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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
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jeudi 30 avril 2009

Fête du Travail 2009: rassemblement ...éclaté des partis de gauche

Les têtes de liste aux Européennes: le 1er Mai pour faire campagne

Il devait être tremblant, le rassemblement de la gauche pour la Fête du Travail.

Mais la comparaison avec les précédentes mobilisations risque de ne pas être favorable et, la veille déjà, les responsables commençaient à anticiper un échec relatif. Ils évoquaient en effet la météo et le long weekend qui pourraient suffire à démobiliser les militants les plus mo-ti-vés !
Le PS, le NPA, Europe-Ecologie, le PCF et les autres partis de gauche insistent pour que manifestations du 1er mai ce vendredi soient aussi unitaires et historiques qu'annoncées: mais se sera la mission des militants. Ils le ont appelé jeudi à descendre massivement à Paris, pendant qu'ils seront ailleurs. Gag !

Désirdavenir Royal refuse le pardon à Titine Aubry

Le Parti socialiste, qui renoue pour la première fois depuis 2002 avec le défilé de la Fête du travail, a appelé à une "forte mobilisation" de ses militants.
Léger couac: le show de la réconciliation des soeurs ennemies, qui devaient faire leur Zénith en tête de cortège à guichets fermés, est repoussé aux calendes grecques. La capricieuse Toquée Royal avait annoncé sa participation, mais se repliera finalement sur Niort (Deux-Sèvres), pour un défilé plus modeste, à la mesure de ses sondages. Le cortège socialiste sera donc emmené par son premier secrétaire, Martine Aubry, qui désertera sa bonne ville de Lille, pour ne pas laisser la vedette au maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ainsi, la photo d'une famille PS unie, totalement rassemblée, n'aura pas lieu. "Tous les socialistes seront dans la rue. Pour moi, c'est ça l'unité du Parti socialiste", a pourtant prétendu la maire de Lille.

Les sept têtes de liste du NPA feront campagne pour les Européennes de juin


Les trotskistes du NPA 1er Mai détourneront-ils le 1er Mai de son objet?

Les candidats anti-capitalistes seront dans la rue "aux côtés des salariés et de la population", mais dans leurs régions respectives! A Paris, le NPA n'aura pas le même point fixe, ni le même point de départ du cortège que les autres...
Ce beau défilé unitaire parisien ne verra pas non plus le porte-parole du NPA. Olivier Besancenot a préféré rendre hommage à ses activistes pour un long weekend tropical à la Guadeloupe: il manifestera à Petit-Canal, avec le ...LKP. Les innocents métropolitains, qui croyaient que le mouvement insurrectionnel était parfaitement spontané, réaliseront donc ainsi, mais un peu tard, qu'il était foncièrement politique et animé par l'extrême gauche.

Le PCF et le Parti de Gauche seront également en campagne

Ils s'aligneront en tant que Front de gauche, union de circonstance pour les Européennes. Ils ne se mêleront d'ailleurs pas au NPA.
Le sénateur Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), tête de liste dans le Sud-Ouest, qui devrait rejoindre la camarade Marie-George Buffet (PCF) à Paris après le départ du défilé, aura déjà manifesté le matin à Bordeaux. Ce détail souligne clairement que si Sa Cynique Majesté Royal et la Ch'tite Aubry avaient vraiment tenu à afficher leur amitié, elles auraient pu organiser leurs emplois du temps.

Lutte Ouvrière sera également partout


Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) sera présente à Paris, tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, participera à la manifestation de Lyon.

Europe-Ecologie, partout, sauf à Paris


Daniel Cohn-Bendit a préféré Budapest à Paris pour sa campagne européenne et les Franciliens apprécieront ce choix. Ses acolytes têtes de sa liste, surnommés les 'pastèques' (Verts à l'extérieur, mais rouges à l'intérieur), défileront "partout en France", comme José Bové à Montpellier. Cécile Duflot, porte-parole, manifestera en Arles. A Paris, le cortège sera confié à un second couteau, Maître Noël Mamère (Verts), qui aura peut-être réussi à aller beugler à Bègles le matin, ce que Désirdavenir Royal n'a pas désiré faire à Paris.

Les responsables politiques de gauche se montreront-ils le poing?

Ils seront physiquement séparés autant qu'on peut l'être. Les militants devront faire sans leurs responsables. Ils se rassembleront en des lieux différents pour bien marquer leur unité... Entre Port-Royal et le jardin du Luxembourg, pour les uns, mais entre Port-Royal et Denfert-Rochereau pour les autres, et entre le boulevard Saint-Michel et la rue Soufflot, pour les troisièmes.

La météo et le long weekend seront-ils vraiment les seuls responsables de l'échec relatif du 1er Mai 2009 ?

Zapatero, Ségo-la-maso, Jégo et la "ridiculitude"

Les braves haussent le ton contre la désobéissance politique Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, a sèchement fustigé la Toquée Royal après que celle-ci a présenté ses excuses à José Luis Zapatero pour des propos que Laurent Joffrin de Libération impute à Nicolas Sarkozy. Depuis que Sa Cynique Majesté Royal s'en est emparée, il a admis les avoir extraits de leur contexte et donc d'en avoir détourné le sens. Ce journalisme moderne dépasse largement l'insolence ordinaire de la presse d'opposition traditionnelle soucieuse à l'origine de seulement donner des gages de liberté. Or, c'est désormais l'idéal de neutralité politique et d'éthique professionnelle qui est gravement menacé.

La Gelée Royal fait de la désobéissance politique

Pareillement, en se désolidarisant constamment du PS auquel elle est inscrite, mais qu'elle méprise royalement, la battue de la présidentielle désobéit à la volonté populaire qui s'est démocratiquement exprimée en la refoulant. Sa désobéissance consiste à s'affranchir des règles internes de son parti mais aussi au système démocratique qui ne lui ont pas permis de conquérir le pouvoir.
Désirdavenir Royal s'inspire des méthodes émergentes de la désobéissance citoyenne que véhiculent les collectifs et associations comme RESF, Jeudi Noir ou DAL et les partis ou syndicats trotskistes, comme le NPA (Besancenot) ou SUD. Pour exister dans l'adversité, les refoulés du système démocratique surmédiatisent leurs interventions et font des coups médiatiques, qui s'apparentent davantage à de la provocation qu'ils ne résultent d'une réflexion approfondie et cohérente. Le corpus idéologique est réduit au croupion, à sa plus simple expression, en slogans et rumeurs.

Les acteurs politiques sincères au service de la population s'indignent
Mais qu'ont-ils donc fait de la politique?
Ainsi, Yves Jégo écrit-il dans un communiqué: "Totalement incapable de formaliser la moindre proposition pour apporter aux Français la preuve qu'elle serait porteuse de solutions pour répondre à la crise", la présidente de la région Poitou-Charentes "semble avoir pourtant trouvé le filon pour exister dans les médias".
"Elle devrait comprendre combien elle se ridiculise et déshonore notre pays en se flagellant ainsi chaque semaine sur la scène internationale pour des fautes imaginaires", ajoute le secrétaire d'Etat.
"Après la bravitude, faute contre la langue française n'ayant pas fait l'objet d'excuse de son auteur, Madame Royal invente la ridiculitude, désormais symbole de sa dimension politique", déplore-t-il.

Les burlesques de l'activisme anti-libérale

Ils ont nettoyé la mairie de Neuilly au Kärcher, demandé un prélèvement d’ADN à des CRS, attaqué une base nucléaire de la Marine nationale... Ils, ce sont les “artivistes” de la BAC (Brigade activiste des clowns). Leur méthode ? Le second degré. Leur but avoué? Dénoncer les travers de notre société. Drôles, caustiques et déterminés, ils redonnent de la fraîcheur à l'action collective, pensent les braves gens. Leur but inavoué. La déstabilisation révolutionnaire. Rappelez-vous: les clowns étaient aussi au rendez-vous de Strasbourg, quand les 'Black blocks' anti-OTAN cassaient et brûlaient tout sur leur passage.
Ce soir du 21 décembre 2008, rendez-vous était déjà donné au deuxième étage de l'immense Bibliothèque publique d'information (BPI), au Centre Pompidou. « Votre contact sera une jeune fille au bonnet rayé noir et blanc », indiquait le courriel.
Le « contact » vous entraîne alors au rayon littérature. Soudain, des clowns surgis de nulle part arrachent des livres à des complices disséminés parmi les lecteurs, comme des socialistes derrière leur rideau à l'Assemblée Nationale. Sur leurs fausses couvertures sont inscrits au feutre des titres comme La Désobéissance civile, d'Henry Thoreau, La Société du spectacle, de Guy Debord, Le Droit à la paresse, de Paul Lafargue, L'Insurrection qui vient, du Comité invisible, et même « Le Sabotage des trains sous l'Occupation », d'Henri Krasucki (le fameux comptale de la CGT...) et « L'Anarcho-autonomie pour les nuls ».
Un attroupement effaré d'amateurs de littérature se forme pour regarder les clowns déchirer les livres, les jeter dans une poubelle et faire semblant d'y mettre le feu avec de l'« essence pour autodafé ». A peine le temps de distribuer quelques tracts, et les clowns se retirent, laissant l'assistance médusée. Le happening silencieux, une mascarade, ne dure que deux ou trois minutes.
VOIR et ENTENDRE



Les photographes de presse avaient été convoqués; ils avaient accouru. C'est grâce aux journalistes que, non violents ou destructeurs, les réseaux et collectifs subversifs sévissent toujours et que Sa Cynique Majesté Royal bouge encore .

