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samedi 31 août 2019

Macron, plus réversible que jamais au G7

Formé au théâtre et en école de jésuites

Ebranlé par les mouvements sociaux, Macron adopte une nouvelle posture
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L'individu a la présence d'un histrion de tournée Karsenty animée par Brigitte, 
mais des intonations de jésuite en chaire et des attouchements appuyés de 'back street'

Le G7 à Biarritz a marqué la rentrée de Macron après un été de travail et bronzette, de "discrétion" et sorties régulières médiatisées avec groupies sélectionnées, marquées d'un bracelet vert ou bleu: tout était mis en scène. Une manière de sécuriser un président de la République psychologiquement affaibli par les émeutes de Gilets Jaunes qui, en novembre et décembre, ont assiégé le palais présidentiel où ses locataires sont allés se réfugier dans les sous-sols bunkérisés. Ses services ont tout mis en oeuvre pour l'apaiser et lui permettre de poursuivre sa marche et construire la suite de son quinquennat sur un changement de méthode. "Il se met magnifiquement en scène, c'est un très bon acteur, il est très bon dans la mise en scène de soi-même", estime Eric Zemmour.
 
Pour le G7, il a sorti le grand jeu et produit un numéro habile et efficace. 
Mais il n'a pas craint de faire tout à l'inverse de ce qu'il prônait depuis deux ans. Un retournement qui interpelle les experts de la politique, comme les psychologues, puisqu'il est capable de faire tout et son contraire: stratégie de la surprise, pour les uns, instabilité du bipolaire, aux limites de la schizophrénie, selon les autres. Ses centres d'intérêts étaient soudain devenus les violences faites aux femmes, aussitôt testés par le Brésilien Bolsonaro qui s'en est pris à sa femme âgée, en riposte à son insulte du Brésilien qu'il avait commencé par traiter de "menteur", ou l'écologie, au moment des départs de feux en Amazonie, tout sujet étant monté en épingle pour tenter de lui conférer la stature internationale qui sied à l'hôte des sept puissances les plus puissantes au monde, à l'heure du G7 de Biarritz et à la faveur du désordre politique en Europe, au Royaume-Uni (Brexit), en Italie (débarquements de migrants), et en Allemagne (inquiétudes sur la santé de la Chancelière). Par chance pour Manu, il ne restait plus que lui pour représenter l'Europe.  

"Emmanuel Macron a marqué des points, applaudit Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération (détenu par les hommes d'affaires Bruno Ledoux et Patrick Drahi, lequel cumule la propriété de plusieurs organes de presse, dont BFM). Il a survécu à la crise des 'gilets jaunes'. Tout cela est plutôt réussi," estime le thuriféraire appointé, toute honte bue. 

"Le changement de méthode qu'on nous explique, en gros, c'est Hollande. On va négocier avec les corps intermédiaires. On se rabiboche avec la CFDT pour la réforme des retraites. Laurent Berger devient l'allié incommode du gouvernement pour faire passer les réformes."

"C'est exactement ce que faisait Hollande, qui consiste à temporiser, à ne pas brusquer les Français de manière indue, et s'occuper de leurs représentants, analyse le socialiste Laurent Mouchard-Joffrin. La réforme des retraites va prendre du temps. Et on disait dans le quinquennat précédent que c'était trop lent, qu'on prenait trop de temps. Ils ont essayé d'aller vite, à la hussarde au début du quinquennat, ça a débouché sur les 'gilets jaunes' [L'analyse est réductrice: elle occulte en effet la grogne sociale et le combat pour la sauvegarde du pouvoir d'achat]Il y avait un côté arrogant dans ce côté réformateur par le haut."

C'est donc le retour de la politique à l'ancienne.
Le "monde nouveau" annoncé peut attendre.

vendredi 30 août 2019

Le Parlement européen cautionne le financement de Sylvie Goulard et les emplois fictifs du MoDem

Connivence dans l'entre-soi du nouveau Parlement européen qui soutient Sylvie Goulard

Les euro-députés valent-ils mieux que les députés ou l'IGPN ?

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Quelle activité souterraine Le Drian a-t-il déployée
contre la morale politique ?

Comment vont-ils pouvoir désormais voter des textes contraignants et édifiants pour les autres ? 

