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dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite"

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
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Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

samedi 29 avril 2017

Macron s'imagine accéder en solo à l'Elysée

Aucun grand parti ne trouve grâce aux yeux de Macron: il exclut une "coalition"...

Vers une présidence personnelle

Valls a déteint sur Macron
Emmanuel Macron a exclu toute "coalition" avec LR ou le PS s’il est élu président. 
L'ambitieux néophyte s'est même autorisé une critique contre le sénateur-maire (Les Républicains) de Troyes François Baroin, selon lui constant dans "la recherche de son intérêt personnel”, dans un entretien au Figaro.

"L’objectif que je fixe est clair: obtenir aux législatives une majorité absolue qui soit une majorité présidentielle"
Mis en garde contre les risques de son splendide isolement, Macron a d'abord lancé dans un entretien avec Le Figaro mis en ligne vendredi soir : "Il n’y aura pas de coalition avec les deux grands partis existants, ni avec LR, ni avec le PS". 

"Mais dans les temps qui arrivent, il y aura une refondation de la vie politique qui verra des socialistes et des Républicains me rejoindre individuellement”, a ensuite tempéré le candidat d’En Marche! "C’est la clé pour ne pas avoir de majorité coulissante. On ne peut pas se le permettre dans les temps d’incertitude que nous traversons”, a-t-il argué.

Favori du second tour de l’élection présidentielle, E. Macron cherche désormais à rassembler à droite comme à gauche. 

Mais le protégé de Hollande a déjà ses têtes de turc.
Il a fustigé l’attitude de certains responsables, singulièrement François Baroin, avec mépris. "Nous avons M. Baroin, qui est l’un des responsables d’un parti qui fait 20%" au premier tour de la présidentielle. Macron n'a-t-il pas commencé en politique par un CV adressé à Nicolas Sarkozy ?
"Et il dit de manière absolument invraisemblable: 'moi je veux bien être Premier ministre de M. Macron'. Vous me direz, il a voulu être celui de M. Sarkozy. Il a voulu être ensuite celui de M. Fillon. Il voudrait devenir le mien. Il manifeste donc une vraie constance: la recherche de son intérêt personnel”, a raillé Macron, semblant prendre l'offre de service de Baroin au premier degré. 
Après Monsieur P'tite blague, un président sans aucun sens de l'humour ?

Le ministre de Valls et Hollande s'en est également pris au Parti socialiste

L'homme du président sortant soupçonne de calcul politique le parti de Hollande. "Jeudi, M. Cambadélis disait que, s’il était réélu député, il ne voterait pas l’habilitation à réformer le Code du travail. Très bien ! Mais moi je suis clinique: M. Cambadélis [secrétaire du PS] est le chef d’un parti qui fait 6 %… Donc, sa principale préoccupation est surtout de savoir combien de députés il aura avec l’étiquette socialiste", a-t-il souligné. 
Macron et Philippe de Villiers, coalisés ?
"Cette cécité prouve qu’ils ne sont pas en situation d’avoir une majorité, a encore taclé le présomptueux Macron, quant à lui en recherche de partisans plus compétents et éligibles qu'arrivistes. 
Mais Macron, "combien de divisions" aux législatives ?

Après avoir boosté Dupont-Aignan, la presse se mord les doigts

E. Macron a épinglé samedi la "combine" de Marine Le Pen avec Nicolas Dupont-Aignan

L'arrogant trentenaire l'acc
use de vouloir régler les "problèmes de crédibilité" de la candidate FN

Banquier et fin connaisseur de la ...ruralité !
La promesse de Marine Le Pen de nommer Premier ministre le président de Debout la France, si elle est élue présidente, a fait réagir Macron brutalement. 
Interrogé lors d’une visite d'une exploitation agricole d’Usseau (Vienne), l'ex-conseiller de Hollande a déclaré que cela lui "semble être une combine d’appareil qui a vocation à régler les problèmes de crédibilité de Marine Le Pen, qui n’a pas d’équipe autour d’elle, et les problèmes de financement de M. Dupont-Aignan".

