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mercredi 7 janvier 2015

Consternation: Macron ambitionne de fabriquer de jeunes milliardaires français

Des milliardaires chinois ou qatariens indigneraient-ils le PCFN ? 

Emmanuel Macron a provoqué l'indignation du PCF et du FN

Macron veut plus de milliardaires
à plumer
En émettant le souhait que de jeunes Français aient "envie de devenir milliardaires", le ministre de Hollande a également provoqué l'embarras du PS et l'ironie à droiteA propos du net qui est "une économie de superstars", le ministre de l'Economie explique en effet dans Les Echos qu' "il faut des success-stories, car elles créent un fort effet d’entrainement. Et d'ajouter: "Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires".

Malgré la crise, on compte 155 nouveaux entrants dans ce club pour le moins exclusif, en 2014. L'Europe reste la partie du monde la mieux dotée en grosses fortunes, avec 775 milliardaires. Si leur nombre n'a augmenté que de 1,2% sur un an, la valeur de leur patrimoine s'est accrue de 12%, atteignant 2 375 milliards de dollars.

"L'appât du gain des milliardaires, etc., ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé", a riposté sur RTL le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, 
"Je ne sais pas si c'est le conseil qu'il faut donner aux jeunes Français", s'est-il interrogé. Mais Emmanuel Macron "est ministre de l'Economie et je suis premier secrétaire du Parti socialiste" et "le désir d'entreprendre dans toute une série de domaines doit être stimulé, c'est ce que le gouvernement veut faire", a conclu l'ex-trotskiste, comme Lionel Jospin qui a accepté à 77 ans de siéger au ...Conseil constitutionnel !

Plus incisif,
le numéro un communiste, Pierre Laurent, a qualifié de "ridicule" la déclaration du ministre"Des milliardaires, nous en avons", a estimé le sénateur de Paris sur France Info. "C'est bien le problème". "Nous avons au CAC 40 des gens qui s'engraissent" et "ça produit la crise, la pauvreté, les inégalités".
Dans un communiqué le porte-parole de son parti, Olivier Dartigolles, a cogné plus fort, parlant de "mépris", "cynisme" et "propos misérables".

Frondeur PS, Le sénateur Jérôme Guedj s'est indigné
"A gauche, le thermomètre n'a jamais été la question de l'argent". "Au moment où tant de jeunes galèrent dans l'économie, j'aimerais que quand on parle de la jeunesse on parle aussi globalement de ce qu'elle vit le plus souvent dans son quotidien", a dit le président du conseil général de l'Essonne sur l'Opinion TV.

Arnaud Leroy, député PS proche d'Arnaud Montebourg, a ironisé sur twitter

L'opposition pointe le social libéralisme confirmé du gouvernement Valls 

La sortie de Macron confirme une obsession personnelle pour le "dieu fric"
, a analysé Florian Philippot sur twitter. Le vice-président du FN a également considéré que Macron nargue les nombreux Français appauvris par sa politique. 

A l'UMP, François Fillon, l'ancien Premier ministre de Sarkozy, s'est gaussé sur BFMTV-RMC: "C'est un objectif qui a pu être le sien dans le passé, mais c'est un peu réducteur comme idéal de vie".

Lors de Questions d'Info (LCP, AFP, Le Monde France Info), son collègue député UMP Patrick Devedjian a raillé : "Ceux qui veulent l'être ont compris qu'il faut aller ailleurs!"

Le député UDI Yves Jégo n'a pas manqué de rappeler une déclaration de François Hollande en 2006
Quand il est entré au gouvernement, Emmanuel Macron s'était fait tacler à gauche sur son passé de banquier. En 2011 et 2012, il a gagné près de un million d'euros par an en tant qu'associé de la banque Rothschild, selon les déclarations d'intérêts et de patrimoine des derniers entrants au gouvernement publiées fin décembre par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Les déclarations controversées du ministre interviennent alors que l'Assemblée nationale s'apprête à examiner le projet de loi Macron ayant pour ambition de déverrouiller l'économie et qui suscite de très vives réticences, voire une opposition de gauche, notamment à l'aile gauche du PS. Macron a lui même retiré de son projet ses perspectives chiffrées...
Le plus beau, dans cette affaire, c'est qu'une certaine presse minimise ces propos. "C'est une toute petite phrase perdue dans une longue interview," banalise la presse "indépendante". A preuve toutefois du décalage de cette presse déconnectée des Français et qui s'étonne de leur désaffection pour ces journaux-la, la réaction spontanée d'internautes: "Qu'on vive tous décemment serait déjà bien".
Car, à la vérité, Emmanuel Macron en dit un peu plus que ce que rapporte L'Expansion (L'Express). "Je préfère que des personnes qui ont du talent et qui prennent des risques soient très bien rémunérées plutôt que d’avoir une économie de rentiers qui s’étiole. Il ne faut pas envoyer le signal que le succès ne fait pas partie des valeurs de la France. Le succès, l’émancipation par le travail, ça fait même partie des valeurs de la gauche". Que de chemin parcouru à gauche en deux ans...

Macron fait l'impasse sur l'immense majorité des Français, ni  milliardaires ni ... "illettrés" ! 
Dans son échelle des valeurs, où Macron place-t-il les "sans dents" de Hollande?

lundi 13 octobre 2014

UDI: la justice inquiète Yves Jégo à point nommé...

Le patrimoine d'Yves Jégo visé par une enquête

Jégo est justement candidat à la présidence de l'UDI 
Il dénonce une manipulation alors que les adhérents votent depuis quelques jours pour désigner le successeur de Jean-Louis Borloo.

