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samedi 11 novembre 2017

Un sondage libellé pour positiver les six premiers mois de Macron

Un Français sur deux n'est toujours pas convaincu

Le sondage Elabe pose des questions consensuelles...
53 % des sondés estiment que le président de la République "fait de la politique autrement"… Et alors?
Si 50% des Français jugent qu'il est encore trop tôt - après six mois dits d' "état de grâce" ! et alors que le président a construit sa com' sur sa jeunesse et son activisme - pour juger l'action d'Emmanuel Macron, tout est à craindre pour la suite. Ils sont déjà 37% à la juger décevante, alors que seulement 12% s'en déclarent satisfaits. Le sondage Elabe publié lundi positive à la demande de BFM TV, mais ne rassure pas

Parmi les réformes jugées "marquantes" (sic) du président Macron, 
37% des Français citent la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée),
suivie de la réforme du Code du travail (35%),
puis de la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages (34%), selon le sondage. 
Viennent ensuite la baisse de cinq euros des APL (Aides personnalisées au logement) (29%) 
et le remplacement de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) par l'IFI (simple impôt sur la fortune immobilière) (27%). 
Sauf que "marquant" ne signifie pas "approuvé", mais très médiatisé... Les sondés n'ont pu rater ce top 5 de l'actualité : la com' de l'Elysée les matraque, mais si ces informations ont laissé une trace, les Français sont-ils pour autant d'accord avec ces réformes et celles-ci sont-elles appréciées? Le sondage ne le dit nullement. L'avenir dira si elles auront laissé un souvenir durable ou cuisant...

L'opinion est en revanche 'marquée' par l'insulte de Macron stigmatisant de supposés "fainéants" 
A propos de trois promesses de la campagne électorale d'Emmanuel Macron, 53% des Français estiment qu'il "fait de la politique autrement" (?) (contre 46% qui ne le pensent pas), 49% qu'il "dépasse les clivages politiques" (contre 50%) et 43% qu'il "transforme le pays" (contre 56%). 
"Autrement" est tout aussi ambigu... Loin d'exprimer un jugement de valeur, le terme évoque le constat d'un simple changement, positif ou non.

Interrogés sur les déclarations et les décisions les plus "marquantes" du chef de l'Etat, les sondés sont 40% à mettre en tête sa petite phrase selon laquelle il ne cèdera pas "aux fainéants" sur la réforme du Code du travail, 
puis la démission du Chef d'Etat-Major des Armées le général Pierre de Villiers (29%),
enfin la phrase "foutre le bordel" à propos de l'action des syndicats lors d'une visite en Corrèze (24%). 

Sondage réalisé sur un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées par Internet les 3 et 4 novembre 2017, selon la méthode des quotas.
20 Minutes et l'AFP osent citer l'institut commercial de sondage, Elabe, et ses commanditaires! Ex-patron de CSA à l'affaiblissement duquel il a contribué, le journaliste Bernard Sananes, chef manipulateur de l'opinion à Elabe et collaboratuer à Télé-Macron (BFMTVn'est pas seulement transparent, mais grossièrement servile et insultant de l'intelligence des Français.

samedi 1 juillet 2017

Confiance: les sondages d'Emmanuel Macron ont commencé à fléchir

Les difficultés commencent pour Emmanuel Macron

Le président de la République a perdu 3 points de confiance

Avec 24% des suffrages exprimés en faveur de Macron au 1er tour de la présidentielle et 25% d'abstention au second, les sondages sont d'autant plus trompeurs. Et le dernier baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine enfonce le clou. 

Le chef de l'Etat multiplie les apparitions en public sans parvenir à convaincre. Les apparences sont trompeuses, car l'impression d'un président de la République en plein état de grâce est fausse. 
Le premier ministre est en chute lui aussi.