Il ne lui manque plus que le nez rouge ?
Bas les masques!

Vous êtes découverte...

Le 3e de la présidentielle, à boulets rouges contre son premier

Bayrou, pamphlétaire, tire sur Sarkozy Alexandre-le-Grand et Diogène-le-Cynique
par N.-A. Mansiau (19e s.)

Hanté par 2007, Bayrou se soigne

On dit que François Bayrou ne pense qu'à 2012, mais ses fantômes de 2007 ne le quittent pas et dirigent son cerveau reptilien. On dira qu'il a choisi sa cible, mais elle ne l'a pas quitté: en fait, elle ne le quitte pas et, à l'instar de Désirdavenir Royal, il ne lâchera plus Nicolas Sarkozy.
Bien que les électeurs aient été de 3,3 millions plus nombreux qu'en 2002, et que le vainqueur ait été élu par 18 983 138 Français et Françaises, avec 53,06 % des voix et 6 points d'avance sur sa concurrente de gauche, Bayrou n'a toujours pas digéré ses 18,57% du premier tour !

De la présidentielle, Bayrou garde des reflux gastriques

Les deux battus font des pieds et des mains pour se poser en premier opposant au chef de l'Etat. Surtout des pieds ! Pour cela, ils gesticulent, mais écrivent aussi: l'écriture est la meilleure des thérapies.
Le fossoyeur de l'UDF publie donc aujourd'hui un pamphlet acide, en forme de réquisitoire contre le président, à la veille du deuxième anniversaire de l'élection à l'Elysée, le 6 mai 2007, de l'objet de tous ses tourments.

"Le président de la République actuel a un plan. Il nous conduit là où la France a toujours refusé d'aller" et "il le fait sans mandat", affirme l'ex candidat à la présidentielle, bien que les Français l'ait préféré à son détracteur, au suffrage universel direct, avec plus de 12,5 points d'avance au premier tour.

Bayrou-le-petit a le mépris de son vainqueur

Entre psychanalyse et littérature, Bayrou fait des phrases à visée politique.

"Il y a dans tout cela un régime que l'on tente d'imposer à la France", assure François Bayrou, conservateur des belles lettrs et de musée. Ni "monarchie", ni "dictature", l'agrégé de lettres classiques gouverné par la maîtresse de lycée professionnel et grande prêtresse de la FSU (Monique Vuaillat), au temps où il faisait fonction de ministre de l'Education, invente un néologisme pour "dire ce qu'est ce régime improbable": l'"égocratie", d'un président que François Bayrou compare à un "enfant barbare". C'est bien de dire et définir, mais que fait-il ?
Dans son petit bouquin, le grand Bayrou désigne par« ON » le préféré des Français d'avant la crise. L'écrivaillon, désagrégé par les élections, fustige pourtant l'"égocratie" d'un président qui gouverne à la première personne et "aime se mettre en scène comme un surhomme". Dixit Bayrou-le-petit. Mais voilà qui nous change des "unter-Menschen" du socialiste Georges Frêche, potentat héraultais. Un régime où "tremblent, les préfets, policiers de haut rang, fonctionnaires d'autorité", écrit-il, visiblement à jamais complexé par Monique, sa dominatrice.
Bayrou se cherche un Pierre Bergé

Un régime qui s'appuie selon lui sur une "idéologie de l'argent, présenté comme valeur", une "idéologie souterraine de la distraction du citoyen à coup de peopolisation", sur "des réseaux d'intérêt puissants", et "des médias sous influence". "Cette politique qui s'attaque à tous les domaines de la vie nationale, éducation, recherche, justice, que l'on nous vend sous le nom générique et obsessionnel de +réforme+, écrit-il, ce n'est pas une modernisation". François Bayrou, qui se définit comme un "républicain et démocrate français", y voit plutôt un "renoncement" pour lequel "Nicolas Sarkozy n'a pas de mandat". "Le peuple français n'a jamais opté, affirme-t-il, pour les choix qui depuis dix huit mois ouvertement ou subrepticement sont faits en son nom".

La cause des aigreurs gastriques du François Bayrou
Grâce à l'héritage de l'UDF, le Modem avait pu bénéficier d'un financement public
, ce qui n'avait pas été le cas du Nouveau Centre, lequel n'avait pas atteint aux législatives, le seuil des 50 candidats avec 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions.
L'UDF-MoDem s'attendait donc à une stabilité injuste de ses comptes en recevant la même somme qu'en 2005, au détriment du Nouveau Centre. Le MoDem ne compte pourtant que 4 députés dans ses rangs contre 29 UDF dans la précédente législature. Le Nouveau Centre en compte 20, mais ses candidats n'étaient pas tous inscrits sous la même étiquette, ce qui favorisait le plaignant...
En ajoutant un remboursement de l'Etat de 800.000 euros au titre des frais pour le référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne, le total de l'aide budgétaire publique s'élevaient à 5,4 millions d'euros.
Or, le MoDem ne pourra plus bénéficier de l'injustice passée. Lors des législatives, François Bayrou avait créé un nouveau parti, le MoDem. Peu de cadres de l'ancienne UDF l'avaient rejoint, préférant soutenir Nicolas Sarkozy, au sein du parti Nouveau Centre, et désormais, Bayrou est dans tous ses états.

Bayrou-le-Grand fustige aussi la politique étrangère d'un président qui, selon lui et objectivement, fait "allégeance aux puissants", comme Barack Hussein Obama, selon la gauche. Mais pour la cohérence de son raisonnement, il préfère associer le président français à Vladimir Poutine pendant la crise en Géorgie. "La France a donné son accord plein et entier à l'annexion, elle a consacré le fort et abandonné le faible", écrit-il. « On » n'a donc joué aucun rôle pour empêcher les affrontements entre Russie et Georgie...

Enfin, le latiniste , d'une langue morte, ranime les derniers feux.

Songeant sans doute à la prochaine présidentielle en 2012, le président du MoDem évoque en latin sa relation avec Nicolas Sarkozy. L'archaïque professeur préfère voir en lui un "ennemi à qui on fait la guerre" (hostis), plutôt qu'un "ennemi personnel" (inimicus). Pédant, non ?

mercredi 29 avril 2009

Assemblée Nationale: seulement 46 socialistes étaient rentrés de vacances...

La rentrée des députés tourne au vinaigre

Les députés de gauche absents dans l'hémicycle mardi 28 avril
Les députés UMP ont voulu que nul n'en ignore

Les socialistes n'ont pas de leçons à donner aux élus de la majorité qui étaient massivement présents dans l’hémicycle face à une gauche pelée.

La «leçon» a tourné à une nouvelle prise de becs opposant le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, à celui du groupe UMP, Jean-François Copé et au président de l’Assemblée nationale (UMP) Bernard Accoyer.
«Vous vous êtes payés pour pas cher une belle quinzaine d’antiparlementarisme. J’en ai honte pour votre groupe», a grondé Jean-François Copé s'adressant aux socialistes. Il faisait référence au rejet fortement médiatisé, le 9 avril, du projet de loi Création et Internet, en raison de la présence d'une vingtaine de socialistes, en léger surnombre: pas de quoi se vanter !
«A la minute où nous avons constaté, par cet incident de séance, que le texte était rejeté, nous avons pris l’initiative de demander sa réinscription. Ce texte va être adopté. Nous avons une majorité rassemblée car nous ne nous laisserons pas prendre une deuxième fois», a poursuivi Copé.
Il n'empêche que, ce matin-là, France Info assura à ses lecteurs que la réinscription avait pris tout le monde par surprise... Pour sa part, PaSiDupes l'avait pourtant annoncée, le 16 avril. (lien PaSiDupes)

La riposte UMP n'a pas été médiatisée
La presse d'opposition n'a pas fait le même tapage partisan dans les deux cas.