Des soupçons pèsent sur le patrimoine du député centriste Yves Jégo
qui fait l’objet d’une enquête préliminaire, ouverte en septembre 2013 par le Parquet de Paris. Les enquêteurs s’attachent notamment à expliquer une plus-value de près de 300.000 euros réalisée par Yves Jégo quand il a revendu en 2007 et 2008 ses parts dans une société d’édition qu’il avait fondée en 2000, précise Le Parisien, mais dont le chifrre d'affaires n'a jamais été étincelant.

Autre soupçon, sur l’achat d’un appartement
Cet appartement a été acquis sans apport personnel, moyennant 1,2 million d’euros, ce que réfute Yves Jégo, qui a expliqué l’avoir financé pour partie par emprunt auprès de la Société générale, pour partie par un apport de 300 000 euros.

Yves Jégo a dénoncé des "accusations violentes et sans fondement"
A qui profite le crime ?
Il souligne qu'elles interviennent "comme par hasard à l’heure du choix pour les militants de l’UDI". Les adhérents UDI votent depuis quelques jours pour désigner le président de la formation centriste. Yves Jégo est un des quatre candidats avec Jean-Christophe Fromantin, Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde.

A propos de sa plus-value sur la revente de parts, Yves Jégo a expliqué sur son compte Facebook qu' "en 2008, l’un des associés ayant souhaité acheter [ses] parts pour devenir majoritaire, celles-ci ont été estimées à 300.000 euros par les comptables de l’entreprise". Un montant qui, selon lui, "a fait l’objet d’une inscription régulière dans [sa] déclaration de patrimoine et d’un règlement de près de 80.000 euros d’impôts". 
"Or, la transaction n’a jamais été soldée, compte tenu des difficultés que l’entreprise a alors connues. Il n’y a donc eu à cette occasion aucun enrichissement", assure Yves Jégo qui évoque au contraire un "investissement [...] à perte". Comment donc a-t-il bien pu financer l'achat de son appartement?

Concernant l’achat de son appartement, il a expliqué l’avoir revendu en 2010, les charges "s’étant révélées d’un montant plus élevé que prévu". Ce qui n'explique pas la provenance des fonds à l'achat et souligne l'incapacité de l'ancien ministre comme gestionnaire.

La justice "indépendante" de ce pays a un talent exceptionnel pour peser sur la politique en salissant ses acteurs.
Une enquête préliminaire peut se terminer par une citation directe devant un tribunal correctionnel ou par un classement sans suite. Dans cette dernière hypothèse, le mal serait fait !

dimanche 1 juin 2014

Alliance au centre: la direction intérimaire de l'UMP va un peu vite en besogne

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé a émis l'idée d'une "plateforme commune" entre l'UMP et l'UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse émise par le maire de Bordeaux, qui d'une part a déjà favorisé l'accession de Bayrou à la mairie de Pau et d'autre part n'assure que le partage d'intérim à la tête de l'UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu'une faible adhésion.

Le président de l'UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé,
à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.

"L'UDI n'est pas à vendre", répond le député de Seine-et-Marne, avant d'ajouter : "Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP". Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. "Quand l'UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste", poursuit celui qui assure l'intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l'idée d'une primaire avec des candidats UMP et des centristes n'est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.



"Une profonde erreur," pense-t-on généralement à l'UMP

La proposition d'Alain Juppé ne fait vraiment pas l'unanimité. 

"C'est une profonde erreur, juge sans détours Laurent Wauquiez dans Le Parisien de ce samedi. On ne répond pas à la crise d'un pays par une combine d'appareil politicien." 
Le député de la Haute-Loire voit trois raisons principales à ce rejet : "un, cela donne le sentiment que notre seule obsession est de faire barrage au FN au lieu de répondre à la crise du pays. Deux, on sort les calculettes... c'est vraiment de la petite politique. Trois, les Français attendent une UMP qui ait le courage de ses convictions, et pas une droite qui se perd dans des propos mous."

Rachida Dati exprimait cette analyse un peu plus tôt dans la semaine. "L'alliance avec le centre, prônée par quelques-uns, montre que certains n'ont tiré aucune leçon du scrutin de dimanche dernier […]. 
L'UMP ne doit plus être instrumentalisée pour servir les ambitions personnelles, pour ne pas dire présidentielles, d'un petit nombre de sages autoproclamés", avait sèchement réagi l'ancienne ministre de la Justice dans un communiqué.

Valérie Pécresse a quant à elle ménagé les susceptibilités et l'avenir, mettant en garde contre "une dilution dans un grand parti de la droite et du centre", sur son compte Twitter. Le débat jusqu'au congrès extraordinaire prévu en octobre, s'annoncent animé à l'UMP.


jeudi 26 décembre 2013

Avec 17.800 chômeurs de plus en novembre, l' "inversion de la courbe du chômage est "bien amorcée"...

Hollande nie son incapacité à inverser la courbe du chômage

Le nombre de demandeurs d'emploi est reparti à la hausse en novembre

Un coup dur pour l'exécutif, mais surtout pour les demandeurs d'emploi
L'inversion de la courbe du chômage "est bien amorcée", mais c'est la présidence de la République qui le dit et "ce mouvement pour être significatif doit se poursuivre mois après mois", insiste-t-elle... Et pendant encore longtemps? "C'est une bataille de chaque jour", répète le comique de l'Elysée.

