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mercredi 25 juillet 2018

Affaire Benalla: rétropédalage d'Alain Gibelin qui contestait la version de l'Elysée

Le militaire a-t-il subi des pressions ?

Alain Gibelin est accompagné de deux adjoints lors de son audition par la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le 23 juillet 2018

Comme si l'officier supérieur n'avait pas préparé son audition et ne disposait pas de fiches et de conseillers à sa droite, lors de cette audition, Alain Gibelin se serait pris les pieds dans le tapis ? Le policier est en tout cas ce mardi revenu en partie sur ces propos qui invalidaient ceux de l’Elysée. Lundi soir, après avoir auditionné le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, les députés de la Commission des lois faisant office de commission d'enquête sur l’affaire Benalla recevaient Alain Gibelin, le directeur de l’ordre public et de la circulation, DOPC.

Interrogé par Marine Le Pen​ (députée du Rassemblement national, ex-FN, mais non-inscrite à l’Assemblée nationale), Alain Gibelin avait affirmé qu’Alexandre Benalla était présent à des réunions entre ses services et l’Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron était censé être suspendu.


L'Elysée n'a pas tardé à nier

Après l’audition du policier, la présidence de la République a maintenu et confirmé sa version des faits. Et, ce mardi matin, c’est Alain Gibelin qui revient sur ses propos. Dans une lettre qu’il a adressée à la présidente de la commission d’enquête, la députée LREM Yaël Braun-Pivet, il assure qu' "il avait mal compris la question [posée par Marine Le Pen] lors de son audition en raison du bruit dans la salle".

Ré-entendre la déclaration d'Alain Gibelin :
 

VOIR et ENTENDRE Marine Le Pen expliquer pourquoi Alain Gibelin a subi des des pressions :

Quelqu'un ment et ce n'est pas seulement le lampiste...

jeudi 4 janvier 2018

Les comptes de campagne présidentielle de Marine Le Pen ont été validés

La Commission des comptes de campagne autorise donc le remboursement au FN de plus de 10 millions d'euros

"Sans ça, on était au fond du trou"
INFO E1 - Les comptes de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle ont été validés
admet l'un des fidèles de Marine Le Pen, alors que le Front national connaît des difficultés financières. Outre que tombent les menaces de sanction, elle aura droit au remboursement prévu par la loi pour les candidats qui ont atteint le second tour. Une information qui devrait être publiée la semaine prochaine au Journal Officiel.

Plus de 10 millions de remboursement. 
L'État va en effet bientôt verser 10.691.775 euros à Marine Le Pen pour rembourser ses frais, soit le maximum de ce qui est prévu pour une candidate ayant atteint le second tour. 
Les banques ayant refusé tout prêt au FN, la candidate avait dû emprunter de l'argent à son parti et à Cotelec, le micro-parti fondé par Jean-Marie Le Pen. 

Le FN  peinera à sortir de ses difficultés financières

La commission des comptes refuse en effet de lui rembourser les intérêts sur ces emprunts, arguant qu'il ne s'agit pas de contrats bancaires classiques, et le FN est donc néanmoins pénalisé.

Le soulagement est néanmoins palpable dans l'entourage de la présidente du FN, temporairement. Depuis le mois de novembre, Marine Le Pen et plusieurs dirigeants du FN ont été sommés par HSBC et la Société générale de fermer leurs comptes. 

Un recul en nombre de voix aux législatives 2017 par rapport à celles de 2012 a également entraîné un manque à gagner de quelque 800.000 euros pour la formation politique. A tel point qu'en décembre, sa présidente avait appelé ses sympathisants à donner dans le cadre d'un "emprunt patriotique". 
Dans ce contexte, le remboursement à venir de l'État ne peut que conforter les finances du parti et maintenir une offre politique large.

vendredi 19 mai 2017

Emmanuel Macron : pas d'état de grâce pour le président tout juste élu

Une cote de confiance au plus bas pour un président élu

Moins d'une semaine après son investiture, 46% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au nouveau chef de l'Etat pour affronter les problèmes du pays. 


Savoir qui l'a élu...
Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction. Seulement 45 % des Français font confiance au nouveau président et 36 % à Édouard Philippe, selon le premier baromètre Elabe.

