POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est alliance électorale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est alliance électorale. Afficher tous les articles

vendredi 5 juin 2020

Municipales à Clermont-Ferrand: la droite s'unit pour chasser le maire socialiste

La gauche désunie s'irrite de l'alliance de la droite républicaine

Le maire sortant Olivier Bianchi (PS) a annoncé en juin 2018 qu'il est candidat à sa ré-élection.

Mais, le 29 novembre 2019, Marianne Maximi, LFI, conseillère municipale sortante, éducatrice spécialisée de 34 ans, a été désignée tête de liste de Clermont-Ferrand en commun, liste soutenue par La France insoumise et le collectif 'Nous sommes prêt.e.s', un collectif dont Diego Landivar et Maurice Collet son les porte-parole, promettant de répondre aux urgences écologique, climatique et sociale actuelles. Dans les sondages de janvier, elle était créditée 8% des suffrages au premier tour. Elle rassemblera 12,3% des votants.

A la liste du maire sortant, les sondages attribuaient 46% à la liste PS-PCF-EELV, toujours au premier tour. Il a fait 38%...

LREM (La République en marche) a investi Eric Faidy, un novice en politique, comme tant d'autres investi(e)s par le parti du président: ce cadre chez Michelin a été placé "en stage" pour les élections municipales à Clermont-Ferrand. Il a reçu le soutien des juppéistes d'Agir, de La Gauche moderne (parti fondé en 2007 par Jean-Marie Bockel, ancien membre du Parti socialiste) et de la direction locale du MoDem de Bayrou, mais son inexpérience a nécessité son placement en formation auprès du candidat juppéiste. Des militants MoDem local ont en effet exprimé leur préférence pour Eric Faidy - 10% au premier tour, selon les sondages - sur le député et conseiller régional Michel Fanget, soutenu par les instances nationale et départementale du MoDem qui apparaissent comme les perturbateurs d'alliances. Faidy fera 15,5%/

A droite, le candidat Les Républicains est à nouveau Jean-Pierre Brenas

Dans ce fief de la gauche, les sondages de janvier lui accordaient 20% des voix au premier tour mais 20,74 le jour J. 
Comme à Lyon, Strasbourg ou Bordeaux, les candidats LR et LREM ont conclu
une alliance pour contrebalancer l'alliance de la gauche modérée et de la gauche radicale à Clermont-Ferrand, relançant la campagne des municipales face à la coalition de gauche menée par le PS sortant, Olivier Bianchi.

Le candidat stagiaire LREM de 59 ans, Eric Faidy apporte ses 15,54% du premier tour à son formateur, le LR Jean-Pierre Brenas (20,74%) dans ce bastion historique de la gauche. "Nous avons décidé avec Jean-Pierre Brenas de continuer à porter le projet qui m'anime pour faire de Clermont une ville verte, solidaire, qui rayonne. Il était important de porter ce projet de façon aussi large que possible, après la crise du Covid que nous avons traversée", a déclaré Eric Faidy.

"Je me suis inscrit dans le mouvement de refonte de la vie politique d'Emmanuel Macron. Je ne sais pas si l'investiture de cette liste (par LREM) sera confirmée au deuxième tour", a reconnu le novice.
A Lyon, l'alliance avec la droite du maire sortant Gérard Collomb, l'un des facilitateurs socialistes de l'ascension de Macron, avait ulcéré les cadres (la députée LREM du Puy-de-Dôme Valérie Thomas avec le référent du parti) du parti présidentiel, lequel, depuis Paris, lui a retiré l'investiture dans une région dirigée par Laurent Wauquiez et où Jean-Pierre Brenas siège logiquement dans la majorité Les Républicains.