Pour gagner cette bataille, y a plus qu"à "amplifier la reprise de la croissance économique à travers le soutien à l'investissement des entreprises", analyse Hollande. Jetant un regard extérieur sur les drames humains, il raconte en outre qu' "elle passe aussi par la pleine utilisation de tous les instruments en faveur de l'emploi : réforme du marché du travail, emplois d'avenir, contrats de génération", détaille-t-il, comme si il était en charge de rien.

Les réactions politiques ont fusé de toutes parts 

Mais la confirmation des mauvais chiffres du chômage du mois de novembre a atteint inégalement la classe politique, de l'opposition, du FN, du centre en passant par l'UMP, et de la majorité présidentielle.
Dans l'équipe gouvernementale et sa majorité
Michel Sapin, ministre du Travail, n'a pas les boules. Il a défendu le bilan du gouvernement lors d'une conférence de presse. Pour intoxiquer l'opinion les chiffres, il a trouvé avantageux de mettre en avant les chiffres trimestriels de l'emploi plutôt que les relevés mensuels. "Il y a 1300 chômeurs en moins chaque mois, c'est bien une inversion de la courbe. En moyenne trimestrielle, nous avons une légère inversion de la courbe au 4e trimestre pour la catégorie A. C'est insuffisant, car il y a beaucoup trop de chômeurs. Oui, le chômage recule modestement mais il recule. Le chômage recule sur les deux derniers mois du quatrième trimestre. C'est globalement satisfaisant car l'inversion est engagée."

Où est le changement ?

Évolution de la courbe du chômage depuis mai 2012 (France métropolitaine - Source Dares, Le Point.fr)

Les chômeurs des catégories B et C n'existent pas pour l'exécutif
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ne s'est pas montrée: elle s'est exprimée via les réseaux sociaux. 

Mais la mauvaise foi a des limites:
Tout le monde attendait le flagorneur en gros sabots
Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, estime dans un communiqué que "mois après mois la situation s'améliore même si elle n'est pas linéaire (...) Tout notre défi est de conforter et d'accélérer cette reprise. C'est le levier de la confiance pour les entreprises et la création d'emplois". Pouvons-nous faire appel à ce Bruno pour rédiger les cartes de voeux à nos proches en recherche d'un emploi ? 

François Rebsamen prépare son entrée au gouvernement remanié
Le président du groupe PS au Sénat est  plus catégorique: il estime que l'examen des chiffres sur plusieurs mois "confirme que la progression mensuelle, inéluctable, du chômage est enfin stoppée". "L'inversion de la courbe du chômage est donc à notre portée et l'engagement pris par le président de la République est proche de devenir une réalité". 
Voilà bien un raisonnement d'un gestionnaire municipal hors pairs 

La droite tire à boulets rouges

Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports, a réagi sur Twitter.
Le député et président du Conseil général de la Charente-Maritime rappelle au passage la télévision d'Etat à la décence:
Yves Jégo, délégué général de l'UDI et ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, juge dans un communiqué qu' "aucune perspective durable de baisse significative du chômage ne semble hélas poindre à l'horizon". "La France paye ainsi très cher la double erreur économique d'une majorité socialiste qui a préféré le gourdin fiscal aux réformes structurelles indispensables pour baisser la dépense publique".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a considéré sur Twitter qu'il vaut mieux en rire de peur d'avoir à en pleurer:
Guy Bedos a laissé la place vacante.


mardi 13 mars 2012

Borloo satisfait des propositions de Sarkozy sur TF1

Les propositions de Sarkozy sont "conformes aux voeux des radicaux"

Le président du Parti radical valoisien, Jean-Louis Borloo, s'est félicité des propositions formulées lundi soir par Nicolas Sarkozy sur TF1, estimant que ces mesures vont " dans le sens d'une France forte et juste, conformément aux voeux des radicaux".

Jean-Louis Borloo "note que Nicolas Sarkozy a satisfait (...) à certaines demandes des radicaux", souligne le PR dans un communiqué.
Il se félicite notamment de la proposition du président-candidat de créer un impôt pour lutter contre l'exil fiscal, selon ce texte, qui souligne que cet impôt sur les revenus du patrimoine ne touchera donc pas les expatriés français qui développent leurs activités à l'étranger".
Il évoque également "la poursuite du programme de la rénovation urbaine des banlieues, chantier de transformation en profondeur de l'habitat des quartiers doté de 43 milliards d'euros". Le PR souhaite toutefois "que ce chantier soit accompagné d'un effort massif pour l'emploi".

Enfin, Jean-Louis Borloo se réjouit de l'annonce "de la suppression des charges pour les artisans en l'absence de chiffres d'affaires, qui est une mesure juste".
"Ces trois mesures vont dans le sens d'une France forte et juste, conformément aux voeux des radicaux", résume l'ancien numéro deux du gouvernement Fillon.


Borloo fait un nouveau pas vers un soutien franc et massif de Sarkozy

Réuni en congrès samedi à Paris, le Parti radical a décidé, après un vrai débat, d'apporter un soutien "vigilant" et de "principe" à Nicolas Sarkozy à la présidentielle.
Jean-Louis Borloo n'a pas souhaité se rendre au grand meeting du président-candidat, dimanche à Villepinte, mais la présence d'André Rossinot, président d'honneur du parti, a été très remarquée, mais peu commentée par la presse inféodée à Hollande. Post PaSiDupes précédent.

