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mardi 13 juin 2017

Ségolène Royal abandonnera le pédalo socialiste en perdition

Le parti présidentiel draine  et héberge  les égarés du paysage politique

Segolène Royal révèle sa trahison : elle a voté En Marche!

Le PS paie ses "divisions" et il va sans doute y avoir une "recomposition" à gauche, a prédi mardi Ségolène Royal, sur RMC (groupe BFM) qui a voté pour une candidate En Marche! au premier tour des législatives.

L'ex-ministre de l'Environnement a ajouté être en contact avec les ministres Nicolas Hulot et Jean-Yves Le Drian pour continuer à travailler sur le climat.
"Je vais continuer le combat climatique; je mettrai mes compétences au service de ce combat et du gouvernement", a-t-elle raconté.

Le président Emmanuel Macron l'aurait, selon elle, appelée au moment de composer le gouvernement, pour lui dire qu'elle n'en ferait pas partie, mais lui a demandé son aide sur le dossier climat, a-t-elle affirmé, comme si Nicolas Hulot, ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, n'était pas à la hauteur. Il "m'a appelée très tard; j'ai été la variable d'ajustement", assure celle qui fut un temps tête de gondole du PS.

Ségolène Royal, qui après la COP21 avait oeuvré à pousser les ratifications de l'accord de Paris, a monté une association, "Manifeste pour une justice climatique".

L'ampleur de la défaite du PS révèle "un système politique qui arrive à épuisement"

Le coeur du PS bat-il encore ?
Le diagnostic de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 est cruel : "L'alternance verrouillée droite/gauche ne répond plus forcément aux problèmes qui se posent", estime l'ex-concubine de François Hollande qui a présidé au déclin du PS de 1997 à 2008 et à l'affaiblissement de la France de 2012 à 2017.

Ce qui est responsable de l'effondrement du PS, "ce sont les divisions. Les gens ne supportent plus cela". Et "il y a division quand il n'y a pas assez de travail idéologique" autour des mutations de la société, insiste-t-elle.

Brigitte Macron et Ségolène Royal 
ont toutes les deux 64 ans en 2017
Selon Royal, "il y a eu [dans la société] un épuisement général, le 49-3, les attentats... une saturation, et un besoin d'apaisement, d'accalmie. D'où le fait de choisir un courant centriste".

Ségolène Royal, qui dit avoir voté Macron à la présidentielle, ajoute avoir également opté pour la candidate En Marche! dans sa circonscription des Deux-Sèvres. Car "c'était une bonne candidate", dit-elle au sujet de Christine Heintz, qui a devancé de peu au premier tour Delphine Batho (PS), une ancienne proche de S. Royal. 

Royal prépare les esprits à son largage du PS
A la question de sa fidélité au PS, Ségolène Royal a répondu "je ne sais pas". 
Faut-il la tondre ?
"Vous pourriez changer?", a insisté Jean-Jacques Bourdin. "Oui, bien sûr, parce qu'il va y avoir sans doute une recomposition. En tout cas, il faut que quelque chose se passe qui continue à porter les questions de justice sociale et d'émancipation par l'école (...)". "Le Parti socialiste a perdu les raisons de ses combats et de sa création, a-t-elle accusé. Or, ces raisons ne sont pas périmées", selon elle.

"Il n'y a pas de danger démocratique", juge-t-elle, à propos de l'hégémonie parlementaire annoncée pour la 'République en marche'. Mais "cet énorme groupe parlementaire va rendre obligatoire une réforme" du fonctionnement de l'Assemblée, notamment pour renforcer l'initiative parlementaire, a-t-elle néanmoins souhaité, trahissant ainsi une crainte certaine
"Il va falloir trouver une utilité à ces députés, qu'ils ne soient pas que des godillots à lever la main".

Faut-il introduire une dose de proportionnelle aux législatives? 
"Ce serait plus juste, mais il est toujours scabreux de modifier le mode de scrutin", estime Mme Royal, appelant surtout à se concentrer sur le fond des dossiers, comme par exemple la défense de l'agriculture bio.

dimanche 1 juin 2014

Alliance au centre: la direction intérimaire de l'UMP va un peu vite en besogne

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé a émis l'idée d'une "plateforme commune" entre l'UMP et l'UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse émise par le maire de Bordeaux, qui d'une part a déjà favorisé l'accession de Bayrou à la mairie de Pau et d'autre part n'assure que le partage d'intérim à la tête de l'UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu'une faible adhésion.

