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vendredi 13 décembre 2019

Réforme des retraites : les Français se préparent à une grève longue

Philippe a enflammé l'opinion, mais BVA ne le sait pas 

Les silences de Macron et les annonces d'Edouard Philippe relancent le mouvement de contestation contre la réforme des retraites


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Ils ont réussi à braquer les réformistes de la CFDT, humiliée, repoussée dans le camps des manifestants. Alors que les fêtes de fin d'année pourraient bien être impactées, les Français souffrent du projet de réforme voulu par Macron et du mouvement syndical dur pour l'élaboration d'un système universel, mais équitable.
Les Français continuent d'approuver les syndicats à 55%, sachant qu'ils sont engagés une grève longue.
L'approbation du mouvement social reste majoritaire en deuxième semaine, 55% des Français déclarent approuver le mouvement de grève et d'action contre la réforme des retraites. C'est 4 points de moins que la semaine dernière à l'épreuve de la galère dans les transports. A l'inverse, 44% le désapprouvent (+4). 


Le projet anxiogène de Macron fragilise les Français face à la grève : le mouvement est ainsi toujours aussi populaire auprès des employés et ouvriers (71%; -1), des salariés du secteur public (76%; -5 néanmoins) et des jeunes (73%; +9) chez qui il progresse fortement. Il est de plus en plus décrié par les 65 ans et plus (66% le désapprouvent : +12).

Sur le plan politique, l'exécutif a réactivé les clivages 

Le mouvement social est toujours approuvé par une large majorité des sympathisants de la gauche (75%; -4) et du Rassemblement national (72%; -3), mais les sympathisants LREM et LR s'opposent plus nettement aux inconvénients de la contestation du projet gouvernemental.
Aujourd'hui, la quasi-totalité des sympathisants LREM - godillots, comme leurs députés -  le rejettent (90%, la petite minorité l'approuvant passant de 20% à 10%), tout comme une majorité nette de sympathisants LR (73%, la minorité le soutenant passant de 45% à 27%).

Une immense majorité de Français est convaincue que le mouvement social est par ailleurs parti pour durer

80% estiment ainsi qu'il va se poursuivre au moins jusqu'à Noël.





Le sondage soulève la question de sa crédibilité : la situation sociale fragilise Macron, mais la popularité de l'exécutif résiste, assure-t-il !

Poser la question de la popularité  - le terme est-il bien choisi ? - de Macron est une gageure. BVA assure en effet qu'elle est une nouvelle fois "en légère baisse" ce mois-ci (34%; -2 points) mais sans bouger d'un mois sur l'autre ! Ainsi, la part de Français qui a une mauvaise opinion d'Emmanuel Macron progresse (66%; +2 depuis novembre, +4 depuis octobre), retrouvant son niveau de l'été 2019 et non pas - évidemment -   celui atteint en novembre 2018, au début du mouvement des Gilets Jaunes (73%) : les sondés ne savaient pas encore à qui ils avaient affaire et que ces rebelles ne pouvaient pas être traités par le mépris. La référence choisie par BVA est donc fallacieuse, comme peut l'être une enquête par surprise à quelques heures des annonces. 

Macron est toujours rejeté par les sympathisants de la gauche (75%; +2) et du Rassemblement national (90%; +1), mais il conserve le soutien des sympathisants LREM (98%; +4), la complicité de certains sympathisants LR (44% de bonnes opinions, +5), lesquels seraient donc plus nombreux à LR que les électeurs potentiels du parti en reconstruction, selon d'autres sondeurs... Macron ne doit toutefois pas négliger un "léger" "effritement" (74% de ses électeurs de premier tour, -4). Selon le cas, moins 4, c'est un léger effritement ou un net recul...


Si "scientifique" (!) que puisse être un sondage, ses analystes admettent obtenir "des résultats qui s'expliquent probablement par le sentiment qu'il maintient le cap des réformes malgré le mouvement social". En termes de subjectivité, l'analyse laisse une large place aux incertitudes, lesquelles n'autorisent pas des conclusions, même provisoires. 
L'intervention d'Edouard Philippe a largement donné l'impression aux Français que le gouvernement souhaite maintenir sa réforme, envers et contre tous, et en conserver l'essentiel (48% le pensent; +11 points en semaine), interprétation hasardeuse. Seuls 16% pensent qu'il va repousser sa réforme (-4) et 4% qu'il va l'annuler (-1), tandis que seulement 31% pensent qu'il va la maintenir, en la modifiant en profondeur (-7 points), c'est-à-dire en reculant. Les policiers et les employés de la SNCF et de la RATP sont en effet en mesure de faire pression sur un Jupiter de pacotille. 