Le vice-président du PR, Yves Jégo, avait avec justesse expliqué la valeur stratégique de cette absence, assurant que "s'il n'est pas là aujourd'hui, il sera là demain".

mercredi 7 décembre 2011

Achetez français, clame Hollande, avec les communistes

François Bayrou fait du neuf avec de l'ancien

Hollande plaide pour le "patriotisme industriel"


Ca s'appelle 'repli sur soi' ou protectionnisme
" Acheter français " ? François Hollande aurait trouvé la formule pour parler d'un sujet autour duquel toute sa campagne va tourner (avec l'éducation) : la réindustrialisation de la France.
François Hollande a assuré mercredi que la désindustrialisation n'est pas une fatalité.
Il était chez Alstom au Creusot, fleuron de l'industrie française et dans une région qui a su préserver son industrie. "Il y a eu 400.000 pertes d'emplois industriels en France en cinq ans, mais pendant les cinq ans qui viennent, nous allons réindustrialiser la France, augmenter la capacité de production, c'est un véritable enjeu pour notre compétitivité et pour notre balance commerciale", a déclaré le candidat socialiste à l'élection présidentielle aux salariés, dans ce site qui fabrique des pièces de TGV.

Le candidat solitaire s'en est pris une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy sans le nommer, sa technique directe et franche.
Se livrant sans doute à de l'auto-dérision, il a ironisé sur "ceux qui viennent dans les usines pour Noël, dire qu'elles vont être sauvées et qui finalement ferment au printemps" et ceux qui, "au sommet de l'Etat, à bout de souffle, menacés d'une note dégradée, s'interrogent sur la crise". Mais il y a aussi ceux qui font et ceux qui n'ont jamais rien fait.
François Hollande a raillé le slogan "travailler plus pour gagner plus" utilisé lors de la campagne de 2007 par Nicolas Sarkozy, en soulignant que le chômage approchait les 10%.
S'appuyant sur l'exemple de l'entreprise Eolane, qui fabrique, elle aussi au Creusot, des tablettes numériques dont la production a été relocalisée en 2010, il a plaidé en faveur d'une politique de relocalisation en France.
" Ils se sont aperçus qu'ici il y avait un meilleur savoir-faire, une meilleure qualité, un meilleur service après-vente. On peut donc revaloriser notre savoir-faire. C'est ça le patriotisme industriel", a-t-il défendu.
Puis, s'adressant en aparté à un ouvrier, il a expliqué qu'il était d'accord pour produire en Chine des produits destinés au marché chinois. " Mais si c'est pour la France, alors on produit en France ! ", a-t-il proclamé.

La campagne de Bayrou est vieille de 40 ans

" Acheter français, c'est du patriotisme social "
A la mi-décembre 2008, le Parti Radical lançait une pétition pour inciter les consommateurs à acheter des produits fabriqués en France. Le but : sauver des emplois, explique Nourdine Cherkaoui, à l'origine du projet.
Communicant et membre du PR, il pense cette initiative comme " un antidote à la fatalité " : " Nous avons tous le pouvoir d'influencer l'emploi. Notre pouvoir d'achat c'est notre pouvoir d'emploi. Si vous privilégiez des produits qui sont fabriqués en France, vous protégez les emplois. Par exemple : nous sommes capables de fabriquer du high-tech, mais trouvez-moi 10 usines en France qui font des écrans plats ! 85% des cadeaux, jouets modernes... sont "made in China". "
Il parle même de " commerce équitable tricolore "...
Les marxistes défaitistes parleraient plutôt de commerce durable.

Mais l'initiative est due au PCF
En vérité, les communistes de Georges Marchais (photo d'introduction ci-dessus) avaient lancé la campagne " Acheter français et produire français " en 1970 !

L'affiche ci-contre à gauche est due au PPF, parti fasciste français actif durant la Seconde Guerre mondiale: troublant !

Quant à Bayrou, il se livre à du laisser-aller langagier !
invité du "Grand Jury" RTL-Le Figaro- LCI, il a agité son drapeau rouge: " On est en train de crever, il faut inverser le mouvement et redonner envie d'acheter français, c'est une démarche civique ", a affirmé Bayrou dimanche 4 décembre au « Grand Jury » RTL - Le Figaro - LCI.
"
Il faut que les Français consommateurs soient le soutien actif des Français producteurs. Il faut et il suffit que, chaque fois que nécessaire, sur les rayons, la transparence soit établie sur la localisation de la production.
Le label “produit en France” dira au consommateur qu'il est engagé dans le produit, qu'il achète un peu pour lui-même, pour son emploi, pour sa sécu et sa retraite.
"


Pour ne pas (trop) prêter le flanc aux accusations de protectionnisme
, il précise que " ce label ne sera pas réservé aux entreprises françaises ": " Il sera ouvert à tous les produits pourvu qu'ils soient produits en France. Et il joue sur les mots: "Il ne s'agit nullement de protectionnisme, il s'agit de transparence !"

Marine Le Pen en revendique aussi la maternité: " Je l'ai dit bien avant lui "

Marine Le Pen propose " une loi Achetons français ", clamant qu'elle l'avait « dit bien avant lui ".





Le député (radical) de Seine-et-Marne Yves Jego, lui, accus Bayrou de plagiat, sur son compte Twitter :
" Les propositions de Bayrou sur le “Made in France” sont celles de mon rapport remis à Sarkozy en mai 2010. " Jégo préconisait notamment la création d'un label ' Origine France '. Créé en mai dernier, ce label indique qu'au moins 50% de leur valeur provient de France. Des matières premières peuvent être importées mais les éléments doivent être assemblés en France.


mercredi 9 novembre 2011

Des radicaux font chanter Borloo au soutien à Hollande ou Bayrou

Jean-Louis Borloo refuse de choisir un candidat

Certains centristes menacent de faire le coup du Père François

Depuis le retrait surprise de Borloo de la course présidentielle, sa famille politique était déboussolée par sa décision d'octobre dernier.

