15 082 €
8- Suède - Göran Persson: Premier ministre 12 365 €

9- Pays-Bas - Jan Peter Balkenende: Premier ministre 10 833 €
10- Chypre - Tassos Papadopoulos: Président 10 374 €

11- Finlande - Matti Vanhanen: Premier ministre 9 586 €
12- Danemark - Anders Fogh Rasmussen: Premier ministre 9 500 €
13- Grèce - Kostas Karamanlis: Premier ministre 7 694 €
14- Espagne - José Luis Zapatero: Président du gouvernement 7 296 €

15- France - Jacques Chirac: Président 6 714 € *
16- Slovénie - Janez Jansa: Premier ministre 6 457 €
17- République tchèque - Jiri Paroubek: Premier ministre 6 168 €

18- Hongrie - Ferenc Gyurcsany: Premier ministre 5 912 €
19- Portugal - José Socrates: Premier ministre 5 287 €

20- Estonie - Andrus Ansip: Premier ministre 4 000 €
21- Lituanie - Algirdas Brazauskas: Premier ministre 3 633 €
22- Pologne - Kazimierz Marcinkiewicz: Premier ministre 3 602 € *
23- Lettonie - Aigars Kalvitis: Premier ministre 3 108 €
24- Malte - Lawrence Gonzi: Premier ministre 3 332 €

25- Slovaquie - Mikulas Dzurinda: Premier ministre 2 684 €
* Salaire de base
Tous les salaires sont exprimés sur une base mensuelle et majorés - à l'exception de la France et de la Pologne - d'éventuelles primes régulières ou frais d'indemnisation. Il s'agit de revenus bruts, avant impôt.
Celui qui travaille plus, gagne-t-il plus , en France actuellement?

Mutation du procureur d’Agen : les syndicats s’accrochent à la cogestion

Les syndicats gouvernent-ils le pays ?
Les décisions ministérielles ne sont pas soumises à l'agrément des syndicats. Le seraient-elles de leurs pressions?
Comme au Ministère de l’Education la FSU, syndicat totalitaire d’enseignants, les syndicats de magistrats voudraient participer aux nominations et mutations, voire y procéder eux-mêmes, en fait. Mais à la différence de Bayrou à l’Education, Rachida Dati, à la Justice, entend retrouver ses prérogatives et diriger son ministère. La presse fait croire à un accès d’autoritarisme, alors qu’il ne s’agit que d’un retour à la normale. Or, les intéressés n’acceptent pas que chacun joue son rôle à sa place : les magistrats-syndicalistes renâclent et accaparent la presse qui prend fait et cause pour ceux qui font le plus de bruit.
L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a menacé aujourd’hui mardi en affirmant que les syndicats n'allaient "pas en rester là" après la décision de Rachida Dati de passer outre l'avis négatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) sur la mutation du procureur général d'Agen Bernard Blais. Les mutations sont prononcées dans l’intérêt du service. De cela, la ministre peut-elle être juge ?
Mes les syndicats nostalgiques sont installés dans une logique de cogestion abusive et se croient privés de prérogatives, en réalité usurpées
à l’occasion des changements de gouvernements, de ministres et des pressions syndicales, plus ou moins avouables. Les syndicats réactionnaires considèrent donc comme des avantages acquis les délégations consenties, de gré ou de force, par des ministres et des gouvernements soit affaiblis, soit complices.
"Les syndicats …continuent de soutenir le procureur général d'Agen. Nous en faisons une question de principe", a affirmé la déléguée régionale de l'Union syndicale des magistrats, Christine Khaznadar. La magistrate fait chanter la ministre :"Il faudra que la garde des Sceaux assume ses choix car des recours sont possibles. Il est plus que probable qu'un recours devant le conseil d'Etat soit engagé dès que la mutation de Bernard Blais sera officialisée", a-t-elle ajouté. Les mœurs de la magistrature gagneraient à retrouver leur sérénité pour gagner en dignité. Pour ne pas y mêler des notions de déontologie…
"Il semble que la décision soit déjà prise avant même le conseil des ministres de demain (mercredi). Il y a une volonté de la part du pouvoir politique de contrôler la justice et une confusion entre la préfectorale et la magistrature. Les magistrats ne sont pas des préfets", a-t-elle déclaré. Les préfets n’ont pas l’honneur du respect de certains magistrats qui se croient au-dessus du lot. La syndicaliste se plaît à négliger que le Conseil des ministres statue sur les propositions de la Garde des Sceaux et que l’USM considère comme décidé ce qui n’en est qu’au stade de la proposition, c’est aller un peu vite en besogne et polémiquer à priori. Pour être crédible, l’USM devra cesser de manipuler l’opinion avec une présentation incorrecte des faits. Si leurs jugements sont aussi partiaux que ces prises de positions, les injustices ne sont pas prêtes de cesser.
Pour sa part, Dominique Benon, vice-président du tribunal d'Auch et membre du syndicat FO-magistrature, a rappelé que le CSM "donne des avis impartiaux fondé sur la compétence et le fonctionnement du service sans considération politique". Le recours à la notion d’impartialité paraît être assez mal venue dans les appréciations de FO, au regard de ses actions dans tous les conflits actuels…
"Ce qui est regrettable c'est que depuis trois ou quatre ans, le gouvernement passe régulièrement outre les décisions du CSM en ce qui concerne la nomination des magistrats du parquet", a-t-il relevé. Si le CSM n'est habilité qu'à donner des avis en effet, pourquoi en faire des décisions? Le CSM dispose d’un pouvoir consultatif et non décisionnaire. De plus, quelle est la représentativité de FO-magistrature? Le volume qu'il fait est-il proportionnel de son nombre d'adhérents? Faut-il rappeler à des juristes de ne pas confondre avis et décisions ? Respecter l'opinion, c'est ne pas la tromper...
La Chancellerie avait demandé il y a un mois à M. Blais de postuler à la Cour de cassation pour libérer son poste, ce qu'il avait refusé, soutenu par les magistrats de sa juridiction et par les syndicats de magistrats. Les postes de magistrats ne sont pas à vie et est resté en poste près de 30 ans...
Lundi, le CSM, Conseil supérieur de la magistrature, avait émis un avis négatif sur cette mutation, un avis que la garde des Sceaux n'est pas tenue de suivre pour les magistrats du parquet.
La garde des Sceaux, Rachida Dati, a annoncé mardi sur Europe 1 qu'elle avait pris connaissance de cet avis négatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) sur la mutation de Bernard Blais au poste d'avocat général à la Cour de cassation.
Les décisions sont prises non par le CSM, mais par la ministre.
Et surtout pas par les syndicats !