A la «belle leçon d’absentéisme» qu’a voulu donner le vertueux PS, Copé a demandé l’adoption de l’ordre du jour de l’Assemblée par scrutin public. Histoire de «voir si vous êtes si nombreux que cela cet après-midi», a-t-il lancé, face à des bancs socialistes clairsemés. En clair, il s'agissait d'officialiser la désertion des bancs socialistes, mais les media -que l'on dit pourtant (cf. Marianne, entre autres) soumis à la majorité- ont négligé de le claironner sur tous les toits des Français, sauf probablement France Info, pour son ultime bulletin, à 1h du matin...

Des minutes plus tard, abandonnant, qui le coiffeur, qui la manucure, quelques députés de gauche sont entrés précipitamment en scène, sous les applaudissements et les railleries des députés de droite. «Le rideau, le rideau!», scandaient les uns, en rappel de l’arrivée impromptue des députés socialistes, cachés sournoisement derrière les rideaux, qui avaient fait basculer le scrutin le 9 avril. «Et où ils sont les socialos ?», lançaient d’autres.

Un vote écrasant (279 contre 46)

Le premier rôle socialiste, Ayrault-La- Voix-de-Son-Maître (Hollande) a quitté son banc sous les huées des élus UMP avant d’apostropher Bernard Accoyer du pied de la tribune du Président. «Il s’est fait insulter par Copé. Il exigeait de répondre, ce que M. Accoyer ne lui a pas permis», a prétendu, dans les couloirs, un collaborateur anonyme du groupe socialiste.

L'exception parlementaire socialiste

Les donneurs de leçons socialistes ne veulent pas qu'on leur fasse ce qu'ils font aux autres.
A la reprise des débats, l’ambiance était toujours électrique. «Vous avez tourné le vote en dérision», s'est plaint Jean-Marc Ayrault, soulignant la valeur du vote du 9 avril sur le texte Hadopi. Vexé, le chef du parti bananier accusa alors Jean-François Copé de «discréditer le Parlement».

La mascarade socialiste était-elle respectueuse du Parlement et des Français? «Vous nous faites honte, vous donnez une image lamentable», a rétorqué Jean-François Copé.

1er mai: individualiste hautaine, Royal fait faux-bond à Aubry

Pas de délit de solidarité pour la socialiste Royal...

A Martine Aubry, Désirdavenir Royal préfère les "gros culs"

Elle veut être belle comme un camion (ou une pin-up de cabine de camion): elle défilera le 1er mai avec les salariés d'Heuliez dans le département des Deux-Sèvres, alors que le PS espérait offrir l'image d'une direction unie à Paris lors de la Fête du travail.

L'oeil au rétroviseur
Le grand défilé historique du PS depuis 2002 et les manifestations anti-Le Pen était prévu rue Soufflot (Ve arrondissement): François Mitterrand l'avait remontée en 1981. La semaine dernière, le Parti socialiste avait annoncé qu'il manifesterait à Paris à l'occasion du 1er mai derrière sa "direction rassemblée" autour de sa première secrétaire la Ch'tite Aubry, de l'amère Royal et de Bébert Delanoë. Il devait jeter de la poudre aux yeux des Français en mettant en scène des retrouvailles publiques entre la patronne du PS et la candidate socialiste à vie.

Mais la présidente de la région Poitou-Charentes prépare les Régionales de 2010

La concurrence est grande, car bien qu'elle s'approprie les efforts de Jean-Pierre Raffarin et du gouvernement de F. Fillon sur le dossier du sous-traitant automobile, elle a décidé de s'afficher avec les salariés d'Heuliez, qui défileront à Niort (Deux-Sèvres). Le Barnum annoncé du 1er mai parisien aura lieu sans la Gelée Royal.

Un seul être vous manque et rien n'est dépeuplé
Le PS se mobilise pour réfuter l'idée d'une nouvelle fausse note.

  • Après avoir souhaité un grand rassemblement socialiste unitaire, Martine Aubry s'est félicitée sur Europe1 de la décentralisation des festivités: "tous les socialistes seront dans la rue. Pour moi, c'est ça l'unité du Parti socialiste" Mais, elle n'a pu résister à exprimer son dépit, en qualifiant de "très bonne chose" la présence de Mme Royal "dans sa région"...
  • Benoît Hamon, porte-parole et chef de file du courant de la gauche socialiste, a minimisé l'absence de l'amère Royal à Paris, estimant qu'il y aura "plein d'autres" occasions "pour les images d'unité".
    L'eurodéputé n'est pas normand, mais a considéré à la fois que "le dossier Heuliez n'est pas réglé, ça aurait été bien qu'elle soit à Paris », et qu' « en même temps c'est bien qu'elle soit au côté des salariés". Pour lui, "le feuilleton (de la division) est clos": la consigne est de ne pas en faire un plat !
    D'ailleurs, les soeurs ennemies "seront ensemble lors du meeting de Rezé [Loire-Atlantique, le 27 mai], il n'y a pas d'incident", a-t-il dédramatisé. Un couac ? Et sauf nouveu caprice...
  • Selon un cadre anonyme du PS, comme il en existe plusieurs pour chaque circonstance, l'ex-candidate battue à la présidentielle avait longtemps hésité: défiler dans sa région - ce qui se justifiait- , sans que le 'flouté' n'explique comment, ou à Paris pour ne pas laisser Martine Aubry avoir "seule la vedette".
  • Pour David Assouline, sénateur PS de Paris, secrétaire national du PS et proche de Sa Cynique Majesté Royal, celle-ci "envisageait que les salariés d'Heuliez soient à Paris ce jour-là. Mais elle y aéhoué et " finalement ils ont décidé d'être à Niort et lui ont demandé d'être là, c'est rien de plus". S'il le dit, il faut le croire...
    La native du Sénégal ne fait que défiler "chez elle", selon Assouline qui situe probablement Dakar dans les Deux-Sèvres. A propos de la parachutée venue de Moselle, comme Peillon, le candidat PS aux Européennes de Sud-Est a déserté la Picardie, "les élus locaux ont des comptes à rendre" et "on aurait pu lui reprocher de déserter le terrain pour des images parisiennes". Les élus socialistes traversent la France en tous sens et les diagonales ne leur font pas peur.
  • Le député fabiusien Claude Bartolone aurait "souhaité qu'on puisse offrir ce cadeau, cette image de rassemblement aux militants socialistes qui ont vécu des moments difficiles ces derniers mois" mais "ce n'est que partie remise". Royal est un cadeau royal, en effet.

    La hautaine Royal n'est pas une autonomiste ?

    "C'est l'inverse", assure Bartolone: "elle tient à ce que l'unité du parti soit là, elle aurait aimé le symboliser par cette image mais le fait qu'elle soit à Niort ne doit pas entacher cela". Limpide et immaculé.

    La semaine dernière, l'incohérente Royal avait souligné qu'elle participerait "bien volontiers" à des "actions communes" avec le PS.
    "Compte tenu de la gravité de la crise, je crois que les socialistes doivent être rassemblés", avait-elle assuré sans évoquer ni le défilé du 1er mai ni le meeting de Rezé.

    La bouderie de la capricieuse Royal n'a aucun sens
    En effet, Assouline insiste pour ne voir "aucun signe à donner" à cette absence à Paris.
    Les comportements socialistes sont fonction du qu'en-dira-t-on: "s'il y a quelques jours, on n'avait pas dit qu'elle venait à Paris, personne n'aurait considéré ça comme un quelconque couac". Sauf qu'ils l'ont fait croire et qu'ils n'ont pas encore réussi à évaluer exactement le degré d'instabilité de l'imprévisible Désirdavenir Royal...

    En somme, un « couac » ne peut être socialiste ?
  • mardi 28 avril 2009

    Nicolas Sarkozy chaleureusement accueilli à Madrid

    Le sommet bilatéral de l'amitié franco-espagnole
    Si RFI le dit, on peut croire ces opposants du service public!

    « Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse, a entamé ce lundi une visite d'Etat de vingt-quatre heures en Espagne. Après la visite lundi après-midi du musée du Prado et le dîner d'Etat pour les couples présidentiel et royal au Palais de la Zarzuela, l'essentiel des entretiens politiques aura lieu mardi lors de la réunion bilatérale qui réunira Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero. »

    Après avoir admis que l'ambiance était « plus qu'amicale », comme l'ont noté Paris et Madrid, la radio prétend que les acteurs étaient « soucieux tous deux de faire oublier la polémique sur des propos attribués au chef de l'Etat français sur le président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero ». France Info avait même affirmé, avant l'arrivée du président, que son souci était de s'expliquer sur la désinformation du journal d'opposition français, Libération.
    Les personnes bien informées avaient pourtant cru que les hommes d'état se retrouvaient pour un sommet bi-latéral franco-espagnol, où l'éternelle parasite Royal s'étaient invitée, sans carton, comme elle s'était invitée lors de la cérémonie d'investiture du président Barack Hussein Obama. Alors placée à 100 mètres, le corbeau Royal avait cette fois adressé une lettre de dénonciation pardon à son camarade Zapatero, dont elle avait quémandé le soutien pendant sa campagne présidentielle perdante-perdante.

    Le président Sarkozy étrille les âne et ânesse socialistes


    Alors qu'on lui demandait s'il avait parlé de cela avec José Luis Zapatero, Nicolas Sarkozy a répondu: "Nous n'avons pas une seconde à perdre là-dessus. On en a parlé ? Non. Ca nous intéresse? Non. On tourne la page? On ne l'avait même pas ouverte". Le président français est donc revenu sur la récente polémique visant à irriter José Luis Rodriguez Zapatero lors de la visite présidentielle en Espagne, mardi 28 avril. Pour le chef de l'Etat, c'est de la "politicaillerie française": il s'agit d'un "petit clapot d'un médiocre débat politicien en France", a ironisé le chef de l'Etat, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec le président du gouvernement socialiste espagnol à l'issue du sommet bilatéral qui les réunissait.

    François Fillon avait peu avant déclaré que la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Espagne constituait "une formidable gifle aux élucubrations de Ségolène Royal". Le chef du gouvernement s'exprimait pendant la réunion du groupe UMP à l'Assemblée nationale, selon plusieurs participants.
    La crapoteuse Royal trouvera là l'occasion de se traîner à nouveau sur les genoux.

    Coup de sabot de l'âne bâté

    Libération titrait le 28 avril 2009: Carla - Letizia : Barbie première dame contre Barbie princesse ?
    Les préférences monarchistes de Libération surprendront (peut-être) ses lecteurs, mais indigneront certainement les républicains français. Sur le sujet de la volonté polémiste du canard, nous ne nous étendrons pas.

    Nous nous permettrons seulement de lui faire observer que la princesse espagnole qu'ils plébiscitent est une roturière.
    Si elle avait été d'origine aristocratique, Carla Bruni-Sarkozy aurait-elle remporté les suffrages des incohérents de Libération?

    Au rayon des futilités qui conviennent si bien aux baveux de Libération, on trouve ce commentaire bienveillant:
    « Posant pour les photographes juste avant un déjeuner au palais de la Zarzuela lundi 27 avril, les deux femmes [dames ?] ont misé sur un look de Barbie, les cheveux légèrement lâchés, des robes on ne peut plus convenables, sans décolleté, dans des tons sobres, une tenue Dior bleue pour la Française et un ensemble prune pour l'Espagnole. », ce que contredisent les photos ci-dessus.

    Autre détail de ces spécialistes du Gotha:

    « … Au cours du dîner officiel au Palais Royal lundi soir. Les deux femmes avaient adopté le look des Miss, chacune une écharpe autour du torse. »
    Or, les manants n'ont pas appris dans leur école régionale de journalisme que les écharpes, sur lesquelles ils font une fixation, sont des cordons: comme nous avons le «grand cordon de la Légion d'honneur », les Espagnols ont le « collier de l'ordre royal de Carlos III », la plus haute distinction civile espagnole (ci-contre) , qu'ils ont remis à leurs amis Français.

    Intelligemment, Zapatero décore Nicolas Sarkozy

    Laurent Joffrin doit démissionner
    lefigaro.fr publie le texte, au mot près, d'une dépêche de l'agence de presse française.
    A son tour, le site Internet LePost donne une nouvelle copie de l'article du site Internet du journal Le Figaro, à cette différence, toutefois, de l'ajout du prénom du président en titre... PaSiDupes s'autorise donc à vous transmettre, telles quelles, ces lignes factuelles:
    « Le gouvernement espagnol a annoncé avoir décerné au président français Nicolas Sarkozy et à son épouse Carla Bruni-Sarkozy la plus haute distinction civile espagnole, avant leur visite officielle en Espagne lundi et mardi. Le "collier de l'ordre royal de Carlos III" a été décerné vendredi par un décret de la présidence du gouvernement espagnol.Cette distinction, créée en 1771 par le roi Carlos III, récompense ceux qui ont prêté des "services éminents et extraordinaires" à l'Espagne.Le président français a effectué lundi sa première visite d'Etat en Espagne, suivie mardi d'un sommet franco-espagnol. M. Sarkozy et son épouse ont été notamment reçus par le roi Juan Carlos. »
    Mais LePost tacle aussi la Toquée Royal qui s'auto-flagelle actuellement au fouet à neuf queues et, indirectement, le journaliste de Libération à l'origine du pardon de la pénitente socialiste qu'il a abusée.
    « Lot de consolation pour Ségolène Royal et Laurent Joffrin qui viennent de se voir remettre le prix « Torquemada » par l’association des nostalgiques du Franquisme, pour l’ensemble de leur œuvre en faveur du rapprochement franco-espagnol. »

    Et qui du Nouvel Observateur ou de Libération a copié l'autre?

    Les deux sites d'opposition s'entendent pour titrer pareillement:
    « Zapatero n'a «aucun problème» avec Sarkozy »
    Leurs textes diffèrent toutefois.


    Tandis que Libération ne démord pas des propos tronqués qui auraient visé le chef de gouvernement espagnol et qu'il prête au Président Sarkozy, justement à la veille de sa visite d'Etat en Espagne, le Nouvel Observateur est quelque peu objectif:
    « Dans une interview accordé[e] au quotidien Le Monde daté du samedi 25 avril, le chef du gouvernement espagnol affirme qu'il n'y a "aucun problème" avec Nicolas Sarkozy après la polémique sur des propos attribués au président français que José Luis Zapatero juge "généreux" et "élogieux"."J'ai une très bonne relation avec Nicolas Sarkozy et je sais que tous les commentaires qu'il a pu faire sur moi étaient positifs", déclara José Luis Zapatero.

    La condamnation de Libération par les faits

    Souffleté Baffé, Lolo Joffrin n'exige pas d'excuses, ni que Zapatero réponde de sa dénégation sur le pré...


    Libération n'admet pas le démenti de ses serviles interprétations politiciennes. Il s'étonne: « Pas contrariant, le chef du gouvernement espagnol? José Luis Zapatero a assuré qu’il n’y avait «aucun problème» avec Nicolas Sarkozy, après la controverse sur des propos du président de la République ».

    Libération s'obstine
    « Lors d’un déjeuner avec des parlementaires, le chef de l’Etat avait fait ce commentaire, rapporté à Libération par des convives. «Le gouvernement espagnol vient d’annoncer la suppression de la publicité sur les chaînes publiques.» [Quel est le rapport?] Et répliquant à une remarque sur Zapatero: «Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle.» Libération refuse décidément de répéter la question qui amène ce commentaire et persiste à tronquer l'échange.

    Zapatero jette le discrédit sur Libération

    « Dans une interview au Monde daté de samedi, Zapatero dégonfle la polémique: «J’ai une très bonne relation avec Nicolas Sarkozy et je sais que tous les commentaires qu’il a pu faire sur moi étaient positifs», déclare-t-il. Et d’ajouter [ironiquement], sur la lune de miel Paris-Madrid: «Je connais bien Nicolas Sarkozy. Il a toujours été généreux dans la relation, et élogieux. Il n’y a donc aucun problème. Cela n’appelle aucune explication avec moi». »
    Le chef de gouvernement insiste: "Le Président — qui «a toujours été très diplomate avec» Zapatero, insiste l'intéressé — effectuera lundi et mardi une visite d'Etat en Espagne, doublée d'un sommet bilatéral franco-espagnol"

    La Gelée Royal, candidate socialiste à vie, a bel et bien calomnié le président
    Les méthodes diffamatoires des socialistes apparaissent une nouvelle fois au grand jour. Le rôle moteur de la presse morale d'opposition a été maintes et maintes fois mis au jour et dernièrement encore avec le vrai-faux SMS instrumentalisé par le Nouvel Observateur.

    « Sur les excuses formulées par [ ] Ségolène Royal, [le socialiste] Zapatero a également confirmé, mais sans donner plus de détails, avoir reçu une lettre de l’ex-candidate PS à la présidentielle. » La rumeur ne suffit plus et le PS est passé à la dénonciation ! La dénonciation, sur des bases fantasmatiques...