Il a profité de la conférence de presse organisée par le
Parti radical mardi pour clarifier sa feuille de route et ses intentions pour la campagne.
" Ce n'est pas mon grand retour!, s'amuse Jean-Louis Borloo. Je ne suis pas vraiment parti longtemps." Malgré ses dénégations, l'ancien ministre et éphémère candidat à l'Élysée était bien le héros de la conférence de presse organisée par le Parti radical mardi.

Pas question, du moins pour l'instant, de se prononcer pour tel ou tel candidat encore en lice. Ni à titre personnel ni au nom de son parti. Dans un entretien au Figaro, le député de Seine-et-Marne Yves Jégo avait pressé ses amis radicaux de se rallier au président de la République. "Je plaide pour que le Parti radical s'engage sans tarder pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy", nous avait expliqué l'ancien ministre de l'Outre-Mer.

" Il y a au Parti radical des représentants de toutes les sensibilités, a temporisé Borloo, mardi. Il y a ceux qui pourraient s'engager à titre personnel pour François Hollande. Il y a chez nous des gens qui souhaitent plutôt une candidature de Nicolas Sarkozy, d'autres qui sont plus à gauche, d'autres plus au centre. C'est normal. C'est le propre de notre formation politique. "

Le moment de s'engager derrière un candidat n'est pas venu pour le Parti radical, selon Borloo.
" Le choix des radicaux se fera après un débat à partir des propositions faites de part et d'autre, a-t-il expliqué. Nous discuterons, en toute indépendance, avec l'ensemble des formations politiques et ensuite nous voterons.

En attendant Nicolas Sarkozy

À ses côtés, le secrétaire général du parti ouvre même une autre possibilité. " Nous ne nous prononcerons qu'une fois les candidats déclarés et les programmes connus ", explique Laurent Hénart, qui, au final, "n'exclut pas de ne pas choisir».

Dominique Paillé, qui estime lui aussi qu'il est trop tôt pour se jeter dans les bras de quiconque ", souligne ainsi avec malice que le candidat du Parti socialiste, François Hollande, "a évolué dans son approche sur l'énergie et le nucléaire". Dans le bon sens, aux yeux de l'ancien porte-parole de l'UMP.

Des Valoisiens guignent-ils le pot de Flamby ?
Place de Valois, au siège du Parti radical, on ne se fait d'ailleurs guère prier pour expliquer, sur le ton de la confidence, que des "contacts" ont été pris avec la Rue de Solferino. "Penser qu'il y aura des automaticités, c'est ne pas comprendre qu'on est dans un nouveau monde", insinue Borloo à destination de ses amis de l'UMP.

L'UMP sera-t-elle plus goûteuse ?
Les enchères sont donc ouvertes, sur la base des propositions que le Parti radical présentera à l'occasion d'une convention, le 28 janvier, explique Borloo, qui tergiverse en attendant que Sarkozy se déclare.

En fonction, également, des tractations plus discrètes qui concernent les législatives. "
En cas de conflit ouvert, tout le monde sait bien que l'UMP peut faire tomber Laurent Hénart à Nancy, si elle le décide, glisse un négociateur.
Mais tout le monde sait également que les radicaux peuvent faire tomber Valérie Rosso-Debord et Nadine Morano en représailles.
"

Le jeu de la barbichette a repris.
Qui rira le dernier ?

lundi 8 novembre 2010

Enseignants agressés par des collégiennes et des parents

De Nantes à Montauban, la pénibilité du travail des enseignants est démontrée

Nouvelle vague de violences scolaires

Le 5 novembre à Montauban, un couple de parents a frappé le principal d'un collège et le 8 à Nantes, deux collégiennes armées ont menacé leur chef d'établissement.

A Montauban (Tarn-et-Garonne)

Les deux parents d'élève sont en garde à vue pour avoir frappé le principal et avoir menacé de filmer la scène avec un téléphone portable.
Le père et la mère – des adultes dont l'identité est tenu secrète - avaient pris rendez-vous avec le principal du collège Ingres, le plus ancien de la ville et l'un des mieux cotés, pour contester des mesures sanctionnant l'indiscipline de leur fille de sixième.

Quand le chef d'établissement – dont l'identité est jetée sur la place publique - a constaté que la discussion ne menait nulle part et a voulu y mettre fin, le père a exigé les rapports des enseignants sur sa fille. Au bout de quarante-cinq minutes et devant le refus de M. M*****, le père s'est mis à l'insulter et à le frapper. Le chef d'établissement, un ancien pratiquant d'arts martiaux âgé de 56 ans, dit avoir réussi à esquiver la plupart des coups.

Dans la confusion, son portable a été jeté à terre, l'agresseur s'en est emparé et a menacé de filmer la scène, relate M. M***** dans la Dépêche du Midi. Le père a déchiré les rapports des professeurs qu'il avait arrachés aux mains du principal. Il s'est débarrassé du portable plus tard. Le principal poursuit : « Par provocation, il a même allumé une cigarette dans le hall en me recrachant la fumée au visage. »

L'adjoint et la secrétaire du principal, témoins de l'agression, ont alerté les policiers qui ont emmené le couple menotté, selon la Dépêche. Le principal a porté plainte. L'Académie a fait part de son intention de faire de même pour lui manifester son soutien. La police continue à entendre des témoins.

