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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

mardi 31 octobre 2006

Marseille: cinq mineurs en garde à vue.
Cinq mineurs âgés de 15 ans à 17 ans, dont deux ont moins de 16 ans, ont été interpellés peu après 6h mardi matin à Marseille puis placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête en crime flagrant sur l'incendie du bus de la RTM. La victime, Mama Galledou, est encore hospitalisée avec un "pronostic vital toujours réservé", a précisé mardi l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille.
Le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, a précisé que "les cinq mineurs sont tous connus, un peu, moyennement ou pour l'un d'entre eux plus gravement, des services de police et de justice". La presse, égale à elle-même, est allée interrogée les sœurs de tel ou tel prévenu. Elles affirment que leurs frères ne peuvent pas avoir commis cet acte barbare. Les voisins et amis ont pu s’exprimer et être écoutés. France-Info rapporte leurs dires : les présumés coupables sont incapables d’avoir pertétré cet incendie criminel prémédité. C’est une certaine presse dans ses œuvres : elle enregistre les propos des parents, alliés et amis, comme si ces témoignages avaient une quelconque valeur. D’ici que les quartiers en concluent hâtivement que les arrestations sont injustes et qu’ils manifestent leur colère, et nous aurons encore des incendies ‘spectaculaires’ à la une, en espérant qu’ils ne feront pas d’autres victimes… Les médias ne sont pas prêts de modifier leurs procédés, pour le moins suspects.
Elles ont été immédiatement placées en garde à vue en respectant la procédure spéciale pour les mineurs", a "La garde à vue des cinq mineurs sera sans doute prolongée mercredi matin, la police judiciaire ayant pour au moins 48 heures de travail", a expliqué M. Beaume qui a également annoncé décider "les déferrements éventuels et les réquisitions probablement dans la nuit de mercredi à jeudi". Samedi soir vers 23h, des adolescents sont soupçonnés d'avoir organisé un guet-apens sur un bus de la ligne 32 de la RTM dans le quartier de Saint-Jérôme et d'avoir jeté un engin incendiaire dans le véhicule qui a été détruit par le feu. Les cinq mineurs interpellés résident dans les cités voisines des "Lilas" et des "Oliviers" des quartiers populaires du 13e arrondissement de Marseille. Les enquêteurs de la Direction interrégionale de la police judiciaire travaillent dans le cadre d'une procédure criminelle "d'incendie volontaire avec préméditation ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente". La peine encourue est de 30 ans de réclusion et la perpétuité en cas de décès de la victime, a précisé le parquet de Marseille. L'excuse de minorité divise la peine encourue par deux, mais la cour d'assises a la possibilité d'exclure cette excuse pour les mineurs de plus de 16 ans, a-t-on ajouté.
Brûlée à 62%, Mama Galledou, une étudiante de 26 ans, était toujours hospitalisée mardi matin au centre régional des grands brûlés de l'hôpital de la Conception avec "un pronostic vital toujours réservé". "La surface et la profondeur de la brûlure ont été réévaluées: il s'agit bien d'une brûlure à 62% de surface corporelle, profonde dans sa quasi totalité. Après la période de réanimation hydroélectrolytique des 36 premières heures, qui s'est bien déroulée, l'évolution est aussi satisfaisante que possible compte tenu de la gravité", indique l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille dans un communiqué. L'APHM précise qu'un "essai de diminution des médicaments sédatifs a été réalisé: il a été suivi d'un début de réveil qui confirme l'absence d'atteinte neurologique. Cependant, le début de réapparition de la douleur a amené à reprendre la sédation". "La jeune fille est toujours en ventilation artificielle sous appareil respiratoire, avec des constantes de ventilation tout à fait satisfaisantes".
Enfin, entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées en fin de matinée en solidarité avec la victime sur le campus de la faculté de Saint-Jérôme (Aix-Marseille III), proche du lieu du drame et où avait étudié Mama Galledou, a-t-on constaté sur place.

ECOUTER et VOIR le reportage AFP (cliquer sur le lien)

lundi 30 octobre 2006

Le chômage baisse à 8,8 % en septembre.



















La baisse du chômage a repris en septembre son mouvement engagé depuis plus d'un an et demi : le taux revient à 8,8% et le nombre de demandeurs d'emploi diminuant de 1,4% en un mois, ce dont Jacques Chirac s’est félicité lundi. C’est en effet son plus bas niveau depuis 2001, ce qui ne fait pas le bonheur de la gauche qui était encore aux affaires en 2001. Marie-sEGOlène Royal admet cette baisse, mais prétend que la précarité augmente, ce qu’elle ne démontre pas puisqu’elle ne produit pas de chiffres… Elle dénigre car elle perd forcément des électeurs qui apprécieront chaque matin l’action du gouvernement en se rendant à nouveau au travail. Une partie des 30.400 chômeurs de moins qu'en août, selon les chiffres de l'Insee.
Cela représente une baisse de 10,7% en un an, et même de 14,2% en Ile-de-France. La catégorie 1 inclut les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois. Il faut remonter au second semestre 2001, sous le gouvernement Jospin, pour retrouver un tel niveau.
La baisse a davantage profité aux chômeurs de longue durée (-3,0% en un mois) qui forment toujours près d'un tiers des demandeurs, mais a peu touché les jeunes de moins de 25 ans (-0,4%).
Dans une interview au Figaro devant paraître mardi, Jacques Chirac s'est félicité de "la bonne direction" reprise par les statistiques. "C'est 350.000 chômeurs de moins en un an et demi", a poursuivi M. Chirac, en arrondissant légèrement le nombre de 344.700 demandeurs d'emploi de moins recensés de février 2005 à septembre 2006 par le ministère de l'Emploi. "Nous mettons tout en oeuvre pour que la France passe sous la barre des 8 % en 2007. C'est volontariste et c'est possible", a ajouté le chef de l'Etat, allant au-delà des prévisions les plus optimistes.
Le ministre délégué à l'Emploi, dans une interview publiée mardi par La Tribune, prévoit même un chômage à 8,6% fin 2006 et à 8% fin 2007. Et même "on est capable dans les 2 ou 3 années qui viennent d'aller encore plus loin" (plus bas que 8%), car "on est entré dans un cercle vertueux"qui plus est "sans effet démographique", a affirmé lundi Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, dans le journal de 20h sur TF1. Selon lui, ce "retour à l'emploi n'est pas naturel", il est la conséquence des différentes mesures gouvernementales, de son plan de cohésion sociale. Soient : le CNE, qui a "indiscutablement répondu à la préoccupation des très petites entreprises", "une énorme politique d'accueil des demandeurs d'emploi", mais aussi "l'apprentissage qui a été relancé, les contrats de professionnalisation, les services à la personne, le logement qui recrute massivement".
Le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, commente les résultats obtenus sous son impulsion: ECOUTER l'entretien au FIGARO.
Guet-apens à Marseille:une jeune femme brûlée dans un bus.
A Marseille, une étudiante de 26 ans est entre la vie et la mort, grièvement brûlée samedi soir dans l'incendie, prémédité par des jeunes gens, d'un bus tombé dans un "guet-apens", selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. La jeune femme qui a été très grièvement brûlée aux bras, aux jambes, et au visage. Elle souffre de brûlures aux deuxième et troisième degrés. Mama est donc victime des violences annoncées à l’occasion de l'anniversaire programmé par la presse de la première nuit d'émeutes en 2005. Trois autres personnes ont été incommodées par les fumées toxiques.
Depuis une semaine, au moins sept autobus ont été incendiés dans des banlieues de grandes villes, dont six en région parisienne, par des groupes de personnes encagoulées et parfois armées, que la presse avait en quelque sorte mises au défi. Relevant d'une procédure criminelle, l'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire. Les premiers témoignages de certains passagers et de la conductrice permettent à la police d'esquisser les grands traits de l'attaque.
Plusieurs adolescents, a-t-on appris de source policière, ont forcé la porte du bus de la ligne 32, appartenant à la RTM (Régie des Transports Marseillais), peu après 21h, à un arrêt situé face aux facultés du quartier Saint-Jérôme (XIIIe arrondissement de Marseille). Le bus du service public qui ne s'est pas désengagé..., assurant la liaison entre le centre-ville et les quartiers nord réputés difficiles, luttant ainsi contre la ghettoisation..., a été agressé une première fois dans son trajet aller, des jeunes voyous tentant en vain de monter à bord, entre deux arrêts, en dépit du règlement et du danger. Ils auraient attendu au même arrêt que le même véhicule repasse dans le sens inverse pour cette fois l'obliger à s'arrêter "par un mécanisme qu'il faut vérifier", selon le magistrat.
La deuxième fois, d'où la préméditation, il est alors 21H15, et ces "adolescents", au visage courageusement dissimulé comme il se doit dans leur capuche, forcent les portes du bus où sont assis une dizaine ou une douzaine de personnes, répandent de l'essence et y mettent le feu avant de prendre la fuite, selon une source policière.
Outre trois personnes indisposées par les fumées, une jeune femme, grièvement atteinte, est conduite en urgence dans un service spécialisé: "Ses jours sont en danger, elle est brûlée à 70% de la surface du corps", a précisé la direction de la communication de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM).
"Son état est gravissime", a confirmé le procureur Jacques Beaume un peu plus tard dans la nuit. Le magistrat a appelé les passagers vite rentrés chez eux -la plupart- à se faire connaître. "On a besoin de leurs témoignage", a-t-il insisté.
Marseille, deuxième ville de France, avait été largement épargnée par les troubles de l'automne passé. "C'est bien la preuve que les quartiers nord de Marseille réputés à l'abri sont tout aussi capables que la banlieue parisienne de générer des incidents très graves", a déclaré à l'AFP Bernard Coumes, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance.