lundi 29 octobre 2007

Retraites 2012: allongement à 41 ans de la durée de cotisation de l'ensemble des salariés

La Commission de garantie des retraites a rendu son avis
"La Commission de garantie des retraites constate qu'à compter de 2009 la majoration prévue par la loi, des durées d'assurance et de services d'un trimestre par an pour atteindre 41 ans en 2012 permet de satisfaire à l'objectif retenu par le légistateur" dans la loi Fillon sur les retraites en 2003, indique le communiqué diffusé lundi par la Commission. Selon la loi Fillon, la durée de cotisation devait être majorée d'un trimestre par an à compter de 2009, sauf si la commission des retraites estimait que l'évolution de l'espérance de vie ne justifiait pas cet allongement.
Cette instance, créée lors de la réforme des retraites de 2003, s’est prononcée avant le 1er novembre et a donc indiqué que l'évolution de l'espérance de vie justifiait cet allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein dans les secteurs public et privé.
La Commission est composée du Premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, des présidents du Conseil d'orientation des retraites (COR) et du Conseil économique et social, Raphaël Hadas-Lebel et Jacques Dermagne, ainsi que du vice-président du Conseil d'Etat, Jean-Marc Sauvé.
Elle a notamment procédé aux auditions de Jean-Michel Charpin, directeur général de l'Insee, concernant les estimations de l'espérance de vie à 60 ans, et de Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale, au sujet de la situation des régimes de retraite.
A la suite de cet avis, le COR doit rendre au gouvernement avant le 20 novembre "un dossier d'une vingtaine de fiches sur les principaux sujets (durée de cotisation, montant des pensions, petites retraites)".

Le gouvernement s'appuiera sur les travaux de la commission et du COR pour présenter avant le 31 décembre un rapport sur la situation financière du système de retraite.

BBR et les milices de gauche d’Argenteuil

Entretien avec Tarek Mouadane sur le fondateur de BBR dans le Val-d’Oise

Novembre 2005.
Tarek Mouadane, figure sarkozienne d'Argenteuil, fondateur, trésorier et porte-parole de Bleu-Blanc-Rouge, une association pour l’insertion professionnelle, revient sur le tumulte de l'époque. Il envisage alors de se présenter aux municipales contre le maire sortant UMP.

"
Il crève la dalle". C'est le titre du portrait que Libération consacrait quelques mois après les violences urbaines de 2005 à ce jeune homme un brin mégalo. De la dalle d'Argenteuil, Tarko le superbe (Tarko contraction de Tarek et Sarko), 27 ans, avait rebondi jusque chez le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy à l'époque. Un peu mégalo, Tarek Mouadane, mais surtout, pas peureux. Avec son association Bleu-Blanc-Rouge, il met régulièrement en place des jobs-dating où se rencontrent des jeunes sans travail et des recruteurs d'entreprises. En ce moment, il travaille à la réalisation d'un docu-fiction qui s'appellera "De ma cité à l'Elysée".