A gauche, la candidate de LFI Marianne Maximi (12,31% au premier tour) partira seule, regrettant que le maire sortant ait choisi de "rompre avec la tradition de la gauche clermontoise qui savait faire front face à la droite et à l'extrême droite¨(FN: 5,38%...).

dimanche 8 mars 2020

Municipales à Paris : Agnès Buzyn n'exclut pas des alliances avec Rachida Dati 

Agnès Buzyn tente la méthode Macron pour infiltrer Paris

La candidate de Macron n'exclut pas des alliances avec Rachida Dati pour le second tour

Buzyn fait le tapin?
La candidate LREM de substitution à la mairie de Paris, Agnès Buzyn, a fait un appel du pied à la candidate Les Républicains, Rachida Dati. Ira-t-elle jusqu'à la harceler avec des sex-tapes sur le modèle de Griveaux ?

Située en 3e, voire en 4e position dans les sondages, Buzyn n'hésite pas à se lancer dans les magouilles politicienne. Généreuse, alors que sa candidature ne décolle pas, elle justifie sa magouille : "Je ne ferme pas la porte"!... 

La candidate du président avait affirmé, samedi 7 mars, qu'elle ne ferait "pas d'alliances de partis" au deuxième tour des municipales à Paris, tout en ouvrant la porte à "des discussions par arrondissement". "Je le dis. Il n'y aura aucune alliance de partis, aucune alliance. Il y aura, par arrondissement, des discussions sur ceux qui veulent me rejoindre sur un projet", a-t-elle lâché sur BFM Paris qui l'interrogeait justement sur une éventuelle alliance avec la candidate LR Rachida Dati. L'ex-ministre de la Santé était affirmative et péremptoire, sans laisser aucune place à l'incertitude que suggérerait un emploi du conditionnel.

"Il y aura une majorité de projets, mais pas au niveau des partis politiques. Je pense que les Parisiennes et les Parisiens en ont marre de ces clivages droite-gauche." Du Macron pur jus de betterave. " Gérer la ville de Paris n'est pas être socialiste ou LR", a-t-elle estimé, ajoutant vouloir proposer "une voie centrale".


Buzyn s'offre au mieux disant

Résultat de recherche d'images pour "tapineuse"Sa retape avait d'abord ciblé Cédric Villani, exclu de LREM
Après l'échec de ses tentatives de fusion avec des listes Villani avant le premier tour, l'ex-ministre a dit plusieurs fois être en relation avec le candidat dissident de LREM, Elle a fait une nouvelle tentative d'approche, faisant cette fois valoir sa connaissance "de longue date" de l'exclu de LREM... "Nous nous apprécions beaucoup", a-t-elle ajouté. 

Alternance avec Dati : Anne Hidalgo serait repassée en tête des sondages
La maire sortante socialiste Anne Hidalgo a également fait des appels du pied. L'écolo-flexible Nicolas Hulot a même apporté son soutien à la sortante plutôt qu'à la candidate du président qui l'avait fait ministre d'Etat.

Ipsos-Sopra Steria  a aussitôt sorti un sondage qui place Anne Hidalgo en tête avec 25% d'intentions de vote au premier tour du 15 mars : l'effet Ushuaïa... . Or, l'IFOP attribue la pole position à Rachida Dati.

Buzyn qui est durablement distancée à 19% se cherche un porte ouverte de sortie honorable.  En perte de vitesse, la liste EELV de David Belliard est créditée de 12% (-1) et celle de Cédric Villani (ex-LREM) de 7% (-2). 
L'ex-ministre de Macron se cherche de nouveaux dividendes auprès de Dati: bien essayé !

lundi 2 décembre 2019

Municipales : Valérie Pécresse assume la division à Paris

Valérie Pécresse fait-elle le jeu de LREM ?

Valérie Pécresse ne recherche pas les points de convergences et l'union

Elle a rappelé ses divergences avec Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, entretenant les divisions à droite sur Paris.