"Si les bus ne sont pas une cible vraiment nouvelle", ces récentes attaques constituent "une délinquance de rue organisée avec des repérages très rapides", estime Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS, qui vient de publier "Frisson de l'émeute, violences urbaines et banlieues" (Seuil). Les auteurs de ces agressions visent des autobus qui s'approchent du quartier où ils vivent, tout comme ils ont incendié des écoles ou des équipements publics en novembre 2005 dans leur quartier, souligne Sebastien Roché.
"Ils sont dans une logique de territoire", renchérit le criminologue Alain Bauer, qui vient de terminer la dixième édition de "Violences et insécurité urbaines" (PUF). Autant dire que c'est un comportement de hyènes. Pour eux, le bus est à la fois un "intrus" et un "lieu de confrontation" car il "faut payer son ticket tout en respectant un certain nombre de règlements, comme de ne pas fumer ou de ne pas mettre les pieds sur la banquette". Les bras nous en tombent.
"Un bus, ce n'est pas une cible dangereuse à attaquer, comme une voiture de police, relève Sebastian Roché, le chauffeur et les passagers ne pourront pas s'opposer à l'agression, d'autant plus qu'une cagoule à 1,50 euro leur permet de se protéger à peu de frais des coûteux systèmes de vidéo installés dans le bus". Un autobus urbain coûte 200.000 euros au contribuables. De plus, ajoute Sebastien Roché, l'incendie d'un bus, un véhicule "hautement inflammable", est "très spectaculaire". Vendredi soir, après l'incendie des bus au Blanc-Mesnil, des témoins ont appelé des médias, dont l'AFP, pour proposer des photos ou des images des bus en feu. Sans commentaires.

Nous adressons nos vœux les plus sincères de rétablissement à Mama à qui nous souhaitons tout le courage nécessaire, et toute notre sympathie à sa famille.

dimanche 29 octobre 2006

DSK fait une surenchère malsaine.
Dominique Strauss-Kahn détaille ce qu'il appelle le "patrimoine de départ pour les jeunes"et qui apparaît comme une injustice monumentale , en période électorale : qu'il préconise une discrimination positive serait équitable, pour une fois, mais peut-être un peu trop exigeant. De quels jeunes parle-t-il? De ceux qui s'efforcent de faire leur place par leur seul mérite et nous pensons aux classes moyennes oubliées de tous et aux plus défavorisés qui comptent sur leur courage pour gravir l'échelle sociale. Ou bien entend-il aider ceux qui n'ont jamais connu que l'assistanat (allocations familiales et allocations de rentrée, bourses, 'bons' communaux et autres services sociaux) et qui ne lèveraient pas le petit doigt pour s'élever socialement et trouvent plus confortable d'attendre que tout leur arrive tout cuit?
Dominique Strauss-Kahn a proposé mercredi sur France 2 d'instaurer "un patrimoine de départ pour les jeunes" qui leur permettrait de "sauter les premiers obstacles" en vue de leur insertion professionnelle. "Qui va le moins bien dans cette société? Ce sont les jeunes. Pourtant, à la différence des vieux, des malades et des handicapés, ils ont pour eux la jeunesse et la santé, non? Aujourd'hui les jeunes ont beaucoup de mal à entrer dans la vie active, dit-il. Ce qui a toujours été le cas: des étudiants, partout en France, s'endettent pour payer leurs études, comme d'autres donnent des cours particuliers ou font des petits boulots pour ne pas être à la charge de qui que ce soit: question de respect de soi! C'est notre avenir, c'est pour eux qu'on travaille. On va déjà leur laisser une France avec une dette considérable", a déclaré DSK, invité du journal de 20h, en explicitant une proposition avancée la veille dans le débat télévisé entre les présidentiables socialistes. Selon lui, il faut donc "tout axer sur les jeunes". Noble intention électoraliste: personnes âgées et chômeurs de plus de cinquante ans apprécieront en quelle estime DSK les tient! Son idée est "d'inventer quelque chose de particulier qui est le patrimoine de départ pour les jeunes". "On leur donnerait de l'argent ou on paierait à leur place pour ceux qui n'ont pas les moyens de faire des études", cela pourrait "servir à un projet professionnel, à un projet personnel, à un achat d'appartement pour quelqu'un qui vient de se marier", a expliqué le député du Val d'Oise. Qui ne connaît un jeune ingénieur qui se contente d'une location en attendant de s'acheter un appartement, grâce à son travail? Il a indiqué qu'il lançait sur son blog "un débat sur cette question pour que les discussions puissent avoir lieu". "Dans une quinzaine de jours (...), je ferai des chiffrages", a-t-il précisé. Il semble bien qu'il parle d'abord (effet d'annonce) et réfléchit au chiffrage , ensuite: alarmant! Pour financer ce dispositif, Dominique Strauss-Kahn a indiqué qu'il songeait à un prélèvement sur les successions et à "revenir sur les baisses d'impôt, assez scandaleuses, pour les plus riches" pratiquées par la majorité actuelle. C'est sa méthode pour encourager la consommation et donc développer l'activité du pays... Ce sont les classes moyennes qui souffrent le plus de ce type de mesures: les plus riches ne sont pas assez nombreux pour financer, mais les travailleurs modestes sont le plus grand nombre et c'est pourquoi ils sont toujours dans tous les mauvais coups fiscaux. En voilà assez, DSK! "Il est bien normal (!) que l'argent de ceux qui nous quittent servent à l'ensemble des jeunes", a-t-il fait valoir. Remarque navrante, car ceux qui nous quittent méritent qu'on respecte le fruit de leur travail laborieux, qu'ils puissent en disposer librement et que leur enfants en bénéficient: DSK n'a toujours rien compris au découragement des petites gens. Les classes moyennes qui ont trimé toute une vie pour laisser quelque chose à leurs enfants vont être ponctionnées: c'est encourager le goût de l'effort et stimuler le sens de l'entreprise, selon DSK.
Le pré-sélectionné socialiste n'a pas changé: il incarne l'idéologie socialiste dans ce qu'elle a de plus ringard. Il retourne aux vieilles recettes à défaut de pouvoir innover. En revanche, il tombe dans la démagogie. Serait-il prêt à tout?
Canal+ coupable de désinformation.
Canal+ trouve encore des abonnés pour payer l'intoxication politique au quotidien.
La chaîne a-t-elle pour autant été poursuivie pour le flagrant délit que l'émission Arrêt sur Image a dénoncé?
La liberté de la presse est devenue une abstraction au nom de laquelle les exactions avérées restent impunies. Pourquoi se priver?
A vous de juger:

A enregistrer, copier avant que la censure empêche la diffusion.
Mais il faut noter par ailleurs le climat convenu de dénigrement systématique et persistent, même après la révélation de cette manipulation de l'information. (Ré-) écoutez les commentaires des fins politologues impartiaux employés à la présentation de l'émission: ils sont ravis, les remarques anti-Bush fusent, assorties des ricanements narquois d'usage. Ca pue; mais ils sont toujours en poste, prêts à recommencer.
Violences des banlieues : des anniversaires ?...
La presse est merveilleuse ! Elle se pare de toutes les qualités mais se permet n’importe quoi.
On sait que les journalistes ne maîtrisent pas le français : ce n’est pas une préoccupation ! Il leur suffit en outre d’être impertinents pour être crédibles. On observe aussi le souci des conséquences de leurs articles et déclarations ne les obsède nullement. Chaque organe de presse aura bientôt, comme sur France 2, le pare-feu de son propre médiateur-maison. Les syndicats maintenant expliquent autant leur survivance par l’assistance aux populations immigrées fragilisées où ils recrutent facilement que par la défense de l’indéfendable.
Plusieurs jours avant qu’une année se soit écoulée depuis les événements que les médias appellent, avec complicité et délice, des ‘incivilités’, nous sommes invités à célébrer l’ANNIVERSAIRE de ce qu’il faut bien pourtant appeler des violences dans certaines banlieues de Paris, le 27 octobre .
Voyez ce qu'on appelle 'violences policières'...:

Pas de temps à perdre donc pour commémorer des actions dramatiques, dans un souci évident de mettre en relief ce qui est négatif, plutôt que le positif, et réussir la réactivation des violences Car l’intention ‘historique’ des journalistes ne peut être positivée. La presse, souvent en difficulté financière, cherche à créer, ou du moins à susciter, l’événement, à faire donc de la copie et, par conséquent, à renflouer les caisses.
Si, de surcroît, le gouvernement pouvait être mis en difficulté, les partis frères de gauche leur en seraient reconnaissants le moment venu, ce serait tout bénéfice !
On sait déjà que la presse, au nom de la liberté d’expression (?), est capable de diffuser des indications sur la fabrication de cocktails molotov ou des informations mettant en danger les forces de police ou d’autres corporations et des reportages incitateurs des plus perturbés psychologiquement.
Sauf que souligner la faiblesse psychologique des délinquants est également irresponsable, car c’est en effet encourager les excuses multiples tout en déplaçant les responsabilités. C’est masquer les indulgences et aveuglements coupables des élus et des institutions, d’une part. C’est aussi injuste pour les pouvoirs publics qui recherchent des solutions que l’opposition s’empresse de combattre, par culture politicienne exacerbée par les enjeux politiques liés à la présidentielle, d’autre part.
A titre d’exemple, Paris Match du 26 octobre 2006 sollicite les commentaires du Nanard Tapie, au prétexte qu’il a été ministre de la Ville et en dépit de la faiblesse de ses raisonnements caractérisés par les préjugés idéologiques. En tout cas, le résultat est symptomatique. A la question: '... comment analysez-vous les nouvelles violences dans les banlieues?' Bernard Tapie répond: 'Il faut être très vigilant et sans complaisance face à la nouvelle tournure que prennent les manifestations de violence. Elles sont une sorte de réponse à un Etat qui a été très largement défaillant, en retirant une grande partie des services publics et en ne condamnant pas assez les actes de ségrégation raciste. [Une déclaration très 'dans l'air du temps', qui conviendra à Libération.... L'action de l'ex-ministre n’avait pas eue l’impact que ses qualités de tchatcheur promettaient…, mais pense-t-il à lui, lorsque le ministre reconverti en artiste évoque l’insuffisance de l’action gouvernementale!] On est en train de cristalliser les ressentiments sur l'Etat, sur tout ce qui le représente: les pompiers, le Samu, la police, les transports, les mairies, l'école... Là, on attaque les principes mêmes de la République et de la démocratie.'
Personne ne lui a donc expliqué que les médecins et infirmières, qui osent pénétrer dans les cités -pour apporter leur assistance - et s’y font agresser-, ne représentent pas le pouvoir politique; pas plus que les commerçants qui ont cru apporter de la vie à ces cités, mais ont vu leur magasins pillés et incendiés, sans obtenir de dédommagement. Symbolisent-ils l’ultra-libéralisme et les multinationales, ou simplement la société de consommation ? Nanard a ce respect des agents des services publics, à la manière de Marie-sEGOlène Royal, qui consisterait à envoyer les agents de l'Etat au casse-pipe: les postières seraient victimes de gaz lacrimogène, qu'il s'indignerait devant les caméras, mais s'en retournerait dormir sur ses deux oreilles dans son hôtel particulier de l’Ile de la Cité ( !). Les pompiers sont respectés partout en France, sauf dans ces quartiers où quelques agités se plaisent à casser plutôt que d'aller lire dans les bibliothèques où les prêts sont gratuits. Les professeurs dégustent chaque jour, et certains même prennent à l'occasion un coup de couteau, mais les écoles restent ouvertes et l'Etat ne se désengage pas pour autant, malgré les contre-vérités colportées ici et là, avec insistance. L’aveuglement des hommes et femmes de pouvoir de gauche, en politique ou dans les médias et le monde du spectacle, face à des réalités connues de tous, mais tues par eux, s’appelle non pas du politiquement correct, ni de la politique politicienne, mais de la lâcheté. Certains se disent ‘couillus’…, mais le rembourrage de la zone corporelle concernée, révélé par une émission de variété, en dit long sur le courage réel de tel ou tel qui 'remue la bouche'… en croyant être utile.
Qu’ils prennent exemple sur Jean-François Kahn et si la mémoire leur fait défaut, qu’ils se soignent à l’écoute de la video publiée par PaSiDupes le 17 août 2006.

Le dialogue est réclamé par la gauche, mais elle s’y refuse et, mieux, invective en toute occasion. Ne parlons pas d’union nationale et pas même de consensus !
Fabius: "aucun socialiste n'a le monopole du peuple".
Dans une interview au Parisien paru dimanche 29 octobre, Laurent Fabius, candidat à l'investiture PS pour la présidentielle, affirme qu'"aucun socialiste n'a le monopole du peuple", au sujet des "jurys citoyens" proposés par sa concurrente Marie-sEGOlène Royal et paraphrasant une célèbre réplique de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand en 1974.
"Quand on la creuse, l'idée du jury citoyen ne rassure pas car elle est ambiguë", affirme-t-il, en disant "oui à la démocratie participative, non à la démocratie punitive".
















Estimant être "le seul des trois candidats" PS "à défendre vraiment" le projet socialiste, il a appelé les militants socialistes à se prononcer "en toute liberté, sans se laisser impressionner par la mousse médiatique ou le bruit des sondages".
Il s'est par ailleurs prononcé pour "une dose de proportionnelle", pour "permettre que toutes les sensibilités politiques soient représentées à l'Assemblée".
"Pour le reste, c'est aux partis politiques de prendre leurs responsabilités pour assurer une vraie diversité, mais je dis non à la politique des quotas. Je refuse toute discrimination", estime-t-il.
"On ne réussira pas l'alternance en reprenant les recettes de la droite ou en copiant exactement celles que la gauche a mises en oeuvre hier. Fabius avait un paquet-cadeau pour chacun de ses camarades-candidats. Tout le monde en prend pour son grade! La France a besoin d'un vrai changement, pas d'une nouvelle purge libérale, ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne", conclut Laurent Fabius.
Mais à qui pense-t-il donc ? A celle qui parle ‘avec les lèvres’, plutôt qu’avec le cerveau ?
Certes, mais aussi au conservateur en mouvement...

samedi 28 octobre 2006

Villepin: fermeté à l'encontre des violents de banlieues.
EURONEWS propose ce compte-rendu du 26/10/06 que vous pouvez suivre en cliquant sur le surlignage.
Le dessin de presse qui suit est en outre livré à votre appréciation:














Croyez-vous que la presse est consciente?
PS- présidentiables au Zénith : huées de militants !
La réunion de 6.000 socialistes parisiens jeudi soir au Zénith a démontré que les sondages et la pression médiatique tendancieux n’ont pas tant de prise que cela sur les militants et le débat a tourné à la dispute entre les trois présidentiables Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Marie-sEGOlène Royal, qui –contre toute attente– s'est faite huer à plusieurs reprises.
La favorite pour la désignation, le 16 novembre, du candidat PS à la présidentielle, a suscité des applaudissements mais aussi des huées de plus en plus bruyantes en réaction à ses prises de positions tranchées, mais aussi à l’arrogance qu’elle a affichée dès le 2° débat en voulant imposer son flot de paroles et en refusant à quatre reprises d’être interrompue : il est clair qu’elle n’a pas beaucoup de dispositions pour le dialogue avec les animateurs de la soirée, en l’occurrence, et n’a pas encore réussi à en assimiler les règles.
La tension n'a cessé de monter au fil de la réunion entre partisans de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue, d'un côté, et les fidèles de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn de l'autre, indisposés par la proposition de la favorite des sondeurs d'instaurer des "jurys populaires" pour contrôler ( !) l'action des élus. George Orwell est toujours vivant ; il bouge encore…
MM. Strauss-Kahn et Fabius sont également apparus en net désaccord sur la conception de la démocratie participative prônée par Marie-sEGOlène Royal et la place à donner au projet socialiste dans la campagne.
Laurent Fabius a fait allusion aux idées qui, "chaque jour ou presque, jaillissent chez nous", les socialistes. "Je voudrais proposer l'idée la plus nouvelle, celle avec laquelle aucune autre ne pourra rivaliser: je propose qu'en 2007 le candidat désigné par le Parti socialiste applique le projet socialiste", a ajouté l'ancien Premier ministre. Cette phrase était une pierre lancée dans le jardin de Dame Royal.
Selon la pistonnée des sondeurs –qui ont cependant commencé à tomber les œillères– "les catégories populaires ne vont pas venir vers nous simplement parce qu'on agitera le projet". Il faut pourtant dire que le peuple est toujours à la recherche de son propre programme ; sinon la peur le gagnerait !
Renvoyant Laurent Fabius à la vieille tradition socialiste (il a parlé "excellemment" de la démocratie représentative, a-t-elle glissé), Catwoman a inauguré un nouveau thème qui nous change du thème creux du respect à toutes les sauces, et a appelé cette fois les militants à ne pas avoir "peur du peuple". Les militants socialistes se distingueraient donc du peuple : il y aurait le peuple, d’une part et les militants, de l’autre. On ne mélange certes pas les torchons populaires et les serviettes socialistes. Ce serait donc plutôt au peuple de prendre peur… Une phrase si mal ressentie par ceux qui distribuent régulièrement des tracts sur les marchés que des huées se sont fait longuement entendre. Comme lorsque, plus tard, la compagne du 1er secrétaire du PS a repris la parole pour parler en conclusion du "désir d'avenir". Gag !
Laurent Fabius, quant à lui, a reçu des applaudissements d'emblée mais également les quolibets d'une fraction de la salle virulente à l'égard de son "non" à la Constitution européenne.
Seul M. Strauss-Kahn a échappé aux sifflets : il était sur ses terres, faut-il le rappeler.
DSK, l’ancien ministre des Finances, s'est permis d'ironiser sur la distance qu'aurait la Maréchale avec le projet socialiste. "J'ai compris que ce soir, il fallait citer (le projet), mais pas trop", a-t-il glissé. Faisant référence aux "jurys citoyens" de la députée des Deux-Sèvres, le député du Val d'Oise a appelé à "construire une société de confiance, pas une société de surveillance". Dame ! Le spectre de 1984 de George Orwell a dû resurgir à ses yeux aussi…
Concluant le meeting, l’ancien Premier ministre, Laurent Fabius a réuni Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand, Jospin, "qui tous ont eu en commun de ne pas s'adresser au plus bas des pulsions mais de s'adresser à l'intelligence". Là encore, la députée des Deux-Sèvres était visée.
Celle qui refuse le débat (avec le MJS, par exemple) a passé une méchante soirée qui l’a laissée ébranlée : en cas de conflit social, l’incapacité au dialogue de cette psychorigide laisse mal augurer du dialogue avec les jeunes défavorisés qui ne peuvent la souffrir ou avec les travailleurs qui voient en elle une dangereuse réactionnaire.

ECOUTEZ les huées des militants au Zenith:


Sourires et risettes aux photographes n’ont pas le pouvoir de convaincre les plus défavorisés d’entre nous et pas même les militants lucides ignorés des médias et des sondeurs.
L’arrogante a pris une belle claque et rit jaune, désormais.
Dray : les violences des banlieues l’angoissent…
Sa conscience serait-elle sincèrement ébranlée et son sommeil perturbé ? Se sentirait-il une part de responsabilité ?
Le responsable de la jeunesse au PS et agitateur des banlieues confie au "Journal du dimanche" son "angoisse (...) que les armes qui existent en banlieue soient utilisées contre les policiers". Il est bien informé et ses informations ne doivent pas être prises à la légère. Mais pour l’heure, des djeunes ont de l’essence à disposition, ce qui n’est pas le cas de monsieur tout le monde.
Le député (PS) de l'Essonne Julien Dray craint donc logiquement"qu'un nouveau palier de violence soit franchi" dans les quartiers difficiles, où il juge la situation "extrêmement préoccupante". Un an après les émeutes, "la situation a encore dégénéré", analyse le porte-parole du Parti socialiste dont nous ignorons tout de ses outils d'évaluation: il a ses certitudes, ça doit nous suffire. "De très jeunes gens se livrent à une sorte de jeu vidéo nature, en se prenant pour des combattants anti-Sarko". D’où leur vient l’idée ? Le chercheur-enseignant socialiste (personne ne sait d’ailleurs ce qu’il cherche et où… Si vous savez, merci de nous laisser un ‘commentaire’ !) rend les jeux video responsables : c’est ça, la perspicacité ? Mais qui justifie ces malheureux désoeuvrés que l’on ne voit ni sur les stades, ni dans les bibliothèques, dans leurs idées folles et immatures, instillant la haine dans leurs pauvres cerveaux, en les convaincant qu’ils ne peuvent rien faire pour s’en sortir puisque tout le monde leur en veut sans raison et en leur promettant qu’il suffit d’attendre la révolution. Bien sûr, il peuvent activer les choses et faire leur révolution eux-mêmes sans attendre : c’est sans conséquences, puisque la loi les protège et il est même des juges, au pire, pour assurer leur protection…
Selon Julien Dray, "le tout-carcéral est la pire des solutions, car le problème n'est pas de durcir les lois mais d'éviter que les plus jeunes s'installent dans une situation de délinquance permanente". Comment fait-il ? Encore une fois l’entourage de Marie-sEGOlène sait tout de ce qu’il ne faut pas faire, mais ne propose rien en guise de solution.
Il estime, non sans originalité et pertinence socialistes, qu'une commission d'enquêtede plus– sur la situation dans les banlieues permettrait d'"obtenir un diagnostic sérieux et incontestable" et de "comprendre l'importance d'une mobilisation continue, durable et permanente". Que d’épithètes ! Comme c’est beau ! Ah, s’ils étaient au pouvoir, nous ferions la différence ! N’oublions pas cependant qu’ils étaient aux affaires il n’y pas si longtemps et qu’on a vu. Ou plutôt, qu’on n’a rien vu…
Si le juju Dray est angoissé, on est en pleine littérature…Il est donc enseignant en psychologie, ou en psychiatrie ou peut-être même en théâtre ou… cinéma et ne cherche plus.

vendredi 27 octobre 2006

Royal en baisse de popularité.
Populisme et popularité ne font pas bon ménage et c’est rassurant sur la capacité du peuple français qu’elle caresse dans le sens du poil à manifester sa maturité. Et surtout sa fierté : on n’embobine même pas un militant socialiste avec des risettes.
La candidate socialiste recule de 15 points en une semaine, selon un sondage CSA publié vendredi elle: a encore la préférence de 57% des sympathisants socialistes interrogés, contre 72% une semaine auparavant : soit moins 15%...
Dominique Strauss-Kahn progresse de cinq points sur la même période, à 23% contre 18%, soit un écart avec la précédente de 34% encore ;
et Laurent Fabius de cinq points à 10% contre 5% soit tout de même 47%..
Seuls les militants socialistes éliront le 16 novembre le candidat du PS à la présidentielle. Un éventuel second tour est prévu le 23 novembre.
En ce qui concerne l’ensemble de la population, la députée des Deux-Sèvres vient également en tête des pré-sélectionnés socialistes avec 47% contre 53% (moins 6 points) une semaine auparavant, suivie par Dominique Strauss-Kahn à 23% contre 22% et Laurent Fabius à 11% contre 9%.
Le sondage a été réalisé auprès de 909 personnes les 25 et 26 octobre.
Les sympathisants socialistes n’ont pas encore fait le tour de la Royal anorexique –la candidate et son ‘programme’, à la fois– mais il est en bonne voie !

jeudi 26 octobre 2006

Un an après les émeutes, la presse fait monter la pression en France.
Une carcasse de bus entièrement brûlée et ce sont toutes les banlieues qui tremblent. Celui-ci a été attaqué à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, dans la nuit de mercredi 25 à jeudi 26 octobre. Une dizaine d'hommes cagoulés et armés ont fait descendre passagers et chauffeur, ont dérobé le véhicule, l'on fait rouler sur une courte distance avant d'y mettre le feu. Aucun blessé, aucune interpellation mais le scénario est le même que celui qui s'est déroulé à Nanterre quelques heures plus tôt et encore dimanche à Grigny, en plein jour cette fois.