Le président de l'UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé,
à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.

"L'UDI n'est pas à vendre", répond le député de Seine-et-Marne, avant d'ajouter : "Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP". Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. "Quand l'UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste", poursuit celui qui assure l'intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l'idée d'une primaire avec des candidats UMP et des centristes n'est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.



"Une profonde erreur," pense-t-on généralement à l'UMP

La proposition d'Alain Juppé ne fait vraiment pas l'unanimité. 

"C'est une profonde erreur, juge sans détours Laurent Wauquiez dans Le Parisien de ce samedi. On ne répond pas à la crise d'un pays par une combine d'appareil politicien." 
Le député de la Haute-Loire voit trois raisons principales à ce rejet : "un, cela donne le sentiment que notre seule obsession est de faire barrage au FN au lieu de répondre à la crise du pays. Deux, on sort les calculettes... c'est vraiment de la petite politique. Trois, les Français attendent une UMP qui ait le courage de ses convictions, et pas une droite qui se perd dans des propos mous."

Rachida Dati exprimait cette analyse un peu plus tôt dans la semaine. "L'alliance avec le centre, prônée par quelques-uns, montre que certains n'ont tiré aucune leçon du scrutin de dimanche dernier […]. 
L'UMP ne doit plus être instrumentalisée pour servir les ambitions personnelles, pour ne pas dire présidentielles, d'un petit nombre de sages autoproclamés", avait sèchement réagi l'ancienne ministre de la Justice dans un communiqué.

Valérie Pécresse a quant à elle ménagé les susceptibilités et l'avenir, mettant en garde contre "une dilution dans un grand parti de la droite et du centre", sur son compte Twitter. Le débat jusqu'au congrès extraordinaire prévu en octobre, s'annoncent animé à l'UMP.


lundi 30 septembre 2013

MoDeM vs UDI: Bayrou va-t-il absorber Borloo ?

UDI-Modem, recomposition à hauts risques au centre 

Au centre
, l'état des forces est à l'avantage de Jean-Louis Borloo et de l'UDI. 
Mais François Bayrou n'hésitera pas à lancer une OPA. 

Fin août, le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a estimé sur TF1 que la famille centriste va parvenir à se réunir, en citant le président du Modem François Bayrou, "le dernier qui manque" à l'approche des élections européennes et municipales. Depuis, après des années de dénigrements réciproques, les deux centristes se gardent bien de toute déclaration susceptible de compromettre leurs Pacs. Pour l'heure,  Bayrou nie toute animosité envers Borloo.

L'alliance promet d'être belle avant de virer à l'aigre, car François Bayrou entend bien prendre l'ascendant sur Borloo. Pour sortir de son  mortel isolement, le Béarnais a une carte à jouer et il entend bien la jouer. Il a déjà entamé un marathon politique qui laisse  Jean-Louis Borloo sur place

"Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint," a prévenu Bayrou 
"Tu as une occasion en or de réaliser une OPA sur le centre !" glissa Robert Rochefort au président du MoDem, en août, et François Bayrou se déclara désormais "critique à l'égard du gouvernement". Il venait d'engager  avec Borloo une partie de poker menteur. "Un excellent joueur de poker comme lui ne peut penser qu'à ça, juge Maurice Leroy, son porte-parole aux présidentielles de 2002 et de 2007 - et son sparring-partner sur les tapis verts.
La captation de la totalité de l'héritage centriste vise à servir une nouvelle, et certainement dernière, candidature, en 2017. 

La présidentielle, "l'unique élection qui permette de changer le pays"
, a toujours été son ultime horizon. "Il veut y aller, quitte à devenir le Laguiller du centre !" renchérit Leroy, ex-bayrouiste, aujourd'hui borlooiste.
Selon le député UDI Yves Jégo, l'ancien ministre de l'Education nationale  relativise ses échecs successifs: "il a quelque chose que personne n'a chez nous : 5 millions de Français qui ont voté pour lui". 

Sarnez conteste déjà la légitimité de Borloo: "On a la marque et Bayrou est l'incarnation du centre." Si Bayrou assure s'être défait de cette obsession élyséenne, il sait aussi que les centristes de toutes obédiences auront besoin de se mettre d'accord sur un candidat et d'inscrire dans le marbre son mode de sélection. 
Le multirécidiviste Bayrou tient la corde. "Je n'ai pas une mentalité de force d'appoint", lâche le président du MoDem, dans un instant de franchise qui en dit long sur ses intentions: "truster" le centre et le représenter -sans partage- dans quatre ans. Bayrou n'a jamais supporté de ne pas être n°1.