Européiste fanatique, la candidate de Macron est en marche pour la Commission européenne, malgré ses casseroles, des soupçons d'implication dans une affaire d'emplois fictifs d'assistants des eurodéputés du MoDem, ainsi qu'une affaire de financement par un think tank américain proche d'Obama, alors qu'elle était pourtant eurodéputée. Un mauvais signal pour les électeurs naïfs, mais des babioles, selon ses confrères et le chef de l'Etat français.

La Commission européenne s'est comportée comme l'IGPN, sans crainte de se choisir, avec Sylvie Goulard, une commissaire décrédibilisée et affaiblie qui nuit à l'image de l'institution déjà passablement décriée : elle a marqué des points personnels, grâce à la mafia des influenceurs que PaSiDupes a signalés (lien PaSiDupes). Confisquant le pouvoir au peuple qui a élu des représentants influençables au Parlement de Strasbourg, les nouveaux venus, aux convictions faibles, comme leurs prédécesseurs, ont blanchi leurs semblables européens accusés d'emplois fictifs destinés à financer le MoDem national. "Le cas au Parlement européen est clos. Il y a des irrégularités administratives mineures notées, non systématiques et non intentionnelles. Le remboursement lié à cette affaire a été effectué", a déclaré une porte-parole du Parlement européen. Est-ce Inga Rosinska qui préfère garder l'anonymat, avec la complicité de la presse ? Circulez, assure-t-elle: il n'y a plus rien à voir... L'opacité "au service" des citoyens européens...

L'effarement des "gens qui ne sont rien" à l'annonce de la désignation mercredi de Sylvie Goulard par  Macron leur passera...

Les électeurs occupés à leur retour au travail ont la tête ailleurs et peu leur chaut a priori qui occupe le poste de la France à la Commission européenne dont personne ne sait vraiment à quoi elle sert, sinon à leur gâter la vie.  La participation aux élections européennes a dépassé 50%, du jamais vu depuis 25 ans. L'affaire Goulard promet un nouveau record d'abstention, dans cinq ans.

Elle retrouvera Nathalie Loiseau, ex-ministre de Macron chargée des Affaires européennes dans le second gouvernement Edouard Philippe, qui a quitté le Gouvernement sur ordre du président pour conduire la liste de la majorité aux européennes de 2019. Macron s'était personnellement investi, comptant sur un plébiscite de sa liste, mais ses 79 candidats ne parvinrent qu'à une deuxième position, avec 22,4 %, face à celle du Rassemblement national, 23,3 % : un vote sanction, sachant que Loiseau avait été membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, mais aussi le vilain petit canard qui avait dénigré l'ENA où elle s'était sentie, révéla-t-elle, comme une "Romanichelle"... Entre autres bavures, elle avait aussi porté des critiques en off à l'encontre d'Angela Merkel, de Manfred Weber (son candidat à la présidence) et des élus du groupe ADLE, dont l'ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt, un soutien de Goulard !

Eurodéputée centriste (2009-2017), Sylvie Goulard avait dû quitter son poste de ministre des Armées un mois à peine après sa nomination par Macron en 2017, en même temps que les centristes François Bayrou - fugitif ministre d'Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice au gouvernement Philippe - et Marielle de Sarnez - dont l'assistante parlementaire est soupçonnée d'avoir été, en réalité, la secrétaire particulière de François Bayrou, en France, rémunérée par le Parlement européen pour un emploi fictif - éphémère ministre chargée des Affaires européennes en 2017, mais démissionnée dans la même affaire de détournement d'argent et de tromperie du Parlement européen.

Goulard ne sera même pas convoquée et auditionnée 

La Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, n'a pas hésité à reconnaître que le Parlement européen a blanchi l'ancienne ministre après une "enquête interne"
"Le Parlement européen, pendant deux ans, a lui-même regardé [de loin?] ce qui s'était passé, a assuré Amélie de Montchalin dans un entretien vendredi matin sur la chaîne BFMTV, et la sous-ministre  - pour qui ce qui se conçoit bien ne s'énonce pas clairement - a conclu qu'il n'y a pas d'informations amenant à penser qu'elle n'a pas fait les choses selon les règles"...