"Ça n’est ni plus ni moins que cela et ce n’est pas grave”, a poursuivi le candidat trentenaire entouré d'acteurs politiques sur le retour, tel JY. Le Drian, 70 ans,le communiste Robert Hue, 71 ans, l'ex-Premier ministre Manuel Valls, 55 ans, le président du MoDem François Bayrou, 66 ans, ou Jacques Attali, 73 ans, ancien conseiller de François Mitterrand. Sans compter Stéphane Bern ou Line Renaud, dont nous tairons l'âge, bien qu'il soit plus proche de celui de l'épouse du candidat que de celui du candidat lui-même. 
Or, ce reproche de l'absence d'une équipe homogène et cohérente s'applique justement au banquier qui accepte n'importe quel ralliement, quel que soit son bord, quelque soit son passé auprès de Hollande. Ainsi, 160 responsables du parti, parmi lesquels Francois Rebsamen, Michel Sapin, Marisol Touraine, Myriam El Khomri, ou encore Harlem Desir, les proches de François Hollande appuient "sans aucune ambiguïté" le vote pour Emmanuel Macron. Lequel doit endosser le bilan du quinquennat qu'il a géré depuis l'Elysée et Bercy. 

Mais "est-ce qu’on peut penser une seule seconde que ce que vit la campagne, la ruralité, va être réglé par la combine de M. Dupont-Aignan et Mme Marine Le Pen ? Non", a affirmé l’ancien ministre de l’Économie de Manuel Valls, avec lequel il a forcé le passage de ses projets impopulaires à coups de 49.3, quatre fois. 

Le programme du FN, "il propose de remettre la retraite à 60 ans, d’augmenter le nombre de fonctionnaires, de tout augmenter ! Et de baisser les impôts !, a caricaturé le banquier. "C’est de la finance magique", a raillé Macron, hautain, bien qu'il ait sa part de responsabilité quand le chômage ou la dette publique non maîtrisés.

"Personne ne le dit mais à un moment quelqu’un va payer," ose-t-il évoquer, malgré le matraquage fiscal des Français par Hollande et Bercy, ces cinq dernières années. La ruralité est un monde de bon sens. Donc, soit il y a des impôts cachés, et ils vont vous arriver. [Ils sont déjà élevés, grâce au pouvoir socialiste sortant]. Soit ça veut dire que ce sont vos enfants qui vont le payer. Bon courage”, a poursuivi Hollande bis, inconscient du fardeau de la dette laissé sur le dos des générations futures. En 2016, le montant de la charge de la dette a encore progressé de 0,2% sur un an, à 44,4 milliards d'euros.

"Est-ce qu’en un seul point le projet de Mme Le Pen répond aux problèmes du quotidien" des agriculteurs ? 

"Non. Il le rendra plus difficile. Je veux leur ouvrir les yeux”, a prétendu le candidat d’En Marche!. Soulignant que "nos agriculteurs produisent pour grande partie à l’export" - quand aucun embargo ne bloque les débouchés, avec la Russie, par exemple - et "ont besoin des aides européennes" - qui se font de plus en plus rares : les exploitants agricoles ont épuisé leurs réserves financières et la filière agroalimentaire a souffert comme jamais, subissant des fermetures d'entreprises que S. Le Foll n'a pas su éviter, au point que le secteur s'est révolté durant le quinquennat, notamment en Bretagne. 

Macron, ancien ministre de l'Economie, s’est néanmoins élevé contre "le projet de fermeture des frontières" de la candidate FN. "On est mort sans l’Europe, on ne peut pas faire sans", a abondé en écho un agriculteur (aussi anonyme qu'atypique) à son côté. Et le Brexit ?

Accessoirement, Macron a rappelé quelques bribes de son programme pour la ruralité

Image associée
Candidat visiblement passionné d'agriculture
et de  la France profonde
Ce programme reste flou. Il a donc dû évoquer le moyen de "développer fortement la fibre et la téléphonie mobile sur les territoires dans les 18 mois qui suivent l’élection" ou "doubler le nombre des maisons de santé". 