Où vous trouvez-vous lorsque Nicolas Sarkozy, en visite le 25 octobre 2005 sur la dalle d'Argenteuil, prononce le mot "racaille" ?
Je suis à cinq mètres de lui, en tant que citoyen, car j'habite sur cette dalle-là. Le mot "racaille" ne heurte personne sur le moment. C'est du moins le souvenir que j'en ai.
Entendez-vous, quelques secondes auparavant, cette dame qui, de sa fenêtre, demande au ministre de l'intérieur de la "débarrasser de la racaille" ?
Oui, je l'entends. Tous ceux qui sont dans le sillage de Nicolas Sarkozy l'entendent. D'ailleurs, plus tard dans la soirée, avec des journalistes, nous sommes allés sonner à sa porte, pour parler avec elle. Mais elle ne tenait pas trop à s'exprimer. Ensuite, avec Nicolas Sarkozy, nous avons eu ce soir-là, dans la rue, un débat improvisé de quarante-cinq minutes, sur le logement, l'éducation, la crise identitaire.
VOIR et ENTENDRE un autre témoignage sur la réalité des faits (mai 2006) et la manipulation médiatique qui s'en est suivie:
Sarko: la vérité sur le "karcher" envoyé par uni-rennes
Que se passe-t-il pour vous dans les jours suivants ?
Une semaine plus tard, je me suis rendu avec des jeunes d'Argenteuil à un rendez-vous chez le ministre, Place Beauvau.
Si tôt ?
Oui, nous nous étions échangé nos numéros de portable lors de sa venue sur la dalle. Le lendemain matin, il m'appelait, me demandant si j'étais prêt à réellement changer les choses dans ce quartier d'Argenteuil. Un élan de citoyenneté s'est levé en moi à ce moment-là.
Quel jour a lieu le rendez-vous ?
Le 1er novembre. J'ai entre-temps créé un collectif qui, début 2006, prendra le nom de BBR (Bleu-Blanc-Rouge), suite au refus d'un patron d'employer un jeune pour un contrat de six mois, au prétexte qu'il n'était pas un "BBR", autrement dit, un Blanc. Le 1er novembre, donc, nous sommes une dizaine à nous faire les porte-parole des quartiers populaires et de toutes leurs problématiques. Notre but est que toutes les personnes de ces quartiers aient leur place dans la France. Nous nous intéressons aux rapports entre les jeunes et la police, à la question de la femme, aux discriminations à l'embauche, qui touchent tout le monde dans les quartiers, Paul, Jacques ou Mohamed.
Quelles sont les suites immédiates de cette entrevue ?
Nous nous informons sur ce qui se fait dans les quartiers. Nous prenons contact avec divers organismes. Puis, grâce au réseau mis en place avec le concours du ministère de l'intérieur, nous nous proposons d'aider les jeunes en échec professionnel à trouver un emploi.
A la création de BBR, vous recevez une subvention de l'Etat. Quel en est le montant ?
20 000 euros d'entrée. Mais il faut savoir qu'il y a des associations à Argenteuil qui touchent 70 000 voire 100 000 euros par an, et qui râlent en plus parce qu'elles ne perçoivent rien du
Fonds social européen.
Nicolas Sarkozy tire-t-il les ficelles de BBR ?
C'est le genre d'accusation qui fait mal plus qu'autre chose. Nous n'avons pas cessé de nous justifier à ce propos. Pour une fois que ce n'était pas des gens de Neuilly, mais d'Argenteuil qui allaient Place Beauvau, j'estimais qu'on pouvait être heureux. Les militants de gauche – je préfère les appeler les milices –, les milices de gauche, donc, se sentent chez elles en banlieue parisienne, à Argenteuil en particulier. Leur comportement, face à BBR, a été dangereux aussi bien pour elles que pour moi. Pendant la campagne présidentielle, alors qu'il était question que Sarkozy vienne à Argenteuil, elles sont parties voir les dealers du quartier pour leur dire que j'allais faire venir Sarkozy et la police à sa suite, et que leurs caves seraient fouillées. Imaginez dans quelle position ces militants de gauche m'ont mis.
Vous étiez un Sarko-boy à Argenteuil.
Je l'ai soutenu personnellement durant la campagne, mais je n'ai jamais appelé quiconque à voter pour lui. Je me souviens de certains candidats de gauche qui venaient donner 100 francs à mes parents, "pour les courses", en échange d'un vote. Qui achète qui ?
Qu'estimez-vous avoir mené à bien dans le cadre de BBR ?
Tous les trois mois, nous mettons en place des jobs-dating, où se rencontrent 200 jeunes et des recruteurs d'entreprises (GDF, EDF, France Télécom, La Poste, L'Oréal et d'autres). C'est l'occasion pour une partie de ces jeunes d'être recrutés directement. Jusqu'ici 60 jeunes ont été embauchés, en CDI, CDD, etc. Mais il n'est pas toujours facile de les motiver à travailler. Certains en ont ras-le-bol de tout.
Comment gagnez-vous votre vie aujourd'hui ?
J'ai créé une boîte de production de courts, moyens et longs-métrages. Là, je suis en train de monter un docu-fiction qui s'appellera "De ma cité à l'Elysée". Peut-être qu'on va un peu copier le style de M. Moore.
Avec quels fonds le réalisez-vous ?
Nous sommes en discussion avec la société privée Freemantle. Il n'y a pas d'argent public engagé dans ce projet.
Allez-vous vous présenter sur une liste électorale aux municipales de mars prochain ?
Sur une liste ou pas, l'essentiel pour moi est de changer les choses.
Le maire d'Argenteuil, Georges Mothron, est [député-maire] UMP, non ?
M. Mothron ne nous a jamais reçus. Il a peut-être peur des réalités d'Argenteuil.
[mairie communiste depuis 1945, qu’il prit à Roger Ouvrard, maire communiste d'Argenteuil de 1995 à 2001]
De la jeunesse d'Argenteuil ?
Peur d'être débordé par ces jeunes qui s'expriment enfin.
En gros, votre tactique, c'est de lui faire comprendre qu'il doit ouvrir son camp à des jeunes comme vous, sinon il trouvera une liste indépendante face à lui.
Exactement.
Ça serait quoi, le nom de cette liste ?
BBR, ça serait bien.
Source : Bondy blog - Propos recueillis par A. Menusier

Document
Députés du Val-D'Oise
par circonscription (avec parti et suppléant):
1re :
Philippe Houillon UMP Marc Giroud
2e :
Axel Poniatowski UMP Monique Hervé
3e: Jean Bardet UMP Corinne Jamme

4e : Claude Bodin UMP Lionel Georgin
5e:
Georges Mothron UMP Philippe Métezeau

6e: François Scellier UMP Luc Strehaiano
7e: Jérôme Chartier
UMP Marcelle Cayrac
8e : Dominique Strauss-Kahn PS M. Didier Vaillant