Le gros gibier échappe à la "justice interne", comme les policiers violents à leur police des polices.
L'enquête judiciaire française serait en marche néanmoins, à petits pas comptés, mais c'est le menu fretin (d'anciens assistants parlementaires et quelques eurodéputés) ont été auditionnés. 
A ce jour, Sylvie Goulard n'a pas été convoquée. Elle ne saurait pas être abaissée au respect des règlements et de la déontologie communs. Mais ça ne fait pas partie de l'arrogance reprochée au pouvoir macronien dont il y a seulement quelques semaines, le président avait annoncé la fin. 

jeudi 29 août 2019

Sylvie Goulard, commissaire européenne : le choix douteux de Macron passera-t-il?

Sylvie Goulard n'est pas assurée de pouvoir remplacer Pierre Moscovici

Deux affaires collent aux basques de la MoDem

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Macron a choisi Sylvie Goulard pour être la prochaine commissaire européenne à la Commission à Bruxelles, en remplacement de Pierre Moscovici., mercredi 28 août, 
Sylvie Goulard est une bonne experte de l'UE, dont elle connaît les arcanes et les réseaux, au point de s'en être servie. Elle a en effet été conseillère politique du président de la Commission européenne Romano Prodi au début des années 2000, avant d'enchaîner deux mandats d'eurodéputée, durant lesquels elle a été très active, au-delà de la légalité. Elle paraît donc légitime pour ce poste et pas seulement parce qu'elle parle couramment l'anglais, l'italien et l'allemand. Mais uniquement sur le papier...

Or, Goulard traîne deux affaires : l'abus de confiance et  présumés, ne sont pas pour Macron, des obstacles 

La validation de la candidature de cette quinqua n'est pas la formalité que la presse à genoux imagine, car deux affaires entachent cette candidature. 

La première est l'affaire pendante des assistants parlementaires fictifs du MoDem. Ils auraient été payés par le Parlement européen, alors qu'ils étaient été au service du MoDem, son ex-parti, celui du vertueux Bayrou. Sylvie Goulard avait d'ailleurs dû démissionner du gouvernement. L'enquête est toujours en cours. Lien PaSiDupes

La seconde affaire est également attachée à son mandat d'eurodéputé, pour avoir collaboré avec un think tank américain, l’Institut Berggruen, (fondé par Nicolas Berggruen et comprenant des acteurs politiques tels que Fernando Cardoso, Gerhard Schröder, SPD, Gordon Brown, travailliste, Pascal Lamy, ou l'économiste Joseph Stiglitz, qui a servi dans l’administration Clinton) qui la payait 10.000 euros par mois, alors qu'elle siégeait pourtant au Parlement européenUne légèreté bien peu déontologique, surtout quand on est une si grande experte de la chose européenne. Sylvie Goulard va bientôt passer des auditions devant les députés européens. Les débats et les auditions risquent d'être agités...

Dans le passé, cet investisseur américain né à Paris a financé les campagnes électorales de plusieurs démocrates américains, dont le président Barack Obama. Les parrains de Goulard ont réussi à imposer sa candidature à Macron, mais leurs pressions réussiront-elles auprès de la Commission européenne ?

La validation de Sylvie Goulard à la Commission européenne serait un très mauvais signal pour l'image de l'Union européenne, à peine passées les élections de mai 2019.
Mais, pour Macron, la politique n'a aucune moralité. Ministre des Armées démissionnaire - après un mois au gouvernement Philippe, pour cause de casserole judiciaire -, Macron l'a pourtant nommée, dès janvier 2018, à la direction de la Banque de France, au poste de sous-gouverneure : elle avait rallié En Marche! avant même que Bayrou ne saute le pas. "Grosse gêne ! Ce qui l’empêche d’être ministre en France est négligeable à l’échelle européenne !," a réagi l’écologiste Yannick Jadot dans un tweet.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, devra accepter sa candidature avant son audition devant le Parlement européen, puisque les députés européens ne sont pas pressés de l'entendre. Pas plus que les juges français , "libres et indépendants", dans son affaire de conflit d'intérêts avec le think tank. 

La confirmation d'un traffic d'influences à l'ancienne, avec le concours de Macron.

mercredi 28 août 2019

54% des Français estiment que leur pouvoir d'achat s'est plutôt affaibli au cours de ces derniers mois

2 Français sur 3 restent pessimistes sur  l'avenir de la société française 

58% des Français considèrent que la politique de Macron n'a pas changé depuis la fin du mouvement des Gilets Jaunes,
confirme le nouveau sondage Elabe "L'opinion en direct", publié ce mercredi.