Il a également émis le souhait de lancer des "États généraux de l’alimentation dès le début du quinquennat" et un "plan d’investissements agricole de 5 milliards d’euros". Sans plus de précisions...

La presse raille pourtant sa rivale pour des approximations, quand elle n'est pas accusée d'erreur, voire de mensonge.

Nicolas Dupont-Aignan soutient Marine Le Pen

Les deux anti-européens ont passé "un accord de gouvernement"

Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France arrivé sixième avec 4,7% des voix au premier tour de la présidentielle, avec le coup de pouce de plusieurs organes de presse désireux de nuire à Fillon, a annoncé vendredi qu’il "soutient" Marine Le Pen pour le second tour, et qu’il a passé avec elle un "accord de gouvernement".

"Je soutiendrai Marine Le Pen; je ferai campagne même avec elle sur un projet de gouvernement élargi," a affirmé le député-maire de Yerres (Essonne). "J’aurais pu faire comme beaucoup de personnalités politiques, me laver les mains au second tour. "L’intérêt personnel, c’est de faire ça; l’intérêt de mon parti aussi, qui n’a jamais donné de consigne de vote."

"Je pense que la France est à la croisée des chemins", a-t-il fait valoir.

“Notre pays (…) a vécu cinq ans terribles avec François Hollande, et je pense que Macron est un François Hollande puissance dix, fabriqué par des intérêts financiers, médiatiques…” s’est-il inquiété.
Depuis la rentrée, le député souverainiste avait fait de Macron son adversaire principal. Il a rencontré Mme Le Pen à Paris dans l’après-midi. "Nous avons beaucoup discuté cette semaine (…). Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, des éclaircissements, des ajouts de mon projet présidentiel,” a-t-il poursuivi. "J’ai consulté à deux reprises mon Conseil national. Il m’a donné mandat de faire aboutir cette négociation", a aussi dit N. Dupont-Aignan après deux réunions lundi et vendredi.

Immédiatement après cette annonce, Dominique Jamet, vice-président de Debout la France, a annoncé qu’il quitte le mouvement, tout comme sur Twitter Éric Anceau, jusque-là responsable du projet.

Commentaires politiques

"Depuis ce soir, Nicolas Dupont-Aignan est clair. Il manifeste, sans doute les finances d’une campagne présidentielle aidant, la nécessité de s’adosser à un autre parti. Il recompose cette partie là de la droite” a commenté Emmanuel Macron, en meeting à Châtellerault.

Le versatile François Bayrou, soutien d’Emmanuel Macron, a été cinglant, après avoir trahi Juppé... "Dupont-Aignan: qu’on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte !”, a-t-il tweeté, comme s'il était gardien du temple gaulliste.

"Le sous-marin du FN vient de faire surface”, a accusé l’ancienne ministre LR Nathalie Kosciusko-Morizet.

"Un vrai collabo”, a estimé l’ancien ministre LR Dominique Bussereau, dans la surenchère.

Côté associations gauchistes de combat, SOS Racisme a espéré samedi un ralliement qui marque "la fin d’un lent naufrage" pour Nicolas Dupont-Aignan. “C’est ainsi que celui qui se posait non sans immodestie comme un héritier du général de Gaulle vient finalement de rejoindre les héritiers politiques du maréchal Pétain", conclut l’association socialiste de racollage communautaire.

Marine Le Pen a en revanche vu dans cette décision un “magnifique choix de la France,” comme de nombreux dirigeants frontistes.

Une déclaration commune est annoncée samedi matin à Paris. "Mme Le Pen n’est pas d’extrême droite pour moi", a affirmé N. Dupont-Aignan, qui rejetait jusque-là une alliance à cause de "l’extrémisme" que prête le système au FN.
En 2012, comme tout le monde, il le jugeait “incompatible” avec lui. "Il y a eu des propos qui ont évolué, c’est bien, mais l’arrière-boutique de Marine Le Pen ne correspond pas à la vitrine et son programme n’est pas sérieux", jugeait-il encore mi-février. Les temps, et les hommes, changent.