9e : Yanick Paternotte UMP M. Antoine Casula

dimanche 28 octobre 2007

68% réprouvent les revendications pour le maintien des régimes spéciaux

Mise en place du service minimum plébiscitée !
Des Français(es) réfractaires à la propagande de gauche ? Il est grand temps de leur rendre la parole accaparée par les gauches.
Près de sept français sur dix (68%) n'approuvent pas les revendications "des salariés qui font grève pour protester contre la réforme des régimes spéciaux", contre 32% qui les approuvent, selon un sondage OpinionWay pour le Figaro Magazine et publié samedi.
En outre, 85% seraient très ou plutôt favorables "à la mise en place d'un service minimum dans les transports publics en cas de grève permettant d'assurer le trafic le matin de 07H00 à 10H00 et le soir de 17H00 à 20H00" contre 15% opposés. La nécessité de la mise en place du service minimum est revendiquée, à la suite des abus de position dominante des syndicats des transports.
Bien que modérées, 85% des personnes interrogées se déclarent également très ou plutôt favorables à ce "qu'au-delà d'une semaine de grève, un vote à bulletin secret soit organisé dans les entreprises pour connaître le pourcentage de salariés favorables à la grève", contre 14% opposés. Au-delà d’une semaine de grève ? Voilà une revendication bien modérée !
La grogne monte ! Sept français sur dix (71%) auraient "plutôt envie de s'opposer aux revendications" des salariés si un mouvement de grève devait se prolonger dans les transports, contre 27% qui seront tentés "de soutenir et d'être solidaires des grévistes".
63% des personnes interrogées considèrent enfin que les grévistes dans la fonction publique "défendent des intérêts particuliers" contre 32% qui pensent qu'ils "défendent le service public dans son ensemble". Clairvoyants, les Français(es) ?
Par leurs actions intempestives pour le maintien de privilèges insupportables par le pays, tandis que l’ensemble de la population s’adapte à la nouvelle donne socio-économique, l’intransigeance impudique des syndicats a favorisé une meilleure information des Français sur la réalité des ‘avantages acquis’. Ils ont découvert que les gauches les ont bernés pendant des générations et que le maintien de situations particulières était devenu injustifié malgré la levée de boucliers des syndicats qui revendiquent par ailleurs davantage d’égalité et de justice sociales !
La presse écrite et télévisuelle ne semble pas avoir bien évalué le sentiment d'injustice qui s'est emparé des Français, malgré la désinformation, en faveur des partis et syndicats qui noyautent les médias.
Qu'elle rende la parole à la majorité des Français, plutôt que de la céder aux plus menaçants!
Sondage réalisé en ligne les 19 et 20 octobre sur un échantillon de 1001 individus représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Le traité institutionnel européen éclate la gauche

Le PCF entend "riposter" mais le PS n’entend rien
A Paris devant quelques milliers de militants rassemblées par le PCF, Marie-George Buffet a proclamé hier samedi la volonté des communistes de "riposter" à Nicolas Sarkozy, accusant le reste de la gauche, et en particulier le PS, de "renoncement" : "la réponse politique dont a besoin le mouvement social n'est pas là", parce que "le discours à gauche est marqué par le renoncement", a-t-elle accusé. Personne ne trouve grâce à ses yeux?
'Personne ne m'écoute', gémit-elle. "Il y a de quoi s'inquiéter sur la capacité de la gauche à donner la riposte politique indispensable à ce qui s'abat sur notre peuple, sur notre pays", a affirmé la secrétaire nationale du PCF.
Partis de la République en début d'après midi, les manifestants, brandissant des drapeaux rouges, ont participé au meeting organisé par le PCF, symboliquement devant le métro Jean-Jaurès, première manifestation d'envergure des communistes depuis leur débâcle électorale, depuis la fête de l'Huma.
"Rien ne bouge à gauche, si ce n'est les règlements de compte, les discours sur la méthode ou, pire, le bout de chemin avec la droite", a accusé la numéro un communiste, dont les efforts pour rassembler la gauche dans un "comité Riposte" ont échoué. Les trotskistes savent que la franche-camarade, Marie-George, qui n’est pas connue pour ses états d’âmes, ne joue pas personnel(le)... Ses coups de gueule ne perturbent pas la somnolence du PS.
A défaut d'une riposte unitaire, MG Buffet a affirmé la volonté des communistes de partir au combat. En avant! "En tenant ce rassemblement, nous avons décidé de prendre nos responsabilités: nous serons de toutes les ripostes à la droite" avec "une multitude d'initiatives". Démocratiques ? En faveur des bénéficiaires de régimes spéciaux de retraite privilégiés ?
C'est en particulier vis à vis du traité européen que MG Buffet se dit "très inquiète" car le PS "entend laisser passer le traité". On dirait qu’elle a gardé une dent contre le PS… "Je n'ai pas envie de m'y résigner, nous sommes une multitude [2,9%] à ne pas vouloir nous taire", a affirmé la leader communiste sous les applaudissements. Le bruit est étourdissant, en effet. Ils sauront s’en souvenir aux municipales, les travailleurs qui ne bénéficient pas des privilèges, pour la défense desquels la CGT gâte leur vie, jour après jour.
Le PCF réclame un référendum sur le traité, alors que François Hollande a pris "acte" samedi de la volonté de Nicolas Sarkozy d'une ratification parlementaire.
Autre sujet de tension avec le PS: les municipales. "Gare à celui qui prendrait la responsabilité de la division" avec "des primaires basées sur la calculette", a tonné MG Buffet, inquiète pour la survie du PCF. Les socialistes envisagent en effet des candidatures contre des PCF sortants, notamment en Seine-Saint-Denis, bastion communiste où le PCF soutient l'agitation des quartiers. Chacun pour soi !