Elle a beau être investie par le parti Les Républicains pour les municipales à Paris, Rachida Dati doit poursuivre le dialogue pour rallier Valérie Pécresse, électron libre ex-LR.
"Nous avons des échanges, avec Rachida Dati, mais le problème c'est que nous avons une divergence de fond sur la stratégie. Moi, je pense que les LR ne peuvent pas gagner seuls à Paris," a déclaré la présidente de la région Ile-de-France, interrogée sur la main tendue de Rachida Datidans l'émission Politique dimanche de la très macronienne chaîne BFM ce 1er décembre
 

Pécresse attend de Dati qu'elle inclue dans les listes LR certains maires renégats d'arrondissements

Pour l'instant, la proposition faite au petit parti de Valérie Pécresse, fondatrice de son propre parti, Libres!, concerne
14 postes éligibles au Conseil de Paris et deux têtes de liste d'arrondissement, pour la plupart passés de LR au parti présidentiel LREM
Une stratégie uniquement concevable en tambouille électorale, selon un membre des Républicains qui critique  la présidente de la région. "Elle veut des gens à elle sur nos listes; elle veut aussi son logo à côté du nôtre... Il y a un moment, il faut redescendre d'un étage !".

Une politique politicienne qui ferait écho à celle du camp de LREM.
Cédric Villani en est à réclamer un référendum pour le départager de son rival  Benjamin Griveaux, le candidat officiel du président Macron. Anne Hidalgo (PS), la maire sortante pourrait ainsi tirer bénéfice de ces divisions. 
Fin novembre, un sondage commandé par Cédric Villani à l'institut IFOP, plaçait Anne Hidalgo en tête des intentions de vote (22%), largement devant Benjamin Griveaux et Rachida Dati (16% chacun). Mais ni Hidalgo, ni Dati ne bénéficie de la couverture médiatique qui porte Griveaux et la maire sortante du 7e arrondissement, forte de son bilan à Paris et de son expérience gouvernementale, ne peut que progresser en se tenant à l'écart des magouilles politiciennes.

mercredi 25 septembre 2019

Municipales : LREM exclut un candidat pour "dissidence""

Exclu pour l'exemple : une première à LREM

Les vieux marchandages politiciens continuent dans le "monde nouveau" de Macron

Christian Jasko a maintenu sa candidature aux élections municipales à Compiègne (Oise) contre l'avis du parti... qui soutient un candidat UDI.
Résultat de recherche d'images pour "LAGARDE LREM"
Lagarde fait le compte des mairies à sauver pour pouvoir exister, à tout prix


Si Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, Union des démocrates et ...indépendants, est content de son accord avec le parti présidentiel, Christian Jasko est furieux contre les magouilles politiciennes perpétuées par Macron. Elu député au second tour en 2017 contre la candidate LREM, Malika Maalem-Chibane, Lagarde entretient de bons rapports avec le parti du président qui, en cas d'affrontement, peut lui jeter dans les jambes un(e) candidate plus difficile à battre. Confortablement réélu à la mairie de Drancy en 2014, mais avec un taux de participation de 49,47%, sa principale adversaire (liste A gauche pour Drancy, solidaires ensemble) ne représentait en aucune façon une menace. Or, pour respecter l'obligation de non-cumul des mandats, il avait confié sa charge de maire à la sixième de la liste, sa femme Aude. Dès lors, Lagarde doit veiller à maintenir concurrentielle l'entreprise politique familiale: il lui faut donc rester coûte que coûte dans les petits papiers de l'homme fort du moment.

La clémence de l'Elysée à l'endroit de Cédric Villani, caillou dans le soulier LREM à Paris, semble devoir être l'exception qui ne doit pas devenir la règle. Alors que rien n'est tranché dans le duel de candidatures LREM à Lyon entre Gérard Collomb, 72 ans, et David Kimelfeld, 58 ans, mercredi 18 septembre, le bureau exécutif de La République en marche (LREM) a donc décidé d'exclure Christian Jasko du parti. Ce dernier, comme Villani, député de l'Essonne, avait choisi de maintenir sa candidature aux élections municipales et ce, contre l'avis de sa formation politique. 
Cet exclusion crée un précédent qui pourrait tracasser Collomb, ancien ministre d'Etat de Macron, mais démissionnaire du gouvernement et aujourd'hui contesté par le maire sortant, président de la métropole de Lyon depuis le , qui lui avait succédé à la mairie, au moment de sa nomination au ministère de l'Intérieur...