Les Français sont méfiants, selon le baromètre Kantar pour Le Figaro Magazine. Après un mois à la tête du pouvoir, Emmanuel Macron avait perdu 3 points. Certes, il reste 54 % de sondés à lui faire confiance.
Mais il est inquiétant qu'avec un tel score, il fasse moins bien que François Hollande il y a 5 ans : il n'avait amorcé sa chute qu'au mois d'août 2012. 
Il fait aussi beaucoup moins bien que Nicolas Sarkozy qui a vu, lui, sa cote de confiance monter entre juin et juillet 2007, passant de 63 % à 65 %.


Emmanuel Macron a perdu 3 points de confiance et Édouard Philippe 2 points lors du dernier baromètre Kantar


Cette baisse de la cote de confiance du Président vient d'ailleurs au lendemain des élections législatives que son parti a remportées avec une marge moins importante que prévu et dans un contexte de très forte abstention (57 % au second tour).

Résultat de recherche d'images pour "Macron confiance dessin"
Ces éléments indiquent que le début du quinquennat ne sera pas aussi facile qu'espéré par Emmanuel Macron, qui doit lancer ses réformes, dès la phase d'état de grâce, même théorique, mais qui commence à les reporter. Ainsi, la structure de sa cote de confiance montre que, si les catégories aisées sont au rendez vous (76 %, + 7), les catégories moyennes inférieures (47 %, - 4) et modestes (44 %, - 6) s'en vont. Ainsi les retraités (57 %, - 8), marqués par la future hausse de la CSG. Les choses sérieuses commencent maintenant.


samedi 20 mai 2017

Cote de confiance de Macron (45%), au plus bas en début d'un mandat de président

Comment l'information en continu a peu à peu ruiné l'état de grâce des présidents 

La presse de qualité a roulé au caniveau

Où est L'Express? Et Pierre Bergé ?
Installé par 
les organes de presse qui font commerce de leur proximité avec les acteurs politiques complaisants,  ainsi que par le culte de l'exclusivité, du scoop et du buzz, le règne de l'image et de l'immédiateté a valorisé l'info à chaud, superficielle, voire sensationnelle, mieux, compassionnelle et vertueusedésormais, (face aux réseaux sociaux hantés par les trolls ou aux sites d'information numérique animés par les manants, anarcho-révolutionnaires sans foi ni loi qui diffusent, sans filtres ni précaution, des informations que la presse institutionnelle s'évertue à dissimuler), au détriment des faits bruts, de l'analyse de l'information et de la réflexion à froid. Tout est frelaté, jusqu'au 'fact checking', d'abord inventé pour démonter les manipulations de chiffres, puis détourné pour contredire les opposants.
Les pertes de distance physique et de recul intellectuel ont produit une proximité stérilisante due au copinage d'intérêt économique des quelques magnats de la presse (les hommes d'affaires Pierre Bergé -Le Monde et - ou Patrick Drahi, en passant par Xavier Niel, époux de Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton - malgré une mise en examen de l'entrepreneur et son placement en détention provisoire à la prison de la Santé, Paris, pendant un mois en mai 2004, pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses 'peep-shows', méchante affaire blanchie par un non lieu rendu par le juge d'instruction ...Renaud Van Ruymbeke - , fille de Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, lequel habille, tant bien que mal, l'épouse sexagénaire du président Macron). 

La confiance accordée à Emmanuel Macron et Edouard Philippe est exceptionnellement basse pour un début de mandat, révèlent plusieurs études d'opinion

Si l'ex-banquier bénéficiera de l'"état d'urgence", le traditionnel "état de grâce" lui est en revanche d'ores et déjà retiré. En consultant les archives des cotes de popularité et de confiance, on trouve un seul Président sous les 50% après son investiture, Valéry Giscard d'Estaing. C'est certes une constante, eu égard à la désacralisation de la fonction par la presse d'argent aussi bien publique que privée, incapable de veiller à sa propre intégrité, donc à sa respectabilité et, au final, à sa crédibilité : l'état de grâce est de plus en plus court, comme est de plus en plus faible la confiance en la presse... Les deux pouvoirs se sont entraînés dans leur perte respective.

