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lundi 2 décembre 2019

Municipales : Valérie Pécresse assume la division à Paris

Valérie Pécresse fait-elle le jeu de LREM ?

Valérie Pécresse ne recherche pas les points de convergences et l'union

Elle a rappelé ses divergences avec Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, entretenant les divisions à droite sur Paris.

Elle a beau être investie par le parti Les Républicains pour les municipales à Paris, Rachida Dati doit poursuivre le dialogue pour rallier Valérie Pécresse, électron libre ex-LR.
"Nous avons des échanges, avec Rachida Dati, mais le problème c'est que nous avons une divergence de fond sur la stratégie. Moi, je pense que les LR ne peuvent pas gagner seuls à Paris," a déclaré la présidente de la région Ile-de-France, interrogée sur la main tendue de Rachida Datidans l'émission Politique dimanche de la très macronienne chaîne BFM ce 1er décembre
 

Pécresse attend de Dati qu'elle inclue dans les listes LR certains maires renégats d'arrondissements

Pour l'instant, la proposition faite au petit parti de Valérie Pécresse, fondatrice de son propre parti, Libres!, concerne
14 postes éligibles au Conseil de Paris et deux têtes de liste d'arrondissement, pour la plupart passés de LR au parti présidentiel LREM
Une stratégie uniquement concevable en tambouille électorale, selon un membre des Républicains qui critique  la présidente de la région. "Elle veut des gens à elle sur nos listes; elle veut aussi son logo à côté du nôtre... Il y a un moment, il faut redescendre d'un étage !".

Une politique politicienne qui ferait écho à celle du camp de LREM.
Cédric Villani en est à réclamer un référendum pour le départager de son rival  Benjamin Griveaux, le candidat officiel du président Macron. Anne Hidalgo (PS), la maire sortante pourrait ainsi tirer bénéfice de ces divisions. 
Fin novembre, un sondage commandé par Cédric Villani à l'institut IFOP, plaçait Anne Hidalgo en tête des intentions de vote (22%), largement devant Benjamin Griveaux et Rachida Dati (16% chacun). Mais ni Hidalgo, ni Dati ne bénéficie de la couverture médiatique qui porte Griveaux et la maire sortante du 7e arrondissement, forte de son bilan à Paris et de son expérience gouvernementale, ne peut que progresser en se tenant à l'écart des magouilles politiciennes.

vendredi 7 juin 2019

Le sens de la fidélité de Pécresse à LR fait pleurer de rire les réseaux sociaux

La présidente de région Ile-de-France est-elle cohérente ou déséquilibrée ?

Pécresse a gagné son titre de girouette

En annonçant mercredi sa démission du parti au moment où sa ligne politique aurait pu finalement émerger, la présidente de la région Ile-de-France a créé la surprise et jeté la consternation.

"Incompréhensible", se sont exclamés d’une même voix le président par intérim de LR, Jean Leonetti, Christian Jacob, le président du groupe parlementaire LR à l’Assemblé nationale, et le président des Alpes-Maritines, Eric Ciotti, au lendemain de son annonce très médiatique au JT de 20h00 de France 2. "Personne ne l’avait vu venir. Ça a pris tout le monde de court", reconnaît un des cadres du parti. Rien ne laissait supposer ce coup de sang de la présidente de la région Ile-de-France. Réaction digne d'une Nathalie Kosciusko-Morizet... 

La présidente de région privilégie ses ambitions personnelles
Lors de la réunion organisée par le président du Sénat, la veille, Gérard Larcher, l’ancienne ministre n’avait rien laissé paraître. "Le débat a été franc et direct et elle a réaffirmé sa volonté de voir se réinstaller une formation qui rassemble les gaullistes sociaux, les libéraux et les centristes, et Wauquiez lui a dit qu’il était contre ce retour à l’UMP. Mais Valérie, malgré sa prise de distances, continue totalement à soutenir la démarche de Gérard Larcher", résume un de ses proches. 
Ce proche explique que Pécresse a commencé à mûrir sa décision après le bureau politique de lundi, où "elle a eu le sentiment d’un complet déni de la réalité". "La réunion de mardi lui a sans doute un peu donné l’impression qu’il n’y avait rien à faire et que cela ne correspondait pas à son timing, que même par ce biais-là, la rénovation de la droite était impossible", suppose un des participants. 

Qualifiée de 'traîtresse' par certains, mais pas que...

Pour le moment, la présidente de la région Ile-de-France entend se consacrer à cette tâche et à son mouvement Libres ! à l’approche des municipales

La brutalité de sa décision laisse une impression de coup bas et de contretemps. 
En 2017, Xavier Bertrand avait préféré se défiler en ne participant pas à l’élection interne pour la présidence de LR. Valérie Pécresse avait été pressentie pour y aller, mais s'était dérobée devant la tâche à accomplir, laissant ainsi le champ libre à Laurent Wauquiez, qu'aujourd'hui ils condamnent. 




Macron doit savoir qu'elle lui tournera le dos.