Selon le sondage, le premier ministre, que le dieu de LREM envoie au front, apparaît un peu plus épargné par le mouvement social que le président, preuve que les sondés - interrogés à chaud dans la foulée des annonces, sans qu'ils aient pu les soupeser - ont été pris, comme au saut du lit, avant qu'ils aient pu prendre conscience de la répartition des rôles : 40% des Français ont une bonne opinion de Philippe (-1 depuis un mois, stable depuis deux mois). Mais une majorité nette (59%, +1) en a une mauvaise opinion.





Le mouvement social ne fait pas émerger de personnalités nouvelles dans l'opinion.

Les Français sont préoccupés par l'avenir que leur prépare Macron et la tête dans leurs guidons pour se rendre au travail : ils ont d'autres sujets d'inquiétudes que de surveiller l'émergence de personnalités politiques inconnues jusqu'à ce mois-ci. A la différence de Macron, les membres du gouvernement voient leur cote d'influence reculer, mais, comme lui,  "légèrement"... BVA va nous assurer qu'en revanche, les personnalités politiques d'opposition sont nombreuses à décevoir...

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Ainsi, Jean-Luc Mélenchon voit sa cote d'influence légèrement diminuer auprès des Français (19%; -2) comme des sympathisants de partis situés à la gauche du PS (48%; -6) : c'est d'ailleurs encore LFI (comptés deux fois?), mais peut-être aussi EELV.
"Même constat" (?) pour Marine Le Pen (24%; -3) : 19 et 24%, c'est donc pareil ! Analyse effarante de parti-pris, puisqu'elle reste à un niveau inégalé auprès des sympathisants RN (88%; +2).

Même observation, enfin, à droite où ni Xavier Bertrand (26%, -4 auprès des Français; 48%, -6 auprès des sympathisants de la droite), ni François Baroin (26%, -2 auprès des Français; 58%, -5 auprès des sympathisants de la droite), ni Valérie Pécresse (19%, -2 auprès des Français; 42%, -3 auprès des sympathisants de la droite) ne profitent de la situation : ils ne sont d'ailleurs pas tellement incisifs.


BVA a publié les résultats de son sondage Orange-RTL, le 12 décembre.
Les annonces de l'Edouard ont été faites le 11 à midi : cette entreprise, propriété du fonds d'investissement Montefiore (apparenté à la famille Rothschild), dégaine plus vite que son ombre !

samedi 14 septembre 2019

La politique de Macron reste impopulaire et les Français soutiennent donc toujours les urgentistes et les Gilets Jaunes

Ouest-France manipule l'opinion avec son interprétation d'un sondage pour La Tribune

"Une majorité des Français en a assez des Gilets jaunes
," lance le site détenu par un homme politique monégasque.

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"Nous vivons une époque où rien ne nous est épargné,"
s'est plaint Macron en juillet
A une petite majorité, 52 % des Français sélectionnés souhaitent que le mouvement des Gilets jaunes s’arrête dans les prochaines semaines. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce mardi matin par BVA pour le quotidien La Tribune, qui touche des subventions de l’Etat français: 2,53 millions d’euros du fonds d'aide à la modernisation de la presse entre 2003 et 2010... Autant dans la période suivante ?

Dix mois après le début de la grogne des Gilets jaunes aux ronds-points, un peu partout dans les rues de France, et après la relance de la mobilisation le week-end dernier, une majorité des Français (52 %) qui effectuent leur rentrée ne souhaiterait pas que ce mouvement se poursuive dans les prochaines semaines: est-ce à dire qu'ils attendent de l'arrogant Macron qu'il quitte sa posture de rigidité C’est l'interrogation que pose ce sondage BVA réalisé pour le quotidien La Tribune, auprès de mille personnes, entre les 5 et 6 septembre, en pleine rentrée scolaire.