Hollande fait le vide autour du PS

Hollande envoie Bayrou paître
François Hollande ne parle pas à l'oreille des chevaux. Il règle leurs comptes à ses ex-alliés. Pour faire diversion et occuper la galerie. Il pense ainsi s'exonérer de l'urgente nécessité de régler les conflits internes qui le dépassent.
François Bayrou n'est pas assez bien pour le PS! Il est suspect et pue de la bouche?… François Hollande, le futur ex-premier secrétaire du PS, a affirmé samedi devant le Conseil national du PS que François Bayrou et le MoDem n'étaient pas "un partenaire", mais "un concurrent" des socialistes.
"Nous ne refusons jamais les concours" de ceux qui sont "dans l'opposition à Nicola Sarkozy. On dit: ‘le MoDem n'est pas dans cette stratégie’. J'en prends acte", a déclaré Flamby 1er à la tribune. Monsieur prend acte, c’est son truc ! Ca pose son homme?
Hollande n’aime pas être court-circuité et pris pour quantité négligeable. Il reproche à Bayrou d’avoir approché son ex-concubine et ne lui pardonnerait pas ses manigances avec Sa Cynique Majesté Royal entre les deux tours de la Présidentielle. "Je suis lucide (sic) sur sa stratégie: ce n'est pas une stratégie d'alliance, mais une stratégie pour la prochaine élection présidentielle" où François Bayrou "veut, si possible, être au deuxième tour. Nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a ajouté le député-maire de Tulle. Aurait-il des ambitions personnelles ?... Et il voit le PS au 2° tour! Lucide...
F. Hollande s'en prend ensuite au PCF et le rejette dans les cordes. En effet, il a d'autre part fait son deuil du "comité riposte" mis en place en 2006 par les communistes pour réagir aux "mauvais coups" du gouvernement et rassemblant les partis de gauche et la LCR. "Il a riposté et s'est éteint", a-t-il constaté. Il fait table rase !
L’autocrate socialiste fait ses choix sans le Bureau national, réduit à opiner, et ostracise ! La LCR ne lui convient pas non plus! (Mais à qui conviendrait-elle ? Elle pue des pieds?) Il a néanmoins estimé que la gauche (sans la LCR cette fois) avait "l'obligation de réussir le comité de liaison". Flamby 1er a parlé ! "Il faut que les forces de gauche se parlent et travaillent" mais il faut aussi "aller plus loin" et "présenter le plus vite possible une alternative". Comment ?
François Hollande se reconnaît mieux dans Les Verts, et le désordre qui y règne, comme Rue de Solférino! Il a aussi souhaité "le plus de listes d'union possible" avec les forces de gauche et Les Verts pour les municipales, mettant en garde contre la tentation hégémonique. Son alibi, sans rire! "Je demande que nous ne cédions pas au vertige du parti unique qui pourrait s'organiser seul". Il ne se sent plus et se croit capable d'un coup d'état? Mamère, au secours, il lui faut un garde-fou!... "Il faut éviter de gagner seul parce que cela signifie aussi le risque de perdre seul", a-t-il dit, confiant. Voilà comment on mène les troupes à la victoire!

Lucide –il l’a dit– Flamby 1er a gardé ses illusions intactes… Mais aussi ses hantises!
Quant à Bayrou, laissé pour compte, il est bien isolé, mais ‘droit dans ses bottes’ de propriétaire de haras ! Une reconversion à plein temps toute trouvée…

Conseil national du PS : rien à déclarer !

Le ‘débat participatif’ a vécu. Vive le ‘débat participatif’ !
Au PS, on a pris soin de maquiller la réalité des affrontements internes et de n’étaler ni les querelles intestines ni les états d'âme, lors du Conseil national d’hier samedi. Le mot d'ordre était d’éviter le sujet le plus épineux du moment: le nouveau traité institutionnel censé sortir l'Europe de l'ornière.
Plusieurs personnalités marquantes ont "séché" ce rendez-vous qui ne comportait pas de question décisive à l'agenda, ni la rénovation du parti, ni la succession à Flamby 1er, ni l’Europe. Pas de problèmes ! Il n’est plus européen qu’un socialiste, mais ils ne sont pas rares ceux qui ont pourtant fourni des mots d’excuse. Le cartable présidentiel de Sa Cynique Majesté Royal est trop lourd. Bertrand Delanoë est en classe verte à l'étranger, une tournée de remerciements des pays socialistes amis qui n’ont pas voté pour les J.O. en France. Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli ou Dominique Strauss-Kahn se sont mis en congé du parti. Sans solde ? L’Europe ne mobilise pas le PS et qu’ils soient ‘éléphants’ ou ‘jeunes lions’, ils se sont mis à l’abri des flèches empoisonnées.
C’est d'un commun accord, que, selon le premier secrétaire, François Hollande, il avait été décidé de ne pas débattre à la tribune du Conseil national ! Il subsiste des tabous, dont la position à prendre sur le Traité de Lisbonne, une version expurgée -pourtant consensuelle- du projet de Constitution européenne, rejeté par le pays par référendum en 2005. Ce scrutin avait mis le parti à feu et à sang, le plongeant dans une crise dont il n'est toujours pas sorti. Le PS est resté exsangue. Personne n’a le groupe sanguin compatible ?
Le sénateur Jean-Luc Mélenchon -absent lui aussi- et ses amis mis à part, les socialistes sont d'accord pour ne pas s'opposer à la ratification du nouveau "règlement intérieur" de l'Union, selon l'expression utilisée par quelques responsables, qui ne voient dans le texte aucune dynamique pour l'Europe.
Si une majorité de responsables défendent le oui, d'autres prônent l'abstention. D'autres encore, comme Laurent Fabius, identifié depuis 2004 au "non de gauche" -et qui a quitté la réunion bien avant la fin- insistent surtout pour réclamer un nouveau référendum. Ils sont tous sur la même ligne… Le Bureau national doit se prononcer le 6 novembre, soit en dégageant "une position collective", soit par "un vote majoritaire".
Mais le PCF a une mémoire d’éléphant. Alors que le Premier secrétaire du PS fait savoir qu'il n'insistera pas auprès de Nicolas Sarkozy pour l'organisation d'une consultation populaire, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF à 2,9%, s’insurge aussitôt contre cette réaction négative du PS. (LIRE le billet suivant de PaSiDupes)