    Désavoué, Laurent Joffrin doit démissionner

    S'il est responsable, puisque la gauche, on le sait, n'est jamais coupable de rien.

    Qu'au moins les journalistes de Libération séquestrent retiennent leur patron...

    samedi 25 avril 2009

    Liste noire des députés européens sortants

    Les euro-sceptiques se mobilisent
    Etrangement, ce sont les noms des absents au Parlement Européen qui sont livrés à la critique des électeurs.
    La mission de la presse consiste à nous informer, mais ne peut-elle donc être un peu bienveillante? Une polémique par jour, telle est la ration quotidienne servie tiède chaque par les media. Sommes-nous libres de repousser le plat, puisqu'il se trouve toujours un organe de presse ami, une association, collectif ou un réseau, un parti ou un syndicat pour l'inscrire au menu du JT, que nous le voulions ou non. La presse se dit tributaire de l'actualité, mais, privée de tsunami, de pandémie, de séquestrations ou de violences urbaines et sociales diverses, elle crée l'événement à partir de la moindre rumeur fétide et nous impose son point de vue biaisé, par militantisme et démagogie associés.
    Les Européens seraient-ils donc incapables de déduction à partir d'un palmarès qui mettrait les gros travailleurs parlementaires à l'honneur ? On note en effet que ces derniers sont bien souvent d'illustres inconnus et que, à droite comme à gauche, les ténors politiques se consacrent davantage à leurs circonscriptions hexagonales, laissant le tiers féminin d'entre eux aux fourneaux strasbourgeois de la cuisine européenne.

    Quelques jours après la parution des récompenses du Guide Michelin et à quelques semaines du scrutin européen, paraît un palmarès de l’assiduité des euro-députés français. Il ne s'agit pas tant de louer les grands chefs de l'Europe législative que de lister. En pointant les gargotiers absents, on jette le discrédit sur la cuisine européenne tout entière, sans rendre justice aux trois étoiles.
    Rendue publique le mercredi 22 avril, une étude épingle plusieurs des têtes de liste qui font en ce moment campagne pour le 7 juin prochain. Son auteur, Flavien Deltort, est un assistant parlementaire. En fait, il le fut, d'un élu du Parti radical italien, Marco Cappato , mais ne l'est justement plus... Coup de sabot de l'âne ?
    Pendant deux ans, il a compilé des données accessibles au public, mais n’a pas consulté certains registres gardés secrets sur lesquels pointent les eurodéputés.
    Le résultat de cette enquête jette un peu plus le discrédit sur institution mal considérée par les citoyens Français. “Mon but est que les mauvais élèves ne soient pas reconduits” explique M. Deltort qui tempère : “beaucoup de députés travaillent très sérieusement quand même”. Soit !

    L'acerbe journaliste de France Info, Raphaëlle Duchemin, claironna dès 8 heures pour sa part que « c’est un rapport qui pourrait faire du tort à certains », soulignant que c'était bien le but recherché...
    De sa voix tonitruante, elle opposa Pervenche Berès (PS) 9/10 à Marine Le Pen 0/10. Succès garanti. Mais, sa neutralité de journaliste une nouvelle fois prise en défaut dût-elle en souffrir, cette militante d'opposition sur le service public aurait pu tout aussi bien dénoncer les paresseux Harlem Désir (PS) ou Daniel Cohn-Bendit (Verts ou Grünen), car tous trois siègent déjà au Parlement européen et, comme Marine Le Pen dans le Nord, Harlem Désir et Daniel Cohn-Bendit sont également têtes de liste des socialistes et des Verts en Ile-de-France. Que ne l'a-t-elle fait, sinon pour satisfaire les syndicats maison dominants?
  • Le premier des deux têtes de listes en région Ile-de-France épargnés compte récidiver : il ne peut que faire des progrès d'assiduité.
  • Quant au second, il a traversé ce qui reste de frontière de l'Allemagne vers la France, le 7 juin prochain. Il a été élu comme tête de liste des Verts en France: sa liste obtint alors 9,72 % des voix en juin 1999.
    Le 20 octobre 2008, il a ouvert la campagne électorale des écologistes pour 2009, avec Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), José Bové, Yannick Jadot, Monica Frassoni (coprésidente du groupe Vert au parlement de l'Union Européenne).

    Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE le vertueux écolo Verts à ne pas prendre avec des pincettes des baguettes Au Parlement Européen, il avait tenu à serrer la main de Nicolas Sarkozy, mais avait pris à partie le président en exercice.


    Cohn-Bendit n'est pas seulement minable, mais aussi odieux : cet é
    ducateur, soixante-huitard braillard et adepte du « jouir sans entraves » , a publié ceci, en 1975, dans Le Grand Bazar: « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais: "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses?". Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même ». Ca ne suffisait pas et il ajouta donc: « « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi ». Un candidat comme on souhaite en avoir beaucoup dans sa région ?

    Mais que le service public ne s'attarde pas sur d'autres cas extrêmes est proprement indigne et fort peu respectueux de l'auditeur-électeur.
    En termes d'activité; et non pas seulement de présence, Mme Berès, la pistonnée socialiste de la journaliste R. Duchemin (Radio France) voisine pourtant avec le président français du groupe conservateur (PPE), Joseph Daul (UMP), lui-même tête de liste dans l'Est, qui n'a pas les honneurs du palmarès tendancieux de France Info. Il ne suffit pas en effet de faire acte de présence...
  • Une trentaine de députés français sortants, dont certains "étoilés" et qui sont encore en lice le 7 juin, n'ont pas écrit un seul rapport entre juin 2004 et décembre 2008.
    Les élus français affichent des performances très honorables en terme de fréquentation de l'hémicycle strasbourgeois. Les trois quarts des eurodéputés sortants peuvent se prévaloir d'un taux de présence d'au moins 80 % lors des réunions plénières. Plusieurs d'entre eux se font même un devoir de ne rater aucune session mensuelle dans la capitale alsacienne.
    La performance est nettement moins flatteuse en ce qui concerne l'engagement dans les commissions, un des lieux où se fait pourtant l'essentiel du travail parlementaire, en amont des votes en plénière.

  • "Le problème, c'est qu'il est très compliqué de distinguer le quantitatif du qualitatif, observe la vicieuse Marielle de Sarnez (MoDem). Ce n'est pas forcément les dix plus présents qui sont les dix meilleurs parlementaires européens. Mais ce n'est pas obligatoirement les dix derniers non plus."
  • "Dans un groupe parlementaire, certains assument des responsabilités, d'autres non, se défend Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France. La présence en commission, c'est très important, mais les présidents de groupe et les vice-présidents n'ont pas le temps de travailler en commission. A l'inverse, le député coordonnateur sur tel ou tel sujet sera très présent en commission mais écrira peu de rapports."
    Ainsi, les appréciations subjectives tendent-elles à prévaloir sur les critères objectifs, lorsqu'on est de mauvaise foi.

    Une trentaine d’élus sortants sont en position éligible

    Parmi les plus en vue, les socialistes Benoît Hamon ou Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, pour le MoDem, ne brillent de tous leurs feux que par leur absence à Strasbourg. Pourquoi le taire ?

    Alors qui sont les travailleurs les plus ardents?
    Des élus socialistes, UMP, Verts, ou libéraux figurent parmi les plus assidus. Aucun eurosceptique français ne pointe dans les 300 premières places du classement. En comparaison, on y trouve 45 Allemands et 24 Espagnols.

    En février 2009, le quotidien Lyon Capitale publiait un autre classement, avec cette fois dans le trio de tête François Grossetête, (UMP), 2ème sur 65 députés. Elle écope pourtant d’une note moyenne (5/10) dans l’enquête de Flavien Deltort. Joseph Daul (4ème), et Pervenche Bérès (recule en 6ème place), restent cependant bien classés.
    Hélène Flautre passe à la 35ème place, ce qui ne fait plus d’elle l’une des meilleurs. Jean-Luc Benhamias reste stable à la 38ème position, toujours proche de la moyenne mais légèrement en dessous. Il est devancé par son collègue Jean-Marie Beaupuy (29ème), pourtant parmi les moins bons dans l’analyse de l’assistant parlementaire, avec une note de 2/10.
    En très mauvaise passe dans l’analyse précédente, et bien que Strasbourgeoise (!), Catherine Trautmann (PS) refait quelque peu surface (30ème). Jacky Henin (PCF, Calais) s’enfonce à la 52ème position, placé plutôt dans le dernier quart. Tandis que Marine Le Pen reste en queue du classement (avec l'excuse de combattre la construction eropéenne) , et que Philippe De Villiers se retrouve bon dernier.