Il a imaginé la forme d'une primaire à la sauce béarnaise
Réunir les militants dans un grand stade et compter les mains levées. L'agrégé de lettres y trouvera sans risque la consécration d'un sacre, si populiste soit-il... Aux premières réunions de projet de la "joint-venture" centriste, il a proposé de la baptiser "Udem". Plus MoDem qu'UDI. 

Pas dupe, l'équipe Borloo a dit niet... 

Pour l'heure, le MoDem fait encore pâle figure face aux milliers d'adhérents de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), à sa soixantaine de parlementaires et à son aisance financière. Le parti est contraint de louer la moitié de son siège dans le VIIe arrondissement de Paris, de licencier le chauffeur historique de son président, et n'a quasiment plus d'élus. 
Mais le David a un gros avantage pour se transformer en Goliath: "On a la marque et François est l'incarnation du centre". Marielle de Sarnez, fidèle de la première heure, a lâché le morceau, tandis que Borloo, par contraste, n'a jamais été clair dans son orientation. "Ce ne sont pas les mêmes, souligne un ami de Bayrou. L'un est constant et tenace ; l'autre, cyclothymique et velléitaire."

Reconstitution de ligue dissoute
 
Les premières universités d'été de l'UDI, à Poitiers, à la mi-septembre, n'ont pas clarifié les lignes. "C'était un bon Borloo le samedi, un très mauvais le dimanche", soupire un sénateur déconcerté du Nouveau Centre. Les ralliés de l'ancien maire de Valenciennes restent perplexes. Ses volte-face à la présidentielle et à la mairie de Paris l'ont privé d'allégeances indéfectibles. "Ce rapprochement est possible parce que beaucoup, à l'UDI, veulent un vrai chef et que François a l'étoffe d'un leader", soutient une proche de Bayrou. Certains de ses anciens compagnons de route esquisseraient volontiers un rapprochement avec lui, à la recherche d'une stabilité.
Certes, pour avoir choisi Hollande, Bayrou devra affronter les blâmes, mais il pense avoir trouvé la parade : "Entre le premier tour et le second, des millions de Français ont fait comme moi." 

Hervé Morin a déjà laissé de côté rancune et reproches. "On s'est revus et on s'est reparlé comme si on s'était quittés la veille. Il y avait de la curiosité et du plaisir", raconte le président du Nouveau Centre. Une même passion équestre a été le prétexte à un appel de Bayrou en plein coeur de l'été. Et Morin, tout à sa volonté de ne pas se faire doubler par Borloo, n'a pas abrégé la conversation...

Voici déjà Bayrou au centre du jeu. 

Reconstitution de ligue dissoute.
 
Les deux hommes fixent ensemble des éléments de langage pour la "clarification", que l'ex-député colporte ici et là en gage de sa bonne foi de converti : Bayrou est désormais un opposant à François Hollande, qu'on se le dise. Dans les faits, après sept ou huit entretiens avec le président - c'est son propre décompte - il ne lui a plus parlé "depuis quatre mois". 
Hervé Morin, qui n'excluait pas une nouvelle tentative en 2017, ne voit dorénavant rien de "dramatique" à soutenir François Bayrou. Tout, plutôt que d'envisager son ennemi juré Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), en porteur d'un flambeau élyséen. 
Il n'a évidemment pas échappé à Bayrou que ce petit monde se déteste cordialement et qu'il pourrait en tirer un avantage certain jouer de ces rivalités. "Je les ai tous vus, se félicite-t-il, à l'exception de Jean-Christophe Fromantin." La précision n'est pas anodine : le député maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) caresse aussi un rêve présidentiel. Bayrou a identifié tous ses rivaux, y compris les moins nuisibles, pour mieux les neutraliser. 

A Pau, Bayrou n'a pas le droit de caler au démarrage
Il pourrait gagner par KO ou par abandon, aussi. Mercredi 11 septembre: devant quelques convives, Jean-Louis Borloo se présente en berger d'un centre enfin réunifié, l'aboutissement d'une "mission" qu'il s'est assignée en fondant l'UDI. A 62 ans, va-t-il passer la main? "Cela ne signifie pas que j'aie la tentation de Venise", précise-t-il. Si l'exil n'est pas imminent, la lassitude perce, selon les partisans de Bayrou qui assurent que le retour de Bayrou, à 62 ans également, serait une opportunité pour lui de laisser une boutique qu'il n'aurait plus envie, selon eux, de tenir. L'avocat serait débarrassé d'un marigot de jeunes ambitieux qu'il ne parvient pas à dompter et dont Bayrou aurait vite fait de régler leurs comptes. 