Hollande, qui n'a pas fait connaître de préférence personnelle et feint de croire que le spectre d'une nouvelle guerre interne sur ce sujet s'éloigne, peut d’une part noter avec satisfaction le ralliement au oui de l'eurodéputé et de ses amis, partisans du non en 2005, il doit aussi noter également que la gauche du parti préconise, elle, de "boycotter le vote au parlement" en l'absence de référendum, selon Pascal Cherki. Hollande n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans ce cas de figure, d'une non-participation au vote sur la réforme de la Constitution qui devra précéder la ratification proprement dite. Les nuages se dispersent et la situation se clarifie?
Le Premier secrétaire peut donc affirmer en effet que le PS a besoin d’une position "lisible" du parti. Au PS, on progresse ! C’est le tango argentin : Sa Cynique susnommée est allée sur place pour prendre des cours. Quant à la rénovation du parti, Hollande s'est attaché à prouver qu'elle était en route. Tout le prouve.

Passage à l’heure d’hiver : glaciation au PS

Ni oui ni non au PS sur le traité simplifié
Nous avons pu dormir une heure de plus, mais le PS ne s’est pas réveillé de sa défaite à la Présidentielle; rien ne bouge sous la couette, tout se fige Rue de Solférino, le mari et les amants cohabitent mais les portes claquent et ils ne se voient plus.
Or, le PS a convoqué une réunion de famille. Pourtant, Sa Cynique Majesté Royal est partie 'soutenir' (!) sa camarade argentine qui n’a rien à faire d’elle, puisqu’elle est de toute façon favorite des élections à la présidence. Son programme est aussi flou que celui de la socialiste française et elle pourrait bien succéder à son mari, malgré l'inflation. La bande à neuneu des cousins éloignés hexagonaux n’a pas fait le déplacement, ni à Buénos Aires -faute de moyens-, ni à Paris -faute de convictions: ils ne savaient pas ! Bébert Delanoë aussi est justement en 'classe verte' à l'étranger -recyclage écolo oblige, tandis qu’Nono Montebourg, Riri Emmanuelli ou Mimi Strauss-Kahn se sont placés en congé de parti. Restent Juju Dray qui a la tête ailleurs puisqu’il règle ses comptes par écrit, et Frère Rebsamen, le bras gauche de Hollande, mais bras droit de Royal. Tout est si simple qu'on ne comprend pas qu'il ne s'entendent pas mieux.
L’heure des câlins est repoussée, d’une heure, de cinq mois ou de douze, nul ne sait. Les nains gardent la maison : Benny Hamon et Manu Valls remplacaient les grands comme ils peuvaient, pour faire nombre, car le Conseil national a eu lieu néanmoins, sans les mariés ni les témoins. Il y aura des restes au banquet de Flamby 1er.
Les dissensions domestiques persistent en effet. Sur le sujet du traité simplifié de l’UE, Lolo Fabius défend le référendum contre le Premier secrétaire, Fifi Hollande, qui fait savoir, sans le dire, qu’il penche pour le vote au Parlement.
Laurent Fabius se singularise en tirant à lui la couverture. Il défend l'idée d'un référendum sur le traité simplifié européen dans un entretien à paraître dans "Le Parisien Dimanche".
Il avait défendu le "non", victorieux lors du référendum sur la Constitution européenne en mai 2005 ; Il voudrait figer la situation et bénéficier à jamais de la méfiance des Français pour un pouvoir lointain et omniprésent. "Je ne vois pas comment on pourrait approuver un déni de démocratie", affirme-t-il, faisant peu cas de la représentativité d’un Parlement pourtant assez peu godillot. Dirigiste méconnu, le socialiste, insiste : "Chacun, socialiste tenant du oui ou du non, devrait être prêt à faire un effort pour tenir cette position", estime Laurent Fabius. "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum", juge l'ancien Premier ministre, qui n’explique pas sur quoi se fonde cette puissante réflexion personnelle. "Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique", juge-t-il. "Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler". Ca s’annonce mal !
Pour le député socialiste de Seine-Maritime, "c'est le peuple qui doit décider. D'ailleurs, je pense qu'une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum". Il pense ! Méthode Coué et subjectivité tiennent lieu de connaissance du terrain. Et le Parlement, que vaut-il à côté de la subjectivité fabiusienne ?
Quant à Emmanuelli, il préconisait le ‘Non’ avec Fabius, mais qui a le don de la synthèse, il a viré et propose … l’abstention.
Interrogé sur les positions de la majorité des socialistes qui appellent à voter oui, Fabius n’a pas varié. Il remarque que "nous disions tous, il y a quelques semaines, qu'il faudrait un nouveau référendum". "Pour ma part, je n'ai pas oublié". Quant à l'idée d'une consultation interne des militants socialistes, "on n'est pas obligé de se tendre à soi-même un piège", estime-t-il, conscient de sa représentativité !...
Que va inventer la presse pour nous convaincre que l’hiver socialiste sera doux ? Le réchauffement de la planète a épargné la Rue de Solférino, comme le nuage de Tchernobyl a contourné la France.