    On note donc quelques contradictions importantes entre les deux études.
    Et pourtant les critères utilisés sont les mêmes : l’assiduité aux séances et en commissions parlementaire et leur travail épluché au travers des rapports, questions, avis, résolutions, propositions et autres interventions

    Le débat est donc malsain et il est parfaitement adapté de le qualifier de polémique. De polémique stérile, si ce n'est pas un pléonasme.
  • vendredi 24 avril 2009

    La Toquée Royal échoue à dresser Zapatero contre Sarkozy

    Une "réelle amitié" lie Nicolas Sarkozy à Zapatero

    Désirdavenir Royal revendique l'exclusivité de ses amis et quiconque manifeste de l'amitié pour Sarkozy ne peut conserver la sienne. Elle a donc tenté d'opposer les deux hommes que rapprochent, non pas une idéologie, mais la sincérité et le ... respect.

    Parce que le Président de la République effectue lundi 27 et mardi 28 à Madrid une visite d'Etat, suivie d'un sommet bilatéral France-Espagne, la p'tite présidente de Poitou-Charentes avait écrit le 18 avril une lettre d'"excuses" à M. Zapatero, pour tenter de brouiller les deux hommes d'Etat. (Lire PaSiDupes)
    C'est devenu un TOC chez elle, puisqu'elle anticipe chacun des déplacements du Président, pour compliquer ses rapports avec nos partenaires étrangers: en effet, la visite présidentielle au Sénégal avait déjà été "préparée" par la battue de la présidentielle qui s'était crue obligée de demander pardon pour des paroles interprétées et déformées.

    La malheureuse socialiste, brisée dans ses ambitions, est d'ailleurs relayée par une presse partisane également mal intentionnée.
    Une agence de presse britannique écrit: « Nicolas Sarkozy se rend lundi et mardi à Madrid pour une visite d'Etat et un sommet franco-espagnol qui souligneront le caractère "sans nuage" de la relation entre les deux pays après la polémique sur les propos prêtés au président français sur José Luis Zapatero, selon l'Elysée. " La présentation est objective au plan des faits, mais verse toutefois dans la polémique et l'entretient, en considérant que si les propos n'ont pas été prononcés, ce serait « selon l'Elysée ». Le lecteur de gauche n'aura pas relevé.
    Le titre de la dépêche est plus engagé et vicieux: « Nicolas Sarkozy lundi et mardi à Madrid pour dissiper le malentendu » ! Cette fois, assurément harponné, le lecteur d'opposition est pleinement satisfait... Et le sommet franco-espagnol ? Il ne justifie pas l'honneur d'un titre? Pour le coup, n'est-ce pas -pour de bon- méprisant de nos amis espagnols?

    Désirdavenir Royal à nouveau manipulée

    Le vainqueur de la Toquée Royal, Nicolas Sarkozy était interrogé sur des propos désobligeants qu'il aurait tenus à l'égard de M. Zapatero, lors d'une réunion à l'Elysée avec des parlementaires français de droite et de gauche.

    La presse espagnole de gauche avait dénoncé les propos que la candidate socialiste battue à l'élection présidentielle lui avait prêtés, se fiant à un article de Laurent Joffrin, directeur de Libération. Déjà mystifiée par l'imitateur Gérald Dahan qui lui fit prononcer l'une de ses célèbres bourdes de campagne sur le Québec libre, la Gelée Royal s'était faite balader par Joffrin, qui admit, face à Fréderic Lefebvre, qu'il avait sorti de leur contexte les mots qu'il avait attribués au président français...

    Nicolas Sarkozy se flatte d'une "réelle amitié" avec Zapatero

    En réponse au délire du pardon qui anime les actions strictement verbales de la Gelée Royal, le président français Nicolas Sarkozy a pu affirmer qu'"une grande estime" et "une réelle affection" le lient au chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dans un entretien publié dimanche par le quotidien espagnol El Pais dont l'Elysée a diffusé samedi le texte original en français.
    "Ne comptez pas sur moi pour commenter ces rumeurs absurdes, qui ont de surcroît été démenties par les participants à cette réunion, y compris ceux issus de l'opposition", a déclaré N. Sarkozy.
    "Qu'il se trouve, en France, des personnes pour tenter d'instrumentaliser de tels mensonges ne me surprend pas, même si cela me laisse songeur quant à l'idée qu'ils se font de la responsabilité en politique", a-t-il ajouté.

    "Avec José Luis (...) nous avons l'un pour l'autre une grande estime, une affection sincère et, je crois pouvoir le dire, une réelle amitié", a-t-il assuré. A ses yeux, José Luis Zapatero est "un homme de talent, un homme de conviction, un grand d'Europe".
    "Bien que nous n'appartenions pas à la même famille politique [M. Zapatero est issu du Parti socialiste ouvrier espagnol], nous avons toujours su travailler ensemble (...) Nous partageons une même volonté d'approfondir encore l'amitié entre nos deux pays et de la mettre au service des grands défis de notre époque", a ajouté le président français.

    Non seulement il est regrettable qu'il soit plus facile de travailler avec des socialistes européens qu'avec ceux de son propre pays, mais il est surtout grave que des compatriotes d'opposition n'hésitent pas à nuire à la France et à ses relations avec une nation amie, pour satisfaire des ambitions politiciennes, individuelles et égoïstes.

    Qui peut dire qui est son euro-député ?

    En France, ils sont 72 sur huit grandes régions électorales

    L'Union Européenne (UE) est une association économique et politique de 27 états-membres depuis le 1er janvier 2007.

    Nous sommes 492 millions d'habitants dans l'Union Européenne.
    Trois états, la Croatie, la Turquie et l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) ont la qualité d'états candidats, dont l'entrée est cours de négociation.

    Le Parlement européen (PE)

    Il est l'organe de représentation des citoyens des Etats membres de l'Union européenne. Les députés européens défendent les droits des citoyens européens. Depuis 1979, les députés sont élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Les citoyens français et européens peuvent voter et sont éligibles dans leur pays d'origine ou leur pays de résidence. Les dernières élections européennes ont eu lieu entre les 10 et 13 juin 2004, dans l'ensemble des 25 Etats membres de l'UE.
    785 députés siègent au Parlement européen depuis le 1er janvier 2007. Avant l'adhésion de la Roumanie et la Bulgarie en 2007, le Parlement européen était composé de 732 membres.
    Depuis le 26 septembre 2005, 35 observateurs roumains et 18 bulgares étaient également présents au Parlement européen. Au 1er janvier 2007, date d'adhésion de ces deux pays, les observateurs roumains et bulgares sont automatiquement devenus des députés comme les autres (article 21, 1, du traité d'adhésion). Le Parlement est donc composé aujourd'hui de 785 membres.

    Pour la nouvelle législature qui débutera en juin 2009, la Roumanie et la Bulgarie compteront respectivement 33 et 17 députés européens. Le Parlement sera quant à lui composé de 736 membres.

    Elections européennes

    Elles ont lieu le 7 juin en France (entre le 4 et le 7 juin dans les 27 pays de l'Union européenne).

    736 sièges de députés en jeu.
    Plus l'Europe s'ouvre, moins nous sommes représentés: 72 pour la France contre 78 dans la législature 2004-2009. La répartition des sièges par pays se fait en fonction de la population et du nombre d'état-membres. L'Allemagne disposera de 99 élus, l'Italie et le Royaume-Uni, de 72. L'Espagne et la Pologne désignent 50 députés.

    Députés français.
    Ils sont élus à la proportionnelle dans huit grandes régions électorales : l'Ile-de-France (14), le Sud-Est (13), le Sud-Ouest (10), le Nord-Ouest (12), l'Est (10), l'Ouest (10), le Massif Central-Centre (6) et l'Outre-Mer (3).
    Environ un tiers des eurodéputés sont des femmes, un pourcentage plus élevé que dans la plupart des parlement nationaux.

    Qui étaient-ils ?


