POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

lundi 31 décembre 2007

Noah devait se casser: il reste pour nous les casser…

A celui qui "Ose", nous disons: "Si tu savais"!...
Yannick Noah, 47 ans, reste un allumé. La mort de l'Abbé Pierre relance l'ancien tennisman devenu chanteur, qui a retrouvé la première place au classement des personnalités préférées des Français selon le JDD. Nonoah n'est pas un zozo (ci-contre) : il est redevenu la personnalité préférée des Français, selon un classement de l'Ifop pour le Journal du Dimanche. Il reprend le titre que lui avait ravi Zinédine Zidane. Le footballeur passe à la seconde place, devant Mimi Mathy, qui est la grande préférée des femmes. Sœur Emmanuelle est quatrième. Normal!

Après deux divorces d'avec Cécilia (un point commun avec Sarkozy!) et Heather, divorces aussi médiatiques que ses exploits sportifs, et une troisième compagne, le franco-camerounais n'a toujours pas retrouvé la sérénité auprès de ses quatre enfants (Joachim, Yelena, Elyjah et Jenaye). Il passerait pourtant pour zen avec ses allures nonchalantes et ses pieds nus, mais il a fait une rechute en se livrant récemment à une violente critique de Nicolas Sarkozy dans un entretien au JDD. Un hebdomadaire manifestement acquis à la cause du Président, selon lui!…

La notoriété l'encourage à se faire le porte-voix des bobos du microcosme parisien. L'artiste s'épanche donc en pensant que ses états d'âme pourraient avoir un quelconque intérêt et donc un impact. A-t-il abusé de substances? Allo, maman, bobo!
Yannick Noah explique:«Tout me choque» dans l'action du chef de l'Etat: «L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque», détaille le chanteur, qui avait soutenu Ségolène Royal lors de la présidentielle. Noah le dit; il est choqué, voire frappé. Nulle arrogance chez le numéro 1 du sondage du JDD qui critique l'élu de 53% de votants et de millions de Français: le numéro 1 qui compte. Il faudrait cacher sa richesse et se donner de faux airs de va-nu-pied.
Et ce n'est que le début : «Je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'a dit ce qu'il avait vraiment fait», poursuit Yannick Noah. Nous lui suggérons de sortir du cercle très étroit de ses amis. «Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille? Quels problèmes ont été réglés ?», s'interroge celui qui ne lit pas PaSiDupes. 'Double faute'! Le bientôt quinqua est frappé et de cécité et de surdité.
Et Yannick Noah de supputer également les rapports de Nicolas Sarkozy aux médias : «Je ne veux même pas parler du côté diversion avec la mise en scène de sa vie privée, et tous les médias qui suivent. C'est le roi avec sa cour, et les courtisans se mettent à genoux», raille le chanteur. En prend-il ombrage le numéro 1 du JDD?

Tout cela pour informer la presse qui lui fait sa cour qu'il a reçu une proposition de l'Elysée pour jouer au concert organisé au Champ de Mars le 14 juillet dernier. Yannick Noah raconte : «J'ai dit OK mais pour quatre fois le prix proposé, en rigolant». Une somme qui n'a, selon lui, pas posé de problème. Quel ego! «J'étais au golf [ce n'est pas un sport de riche: il aurait pu inviter le président…] quand ils ont accepté ma fausse proposition, le lendemain», s'amuse le chanteur, qui assure avoir tout de même refusé : «Je ne suis pas un courtisan, même à ce prix-là».

Il fallait que nul n'en ignore. C'était le cas jusqu'à ce qu'il nous fasse un put…
Nous invitons toutefois Yannick, s'il est encore dans l'hexagone, à lire un prochain article de PaSiDupes sur Bolloré

Des socialistes haineux s'affichent anti-sarkozistes

Il ne leur suffit pas de porter leur candidate à bout de bras
Ces intellos avaient misé leur carrière sur la bourrique socialiste: ces habitués de la Rue de Solférino s'étaient mouillés pour la malencontreuse candidate socialiste. Ils en sont fort marris et d'autant plus aigris et hargneux.

Loic WACQUANT (1960), sociologue sous influence (de Pierre Bourdieu, dont les calamiteuses théories sinistrèrent l'Education nationale), exerce aux USA… Il cumule pourtant des emplois au Collège de France et à l'EHESS. Centres d'intérêt: les processus de criminalisation de la misère, l’hypercarcéralisation et la marginalité urbaine. Son gagne-pain.

Alain PIRIOU, porte-parole de l’inter-LGBT, L'Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans), créée sous le nom de Lesbian & Gay Pride Ile-de-France en 1999, est une fédération d'une cinquantaine d'associations qui lutte contre les discriminations fondées sur les mœurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Florence Bellivier, professeur de droit et secrétaire générale adjointe de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH).

Poul Nyrup RASMUSSEN (Danois né en 1943), Président du Parti Socialiste Européen qui inspira et se lassa de Sa Cynique Majesté Royal;

Patrick WEIL (1956), chercheur (CNRS), membre du PS jusqu'en 1985, avait soutenu Sa Cynique susnommée. Plutôt surévalué, se fait 'claquer le baigneur' dès qu'il prend la parole… Mais il revient toujours prendre des baffes!

Ariane Mnouchkine (1939), fille de fille de producteur de cinéma et metteuse en scène de théâtre, le 25 juillet 2007, elle est nommée, par les membres du Collège de France (décision entérinée par un décret du président de la République), professeure associée pour une période de 12 mois à la chaire de Création artistique. Ce qu'elle refuse dans un premier temps, en affirmant que sa nomination validée par Nicolas Sarkozy fait d'elle « une collaboratrice du régime de Nicolas Sarkozy »; Mais versatile et flattée, elle accepte finalement le lendemain en déclarant :« Je ne vais pas faire de caprice auprès de gens que j'admire et que j'aime » Les honneurs!...

Hervé Edwy Plenel, né en 1952, fils d vice-recteur de la Martinique, journaliste politique trotskiste à l’hebdomadaire de la LCR Rouge puis directeur de la rédaction de Le Monde. Ses révélations sur la plupart des affaires de la présidence de François Mitterrand en feront une figure sulfureuse et l'ensemble de ses prises de positions lui vaudra nombre.

Thierry Pech, secrétaire général de la République des Idées, présidé par l'historien Pierre Rosanvallon, père de la dévastatrice théorie de la 'défiance citoyenne'. Certains articles ont fait l'objet de copier-coller de prétendues thèses exprimées par Sa Cynique Majesté Royal.

Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques (dit 'Alter Eco'), a publié en 2003 'Le libéralisme n'a pas d'avenir', apprécié des altermondialistes. Le mensuel est membre fondateur de l'association altermondialiste Attac.

Thomas Piketty, économiste (EHESS) né en 1971 à Clichy, proche du PS, il a fait ce qu'il a pu pour former la candidate socialiste malencontreuse à la présidentielle.

Christine Lazerges (1943), professeur militant de droit à la Sorbonne, fut député PS de l'Hérault jusqu'en 2002. Elle écrit à deux mains dans Libération avec … André Vallini.

Patrice Chéreau, réalisateur et metteur en scène né en 1944 et formé au lycée Louis-le-Grand, il a soutenu Mitterrand et Royal.

Michel Konitz, avocat pénaliste qui écrit froidement dans Libération que la justice a tout à perdre à être au service des victimes, ce qu'il appelle la "dérive «victimaire".

Françoise Cotta, avocate militante au barreau de Paris et présidente de l’association Justice-Action-Libertés (JAL) alliée du Syndicat de la Magistrature (SM), s’inquiète d'une escalade présidentielle en matière pénale.

Philippe Besson (1967), écrivain tardif , il fut d'abord DRH de Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. Le thème de prédilection de l'écrivain est l'agonie: il soutiendra naturellement Sa Cynique Majesté Royal…

Jean-Pierre Azema (1937), historien, enseignant à Sciences-Po Paris , fils du poète réunionnais Jean-Henri Azéma et de la professeur d'anglais Claude Bertrand (Paris X), il a signé l'« appel des 150 intellectuels » en faveur de Sa Cynique susnommée (libellé PaSiDupes).

Christophe Grébert, blogueur 'citoyen' (vigilant, de surcroît?) accusé de tous les maux -dont la pédophilie- , s'est fait connaître par ses… accusations dirigées contre sa municipalité. En rupture avec le PS, il a annoncé sa candidature à la prochaine élection municipale.