Voulons-nous vraiment pouvoir dépenser 7/7 jours?

51% des Français seraient pour l'ouverture des magasins le dimanche
A peine plus de la moitié (51%) des Français se déclarent désormais favorables à l'ouverture des magasins le dimanche, selon un sondage CSA pour Le Parisien - Aujourd'hui en France à paraître dans son édition de ce weekend.
Seulement 19% se déclarent "tout à fait favorables", et 32% "plutôt favorables", ce qui porte à 51% le pourcentage des sondés en faveur de l'ouverture des magasins le dimanche.
On ne peut négliger les 46% d’entre eux qui expriment leur hostilité à une telle mesure, pourcentage qui se répartit entre 32% "pas favorables du tout" –soit 1 français(es) sur 3– et 14% "plutôt pas favorables". 3% ne se prononcent pas sur le sujet.
Le sondage a été réalisé par téléphone les 24 et 25 octobre, auprès d'un échantillon national représentatif de 956 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
Les Français ont-ils la liberté de penser ? C’est ce qu’ils disent et ils le croient. Qu’est-ce qui fait alors qu’en décembre 2006, un sondage effectué selon une méthode identique donnait 50% de Français opposés à l'ouverture dominicale, contre 49% s'exprimant en faveur d'une telle mesure, 1% des sondés ne se prononçant pas. Les groupes de pression sont passés à l’action, les médias leur ont emboîté le pas. Et les sondés ont suivi. Librement ? C’est ce qu’ils disent et c’est ce qu’ils croient.
Comment se refuser la possibilité de faire ce qu’on veut de son dimanche ? C’est compris comme une liberté nouvelle par certains, une aliénation nouvelle par d’autres ? C’est un désir de nouveauté. On ne se laissera pas avoir. Nous, nous saurons préserver l’équilibre de notre famille! Standardisons tous les jours de la semaine.

Des parents sont d’accord pour priver leurs enfants d’instruction le samedi, au risque d’alourdir leurs journées à l’école… Et leurs cartables !... Pourquoi ? Pour se retrouver, disent-ils ! Pour se retrouver ensemble, à l’air pur des zones commerciales, le bruit des haut-parleurs et la cohue des hypermarchés. Tout en s’opposant à la marchandisation de notre société. Ce sont les mêmes. Et que font-ils le samedi ? Ils défilent pour la défense du pouvoir d’achat. Pour la protection du petit commerce et contre la fermeture des petits magasins de proximité. Contre les inégalités sociales et pour l’aide aux plus défavorisés. Savoir si on les a sondés, ceux qui sont privés de téléphone et de carte bancaire. Les surendettés auront gagné cette liberté sacrée de s’endetter encore davantage.
Les magasins vont-ils pouvoir enfin ouvrir aussi le lundi ? Pas de souci, c’est pour bientôt.
Savoir seulement à quelle vitesse nous pourrons tout à loisir creuser notre trou en élargissant le trou dans la couche d'ozone le dimanche, après avoir manifesté le samedi contre le réchauffement de la planète.

Alors bon dimanche ! Profitez bien de vos derniers jours de jogging, de jardinage et de flânerie familiale, car les enfants sont aux taquets pour entraîner leurs parents –ou celui/celle qui se dévouera, qui en somme cèdera– vers la Babel de toutes les dépenses et tous les crédits. Que vos enfants puissent participer au choix du sèche-linge familial, c’est une nouvelle occasion de tisser des liens familiaux et facteur de consolidation du couple, surtout quand on sait que c’est un achat qui peut mobiliser et le samedi et le dimanche.
Dimanche, un jour comme les autres ? Vive l’uniformité hebdomadaire contre la routine quotidienne !