Cet accord a été annoncé le jour où le parti de la droite radicale changeait de président par intérim, car Jean-François Jalkh, désigné en début de semaine, a été accusé d’avoir tenu des propos négationnistes, qu’il a démentis.
Cet accord, “c’est pas une affaire d’argent”, a assuré vendredi N. Dupont-Aignan, interrogé sur une prise en charge par le FN de ses frais de campagne. "Mon parti sera allié à Marine Le Pen (…). Partout (…), il y aura des candidats 'Debout la France' face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes", a encore dit l’ancien candidat.
N. Dupont-Aignan avait indiqué en 2014 qu’il souhaitait être pour le FN "ce que François Mitterrand a été pour le Parti communiste, le ramener dans l’arc républicain". Après l’adoption d’un Programme commun notamment entre le PS et le PCF, F. Mitterrand avait été élu président de la République en 1981.

vendredi 28 avril 2017

Macron sème la zizanie dans le camp Mélenchon

Les électeurs de Mélenchon "méritent mieux que ses cabotinages", selon Macron

Emmanuel Macron a pointé le refus du leader de 'La France insoumise' de donner une consigne de vote pour le second tour de la présidentielle.
"Je l’ai déjà dit: moi j’ai beaucoup de respect pour les femmes et les hommes, d’ailleurs aussi dans les territoires ruraux, qui ont fait confiance à Jean-Luc Mélenchon", a déclaré E. Macron, au cours d’un déplacement à Montmorillon (Vienne). "Ils ont une histoire:  beaucoup viennent du parti communiste; on connaît leur lutte et je la respecte, assure-t-il. Beaucoup viennent du monde syndical. Dans ces campagnes, beaucoup viennent du monde agricole et ont fait confiance à Jean-Luc Mélenchon", a-t-il poursuivi

"Ils méritent mieux que ses cabotinages", a encore jugé l’ancien ministre de l’Economie de Manuel Valls, en estimant que J.-L. Mélenchon est "toujours dans l’invective". Quelques minutes plus tard.

A Châtellerault, le candidat de l'Elysée a reproché à Mélenchon de commettre “deux fautes profondes".

"La première, c’est de ne pas avoir l’esprit de distinction. Nous avons de nombreux désaccords que j’ai toujours assumés. (…) Mais nous partageons une chose, c’est d’être attachés (à) pouvoir débattre de ces désaccords dans un cadre républicain", a souligné le candidat d’En Marche! "C’est une différence avec le Front national et il l’a oublié! C’est une faute grave, lourde", s’est-il exclamé.
"Sa deuxième faute, c’est de trahir les siens. (…) La plupart d’entre eux se sont battus, ont payé, pour lutter contre les extrémismes, pour se rappeler cette vertu morale qu’il est en train d’oublier", a ajouté le banquier de Rothschild, en se demandant ce que les électeurs du candidat communiste ont à voir "avec le ni-ni qu’il leur sert".

Vendredi, le leader de La France insoumise a confirmé son refus de donner une consigne de vote. "Ce que je vais voter, je ne vais pas vous le dire. Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour deviner ce que je vais faire, mais je ne le dis pas pour que vous puissiez rester regroupés", a-t-il déclaré à ses militants dans une vidéo postée sur YouTube vendredi après-midi, refusant de "s’aligner séance tenante sur un choix" en faveur du candidat hors système, tout en ajoutant : "Est-ce qu’il y a une seule personne parmi vous qui doute du fait que je ne voterai pas Front national ? Tout le monde le sait!"
Et alors ?

jeudi 27 avril 2017

Pulvar suspendue: la journaliste confond information et propagande

"Les journalistes devraient afficher leurs opinions" : conflit d'intérêts politiques

Ces journalistes qui s'approprient leur outil de travail

TéléObs : Que vous inspire la suspension d'Audrey Pulvar par la direction de CNews ?