Les personnes les moins réceptives au combat des Gilets Jaunes sont les retraités (63 %), les cadres (61 %) et les professions intermédiaires (58 %), notamment les petits commerçants, tous craignant les débordements des éléments les plus radicaux. 
Evidemment, les sympathisants de La République en marche sont également 93 % à dire leur ras-le-bol face à cette contestation de la politique de leur idole, Manu 1er et de leur icône, Brigitte. 
Ils ne sont plus que 73 % chez les proches du parti Les Républicains, dont des Juppéistes.

A contrario, 52 % des employés et ouvriers soutiennent toujours la mobilisation sociale, qui ne sont la cible ni commerciale, ni éditoriale de La Tribune. 
Sont pareillement hostiles, 47 % des Français vivant en zone rurale, 80 % des sympathisants de La France insoumise et 64 % des proches du Rassemblement national. 
BVA souligne enfin que " le mouvement des Gilets jaunes reste encore très populaire auprès des catégories de population l’ayant porté à l’origine".

Les Français sont encore assez partagés sur l'avenir qu'il voient à cette lutte pour leur pouvoir d'achat.
 
Si 38 % d’entre eux pensent que la mobilisation va regagner en intensité, avant même que la réforme de leurs retraites ait pris tournure, ils sont seulement 30 % à estimer qu’elle va s’essouffler, puisque les réformes vont pleuvoir, annonce-t-on, et donc 18 % qu’elle va s’arrêter dans les semaines qui suivent. 
85 % des personnes se déclarant Gilet Jaune restent convaincus que la mobilisation va s’intensifier rapidement.

Fin juillet, Macron ne jouait pas aux apprentis-sorciers de BVA et prévenait que la crise n’est pas "derrière nous".
Alors que plusieurs centaines de 
Gilets jaunes s'étaient rassemblés à Perpignan, le samedi 27 juillet, et que de nombreuses permanences de députés-godillots étaient taguées par des exploitants agricoles dénonçant leur soutien au CETA, le président Macron était résigné sur le sujet sur son lieu de vacances, parmi quelques militants volontaires et "bagués" de bracelets verts ou bleus pour assurer le déroulement harmonieux de la causerie, à Bormes-les-Mimosas (Var).
"Il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l'injustice, aux difficultés économiques qu'on connaît depuis très longtemps", avait admis l'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée (2012-2015) et ex-ministre de l'Economie jusqu'en 2016. Et d'ajouter: "Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment créé la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous". BVA cherche-il à polémiquer avec Macron ?...
La Tribune n'a retenu que l'épisode précédent où le chef de l'Etat avait donné le sentiment qu'il considérait que la contestation était de l'histoire ancienne. Lors d'un dîner avec ses ministres, il avait en effet lancé que le pays était "passé des Gilets jaunes au maillot jaune", en référence au coureur français Julian Alaphilippe, un saillie qui aura laissé Brigitte de marbre, mais un trait d'humour que la presse au premier degré avait manifestement mal "décrypté"! 


Il est vrai que Macron a bel et bien estimé que le gouvernement a su répondre à une partie de la colère à l'origine du mouvement des Gilets jaunes. Mais il reste l'autre partie et du travail. "Il y a une partie à laquelle nous n'avons pas encore répondu parce que ça prend du temps, s'est-il justifié. Il y a aussi une colère à laquelle il n'y a pas forcément de réponses immédiates", a aussi prévenu le président à qui on ne peut demander de décrocher la lune. Le mirage jupitérien a passé... "Redonner du sens à l'action, parce qu'il faut, non pas chercher à éteindre les peurs mais à redonner une perspective," tel est le message. Ca ne mange pas de pain. Ca n'en donne pas non plus. 
Le président disait enfin avoir "beaucoup de détermination et d'humilité". Un point commun avec les Gilets Jaunes...

Autre point scruté par BVA, le soutien - ou non - des Français à la politique économique de Macron 

Les indicateurs du climat des affaires dans les services comme dans le bâtiment sont, quant à eux, restés stables à respectivement 100 et 104.

Ils sont toujours une majorité à critiquer les choix du gouvernement en la matière (55 % les jugent mauvais),
mais  La Tribune fait valoir qu'ils sont moins nombreux (- 7 points) qu’en juin. Plus heureux qu'au Portugal ?
"Aujourd’hui, une personne sur trois (33 % ; + 5) juge positivement la politique menée sur le plan économique, indique BVA: c'est l'effet retour de vacances, mais c'est-à-dire que deux sur trois ne sont pas contents ! Ces perceptions sont d'ailleurs toujours aussi clivées selon la catégorie sociale des personnes interrogées : La Tribune n'a pas retenu que seulement 25 % des ouvriers et des employés émettent un jugement négatif, contre les 45 % de cadres qui se disent ravis et qui intéressent le site.