Pas d’état de grâce pour Emmanuel Macron. 
Une cote de confiance au plus bas pour Emmanuel Macron, et son Premier ministre, Edouard Philippe. 
Selon le baromètre Elabe diffusé jeudi 18, moins d’une semaine après son investiture, 46 % des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au nouveau chef de l’Etat pour affronter les problèmes du pays. 9 % sont sans opinion, selon cette enquête pour Les Echos et Radio classique.

La confiance dans le nouveau chef du gouvernement est encore plus limitée. Les Français ne sont que 36 % à faire confiance à Édouard Philippe. 43 % ne lui font pas confiance pour affronter les problèmes de la France. 21 % sont toutefois sans opinion, compte tenu de sa faible notoriété.

Moins bien accueilli qu’Hollande, Sarkozy ou Chrirac

En mai 2012, alors nouvellement élu président de la République,  François Hollande voyait sa cote de confiance s’établir à 58 %, son Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, ayant la confiance de 56 % des Français.

En juin 2007, quelques semaines après son élection, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy était de 59 %, alors que François Fillon se contentait de 50 %.

Cinq ans auparavant, Jacques Chirac inaugurait son second mandat avec une cote de confiance de 53 %, un chiffre légèrement inférieur à celui de son Premier ministre d’alors, Jean-Pierre Raffarin (54 %).

En 1995, la cote de confiance de Jacques Chirac était supérieure à 60 % (61 %), alors qu’Alain Juppé, son Premier ministre, avait la confiance de 59 % des Français. 

En 1981elle était de 74 % pour François Mitterrand, et de 57 % en 1988. 

En 1974Valery Giscard D'Estaing bénéficiait lui d’une cote de confiance de 60 %.
Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction.
Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction. | Visactu
Le soufflet Mélenchon est retombé

Sans rien faire, Alain Juppé reprend la première place au classement des personnalités (50 %, +6), devant Jean-Yves Le Drian (37 %, +6). Les seniors ont la cote...

Jean-Luc Mélenchon s’effondre en revanche, avec une chute de 17 points en un mois à 34 %, François Bayrou perd 3 points à 31 % et, battue au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen en perd 7 à 25 %.

Enquête réalisée en ligne les 16 et 17 mai auprès de 999 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite"

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
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Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

mardi 25 avril 2017

Présidentielle: une victoire de Le Pen serait le coup de grâce pour Hollande

Déjà sorti, Hollande n'arrive pas à se taire

"Il n'est pas possible de se taire" ?

"Voilà pourquoi, face à un tel risque, il n'est pas possible de se taire, pas davantage de se réfugier dans l'indifférence", a commenté le président le plus impopulaire de la Ve République et fossoyeur du Parti socialiste.

Si la France était dirigée par le Front national, qui prône notamment la sortie de l'euro, le pouvoir d'achat des Français "serait directement amputé" et "des milliers d'emplois seraient supprimés", a notamment estimé le président, bien qu'il ait renoncé à mener le combat.

"Ce qui est en cause, c'est la conception que l'on a de la France, c'est l'unité de notre Nation, c'est son appartenance à l'Europe et c'est sa place dans le monde", a insisté Monsieur Bricolage. "Tout ce à quoi j'ai scrupuleusement veillé depuis le début de mon mandat," ose prétendre celui qui a fait le lit du FN à la tête de 1,5 millions d'électeurs de plus d'une présidentielle à l'autre.


Après s'être exclu de la campagne présidentielle, le président n'hésite donc pas à distiller de multiples messages inaudibles

Après avoir appelé sans hésitation à voter contre la candidate du FN plutôt que pour Emmanuel Macron, son ancien conseiller et ministre, notamment par la voix du premier ministre Bernard Cazeneuve, le Parti socialiste a étalé ses divergences sur le second tour et les élections législatives des 11 et 18 juin.