Cet état de grâce, c'est la période du début de mandat pendant laquelle l'exécutif affiche de bons scores de popularité dans les sondages et se trouve ainsi légitimé dans son action. Or, Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe ne bénéficient pas d'un "état de grâce" et les commentateurs ou presque s'accordent à dire que le défi du nouvel exécutif reste entier pour légitimer son action. 
L'attelage gauche-droite Macron-Philippe fait fi de la volonté populaire. Le jeune président Macron en a décidé ainsi d'autorité, comme il a eu recours à l'article 49.3 pour imposer - à quatre reprises- sa loi Travail contestée. Dans l'histoire de la cinquième République, presque tous les débuts de mandats ont été marqués par cet état de grâce. Sauf eux. Un sondage Elabe pour Les Echos et Radio classique indiquait ce jeudi qu'Emmanuel Macron affiche une cote de confiance de 45% (46% des sondés ne lui font pas confiance, et 9% sont sans opinion). Un niveau nettement plus défavorable que celui atteint par ses prédécesseurs au lendemain de leur investiture. On imagine pourtant mal que les commanditaires de cette enquête commerciale sont le pôle média du groupe LVMH et il faut donc s'attendre à ce que les stratèges de l'Elysée passent la commande informelle  d'une prochaine étude, au détour d'une quelconque action présidentielle, même anodine, qui déclenchera ni plus ni moins que l'enthousiasme.
Edouard Philippe, tout juste nommé, bénéficie pour sa part d'une cote de confiance de seulement 36%. 
Quant à la composition du gouvernement, elle reçoit 43 % d'approbation pour 23 % de mécontents, et 34% qui ne se prononcent pas, selon un sondage OpinionWay pour Tilder-LCI publié jeudi.

Un duo exécutif sous les 50%, ça ne s'est vu qu'une fois dans l'histoire de la Cinquième 

Et la situation était assez semblable à celle d'aujourd'hui : il s'agit de Valéry Giscard d'Estaing, président centriste élu en 1974, et de son Premier ministre de droite... Jacques Chirac. Selon le baromètre IFOP de l'époque, Giscard bénéficiait en début de mandat d'une cote de popularité de 44%, et son chef de gouvernement de 34%.

Ironie du sort, Valéry Giscard d'Estaing, avant Emmanuel Macron, "est le premier à avoir introduit ce concept des 100 jours et l'idée qu'il fallait aller vite, sur le modèle américain de Roosevelt et Kennedy. VGE estimait que le temps de l'audace est court et nécessite une urgence avant que les conservatismes n'empêchent l'action", justifient dans Les Échos (groupe Vuitton-LVMH) Vincent Martigny, professeur de science politique à l'Ecole polytechnique.
En 2002, Jacques Chirac affiche un taux de confiance de 53% après sa victoire contre Jean-Marie Le Pen et Lionel Jospin.

Les analystes ne manquent pas aujourd'hui pour dire avoir prévu l'absence d'état de grâce d'Emmanuel Macron

Faire l'amour au peuple est
devenu communication pure
Ils justifient la réserve du peuple par son score relativement modeste face à Marine Le Pen au deuxième tour. Avec 66,10 (vs Le Pen 33,90), Macron n'a pas fait le plein, enregistrant une défiance qui ne faiblit pas aujourd'hui. Egalement face au FN (Jean-Marie Le Pen, 17,79 %), en 2002, Jacques Chirac avait rassemblé 82,21 % .
Preuve que le projet du banquier Macron n'a pas su mobiliser autant que le prétendent les puissances d'argent (finance et presse mercantile en partenariat), le taux d'abstention atteint un record : 25,44% (plus de 12 millions de personnes), auquel il convient d'ajouter les taux de votes blancs, 8,51 %, et de votes nuls, 2,96%.

Ces analystes oublient juste qu'Emmanuel Macron n'a obtenu que 24,01 au premier tour de la présidentielle 2017, contre 21,30 à Marine Le Pen. 
Si on se réfère à l'élection de 2002, qui avait vu Jacques Chirac battre Jean-Marie Le Pen avec plus de 82% des voix (piqûre de rappel destinée aux journalistes militants) et environ 20% d'abstention, le taux de confiance du président Chirac au début de son deuxième mandat était de 53%, soit encore 9 points de plus qu'Emmanuel Macron.