Des incidents auxquels s'ajoutent des échauffourées entre des groupes de jeunes et des policiers dans cette même commune. Des policiers en colère qui réclament le droit à la protection. Le droit de retrait, en somme le droit de ne pas sortir du commissariat en cas d'appel s'ils estiment ne pas disposer des effectifs suffisants. La profession fait état de 14 policiers blessés par jour en moyenne [normal, ils ont toujours tous les torts…] et dénonce la spirale de violence dans laquelle elle est entraînée depuis l'année dernière.
Une initiative qui coïncide avec celle du collectif AC le feu. Les organisateurs ont rendu public hier une synthèse des doléances de citoyens recueillis dans toute la France. Plus d'une centaine de propositions remises au Sénat et à l'Assemblée portant notamment sur l'emploi, les discriminations racistes, le logement, les pratiques (accusateur, pour faciliter leur tâche?) policières ou la justice.
Né après les émeutes de 2005, ce collectif veut tenter d'apporter aux politiques une réponse à un climat qui n'a cessé de se dégrader. Un an plus tard, dans les banlieues concernées, rien (jugement partisan excessif ?) n'a vraiment changé.
Ce type de discours dans la presse tend à légitimer les exactions commises par une infime minorité active et activée par des collectifs et comités divers, dont il faudrait un peu parler des motivations…
C’est un mauvais coup aux victimes qui se trouvent aux premières loges et en souffrent autrement plus que les journalistes de passage, le temps d’une série de photos. Un peu de respect, messieurs les journalistes, pour ceux qui souffrent des dégradations, des incendies de bus et donc du droit de retrait –si justifié et légitime soit-il– mais qui ont besoin des moyens de transport que les collectivités locales assurent avec les impôts de tous, pour pouvoir aller travailler et gagner leur vie, car ils ne peuvent attendre que DSK leur DONNE de l’argent ! La plupart ne sont pas hélas des jeunes qui font actuellement l’objet de toute la mansuétude du candidat socialiste : ils sont trop vieux pour recevoir des aides multiples financée par ‘ON’, comme dit DSK. A qui pense-t-il ?
Royal est invivable.
Elle se croit maintenant victime d’un complot ! Déjà victime d’atteinte à sa vie familiale bien que ses enfants soient partout en photo –dont des photos de famille…-, victime d’un cambriolage infructueux de son programme ( ?) à son domicile, par exemple, la petite candidate socialiste se pose encore en victime. C’est cyclique, voire pathologique.
A la sortie du deuxième débat télévisé entre les candidats à l'investiture présidentielle du PS, diffusé mardi 24 octobre par les chaînes parlementaires , Marie-sEGOlène Royal avait cette fois accusé ses rivaux, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn de s'être "concertés" auparavant avec le président de Public Sénat, Jean-Pierre Elkabbach, pour la prendre en tenailles (Le Monde du 25 octobre). Découvrant ces propos, M. Elkabbach a vivement réagi. Le deuxième débat télévisé entre les candidats à l'investiture présidentielle du PS, diffusé mardi 24 octobre par les chaînes parlementaires, a-t-il fait l'objet d'un complot ?
"C'est ridicule, s'insurge-t-il. Avant chaque émission, Richard Michel (président de LCP) et moi-même allons saluer nos hôtes. Ils étaient chacun enfermés dans leur loge. J'ai vu Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius puis Ségolène Royal, qui était avec son collaborateur Christophe Chantepy. C'est une héroïne qui se bat contre le monde entier ! Aucun des deux autres ne m'a accusé de complot." M. Elkabbach insiste : "J'étais dans mon rôle. J'en appelle donc au retour à la sérénité. Du calme, du calme !"
Isabelle Mandraud rapporte, dans le Nouvel Observateur, que « Mme Royal maintient cependant sa position après avoir observé, affirme-t-elle, que le président de Public Sénat pressait les journalistes Emmanuel Kessler et Emilie Aubry, reliés à la régie par une oreillette, de la relancer. Un reproche qu'elle aurait, selon des témoins, directement adressé aux deux journalistes, sitôt la fin de l'émission et les projecteurs éteints. La direction du PS s'est elle-même plainte que les "règles" convenues à l'avance entre les chaînes et le parti n'avaient pas été "respectées". Consacrée aux questions de société, l'émission a tout de suite démarré sur l'actualité avec l'idée de jurys de citoyens lancée récemment par Mme Royal.
"C'est faux ! s'agace M. Elkabbach. Nous avions d'un commun accord avec le PS décidé d'assouplir le débat", après la première version, le 17 octobre, jugée, de l'avis général, un peu trop corsetée et d'une durée un peu trop longue. "La parole donnée a été respectée, le thème aussi, poursuit le patron de Public Sénat. Les questions devaient être libres. Et les jurys de citoyens étaient une manière d'illustrer le thème général, 'quel regard portez-vous chacun sur l'état de la société' ?"
Les trois candidats socialistes n'en ont pas terminé. Le 7 novembre, ils devraient se retrouver sur le même plateau pour un dernier débat télévisé consacré aux questions internationales. Entre-temps, un débat régional, à Paris, jeudi 26 octobre, devait les opposer - hors la présence des caméras et des photographes. La primaire du PS s'achèvera avec un dernier meeting commun, le 9 novembre, à Toulouse. Les militants, eux, ont rendez-vous le 16 novembre pour le premier tour du vote de désignation. »
En somme, tout ce qui la contrarie est vécu par elle comme une attaque personnelle. Tout le monde, pense-t-elle, en veut à la blanche colombe, qui, par ailleurs et incidemment, ostracise ses camarades socialistes ou prend systématiquement le contre-pied de ses adversaires de l’opposition pour les condamner sans rémission. Elle ne peut pourtant ignorer qu’elle ne fait pas l’unanimité ; ne lui en déplaise. Et il s’en faut de beaucoup… L’entartée n’a pas reçu le message, tant elle s’isole déjà royalement dans ses certitudes, n’affichant que mépris envers quiconque s’oppose, à force de s’épuiser à chercher une ligne directrice, une idée personnelle, dans le flot de propos sans suite. Sans cohérence.
Le fair-play n'est pas non plus son fort.

Vous pouvez à ce propos ECOUTER et VOIR les réactions des candidats...
Royal et le régime démocratique de faveurs.
Si vous n'avez pas encore observé que Marie-sEGOlène Royal bénéficie d'un traitement de faveur inconcevable dans une Europe démocratique, voyez comment ses propos sont diffusés
- en longueur: l'assistance, hormis la claque professionnelle, est visiblement anesthésiée par la récitation monocorde de la candidate;
- en toute équité, ce qu'on appelle l'objectivité de la presse, pour la liberté d'expression de laquelle les démocrates ont combattu au fil des siècles. On voit ses rivaux pendant qu'elle débite, c'est tout: vous ne les entendrez pas! La video continue, sans plus d'images, pour que la femme candidate puisse finir...
Voyez et jugez plutôt:
soit en cliquant sur le surlignage de la ligne précédente,
soit en copiant-collant l'adresse Euronews suivante, en une fois:
http://www.euronews.net/popup.php?lng=2&lien=rtsp://a763.v26131b.c26131.e.vr.akamaistream.net
/ondemand/7/763/26131/v1/euronews1.download.akamai.com/
26131/rm/new/cut/info-france1810m_F.rm?
Cette précaution de vous proposer deux accès au document aura été vaine: les images ne sont plus visibles et le texte semble raccourci. Merci de me prévenir si la censure ségoliste était levée...
Royal, populiste? Ca n'a échappé à personne...
Sauf à Rebsamen et St-Just-Montebourg!

Présidentielle: le panier à crabes socialiste

Royal et ses sbires.
Suite au 2° débat 'interne', mais diffusé hors campagne officielle pour l'édification des sympathisants -mais du coup pour les autres, en toute équité démocratique- les affidés de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue font flèche de tout bois mais à tort et à travers.
L’ineffable St-Just-Montebourg, d’abord, qui ne sait plus comment être assez stupide pour plaire à sa Royal suzeraine, comme le montre sa dernière déclaration. Faut-il qu’ils soient ‘désespérés’ dans le clan Royal…Jugez plutôt !
"L'expérience et la compétence que mettent en avant les deux compétiteurs (de Dame Royal) sont un très lourd handicap : je vous rappelle qu'elles nous ont conduits à la catastrophe du 21 avril 2002", déclare le député de Saône-et-Loire dans un entretien à l'hebdomadaire L'Express. (Il n'y a qu'en France qu'on peut entendre ça!)
A eux seuls, donc?? Jospin et toute son équipe comprendront. Qui étaient les autres ministres ? Qui soutient Marie-sEGOlène Royal ? Le Royal entourage est décidemment explosif.
Il souligne que les deux concurrents de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue dans la course à l'investiture socialiste sont "les deux ministres des Finances sous lesquels les privatisations se sont succédé à un rythme inégalé dans toute l'histoire de la gauche sans aucun débat ni avec le parti, ni avec le pays". "Je trouve curieux que l'accumulation d'autant d'échecs et d'erreurs politiques puisse servir de référence", ajoute celui qui n’a jamais été ministre... Pas même de Jospin : ceci expliquant cela. ‘Autant d'échecs et d'erreurs politiques puissent servir de référence’ dit-il ? Mais la majorité parlementaire avait-elle cautionné ces échecs et erreurs? Quelle était alors la position du tonitruant socialiste Montebourg ? N’était-il pas député socialiste ? A-t-il quitté le parti ? Nous, nous trouvons cela ‘curieux’, en effet…

A noter la présentation tendancieuse de cet infogramme par une agence de presse impartiale et objective ( AFP), comme on peut l'être dans la presse à la solde de Sarko, comme ils disent!...
Ordre alphabétique? Courtoisie en faveur de la seule femme qui prétend ne pas en jouer?
A moins que l'âge soit un critère convenable: qu'en pensez-vous?