Avant de quitter l'Elysée le 15 mai, le président des chrysanthèmes a invité Emmanuel Macron et Marine Le Pen à participer à la cérémonie organisée mardi à la préfecture de Paris à la mémoire du policier abattu par un islamiste, la semaine dernière sur les Champs-Elysées, malgré l'état d'urgence.

vendredi 14 avril 2017

Présidentielle: une moitié des Francs-maçons s'immisce dans la campagne officielle

La laïcité encourage l'intrusion des Francs-maçons dans le temps de la campagne officielle

Sept obédiences maçonniques lancent un "appel républicain" inédit à rejeter le vote d'un seul des candidats extrémistes 
 

Sans donner de consigne explicite de vote pour Macron, sept obédiences maçonniques ont lancé le 13 avril un "appel républicain et unitaire" à voter contre l'extrême droite de Marine Le Pen, "de manière éclairée" à la présidentielle, selon leur terminologie, laissant ouvert le vote pour l'extrême gauche représenté par Jean-Luc Mélenchon à dix jours de la présidentielle
Réseau secret de réseaux de pouvoir et maillage de clubs fermés de réflexion et de fraternité discriminante, la franc-maçonnerie entend d'autant plus peser sur la vie démocratique qu'elle se répand. Ils sont plus de 175.000 frères et sœurs en France.
Dominant parmi elles, le Grand Orient de France souhaite très précisément barrer la route à Marine Le Pen
 
Rassemblant quelque 90.000 membres, soit la moitié de la maçonnerie française, ces obédiences  ont appelé à faire barrage "au racisme, à la haine de l'autre et aux murs", mettant en avant "leur idéal humaniste universaliste" et s'appropriant un "attachement à la République". "C'est une initiative rare que nous prenons, à dix jours du premier tour", a souligné lors d'une conférence de presse à Paris le grand maître de la la Fédération française du Droit humain, Alain Michon. 
"Il va de soi que nous ne donnons pas de consigne de vote. Mais nous voulions rappeler quels sont nos principes et valeurs", a ajouté ce 'jésuite'. Cet "appel républicain" a été co-signé par le Grand Orient de France (GODF), la Fédération française du Droit humain (FFDH), la Grande Loge féminine de France (GLFF), la Grande Loge féminine de Memphis Misraïm (GLFMM), la Grande Loge mixte universelle (GLMU), la Grande Loge mixte de France (GLMF) et la Grande Loge des cultures et de la spiritualité (GLCS). 

Au Grand Orient de France, la condamnation du FN et de ses idées ne date pas d'hier. Dès le milieu des années 1980, l'obédience décrète que l'appartenance d'un de ses membres au Front national est incompatible avec l'engagement maçonnique. En 1998, elle exclut l'ancien ministre Jean-Pierre Soisson après son élection comme président de la région Bourgogne avec les voix du parti de Jean-Marie Le Pen. Et elle continue d'agir ainsi dès qu'un nouveau cas se présente. Cet « appel républicain » a-t-il une chance de dissuader des votes, voire de déplacer des voix ? Jamais le terme 'sectaire' ne s'est mieux appliqué à une secte.

Le Grand Orient veut faire pression sur les consciences politiques et fait la leçon aux grands partis

Entreprise de "respectabilisation" ?
Il demande une autocritique des partis traditionnels. "Marine Le Pen, aujourd'hui, c'est du néo-boulangisme", a accusé le grand maître du Grand Orient depuis août 2016, Christophe Habas, LE candidat de Daniel Keller (GM sortant). "L'entreprise de "respectabilisation" qui est la sienne ne doit pas occulter les racines avec lesquelles elle n'a pas coupé", a-t-il estimé, considérant que "La France insoumise" derrière laquelle se cache le Parti communiste n'entrerait pas dans cette catégorie.
Avec un parti-pris "éclairé" par son matérialisme dialectique, il ajoute que la candidate FN s'inscrit "dans un vaste mouvement européen de résurgence des néopopulismes". Que dire alors de l'internationale communiste...

Christophe Habas, élu Grand Maître du GODF le 25 août 2016
Selon ce dirigeant de la première obédience française (environ 50.000 membres), 49 ans, chef de service d’imagerie cérébrale de l’Hôpital des '15/20' (Paris), "appeler à la vigilance et à faire barrage au Front national, c'est aussi appeler les partis traditionnels à faire leur autocritique". Le grand maître du GODF a appelé de ses vœux "des politiques qui arrêtent de nous servir toujours la même eau tiède, ce qui aujourd'hui ne marche plus et renforce les extrêmes". Mais, par ailleurs, Habas assure qu' "il faut que le GODF soit totalement indépendant, une indépendance absolue, vis-à-vis du pouvoir politique, économique et religieux." Lire l'imagerie cérébrale d'Habas semble donc une entreprise moins ardue qu'il paraît lorsqu'il livre ce poncif destiné à tromper l'interlocuteur:  "Il ne s’agit pas de servir la soupe aux gouvernants."