Un état de grâce de plus en plus court est en rapport du rejet grandissant de la politique et de la presse

Le taux de confiance en début de mandat est mesuré depuis plus de 50 ans par l'Ifop, et c'est Charles De Gaulle qui détient le record, avec 67% de confiance en 1959. Il est suivi de Nicolas Sarkozy (65% en 2007, à la suite de J. Chirac), François Hollande (61% en 2012), Jacques Chirac (59% en 1995), François Mitterrand (51,76 % au second tour en 1981) et Georges Pompidou (54% de confiance en 1981 et en 1969 respectivement et VGE" (44% en 1974). Emmanuel Macron ferme donc la Marche...

Les cotes de popularité mesurées depuis 1978 par TNS Sofres lui inspirent une une autre leçon.
La réduction de la période d'état de grâce irait dans 'le sens de l'Histoire'... Ainsi, pendant le mandat de VGE, la courbe d'impopularité dépassa de la courbe de popularité en janvier 1981, en fin de mandat, alors que chez Mitterrand, les deux courbes se croisent en mai 1983, moins de 2 ans après son élection. Elles se croiseront dès octobre 1995 pour Jacques Chirac, dès décembre 2007 pour Nicolas Sarkozy, et dès septembre 2012 pour François Hollande, soit un "état de grâce" de quelques mois seulement. TNS Sofres évacue les causes,et ne distingue pas les causes personnelles, liées à l'incompétence et au dilettantisme de François Hollande, des raisons objectives telle que la crise financière mondiale qui s'est profilée à la fin 2007 - la crise des subprimes avait frappé le secteur des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis, dès juillet 2007 - pour s'étendre à l'Europe en 2008. 

A sa décharge,
Macron n'est pas aidé par le bilan et la cote de son prédécesseur, l'indécrottable François Hollande, lequel n'a pas l'excuse de la crise financière et économique internationale affrontée par Nicolas Sarkozy en 2008 et qu'a évoquée le nouveau président dans son discours d'investiture :
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Hollande n'avait pas eu à faire face à la crise financière et économique internationale qu'a affrontée Nicolas Sarkozy en 2008 et qu'a évoquée le nouveau président dans son discours d'investiture.

VOIR et ENTENDRE le président Macron établir sa filiation en rendant hommage à ses prédécesseurs, lors de son discours d'investiture:


Au moins, Emmanuel Macron avait mis en garde. La veille de son élection, il prévenait déjà qu'il n'y aurait "pas d'état de grâce" et qu'à "la minute d'après, rien ne sera acquis". Et pas seulement parce que c'est le "sens de l'Histoire" et que c'est comme ça ! Les chiffres lui donnent raison, puisque, selon la presse, il a toujours raison, quels que soient les indices et l'absence d'explication : ni crise formée, ni inconscience avérée. 

vendredi 19 mai 2017

Emmanuel Macron : pas d'état de grâce pour le président tout juste élu

Une cote de confiance au plus bas pour un président élu

Moins d'une semaine après son investiture, 46% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au nouveau chef de l'Etat pour affronter les problèmes du pays. 


Savoir qui l'a élu...
Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction. Seulement 45 % des Français font confiance au nouveau président et 36 % à Édouard Philippe, selon le premier baromètre Elabe.

Pas d’état de grâce pour Emmanuel Macron. 
Une cote de confiance au plus bas pour Emmanuel Macron, et son Premier ministre, Edouard Philippe. 
Selon le baromètre Elabe diffusé jeudi 18, moins d’une semaine après son investiture, 46 % des personnes interrogées disent ne pas faire confiance au nouveau chef de l’Etat pour affronter les problèmes du pays. 9 % sont sans opinion, selon cette enquête pour Les Echos et Radio classique.