    Région Nord-Ouest (12)

    BOURLANGES Jean-Louis , ALDE (UDF)
    LE RACHINEL Fernand , NI (FN)
    COTTIGNY Jean-Louis , PSE (PS)
    DOUAY Brigitte , PSE (PS)
    GAUZÈS Jean-Paul , PPE-DE (UMP)
    Hélène FLAUTRE, Verts/ALE (Verts)
    HÉNIN Jacky , GUE/NGL (PCF)
    LANG Carl , NI (FN)
    LIENEMANN Marie-Noëlle , PSE (PS)
    PEILLON Vincent , PSE (PS)
    SAÏFI Tokia , PPE-DE (UMP)
    WEBER Henri , PSE (PS)

    Région Ouest (10)

    AUBERT Marie-Hélène , Verts/ALE (Verts)
    BACHELOT-NARQUIN Roselyne , PPE-DE (UMP)
    GUELLEC Ambroise , PPE-DE (UMP)
    LE FOLL Stéphane , PSE (PS)
    MORILLON Philippe , ALDE (UDF)
    POIGNANT Bernard , PSE (PS)
    REYNAUD Marie-Line , PSE (PS)
    VAUGRENARD Yannick , PSE (PS)
    VERGNAUD Bernadette , PSE (PS)
    VILLIERS Philippe de , IND/DEM (MPF)

    Région Est (10)

    BEAUPUY Jean Marie , ALDE (UDF)
    DAUL Joseph , PPE-DE (UMP)
    GOLLNISCH Bruno , NI (FN)
    GRIESBECK Nathalie , ALDE (UDF)
    HAMON Benoît , PSE (PS)
    HAZAN Adeline , PSE (PS)
    ISLER BÉGUIN Marie Anne, Verts/ALE (Verts)
    MATHIEU Véronique , PPE-DE (UMP)
    MOSCOVICI Pierre , PSE (PS)
    TRAUTMANN Catherine , PSE (PS)

    Région Sud-Ouest (10)

    ARIF Kader , PSE (PS)
    CASTEX Françoise , PSE (PS)
    CAVADA Jean-Marie , ALDE (UDF)
    DE VEYRAC Christine , PPE-DE (UMP)
    LAMASSOURE Alain , PPE-DE (UMP)
    LAPERROUZE Anne , ALDE (UDF)
    MARTINEZ Jean-Claude , NI (FN)
    NAVARRO Robert , PSE (PS)
    ONESTA Gérard , Verts/ALE (Verts)
    PATRIE Béatrice , PSE (PS)

    Sud-Est (13)

    BENNAHMIAS Jean-Luc , Verts/ALE (Verts)
    BONO Guy , PSE (PS)
    CARLOTTI Marie-Arlette , PSE (PS)
    CORNILLET Thierry , ALDE (UDF)
    GIBAULT Claire , ALDE (UDF)
    GROSSETÊTE Françoise , PPE-DE (UMP)
    LE PEN Jean-Marie , NI (FN)
    LOUIS Patrick , IND/DEM (MPF)
    ROCARD Michel , rapporteur sur la directive pour le Parlement, PSE (PS)
    ROURE Martine , PSE (PS)
    SCHENARDI Lydia , NI (FN)
    VATANEN Ari , PPE-DE (UMP)
    VLASTO Dominique , PPE-DE (UMP)


    Massif-Central-Centre (6)

    BOURZAI Bernadette , PSE (PS)
    DESCAMPS Marie-Hélène , PPE-DE (UMP)
    FOURTOU Janelly , ALDE (UDF)
    GUY-QUINT Catherine , PSE (PS)
    HORTEFEUX Brice , PPE-DE (UMP)
    LAIGNEL André , PSE (PS)

    Ile-de-France (14)

    BERÈS Pervenche , PSE (PS)
    COÛTEAUX Paul-Marie , IND/DEM (MPF)
    DÉSIR Harlem , PSE (PS)
    FERREIRA Anne , PSE (PS)
    FONTAINE Nicole , PPE-DE (UMP)
    GAUBERT Patrick , PPE-DE (UMP)
    LE PEN Marine , NI (FN)
    LEHIDEUX Bernard , ALDE (UDF)
    LIPIETZ Alain , Verts/ALE (Verts)
    SARNEZ DE Marielle ALDE (UDF)
    SAVARY Gilles , PSE (PS)
    SCHAPIRA Pierre , PSE (PS)
    TOUBON Jacques , PPE-DE (UMP)
    WURTZ Francis , GUE/NGL (PCF)

    Région Outre-Mer (3)

    FRUTEAU Jean-Claude , PSE (PS)
    SUDRE Margie , PPE-DE (UMP)
    VERGÈS Paul , GUE/NGL (PCR)


    Groupes politiques représentés au Parlement européen

    ALDE : Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, 11 membres français issus de l’Union pour la démocratie française (UDF).
    GUE/NGL : Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, 3 membres français issus du Parti communiste français (PCF) et du Parti communiste réunionnais (PCR).
    IND/DEM : Groupe Indépendance/Démocratie, 3 membres français issus du Mouvement pour la France (MPF).
    NI : Non-inscrits, 7 membres français issus du Front national (FN).
    PPE-DE : Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, 17 membres français issus de l’Union pour le mouvement populaire (UMP).
    PSE : Groupe socialiste au Parlement européen, 21 membres français issus du Parti socialiste (PS).
    Verts/ALE : Groupe des Verts/Alliance libre européenne, 6 membres français issus des Verts.

    Liste alphabétique des eurodéputés

    1. ARIF, Kader Groupe socialiste au Parlement européen
    2. AUBERT, Marie-Hélène Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    3. AUDY, Jean-Pierre Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

    4. BEAUPUY, Jean Marie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    5. BENNAHMIAS, Jean-Luc Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    6. BERÈS, Pervenche Groupe socialiste au Parlement européen
    7. BONO, Guy Groupe socialiste au Parlement européen
    8. BOURSIER, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen

    9. CARLOTTI, Marie-Arlette Groupe socialiste au Parlement européen
    10. CASTEX, Françoise Groupe socialiste au Parlement européen
    11. CAVADA, Jean-Marie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    12. CORNILLET, Thierry Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    13. COTTIGNY, Jean Louis Groupe socialiste au Parlement européen
    14. COÛTEAUX, Paul Marie Groupe Indépendance/Démocratie

    15. DAUL, Joseph Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    16. DENANOT, Jean-Paul Groupe socialiste au Parlement européen
    17. DE SARNEZ, Marielle Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    18. DESCAMPS, Marie-Hélène Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    19.DÉSIR, Harlem Groupe socialiste au Parlement européen
    20. DE VEYRAC, Christine Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    21. DOUAY, Brigitte Groupe socialiste au Parlement européen

    22. FERREIRA, Anne Groupe socialiste au Parlement européen
    23. FLAUTRE, Hélène Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    24. FONTAINE, Nicole Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    25. FOURÉ, Brigitte Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    26. FOURTOU, Janelly Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe

    27. GAUBERT, Patrick Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    28. GAUZÈS, Jean-Paul Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    29. GIBAULT, Claire Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    30. GOLLNISCH, Bruno Non-inscrits
    31. GRIESBECK, Nathalie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    32. GROSSETÊTE, Françoise Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    33. GUELLEC, Ambroise Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    34. GUY-QUINT, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen
    35. HAMON, Benoît Groupe socialiste au Parlement européen
    36. HÉNIN, Jacky Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    37. ISLER BÉGUIN, Marie Anne Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    38. JOUYE DE GRANDMAISON, Madeleine Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    39. LAIGNEL, André Groupe socialiste au Parlement européen
    40. LAMASSOURE, Alain Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    41. LANG, Carl Non-inscrits
    42. LAPERROUZE, Anne Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    43. LE FOLL, Stéphane Groupe socialiste au Parlement européen
    44. LEFRANÇOIS, Roselyne Groupe socialiste au Parlement européen
    45. LEHIDEUX, Bernard Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    46. LE PEN, Jean-Marie Non-inscrits
    47. LE PEN, Marine Non-inscrits
    48. LE RACHINEL, Fernand Non-inscrits
    49. LIENEMANN, Marie-Noëlle Groupe socialiste au Parlement européen
    50. LIPIETZ, Alain Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    51. LOUIS, Patrick Groupe Indépendance/Démocratie

    52. MARTINEZ, Jean-Claude Non-inscrits
    53. MATHIEU, Véronique Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    54. MORILLON, Philippe Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    55. MORIN, Elisabeth Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    56. NERIS, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen
    57. ONESTA, Gérard Groupe des Verts/Alliance libre européenne

    58. PATRIE, Béatrice Groupe socialiste au Parlement européen
    59. PEILLON, Vincent Groupe socialiste au Parlement européen
    60. POIGNANT, Bernard Groupe socialiste au Parlement européen
    61. PRIBETICH, Pierre Groupe socialiste au Parlement européen
    62. ROURE, Martine Groupe socialiste au Parlement européen

    63. SAÏFI, Tokia Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    64. SAVARY, Gilles Groupe socialiste au Parlement européen
    65. SCHAPIRA, Pierre Groupe socialiste au Parlement européen
    66. SCHENARDI, Lydia Non-inscrits
    67. SOULAGE, Bernard Groupe socialiste au Parlement européen
    68. SUDRE, Margie Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

    69. TEYCHENNÉ, Michel Groupe socialiste au Parlement européen
    70. TOUBON, Jacques Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    71. TRAUTMANN, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen

    72. VATANEN, Ari Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    73. VAUGRENARD, Yannick Groupe socialiste au Parlement européen
    74. VERGNAUD, Bernadette Groupe socialiste au Parlement européen
    75. VILLIERS de , Philippe Groupe Indépendance/Démocratie
    76. VLASTO, Dominique Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    78. WURTZ, Francis Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    Le Parlement Européen a un taux de renouvellement particulièrement élevé.
    Par exemple, après les élections de 1994, 57,5% des 567 députés n'avaient pas été élus lors de la législature précédente. Seulement 14 d'entre eux ont gardé leur place continuellement depuis la première élection en 1979, et aucun depuis plus longtemps.