A Nantes (dont le maire est Jean-Marc Ayrault, PS)

Le principal d'un collège nantais a été menacé par deux adolescentes qui ont dû être désarmées et interpellées.

Le principal a été menacé alors qu'il tentait de s'interposer dans une dispute mettant en cause les deux jeunes filles, deux soeurs âgées de 15 et 13 ans, et d'autres élèves de ce collège situé dans un quartier est de Nantes.
Les deux jeunes filles ont été interpellées mais l'une d'elles, blessée lors de la bagarre par un coup de poing (et non de couteau, comme il a initialement été indiqué par l'inspection d'académie), a auparavant été conduite au CHU et un point de suture lui a été placé, a précisé le principal du collège, Jean Alemany - puisque son nom a été rendu public.
Les adolescentes – dont les identités ne sont pas révélées - étaient venues au collège dans la matinée armées d'un couteau de cuisine. "Elles sont entrées pendant un cours dans la salle multimedia, ont commencé par se disputer violemment avec un élève de 15 ans qui s'y trouvait, puis lorsqu'ils sont sortis tous les trois dans le couloirs, elles ont sorti le couteau", a raconté M. Alemany.
"La vingtaine d'élèves qui était en salle multimedia sont aussi sortis dans le couloir mais un surveillant s'est aussitôt interposé, puis je me suis interposé et c'est à ce moment là, dans la bagarre, que j'ai été menacé", a précisé M. Alemany. "Des coups ont été échangés, un extincteur a été dans un premier temps vidé, puis il a été lancé", a-t-il expliqué.
La police est alors arrivée et le calme est revenu.

L'enseignant a indiqué avoir porté plainte au commissariat, "pour violences volontaires au sein de l'établissement, pas en mon nom personnel".
Les trois élèves impliqués ont été entendus au commissariat pour établir les faits. L'établissement a pris à leur encontre une "mesure conservatoire" interdisant aux trois dangereux adolescents de revenir en cours pour éviter "les troubles à l'ordre public".
Indésirables, les deux jeunes filles, ainsi que le garçon, avaient tous trois déjà été exclus de leurs collèges respectifs avant d'arriver dans celui-ci.

Pénibilité du travail d'enseignant

Une stigmatisation injuste

Il se trouve justement que, sur son blog, Yves Jégo demande aux enseignants de travailler davantage. D'après lui, les collèges et les lycéens sont fermés au public 200 jours par an. Il a donc réclamé que le temps de travail des enseignants soit allongé et aligné sur celui des autres fonctionnaires (1600 heures par an). Ce qui permettrait à l'Education nationale de « mieux remplir sa mission, sans creuser un nouvel abîme budgétaire ! » Les enseignants l'informent donc que le temps de présence devant la classe est bien inférieur au temps réel de travail. Ceux qui ont constaté que « Monsieur Jégo a passé 18 jours à l’Assemblée en un an » comprennent d'autant mieux qu'il puisse logiquement posséder ses dossiers.

Une polémique
inutile
Si le travail d'un enseignant est intellectuel, il est également physique. Il est donc extrêmement réducteur, de dire qu'il travaille assis. Chacun peut constater que c'est aussi un métier nerveusement éprouvant, car exposé à des populations perturbées et violentes. Le moment venu, il faudra en évaluer équitablement la pénibilité.

Les fédérations de parents d'élèves ont bien dû prendre position, mais leurs déclarations (éventuelles) ne nous sont pas parvenues...
Puissent-elles être entendues des élèves et de leurs parents !

mercredi 11 novembre 2009

L'opposition prône l'amitié franco-allemande, mais vit mal l'amitié Merkel-Sarkozy

L'opposition détourne la réconciliation historique en récupération
Arc de Triomphe - 11 novembre 2009
La Chancelière Angela Merkel-le Président Nicolas Sarkozy

Un 11 novembre historique

  • Deux jours après les cérémonies pour la chute du Mur de Berlin

    Nicolas Sarkozy et Angela Merkel étaient de nouveau ensemble mercredi, cette fois pour se recueillir sur la tombe du soldat inconnu à Paris, pour le jour anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. "C'est un moment très important pour moi" a déclaré le Chef de l'Etat. "C'est une semaine chargée de symboles", s'est elle aussi réjouie Angela Merkel, deux jours après les festivités du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, .

    Pour la première fois, un chancelier allemand est venu en France rendre hommage aux victimes de la Grande Guerre. La cérémonie aura sûrement moins de poids dans l'Histoire que le tout premier geste de la France en direction de l'Allemagne réunifiée,celui de la main tendue par François Mitterrand au chancelier de l'époque, Helmut Kohl, en 1984. Mais elle est symbolique, car elle permet, une nouvelle fois face au monde, de manifester « l'amitié » franco-allemande, qualifiée de « trésor » du côté français et de « cadeau » pour l'Allemagne.
    -> « Il y a un regain du couple franco-allemand depuis quelques mois », confirme Olivier Giraud, chercheur au centre Marc Bloch, à Berlin. Sarkozy reconnaît que l'alliance avec l'Allemagne est un peu une stratégie obligée. « Les deux pays doivent être unis pour faire avancer l'Europe, et ils sont un facteur de stabilité » face à la cacophonie des Vingt-Sept.
    -> Anne-Marie Le Gloannec, chercheur au CERI, n'est en revanche pas convaincue que Berlin souhaite autant ce rapprochement que Paris. « L'Allemagne, poids lourd économique de l'Europe, est davantage tournée vers la Russie, la Chine et les Etats-Unis ».