Selon Arnaud St-Just-Montebourg, "tout en Ségolène Royal est socialiste, l'inspiration de Jaurès en plus". Qu’il le prouve ! Mais il ne s’en tient pas là, pensez donc. "Elle réconcilie les deux gauches, celle de François Mitterrand et celle de Pierre Mendès-France", dit-il en ratissant large ! Jaurès, Mitterrand et Mendès-France. Et en affirmant pour le même prix que "les couches populaires ne s'y trompent pas".
Il affirme, encore et toujours ! Ca évite de prouver…
Remarquez d’ailleurs en passant que le malheureux dévot est tout en nuance
: ‘très lourd handicap’, ‘toute l’histoire de la gauche’, ‘aucun débat’, et le merveilleux : ‘tout en Ségolène est socialiste’,
car il fallait sans doute le préciser…
Ensuite, pourquoi cette désignation de Madame Royal par son prénom ?
A-t-on déjà vu appeler un candidat à une élection présidentielle par son petit nom : François ou Jacques, par exemple. Sauf ici à être membre de la famille Royal… ou peopolisé et lecteur assidu de Gala et Closer! Le plus beau, c'est que son prénom exact est Marie-Ségolène: un peu trop catho et BCBG pour une socialo qui se doit d'afficher une laïcité pure et dure ! Le garçon joufflu Nono Montebourg a beaucoup évolué Il a déjà choisi son string de l’été prochain : il ne peut faire moins que son égérie, le petit député qui veut se faire plus gros que François !
Comment se fait-il enfin que les media répercutent des propos aussi nuls et non avenus ?...

Et nous avons ensuite le frère Rebsamen, n°2 du PS, par la grâce de Flamby 1er, compagnon de l’impétrante socialiste : c’est dire l’indépendance et l’intérêt des propos du maire de Dijon. Autant recevoir le témoignage de son conjoint dans un carambolage : les assureurs ne marcheraient pas dans la combine, mais les militants socialistes, oui, deux fois ouiiii !
Comme St Just-Montebourg, le très compétent frère Rebsamen juge que l’expérience et la compétence sont un handicap : ni l’un ni l’autre n’est menacé par ce handicap-là.
Le François Rebsamen a donc estimé hier mercredi sur Canal+ que les propos tenus la veille mardi soir par Laurent Fabius étaient "violents, cela faisait un peu désespéré".
Rendez-vous compte. Lors du deuxième débat télévisé entre les trois prétendants à l'investiture socialiste, Laurent Fabius a en effet osé s'en prendre à la proposition de "jurys citoyens" de Dame Royal, en mettant en garde contre "une espèce de populisme qui fait le lit de l'extrême droite". C’est tellement vrai que le sbire n’a pas tardé à réagir, mais le commentaire est un soupçon subjectif et vide de substance…
Le bon frère argumente à sa façon, mais se satisfait d’une affirmation selon laquelle il n’est pas populiste pour un sou, apprend-on. Ni la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue, dont il est l’âme damnée.
''Sincèrement, vous pensez qu'en tant que maire de Dijon, j'ai l'air d'un populiste?"
Au fait, c’est vrai, sincèrement ?… Hélas, la pauvreté de ce ‘sincèrement’ pour tout argument, ça pointe la misère intellectuelle du bonhomme (n°2 socialiste, tout de même, il faut le rappeler), tout en attirant cruellement l’attention sur la capacité du Sieur Rebsamen à être sincère…Mais au fait, la prétendante socialiste a-t-elle besoin à ce point de soutien que l’avis d’un piètre maire de …Dijon est requis? Personne d’autre, qui serait moins visiblement soumis à Dame Royal et à son compagnon qui l’a fait élire à sa place de second couteau, personne d’autre, donc, ne s’y est collé ? Personne, mais Rebsamen s’est dévoué !

Voyez encore cette mise au point: Marie-sEGOlène Royal a rappelé mardi soir qu'il "y a un désamour [bidonnant, cet euphémisme, non?] à l'égard des politiques et les citoyens ne veulent plus attendre sans rien faire entre deux mandats
". [Observateur averti, il a noté que les citoyens ont du mal à se déplacer jusqu’au bureau de vote tous les cinq ans mais il propose cependant qu’ils sacrifient un match OM-PSG ou la Star’Ac tous les quinze jours pour aller faire entendre leurs voix de citoyens, sans fumigènes, ni banderoles, ni vote SMS. La candidate à la sélection socialiste n'a pas exclu de rendre publiques les réunions du conseil des ministres. Mais pour François Rebsamen "elle n'a jamais dit ça. Elle a dit oui à une autre question posée. C'est peut-être une idée à retenir, mais ce n'est pas ce qu'elle a dit. Hier soir, elle a dit 'oui' à la question: 'Est-ce que vous penseriez que cela pourrait se faire au niveau national' et 'au conseil des ministres'".
Voilà, c’est tout ! Mais c’est quoi, alors, le populisme ? La parole à tous, et en même temps, ce n’est pas du tout démagogique. Du Polac…Tout le monde la ramène actuellement sur tout et ça n’a pas interpellé la ‘brain team’ ségolienne : la cacophonie populaire généralisée, voilà ce qu’elle voudrait. Donner sur tous les sujets la parole aux incompétents, c’est l’idée innovante proposée ce beau soir-là. Quand on sait combien il est difficile d’être et de rester à jour dans son propre domaine de compétence -les journalistes ne le savent pas suffisamment-, cette proposition de jurys citoyens est une énorme farce, mais une sottise lourde de conséquences.
Les jurys citoyens seraient bien évidemment noyautés par les associations et autres collectifs, comme le sont d’ores et déjà les comités de quartiers, par exemple. Par ailleurs tout citoyen peut déjà assister aux débats des conseils municipaux. Car ces jurys citoyens existent déjà sous d’autres appellations. C’est une fausse nouvelle idée : il suffirait d’institutionnaliser ce qui existe déjà. Et qui n’est pas efficace, puisque les communes disposent actuellement de leurs propres réseaux ; certaines banlieues restent pourtant incontrôlées.

Et le numéro 2 de marteler: "quand elle a envie de dire: je tiendrai un conseil des ministres ouvert au public, elle le dira et elle ne se le fera pas imposer par un journaliste". Grotesque, cette déclaration ! Politique spectacle :’tu es libre?’ ‘Non, ce matin, j’ai rendez-vous avec Ségolène à l’Elysée !’ Encore faudra-t-il être retraité –sans expérience ni compétence, ou en recherche d’emploi pour avoir du temps libre.
Quand elle aura envie de dire…’ ne nous semble pas très républicain :
si tout devait se faire en fonction de l’envie du matin de la dame présidente, où irions-nous, au gré de ses Royal humeurs ?
"Ce qui est étonnant, c'est de voir aujourd'hui des élus de gauche redécouvrir ce qu'est la gauche", a poursuivi François Rebsamen. "S'adresser aux citoyens, les mettre en situation, c'est la gauche, c'est même l'histoire de tous les combats de gauche au siècle dernier (...) Je suis très heureux qu'elle rouvre ce débat, fermant ainsi la parenthèse soixante-huitarde".
Aucun exemple concret pour illustrer son propos et nous convaincre. Nous demandons des explications sur ce point encore. Quel est le rapport entre la parenthèse soixante-huitarde qu’il faut fermer et ‘s’adresser aux citoyens’. S’adresser aux citoyens ne signifie d’ailleurs pas pour lui leur donner la parole, mais la leur prendre et la garder pour soi… Les raisonnements de ce Rebsamen de malheur sont impénétrables. Est-ce la fin du ‘il est interdit d’interdire’ de mai 68 ? Et le début du ‘il est interdit de permettre’ ?
Laurent Fabius est donc la cible confraternelle du frère laïc qui le range dans le camp de la droite. Crédible ? Pourquoi être crédible ?
DSK est appelé à la rescousse, sans pour autant –bien sûr– que les malveillants n’aient le droit de soupçonner un ticket commun DSK-Royal. "Dominique Strauss-Kahn avait dit 'on a déjà Nicolas Sarkozy, on n'en a pas besoin de deux'. Je pourrais les rappeler quand même à un peu plus de modération", a ajouté le numéro 2 du PS, expert en modération appliquée aux autres.... Le pitoyable Rebsamen, maire calamiteux de Dijon (voir le document video proposé par PaSiDupes sur sa gestion de la ville qui a eu l’imprudence de l’élire) rappelle à l’ordre l’ancien Premier ministre de Mitterrand –dont se prévaut cependant Dame Royal. Rebsamen donne un aperçu de l’incompétence officielle des professionnels.
Cela est de mauvais augure s’agissant d’éventuels jurys citoyens…
Les margoulins au pouvoir, ça ne vous fait pas peur ?

mercredi 25 octobre 2006

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Hollande n'en peut plus de Royal...
...et nous donc!