    Caterpillar: les syndicats devront rendre compte des séquestrations

    Les dirigeants séquestrés de Caterpillar portent plainte
    Pas de prise d'otage sans poursuites

    Les quatre cadres de Caterpillar ont déposé plainte pour séquestration: ils avaient été pris en otages 24 heures fin mars par des salariés au siège de l'entreprise à Grenoble. Alors que la menace de procédures de ce type planait depuis quelques temps, il s'agit du premier cas rendu public en France depuis le début de la crise économique et sociale.
    «Ces cadres ont déposé plainte contre X, car ils n'ont pas souhaité fournir les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ni le constat d'huissier», a souligné une source judiciaire ajoutant que la plainte était en cours d'instruction. Les démarches ont été effectuées mercredi auprès du commissariat de police de Grenoble, précise le «
    Dauphiné libéré» qui révèle l'information dans son édition de ce vendredi.

    Ces violences physiques ne seraient pas sanctionnées


    Un connaisseur du dossier, cité par le «Dauphiné libéré», se montrait dubitatif quant à l'aboutissement des poursuites, soulignant que les cadres ayant pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, ne pouvaient être juridiquement considérés comme séquestrés. Ce n'était pas Guantanamo: et alors ?

    En outre, les cadres retenus, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik n'avaient pas souhaité l'intervention des forces de l'ordre, avant d'être libérés par les salariés, le 1er avril, au bout de 24 heures. Avait-il le choix dans le contexte de violences physiques ?

    Les précédents ne dégagent encore aucune tendance

    Avec la multiplications des privations de liberté, les temps vont changer.
    Avant le début de la crise, d'autres séquestrations de cadres notamment à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en février 2008 ou de trois dirigeants d'EDF Guyane en 2007 avaient fait l'objet de plaintes. La première a été classée sans suite et la deuxième a débouché sur des condamnations. Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: il reste quelque trois semaines.

    Aucune des récentes séquestrations qui ont eu lieu notamment à
    Scapa , 3M ou Molex n'a officiellement pour l'heure donné lieu à des poursuites pénales, malgré les appels du patronat à étudier au cas par cas des possibilités de plainte.
    Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: ils ont mis 3 semaines pour se tourner vers la justice:
    Scapa (7 mars), Sony, (12 mars), 3M (25 mars) ou Molex (20 avril) ont au moins trois semaines pour se déterminer...

    "Dix-sept d'entre nous ont reçu hier matin une lettre stipulant leur mise à pied conservatoire. Ils pourraient être licenciés pour faute grave. Ils partiraient donc sans rien, c'est inimaginable". Pierre Piccarreta, délégué syndical CGT, prévient que son syndicat n'aura pas les états d'âmes des cadres séquestrés.

    jeudi 23 avril 2009

    Polémique: Rachida Dati défend le droit à l'humour

    Les polémistes d'opposition éludent le contexte ludique

    Les conservateurs de gauche réclament des énarques compassés
    La garde des Sceaux, Rachida Dati, en déplacement au Liban, a répliqué, jeudi soir sur France Info , à une polémique suscitée par
    sa prestation lors d'un meeting des Jeunes UMP . "Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie; moi je ne vais pas changer de tempérament, j'aime la vie, j'aime rire", a rétorqué Rachida Dati aux vieux éléphants socialistes coupés de la jeunesse, que Désirdavenir se plaît à fustiger. Mais avec les Jeunes Populaires, ce n'était pas le Zénith...
    Le contexte
    Libération a démontré récemment que la presse d'opposition ne se renouvelle pas. Joffrin avait déjà sorti les propos du président de la République sur Zapatero de leur contexte et Sa Cynique Majesté Royal n'avait plus eu qu'à faire sa fin de marché et les accommoder à sa sauce partisane.
    Fadela Amara n'avait déjà pas eu l'heur de plaire à la gauche: l'opposition a manifestement plus de mal, dans la réalité que dans les discours, à accepter une femme en politique, surtout quand elle est de surcroît d'origine maghrébine.

    Alors que Rachida Dati était soumise mercredi soir, ainsi que d'autres candidats de son parti, à un feu nourri de questions sur l'Europe lors de cette réunion de jeunes militants, la ministre, numéro 2 de la liste UMP en Île-de-France pour les européennes, épanouie, a donné des réponses très hésitantes comme le ferait une candidate à un jeu télévisé et déclara même qu'elle "récitait". "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales ?", lui a demandé un jeune homme du public. "Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper", a notamment répondu Rachida Dati en s'esclaffant. "Et puis elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s'occuper", a-t-elle ajouté.
    Diffusés par plusieurs radios jeudi, puis relayés sur Internet, ces extraits ont provoqué de nombreuses réactions, essentiellement mal intentionnées.
    Dans les rangs de l'UMP, le PS et le Modem interprétèrent la scène à laquelle ils n'étaient pas conviés, donc absents. Au vu d'extraits choisis, ils interprétèrent aussitôt ce moment de convivialité à leur façon défavorable et dépeignirent une candidate frivole traitant ce scrutin avec une insoutenable légèreté, tandis que la majorité dénonça la cible d'un "harcèlement médiatique" de la ministre par son opposant aux Européennes en Ile-de-France, Harlem Désir.

    Comment fait-on de la désinvolture avec de la décontraction?

    Selon le PS, cette affaire illustrerait le fait que la Garde des Sceaux, qui n'était pas emballée à l'idée de se lancer dans la bataille européenne, ne maîtrise pas son sujet. « Rachida Dati "traite avec beaucoup de désinvolture cette campagne ». "Visiblement pour l'UMP, (le Parlement européen) est un lieu où on va envoyer les ministres sarkozystes en disgrâce qui ne s'y intéressent pas", a renchéri Harlem Désir, ...tête de la liste PS en Île-de-France.

    Nicolas Sarkozy envoie aux européennes des gens qui n'y connaissent rien", a ainsi déclaré le porte-parole du PS, Benoît Hamon. "Au fond, il y a beaucoup d'amertume chez Rachida Dati d'avoir été écartée d'une fonction prestigieuse. Aujourd'hui c'est le coup de pied de l'âne contre celui qui l'envoie à Bruxelles", a-t-il affirmé, prolixe.

    Sur la même ligne évidemment le président du MoDem, François Bayrou a, sans surprise, estimé qu'"il y avait quelque chose de troublant et de confondant dans le peu d'intérêt qui a été montré pour les questions européennes et le caractère un peu désinvolte dans la manière dont les réponses étaient faites".

    Du côté de l'UMP, on a en revanche compris l'attitude de la ministre. Certains, dans la presse, auraient trouvé des anonymes de la majorité qui s'agaceraient de son "dilettantisme" et de son peu d'intérêt pour les européennes. Le floutage est, en toute occasion, fort pratique... Selon l'un d'eux, dont on ne connaîtra pas l'identité et avance masqué (!), la ministre serait même déjà à la recherche d'un poste dans une grande entreprise privée. Peut-être le brave 'flouté' est-il repreneur du porte-feuille ministériel de Rachida Dati. Sinon il pourrait être Villepiniste.

  • "Il n'y a pas d'affaire Dati, il y a un harcèlement Dati !", a lancé le secrétaire général Xavier Bertrand, en dénonçant le "déferlement médiatique" contre cette ministre parmi les plus populaires du gouvernement.
  • "Même les hommes politiques ont le droit de ne pas savoir répondre à des questions, c'est plutôt honnête de l'admettre", a estimé de son côté le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, jugeant que Rachida Dati avait plutôt joué de manière "habile" en mettant "la salle dans sa poche".
  • Tête de liste UMP en Île-de-France, Michel Barnier, a, quant àlui, souligné "l'ambiance", "conviviale et décontractée" du meeting des jeunes UMP.

    Tout ce bruit ne traduirait-il pas de la fébrilité poisseuse du côté socialiste? Ils semblent bien en effet avoir acquis la conviction que la liste UMP aux Européennes pourrait bien leur ravir quelques sièges.