François Jost [professeur émérite en sciences de l'information et de la communication à l'université Sorbonne Nouvelle Paris III] : Ce n'est pas la première fois qu'un journaliste est écarté à cause de ses prises de positions politiques. Dans cette campagne, il y a eu un précédent : Daniel Cohn-Bendit s'est vu retirer sa chronique quotidienne sur Europe 1 après avoir déclaré son soutien à Emmanuel Macron [Pas une pensée, en revanche, pour le journaliste météo Philippe Verdier, évincé de France 2,  ni pour Eric Zemmour, de i-télé ]. Cela n'a pas créé de scandale[, commente Jost, universitaire et pourtant sectaire]. Je comprends la logique de CNews. Même si on peut être choqué par le fait que ce soit Florian Philippot qui ait signalé dans un tweet qu'Audrey Pulvar avait signé cette pétition. La chaîne donne [à certains] l'impression de plier devant le FN [quand les partis présidentiels -y trouvant leur interét- auraient laissé faire]. Dans notre système, on fait comme si les journalistes n'avaient aucune appartenance politique [L'ex-concubine de Montebourg n'est-elle pas restée sur CNews à la fin de Canal+ pour peser sur sa ligne politique, voire l'entraver?].
Mais à la différence de journaux d'opinions, CNews - chaîne tout public - ne veut pas être suspectée de parti pris. Tout comme France Inter, tout public aussi [et chaîne publique] mais dont chacun sait bien qu'elle est à gauche [à laquelle Jost collabore justement...].
C'est vrai qu'il entre dans tout cela de l'hypocrisie. Dans mon livre "Les médias et nous", je plaide pour que les journalistes affichent leurs opinions politiques, ce serait pour moi la véritable objectivité.

Que pensez-vous de la normalisation du discours du FN ?

On peut le regretter mais on est effectivement dans une normalisation [de bon aloi, en campagne présidentielle]. En 2002, il n'y avait pas un seul journaliste pour défendre le parti de Marine Le Pen, c'était la édit  pensée unique, comme disait l'autre.[Et le front républicain]
Aujourd'hui, le traitement journalistique du parti d'extrême droite s'est normalisé depuis des mois [sous la pression du peuple: Marine Le Pen n'a-t-elle pas séduit 1,5 millions d'électeurs de plus depuis 2002 ?].
C'est autant la faute des médias que des Français [pour autant que le peuple puisse être 'fautif'...].
A plus de 20% d'électeurs, sa présidente est dans une situation totalement paradoxale. On dit qu'elle n'est pas républicaine mais elle profite du système républicain qu'elle condamne [en le respectant au moins autant que Mme Pulvar].

C'est là-dessus qu'il faut se battre [et avec elle, son électorat ! ], démonter ce qu'elle appelle "le système". Il faut arrêter de la protéger en la laissant dire : "Je suis la représentante du peuple." Mais personne ne lui demande vraiment ce qu'est le peuple. On a perdu l'agressivité. On interviewe Florian Philippot en l'écoutant béatement. Très habile, il endort les journalistes parce qu'il sait argumenter. Marine Le Pen est très bien entourée de gens très forts et retors, bien plus que ne l'était son père.

Comment jugez-vous le traitement de cette campagne ?

Il y a un retour du journalisme d'investigation [le fuitage d'informatio par le pouvoir n'est jamais entre dans le champs de l'investigation] avec "le Canard enchaîné" [page anarchiste et révolutionnaire], qui a revélé [monté] des affaires Fillon. Je m'en réjouis [sic].
En revanche, ce qui me paraît condamnable, c'est la façon dont a traité hier par exemple les déplacements de Marine Le Pen et Emmanuel Macron à Amiens chez Whirlpool. Les journalistes ont décrit ça comme une étape du Tour de France. "Macron à 10 km de l'usine, échappée de Marine Le Pen qui arrive en tête sur le parking, sifflement à l'encontre de Macron !" C'est ridicule, alors qu'il s'agit d'un moment marquant de la campagne.
On nous a aussi dit lundi que Macron avait démarré sa semaine avec du retard à l'allumage parce qu'il s'est reposé une matinée ! On est dans un présentisme d'une connerie abyssale. [Jost serait-il macroniste sourcilleux ?] On fabrique l'information parce qu'on a besoin de polémique absurde [insupportable seulement lorsqu'elle égratigne l'ex banquier].