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Plus de la moitié des Français estiment que
 Macron et Philippe n'ont pas tiré les leçons du mouvement des Gilets jaunes.
 
D'après l'enquête Elabe, "L'opinion en direct", conduite pour BFMTV, 58% d'entre eux considèrent que la feuille de route de l'exécutif n'a pas changé depuis la crise qui a secoué le pays pendant plusieurs mois.


Ce scepticisme est particulièrement pregnant chez les 35-49 ans, dont 72% des interrogés partagent cet avis. Ce chiffre augmente (73%) chez les catégories sociales populaires et moyennes. A contrario, les retraités sont les plus nombreux (56%) à considérer qu'il y a eu un changement dans la politique menée par le gouvernement.

Le changement de méthode n'est pas sensible
En termes d'affiliation politique, les électeurs de Marine Le Pen (76%) et de Jean-Luc Mélenchon (72%), ainsi que les abstentionnistes (66%), portent logiquement le jugement le plus intransigeant vis-à-vis de l'exécutif. Les Français ayant voté pour François Fillon et Benoît Hamon sont plus partagés, 48% et 51% d'entre eux estimant que le chef de l'Etat et le premier ministre ont modifié leur politique "sur quelques aspects".

66% des personnes interrogées jugent inchangés la méthode et le "style" Macron, depuis la fin du mouvement des Gilets Jaunes, en dépit de "Acte II" bidon de son quinquennat, censé être davantage dans la conciliation. Toutes les catégories d'âge et catégories sociales partagent cet avis. Les plus de 65 ans sont les seuls à se montrer plus partagés, 52% d'entre eux estiment que la méthode du président de la République est restée la même.

Les Français veulent croire en leur avenir personnel

A l'aube d'une rentrée chargée en nouvelles réformes, les Français se disent à  64% pessimistes sur "l'avenir de la société française", un chiffre en recul de trois points par rapport à l'année dernière, mais une notion floue. Les catégories les plus optimistes sur cette question sont les 18-24 ans (51% de pessimistes) et les classes sociales aisées (55%).

Politiquement, les plus pessimistes sont les électeurs de Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle (83%), suivis des abstentionnistes (69%) et des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (69%). Les électeurs Macroniens gardent espoir: seuls 44% d'entre eux se disent pessimistes sur l'avenir de notre société.

En revanche, lorsqu'il s'agit de leur avenir personnel, les Français sondés par Elabe 62% se montrent plus optimistes. Cet optimisme décroit avec l'âge, passant de 83% chez les 18-24 ans à 54% chez les plus de 65 ans.

Le pouvoir d'achat, sujet prioritaire

Les Français sont 54% à estimer que leur pouvoir d'achat a été entamé au cours de ces derniers mois, ce qui représente une baisse de 20 points par rapport à ce que relevait Elabe le 31 octobre 2018.

Les femmes (60% des sondées contre 48% des hommes) et les personnes âgées de 65 ans et plus (67%) sont les Français les plus pénalisés par leur pouvoir d'achat.
Ce sujet demeure celui sur lequel Macron et son gouvernement doivent concentrer prioritairement leur action dans les mois à venir. 50% des personnes interrogées mettent le pouvoir d'achat en tête, suivi de la situation des urgences hospitalières (42%), de la lutte contre le dérèglement climatique (36%) et de la lutte contre le chômage (33%)
Moins d'un Français sur trois cite la réforme des retraites comme sujet prioritaire : ils attendent de savoir ce qui les attend.
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Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 août 2019.

Immigration : Guillaume Larrivé (LR) propose un "nouveau code de la nationalité"

Guillaume Larrivé a plaidé pour la suppression du "droit du sol" en France

Secrétaire national chargé de l'immigration en juin 2015, l'actuel secrétaire général LR délégué au projet a fait des propositions sur la question de l'immigration.

Résultat de recherche d'images pour "migrants mineurs isolés"A un mois et demi du scrutin qui doit désigner le nouveau leader du parti. En campagne pour le poste de président des Républicains, Guillaume Larrivé a plaidé pour la suppression du "droit du sol" en France et en faveur d'un "nouveau code de la nationalité" visant à limiter l'immigration. "Pour reprendre le contrôle" sur le volet de l'immigration, "la France doit adopter un nouveau code de la nationalité", a déclaré le député de l'Yonne, à l'antenne d'Europe 1.