Et pourtant la façade de ce couple est très fissurée: ils se croisent dans les studios de télévision, ne se voient que dans les meetings, et prennent parfois la pose à l'Assemblée Nationale (et encore... on sait qu'elle n'y est pas très assidue!). Les projets sécuritaires ne sont pas la seule pomme de discorde entre eux: à la Mairie de Paris, Delanoë n'est pas le seul à mettre Dame Royal de méchante humeur.

Et Flamby 1er refuse de rouler en Renault. Allez savoir pourquoi... Mais il a de bonnes raisons... Mais cela ne nous regarde pas!

mardi 24 octobre 2006

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PS- le deuxième débat des présidentiables.
A suivre le 2° débat dit 'interne' qui confirme l'inaptitude de Marie-sEGOlène Royal à écouter les autres et à répondre aux questions des animateurs.

lundi 23 octobre 2006

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Le Canard Enchaîné rapporte.
Le Canard Enchaîné (n°4486) moucharde : Jean-Noël Guérini, le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, dont on sait qu’il n’est pas bien vif et ne s’intéresse qu’à son auto-promotion, s’est endormi pendant le discours de Marie-sEGOlène Royal au conseil national du PS. Il soutient la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vueles yeux fermés ! Et pourtant, il était manifestement fatigué de la soutenir...
Le Nouvel Observateur (12/10) souligne que les partisans des camarades Fabius et DSK s’en sont bien amusés. En somme, personne n’écoutait, c'est pourquoi ils s'entendent et tout le monde était donc probablement d’accord. A 80%, puisque le bureau central du PS est noyauté à 80% par les partisans du compagnon-secrétaire général de la Maréchale-postulante à la candidature socialiste ! Ca aide ?

jeudi 19 octobre 2006

PS : un premier débat pour rien. Le premier débat au PS, consacré, le mardi 17 octobre, aux questions économiques et sociales, n’a départagé les candidats qui ont tous affiché leur auto-satisfaction, à l’issue du premier round. Il faut dire que tout était minutieusement cadré, aseptisé pour empêcher tout échange direct et éviter tout éventuel dérapage.
Mise en scène
Les trois pupitres en bois clair étaient presque alignés sur un plateau que Public Sénat et La chaîne parlementaire, organisateurs de la rencontre, avaient voulu "sobre, moderne et respectueux des règles d'équité entre les candidats". Les places des prétendants ont été tirées au sort.
Deux journalistes des chaînes parlementaires ont tiré au sort dix questions posées par les militants par courrier ou Internet, couvrant dix sujets considérés comme "incontournables" -retraite, pouvoir d'achat, emploi...- et préalablement indiqués aux concurrents. Les journalistes peuvent rebondir si la réponse leur semble imprécise.
Les candidats répondaient dans un ordre tiré au sort. Les réponses ne devaient pas durer pas plus de 3mn15, a précisé le PS, "de manière à ne pas déséquilibrer la confrontation". Mais il n'y a pas eu de débat contradictoire, puisqu'aucun participant ne pouvait interpeller les deux autres.
Introduction
Les trois candidats à la candidature ont d'abord brièvement expliqué pourquoi ils étaient candidats.
Marie-sEGOlène Royal a déclaré qu'elle était candidate pour faire gagner la gauche et faire réussir la France, et pour mettre en oeuvre un "ordre économique, social et environnemental juste".
Dominique Strauss-Kahn a affirmé vouloir mettre en oeuvre une social-démocratie moderne, et souligné que ce qui les rassemble tous les trois est plus fort que ce qui les divise: leur objectif commun est de battre la droite.
Laurent Fabius a déclaré qu'il était candidat parce qu'il y a des inégalités, des injustices qu'il n'accepte pas. Son projet, c'est le projet socialiste, et s'il est investi, c'est ce projet qu'il défendra.

Après les prestations
Laurent Fabius a retrouvé ses partisans dans un café du Marais. "Mes amis, c'était un débat de bonne qualité, a lancé l'ancien premier ministre. J'ai essayé de montrer deux choses : l'économie doit être subordonnée à un projet politique, et si on veut faire une politique nouvelle, il faut être précis." Certes, "les règles étaient faites pour que chacun, comme on dit en athlétisme, reste dans son couloir", mais, assure le candidat, "ce soir, c'était un débat, pas un combat".... Celui qui n'a pas vu les différences, c'est qu'il regardait le foot sur TF1 !", s'exclame l'un de ses conseillers.
Dominique Strauss-Kahn est satisfait: "J'ai bien aimé le débat, dit-il. On ne s'est pas écharpés, il n'y a donc plus d'arguments pour qu'il n'y en ait pas d'autres." L'ancien ministre n'a qu'un regret : "Qu'il n'y ait pas plus d'interférences" entre les candidats. "Lui au moins a une vision, la France de l'avenir, c'est lui !", clament ses partisans.
Marie-sEGOlène Royal et ses amis se sont retrouvés au restaurant Quai Ouest, en face des studios, hors la présence des journalistes jugée indésirables, dans une ambiance décrite par comme "plutôt à la fête". "Elle est différente des autres", se réjouit Arnaud St-Just-Montebourg, le député de Saône-et-Loire, sans qu'on sache pourquoi! Strauss-Kahn n'a pas d'espace, Fabius a une ligne mais ne convainc pas. Au minimum, Ségolène Royal garde sa très grande distance." Le clan est surtout soulagé…
Sur le fond
Dame Royal a vanté les territoires, carte des pôles de compétitivité à la main pour illustrer "la France de demain". "Il est temps que les Français reprennent la main" sur les "spécialistes", a-t-elle souligné, sans démagogie aucune, en privilégiant elle-même une attitude –naturellement- modeste : "Je n'ai pas réponse aujourd'hui à tout."
DSK a suivi une ligne plus "macro" : la croissance pour principal moteur, un nouveau compromis social négocié avant même l'élection par le candidat, et une gauche "ennemie" de la dette.
Lolo Fabius a ciblé avec détermination son intervention sur le pouvoir d'achat et un mot d'ordre : "Mettre au centre de tout la personne humaine." Seul représentant du non à la Constitution européenne, il est aussi le seul à avoir... parlé d'Europe.
La confrontation a cependant permis de révéler des divergences.
DSK a tout autant rejeté le centralisme de Fabius et ce "sentiment depuis Napoléon que tout vient de l'Etat" que la décentralisation de la députée des Deux-Sèvres en doutant que "les régions puissent suffire" à tout régler. Au sujet du smic, il a, tout comme Mme Royal, fraîchement commenté l'augmentation immédiate de 100 euros proposée par M. Fabius. "Il n'y a pas de différence de méthode, mais une différence d'ambition", a aussitôt réagi ce dernier.
A plusieurs reprises, la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue a tenté d'échapper aux questions sur les 35 heures. "Il faut regarder les choses telles qu'elles sont. C'est un formidable progrès social mais pour une minorité de salariés une régression", s'est-elle résignée à répondre. "Il faut réparer cela", a ajouté la distinguée Royal économiste après avoir souligné les cas où les conditions de travail et d'accueil du public se sont dégradées. "Je préfère un socialisme qui regarde les choses en face", a-t-elle insisté, en refusant de dire si les 35 heures seraient généralisées comme le prévoit le projet du PS. Une mesure reprise au contraire par M. Fabius, qui a profité de l'occasion pour "rendre hommage" à Lionel Jospin et à Martine Aubry...
Les deux 'débats' suivants, les 24 octobre et 7 novembre, porteront respectivement sur les questions de société et d'environnement, et sur l'Europe et la politique internationale.
Enfin, trois autres débats publics non télévisés seront organisés les 19 et 26 octobre et le 9 novembre à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme), Paris et Toulouse (Haute-Garonne).