A Amiens, on s'est finalement aperçu que Macron sortait gagnant de la journée [estime Jost]. Les journalistes sont parfois loin d'une prise de conscience. [Mélenchon est donc justifié à fustiger ses "petites cervelles" ?] Et les chaînes d'infos plus particulièrement. [BFMTV n'est pas revenue d'être ainsi amalgamée à TF1...] Elles manquent de recul.

Et du côté des politiques ?

Il n'y a pas d'énorme changement : Sarkoky en 2012 était d'une brutalité incroyable [en toute objectivité? Ainsi ré-écrit-on l'Histoire] envers Hollande qu'il traitait de menteur avec des arguments frisant parfois l'extrême droite [frisant probablement le fascisme !], alors qu'aujourd'hui il prend position pour Emmanuel Macron [copie conforme, donc, de Hollande...]. Je ne crois pas que les choses soient pires.

Quant aux affaires, il faut en parler sauf de l'accusation de la France coupable, selon  Macron, de crime contre l'humanité en matière de colonisation, les Français ont le droit de savoir s'ils élisent un escroc ou un menteur. Cela leur importe [comme d'étre vu par Lacron comme un peuple acculturé].
Je remarque simplement que depuis deux jours, on ne pose plus aucune question sur les affaires de Marine Le Pen [ni d'ailleurs sur la sexualité ambiguë de Macron ou sur l'illettrisme des employées de GAD, selon le préfère de Jost].

Y-a-t-il eu à votre avis, un rejet des médias pendant cette campagne ?

Je trouve leur diabolisation extrêmement grave. Décrypter les images de Whirpool, par exemple, ne revient pas à taper sur tous les médias.
Oui, nous connaissons une régression qui est dans la lignée de celle qu'on a vécu avec Donald Trump. Elle fait partie intégrante de ce qu'on peut appeler le populisme. C'est grave.
(Propos recueillis par Nebia Bendjebbour)

mercredi 26 avril 2017

La Rotonde ou Le Fouquet's: Macron ne se reconnaît pas "bling-bling"

"Aucun regret" de l'ex-banquier d'avoir célébré à La Rotonde sa première place, anticipant - un peu vite - le second tour

Le candidat a riposté, dénonçant le "diktat de la bien-pensance triste"

Qualifié pour le second tour de la présidentielle, l'insolent fêtard a assuré ce mardi 25 avril n'avoir "aucun regret" d'avoir célébré dimanche sa première place à la brasserie parisienne La Rotonde.

Le candidat d'En Marche! s'était attiré des critiques en anticipant sa victoire dans cette brasserie huppée, en présence de proches et de plusieurs personnalités du monde politique et du show-business, avant que les Français ne l'ait porté à l'Elysée,  face à Marine Le Pen. 
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"C'était sincère et je l'assume totalement", a naïvement rétorqué l'ancien ministre de Hollande au JT de France 2, ajoutant, hautain, "ne pas avoir de leçon à recevoir".
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"J'assume totalement", a enchaîné "Emmanuel Hollande". "François Macron" a défié l'opinion, assurant qu'il n'obéira pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".
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Macron s'est encore défendu mercredi à Amiens

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Le favori des sondages et de la presse sociale-libérale s'est aussi dit "triste" pour "les électeurs de Mélenchon" qui "valent beaucoup mieux", alors que le candidat du PCF masqué derrière le slogan 'La France insoumise' n'a pas à ce stade donné de consigne de vote pour le second tour. 

Le candidat d'En Marche! a donc précisé que Jean-Luc Mélenchon "n'avait pas hésité, il y a quinze ans, à appeler à faire rempart au FN" au côté de Jospin (éliminé au premier tourcomme Hamon en 2017) et à appeler à voter Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.