Bayrou n'est pas homme à s'encombrer. 
Il ne fera pas grand cas des réserves des quelques gauchisants du MoDem, Christophe Madrolle et Jean-Luc Bennahmias. Rien, en revanche, ne sera possible s'il perd la bataille de Pau, en mars 2014. "Je n'ai pas le droit de me planter", disait-il au début de l'été. Après quelques hésitations, il devrait se présenter, ne serait-ce que pour marquer un peu plus sa différence avec un Borloo rétif au combat. 

Pour cette bataille municipale, François Bayrou a été très sensible au soutien public d'Alain Juppé. Pas seulement parce qu'il partage avec lui un voisinage aquitain et une amitié de longue date, mais parce qu'il a déjà bâti dans un coin de cerveau une suite à sa main-mise sur le centre : à défaut de l'emporter en 2017, s'imposer en Premier ministre
Il a espéré ce lot de consolation avec Hollande, il veut y arriver avec Juppé à l'Elysée. Quand on évoque l'hypothèse, Bayrou ricane, regard fuyant, et ne veut rien "confirmer", "infirmer", ni "valider". Plus tacticien que stratège, il manoeuvrera à vue, au gré des flots.

  

dimanche 10 février 2008

Municipales 2008: Recomposition de la liste UMP pour Neuilly

Marie-Cécile Ménart en 'pole position' UMP
Marie-Cécile Ménard (ci-contre) et Arnaud Teullé (ci-dessous, à gauche), ainsi que les dirigeants de l'UMP à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), dont Jean Sarkozy (ci-dessous, à droite), le fils cadet du président de la République, ont annoncé dimanche 10 janvier qu'ils constituent leur propre "liste de rassemblement" pour les élections municipales en raison de "désaccords majeurs" avec le candidat David Martinon.
Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a annoncé aujourd'hui sur France 2 qu'il convoquerait lundi soir à Neuilly-sur-Seine "une réunion décisive" pour trancher sur le nom du futur chef de file de la liste UMP dans l'ancien fief de Nicolas Sarkozy. "Je réunirai les principaux intéressés", demain soir à Neuilly à 18h30, et nous prendrons des décisions après avoir entendu tout le monde", a-t-il déclaré.
A propos de la "liste de rassemblement", le président du Conseil général des Hauts-de-Seine a expliqué: "Ce sont des gens de qualité, des habitants de Neuilly depuis toujours, ils connaissent bien leur ville et ils la sentent; ce qu'ils expriment mérite naturellement d'être pris en considération".

Dans un souci d'équité avant la réunion de lundi, il a ajouté: "D'un autre côté, David Martinon (à droite) est un garçon qui s'est engagé avec beaucoup de conviction dans cette campagne. Elle est difficile et il se heurte à de grosses difficultés. On va voir demain comment on tranche tout cela", a ajouté le secrétaire général de l'UMP.
"Je pense qu'il y a sans doute des désaccords stratégiques sur la manière de faire campagne" de la part de "quelqu'un qui a une idée sur la campagne et d'autres qui, connaissant leur ville, voient les choses autrement", a-t-il encore déclaré, en penchant toutefois en faveur d'une recomposition de la liste UMP. M. Devedjian a par ailleurs souligné qu'il n'avait "pas parlé ces dernières heures" avec le président de la République de la municipale de Neuilly mais qu'il s'en entretenait régulièrement avec lui.

Interrogés sur un éventuel ralliement du candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, 45 ans, (ci-contre), qui faisait campagne contre David Martinon, les trois candidats ont répondu par la voix d'Arnaud Teullé que leurs projets étaient "identiques" et qu'ils tendaient la main à "toutes les bonnes volontés". "Nous voulons recréer ce sentiment d'unité qui n'existait pas jusque-là", a ajouté l'adjoint au maire de Neuilly.

mercredi 22 août 2007

Les désirs du PS, sans l’avenir

Rentrée socialiste plus morose que rose

L’apocalypse annoncée aux Français par François Hollande semble bien avoir frappé la gauche dans son ensemble. L’ouragan Dean est passé sur la rue de Solférino, pour commencer. Le mal nommé a été rebaptisé Marie-sEGOlène par les quatre cavaliers de l’Apocalypse : Valls, Montebourg, Hamon et Gorce … (L'un d'entre eux, vu par Fragonard, ci-dessous)

Le PS offre en cette rentrée l'image d'un parti commotionné qui se cherche. Dévasté par son échec présidentiel, il espère retrouver rapidement de l'oxygène avec les revers de la thérapie économique du gouvernement. Il veut le bien du pays –à sa façon- et pour cela implore le ciel de châtier le pays qui a préféré Nicolas Sarkozy et plongé la gauche haineuse dans le marasme.