Il y a quelques jours, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait confirmé la prévision de son gouvernement d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4% pour l’ensemble de l’année 2019. "La France a un niveau de croissance solide : 1,4%. Je confirme ce chiffre pour 2019", déclarait-il dans un entretien à La Croix.

Mais, lundi 9 septembre, la Banque de France avait confirmé sa prévision d’une croissance de l’économie française de 0,3% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, sur la base de son enquête mensuelle de conjoncture d’août. La croissance du produit intérieur brut de la France demeurerait ainsi sur le même rythme qu’au cours des deux trimestres précédents.
Mais il misait sur 0,4%...

Une majorité des personnes interrogées soutient encore plus fortement le mouvement social dans les urgences hospitalières

Le premier dure depuis dix mois; le second, depuis seulement cinq, moitié moins...
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Des patients soignés dans les couloirs
Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les Français sont inquiets de l'avenir de la contestation dans la moitié des services hospitaliers en France.
La quasi-totalité des personnes interrogées (87 %) approuve la grève dans les urgences hospitalières. Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, lundi soir, ne sont pas parvenues à convaincre et à rassurer une majorité de Français ?
Insatisfait par les mesures annoncées le 10 septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour régler la crise de l'hôpital public, l'association des médecins urgentistes de France (AMUF) de Patrick Pelloux a décidé de se joindre au mouvement de grève qui touche 250 services dans toute la France. Il était accompagné notamment d'Hugo Huon, le président du collectif Inter-Urgences à l'origine de la grève. "Nous demandons aux médecins urgentistes de se déclarer grévistes dans les services déjà en grève", a déclaré Patrick Pelloux, lançant "un appel aux autres syndicats (de médecins hospitaliers) pour qu'ils prennent leurs responsabilités". L'intersyndicale Action praticiens hôpital s'est jointe au mouvement. Message également reçu pour l'intersyndicale Action praticiens hôpital qui a décidé jeudi en conseil d'administration de se joindre au mouvement, a annoncé son vice-président, le Dr Renaud Péquignot.

Un "plan inutile" pour le docteur Patrick Pelloux 
"On n'est pas du tout d'accord" avec les mesures dévoilées lundi par le gouvernement et chiffrées à 750 millions d'euros jusqu'en 2022. "Cet argent est totalement inadapté", a-t-il souligné. "On sait pertinemment que cet argent est pris aux autres", a-t-il lancé, plaidant pour une prise en compte de "la problématique globale de l'hôpital".

"Le problème des urgences c'est celui de l'hôpital tout entier", a fait valoir le président d'APH, le Dr Jacques Trévidic. "On veut la réouverture des lits, la réembauche de tout le personnel qui a été supprimé au fil du temps et une revalorisation qui corresponde simplement au rattrapage de dix ans de blocage de salaires", a expliqué le Dr Péquignot.

"Ce plan est inutile et délétère, il ne répond pas aux problèmes qu'on a depuis des années", s'est agacé Patrick Pelloux, déplorant notamment le futur "service d'accès aux soins" promis par la ministre pour réguler les appels aux secours, "irréalisable compte tenu des problèmes de recrutement dans les Samu."

Le plan de "refondation" des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn prévoit également des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure "gestion des lits" disponibles dans les hôpitaux.
Mais pas de revalorisations salariales de 300 euros net mensuels ni de lits et d'effectifs supplémentaires réclamés par le collectif, qui a voté mardi la poursuite du mouvement.
"Le 26 septembre, on appellera chaque médecin (pas seulement les urgentistes) à rejoindre les actions localement prévues » par le collectif Inter-Urgences et « on se joindra à une journée de grève nationale dont la date doit être décidée avec le collectif pour la mi-octobre", a précisé Pelloux.
L'AMUF s'associera désormais à toutes les actions prévues par le collectif, comme les rassemblements locaux prévus le 26 septembre, a précisé Patrick Pelloux. Or, d'après l'Inter-Urgences, 250 services étaient déjà en grève en début de semaine.