La confiance dans le nouveau chef du gouvernement est encore plus limitée. Les Français ne sont que 36 % à faire confiance à Édouard Philippe. 43 % ne lui font pas confiance pour affronter les problèmes de la France. 21 % sont toutefois sans opinion, compte tenu de sa faible notoriété.

Moins bien accueilli qu’Hollande, Sarkozy ou Chrirac

En mai 2012, alors nouvellement élu président de la République,  François Hollande voyait sa cote de confiance s’établir à 58 %, son Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, ayant la confiance de 56 % des Français.

En juin 2007, quelques semaines après son élection, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy était de 59 %, alors que François Fillon se contentait de 50 %.

Cinq ans auparavant, Jacques Chirac inaugurait son second mandat avec une cote de confiance de 53 %, un chiffre légèrement inférieur à celui de son Premier ministre d’alors, Jean-Pierre Raffarin (54 %).

En 1995, la cote de confiance de Jacques Chirac était supérieure à 60 % (61 %), alors qu’Alain Juppé, son Premier ministre, avait la confiance de 59 % des Français. 

En 1981elle était de 74 % pour François Mitterrand, et de 57 % en 1988. 

En 1974Valery Giscard D'Estaing bénéficiait lui d’une cote de confiance de 60 %.
Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction.
Emmanuel Macron et Édouard Philippe jouissent d’une moins bonne cote de confiance que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction. | Visactu
Le soufflet Mélenchon est retombé

Sans rien faire, Alain Juppé reprend la première place au classement des personnalités (50 %, +6), devant Jean-Yves Le Drian (37 %, +6). Les seniors ont la cote...

Jean-Luc Mélenchon s’effondre en revanche, avec une chute de 17 points en un mois à 34 %, François Bayrou perd 3 points à 31 % et, battue au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen en perd 7 à 25 %.

Enquête réalisée en ligne les 16 et 17 mai auprès de 999 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 20 juillet 2014

Popularité: Manuel Valls, fin de l'état de grâce

Valls chute de 6 points à 45%, Hollande stagne à 18%
Le Premier ministre accuse une chute de six points et passe sous la barre des 50%.
Valls fait déchanter les Français
Manuel Valls passe de 51% à 45% de Français satisfaits, soit une baisse de six points pour le seul mois de juillet, tandis que François Hollande stagne à seulement 18%, révèle un sondage IFOP publié dans le Journal du Dimanche.

51% des sondés se disent mécontents "de Manuel Valls comme Premier ministre" contre 45% (- 6% par rapport à juin) qui se déclarent satisfaits et 4% qui ne se prononcent pas.

"François Hollande comme président de la République" mécontente 81% des personnes interrogées, comme en juin,
 
contre 18% qui se disent contentes et 1% qui ne se prononce pas.
Son intervention télévisée du 14-Juillet a donc été sans effet sur l’opinion. La cote du chef de l’Etat ne baisse plus depuis quatre mois et ce seuil d'étiage indique le niveau de socialisation dure du pays. Il a enraillé la dégringolade de l’hiver et connaîtrait un regain de popularité chez les sympathisants socialistes (56% de satisfaits en juillet contre 46% en juin). C’est la seule catégorie de l’électorat où il dépasse les 50%.

La comparaison avec Hollande reste favorable à Valls !
Trois mois et demi après son installation à Matignon, le responsable politique préféré de la gauche reste certes crédité d’un capital important, 27 points au-dessus du président de la République. Mais parti à 58%, Valls a perdu 13 points et l'image positive donnée à son arrivée à Matignon.
"Il a connu un état de grâce, les Français estimant qu’il avait le bon profil pour ce poste. Ils apprécient son volontarisme et le gouvernement ne souffre plus de couacs. Mais ils attendent toujours des résultats et aucune éclaircie ne se dessine à l’horizon", raconte Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions à l’Ifop, en guise de commentaire. 

En fait, la baisse du Premier ministre se constate dans toutes les catégories de la population, ce que le sondeur appelle une marque d’ "impatience"...

Sondage réalisé par téléphone les 18 et 19 juillet auprès d'un échantillon de 973 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas). Pour un pourcentage autour de 20%, la marge d'erreur est de plus ou moins 2,5 point, et pour un pourcentage autour de 50%, elle est de plus ou moins 3,1 points.