Et des 'célébrités' plus confidentielles qui gagnent à rester dans l'ombre:
Erell Delesvaux, militante syndicale
Marie Dosé, avocate, qui, avec Maîtresse Françoise Cotta, dénonce le « populisme pénal »
Sibeth N’Diaye , ancienne animatrice de la tendance Refondation Syndicale, l'une des tendances du syndicat étudiant UNEF, elle s'est recasée dans le mutualité, comme administratrice de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants, 2000), née avec, le soutien de la MGEN socialiste, de la disparition de la MNEF, pompe à fric du PS, qui trempa dans des scandales de corruption. Elle soutint… Royal !
Agnes Salvadori, jeune solidaire, militante dans une association d’éducation populaire Association de la Fondation Etudiante pour
la Ville .


Consulter la liste des '150 intellos' suppôts de la candidate Royal dans les 'libellés' de PaSiDupes.

dimanche 30 décembre 2007

Laïcité et sacrilège dans des crèches: la Vierge ronde

Entre tradition et modernité, disent-ils!
Si ce n'était qu'un avatar de la lutte des anciens et des modernes… Tout est en fait prétexte à désacralisation. Les croyants sont moqués et leurs croyances traînées aux pieds.

Prenez le cas, de la crèche provençale qui mettait en scène de manière les métiers de la région ainsi que leurs pittoresques acteurs. Il s'agissait d'associer les régionaux et de montrer l'offrande de leur travail. La crèche était à la fois un miroir de la société et une reconstitution évangélique.Qu'en ont-ils fait?
A Naples, les santons de la famille Scuotto créent la polémique, car ils ont faits pour choquer et salir en représentant mafieux, travestis et femmes nues. Pourquoi ne pas tout montrer, si l'intention est en effet de provoquer et de mêler le sacré à l'humain et le saint au séculier: ce qui est le moins reluisant est devenu digne d'intérêt, voire élevé au rang du respectable. Ce qui est vil est valorisé, comme si ce qui est moche était humain. Le degré suprême du méoris de l'homme est alors atteint.
L'Enfant Jésus, Marie, Joseph, les Rois mages sont obligés de cotoyer deux voyous qui jouent du couteau, un travesti, des femmes nues...pour l'édification sociale plutôt que morale des petites têtes blondes. La crèche napolitaine de la famille Scuotto détonne dans un milieu marqué par la tradition.Aucun réserve, ni limite. Que du respect!...
Avec ses frères, Emanuele et Raffaele, et ses sœurs, Anna et Suzy, Salvatore Scuotto a ouvert à Naples en 1996 un atelier de santonniers baptisé La Scarabattola (à droite). Dans cette ville qui compte de nombreux créateurs de crèches depuis plusieurs générations, les trois frères font donc figure de nouveaux venus. Et de jeunes iconoclastes dont les œuvres suscitent l'indignation: le meilleur moyen de faire parler de soi quand le talent manque. En venant au monde, "le Christ a découvert un monde corrompu", justifie-t-il encore. D'où l'importance de perpétuer cette tradition, "mêlant sacré et païen" ! A chacun son idée du beau…
Pour ce Noël, leur crèche abrite ici deux "guapi", des voyous liés à la Camorra, la mafia locale, qui s'affrontent à l'arme blanche (à gauche). Là, c'est un travesti fardé qui évolue dans le décor pourle moins exotique exotique. Ailleurs, les Scuotto ont également créé "Ciro" (il ne remonte donc pas du 18° siècle…), qui représente les métis nés à la fin de la Deuxième guerre mondiale, fruits des amours entre des Napolitaines et des soldats américains. Actualisation et perte de sens de la scène originelle. Un autre de leurs santons est inspiré de Giacomino, un handicapé mental apprécié de leur quartier.
L'an passé, les Scuotto ont placé deux femmes -tout naturellement- nues prenant leur bain au sein (!) de leurs crèches, exposées dans deux églises. C'est la nature! La polémique a éclaté après la publication d'un article dans la presse. Le prêtre d'une des églises, à Rome, a enlevé les figurines incriminées mais les mécréants se sont pressés pour admirer les 'sculptures' des trois 'artistes'. Chaque pièce est unique. D'où son prix : 500 euros. Ces artistes sont des marchands et le scandale fait vendre. La modernité? L'appât du gain n'a rien de moderne.
Les naïfs rétorqueront qu'il ne faut pas voir la politique partout… Pourtant, deux députés du parti italien de la Rose au poing (gauche), des saints innocents, ont déposé pendant quelques instants dans la crèche de l'Assemblée des figurines représentant un couple de gays et un couple de lesbiennes, alors que le débat fait rage en Italie sur la reconnaissance des "unions de fait". Un huissier de la Chambre des députés a peu après retiré les santons.En France aussi, les santonniers innovent.Il faut épater le 'bobo'.
L'un de ces 'artistes' qui ont pris le vent de la modernité, est établi à Aubagne. Il a représenté la Vierge Marie avec un ventre arrondi, lors du traditionnel marché aux santons de Marseille. Certains spectateurs n'ont pas apprécié. L'archevêché de Marseille n'y voit aucun blasphème: les caricatures de Mahomet ont autrement choqué Son Eminence. Reste que Marie au ventre arrondi aura été remplacée in extremis par un santon de la Vierge en adoration, le 24 décembre à minuit.

Honni soit qui mal y pense.

Municipales: candidates UMP de terrain

Elle font leur place sur leur mérite
Comme annoncé dans PaSiDupes, voici dix portraits de battantes UMP:

Brigitte Barèges
Depuis les municipales de 2001, Brigitte Barèges est maire de Montauban, ville de 58 000 habitants. Elue députée du Tarn-et-Garonne devant le socialiste Roland Garrigues en 2002, elle a été réélue aux dernières législatives. Candidate à sa réélection à la mairie, cette avocate plaide pour la continuité : « Cela fait sept ans que les Montalbanais rattrapent leur retard en matière de développement économique et urbain. Tout l’enjeu de Montauban est de savoir tirer profit de la proximité de Toulouse. » Pour rendre sa ville plus attractive, la maire envisage d'y créer un golf. Cette avocate est née en 1953 à Toulouse.

Sylvia Barthélemy

Inscrite au barreau de Marseille depuis 1973, Maître Barthélemy choisit de s'installer à Aubagne dès 1975 pour exercer sa profession d'avocate. Spécialisée en droit de la famille, elle noue grâce à son humanité des liens de confiance avec bien des familles aubagnaises et entre presque naturellement en politique.Elue municipale depuis 1995, elle conduit une liste de la droite libérale aux élections de 2001 et siège depuis lors à la communauté d'agglomération .
« Rendre à Aubagne sa place et sa fierté. Il faut apporter du meilleur et cela passe par une autre équipe capable de tirer Aubagne vers le haut », tel est le programme de Sylvia Barthélemy, tête de liste à Aubagne aux élections municipales de 2008. Cette mère de deux enfants avait alors perdu de 947 voix face à Jean Tardito, le maire communiste sortant. Après avoir représenté Démocratie libérale, le RPR, puis Force démocrate, cette avocate a obtenu aux dernières municipales le meilleure score à Aubagne pour la droite depuis 1965 (48 % des voix).

Natacha Bouchart

Le taux de participation qui atteignit péniblement les 57% à la législative est probablement un souci pour la candidate malheureuse aux législatives de 2002 et 2007 dans la 7e circonscription du Pas-de-Calais. Natacha Bouchart a cependant été investie par l’UMP pour briguer la mairie de Calais.
Présidente du groupe UMP au conseil municipal de Calais depuis 2001, elle est aussi conseillère régionale depuis 2004. Arrivera-t-elle à battre Jacky Hénin, le maire communiste sortant ? Elle l’espère bien : « Cela fait 36 ans que les communistes ont la mainmise sur la municipalité... Il est temps de sortir Calais du marasme économique. » Elle devra faire face à des méthodes respectables: Indymedia a publié deux photos exposant la plaque d'immatriculation de son véhicule: appel à la casse?
« Le maire m’a demandé officiellement d’intervenir auprès de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé. (…) Cela prouve que mon carnet d’adresses peut servir à quelque chose. »

Caroline Cayeux
Cette jeune sexagénaire battante est devenu maire de Beauvais en battant le sortant socialiste Walter Amsallem, en 2001. Candidate dissidente du RPR aux législatives en 2002, elle est distancée et par le sortant socialiste et par le candidat officiel de l'UMP Olivier Dassault, qui est finalement élu.
En 2004, elle prend la tête de la liste départementale de l'UMP pour les régionales, derrière Gilles de Robien, candidat à la Présidence de la Région. Elle entre au Conseil régional, comme élue d'opposition.