La rentrée politique des socialistes va se faire à partir de la fin de la semaine dans le désordre des rivalités individuelles, sans attendre l'université d'été annuelle de La Rochelle (31 août-2 septembre), et la concurrence éditoriale sur l'avenir de la gauche quatre mois après la défaite de Ségolène Royal le 6 mai. La Rochelle, car le reste de la France a été effacé de la carte non pas par l’ouragan Dean-Royal mais depuis qu’au printemps le Bureau national a fait de la région Poitou-Charentes le nombril du PS en misant prématurément sur la malheureuse. Le Nouvel Observateur et Voici ne dévoileront point de tablette de chocolat ; que le ventre mou au Chabichou.

Sur le départ (prévu courant 2008), l’oiseau de mauvais augure numéro un du PS, François Hollande, est sorti de son silence aoûtien pour prédire aux Français "une facture" à payer pour ce qu’ils appelle "les cadeaux fiscaux" consentis avant les vacances. Dans un contexte économique morose, ses propos, samedi dernier à Toulon, ont sonné comme une pré-rentrée disputant le terrain à son ex-compagne. Royal Mensonge estime d’ailleurs que le couple diabolique se déchire (à défaut de ‘déchirer’ dans les urnes). Car, si elle est contre l’ISF -et donc logiquement pour les cadeaux fiscaux (!)-, Royal est favorable aux privatisations : une mère battue (à la présidentielle) qui prive de ses enfants le père répudié. Ainsi provoque-t-elle la ‘saine colère’ du géniteur. Il voudrait la peau de la mère de tous les maux de la France.

Si vous avez vu le film Mr et Mrs Smith, vous comprendrez les tendres rivalités au sein du couple. A condition de ne pas prendre Flamby 1er pour Brad Pitt, ni Royal pour Angelina Jolie car Sa Cynique Majesté Royal ne s’est pas faite siliconer les lèvres ( ?) : la Pas-Belle n’a rectifié que l’ovale du menton et les dents et le nez (et le cou, alouette !) Cela dit, trêve de digressions. A peine Brad Pitt-Hollande s'était-il exprimé que son ex-concubine, l’alouette dépitée, s'est confiée au Journal du Dimanche, disponible, lui faisant la nique –un ‘juste’ retour des choses– braquant les projecteurs sur son pique-nique de la "fête de la rose" fanée samedi à Melle (Deux-Sèvres ; c’est dans le Far-Ouest profond), sous son modeste tepee pour cinq personnes. Elle prend ainsi à nouveau les devants. Mais, simple avertissement aux amateurs de chipolata : la météo ne sera pas clémente. Ne venez pas nombreux : on annonce de fortes dépressions…

Selon ses confidences à l'hebdomadaire, elle aurait renoncé à son objectif affiché en juin, contrecarré par François Hollande, de prendre sans tarder les commandes du parti. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies", a-t-elle minimisé, avec hauteur. Elle n’a plus les mêmes valeurs que lui !

Quoique proche de la présidente du Poitou-Charentes, la génération des "rénovateurs" - Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg... - a établi son propre calendrier et se retrouvera dimanche chez Nono Montebourde pour sa "fête de la rose" flétrie, une petite sauterie tristounette à Frangy-en-Bresse (consulter Via Michelin !).

De ‘jeunes’ députés d'autres sensibilités allergiques seront de la partie. Rien à voir avec les ‘d’jeuns’ des quartiers laissés pour compte. Sans savoir s’il y a de la demande et malgré des études de marché décevantes en mai dernier, puis en juin, Valls essaie de faire avaler la pastille : "Il faut décloisonner et construire ensemble une offre politique nouvelle. La question n'est pas la présidentielle de 2012 mais comment on transforme le PS", déclare le député bressan, soucieux de préserver son autonomie, y compris à l'égard de Royal, son ex-égérie.