    Le couple Sarkozy-Merkel dans la continuité du tandem Mitterrand-Kohl ?
    Verdun - 22 Septembre 1984
    Le Chancelier Kohl et le Président Mitterrand
    rendaient hommage
    aux soldats tombés lors des deux Guerres mondiales

    Vingt-cinq ans après le fameux « mano en la mano » de François Mitterrand et Helmut Kohl se prenant la main sur le champ de bataille de Verdun, le Président et la chancelière ont honoré la mémoire de toutes les victimes de la Grande guerre en ravivant ensemble la flamme du tombeau du Soldat inconnu, lors de la commémoration de l'Armistice de 1918. Avant d'exalter la réconciliation entre leurs deux pays. Ils ont ajouté ainsi une nouvelle image à l'album de l'amitié franco-allemande. Sous l'Arc de Triomphe balayé par un vent froid, le chef du gouvernement allemand a participé, pour la première fois, aux côtés d'un président français, aux cérémonies commémorant l'Armistice de la guerre de 1914-1918 et la défaite de l'armée allemande.

    Pour mémoire, ce document du 22 janvier 1963 à Paris:
  • Accolade entre le Général De Gaulle et le Chancelier Adenauer
    à l´issue de la signature du Traité de l´Elysée

    Autres temps, autres moeurs
    Les nostalgiques de 1979 préfèreront la photographie originale
    des dirigeants communistes est-allemand et soviétique

    Honecker et Brejnev s'embrassant à pleine bouche à la russe

    «Madame la chancelière, en acceptant l'invitation de la France, vous avez fait ce matin un geste historique qui honore la France et les Français», a déclaré Nicolas Sarkozy à son invitée.
    Symbole de ce 11 novembre exceptionnel, le Chœur de l'armée française a entonné l'hymne national allemand après la Marseillaise, devant les soldats de la brigade franco-allemande et les élèves-officiers des deux armées qui encerclaient l'Arc de Triomphe.
    «Ce 11 novembre, nous ne commémorons pas la victoire d'un peuple contre un autre mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l'un que pour l'autre», a souligné Sarkozy. «Je sais que ce qui s'est passé ne peut pas être effacé. Cependant il y a une force, une force qui nous aide, qui peut nous aider à supporter ce qui s'est passé. Cette force, c'est la réconciliation», lui a répondu Merkel.
    Tous deux ont ensuite loué l'amitié franco-allemande.
    Après la cérémonie, à laquelle participait l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, les deux dirigeants se sont offert un bref bain de foule en haut des Champs-Elysées.


    Ceux qui sont pour la paix, mais à qui l'initiative ne convient encore pas...

    Personne ne se risquerait à critiquer la réconciliation franco-allemande.

    L'opposition s'est bien gardée de lancer une polémique sur la présence d'Angela Merkel au côté de Nicolas Sarkozy lors de la célébration de l'Armistice hier, mais tout de même...

    Faut-il pérenniser cette initiative?

  • Mardi, Hubert Falco, secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants avait prévu d'éventuelles polémiques et déminé le sujet : « Il n'a jamais été dans les intentions du Président de pérenniser le 11-Novembre comme une manifestation d'amitié franco-allemande. L'an prochain, la célébration sera différente.»
  • Le ministre français de la Défense souligne que «le couple franco-allemand est avant tout le symbole de la construction européenne et [que] ce 11-Novembre se déroule dans une phase particulière, juste après le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin. » Hervé Morin fait clairement valoir que c'est la continuité entre ces deux événements qui justifie en grande partie l'aspect inédit de ce 11-Novembre 2009.

    -> Le devoir de mémoire ?
    A sa façon, l'artiste russe Dimitri Vrubel a repeint sur le Mur de Berlin le célèbre "baiser fraternel"
    entre les ex-leaders communistes est-allemand et soviétique Erich Honecker et Leonid Brejnev

    François Bayrou a envoyé un scud
    (missile à courte portée développé dans les années 1950 par l'Union soviétique) dans le jardin de l'Elysée. Dans la pure veine du magazine Marianne, il a regretté que l'ON «manipule trop l'Histoire et les symboles», selon lui.

    Zizou-Bayrou
    démontre encore en cette circonstance que tout ce qui vient de Nicolas Sarkozy est contesté. Le devoir de mémoire, c'est la chasse gardée de l'opposition et le fossoyeur de l'UDF entend apporter sa contribution au dossier «récupération historique» ouvert par le PS avec la lecture controversée de la lettre de Guy Môquet.

    -> L'identité française à la rescousse


  • Certaines personnalités politiques estiment que le 11-Novembre doit rester une commémoration française.
    L'ancien secrétaire d'État à l'Outre-Mer est désormais sur la même longueur d'onde que le PS. Yves Jego admet que la participation d'Angela Merkel constitue un «geste fort», mais il estime que la célébration de l'Armistice fait partie de l'identité française.
    Une position partagée par le socialiste Jean-Marc Ayrault
    , un temps professeur d'allemand.
  • Le communiste Maxime Gremetz relativise l'importance de l'initiative que Bayrou et Ayrault contestent. Il n'a pas été gêné par la présence d'Angela Merkel, mais il en dénie le côté historique en faisant remarquer que c'est François Mitterrand et Helmut Kohl qui ont été les «précurseurs» en la matière, en 1984.
  • De son côté, Nicolas Sarkozy a justifié sa volonté de faire de ce 11-Novembre un symbole franco-allemand: «Je pense que les esprits ont évolué», a-t-il noté.