Maryse Joissains-Masini
Née 1942 à Toulon, elle est élue maire d'Aix-en-Provence et préside la Communauté du Pays d'Aix depuis Lors du second tour le 17 juin, Mme Joissains est réélue, avec 10 points d'avance sur le PS Alexandre Medvedowsky.
A la prochaine municipale, les candidats suivants l'affronteront: Alexandre Medvedowsky (PS), Michel Pezet (PS dissident venu de Marseille), François-Xavier de Peretti (UDF-Modem / Union Pour Aix), un Verts et un candidat du Front national, non déterminé.
Ancien professeur à la faculté de droit d'Aix-en-Provence et avocate à la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence, elle est Présidente de Reussir ITER (Cadarache).


Brigitte Le Brethon
« Nous avons posé les éléments d’évolution de la ville. Il nous faut maintenant confirmer et réaliser un projet d’envergure pour Caen. » Maire de Caen depuis les municipales de 2001 et élue députée du Calvados l’année suivante, Brigitte Le Brethon plaide pour la continuité. Cette agrégée d’économie et de gestion a débuté sa carrière politique à 32 ans comme adjointe au maire chargée de l’urbanisme. Non réélue à son siège de député aux législatives de 2007, cette quinqua (née en 1951) a obtenu, le 9 novembre dernier, l’investiture pour les municipales de mars 2008.
A l'Assemblée nationale, elle est président du groupe de travail « Grandes Villes et agglomérations », chargé par le Premier Ministre d'une mission d'analyse de la situation française concernant le développement de l'usage du vélo dans la vie quotidienne, rapporteur de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales pour avis du budget Recherche pour le projet de loi de finances 2004. Elle est aussi secrétaire national de l'UMP et membre du Bureau politique de l'UMP .

Dominique Mary
Candidate à la mairie d’Auxerre (Yonne) où elle est née, Dominique Mary se présente contre l’actuel maire socialiste Guy Férez. À 60 ans, ce professeur d'anglais retraitée de l’Éducation nationale et conseillère municipale d’Auxerre depuis 2001 se présente pour la première fois comme tête de liste. Et si le maire socialiste se veut serein à la veille du combat pour la mairie, son bilan en matière économique ne plaide pas en sa faveur. Dominique Mary, qui préside l’association Passerelle, dont l’objet est de recréer du lien social, l’a bien compris :« S’il faut encore améliorer le quotidien des Auxerrois, il est urgent de créer un environnement favorable au développement des entreprises locales. »

Nadine Morano
Elle fut une porte parole pugnace de l'UMP pendant la campagne présidentielle. Née en 1963 à Nancy, elle est investie par l'UMP pour gagner la mairie de Toul.
Ses prises de position contribuent également à sa notoriété. Favorable à l'euthanasie, au mariage homosexuel et à l’adoption par des couples homosexuels, elle est membre de la mission parlementaire sur la fin de vie, créée à la suite de l’affaire Vincent Humbert, et depuis décembre 2004 de la mission d'information sur la famille. Le 13 février 2007, elle fait voter une loi pour punir la diffusion de «happy slapping».
Femme de convictions, elle apporta son soutien aux revendications d’un syndicat de police visant à l’interdiction des concerts du groupe de rap Sniper, aux paroles jugées « haineuses et racistes ». En 2003, elle a interrogé à l’Assemblée le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, souvent cible des attaques de ce même groupe, et celui-ci a annoncé qu’il allait porter plainte « contre ces textes racistes et antisémites ».
Nadine Morano se fait parfois critiquer pour des propos abrupts, mais on fait mieux dans le genre. Ainsi, Nicole Feidt, maire socialiste de Toul qu’elle a battue lors de l’élection législative de 2002, l’a accusée d’avoir à cette occasion « relayé une campagne du groupe d’extrême droite Jeunesses identitaires ». La lutte contre l'anti-sémitisme est notoirement d'extrême droite!

Bérengère Poletti
Sage-femme hospitalière née en 1959 dans la Meuse, mariée, mère de deux enfants, Bérengère Poletti a fait ses premiers pas politiques lors des municipales de 1995. Conseillère municipale à Charleville-Mézières, elle obtient la vice-présidence du Conseil régional de Champagne-Ardenne aux régionales de 1998. La victoire aux élections législatives de 2002 face à la candidate socialiste Claudine Ledoux marque les débuts de Bérengère Poletti au Palais-Bourbon, où elle est membre de la commission des Affaires culturelles. De 1996 à 2002 elle fut Présidente du Conseil de l’Ordre Départemental des Sages-Femmes. elle s’est investie dans la vie politique locale (Conseillère Municipale à Charleville-Mézières), et Régionale (Vice-Présidente du Conseil Régional de Champagne-Ardenne chargée de l’Aménagement du Territoire de mars 1998 à avril 2004, puis Conseillère Régionale).
Aux dernières législatives, sa deuxième victoire sur Claudine Leroux dans la 1re circonscription des Ardennes, et notamment à Charleville-Mézières, est, selon elle, de bon augure.
Première de liste pour les municipales de 2008 sur la commune de Charleville-Mézières, sur une liste d'ouverture, avec comme second de liste, l'ancien adversaire du député Vuilque lors des élections législatives, Boris Ravignon, jeune Conseiller Enarque du Président Nicolas Sarkozy, chargé de la Prospective, ainsi que responsable de la nouvelle cellule d'anti-fraudes.
« Charleville-Mézières doit mettre en place une politique capable de résoudre les difficultés économiques qu’elle connaît depuis 1995. »

Marie-Claire Restoux
Née en 1968 en Charente à la différence de Sa Cynique Majesté Royal, elle est bien l'ancienne championne olympique de judo et double championne du monde en1995 et 1997. Elle est mère d'une petite fille depuis 2005.
Avant de se présenter à la mairie de Clichy, elle a occupé des responsabilités au sein du comité fondateur du Comité Paris 2012 pour les JO 2012. En juillet 2002, elle remplaça Jean-François Lamour (qui devint alors ministre des Sports) au sein du cabinet de l'Elysée, en tant que conseillère pour les sports.

Véronique RIVRON
Elle brigue le poste de maire de Le Mans où elle est conseillère municipale (Transports, circulation, voirie, éclairage public et droits de place). La campagne est l'occasion de faure avancer le projet UMP d' une police municipale et de caméras de vidéoprotection. Directrice administrative du Centre médico-social précoce (CAMSP) et chef de service à " La Courte Echelle" (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile.
Mariée, mère de trois enfants, Véronique Rivron habite le quartier de la Gare. Elle est attachée de direction au CAMSP (Centre d'action médico-sociale précoce), service de soins pour enfants de 0 à 6 ans (dépistage et traitement) et au Sessad-La Courte Échelle pour enfants déficients intellectuels de 0 à 20 ans. Elle est bénévole au service du développement du golf dans la Sarthe. Elle est membre de la Sem (Société d'équipement du Mans).
Elle est aussi conseillère générale du canton Le Mans centre.

Marie-Josée Roig
Adhérente RPR depuis l’âge de 38 ans, député du Vaucluse à 55 ans, elle ravit à la gauche la mairie d’Avignon deux ans plus tard en 1995 devenant ainsi la seule femme maire d’une ville de 100 000 habitants. Son plus grand fait d’arme ? Être sortie victorieuse du duel l’opposant à la gracieuse PS Elisabeth Guigou aux municipales de 2001.
Fidèle parmi les fidèles de Jacques Chirac, elle sera deux fois ministre (ministre de la Famille et de l’Enfance en 2004 et ministre déléguée à l’Intérieur 2004-2005). C’est d’ailleurs dans son fief que Jacques Chirac a choisi d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2002.

samedi 29 décembre 2007

Un photographe blessé par la police égyptienne en volant des photos du jogging de Sarkozy

Une agence de presse adopte les méthodes des collectifs!