Plusieurs mouvements philosophiques, spirituels et religieux ont également pris la parole avant la présidentielle, certains rompant ainsi avec leurs habitudes de discrétion. Ainsi la principale Eglise protestante, l'EPUdF (luthériens et réformés), très peu neutre, a dit craindre une "catastrophe" autour de la "double tentation" de l'abstention et du vote FN. Une discrétion tonitruante et partisane...

Certains candidats font des clins d'œil en direction des loges. Les maçons leur ont répondu, mettant leurs divergences de côté pour peser ensemble sur les consciences
Deux des quatre candidats qui font la course en tête ont lancé des messages plus ou moins subliminaux à destination des Frères et Soeurs au cours de la campagne. Jean-Luc Mélenchon, lui-même franc-maçon honteux, qui déteste qu'on lui parle de son initiation au Grand Orient parce qu'elle relève, selon lui, de sa vie privée, n'a jamais perdu une occasion de défendre la contribution de la franc-maçonnerie à l'édification de la République et à certains combats révolutionnaires tels que la Commune de Paris. Dans certains de ses meetings, il a même invité l'ensemble de son auditoire à se tenir par la main, référence assez transparente à la "chaîne d'union" qui se pratique dans le rituel (...).
L'autre n'est autre qu'Emmanuel Macron, banquier Rothschild.

A ce complot maçonnique, Hollande a participé en se rendant auprès du Grand Orient de France, une première depuis plus d’un demi-siècle, en ...février 2017. En 2011, François Hollande était venu au siège du GOF, comme d’autres candidats. Il s’était notamment engagé à inscrire le principe de la loi de 1905 dans la Constitution, une promesse non tenue.
Or, Serge Moati, ancien initié de la Grande Loge de France explique: "au sein du GOF, on débat des choses de la cité et notamment de la laïcité, car la loge a été l’artisan de la loi de 1905 [sur la séparation des Eglises et de l’Etat]". Hollande n'y a visiblement pas parlé que de laïcité.

lundi 30 novembre 2015

Marine Le Pen riposte au parti-pris socialiste de La Voix du Nord

Les quotidiens La Voix du Nord et Nord Eclair ont pris parti contre le Front national, admet l'AFP

La presse régionale subventionnée s'inquiète pour son financement 
en cas de victoire de la présidente du FN aux élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, défendant ses revenus aux frais des Conseils départemental et régional. Un conflit d'intérêts qui provoque l'indignation de Marine Le Pen.

Le groupe de presse Rossel-La Voix fait un résultat d’exploitation 2014 de 9,4 M€ et son directeur général , Jacques Hardoin, dispose d'un effectif pléthorique d' environ 1.700 personnes dont 700 journalistes...
"Pourquoi une victoire du FN nous inquiète", titre en Une la Voix du Nord à six jours du premier tour du scrutin, une "prise de position" très rare de la part de la presse quotidienne régionale et surtout anti-démocratique. "La région a-t-elle vraiment besoin du Front national ?", s'interroge en Une Nord Eclair, autre quotidien du groupe faisant pression sur les électeurs. Les deux journaux publient la même double page sur le sujet. Le pluralisme n'aurait que des avantages.
La Voix du Nord fait les questions et les réponses, insistant sur son inquiétude d'une éventuelle victoire du FN "parce que nous ne portons pas les mêmes valeurs", "parce qu'il n'a pas l'expérience" et "parce qu'il menace la solidarité nordiste".
Un deuxième "volet de l'enquête" sera publié mardi.
Dans un éditorial, le directeur de la rédaction monte au front. Jean-Michel Bretonnier écrit qu'en cas de victoire du FN, "les ferments de la division seront à l'œuvre, diffusés par un parti aux deux visages". "Il s'inscrit dans le jeu démocratique sans renoncer à sa radicalité; il adopte une posture +anti-établissement+ en profitant du système", ajoute-t-il, à quelques heures d'un meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir à Lille.
Selon un sondage BVA publié dimanche, Mme Le Pen l'emporterait en cas de triangulaire au second tour le 13 décembre avec 44% des voix, devant la droite (30%) et la gauche (26%). Elle est aussi donnée gagnante en cas de duel face à Xavier Bertrand sans fusion avec la gauche (52% contre 48%), et en cas de fusion des listes de droite et de gauche (51-49).
Mme Le Pen s'est aussitôt indignée de la prise de parti de la Voix du Nord. 
"C'est profondément scandaleux, ils ont fait deux pages aujourd'hui, ils font deux pages aussi demain de tract, car c'est un tract pour le Parti socialiste", a lancé sur RTL la tête de liste du FN dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
"Il ne faut pas s'en étonner, c'est la contrepartie des 9 millions de subventions qu'ils ont touchés du Conseil régional socialiste sous cette mandature", a-t-elle accusé.