Le banquier a vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée

L'arrogant Macron s'est considéré élu à la présidence face à David Pujadas : "Je resterai le maître des horloges, il faudra vous [les media] y habituer". 
Une phrase qu'il avait d'ailleurs déjà prononcée quelques heures plus tôt lors d'un déplacement à Garches dans les Hauts-de-Seine.
Résultat de recherche d'images pour "Macron La Rotonde"
Imbu de sa personne, le p'tit gars ?


Critiques à droite comme à gauche. 
A droite, Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, a dénoncé un "petit Fouquet's, avec le showbiz". "On a vu cette France du bling bling qui revenait", s'est-il indigné sur Europe 1. "Les Français ne veulent plus voir ça et c'est le marqueur d'Emmanuel Macron : les start-ups, le champagne, les paillettes, non merci.

Le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, a pointé une attitude "indécente au moment où l'extrême droite est au second tour". 

A gauche, c'est David Cormand, numéro un d'EELV, qui a jugé cette "fête assez indigne".

46 euros entrée-plat-dessert : bio ?
Les inconditionnels de l'entourage d'Emmanuel Macron - des socio-démocrates ?-  se sont pourtant empressés de prendre sa défense au lendemain de la soirée. Le maire de Lyon et fidèle soutien, Gérard Collomb, a ainsi posté le menu du restaurant sur Twitter pour montrer que les prix, dans la moyenne de ceux d'une grande brasserie parisienne, n'avaient rien d'extravagants. Ce n'est ni Flunch, ni McDo !... 
Lundi sur Europe 1, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a enfoncé le clou. "Le repas coûtait 46 euros entrée-plat-dessert", a-t-il souligné. Surtout si la soirée est financée sur les "frais de bouche" de Bercy ...

Forte hausse du chômage en mars, à la veille de la présidentielle

Hollande et Macron n'auront pas assuré le redressement de la courbe de l'emploi

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a enregistré une hausse de 1,3% en mars

Macron devra rendre compte de l'augmentation 
de 43.700 demandeurs d'emploi en catégorie A en mars par rapport au mois précédent. C'est la plus forte hausse depuis janvier 2013, quand Hollande promettait l'inversion de la courbe du chômage dès décembre. 
Le chômage a connu, en mars, une augmentation de +1,3% des demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires, s'établissant à 3,51 millions en métropole, a annoncé ce mercredi le ministère du Travail, au nom de sa ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation, la potiche Myriam El Khomri.

Résultat de recherche d'images pour "michel sapin redressement courbe emploi"Une contre-performance accablante pour un gouvernement qui pendant cinq ans n'a pas cessé de se mettre le doigt dans l'oeil (cf. Michou Sapin, ci-contre), annonçant toujours une embellie pour le mois suivant. Le quinquennat, que Hollande, Montebourg, Sapin et Macron avaient axé sur la lutte contre le chômage ne pouvait connaître une issue plus lamentable.

Les mauvaises excuses à la politique de l'ex-ministre Macron

Le hâbleur fatal à l'économie française
Cette augmentation est essentiellement due aux nombreux contrats courts non renouvelés, raconte-t-on cette fois au gouvernement, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité. Une possibilité que les "bras cassés" socialistes n'avait pas envisagée.

Résultat de recherche d'images pour "redressement courbe emploi"Cette hausse ultime du quinquennat socialiste vient annihiler la soi-disant tendance positive sur les trois premiers mois de l'année (+ 41.000 chômeurs depuis janvier).

Des chiffres en hausse sur cinq ans

En prenant en compte l'Outre-mer, la hausse est de 1,2%
Résultat de recherche d'images pour "redressement courbe emploi"pour un total de 3,77 millions de personnes sans activité inscrites sur les listes de Pôle emploi. Mais sur un an, le nombre de chômeurs baisse de 0,9%, comme en métropole. 

En revanche, comptant les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent  de 0,2% sur un mois, avec 5,5 millions de personnes, mais augmentent sur un an (+0,9%).

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1% sur un mois, +3,7% sur un an). 