Un photographe d'une agence de presse française, Thomas Coex, a eu le coude gauche cassé par un policier égyptien alors qu'il prenait des photos de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner en train de faire un jogging à Charm el-Cheikh samedi. Il est pourtant ici (à gauche) en appui dessus...
"On se baladait, il faisait déjà noir. Le temps de sortir un appareil et de courir un peu vers eux, j'étais vraiment derrière, je suis arrivé à peut-être 10 mètres du président", a témoigné le blessé. 'Il se baladait' donc ('un peu') en Egypte, lorsqu'il tomba par hasard sur le président.
Un policier égyptien en civil, qui courait derrière les responsables français et leurs gardes du corps, s'est dirigé vers le voleur de photos dites médiatisées alors que le reste du groupe continuait à courir.
"Il m'a fait une sorte de croche-pied et m'a poussé. J'ai fait un vol plané. Je suis tombé sur le bras, mon appareil a volé et s'est fracassé", a témoigné Thomas Coex, qui ne semble pas avoir appris à chuter, malgré ses pratiques à risque.
Le policier l'a alors plaqué et maintenu au sol en lui faisant une clé de bras et en pointant son arme de service sur sa tête, selon le témoignage du photographe et d'un autre journaliste arrivé "alors" (et fortuitement) sur les lieux.
Un autre homme en civil a aidé le premier policier à maintenir au sol le photographe pendant plus de cinq minutes, au milieu d'un groupe de badauds, avant que n'arrive un gradé en uniforme.
Le photographe a alors été conduit au poste de police et retenu une vingtaine de minutes, avant d'être autorisé à se rendre à l'hôpital, accompagné d'une collègue française (on en est à trois sur le coup…) et d'un policier égyptien.
Au cours de l'incident, le photographe a appelé à l'aide un garde du corps français qui suivait Nicolas Sarkozy. Ce garde du corps s'est retourné avant de continuer sa route derrière le président et M. Kouchner, dont le photographe blessé ne pouvait dire s'ils avaient eux-mêmes remarqué l'incident. Attendez-vous à ce que Reporter sans Frontière accuse le garde du corps de protéger le président et de ne pas porter assistance à cet accidenté du travail "en balade"…
Le photographe a été admis à l'hôpital de la station balnéaire d'où il est ressorti dans la soirée avec le bras gauche dans le plâtre. Combien de jours d'arrêt de travail, pour faire sérieux?
Vendredi, les forces de sécurité égyptiennes avaient tiré en l'air pour empêcher des photographes de s'approcher du bateau où se trouvaient le président et sa compagne Carla Bruni au large de Charm el-Cheikh. C'est leur responsabilité de veiller sur le président et son entourage. "C'est un chef d'Etat, il est normal que les mesures de sécurité soient draconiennes", avait expliqué à une source au sein des services de sécurité.
Ce journaliste serait-il mal habitué par la fréquentation d'une police française trop tendre avec la presse?

Par chance, il restait un photographe balladeur pour immortaliser cette cassure et c'est heureux, car une blessure de journaliste, c'est, il est vrai, un peu comme une brûlure au troisième degré pour une étudiante sénégalaise!
Ils en reparleront donc…

Municipales: Les Verts de Strasbourg virent au rouge quetsche

Alain Jund, tête de turc de la gauche?
Les Verts ont dévoilé,, le 18 décembre les 14 noms de leur liste qui feront équipe avec Alain Jund (ci-contre) aux élections municipales. Une liste qualifiée de métissée, avec quatre « candidats d’ouverture » à la sauce Verte.
La tête de liste est très marquée à gauche. Directeur d'études de 50 ans dans un cabinet conseil à Strasbourg, Alain Jund est coordinateur du réseau Alsace sans OGM. Ce réseau réunit une vingtaine d'associations et de structures extrémistes locales et régionales (Alsace Nature, Confédération Paysanne de l'affreux Jojo Bové, Confédération syndicale des familles, Verts...). Il est également vice-président d'Alter Alsace Energie, altermondialiste.


Les quatorze candidats qui figurent aujourd’hui derrière Alain Jund sur la liste « Strasbourg ville verte, ouverte et solidaire » aux élections municipales ont été désignés en AG par les militants Verts. Une désignation qui a déjà fait du bruit : Yann Wehrling (ci-contre) avait annoncé qu’il n’y figurerait pas, à cause d’un « désaccord politique » (DNA du 12 décembre). Lundi 29 octobre, l’ancien secrétaire national des Verts et candidat aux législatives à Strasbourg en 2007 s’est prononcé pour une large coalition allant des verts au MoDeM, en passant par le PS, à l’image de celle qui a mené Romano Prodi au pouvoir. Un détail: Prodi s'est attaché le PC italien; or, ni Wehrling ni Jund n'espère du sang frais du moribond PCF… En revanche, le repris de justice, l'affreux Jojo Bové, est déjà aux manettes!

A la municipale de 2001 la socialiste Trautman 'renforcée' des Verts obtenait 40,42% contre 50,85% à l'UMP Fabienne Keller. Rue de la Douane hier, dans le local de campagne des Verts, la poids-plume Marie-Dominique Dreyssé (ci-contre), conseillère municipale sortante et numéro 2 sur la liste, a présenté ses treize autres co-listiers devant… un seul journaliste. Alain Jund était excusé pour raisons professionnelles. Ca commence…

Le 11 novembre 2007, les Verts ont déposé 6 roses sous la stèle du Palais du Rhin commémorant la mort des 6 soldats Barzilaï, Levy, Hoareau, Marchi, Mankouri et Mérabet lors de la libération de Strasbourg le 24 novembre 1945, avec Marie-Dominique Dreyssé, conseillère municipale, et Mustapha El Hamdani, ancien président du Conseil Consultatif des Résidents Etrangers de Strasbourg.

Quatre candidats viennent de la société civile, c'est-à-dire 'associative', ce qui serait prometteur de décapage de la vie municipale… Françoise Schaetzel, 56 ans, kinésithérapeute, première « candidate d’ouverture », comme on dit chez les Verts, figure en quatrième position. Ancien médecin inspecteur de la DRASS, fondatrice d’un cabinet médical au Neuhof, cette spécialiste de la santé considère que la politique de l’actuelle municipalité tient du « patchwork » dans ce domaine et plaide pour une action notamment axée sur la prévention. En juin 2007, elle soutenait RESF dans la campagne de Parrainages de sans-papiers (ci-dessus).

Viennent ensuite Derya Topal (ci-contre, 8e), 25 ans, employée et responsable associative d'origine turque, Benjamin Sibold (9e), professeur des écoles et ancien porte-parole d’Attac Strasbourg, et Bruno Ulrich (ci-contre) (13e), 48 ans, conseiller en environnement et ancien d’Alsace Nature.

« La composition de la liste reflète la diversité de la population en ville », estime Marie-Dominique Dreyssé : autant de femmes que d’hommes, de générations différentes et d’horizons plutôt variés. « On n’a pas eu de mal à la faire comme ça », note Laurent Fritz, 47 ans, numéro 15, porte-parole régional des Verts, en guise de pique à tous ceux qui s’efforcent tant bien que mal de porter les couleurs de la diversité. « Ça s’est fait naturellement », insiste Eric Schultz, 39 ans, numéro 3, ancien coordinateur RESF. « Une liste bio », rigole le numéro 11. A 24 ans, Christophe Zander, également RESF, est l’un des benjamins de la liste avec Songul Kiraz (14e), 24 ans aussi, une étudiante de 24 ans de famille turque dans cette circonscription de Wissembourg et de Bischwiller, ville que d'aucuns se plaisent parfois à appeler « Türkwiller », candidate aux législatives de Juin2007.
Ils n'ont pas tous droit à la photo:
délit de faciès?

Et plus loin que la diversité, Mustapha El Hamadi, 49 ans, ancien président du Conseil consultatif des étrangers de Strasbourg, explique -un brin réducteur ou masqué- qu’il faut gagner pour « mettre fin à la discrimination urbaine » entre centre-ville et quartiers.

Parmi les anciens, Jean-Marie Brom, 54 ans, conseiller municipal sortant, figure en 7e place, et Danièle Dapont, 57 ans, enseignante, à la 12e. Herrade Nehlig (photo de gauche), 51 ans, conseillère municipale sortante d’Illkirch-Graffenstaden et coordinatrice de l’introduction du bio dans les cantines scolaires, apparaît à la 10e place. Un coup de pub: elle va devoir réclamer plus de crédits ou rogner sur le reste!
Le reste de la liste sera désigné le 22 janvier, au cours d’une assemblée générale. C’est aussi à ce moment-là que le programme des Verts sera fixé de façon définitive.