Dans la foulée, La Rochelle donnera le coup d'envoi de l'entreprise de reconstruction, conformément à "la charte de la rénovation" adoptée en juillet par le Bureau national. Ni Dominique Strauss-Kahn, en lice pour la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), ni Laurent Fabius, en déplacement à l'étranger, ne devraient y prendre part, selon leurs proches. La venue de Lionel Jospin, depuis l'île de Ré voisine, est incertaine ! Est-il seulement invité ? On annonce, en revanche, que de retour de la Martinique où il est allé évalué les dégâts de l’ouragan Dean, Fillon pourrait aller à La Rochelle, pour évaluer ceux de l’ouragan Royal au PS…

L'ex-Premier ministre travaille à un ouvrage ("L’Impasse") revenant sur les échecs socialistes depuis 2002. Ses amis ont publié en juillet un texte très dense sur la refondation du parti. "Les socialistes ont besoin de plus de débats d'idées et de moins de postures personnelles", explique Harlem Désir. Des bras et non des fiers à bras, des cerveaux et non des névrosés.

Ont aussi pris la plume, pour parution en septembre ou octobre, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, Vincent Peillon.

Cette dispersion "reflète l'état du parti" dans lequel "il n'y a pas de front homogène, mais une certaine diversité", commente le secrétaire national Alain Bergounioux. Une diversité certaine, en fait. "Chacun se cherche et essaie d'avoir des contacts un peu élargis", sortant du périmètre des écuries présidentielles, ajoute-t-il. Dans cette phase de "brainstorming" (c’est peut-être trop dire), les courants (fabiusien, strauss-kahnien, jospiniste, montebourdesque, vallseux, gorcien, hamoniste,..) ne sont guère de saison.

Pas de réchauffement de la planète socialiste en vue…

mardi 19 juin 2007

Un gouvernement Fillon 2 enthousiasmant

Le changement et l’ouverture confirmés
Composition du gouvernement de François Fillon 2 présenté mardi 19 juin:
Les ministres
- Jean-Louis BORLOO, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, à la suite d'Alain Juppé
- Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
- Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères et européennes, n°3, ancien PS
- Christine LAGARDE, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, en remplacement de J.-L. Borloo
- Brice HORTEFEUX, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement
- Rachida DATI, Garde des sceaux, ministre de la justice
- Michel BARNIER, ministre de l'agriculture et de la pêche, nouvel arrivé
- Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
- Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale
- Valérie PECRESSE, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
- Hervé MORIN, ministre de la défense, ancien UDF
- Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
- Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville
- Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication
- Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Les secrétaires d'Etat
- Roger KAROUTCHI, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement
- Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, ancien proche des Ségollande
- Laurent WAUQUIEZ, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement, nouvel arrivé
- Eric BESSON, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques
- Valérie LETARD, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, chargée de la solidarité, nouvelle arrivée
- Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargé des transports
- Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargée de l'écologie, nouvelle arrivée
- Christian ESTROSI, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargé de l'outre-mer, nouvel arrivé
- André SANTINI, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, chargé de la fonction publique, ancien UDF, nouvel arrivé
- Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération et de la francophonie, ancien sénateur maire socialiste, nouvel arrivé, exclu du PS
- Hervé NOVELLI, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, chargé des entreprises et du commerce extérieur, nouvel arrivé
- Fadela AMARA, secrétaire d'Etat auprès de la ministre du logement et de la ville, chargée de la politique de la ville, (ex-Présidente de l'association Ni Putes, Ni Soumises), nouvelle arrivée
- Alain MARLEIX, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants, chiraquien, nouvel arrivé
- Rama YADE, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme, d'origine Sénégalaise, nouvelle arrivée
- Luc CHATEL, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, chargé de la consommation et du tourisme
Cas particuliers
- Martin HIRSCH, haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux solidarités actives contre la pauvreté.
- Bernard LAPORTE sera nommé secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des sports auprès de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports à la fin d'octobre, après la Coupe du monde de rugby.