Ancien conseiller pour les affaires juridiques et institutionnelles à l'Elysée (2011-2012), il a dit redouter une "immigration de remplacement en France et en Europe".
"On assiste à une poussée démographique du continent africain au moment même où la démographie en Europe est elle-même plutôt en diminution," a-t-il prévenu. 

"Quand la session parlementaire sera ouverte, je proposerai une loi pour supprimer le droit du sol", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas d'automaticité d'acquisition de nationalité liée seulement à la naissance en France et au séjour", a-t-il ajouté.
Pour ce maître des requêtes au Conseil d'Etat, depuis 2005, ce système doit être remplacé par "un système en fonction de critères objectifs dont le respect de nos lois, maîtriser la langue française, respecter l'assimilation, c'est-à-dire, être un Français parmi les Français". 

Guillaume Larrivé souhaite que cette position devienne celle des LR.
Le parti LR doit choisir son nouveau président le 12 octobre entre Guillaume Larrivé, le député du Vaucluse Julien Aubert, et le chef de file des députés LR Christian Jacob, donné favori et soutenu par de nombreux cadres.

Diplômé de l'IEP, de l'ESSEC et de l'ENA, ce jeune quadra est élu territorial de l'Yonne et de la région Bourgogne. Or, dans son département, le nombre des mineurs migrants isolés est en hausse à la fin août 2018, il y a un an, 189 jeunes isolés étaient déjà pris en charge. Car c'est la loi: les départements sont tenus de mettre à l’abri tous les jeunes se présentant comme mineurs jusqu’à leur évaluation. Ils doivent ensuite prendre en charge ceux reconnus comme mineurs non accompagnés (MNA), autrement dit isolés. Ces jeunes mineurs supposés sont alors hébergés, selon leur degré d’autonomie, dans des maisons d’enfants à caractère social (MECS) ou dans des appartements partagés, dans le cadre d'un projet éducatif personnalisé.

En 2017, le nombre de mineurs migrants confiés aux départements français a augmenté de 85 % pour dépasser 25.000 mineurs pris en charge contre 4.000 en 2010. Et, en juillet, l'Etat a débloqué une aide exceptionnelle de 96 millions d’euros pour les départements qui avaient accueilli plus de jeunes en 2017 qu’en 2016. Ainsi, les Bouches-du-Rhône, qui ont accueilli 263 jeunes supplémentaires en 2017, doivent ainsi toucher 3,1 millions d’euros, soit 12.000 euros par jeune supplémentaireUne centaine de mineurs étrangers, pris en charge par le département des Bouches-du-Rhône, sont logés depuis plusieurs mois dans des hôtels bon marché, faute de place en foyer. Censée être provisoire, cette solution s’installe, alors qu’un Malien de 15 ans a tenté début août de se suicider en sautant du 4e étage de son hôtel à Marseille.

Dans l'Yonne
la proximité de Paris aidant, les mineurs isolés ou mineurs non accompagnés se déclarent en nombre : 677 en 2017 et 592 fin août 2018. Avec un rythme soutenu d'une centaine de déclarations par mois en début d'année, ils arrivent en train ou en bus Macron : certaines mairie , telle celle de La Breil-sur-Roya dans le Mercantour (Alpes-Maritimes), à la frontière franco-italienne, offre des billets de transports.

50 % des mineurs qui se déclarent mineurs, obtiennent la reconnaissance de minorité dans l'Yonne. Etrangement, ce pourcentage correspond à la moyenne nationale... Que deviennent ceux qui ne sont pas reconnus ? Ils peuvent faire un recours contre la décision administrative et sont considérés comme majeurs : dès lors ils ressortissent du droit commun des migrants majeurs et peuvent demander un statut de réfugié, par exemple.