L'affrontement ne se passe pour l'heure ni à Paris, ni à Lyon, mais à Compiègne (Oise), où LREM a préféré investir Daniel Leca, responsable local UDI.
"Monsieur Jasko s'était engagé à respecter la décision de la Commission nationale d'investiture et à s'engager derrière le candidat soutenu, assure le parti de Macron. Il a toutefois souhaité maintenir sa candidature à l’élection municipale. (...) Il s'est placé de lui-même en position de dissidence", ajoute le parti jupitérien sur franceinfo.

Christian Jasko, député suppléant LREM, réagit à son exclusion pour avoir contesté le soutien d'un UDI par son parti 

Bien qu'il soit marcheur de la première heure, Christian Jasko a été sacrifié à l'alliance électorale entre LREM et le parti centriste, essentiellement radical, mâtiné de Nouveau Centre et de MoDem, au gré des vents du moment.

"Il y a une grande déception, a déclaré Christian Jasko au micro d'Europe 1. J'aurais tendance à dire qu'il y a deux poids deux mesures. Dans d'autres villes plus importantes que Compiègne, il y a eu des candidatures aussi sans que les personnes ne soient exclues. Je dois correspondre à l'exemple destiné à faire peur". 

A Paris, le député Cédric Villani, qui se présente contre Benjamin Griveaux, investit par le président Macron soi-même, n'a pas été exclu du parti. Parce que Griveaux apparaît déjà comme un mauvais choix, Macron se garde un Plan B en la personne de Villani.
Christian Jasko, plutôt qu'un hybride ? 

samedi 13 octobre 2018

Européennes : l'alliance de Juppé et Macron qui pourrait faire déborder l'urne

Jusqu'où ira Alain Juppé dans la trahison de la droite ?

Les Français l'ont viré, mais il continue à s'incruster

Le septuagénaire dépité - 33,5 % des suffrages contre 66,5 % à son rival à la primaire de l'UMP en 2016 - n'est plus connu que de quelques nostalgiques parisiens et sur le palier de son hôtel de ville, mais il mise sur la nécessité pour Macron de s'allier à l'"ancien", en dépit de ses promesses d'un "monde nouveau". Aussi, pour continuer à exister, a-t-il lancé une passerelle vers le quadra aux abois. 

L'ancien premier ministre (1995-1997) a donc estimé que sa conception de l'Europe et celle d'Emmanuel Macron sont très proches, sans pour autant se solidariser du projet de 'La République en marche', pour le moment, rapporte Le Parisien.

Alain Juppé va-t-il soutenir la liste de LREM en vue des élections européennes de mai 2019 ? 
En tout cas, à en croire Le Parisien, la Macronie ferait les yeux doux au maire de Bordeaux : le mouvement présidentiel manque en effet d'assise régionale et donc de responsables politiques présentables. Le premier ministre d'il y a 25 ans (en 2020) a déjeuné à la mairie de Bordeaux avec Nathalie Loiseau, 55 ans, ministre des Affaires européennes, vendredi 12 octobre, dans le cadre d'une consultation citoyenne sur l'Europe. L'ancien fut lui-même ministre des Affaires étrangères de Sarkozy.

Ce duo se connaît très bien : la ministre de Macron a en effet été conseillère au cabinet d'Alain Juppé lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères et elle a effectué une grande partie de sa carrière (26 ans) au ministère des Affaires étrangères. On dira que c'est une "jupette" de la diplomatie française.



Loiseau a affirmé que "la logique serait qu'on avance ensemble. 

Nous avons les mêmes inquiétudes face aux démolisseurs de l'Union, la même vision de l'Europe qu'il faut réformer", selon cette juppéiste "canal historique"; Mais c'est elle (ci-dessous) qui, le 9 mai 2018, en langage bien peu diplomatique, fustigea le "shopping de l’asile" en évoquant les exigences des clandestins arrivant dans l'Union européenne. 