BVA et son donneur d'ordres, La Tribune, ont l'air de quoi, avec leur sondage à côté de la plaque ?

samedi 23 février 2019

Intox BVA : LREM, en tête des intentions de vote aux européennes

LePoint (famille Pinault) relaie l'enquête RTL (groupe M6), La Tribune et Orange (Etat )

Fake-news institutionnelle : "LREM en tête des intentions de vote"

I
nvraisemblable
: un sondage BVA place
la liste LREM-MoDem à 25 % des voix devant le Rassemblement national (19 %). Les Républicains sont troisièmes, avec 10 %. 

L'Elysée retente le coup gagnant de la présidentielle : monter le RN pour tirer les marrons du feu, si tant est que les électeurs n'ont pas encore mis l'arnaque au jour, après vingt-et-un mois de coups durs.

A trois mois du scrutin, la propagande formate les esprits en construisant des tendances. 
Le parti présidentiel, fort de l'ancrage du MoDem, décrocherait le plus de suffrages, selon un sondage BVA diffusé samedi. 
Avec 25 %, la liste du parti d'Emmanuel Macron, LREM, devancerait celle du Rassemblement national (19 %). Au premier tour de la présidentielle, Macron avait obtenu 24% des suffrage exprimés; Marine le Pen, 21%. Malgré les mouvements sociaux (Loi Macron, statut des cheminots ou Gilets jaunes) et une impopularité qui ne se dément pas au fil des mois (Macron est tombé sous la narre des 30%), la liste du président viendrait en tête : infox ! 

BVA a déjà écrasé la concurrence.
Le duo de tête se détache de toutes les autres formations : Les Républicains obtiennent 10 % d'intentions de vote, devant les écologistes d'EELV (9 %), La France insoumise (7,5 %), Debout la France (6 %) et le Parti socialiste (5 %). Personne n'y croit, ne serait-ce qu'un instant, mais l'idée fera son chemin, si les media embraye le pas de BVA, comme c'est vraisemblable.
Et pourquoi la société Artémis, propriété de la famille Pinault, ne mettrait-il pas le groupe Groupe Sebdo-Le Point qu'il détient à 100 %, au service de Macron.

Si le scrutin avait lieu dimanche, Génération·s recueillerait 3 %, les listes UDI et PCF 2 % chacune, et une liste des Gilets jaunes 4 %, selon cette enquête : peu importerait donc la composition de cette dernière, qu'elle soit majoritairement de droite ou de gauche. On est dans la caricature du scrutin et BVA prend vraiment les électeurs pour des billes !

Suivent les causes perdues : Résistons ! de Jean Lassalle (1,5 %), devant les listes Les Patriotes (Florian Philippot) et les trotskistes, Lutte ouvrière et du NPA, à 1 %, et l'UPR (François Asselineau), 0,5 %. Pour obtenir des élus, une liste doit recueillir au moins 5 % des votes.

Six Français sur dix (62 %) se disent aujourd'hui "intéressés" par ces élections, contre 35 % qui ne le sont pas. La participation, toujours basse pour ce type de scrutin, est estimée entre 47 % et 52 %. Lors des européennes de 2014, elle s'était élevée à 42 %.
A la dernière présidentielle, le taux d'abstention s'éleva à 22,23% au premier tour et à 25,44% au second... BVA-LePoint-RTL-Orange-LaTribunesont résolument volontaristes...

Enfin, BVA se tire une balle dans le pied: c'est cher payer l'intox...
Si 53 % des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 47 % n'ont pas exprimé d'intention de vote ou peuvent changer d'avis. Ce qui laisse à BVA une grande marge d'erreur, un boulevard.

Enquête réalisée en ligne du 20 au 21 février auprès de 929 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,3 points (ce qui permet à M. Le Pen et Macron de s'envisager à égalité !)
Les intentions de vote se basent sur des personnes certaines d'aller voter et ayant exprimé une intention, soit (seulement 474 personnes) : il faut toujours lire les petits caractères en bas de page... Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat (et n'engagent pas BVA, de son propre aveu...). Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage. 
Une image figée qui indique une dynamique, c'est nouveau... 


vendredi 4 mai 2018

Près de 60% des Français sont mécontents de Macron

Près de six Français sur 10 mécontents de Macron, un an après 

Avec 57% de mauvaises opinions contre 43% de bonnes

Macron fait mieux que ses deux prédécesseurs, selon l'AFP, à l'issue d'une année de pouvoir, mais moins bien que Jacques Chirac et François Mitterrand, indique ce sondage réalisé par BVA pour RTL, Orange, La Tribune et la presse régionale.
 