jeudi 7 juin 2007

LCR recrute anti-libéraux aigris et inorganisés

Ou comment ne pas passer à la trappe
La mort lente du PCF préoccupe la Ligue Communiste révolutionnaire. A qui le tour? se demande-t-elle.
La LCR, comme Rosanvallon et la République des Idées, prône une recomposition du paysage politique. Pour quoi faire, puisqu’ils ne veulent pas arriver au pouvoir, seulement le combattre et le renverser, quel qu’il soit.
La LCR dénonce la "petite musique" défaitiste de certains au Parti socialiste … Phagocyter le PS est donc maintenant l’objectif des anti-républicains!
Interrogé sur Canal +, le porte-parole de la LCR a de nouveau défendu l'émergence d'un nouveau parti "dans l'espace laissé vacant à la gauche de l'ex-gauche plurielle". Cette formation pourrait être composée de "militants, syndicalistes inorganisés dans les usines et les cités et qui se sentent orphelins d'un nouveau parti qui serait anticapitaliste, indépendant du système institutionnel actuel et qui voudrait encore changer la société".
Sur la défensive, la LCR voit "deux types de recomposition à gauche dans les prochains mois".
1- Le Parti socialiste "va vouloir faire, un peu sur le modèle italien, un grand parti de gauche avec ses anciens partenaires gouvernementaux, les Verts et le Parti communiste, tout en tendant la main à Bayrou". Sans les trotskistes, donc.
2- "Et puis il y a la nécessité de faire une autre recomposition politique mais cela ne se fera pas d'un claquement de doigts et je ne le ferai pas tout seul", a-t-il souligné.
Quel est le but recherché ?
"Ce que je souhaite dans les mois à venir dans les résistances qui sont nécessaires face à Nicolas Sarkozy, c'est de retrouver tous ces anonymes que j'ai côtoyés pour savoir si oui ou non (on peut) faire ce type de parti", a ajouté l'ancien candidat à l'Elysée. L’armée de l’ombre, en rouge et noir.
Après la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle, le PS semble "très tiraillé par ses dissensions internes en pensant beaucoup à 2012. Moi, la seule chose que j'attends du PS, c'est qu'on se retrouve unis dès maintenant pour résister face à la droite", a expliqué Olivier Besancenot.
La LCR se méfie du défaitisme socialiste : "Il y a une petite musique à gauche qui me gonfle un petit peu, qui consiste à dire que comme Sarkozy a eu 53% des suffrages, il est légitime, donc on ne peut plus rien faire", a-t-il déploré.
"Soit! Il a eu sa légitimité mais maintenant il faut montrer, dire clairement à Sarkozy que dès qu'il s'attaquera à la sécurité sociale, à une usine, à une école, à un enfant sans papiers qui se trouve dans cette école, eh bien il y aura une gauche qui se dressera face à lui. Peut-être qu'elle est encore minoritaire, n'empêche qu'elle sera là", a-t-il assuré, prônant à nouveau l'émergence d'un nouveau parti "anticapitaliste et plus seulement antilibéral".
Besancenot prétend avoir "beaucoup de contacts, beaucoup d'adhésions" depuis la présidentielle. "Des gens qui tapent à la porte pour savoir comment on peut résister face à Sarkozy parce que la résistance face à Sarkozy, elle ne se décrète pas".
A la veille des législatives, la LCR veut apparaître comme la seule alternative au renoncement socialiste. Il présente près de 500 candidats aux législatives, sur les 577 circonscriptions que compte le pays. Avec les chances de réussite que nous connaissons.
"Rien ne dit qu'on se prendra une gamelle à ces élections parce que je crois que les gens comprennent qu'il faut un contre-pouvoir au Parti socialiste", a-t-il ajouté, tout en soulignant qu'il donnerait "logiquement" une consigne de vote nationale favorable à la gauche pour le deuxième tour des législatives.
Au risque de nuire aux camarades socialistes face à UMP conquérante, dès le 1er tour !...

jeudi 10 mai 2007

Des socialistes font confiance à Sarkozy

L’élargissement de la droite, c’est du concret
Les socialistes ne sont pas tous aussi sectaires que les membres actuels de la direction du PS.
Dans le numéro spécial que L'Express consacre cette semaine à l'élection présidentielle, Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, revient sur son "amitié" paradoxale avec Nicolas Sarkozy : "Il aurait dû détester tout ce que je représentais, pourtant il n'hésitait pas à me dire son admiration pour François Mitterrand et son mépris pour la plupart de ses amis politiques." A l'heure où Nicolas Sarkozy promet des "surprises" et une "ouverture à gauche" dans son prochain gouvernement, l'hommage d'un des principaux mitterrandiens n'est pas inutile. Ce sont d'ailleurs ceux-là qui regardent le prochain chef de l'Etat avec le plus d'indulgence.