Relaxe, la justice! Relaxe pour Florimond Guimard…

La justice de classe, on le voit, ça existe…
RESF (Réseau Education sans Frontières) est conforté par cette décision de justice: elle encourage ce militant extrémiste à recommencer et les autres à suivre son exemple. Un des militants RESF hors-la-loi, poursuivi pour "violences aggravées sur un agent de la force publique", a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence." Justice a été rendue", a considéré, à sa sortie du palais de justice, Florimond Guimard, le professeur des écoles mis en cause, triomphant.

La tâche ingrate de la police va s'en trouver encore facilitée. Il était accusé d'avoir tenté de percuter un véhicule des forces de l'ordre avec sa voiture -rien que ça- et d'avoir lancé une grille sur un policier -avis aux amateurs! Ces violences sont intervenues lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un père de famille algérien sans-papiers, dont les enfants étaient scolarisés dans son établissement. Florimond Guimard, âgé de 31 ans, a toujours nié toute violence lors de cette action, qui a eu lieu le 11 novembre 2006, à l'aéroport Marseille-Provence. Où commence la violence? La justice cautionne-t-elle la montée de la violence associative?
Le procureur -bonhomme- avait requis une "peine de principe" de deux mois de prison avec sursis. Il encourait jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende: la loi n'est pas faite pour être appliquée...

Trois à quatre mille personnes selon les organisateurs, mais seulement mille cinq cents selon la police, s'étaient rassemblées le 22 octobre devant le tribunal à l'appel d'associations, de syndicats , de partis de gauche et de gauche extrême , pour demander la relaxe de Florimond Guimard derrière une banderole où était inscrit: "La solidarité n'est pas un délit".

Parmi les manifestants, des profs délégués syndicaux qui avaient abandonné leurs élèves: ce n'est pas non plus un délit et la FCPE ne s'est d'ailleurs pas offusquée, puisque ce jour-là les cartables des petits étaient allégés…
"Cette décision rendue par des juges indépendants rappelle utilement que s'opposer à la chasse aux sans-papiers est un droit légitime de tout citoyen", a réagi la Ligue des droits de l'Homme dans un communiqué. La LDH ne va pas jusqu'à prétendre que le magistrat n'était pas un 'bon' militant… "Plus nombreux seront ceux qui suivront l'exemple de Florimond Guimard et mieux seront garanties les libertés de tous, Français comme étrangers, sur le sol de la République." Les magistrats de Rachida Dati y seront pour quelque chose dans leur grande bonté.

Charm-el-Cheikh réussira-t-elle à Sarkozy mieux qu'aux autres?

Si Sarkozy réhabilite les lieux, la presse ne s'y sera pas distinguée..
Le président français Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni sont allés trouver du repos à Charm el-Cheikh après Louxor mardi. Les mesures de sécurité ont été renforcées avant l'arrivée de M. Sarkozy et de ses proches dans cette grande cité balnéaire au bord de la mer Rouge, a précisé un responsable égyptien de la sécurité. Nicolas Sarkozy et ses proches seront rejoints à Charm el-Cheikh par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères, mais son épouse, Christine Ockrent, ne sera pas du voyage, suite aux pressions de syndicats de journalistes! Ils séjourneront dans une agréable villa située dans une vaste bande littorale, propriété du cheikh d'Abou Dhabi, et aura un accès direct à la mer.

Les photographes de la presse qui lui fait le procès de la médiatisation de ses activités du président sont sur place et le traquent pour mieux le critiquer. Le harcèlement des photographes a déjà perturbé ses vacances à Wolfeboro aux Etats-Unis cet été, et c'est au son de tirs de sommation que les forces de l'ordre égypienne ont dû les éloigner de l'embarcation du chef de l'Etat en Egypte. Le président français se trouvait alors avec sa compagne Carla Bruni au large de Charm el-Cheikh, a indiqué un responsable de la sécurité.
L'embarcation des photographes s'est ensuite éloignée et Nicolas Sarkozy a pu reprendre sa détente en mer. «C'est un chef d'Etat, il est normal que les mesures de sécurité soient draconiennes», a souligné le responsable égyptien à l'attention de la presse française... Un journaliste de France 24 a été interpellé jeudi et sa carte mémoire effacée après avoir pris en photo la villa de vacances de M. Sarkozy, dont les abords ont été bouclés. Des photographes se sont aussi vus confisquer leur matériel.

Ce sont aussi les abords de la propriété du cheikh d'Abou Dhabi qu'il convient de sécuriser. Le renforcement du dispositif a été voulu par les autorités égyptiennes, indique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat français, dans une ville frappée par un attentat en 2005 qui avait fait une soixantaine (?) de morts.


Il y a un temps pour chaque chose, qu'il convient de respecter. A Louxor, où ils avaient entamé mardi 25 leurs vacances égyptiennes, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni s'étaient prêtés, main dans la main, au jeu des photos avec les touristes. Le président français avait même posé avec sa nouvelle amie pour des Egyptiens travaillant sur un site archéologique.


Voyage protocolaire autant que privé. Vendredi matin, le chef de l'Etat français a rencontré son homologue égyptien Hosni Moubarak à Charm El-Cheikh, station balnéairedes bords de la mer Rouge dont il est un des habitués. L'entretien a porté sur la situation dans la région et les questions internationales, notamment le Pakistan au lendemain de l'assassinat de l'ancien ministre Benazir Bhutto. Après son séjour privé, le chef de l'Etat français doit se rendre dimanche en visite officielle au Caire.
PaSiDupes doit compenser les négligences intentionnelles de la presse bienveillante. Qu'elle s'emploie à développer une image people du chef de l'Etat est déjà minable, mais qu'au-delà de sa couverture partisane elle fasse en revanche l'impasse sur l'histoire troublée de Charm-el-Cheikh est une faute professionnelle. De la désinformation par omission.
Wikipedia propose des informations à tous, que les cossards négligent. Les voici:
'Village de pêcheurs à l’origine, Charm el-Cheikh devient une base stratégique pour la marine égyptienne.
Entre 1956 et 1957 a lieu la guerre de Suez entre Israël et l’Égypte. Israël occupe puis évacue le Sinaï. Une force de paix internationale stationne à Charm el-Cheikh de 1957 à 1967. Mais en juin 1967, Nasser occupe la commune, bloque le détroit de Tiran, et coupe ainsi l’accès de la mer Rouge aux bateaux israéliens, ce qui entraîne l’intervention d’Israël : c’est la guerre des Six Jours.
[…]
Le 4 septembre 1999 a lieu la signature du Mémorandum de Charm el-Cheikh entre Israël et l’Autorité palestinienne en présence de Madeleine Albright, du président Hosni Moubarak et du roi de Jordanie Abdallah II.
Le 3 janvier 2004 a lieu l’accident d'avion du Vol Flash Airlines FSH 604 de la compagnie Flash Airlines faisant 148 morts en s’abîmant dans la mer Rouge.
La ville est victime d’attentats le 23 Juillet 2005 [lire le petit complément d'information ci-dessous]. Le Old Market à Sharm el-Maya, les hôtels Ghazala gardens et Moevenpick à Naama Bay sont touchés.'
Il faut préciser ceci:
Deux semaines après l’attaque des transports Londoniens (7 juillet 2005) , un groupe terroriste se réclamant d’Al-Qaïda fait sauter trois bombes à Charm el-Cheikh. Déclenchée vers une heure du matin, l’attaque de la station balnéaire tue 88 personnes. Après les attentats du Louxor en 1997 et ceux de Taba en 2004, le tourisme égyptien, une des principales ressources du pays, est à nouveau mis à mal.

Que dès lors des journalistes militants s'esclaffent aux mesures prises par un état ami pour la protection d'un chef de l'Etat français démontre encore, si besoin était, que la presse 'de qualité', méprisante de la presse de caniveau, a marché dedans! Si cette presse prétend nous expliquer l'actualité plutôt que de nous la présenter, qu'elle nous informe complètement: nous jugerons alors si ses velléités son justifiées…

A noter enfin, hors catégorie, la désinformation mensongère d'un blogueur militant 'vigilant' à bonne école... qui a mis Sarkozy sous surveillance! On voit le genre: si tout le groupe est aussi fiable... Il titre en effet: 'Quand Sarkozy est là, on tire sur les photographes'.
Mais, conscient de sa forfaiture, il recopie lui-même quelques lignes du Nouvel Observateur dont le titre était pourtant 'Des tirs de sommation pour protéger Sarkozy'.
Le 'vigilant' indélicat a voulu accrocher le lecteur et faire acte de propagande, puisqu'il écrit piteusement plus loin que 'les forces de sécurité ont tiré en l'air'.
Un militant à 10 euros qui réclame aussi le respect pour sa noble personne? Un client pour Sa Cynique Majesté Royal...