Résultat de recherche d'images pour "nathalie Loiseau"Ses  récentes déclarations viennent conforter celles de son mentor dans les colonnes du magazine Le Point. Ainsi, Juppé avait-il déclaré que "le projet d'Emmanuel Macron est cohérent et ambitieux". Avant d'ajouter qu'il le partageait "très largement". Forcément, s'il est "cohérent et ambitieux"! Vendredi, il a même ajouté qu'il n'a y pas "l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette" entre sa conception de l'Europe et celle du chef de l'Etat. 

"Chouette, il y a encore un millimètre"

De là à jouer contre son camp avec LREM ? 
"Je vais m'engager, car il faut se battre face aux casseurs d'Europe - les Trump, Poutine et notre propre scepticisme. Mais avant, je vais regarder les projets. À ce moment-là, je prendrai position", a-t-il annoncé au Parisien. Mais rien n'est décidé pour le moment, car les tractations en coulisses ne seraient pas encore terminées. Alain Juppé a ainsi plaidé en faveur d'une politique de quotas que goûtent peu les macroniens. 
La feuille de papier à cigarette risque-t-elle encore de bloquer dans le rouleau ? L'ancien premier ministre de Jacques Chirac en a conscience et feint de s'en amuser : "chouette, il y a encore un millimètre", a-t-il grincé. 

Toujours est-il que Juppé s'accroche et semble vouloir peser sur les prochaines échéances politiques, y compris le remaniement en cours. Ainsi, le quotidien indique que l'entrée au gouvernement de Maël de Calan serait un geste de bonne volonté en faveur d'une alliance. D'aucuns ne manqueraient pas toutefois de penser qu'avec de telles concessions, Macron ferait marche arrière dans l'"ancien monde" et ses vieilles magouilles politiciennes auxquelles, candidat, il avait pourtant promis de ne pas s'abandonner.

dimanche 1 juin 2014

Alliance au centre: la direction intérimaire de l'UMP va un peu vite en besogne

La troïka intérimaire prend des initiatives intempestives
Laurent Wauquiez a qualifié le rapprochement de l'UMP et du centre, défendu par Alain Juppé, de "grave erreur".
Alain Juppé a émis l'idée d'une "plateforme commune" entre l'UMP et l'UDI de Jean-Louis Borloo et le MoDem de François Bayrou, en réaction à la victoire du FN lors des élections européennes, dimanche 25 mai. Cette hypothèse émise par le maire de Bordeaux, qui d'une part a déjà favorisé l'accession de Bayrou à la mairie de Pau et d'autre part n'assure que le partage d'intérim à la tête de l'UMP avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin suite à la démission de Jean-François Copé, ne rencontre qu'une faible adhésion.

Le président de l'UDI, Yves Jégo, ne semble pas très emballé,
à en croire ses propos dans Le Figaro de ce samedi.

"L'UDI n'est pas à vendre", répond le député de Seine-et-Marne, avant d'ajouter : "Il n’y a pas urgence à se précipiter dans les bras de tel ou tel leader potentiel de l’UMP". Mais à terme, il reconnaît tout de même que la question pourrait se poser. "Quand l'UMP aura fait son travail de reconstruction, il sera temps d’engager des discussions qui devront forcément réunir toute l’opposition républicaine pour mettre fin à l’expérience socialiste", poursuit celui qui assure l'intérim de Jean-Louis Borloo. Pour lui, l'idée d'une primaire avec des candidats UMP et des centristes n'est pas à exclure en vue de la présidentielle de 2017.



"Une profonde erreur," pense-t-on généralement à l'UMP

La proposition d'Alain Juppé ne fait vraiment pas l'unanimité. 

"C'est une profonde erreur, juge sans détours Laurent Wauquiez dans Le Parisien de ce samedi. On ne répond pas à la crise d'un pays par une combine d'appareil politicien." 
Le député de la Haute-Loire voit trois raisons principales à ce rejet : "un, cela donne le sentiment que notre seule obsession est de faire barrage au FN au lieu de répondre à la crise du pays. Deux, on sort les calculettes... c'est vraiment de la petite politique. Trois, les Français attendent une UMP qui ait le courage de ses convictions, et pas une droite qui se perd dans des propos mous."