 

dimanche 6 avril 2014

Sondage: défiance de 69% des Français envers Valls et son gouvernement

Le gouvernement Valls ne convainc pas 
7 Français sur 10

69% des sondés estiment que le gouvernement mènera la même politique que le précédent
 
Un exécutif familial
selon la société commerciale de sondage BVA pour le site socialiste i-télé (groupe Canal+) et Le Parisien. 

69% estiment que le nouveau gouvernement mènera la même politique que l’ancien. Aucun changement de cap n'est donc attendu, ni même de communication. Mince "consolation" pour le gouvernement, chez ceux qui pensent que cela changera, 26% ont le sentiment que la politique pourrait être meilleure, soit six fois plus que ceux qui estiment qu’elle sera moins bonne (4%), selon Céline Bracq, directrice de BVA Opinion. Pas de quoi oublier que près de trois fois plus n'y croient pas un instant. 


Une large déception sur l’absence de changement de politique est une réponse préocupante, du fait du renouvellement dans les idées, avec au contraire la reconduction d’une aile gauche du PS, rétrograde et usée (Laurent Fabius) et décriée, mais confirmée aux mêmes postes (Arnaud Montebourg ou Christiane Taubira), voire promue (Benoit Hamon). 


Une seule nouvelle tête rejoint le gouvernement.
L'apport de sang neuf est assuré par le franc-maçon François Rebsamen, 63 ans, puisqu' à 61 ans, Ségolène Royal (ci-contre à gauche au côté de M. Sapin) a piaffé aux portes des ministères pendant 12 années de traversée du désert, après avoir été deux fois sous-ministre (de la Famille ou de l'Enseignement scolaire sur cinq ans, 1997-2002) pour Lionel Jospin, et un court séjour de 12 mois à l'Environnement, sous François Mitterrand: elle est dans le circuit depuis 1992, il y a 22 ans... 

Les Français ne s’y trompent pas, puisque seuls 19% sont d’avis que le nouveau gouvernement Valls est "renouvelé", 24% qu’il est "de combat" et seulement 40% -au départ- qu’il est compétent. Comme le résume le sondeur, "pas d’état de grâce" pour le gouvernement Valls, c'est-à-dire beaucoup de défiance.



BVA tentent de positiver
Une majorité de Français observe que l'équipe des ministres de plein exercice est resserrée (72%)  et une majorité (56%) approuve également le départ des Verts du gouvernement
Avec plus de vingt-cinq membres, le "resserrement" du gouvernement reste toutefois très relatif. En fait, le nombre exact de secrétaires d'Etat reste flou: les nominations ne seront pas connues avant mercredi, soit le lendemain du discours de politique générale.



mardi 30 avril 2013

L'an 1 du changement de Hollande "C'est l'année gâchée"

Les communistes ne sont pas solidaires du bilan de François Hollande

Pour Pierre Laurent, le patron des communistes, cette première année "c'est l'année gâchée"
Un parallèle du Front de gauche
Le président de la République est "en train de s'isoler à gauche" et n'a pas incarné la rupture qu'il aurait souhaité avec le pouvoir précédent, estime-t-il dans l'émission Preuves par 3, sur Public Sénat. "Les français avaient mis de l’espoir, ils souhaitaient une rupture avec les politiques de Nicolas Sarkozy, avec les politiques qui ont été menées pendant 10 ans à droite. Et cette rupture, elle n’est pas au rendez-vous."


Pierre Laurent remet en question les promesses du candidat  François Hollande , et leur accomplissement

"Lui-même leur avait promis quand il disait 'on va mener la guerre à la finance, on va renégocier le pacte budgétaire européen'. Il n’y a rien de tout cela à l’arrivée.
Pour exemple, il cite "le dernier épisode du dialogue avec les pigeons à l'Elysée". Reçus comme des "coqs en pâte", ils ont "à chaque fois une seule revendication, exonération fiscale, et ils l'obtiennent", accuse-t-il. 