Municipales 2008: premières investitures UMP

Têtes de listes annoncées
à la date du 19 décembre 2008

Agen : (UMP) Jean PINASSEAU
Aix-en-Provence : (UMP) Maryse JOISSAINS-MASINI

Ajaccio : (App. UMP) Paul RUAULT
Anglet: (UMP) Robert VILLENAVE
Angoulême :(UMP) Philippe MOTTET
Arles : (UMP) Richard FLANDIN
Arras : (UMP) Philippe RAPENEAU
Athis-Mons : (UMP) Christine RODIER
Aubagne : (UMP) Sylvia BARTHELEMY
Auxerre : (UMP) Dominique MARY
Avignon : (UMP) Marie-José ROIG

Bagneux : (UMP) Frédéric NAPOLEONE
Bastia: (UMP) Jean-Louis MILANI
Beauvais : (UMP) Caroline CAYEUX
Biarritz : (UMP) Didier BOROTRA
Bordeaux : (UMP) Alain JUPPE
Boulogne-sur-Mer: (UMP) Annick VALLA
Bourg-en-Bresse: (UMP) Christophe FEILLENS
Bron: (UMP) Jean-Claude ARFI

Caen : (UMP) Brigitte LE BRETHON
Cahors : (UMP) Marc LECURU
Calais : (UMP) Natacha BOUCHART
Cannes : (UMP) Bernard BROCHAND
Charleville-Mézières : (UMP) Bérangère POLETTI
Clichy : (UMP) Marie-Claire RESTOUX
Colmar : (UMP) Gilbert MEYER
Colombes : (UMP) Nicole GOUETA
Creil : (UMP) Nouredine NACHRITTE

Dijon : (UMP) François-Xavier DUGOURD

Evreux : (UMP) Jean Pierre NICOLAS
Evry : (UMP) Francis DOMINGUEZ
Foix : (UMP) Alain ESQUIROL

Gap : (DVG) Roger DIDIER
Grenoble : (UMP) Fabien DE SANS NICOLAS
Joué les Tours: (UMP Frédéric AUGIS

La Ciotat : (UMP) Patrick BORE
La Roche sur Yon : (Nouveau Centre) Michèle PELTAN
La Rochelle : (UMP) Dominique MORVANT
Le Canet : (UMP) Michèle TABAROT
Le Mans : (UMP) Véronique RIVRON
Lens : (UMP) Béatrice PERMUY
Lille : (UMP) Sébastien HUYGHES
Livry-Gargan : (UMP) Pierre PERRET
Lorient : (UMP) Fabrice LOHER
Lyon : (UMP) Dominique PERBEN

Marignane : (App. UMP) Daniel SIMONPIERI
Marseille : (UMP) Jean-Claude GAUDIN
Martigues : (UMP) Mathias PETRICOUL
Mérignac : (UMP) Vincent COEURDEROY
Montauban : (UMP) Brigitte BAREGESMontpellier : (UMP) Jacques DOMERGUE
Mulhouse : (Gauche Moderne) Jean-Marie BOCKEL

Nantes : (UMP) Sophie JOZAN
Nevers : (UMP) Jean-Luc MARTINAT
Nice : (UMP) Christian ESTROSI
Nogent sur Marne : (UMP) Jacques MARTIN

Paris : (UMP) Françoise DE PANAFIEUPessac: (UMP) Franck RAYNAL
Puteaux : (UMP) Joëlle CECCALDI-RAYNAUD

Reims : (UMP) Renaud DUTREIL

Saumur : (UMP) Michel APCHIN

Talence : (UMP) Alain CAZABONNE
Toulon : (UMP) Hubert FALCO

Vandœuvre-lès-Nancy : (UMP) Françoise NICOLAS
Versailles : (UMP) Bertrand DEVYS
Villefranche-sur-Saône : (UMP) Bernard PERRUT
Vincennes : (UMP) Laurent LAFON
Vitry-sur-Seine : (UMP) Six-Emmanuel NJOH

Wattrelos : (UMP) Marc FLORIN


PaSiDupes publiera un bref portrait de dix femmes candidates de l'UMP

Bové, l'anti-libéral, monnaye sa peine de prison

L'altermondialiste achète ses mois de prison: il ne les fera pas !
L'affreux Jojo Bové a choisi de faire payer par d'autres l'amende à laquelle a été condamné en 2005: la Confédération paysanne lance une souscription pour participer au paiement. (Rappel dans PaSiDupes)
Bons princes, le procureur de la République et la juge d’application des peines du tribunal de grande instance de Millau ont accepté l'aménagement de la peine de prison de quatre mois ferme en jours-amendes.
La justice de Madame Dati convient-elle à Jojo Bové? «Nous estimons que c'est une bonne décision car cela rend la peine collective et non plus seulement individuelle», déclare Régis Hochart, actuel porte-parole du syndicat agricole.
L'arrachage d’OGM de plants de maïs transgénique à Menville (Haute-Garonne) va coûter cher aux militants. Mais quelle sera la quote-part personnelle du meneur? Sera-t-il encore nourri par son syndicat?
Le leader altermondialiste compte alléger la charge qu'il représente pour le petit paysan. Il a annoncé qu’il observerait une grève de la faim avec des militants opposés aux organismes modifiés (OGM) à compter du 3 janvier 2008 afin de protester contre le fait qu’un véritable moratoire n’ait pas été décidé par le gouvernement à l’issue du Grenelle de l’environnement.

vendredi 28 décembre 2007

A quelle réforme s'opposent-ils maintenant? Le temps de travail

Les syndicats: touche pas à mon temps de travail!
Touche à rien, d'ailleurs!
Est-ce à dire qu'ils sont contents de leur sort? Que ne le disaient-ils avant?
Dans un "document d'orientation" rendu public jeudi, François Fillon demande aux partenaires sociaux de négocier sur le temps de travail jusqu'au 31 mars prochain, conformément aux voeux du président Nicolas Sarkozy et donc de ses électeurs. "L'objectif est de donner aux salariés et aux entreprises la possibilité par la négociation collective (...) de déterminer ensemble l'organisation du travail la mieux adaptée au développement de l'entreprise comme aux attentes des salariés en matière de pouvoir d'achat et de gestion du temps", explique-t-il.
"A quelles conditions de validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour qu'il puisse librement déterminer les règles applicables en matière de durée du travail, dans le respect de limites maximales prévues par la loi: seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux de majoration applicables,...?", s'interroge notamment François Fillon.

Pour FO,Jean-Claude Mailly a dénoncé vendredi les "coups de butoir importants contre la durée légale" du travail portés selon lui par le gouvernement. Jamais content, le secrétaire général de Force Ouvrière?
Les syndicats, adeptes de la cogestion, ne comprennent pas ce qui leur arrive. C'est comme le racisme: il n'existerait que du fait de la méconnaissance que nous avons de l'Autre? Les syndicats font-ils donc du racisme anti-gouvernemental?
Jean-Claude Mailly a souligné vendredi sur France-2 que "si une entreprise décidait de repasser à 40 heures", il faudrait "recalculer les heures supplémentaires au-delà de 40 heures", ce que souhaite le gouvernement selon lui. "Comme on discute entreprise par entreprise, on l'impose entreprise par entreprise, la durée légale n'existe plus", a prévenu meneur syndical conservateur. Mailly serait-il favorable aux amalgames: une heure de chauffeur de taxi en file d'attente égale une heure de déménageur?
J.-C.Mailly qui se trouvait bien dans sa niche hexagonale ne veut pas entendre parler d'adaptation au marché unique. De la globalisation, il ne veut pas, un point, c'est tout. Il peut vivre sans et coupé du monde entier. D'ailleurs , il ne veut jamais rien! Son conservatisme le pousse à freiner des quatre fers, dans les descentes et dans ...les montées. "Si nos dirigeants pensent qu'il faut substituer le code du commerce au code du travail pour qu'il n'y ait plus qu'une relation de gré à gré entre employeur et salarié, et continuer à faire sauter tous les systèmes de référence collective pour faire en sorte qu'on arrive à la loi de la jungle dans ce pays, nous allons au devant de graves problèmes", a averti le président du syndicat de cadres (CFE-CGC) Bernard Van Craeynest sur France Info. "Le fait de céder aux volontés du MEDEF qui consistent à vouloir éliminer tout cadre contraignant, ce serait absurde", a-t-il ajouté. Le MEDEF veut supprimer tous les cadres et on ne nous l'avait pas dit? Merci, Van Craeynest, qui parle de 'loi de la jungle' après les grèves reconductibles des transports!

Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, en congé, est aussi député européen, mais ça ne se voit pas. Dans l'UE, la France fait encore exception. Au PSE, le PS français cultive également son originalité. Même la Suède, parangon de toutes les vertus socio-économiques selon Sa Cynique Majesté Royal, ne comprend pas l'intérêt des 35 heures. Le Foll Stéphane n'a rien dénoncé d'autre que ses camarades de FO et CFE-CGC, vendredi sur France-info: une "volonté de mettre en cause la durée légale" du travail, actuellement fixée à 35 heures. C'est "encore une fois un cadeau qui va être fait aux entreprises au détriment des salariés", a-t-il déploré en écho. Dénonciation concertée?
Actuellement les heures supplémentaires sont majorées de 25% au-delà de la durée légale de 35 heures. C'est en effet faisable! Cà l'est encore s'il y a de la richesse et du dynamisme: nous avons vécu ces temps-là, avec les retombées sur le pouvoir d'achat. On ne travaillait pas alors en heures sup le dimanche en fermant le mardi matin, comme c'est actuellement le cas à Plan-de-Campagne, zone commerciale -la plus vaste d'Europe- près de Marseille. Question dynamisme, le PS a besoin d'une petite cure de jouvence. Un peu de gelée d'abeille pour François Hollande? Dans sa lettre, François Fillon suggère non seulement "un accord d'entreprise pour librement déterminer les règles de durée du travail", mais aussi éventuellement "un accord direct entre le salarié et l'employeur", ce qui court-circuiterait les syndicats.
Les syndicats font constamment disjoncter les secteurs économiques à force de grèves: l'économie obtiendrait un peu de répit, prendrait de l'élan… Gagnerait en dynamisme, quoi!

Miss France confortée: elle garde couronne et photos douteuses

Le 'politiquement correct' n'atteint jamais ses limites
PaSiDupes s'irritait récemment du manque de respect de nos concitoyens. On prône en effet le respect des personnes, si elles sont naines (ou de petite taille), gay (pardon, les orientations sexuelles de certains) ou les obèses (mille excuses, ceux et celles qui souffrent de surcharge pondérale), et on a même inventé pour eux le politiquement correct. Le respect confond morale et rhétorique… Les auteurs de ces énormités ne seraient elles-mêmes que des 'personnes à défi spécifique' (lire 'handicapés mentaux') que personne ne ferait cas. Mais nos vertueux censeurs sont littéralement -et mentalement- frappés par les bouleversements géopolitiques du milieu de la décennie 1980 et affichent une sensibilité accrue à toute situation ressentie comme une atteinte aux droits de l'homme, indépendamment des droits reconnus dans la Déclaration: un excès de zèle prosélyte. Leur hypersensibilité aux personnes et groupes présumés être en situation 'défavorable' justifierait un gauchissement certain du langage, censé éviter de « choquer la sensibilité » de ces personnes. Les contraintes langagières provoquent des obésités de la langue française qui ne peut se révolter contre les attaques dont elle est la victime pour motif d'éthique gauchiste.
La tutelle de la gauche sur nos libertés d'expression -et par conséquent de penser- s'est imposée en France au moyen d'une multiplication de lois, règlements et directives visant à proscrire du débat public des expressions ou des discours présumés porter atteinte à ces personnes, ou à promouvoir des expressions ou des discours présumés leur porter réconfort. Une grande purge de la pensée… C'est le cas notamment d'un ensemble de lois qui, de la loi Gayssot (PCF) du 13 juillet 1990 jusqu'à la loi qui vise à réprimer la négation du génocide arménien de 1915, ou qui, en 2006 (loi Taubira du 10 mai 2001) , intervient de manière autoritaire sur la manière de faire ou enseigner l'histoire. L'histoire de la colonisation, attention! La repentance coloniale est quasiment institutionalisée... La pensée unique ne se suffit pas; elle a besoin de garde-fous.

Mais la gauche bien-pensante ne légifère pas sur tous les sujets. Elle n'a pas pour mission de protéger tous les hommes et leurs croyances. Certes, elle assure son autoprotection et sa survie, mais participe aussi à l'extinction du politique en se détournant paradoxalement du 'policé' ou du 'civilisé' pour se consacrer au 'citoyen'. Elle a ouvert le chapitre de la citoyenneté et la décline à toutes ses formes. La politique était une science du gouvernement de la cité; la citoyenneté est institué instrument de subversion des institutions, une menace pour la démocratie. Sa théorie est celle de la 'défiance citoyenne'.

Toujours exclue, excommuniée pour l'éternité par les laïcs de cette gauche, les croyances religieuses. L'homme seul est digne d'intérêt: il peut être manipulé, maîtrisé. Les croyances leur résistent et leur échappent: elles sont l'ennemi juré et en tant que tel sont combattues. Il faut les combattre, par action et par omission. Ce qui nous amène étrangement à la Miss France 2008!
La dernière miss France en date, Valérie Bègue, s'est vue menacée de privation de couronne pour avoir fait des photos suggestives dans un magazine, contrevenant ainsi au règlement et à l'éthique du concours. Or, la défiance de cette citoyenne réunionnaise est récompensée: elle conservera son titre, à condition de ne participer à aucune élection internationale, mais elle assure déjà que la lutte continue... Valérie Bègue s'engage par ailleurs à reverser l'intégralité des dommages et intérêts des actions judiciaires qu'elle est susceptible de recevoir à deux associations, "Vaincre la mucoviscidose" et "la lutte contre le cancer du sein". La morale est sauve et les associatifs ne sont pas mécontents.
La présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, a beau répéter que "les photos choquent et continuent de choquer. Ce ne sont pas des photos innocentes. Elles ne correspondent absolument pas à l'image de Miss France", elle n'est plus maîtresse chez elle, ni de sa morale. Elle a dû tenir compte que pour la première fois le public avait été associé au choix de la Miss "sans savoir que ces photos existaient". La 'défiance citoyenne', même inconsciente, prévaut. La supportrice d'Arlette Laguiller ne sait plus à quel saint se vouer: prise au piège qui croyait prendre!
Après une semaine d'intense mobilisation en faveur de Valérie Bègue, la Réunion, confiante, attendait ce verdict. Dame Taubira se tenait en embuscade, prête à lâcher un tsunami de paroles pieuses sur le retour des pratiques coloniales. Un député PS local, Jean-Claude Fruteau, avait pris fait et cause pour son produit local, indépendamment de son erreur de jeunesse. Il a la foi en tout ce qui est réunionnais, quel que soit l'histoire.
La descente aux enfers de Miss France -22 ans- avait commencé le 21 décembre avec la publication de photos, prises il y a trois ans selon elle, la montrant léchant un yaourt renversé ou posant en maillot de bain dans la position du Christ sur une croix. Illico, Geneviève de Fontenay, sourcilleuse présidente du Comité Miss France, demandait sa démission, observant qu'elle avait menti lors de sa candidature en signant un contrat où elle certifiait n'avoir "jamais posé" pour des photos dénudées ou dans des attitudes "équivoques". La demoiselle affirme qu'il n'y a rien de tel dans ses photos.
Refusant de démissionner, Valérie Bègue reçut pétitions et encouragement à la rébellion, dont celui du secrétaire d'Etat à l'Outremer, Christian Estrosi, qui est intervenu personnellement en téléphonant à la présidente du Comité. Une miss en odeur de sainteté? Il faut l'évêque de la Réunion pour lui donner le bon dieu sans confession. Il y est allé de son prône: il l'a incitée à la défiance en résistant à Mme de Fontenay, déclarant: "elle est là-bas, elle n'a qu'à y rester!" Sans tarder, les propos de Mme de Fontenay ont été taxés de ... "racistes" par des élus UMP et PCR (Parti Communiste Réunionnais -et non pas Français!…): l'union sacrée de la Réunion ou surenchère? Monseigneur Aubry, affirme qu'avant de se référer à la foi des chrétiens, il aurait été judicieux de ne pas faire défiler toutes les miss en petite tenue avec des ailes d'ange dans le dos. Pour ce prélat de choc, "c'est la même chose puisqu'on utilise le même clavier de langage avec la perversion d'un symbole religieux"... La théologie de la libération a sans doute appris à son excellence à ne pas faire le distinguo entre des ailes d'ange de miss et du lapement de yaourt par jeune fille accorte. Pas de quoi fouetter un chat laïc ou un matou libertaire! Pourvu qu'il ne soit pas catéchiste à ses heures!…

Marketing de bon aloi, à la convenance de cette même gauche altermondialiste? Sur Europe 1, Gérard Ponson, directeur de la revue Entrevue (qui a affirmé ne pas avoir volé les photos publiées de Valérie Bègue), a déclaré que sa rédaction avait reçu des mails de la Réunion avant l'élection de miss France annonçant que Valérie Bègue allait remporter le titre. Un mail aurait précisé que c'était pour "faire une opération communication sur la Réunion afin de revaloriser l'île après le séisme du chikungunya".