Rachida Dati exprimait cette analyse un peu plus tôt dans la semaine. "L'alliance avec le centre, prônée par quelques-uns, montre que certains n'ont tiré aucune leçon du scrutin de dimanche dernier […]. 
L'UMP ne doit plus être instrumentalisée pour servir les ambitions personnelles, pour ne pas dire présidentielles, d'un petit nombre de sages autoproclamés", avait sèchement réagi l'ancienne ministre de la Justice dans un communiqué.

Valérie Pécresse a quant à elle ménagé les susceptibilités et l'avenir, mettant en garde contre "une dilution dans un grand parti de la droite et du centre", sur son compte Twitter. Le débat jusqu'au congrès extraordinaire prévu en octobre, s'annoncent animé à l'UMP.


mercredi 22 janvier 2014

L'UMP Bruno Le Maire n'épargne pas le pouvoir socialo-écolo

Bruno Le Maire a fait la critique de la politique de François Hollande
L'ancien ministre de l'Agriculture a aussi défendu le statu quo sur la loi Veil et lancé un coup de gueule sur le cas François Bayroulundi matin sur BFMTV. 


La petite phrase:
"les Français cocus de Hollande"

"Oui, aujourd'hui, les Français se retrouvent cocus" du discours de François Hollande, a fustigé, lundi matin sur BFMTV et RMC, l'UMP Bruno Le Maire. Selon lui, le président de la République a d'abord trompé les électeurs de gauche qui ont voté pour lui en 2012 et il est train de tromper ceux qui ont cru son discours de mardi dernier. "Il est déjà en plein rétropédalage, notamment sur les départements", a ajouté Bruno Le Maire.

Le tacle: l'affaire Hollande-Gayet n'est "pas qu'une question de vie privée"

En ce qui concerne l'affaire François Hollande-Julie Gayet, "ce n'est pas entièrement que de la vie privée", a estimé l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy.
"Valérie Trierweiler a une place à l'Elysée (...). Il y a donc un mélange de vie privée et de vie publique", a ajouté Bruno Le Maire, avant de conclure: "ce que je souhaite, c'est que François Hollande clarifie les choses rapidement"

Le clash:
pourquoi devrait-on soutenir François Bayrou?

L'UMP a finalement donné vendredi son feu vert à son candidat à la mairie de Pau, Eric Saubatte, pour une
alliance avant le premier tour des municipales avec le centriste François Bayrou. "Comme les militants de l'UMP, je ne comprends pas cette décision", a commenté le député UMP de l'Eure. "François Bayrou a contribué à nous faire perdre en 2012", en soutenant François Hollande, a-t-il fustigé "et nous le soutenons aujourd'hui". "Je préfère une défaite dans la clareté, qu'une victoire dans la confusion".

samedi 18 janvier 2014

Pau: l'UMP blanchit Bayrou de son bout de chemin avec le PS

Libération est amer : " Bayrou est devenu 'le candidat de l’UMP et de Nicolas Sarkozy' "

Une carrière politique vaut bien une messe !

Les incohérences des opinions de François Bayrou apparaissent au candidat PS, David Habib, dans l'alliance nouvelle entre l'UMP et le MoDem pour les municipales Pau.
François Bayrou joue son avenir politique national dans sa troisième tentative de conquête de la mairie de Pau détenue depuis 42 ans par le Parti socialiste. Le président du MoDem est donc allé à Canosa pour se  rallier à l’UMP.
Jusque-là hostile à un soutien de François Bayrou qui a contribué à l'élection de François Hollande en 2012, le président de l’UMP, Jean-François Copé, a finalement accordé sa pardon vendredi, donnant son accord à une alliance entre le candidat UMP, Eric Saubatte, 42 ans, qui incarne avec Nicolas Patriarche le renouveau de l’UMP sur la place paloise, et le président du MoDem.
"J’ai eu François Bayrou au téléphone, après Eric Saubatte, et j’ai indiqué à l’un et à l’autre que (...) cela a du sens de regrouper les forces qui voulent faire battre la gauche", a déclaré Jean-François Copé lors d’une conférence de presse à Rennes.
"Et donc c’est dans cet esprit que va se constituer une liste de rassemblement avec François Bayrou et Eric Saubatte", a-t-il poursuivi. "Je comprends que les choses ont évolué (...)", a-t-il ajouté, "même si bien sûr j’ai en tête (...) le choix qui avait été fait de François Bayrou de contribuer à la victoire de François Hollande".