    A l'appui de son observation, le Chef de l'Etat a ainsi rafraîchi la mémoire des détracteurs professionnels en rappelant que la paternité de cette idée revient à Jacques Chirac. Or, sans doute trop tôt, elle avait essuyé en 1998 un refus du Chancelier Gerhard Schröder.

    Entre volonté réélle de réconciliation avec l'Allemagne et opération politicienne de dénigrement hexagonal, l'opposition trouve la voie étroite et à encore passé la ligne jaune.
  • jeudi 30 avril 2009

    Zapatero, Ségo-la-maso, Jégo et la "ridiculitude"

    Les braves haussent le ton contre la désobéissance politique Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, a sèchement fustigé la Toquée Royal après que celle-ci a présenté ses excuses à José Luis Zapatero pour des propos que Laurent Joffrin de Libération impute à Nicolas Sarkozy. Depuis que Sa Cynique Majesté Royal s'en est emparée, il a admis les avoir extraits de leur contexte et donc d'en avoir détourné le sens. Ce journalisme moderne dépasse largement l'insolence ordinaire de la presse d'opposition traditionnelle soucieuse à l'origine de seulement donner des gages de liberté. Or, c'est désormais l'idéal de neutralité politique et d'éthique professionnelle qui est gravement menacé.

    La Gelée Royal fait de la désobéissance politique

    Pareillement, en se désolidarisant constamment du PS auquel elle est inscrite, mais qu'elle méprise royalement, la battue de la présidentielle désobéit à la volonté populaire qui s'est démocratiquement exprimée en la refoulant. Sa désobéissance consiste à s'affranchir des règles internes de son parti mais aussi au système démocratique qui ne lui ont pas permis de conquérir le pouvoir.
    Désirdavenir Royal s'inspire des méthodes émergentes de la désobéissance citoyenne que véhiculent les collectifs et associations comme RESF, Jeudi Noir ou DAL et les partis ou syndicats trotskistes, comme le NPA (Besancenot) ou SUD. Pour exister dans l'adversité, les refoulés du système démocratique surmédiatisent leurs interventions et font des coups médiatiques, qui s'apparentent davantage à de la provocation qu'ils ne résultent d'une réflexion approfondie et cohérente. Le corpus idéologique est réduit au croupion, à sa plus simple expression, en slogans et rumeurs.

    Les acteurs politiques sincères au service de la population s'indignent
    Mais qu'ont-ils donc fait de la politique?
    Ainsi, Yves Jégo écrit-il dans un communiqué: "Totalement incapable de formaliser la moindre proposition pour apporter aux Français la preuve qu'elle serait porteuse de solutions pour répondre à la crise", la présidente de la région Poitou-Charentes "semble avoir pourtant trouvé le filon pour exister dans les médias".
    "Elle devrait comprendre combien elle se ridiculise et déshonore notre pays en se flagellant ainsi chaque semaine sur la scène internationale pour des fautes imaginaires", ajoute le secrétaire d'Etat.
    "Après la bravitude, faute contre la langue française n'ayant pas fait l'objet d'excuse de son auteur, Madame Royal invente la ridiculitude, désormais symbole de sa dimension politique", déplore-t-il.

    Les burlesques de l'activisme anti-libérale

    Ils ont nettoyé la mairie de Neuilly au Kärcher, demandé un prélèvement d’ADN à des CRS, attaqué une base nucléaire de la Marine nationale... Ils, ce sont les “artivistes” de la BAC (Brigade activiste des clowns). Leur méthode ? Le second degré. Leur but avoué? Dénoncer les travers de notre société. Drôles, caustiques et déterminés, ils redonnent de la fraîcheur à l'action collective, pensent les braves gens. Leur but inavoué. La déstabilisation révolutionnaire. Rappelez-vous: les clowns étaient aussi au rendez-vous de Strasbourg, quand les 'Black blocks' anti-OTAN cassaient et brûlaient tout sur leur passage.
    Ce soir du 21 décembre 2008, rendez-vous était déjà donné au deuxième étage de l'immense Bibliothèque publique d'information (BPI), au Centre Pompidou. « Votre contact sera une jeune fille au bonnet rayé noir et blanc », indiquait le courriel.
    Le « contact » vous entraîne alors au rayon littérature. Soudain, des clowns surgis de nulle part arrachent des livres à des complices disséminés parmi les lecteurs, comme des socialistes derrière leur rideau à l'Assemblée Nationale. Sur leurs fausses couvertures sont inscrits au feutre des titres comme La Désobéissance civile, d'Henry Thoreau, La Société du spectacle, de Guy Debord, Le Droit à la paresse, de Paul Lafargue, L'Insurrection qui vient, du Comité invisible, et même « Le Sabotage des trains sous l'Occupation », d'Henri Krasucki (le fameux comptale de la CGT...) et « L'Anarcho-autonomie pour les nuls ».
    Un attroupement effaré d'amateurs de littérature se forme pour regarder les clowns déchirer les livres, les jeter dans une poubelle et faire semblant d'y mettre le feu avec de l'« essence pour autodafé ». A peine le temps de distribuer quelques tracts, et les clowns se retirent, laissant l'assistance médusée. Le happening silencieux, une mascarade, ne dure que deux ou trois minutes.
    VOIR et ENTENDRE



    Les photographes de presse avaient été convoqués; ils avaient accouru. C'est grâce aux journalistes que, non violents ou destructeurs, les réseaux et collectifs subversifs sévissent toujours et que Sa Cynique Majesté Royal bouge encore .

    Il ne lui manque plus que le nez rouge ?
    Bas les masques!

    Vous êtes découverte...