samedi 27 octobre 2007

Grève à Air France : tour de contrôle en vue

Hôtesses et de stewards nous privent de leurs plus beaux S’Miles
La SNCF offre des S’Miles dont nous ne pouvons rien faire. Les hôtesses et stewards font la tronche.
La direction d'Air France et certains syndicats d'hôtesses et de stewards en grève ont néanmoins réussi samedi à finaliser un projet d’accord qui n'a toutefois pas encore été signé, selon la CGT qui ne souscrit pas à ce texte !
Rappelons que, samedi en début d'après-midi, au départ de Roissy Charles-de-Gaulle, la moitié des vols long-courriers d'Air France avaient encore été annulés en raison de la grève des stewards et hôtesses. Quelque 50% des long-courriers avaient été supprimés à 14H30. Tous vols confondus (court, moyen et long-courriers), 125 vols Air France au départ et à l'arrivée de Roissy avaient été annulés, selon un bilan effectué un peu plus tôt, à 12H50, d'après la même source. A Orly, des dizaines de passagers, impuissants, prenaient également leur mal en patience devant les comptoirs Air France de l'aérogare d'Orly-Ouest.
Vers 13HOO, le tableau d'affichage n'annonçait plus qu'une seule annulation, le vol de Fort-de-France de 13H30, les vols supprimés de manière préventive dès la veille n'étant pas affichés. De nombreux vols, en revanche, étaient prévus avec un retard allant jusqu'à une heure quinze. Par exemple, le vol de 16H00 vers Nice ne devait partir qu'à 17H15, tandis que celui de 13H05 vers Pau était attendu à 14H05.
La direction d'Air France prévoyait toujours de maintenir samedi et dimanche 70% des 1.500 vols organisés par la compagnie chaque jour, sans plus de détails sur les destinations, le type de vols ou les aéroports les plus touchés. Air France a demandé à ses clients "n'ayant pas de billet confirmé pour un vol" ce samedi "de ne pas se rendre aux aéroports d'Orly et de Paris-Charles de Gaulle".
Afin d'éviter l'inconfort des passagers, Air France a soit réajusté son programme des vols avec des annulations préventives, soit pris des accords avec d’autres compagnies: "Si un vol a finalement lieu, même si c'est sur une autre compagnie, on ne considère pas qu'il a été annulé", a expliqué un porte-parole d'Air France, précisant que ces vols n’étaient donc pas considérés comme annulés.
Air France utilise également toutes les autres possibilités de ré-acheminement sur les lignes de ses partenaires Sky Team, ainsi que d'autres compagnies", précisait le site internet de la compagnie (voir ci-dessous)
Informations pratiques
Air France a invité ses passagers à se rendre sur ce site (www.airfrance.fr).ou à appeler son numéro vert (0800 240 260) avant de rallier les aéroports.
Les voyageurs ayant réservé un vol Air France entre jeudi dernier et lundi prochain et "qui ne désirent plus maintenir leur voyage" en raison de la grève peuvent reporter "sans pénalités" leur départ jusqu'au 31 mars ou être remboursés, a indiqué vendredi la compagnie.
"Les clients qui ne désirent plus maintenir leur voyage (...) pourront, pour les départs prévus entre
le 25 et 29 octobre 2007, changer de réservation, de date ou de destination sans pénalités, pour un nouveau départ effectué avant le 31 mars 2008", a précisé Air France dans un communiqué, ajoutant que "cette mesure s'applique également pour les billets Prime".
Sept des huit syndicats d'hôtesses et stewards d'Air France ont appelé à la grève entre jeudi et lundi inclus pour obtenir des hausses de salaires et des améliorations de leurs conditions de travail.
Formation:
Le bac est indispensable pour envisager une carrière d'hôtesse de l'air. Une bonne maîtrise de l'anglais, et d'autres langues suivant les pays desservis, est aussi incontournable, ce qui avantage les profils bac + 2 (2e année de licence mention LEA, BTS vente et productions touristiques). Une expérience dans une activité commerciale, hôtelière ou à l'étranger est fortement conseillée. les compagnies imposent aussi des stages.

Rappel des montants des salaires d'hôtesse de l'air ou de steward :
Les éléments de salaire que nous vous donnons sont calculés en mensuel net pour l'année 2003.
Hôtesse de l'air : 1 200 € à 2 340 €
Chef de cabine : 1 880 € à 2 730 €
Autre chose ?

Le socialiste Hollande, maître-chanteur

Le maire de Tulle est amateur de passe-droits
François Hollande, le futur ex-Premier secrétaire du PS, qui pourrait devenir le futur ex-maire de Tulle, fait chanter Rachida Dati, l’actuelle ministre de la Justice. Il ne scelle pas que si la Garde des Sceaux fait supprimer le tribunal de grande instance de sa bonne ville de Tulle, il ne la présumerait pas innocente et considérerait sa décision comme un casus belli ! Que le Premier secrétaire du parti à la rose le dise avec des épines est-il un comble?…
Comme si la guerre n’était pas déjà déclarée !
Le maire de Tulle administre sa ville depuis Paris, ce qui lui permet de faire pression sur les ministères, en compensation de son absence chronique. Abus de pouvoir ? Abus de position politique dominante ? C’est le risque, quand trop de pouvoir est concentré dans les mains d’un seul : à la tête d’un parti et d’une ville, mais aussi de syndicats par secrétaires dévoués interposés, et de médias militants, sans assez de critique publique et de sanctions.

Une vingtaine de bâtonniers venant de tribunaux qui se sentaient menacés par la réforme en préparation de la carte judiciaire s’étaient présentés lundi 8 octobre devant la Chancellerie pour demander à être reçus, a annoncé dimanche 7 celui de Millau (Aveyron), Me Jérôme Alirol. Cette délégation de bâtonniers -chefs élus des avocats d'un barreau- a déposé aux abords de la Chancellerie un parterre de 2.500 roses blanches (100 par site menacé) à l'attention de la garde des Sceaux, Rachida Dati, "en signe d'espoir et d'ouverture au dialogue", selon un communiqué. Parmi les barreaux représentés figuraient ceux de Millau (Aveyron), Montluçon (Allier), Montbrison (Loire), Riom (Puy-de-Dôme), Alès (Gard), Tarascon (Bouches-du-Rhône), Dole (Jura), Belfort, Fontainebleau (Seine-et-Marne) et Lure (Haute-Saône), et aussi Brive et Tulle (Corrèze).

En Corrèze, département de parachutage de François Hollande, il existe deux tribunaux de grande instance à Tulle et Brive-la-Gaillarde: l'un des deux tribunaux -Brive ou Tulle- devrait disparaître. "A Brive, on est quatre fois plus important que Tulle, préfecture qui vit sous perfusion avec les administrations, alors que la vie économique est chez nous", remarque Maryvonne Murat, ancien bâtonnier. Les villes sont distantes de moins de ... 30 kilomètres.

Or, il ne semble plus question, pour l’instant, de mettre fin à cette situation privilégiée…

C'est bientôt le moment de faire livrer des roses blanches...