Au lendemain de son élection, elle devint La principale opposante à Wauquiez en interne, dénonçant sa ligne trop fermée et sa mainmise sur l’appareil. C’est pourtant au moment où Wauquiez est contraint de démissionner de la présidence de LR après l’échec cinglant de son parti aux européennes que Pécresse choisit de changer de trottoir. "Elle estime ne pas pouvoir prendre véritablement le manche tant le parti est cadenassé, accuse-t-elle. Pierre Charron [sénateur de Paris et proche de Nicolas Sarkozy] a raison de dire que les réunions du bureau politique ressemblent à celle du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes", explique un autre proche de la présidente de la région Ile-de-France. 
Ils étaient 75 soutiens lors de la création de son mouvement 'Libres!", Florence Berthout, Geoffroy Didier, David Lisnard, Jean-Carles Grelier, David Douillet, François Grosdidier, Vincent Jeanbrun, Alexandra Dublanche ou Robin Reda et 66 élus de droite.


Certains de ses ex-compagnons de route à LR voient dans son coup de tête la volonté de se rendre disponible
pour répondre à une éventuelle sollicitation du président de la République et succéder à Edouard Philippe à Matignon.

Avait-elle misé sur un revers de la liste présidentielle aux Européennes ? Tente-t-elle de forcer le destin ? "Dans ce cas, ce serait un Premier ministre de cohabitation. Elle n’est d’accord en rien avec Macron sur la sécurité, l’immigration, les dépenses publiques et certaines questions sociétales", résume un conseiller régional LR, pas convaincu "qu’un tel duo pourrait fonctionner. S’il y a des gens qui exercent leur autorité naturelle de manière pateline, on ne peut pas dire que ce soit son cas". Les conseillers régionaux de son groupe et ceux du centre sont bien placés pour le savoir. Mais tous reconnaissent les qualités de "bosseuse" de leur présidente, élue à la tête de la région en 2015. Le travail suffit-il à compenser les failles d'une intelligence dominée par les sentiments? Et Pécresse n'est pas naturellement bienveillante... 
"Elle maîtrise parfaitement ses dossiers", ajoute un autre. La patronne de la région capitale n’a jamais tenté de dissimuler ses origines bourgeoises, ainsi que ses convictions de catholique pratiquante. "Mais n’allez pas la réduire à la caricature de la Versaillaise, blonde, jupe bleue plissée et serre-tête en velours. C’est une femme d’action et une très forte personnalité qui ne s’en laisse pas conter mais sait aussi se montrer très accessible et très ouverte", raconte un autre conseiller régional LR.  Chiraquienne, puis sarkozyste, alors pourquoi pas macronienne...
C'est surtout une ambitieuse intolérante, doublée de susceptibilité:

Pendant la campagne des européennes, lors du meeting parisien de François-Xavier Bellamy au palais des Congrès, le 15 mai, elle célébrait encore  "un rendez-vous de l’amitié et aussi de la fidélité. Fidélité à une famille politique, Les Républicains, qu’Emmanuel Macron a devancée en juin 2017. La fidélité de Valérie Pécresse n’aura pas résisté à la relégation de LR au pied du podium des européennes. 

Sa volte-face n'a pas échappée aux internautes

Souvent femme varie... Cette fois,
alors que la presse institutionnelle tentait d'occulter son inconstance, Pécresse s'est faite rattraper par ses promesses de fidélité, avec l'aide des réseaux sociaux.
"Je voterai pour la liste des Républicains, j'ai choisi de rester dans ma famille politique, j'ai deux raisons à cela : d'abord ma fidélité à cette famille, mais aussi l'amitié que j'éprouve pour le trio de tête de liste", a expliqué sur RTL la cheffe de file du mouvement Libres! au sein de LR.
En même temps, "il faut réconcilier les deux droites, c'est mon devoir", a-t-elle également lancé, estimant qu'il "y a un défi à droite qui est le défi de l'élargissement, du rassemblement" des deux droites".
En quittant LR dans les difficultés, elle affaiblit le courant "modéré" et sa crédibilité, car les interrogations sur sa cohérence et sa capacité à jouer le rôle auquel elle prétendait dans sa formation d'origine n'ont pas manqué d'agiter le paysage politique.

Les réseaux sociaux lui mettent le nez dans sa versatilité.




jeudi 6 juin 2019

Des départs de clarification chez LR après la démission de Valérie Pécresse

Les tièdes et les ambitieux sortent du bois 

Ceux et celles qui ne sont pas à leur place quittent le navire Les Républicains

Pécresse claquant la bise à Wauquiez
On retient la démission attendue de la trans-frontalière Valérie Pécresse
, la présidente de la région Ile-de-France, ce mercredi soir. Dans son sillage, plusieurs élus et autres figures du parti ont également décidé de tracer leur route personnelle, notamment des adhérents à son "mouvement d'idées", "Libres !", 
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tels les députés Robin Reda, soutien de Bruno Le Maire à la primaire de la droite et du centre, devenu ministre de l'Economie de Macron, les anciens candidats à la présidence de LR Maël de Calan, ci-contre avec l'ex- maire de Bordeaux,  le candidat malheureux d'Alain Juppé à la primaire de l'UMP en 2016, le maire de L'Hay-les-Roses Vincent Jeambrun, 35 ans et soutien de Valérie Pécresseou de Florence Portelli, secrétaire générale de Libres !, le mouvement créé par Valérie Pécresse et jusqu'ici associé aux Républicains.