Au total, l'auteur du hold-up de mai 2017 a perdu près de 20 points en un an, durant lequel se sont succédées cinq séquences de hausse et de baisse de popularité. 
84% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir bénéficié personnellement de la politique mise en place depuis mai 2017. 
Seulement 43% indiquent disent bien vouloir attendre de voir quels seront les résultats avant de se prononcer définitivement. 
Seulement 39% des Français, moins de quatre sur dix, ont le sentiment que le gouvernement mène les réformes au "bon rythme", tandis que 19% estiment qu'il ne va "pas assez loin" et 35% qu'il va au contraire "trop loin", selon le sondage. 

Les réformes économiques et sociales ne passent pas dans l'opinion
Parmi les décisions prises, les plus populaires sont sociétales la loi sur les violences sexuelles (76%) et le dédoublement des classes de CP (72%), mais aussi la réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs (78%).
Les plus contestées sont l'augmentation de la CSG (82%) ou  le remplacement de l'ISF par l'IFI (70%), mais aussi la réduction de la vitesse à 80 km/h (76%)
Parmi les qualités d'Emmanuel Macron proposées par les sondeurs, dominent "les convictions profondes", "l'autorité" et la "stature présidentielle" : les sondés n'étaient pas interrogés sur son entêtement, son autoritarisme et sa posture présidentielle
Il est d'ailleurs jugé peu "rassembleur" et peu "proche des gens"

Enquête réalisée par internet auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus les 18 et 19 avril (méthode des quotas), avant ses échecs auprès de Trump qui le ridiculisa à Washington, puis à Sofia où les ministres européens résistèrent aux velléités fiscales de Bruno Le Maire à l'encontre des GAFA et cette semaine encore en Australie, un voyage blanc dont on ne retiendra que sa gaffe à l'encontre de la 'delicious' épouse du Premier ministre et son surnom de 'Pépé-le-putois' (image ci-dessus, à gauche).

Macron a ainsi renouvelé la gaffe de François Hollande qui, en novembre 2012,  conclut une lettre à Obama d'un"Friendly" ('amical' et non 'amicalement') tout aussi révélateur d'une connaissance superficielle de l'anglais. (lien PaSiDupes)

mercredi 11 janvier 2017

La cote de confiance de Hollande s'effiloche encore de trois points

Même en voyage ou dans des tribunes de stade, Hollande perd trois points

Les trois-quart des Français ont tourné la page
Un peu plus d'un quart des Français (26 %) approuvent l'action de François Hollande, un indice en baisse de trois points sur un mois.
Seulement un quart des Français (26 %) approuvent son "action", un indice en baisse de trois points sur un mois.
Son action ? Le tourisme international !
Le président français a fait un saut en Irak, le 2 janvier, pour proclamer "2017, année de la victoire sur le terrorisme" islamiste devant les soldats français engagés, ensuite le globe-trotteur se rend le 13 janvier au Mali, puis le producteur de CO2 s'envolera pour le Chili et la Colombie du 21 au 24 janvier, pour apporter "son plein soutien" (de poids) à Juan... Manuel Santos, président centriste après avoir été un économiste libéral, et le furet passera à Lisbonne le 28.
  
Il prévoit un voyage en Asie du Sud-Est au mois de mars. Entre deux avions, François Hollande sera l'observateur lointain des souffrances des Français face à la grippe aviaire, à la grippe qui engorge les hôpitaux et décime les maisons de retraite, avec les commentaires de Marisol Touraine, sa ministre de la Santé (qui gère la pénurie de lits dans les hôpitaux publics -après cinq années en responsabilité- en conseillant de reporter les opérations chirurgicales !) 

Lorsqu'il lui arrive d'être en France, Hollande est en régions, déléguant l'exercice du pouvoir à ses collaborateurs. Le 7 janvier, il était à Tulle (Corrèze), mais on ne sait plus rien de ses déplacements en scooter... 

Le président est annoncé au match inaugural du Mondial 2017 de handball, France - Brésil, le mercredi 11 janvier. Les autres rencontres de handball ont lieu à Nantes, Lille ou Paris encore, trois villes socialistes. Mais personne ne l'a vu dans aucune maison de retraite... L'air n'y est pas assez sain.