La présidente du FN a riposté qu'elle couperait  les subventions si elle était élue et que c'était pour cette raison que le journal l'attaquait.

Solidarité de la presse partisane de gauche
La candidate FN à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie s'agace (sic) que le quotidien régional prenne position contre elle, raille Le Figaro.

La tête de liste du FN aux régionales explique que " ces media sont achetés par un exécutif et le moment venu, ils rendent la monnaie de l'énorme subvention qu'ils ont touchée. C'est la raison pour laquelle ils nous attaquent, ils cherchent à défendre leurs subventions alors qu'il y a un million de pauvres dans notre région."
Le groupe de presse, cité par Le Figaro.fr, joue sur les mots. "Les subventions évoquées par Marine Le Pen ne concernent pas le journal La Voix du Nord, mais des aides à la production pour des courts et longs-métrages ensuite diffusés sur la chaîne de télévision Weo". Or, diffusée dans la majorité du Nord-Pas-de-Calais, cette chaîne de télévision généraliste locale mixte appartient ... au Groupe Rossel-La Voix, au Conseil régional socialiste du Nord-Pas-de-Calais, et au Crédit Agricole,  Elle dispose d'un budget de 3,2 millions d'euros, ce qui représente un huitième du budget de France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie.

Dénonçant aec aplomb l' "outrance et l'approximation" dont ferait preuve selon lui Marine Le Pen, le rédacteur en chef de La Voix du Nord, Jean-Michel Bretonnier, a assuré sur Europe 1 que les journalistes du quotidien régional "ne sont pas des acteurs politiques" (sic !), mais qu'ils ne sont pas sortis de leur rôle, qui est d'" informer et d'expliquer".
La moralité du militant n'est pas prise en défaut pour la première fois
En 2012, alors que le site Arrêt sur images critiquait un entretien de complaisance du président du Conseil régional du Nord-pas-de-Calais, Daniel Percheron (Parti socialiste), dans La Voix du Nord sous une forme "qui s'apparente plutôt à une véritable tribune", Jean-Michel Bretonnier précisa que " cette pratique est courante, notamment dans l’audiovisuel"...

La gauche conteste le droit républicain des candidats à l'impartialité de la presse

Avec la mauvaise foi qui la caractérise, la presse inverse les responsabilités et dénonce chez sa cible "un problème avec la liberté d'opinion."

Totalitaire, le Parti socialiste ne craint pas de se "salir"...   
Parmi les démocrates de gauche, les agressions socialistes dépassent l'entendement. "J'observe avec effroi que le quotidien la Voix du Nord fait à présent l'objet de menaces de la part de Marine Le Pen (sic) Je retiens que la liberté de la presse version Front National, ce sont des journaux aux ordres, sous peine de sanctions", s'insurge le... ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner (PS), originaire de la région. 

Factotum de Martine Aubry,
le député PS François Lamy estime que c'est Marine Le Pen qui a "toujours un problème avec la liberté d'opinion et d'expression de la presse"

Sur Twitter, le maire de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) -qui a bénéficié des scandales socialistes d'affairisme et de corruption autour de Gérard Dalongeville, d'une part, et de Jean-Pierre Kucheida, inamovible député et maire de Liévin, d'autre part,
Steeve Briois (FN) demande  au groupe de presse de "rendre l'argent" touché. 
Quant au vice-président du FN, Florian Philippot, il ironise: "La Voix du Nord va perdre tous ses lecteurs patriotes puis viendra pleurnicher. Triste affaire. Seul le professionnalisme paie".

dimanche 7 septembre 2014

Hollande ? "Tu ne le verras plus", disent 85% des Français à leurs enfants

"J'y suis, j'y reste !", rétorque Hollande 

Hollande s'oppose à la volonté populaire
"Il n'y a pas de sondage si diffi­cile qu'il puisse inter­rompre le mandat du président de la République"
Dans une étude IFOP parue dimanche dans le JDD, les Français ne souhaitent pas que le Président se représente en 2017. L’idée de la dissolution progresse d'ailleurs, passant de 17 à 23% en quatre mois.