Les moins de 25 ans n'ont pas été épargnés, avec une hausse de 1,2% sur un mois mais un recul de 5,8% sur un an. Pourquoi ne jamais assumer la hausse du chômage sur cinq ans, malgré la priorité donnée aux jeunes par Hollande?

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Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d'un an), petite activité comprise, reste inchangé, a un niveau élevé, avec 2,48 millions de personnes concernées.

Présidentielle: une ex-secrétaire d''Etat LR refuse un Hollande bis

Ex-secrétaire d'Etat de Juppé, elle votera Le Pen 

Françoise Hostalier a déclaré lundi qu'elle votera pour M. Le Pen et non pour E.Macron 



Au second tour de la présidentielle, "entre la peste et le choléra, il faut choisir", a exhorté l'ancienne secrétaire d'Etat du gouvernement Juppé en 1995
"Ce n'est pas mon choix préféré, mais entre la peste et le choléra, il faut choisir", a expliqué l'ancienne députée UMP du Nord, confirmant sa déclaration à La Voix du Nord.
Pour autant, elle avoue n'être "d'accord avec pratiquement rien" du programme de Marine Le Pen. 

E. Macron "est quelqu'un que je ne respecte pas", a lâché F. Hostalier  

Le jeune banquier est "le représentant d'une mouvance qui a détruit un homme qui était pour moi le meilleur: François Fillon".

La mouvance du conseiller de Hollande, c'est "un mélange de grande finance internationale, de media qui sont inféodés et instrumentalisés, de la gauche caviar, bobo", a ajouté F. Hostalier, qui fut membre du Bureau national du Parti radical valoisien présidé par André Rossinot, puis par Jean-Louis Borloo.

Si Mme Le Pen est élue, a expliqué cette inspectrice générale de l'Éducation nationale, "je pense que c'est nous [la droite républicaine] qui gagnerons les législatives. Il y aura une cohabitation avec un Premier ministre venu de nos rangs, donc on pourra empêcher Marine Le Pen d'appliquer les mesures extrêmes de son programme"

A l'inverse, si Macron est élu, "il y a un risque majeur" qu'il dispose d'une majorité pour mettre en oeuvre son projet, met en garde Françoise Hostalier, 63 ans, qui fut secrétaire d'Etat à l'Enseignement scolaire de mai à novembre 1995, sous Chirac.
Françoise Hostalier est présidente est fondatrice de l'association Action Droits de l'Homme (ADH), et membre de l'ONG Mères pour la paix (MPP): elle s'est engagée pour la défense des droits des femmes et la protection de l'enfance. Colonel de la réserve citoyenne de l'armée de l'air (10e promotion), elle est devenue spécialiste de l'Afghanistan, elle est nommée parlementaire en mission par Nicolas Sarkozy en octobre 2011 pour faire le bilan de l'action de la France en Afghanistan et dégager des pistes de coopération entre les deux pays dans le cadre du désengagement militaire de la France. Elle contribue à la rédaction du Traité d'amitié et de coopération entre la France et l'Afghanistan signé le 27 janvier 2012. Elle est présidente du Club France-Afghanistan créé en février 2012 dont l'objet est de tisser des liens entre toutes les personnes intéressées par l'Afghanistan en France et par la France en Afghanistan et de faciliter les actions de développement économique et culturel entre les deux pays. Elle a participé à plusieurs missions d'observations électorales (Afghanistan 2004, 2005 et 2010, Tchad 2011, Bosnie-Herzégovine 2010, Russie 1993).
Elle a été membre du Conseil d'administration de la Fondation Abbé-Pierre
(FAP) de 1994 à 2006, de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) de 2002 à 2009 où elle a présidé la sous-commission chargée des droits des femmes, de l'enfance, de la famille et de l'éducation aux droits de l'homme.
Elle a aussi été 
membre du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD) présidé par Xavier Emmanuelli de 1996 à 2012.
 Cette 'Juppette' vaut bien des Duflot, des Cosse et autres Hidalgo ou Rossignol, réunies...