Près de la moitié des personnes interrogées (48 %) n'approuvent pas l’action de Bernard Cazeneuve  à Matignon

Ils seraient donc encore moins nombreux à l'approuver, 47 %, comme premier ministre, selon un sondage Ifop-Fiducial publié ce mercredi.
Cet indice de confiance ne s’élèverait d'ailleurs pas à plus de 57 % parmi les électeurs de gauche et il atteindrait 39 % chez ceux de droite. d’entre eux celle de Bernard Cazeneuve, selon le sondage réalisé pour Paris Match et Sud Radio qui les a interrogées suite à la démission de Manuel Valls, pour tenter de satisfaire ses ambitions personnelles

Pour 57 % des Français, Bernard Cazeneuve "dirige bien l’action de son gouvernement", sans qu'on sache ce qu'il a fait et qu'auraient retenu les sondés. Cet avis est partagé par 64 % des électeurs de gauche, débarrassés de l'autocrate catalan, mais aussi par près de la moitié (49 %) de ceux de droite.

Sur l’action du président de la République, les sondés sont 74 % qui le désapprouvent (contre 70 %, en décembre) et  26 % à l’approuver, alors qu’ils étaient 29 % le mois dernier. Le niveau d’opinions favorables est nettement plus élevé -mais minoritaire- chez les électeurs de gauche (47 %) que chez ceux de droite (8 %).

La cote de popularité de François Hollande avait progressé après sa décision de renoncement annoncée début décembre à briguer un second mandat à l’Élysée. Le 6 janvier, un sondage BVA le donnait en hausse de 6 points avec 24 % d’opinions positives. Ca n'a pas duré... On s'interroge une nouvelle fois sur la crédibilité de ces enquêtes de commande.

Enquête réalisée par téléphone du 6 au 7 janvier auprès de 988 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 % à 3,1 %.

vendredi 9 septembre 2016

Sondage : la majorité des Français n'est pas convaincue par Arnaud Montebourg

L'ancien ministre ne parvient pas non plus à redresser sa cote de popularité

Une majorité de Français a une mauvaise opinion de l'ancien ministre de Ayrault et Hollande

Candidats du "made in France" avec le soutien des bouilleurs de cru
L'ex-ministre du redressement (im)productif a déclaré sa candidature à la présidentielle 2017 le dimanche 21 août 2016, mais
 
un sondage BVA auprès de plus d'un millier de personnes, commandé par l'Hollandophile Laurent Joffrin pour l'Obs qui l'a publié le mardi 23 août  fait état d'une opinion bien peu encourageante des Français sur l'impétrant,  avec ou sans l'onction du PS, tant il est détesté comme ministre des fermetures d'entreprises.

59% des Français n'ont rien oublié de sa fatuité stérile

Les fermetures d'usines n'ont pas entamé
la bonne humeur des hystériques
37% auraient la mémoire courte et une bonne opinion d'Arnaud Montebourg. 
En avril 2014, après sa nomination au poste de ministre stalinien de "l'Économie, du Redressement productif et du Numérique" (ministre de l'Industrie dans les pays à l'Ouest du rideau de fer), Nono Montebourg recueillait 51% d'opinions favorables. 

Ils sont seulement 43% à avoir une opinion a priori bonne de l'ancien candidat de la précédente primaire du Parti socialiste, mais les sympathisants socialistes sont tout de même 54% à avoir un avis défavorable
Parmi les proches de la gauche, le frondeur et refoulé du gouvernement recueille presque autant de bonnes (50%) que de mauvaises opinions (48%). 

A propos de sa candidature en elle-même, les sondés sont 47% à estimer qu'il s'agit "plutôt [d']une bonne chose" et plutôt moins encore (46%) à considérer qu'il s'agit "plutôt [d']une mauvaise chose". La dynamique de sa déclaration ne fait pas bouger les lignes. 

Les avis des proches du PS sont tout aussi mitigés puisque 41% d'entre eux jugent favorablement la candidature d'Arnaud Montebourg, tandis qu'ils sont encore plus nombreux (56%) défavorables

Enfin, seuls 23% des sondés pensent qu'Arnaud Montebourg ferait "un bon président de la République", contre 72% qui ne lui voient pas les qualités requises. Même à Matignon, 36% des sondés parviendraient à l'envisager en "bon premier ministre", mais ils sont 59% qui ne peuvent s'y résoudre à l'idée