Roger Hanin (beau-frère de Mitterrand) et Max Gallo (droite- ancien ministre de Mitterrand ) l'ont rejoint.

Qui sont ces socialistes sans peur ni reproche qui apprécient Sarkozy ?
L'écrivain et éditorialiste Georges-Marc Benamou, qui fut le confident du président socialiste, a travaillé pour lui au cours de la campagne. "Il y a de l'homme d'Etat en Sarkozy", explique G.-M. Benamou pour expliquer l'attraction qu'exerce le président de l'UMP sur les proches de l'ancien président. En retour, Nicolas Sarkozy a vanté dans certains meetings François Mitterrand - "qui avait des lettres" - pour mieux enfoncer le Parti socialiste de François Hollande et de Marie-sEGOlène Royal qui s'offusquait de ses références à Jean Jaurès et à Léon Blum et brille par une culture miteuse.
Anne Lauvergeon(gauche) , ex-sherpa de François Mitterrand, l'a chaleureusement guidé lors d'une visite chez Areva à Chalon-sur-Saône.

Le sénateur PS du Puy-de-Dôme, Michel Charasse (droite), l'a reçu dans sa mairie de Puy-Guillaume.

D'autres contacts ont eu lieu avec des jospinistes. Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation nationale et opposant de l'intérieur à Marie-sEGOlène Royal, a été vu au sortir du QG de la rue d'Enghien à la veille du second tour.

Dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy a évoqué devant ses visiteurs les noms de Jean-Pierre Jouyet (photo de gauche), ancien directeur de cabinet de Jacques Delors et proche du tandem Ségollande, et Denis Olivennes (photo de droite), patron de la Fnac et réputé proche de Laurent Fabius, qui ont tout deux invoqué "le secret du vote" pour corriger, sans la démentir l’information selon laquelle ils avaient "rejoint" Sarkozy après avoir affiché leur soutien à François Bayrou pendant la campagne.

Ces approches et ces amabilités suffiront-elles à faire aboutir son projet d'"ouverture à gauche" ? Pour l'heure la constitution du "pôle gauche" confié à l'ancien responsable des questions économiques du PS, Eric Besson, n'a produit aucun ralliement. E. Besson a animé dans l'entre-deux-tours deux réunions avec des hauts fonctionnaires et des anciens membres de cabinet de ministres de gauche. Il a également réfléchi à l'organisation d'une structure commune avec l'association La Diagonale, qui regroupe les "sarkozystes de gauche"."Je gère ceux qui viennent à moi, mais je ne cherche à débaucher personne", explique le député de la Drôme, Eric Besson, assurant qu'"aucun grand élu" ne l'a contacté. Donné comme possible ministre d'un premier gouvernement Fillon, il explique que N. Sarkozy "ne lui a rien proposé" et qu'il "ne lui a rien demandé".(cf. PaSiDupes : libellé ‘La Diagonale’)

Des liens ont également été noués avec certains autres des signataires de l'appel des Gracques, ces hauts fonctionnaires qui avait appelé le PS à s'ouvrir au centre (cf. PaSiDupes : libellé ‘les Gracques’).

Et Bernard Kouchner ?
Il fait rêver les sarkozystes qui ont noté avec satisfaction que l'ancien "French Doctor" s'était élevé contre le procès en diabolisation intenté contre le candidat de l'UMP.
Pour l'heure, B. Kouchner prône "un programme commun avec le centre". Mais si le Mouvement démocrate que s'apprête à lancer François Bayrou échouait ? "Kouchner, je trouverais ça formidable !", s'enthousiasme M.-G. Benamou. "Il n'a pas dit de saloperies", s'est déjà félicité N. Sarkozy. Pourtant E. Besson affirme ne pas avoir entendu parler d'un éventuel rapprochement entre les deux hommes : "S'il existe, il m'échappe totalement." Porte-parole du candidat de l'UMP, Rachida Dati, qui entretient des liens d'amitié avec B. Kouchner, pourrait se charger d'une mission de reconnaissance.

Un autre proche de N. Sarkozy évoque des "contacts" avec Martin Hirsch, le directeur de l'association Emmaüs. Il explique toutefois qu'il y a "d'autres façons pour des gens de gauche de servir Sarkozy qu'en entrant au gouvernement". Un élu ironise : "L'ouverture au centre marche trop bien, nous avons plus de candidats que de postes. A gauche, c'est plus problématique : il y a plus de postes que de candidats déclarés."

La recomposition de la droite ne fait que commencer...