Le président du MoDem, réélu le 15 janvier à la présidence du mouvement centriste et qui avait obtenu 9% des voix au premier tour de la présidentielle, avait annoncé son vote pour François Hollande au second tour.

François Bayrou, qui n’a plus de mandat électif depuis sa défaite aux législatives en 2012, s’est dit "heureux que la raison l’emporte". 
"Le choix qui est le mien est de ne pas faire une campagne de partis politiques, la mairie ne doit pas être partisane", a-t-il insisté, assurant qu’il conduirait "une liste de personnalités ayant des sensibilités différentes de la droite républicaine au centre gauche, en passant par le centre".

Une recherche de l'alternance républicaine

Peu après l’annonce,
Eric Saubatte a indiqué qu’il a  fait changer d’avis le président de l’UMP "en le tenant au courant des préoccupations locales".
Le "vote à l’unanimité" des membres de sa liste pour entamer des négociations avec Bayrou a en effet été "décisif" dans l'arbitrage du chef de l’UMP. "J’ai expliqué à Jean-François Copé que la participation de l’UMP à un grand rassemblement sur Pau nous donnerait toutes les chances d’obtenir la victoire et l’alternance dans cette ville", a-t-il poursuivi. Le Parti socialiste dirige la mairie de Pau depuis 1971 et la victoire historique alors d’André Labarrère qui régna sur la ville jusqu’à sa mort en 2006.

Eric Saubatte a précisé que la répartition des sièges au sein de la liste menée par François Bayrou "est en cours de négociation et se fera  en fonction des compétences et non des partis".
Plusieurs ténors de l’UMP, tels Alain Juppé, François Fillon ou Jean-Pierre Raffarin, ont apporté depuis leur soutien à François Bayrou.


Alain Juppé avait notamment plaidé publiquement  l'alliance en accordant tout son soutien au président du MoDem s'il souhaitait se lancer dans les municipales. Échange de bons procédés, le MoDem girondin soutient l'ancien premier ministre pour un nouveau mandat de maire à Bordeaux.

Dans un sondage IFOP - Sud Radio - Sud Ouest, réalisé mi-novembre, François Bayrou arriverait en tête au premier tour à la tête d’une liste MoDem-UDI avec 29% des voix, devant la liste menée par le député PS David Habib (27%) et celle sans étiquette de Yves Urieta (16%), dissident socialiste, mais qui avait été soutenu aux législatives de 2012 par Nicolas Sarkozy. La liste menée par Eric Saubatte était arrivée en 4e position au premier tour et les 9% dont l'UMP avait été créditée dans cette ville socialiste seront nécessaires à Bayrou, au second tour.
Aux municipales de 2008, François Bayrou avait été devancé d’à peine 342 voix par la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou qui ne se représente pas. 

Pour le candidat PS, David Habib, le président du MoDem est devenu "le candidat de l’UMP et de Nicolas Sarkozy". "Je n’ai jamais cru à la posture d’indépendance de Monsieur Bayrou" et "les Palois vont ainsi constater que les engagements de Monsieur Bayrou ont une durée de vie très limitée", a-t-il polémiqué par communiqué interposé.

Le président de l’UDI, Jean-Louis Borloo, s’est "réjoui" de son côté de cette alliance
"Ce soutien va dans le sens du large rassemblement UDI-MoDem-UMP que nous essayons de bâtir dans le plus grand nombre de villes possible".