Cette affaire confirme la justesse de l'analyse de PaSiDupes dans un de ses derniers 'posts'. Le cas de Valérie Bègue est symptomatique de l'emprise toujours grandissante des laïcs et extrémistes de la gauche sectaire sur les médias et l'opinion.
Les activistes, défenseurs des caricatures de Mahomet, se retrouvent encore sur ce coup. Bravo! Les Français ne sont pas des agneaux sacrificiels, mais plutôt des moutons, 'bêle' et bien des veaux.

jeudi 27 décembre 2007

Des urgentistes prennent leur tour de garde dans la rentrée sociale permanente

Grève d'abord symbolique: vers une montée politique en puissance…
Les urgentistes hospitaliers ont observé une grève symbolique illimitée à compter du lundi … 24 décembre, veille de Noël, pour ne stresser personne: en pleine période de fêtes et à l'évidence sans concertation avec les personnels au sol CGT et Sud aérien d'Orly… Ils assurent que cette grève sera sans conséquences pour les patients. Pour l'instant.
Ce sont les ministres, dont on dit qu'ils refusent la concertation, qui se déplacent. Dans la matinée de lundi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, est venue à l'hôpital Saint-Antoine de Paris où elle a rencontré le président de l'AMUF, le très médiatique Patrick Pelloux (ci-contre), depuis qu'il a donné l'alerte sanitaire au moment de la canicule, en 2003.…
Mme Bachelot a affirmé qu'une concertation s'ouvrirait à partir du 7 janvier sur les heures supplé- mentaires et le paiement des jours de congés, deux des points soulevés par les grévistes. "Nous avons l'argent", a-t-elle également assuré: l'Etat serait prêt à débourser 348 millions d'euros et les établissements 324, ont détaillé ses services, soit 672 millions au total, alors que l'AMUF estime que ses revendications portent sur environ un milliard d'euros.
Cet argent "on ne sait pas où il est", a répondu Patrick Pelloux aux journalistes. L'appel à la grève n'a pas été remis en cause et, d'après le porte-parole du syndicat Christophe Prudhomme, elle sera "très suivie". Ce dernier a assuré que "dans beaucoup de SAMU, on est à 100% de grévistes" déclarés et que le mouvement sera aussi très largement suivi dans les services d'urgence, "un peu plus longs au démarrage". En Alsace, il y aurait quelque 75% de grévistes, a estimé le délégué régional du syndicat Jean-Marie Minoux.
Ces médecins veulent une plus grande "reconnaissance" de leur travail, alors que les médecins de ville viennent d'obtenir une hausse de leur rémunération pour les gardes de week-end. Ca valait une grève… Au-delà de revendications purement salariales, les urgentistes mettent en cause le système de "permanence de soins" (PDS) tel qu'il existe depuis 2003, lorsqu'a été mis fin à l'obligation pour les médecins libéraux d'assurer les gardes et astreintes.
Selon un rapport officiel rendu public en septembre, ce système est "peu fiable, fragile et coûteux" et souffre d'un "désengagement progressif des médecins libéraux" qui accroît l'activité des urgences hospitalières. Le rapport juge nécessaire de "remettre à plat la situation et de changer de stratégie", alors que "les dépenses de PDS croissent sans cesse.
Les urgentistes hospitaliers ont, c'est sûr, l'esprit fonction publique, voire l'esprit fonctionnaire. Ils ont (probablement) choisi le secteur hospitalier pour le service du public, mais bizarrement, ils raisonnent comme le secteur libéral. Seraient-ils aigris, voire jaloux?
"Si le service public est le seul à assurer la permanence des soins dans certains secteurs il doit en avoir les moyens", selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) qui appelle à la grève avec le syndicat Samu de France qui regroupe les médecins des Samu. "La puissance publique refuse de reconnaître les choses comme elles sont dans le domaine de la permanence de soins libérale (...) Le système est à changer, il a été cassé quand on a supprimé l'obligation de faire garde en 2003", a déclaré le président de Samu de France, Marc Giroud.
Selon l'Amuf, une garde réalisée par un urgentiste hospitalier est payée 250 euros, alors que les médecins libéraux, outre un forfait de 150 euros, sont payés à l'acte (un seul acte pouvant atteindre 80 euros un dimanche). L'Amuf réclame "une vraie revalorisation des gardes à l'hôpital" et "la fin du paiement à l'acte dans le secteur libéral".

Sous l'impulsion de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, l'assurance maladie a conclu mercredi 19 décembre un accord avec les syndicats de médecins libéraux étendant la rémunération des astreintes au samedi après-midi. La ministre "entend poursuivre avec les syndicats et le conseil de l'Ordre un travail de concertation visant à renforcer le dispositif existant et à le rendre plus efficient et plus fiable". Plutôt qu'une 'concertation', les urgentistes réclament des 'négociations'.
Qu'à cela ne tienne, Mme Bachelot a déclaré vendredi au Figaro que la négociation sur le paiement des arriérés de RTT dus aux personnels hospitaliers serait "lancée début janvier", rappelant que "le stock, dans les hôpitaux s'élève à 23 millions d'heures supplémentaires non réglées et à 3,5 millions de RTT (...) soit 800 à 900 millions d'euros". A cela, les urgentistes rétorquent qu'ils ne voient pas de raison d'attendre ne serait-ce qu'une semaine, tout en condamnant toute précipitation.
Mais, outre la revalorisation des gardes, les urgentistes hospitaliers demandent au gouvernement de "tenir ses promesses en matière de pénibilité, compte épargne temps (jours de congés accumulés et heures supplémentaires impayées), et retraites".

L'intention politique ne fait pas de doute. Rappelons que le docteur Patrick Pelloux
fut soutenu par le collectif du 29 mai lorsqu'il fut convoqué le 13 mars 2007 devant le Conseil régional de l’ordre des médecins suite à une plainte de deux présidents de syndicats de médecins généralistes. Ce collectif rassemble l'ensemble des collectifs constitués à l'origine par l'Appel des 200. Ceux-ci se sont réunis tout au long de la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE) et ont créé une dynamique unitaire.
Après la victoire du « non », les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique unitaire, afin de combattre le néolibéralisme mondialisé
Une partie des collectifs unitaires a choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.
Patrick Pelloux avait aussi annoncé qu'il voterait pour Marie-sEGOlène Royal. Les précisions qu'lle lui apporta le convainquirent. Jugez plutôt: "L'hôpital public fait partie des valeurs fondamentales de la République". Toujours plus fort: "Avec moi, la santé publique et l'hôpital public retrouveront leurs moyens, les personnels seront reconnus et valorisés et il y aura pour les personnes âgées une garantie d'accès aux soins en grande proximité".
Pelloux n'a pas toujours besoin de chiffrages…
"Il y a une vraie colère pour l'ensemble des personnels", assure le Dr Prudhomme, qui affirme que d'autres catégories, comme les anesthésistes-réanimateurs, pourraient rejoindre rapidement le mouvement. Ils se sont d'ailleurs déjà associés.
L'AMUF se prépare à une grève de longue durée et a déjà annoncé qu'elle durcirait son mouvement en l'absence de réponse. Dans une semaine, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
Selon le planning de la rentrée sociale permanente, le 24, les pilotes d'hélicoptères de sociétés privées spécialisées dans le transport d'urgence des 36 Samu de France ont également déposé un préavis de grève symbolique jusqu'au 2 janvier inclus, pour réclamer notamment des hausses de salaire.
Dans une semaine, le 2 janvier également, les grévistes pourraient refuser les assignations systématiques, ce qui obligera les directions des hôpitaux à faire travailler en priorité les non-grévistes et les préfets à réquisitionner les grévistes.
Les patients qui souffrent devront prendre leur mal en patience…