dimanche 15 octobre 2006

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Mélenchon: "Les candidats n'ont pas le droit de dire qu'ils n'ont pas d'avis"...
Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l'Essonne et proche de Laurent Fabius, n'est pas tendre avec la présidente de Poitou-Charentes, candidate déclarée à l'investiture du PS. "Royal, c'est la droite de la social-démocratie: on survalorise les questions sociétales et on juge habile tactiquement de reprendre les mots de l'adversaire", constate-t-il, qualifiant cette ligne de "désastreuse". Combler le vide de sa pensée avec les idées des autres tout en prenant le contre-pied, tel est en effet la tactique de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue.
Ce qui déplaît à gauche, c’est que Dame Royal fait son marché à droite. Elle ratisse au plus large, sans honte aucune. Avec aplomb, même. Le photocopillage ne tue pas la pré-sélectionnée socialiste et les militants sympathisants continue de partager son éthique politique. Heureusement, Mélenchon est là, qui veille ! Avec les débats de campagne, "nous découvrons au travers de ses quelques prises de position claires (sur la sécurité, les 35 heures ou la carte scoalaire) qu'elle prend des distances sévères avec les positions du PS", poursuit Jean-Luc Mélenchon.
Quant à des questions comme la Turquie, pour laquelle la Royal démagogue populiste et foireuse a récemment indiqué que sa position serait ce que déciderait le moment venu le peuple français, il estime que "les candidats n'ont pas le droit -moral et politique- de dire qu'ils n'ont pas d'avis". Pour M. Mélenchon, c'est "une approche très discutable du rôle du président: il ne propose pas, il suit. A ce compte-là, pourquoi Ségolène Royal n'a-t-elle pas emboîté le pas des tenants du non à la Constitution (européenne)? Le peuple ne s'est pas exprimé ?". C’est sans doute aussi qu’elle n’a pas La qualité d’écoute du peuple qu’elle prétend avoir…
Le sénateur de l'Essonne déplore que "la scène publique soit aujourd'hui, en fait de débat, occupée à ce point par le problème des apparences physiques, voire sexuées" et ajoute que dans ce débat "l'essentiel avance masqué". "Les médias pipolisent notre débat et, en plus, 80.000 personnes viennent d'adhérer chez nous à tarif réduit pour désigner le candidat, mais sans qu'on les éclaire sur notre histoire collective et sur les enjeux", ajoute M. Mélenchon.
En deuxième position dans les intentions de vote des militants PS, Dominique Strauss-Kahn ne trouve pas davantage grâce à ses yeux. "Lui, c'est la candidature de nostalgie", souligne-t-il. "La nostalgie du bon vieux temps quand la social-démocratie européenne arrivait à faire des compromis avec le patronat parce qu'il y avait du grain à moudre."
Jean-Luc Mélenchon est au revanche tout miel avec Laurent Fabius, qui a, selon lui, "la stature d'un homme d'Etat". Et le sénateur de justifier son "choix de raison": "Sa priorité c'est le social au moment où le pays est divisé comme jamais par l'inégalité des revenus. Le pouvoir d'achat est la question clé."
Selon lui, "les choses sont claires : le PS a le choix de se mettre - ou non - au diapason des partis de Blair, de Schröder, de Zapatero ou encore des partis de l'Europe du Nord qui ont tous mis la question sociale entre parenthèses au profit de préoccupations qui sont d'ordinaire les priorités de la droite : les moeurs, la famille, l'ordre. S'aligner [comme Dame Royal] ou pas ?. Tel est l'enjeu".
Sarkozy-Debré en désaccord.
Jean-Louis Debré, en gardien du temple, resserre les boulons.
Il demande à Nicolas Sarkozy de modérer ses critiques à l’adresse du gouvernement. "Attention à ceux qui sèment le vent, ils pourraient récolter la tempête", déclare le président de l'Assemblée nationale dans le Journal du dimanche, à paraître le 15 octobre. "Critiquer la politique d'un gouvernement dont on est membre est non seulement une erreur mais une faute politique", lance à l'adresse de Nicolas Sarkozy le très chiraquien Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, dans un entretien paraissant dans "Le Journal du dimanche".
"Pourquoi remettre en cause, par exemple, notre politique étrangère ? Au nom de quoi parler d'arrogance, dire qu'elle a été défendue avec grandiloquence ?", demande-t-il. Jean-Louis Debré vise ainsi les critiques formulées par Nicolas Sarkozy lors de son récent voyage aux Etats-Unis à propos de la position française lors de la guerre en Irak. Pourtant, on peut être d’un avis différent sans que ce soit perçu comme une critique ; à cela près que s’exprimer sur la politique intérieure en voyage à l’étranger ne fait pas partie des usages français.
De même, le président de l'Assemblée conteste le fait que le congrès du 14 janvier soit l'aboutissement de primaires au sein de l'UMP pour désigner son champion pour 2007 et laisse la porte ouverte à d'autres candidatures que celle de Nicolas Sarkozy. Il réaffirme que tout reste "ouvert" à l'UMP pour la présidentielle de 2007.
"Au nom de quoi empêcher Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou qui que ce soit d'autre d'être eux aussi candidats ? Tout le monde a le droit de faire valoir ses idées", dit-il. Selon lui, l'UMP "n'est pas le Parti socialiste et il n'a jamais été et ne sera jamais question de primaires à l'UMP dont les statuts ne prévoient ni 'primaires', ni 'investiture'". "Il n'y a chez nous aucune tradition de désignation par un parti d'un candidat à l'élection présidentielle", insiste-t-il. Etre le candidat d'un parti politique ne relève pas de la tradition gaulliste".
Jean-Louis Debré lance à nouveau un appel au calme au sein du parti majoritaire. "Les agressions, les tensions, les excommunications... tout ce à quoi nous assistons depuis plusieurs semaines doit cesser".
Il est vrai que le spectacle offert par les trois socialistes et associés fait peine à voir!

samedi 14 octobre 2006

Royal irrite l'entourage de Fabius comme les autres.
En annonçant qu'elle pourrait ne pas participer à tous les débats entre prétendants socialistes à l'investiture, Marie-sEGOlène Royal a provoqué l'irritation des partisans de Laurent Fabius, l'entourage de Dominique Strauss-Kahn se disant simplement "troublé". Six débats sont prévus entre les trois prétendants à la candidature PS pour l'élection présidentielle, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, avant le premier tour du vote des militants le 16 novembre: le 19 octobre à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme), le 26 à Paris et le 9 novembre à Toulouse (Haute-Garonne).
L’encore députée des Deux-Sèvres a déclaré jeudi à la Réunion que "si les débats sont détournés de leur véritable destination [ ?], à ce moment-là, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir". Assurant qu'il était toujours prévu que Dame Royal participe au premier rendez-vous télévisé du 17 octobre, des proches de la candidate ont précisé qu'elle ne voulait pas que le candidat socialiste soit fragilisé par ces confrontations.
"Elle ne redoute en rien ces débats [c’est elle qui le dit ; il faut le croire sur parole], mais elle exprime toujours la même préoccupation : il faut qu'ils soient utiles et non qu'ils puissent être retournés contre la gauche et son candidat", a déclaré à Reuters Gaëtan Gorce, (photo de droite) membre du conseil d'animation ( !) politique de la compagne de Hollande.
"L'argumentaire avancé (par Marie-sEGOlène Royal) est une véritable offense à des militants socialistes", a déclaré à Reuters Claude Bartolone, (photo de droite) bras droit de Laurent Fabius.
"Lorsqu'on parle de 'machine à perdre', lorsqu'on laisse entendre que ces débats pourraient être un traquenard, c'est laisser entendre qu'il y a des socialistes qui ne veulent pas gagner l'élection présidentielle, c'est vraiment insupportable", a-t-il ajouté.
Les proches des adversaires de Marie-sEGOlène Royal ont répété que les discussions avec les militants étaient essentielles et nié qu'elles puissent être néfastes au futur candidat PS.
Proche de Dominique Strauss-Kahn ? Jean-Christophe Cambiaires, a fait part de son côté de son étonnement. "Nous sommes un peu troublés mais nous ne souhaitons pas en rajouter. Il nous semble étonnant que Ségolène Royal professe constamment le respect de la règle dans la société et tout à coup ne souhaite plus respecter la règle des socialistes", a déclaré le député de Paris à Reuters. "Je crois qu'elle a tort de considérer qu'elle est déjà désignée et que le débat socialiste est une épreuve qui ne pourrait que l'abîmer. Au contraire, le débat peut renforcer le candidat ou la candidate", a estimé Jean-Christophe Cambadélis (à droite) .
"C'est une erreur de la part de ceux qui sont autour de Ségolène que de donner le sentiment de vouloir la surprotéger", a déclaré Claude Bartolone, soulignant que "pour gagner une élection il faut être capable de parler". Et pas seulement de 'remuer la bouche'?
Lors des trois débats télévisés, diffusés en direct à partir de 20h35, les 17 et 24 octobre et le 7 novembre par les chaînes parlementaires, les candidats disposeront chacun de 30 minutes plus cinq minutes d'introduction et de conclusion. Les journalistes interrogeront les prétendants en s'appuyant sur les questions de militants PS transmises par internet et par courrier.
Trois autres débats, qui ne seront pas retransmis, sont prévus.
La Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue ne pourra pas se contenter de sourire et de réciter un texte écrit par d’autres…