La France profonde, comme les acteurs politiques, contredisent la présentation par la presse d'un François Hollande en victime d'une série d'averses et d'une avalanche de critiques, comme si, détenteurs de tous les pouvoirs, il n'était pas le seul responsable de ses échecs et de son impopularité.
Selon un sondage Ifop-JDD, 85% des Français ne peuvent plus le voir et ne souhaitent donc pas que le Président postule à un second mandat, ce qui constitue un nouveau record de rejet dans l’histoire de la Ve République, si on exclut le cas Georges Pompidou dans le contexte de Mai 68. Même les sympathisants socialistes (65%) ne veulent pas de François Hollande comme candidat de la gauche en 2017. 

François Hollande favorise l'arrivée de Marine Le Pen à l'Elysée

Selon les prévisions actuelles, il reste minoritaire puisque 55% des personnes n'imaginent pas qu’il ne sera pas candidat en 2017. Seulement 16% jugent qu’il sera "certainement" sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle.

Les propos d'intimes sur sa personnalité ne sont pas des révélations
On n'est jamais mieux trahi que par les siens !

Que disent de F, Hollande ses propres "camarades" du PS !

Laurent Fabius
"Vous imaginez François Hollande président ? On rêve !"

Martine Aubry (Nouvel Obs, 23 juin 2011)
"Il n'est pas fiable."

Claude Allègre
"L'une des caractéristiques de François Hollande, c'est de considérer que le mensonge est une pratique normale en politique."

Martine Aubry (JDD, 30 avril 2011)
"Arrêtez de dire qu'il travaille. François n'a jamais travaillé. Il ne fout rien."

Ségolène Royal (septembre 2011)
"Le point faible de FH, c'est l'inaction. Les Français peuvent-ils citer une seule chose qu'il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ?"

Martine Aubry (25 août 2011)
"Arrivée à la tête du PS, on m'expliquait que le PS était un cadavre à la renverse et qu'il faisait pitié. Ce n'était pas faux."
Michel Rocard (Colloque du think tank "Inventer à gauche", 7 février 2012)
"L'hypothèse de croissance sur laquelle se fonde Hollande n'est pas plausible.."

Moscovici (Les meilleurs ennemis, p. 46)
"Hollande, c'est le premier secrétaire qui a tout raté... Le Hollandisme n'existe pas."

Aubry (Les meilleurs ennemis, p. 81)
"Entre Ségolène et lui, je la préfère, elle. Au moins, elle dit des choses. Lui profite du vide."

Montebourg (Les meilleurs ennemis, p. 46)
"Je n'ai pas oublié que François Hollande a immobilisé le Parti pendant 10 ans. Comment peut-il aspirer à diriger la France ?"

Montebourg (au Grand Journal de Canal+)
"L'unique problème de Ségolène Royal, c'est ...son compagnon !"

Aubry (Libé, 12 octobre 2011)
"Hollande est une 'couille molle'."

Jean-Marie Le Guen (JDD)
"Si Dominique n'était pas candidat, vous imaginez: Ségolène, François, Martine. On va être ridicule."

Aubry (Libé, 20 septembre 2011)
"Il faut des profs mais affirmer :"j'en ajoute 60,000 pour avoir le vote des enseignants et basta". Ce n'est pas ma façon d'être."

Mélenchon  
"Un accord ou rien avec Hollande c'est pareil il tient jamais parole !"


Au rayon des reproches faits au Président, ce sont les promesses non tenues qui arrivent en tête (33%). 
Vient ensuite la façon dont François Hollande incarne la fonction présidentielle (24%) et le manque de résultats de la politique économique (19%). Surprise : la vie privée est le choix de 5% des sondés.