Le PCF participera à la manifestation lancée par Jean-Luc Mélenchon, le 5 mai. 

Et le secrétaire national du mouvement considère que
cela "va être un signal de redémarrage pour la gauche qui cherche des solutions".


VOIR et ENTENDRE Pierre Laurent: 

Pas d'état de grâce pour Hollande
Les Français n'aiment pas la souffrance

Une nuit, le temps d'une fête à la Bastille, selon Michel Sapin; 
deux jours, après sa prise de fonctions, le 15 mai, pour certains;
quelques semaines pour les plus aveugles. 
A peine élu, le nouveau président de la République, François Hollande, s'est privé d'état de grâce.

Ni douze mois, ni cent jours:


En mai 1981, désireux d'imposer le changement à rebours d'une crise économique qui aurait nécessité davantage de prudence, François Mitterrand avait connu près d'un an de lune de miel avec les Français. 
Le blocage des salaires, en juin 1982, annonciateur du tournant de la rigueur de 1983, avait mis fin à cet état de grâce.

lundi 16 juillet 2012

Sondage: la popularité de Hollande poursuit sa baisse

La cote de popularité de François Hollande chute de 5 points, à 53%
Ce sondage intervient alors que Nicolas Sarkozy, à la même époque, n'avait pas encore connu de chute de popularité. 

"Alors que son prédécesseur avait connu un état de grâce estival à la suite de son entrée en fonction, François Hollande connaît dès à présent une première chute de popularité", souligne Erwan Lestrohan, de l'institut LH2.

François Hollande enregistre une baisse de 5 points de sa popularité en un mois, à 53%, tandis que son premier ministre Jean-Marc Ayrault est inchangé à 56%, selon un sondage LH2 pour le Nouvel Observateur publié lundi.
53% des personnes interrogées affirment qu'elles ont une opinion positive de "François Hollande, en tant que président de la République", dont 11% ont une opinion "très positive" et 42% "assez positive". Elles sont 37% a avoir une opinion négative du chef de l'Etat, soit 22% "assez négative" et 15% "très négative". 10% ne se prononcent pas.
Si elles sont 56% à avoir une image positive de Jean-Marc Ayrault (12% très positive, 44% assez positive), elles sont 29% à avoir une image négative du Premier ministre (20% assez négative, 9% très négative), et 15% à ne pas se prononcer.
Cette baisse est "à relier aux fortes attentes déçues des classes populaires notamment qui s'inquiètent de ne pouvoir trouver dans l'action présidentielle des bénéfices en matière de pouvoir d'achat et d'emploi", ajoute-t-il. 


Ces inquiétudes "ont pu être ravivées par les récents plans de licenciements au coeur de l'actualité", poursuit-il en faisant allusion aux licenciements annoncés chez PSA, que le pouvoir a mis deux mois avant de les prendre en considération.
Sondage réalisé les 12 et 13 juillet par téléphone, auprès d'un échantillon de 966 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

lundi 13 juillet 2009

Obama : la lune de miel avec les Américains est terminée

Moins 15 points entre février et juin

L'état de grâce du président Barack Obama semble arriver à son terme, au sixième mois de son investiture, selon un nouveau sondage de la jin juin qui témoigne d'une perte de vitesse de sa cote de popularité.

Selon cette enquête d'opinion menée par CNN et l'institut Opinion Research Corporation, la cote de popularité de Barack Hussein Obama reste élevée, mais est néanmoins passée de 76% en février, immédiatement après son investiture, à 61% fin juin.
70% des sondés estiment que M. Obama est "un dirigeant fort et marquant", contre 80% en février. Plus de la moitié (53%) pense toujours qu'il a "un programme clair" pour résoudre les problèmes du pays, contre 64% en février.

Plus d'un tiers des personnes interrogées (37%) ont indiqué qu'elles désapprouvaient la manière dont le nouveau président exerçait ses fonctions.
Ce sondage par téléphone a été conduit du 26 au 28 juin auprès de 1.026 adultes et comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3 points.