Les francs-tireurs du parti se désolidarisent de la défaite 

En annonçant son départ de la fédération départementale des Républicains, Robin Reda, 28 ans, a lancé un appel à la désertion, indiquant ce mercredi soir sur Twitter qu'il suit la présidente de la région Ile-de-France, épouse d'un ex-vice-président exécutif d’Alstom.
"J’invite tous ceux qui se sentent profondément de #droite, élus, militants, sympathisants, qui ne croient ni en #Macron ni en #LePen, à s’unir à ce nouvel espoir autour de Valérie Pécresse et de #Libres!", a-t-il encore tweeté dans la soirée.
Robin Reda
@robinreda
Je quitte ce soir la présidence de la fédération LR de l’Essonne et ce parti politique que j’avais, comme d’autres, l’espoir de voir renaître. Je mettrai toute mon énergie à reconstruire une droite authentique et forte pour l’Essonne et pour la France. #LR #20hF2 #France2 (3/4)
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Ce n'est pas non plus une surprise que Florence Portelli, maire ex-LR de Taverny, parte dans les bagages de Valérie Pécresse. Elle aussi chargée de commenter les non-dits de Pécresse, elle a dénoncé "une ambiance absolument délétère" au sein de cette vieille formation politique. Chez LR, "dès que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose qui n'est pas approuvé par la ligne officielle du bureau politique, vous prenez un tir de missile nourri", a-t-elle fustigé, jugeant cette atmosphère "insupportable".
L'ambiance y gagnera une chance de retour d'un air plus respirable.

Ils naviguent au gré du vent de la réussite

Dans la soirée, plusieurs autres élus d'Ile-de-France ont également fait connaître leur intention de quitter le grand parti de droite, incontestablement affaibli ces derniers mois. Parmi eux, l'un des vice-présidents de la région Alexandra Dublanche, chargée du développement économique, de l'agriculture et de la ruralité, qui a tenté de convaincre Le Parisien que son départ représente "un déchirement" mais qu'il était inévitable. "On a essayé de changer ce parti pendant trois ans, mais cela s’est visiblement avéré impossible", argue Alexandra Dublanche. "La droite vaut plus que 8 %, c’est évident. Quitter LR est un déchirement pour nous tous; malheureusement, aujourd’hui, c’est un parti qui est cadenassé." Elle n'a pas les clés, mais parvient à s'échapper...

Cette conseillère municipale LR de Sartrouville était membre de l’équipe de campagne de François Fillon, dans laquelle elle était porte-parole, et surtout "responsable de la mobilisation", orchestrée grâce à Federavox, la start-up montée conjointement par la jeune femme alors âgée de 34 ans et ses deux associés, dont son mari.


Le député de la Sarthe Jean-Carles Grelier, qui n'était plus adhérent de LR depuis deux ans, mais qui siégeait jusqu'alors dans le groupe parlementaire, a pour sa part indiqué qu'à 53 ans, "la décision de Valérie Pécresse (lui) donne une orientation".
"Nous allons voir comment nous organiser" avec d'autres députés dans la même démarche, a-t-il poursuivi, alors que l'entourage de Valérie Pécresse a laissé entendre de nouveaux départs de parlementaires LR dans les prochains jours.

Au Conseil régional d'Ile-de-France, le président du groupe LR
Othman Nasrou a indiqué sur Twitter qu'il soutient la démarche de sa présidente
"Saluons (son) courage qui veut réinventer la droite de fond en comble, en femme libre. Ce n'est pas un choix facile mais les partis ne sont qu'un moyen", a tweeté le Franco-marocain de 31 ans, membre fondateur du collectif du 31 mai contre la "circulaire Guéant" qui visait alors à limiter l’accès du marché du travail aux étudiants étrangers diplômés.
Othman Nasrou
@othmannasrou
Saluons le courage de @vpecresse qui veut réinventer la droite de fond en comble, en femme libre. Ce n'est pas un choix facile, mais les partis ne sont qu'un moyen. Ce qui compte, ce sont les idées. Et pour les porter, il faut incontestablement du neuf. Je soutiens sa démarche !
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Le maire d'Evry-Courcouronnes et vice-président de la Région, en charge des Transports, Stéphane Beaudet, 46 ans, l'a également "chaleureusement félicitée" dans un tweet. Il avait déjà démissionné de la présidence de la fédération de l’Essonne et quitté les Républicains. "Ce n’est pas une décision prise en réaction à l’élection de Laurent Wauquiez, posa d’emblée Stéphane Beaudet. Il n’y a aucune défiance de ma part; il a remporté les élections et il est parfaitement légitime," avait-il expliqué à ses électeurs. Il le promettait aux militants : "Je ne vais pas basculer par opportunisme vers un autre parti." Stéphane Beaudet souhaite se consacrer à son territoire.