Les 50 % dont la minorité déclarée est reconnue sont pourtant trop souvent des cas douteux.
Ils sont inscrits sur la plateforme nationale gérée par la cellule nationale d'orientation qui dépend du ministère de la Justice. C'est lui qui répartit sur tout le territoire national, de manière théoriquement équitable, les jeunes migrants mineurs isolés, pris en charge jusqu'à leur majorité.
Mais, on le sait, un nombre grandissant de ces mineurs est constitué de fraudeurs. En un an, le nombre de migrants mineurs isolés a triplé dans l'Yonne, un phénomène qui a conduit le préfet du département à tirer le signal d'alarme, puisque "60% d'entre eux" sont en réalité majeurs: la Bourgogne, nouvel Eldorado de passeurs? Parmi eux se dissimulent des jeunes majeurs qui tentent de profiter du système. Alors, il arrive que soit organisée une vaste opération médiatisée de contrôles renforcés sur la ligne Paris-Auxerre. 

Des associations et collectifs briefent le clandestins fraudeurs.
"Les individus se présentent à votre service et déclarent verbalement être mineurs et vouloir être pris en charge", explique à Europe 1 Thibault Rebourg, commissaire de Sens, premier arrêt sur la ligne Paris-Auxerre: ils sont orientés par des militants qui les forment à la fraude. "Le conseil départemental a mis en place un dispositif d'accueil performant, remarquable, le bouche-à-oreille fonctionne et ils choisissent Sens ou Auxerre pour essayer d'en profiter", précise-t-il. L'an dernier, une quinzaine de mineurs isolés sont arrivés à Sens, ils sont déjà 70 cette année.


Trois fois plus de mineurs isolés à Auxerre qu'en 2017. Parmi eux, une majorité de fraudeurs. "On s'aperçoit lorsqu'on contrôle ces mineurs, qu'on leur fait passer un certain nombres de tests que 60% d'entre eux ne sont pas mineurs et qu'ils cherchent à abuser des procédures d’hébergement" explique Patrice Latront, préfet de l'Yonne. "Pour l'instant je n'ai pas de preuves de filières, mais quand on voit le triplement de mineurs non accompagnés prétendus, on se dit qu'il y a quelque chose".

L'autorisation des tests osseux produit ses effets

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Les actions des activistes d'extrême gauche sont contre-productives
Les associations réclamaient son interdiction, mais, le 21 mars 2019, le Conseil constitutionnel a validé l'utilisation des tests osseux pour évaluer l'âge des jeunes migrants. Il aura fallu des années pour que l'Etat qui défendait son usage obtienne sa légalisation. Le Conseil constitutionnel a donc enfin déclaré constitutionnelle l'utilisation des tests osseux pour lutter contre le mensonge organisé par les militants radicaux souhaitant être reconnus comme mineurs. Les Sages de la rue de Montpensier ont jugé ces tests suffisamment fiables, en dépit de la marge d'erreur et de la base de référence construite sur des enfants nord-américains de classes aisées entre 1935 et 1941, en attendant que la méthode soit affinée sur la base de nouvelles données acquises sur les populations migrant actuellement en Europe. Au grand dam des associations "vertueuses" d'aide aux migrants à qui la charge sociale imposée aux contribuables importe peu. 

54.000 jeunes non accompagnés ont demandé la reconnaissance de leur minorité l'année dernière. L'enjeu est donc de taille pour les budgets départementaux. Si les services reconnaissent qu'ils ont moins de 18 ans, ils sont pris en charge jusqu'à leur majorité par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) du département où ils enregistrent leur demande. A l'inverse, s'ils sont jugés majeurs, ils doivent en passer par une demande de titre de séjour ou vivre comme clandestin expulsable à tout moment sur le territoire français. Or, selon le ministère de l'Intérieur, seuls 17.000 des 54.000 prétendants ont été reconnus mineurs l'année dernière au terme d'une radio de la main et du poignet.
Lorsqu'ils arrivent en France, les jeunes clandestins sont orientés par les activistes  vers le premier guichet qui peut décider de les confier directement à l'ASE. Mais dans la majorité des cas, ils doivent entamer une démarche devant un juge pour enfants qui se fonde sur trois éléments pour prendre sa décision : le récit que lui fait de son parcours migratoire le jeune sans papiers, l'examen de ses documents d'identité mentionnant sa date de naissance par le bureau de la fraude documentaire et les fameux tests osseux. 

Contesté par les militants d'extrême gauche, un fichier national en cours de création.
En janvier, le gouvernement a dû publier un décret créant un fichier national pour limiter la possibilité pour les jeunes étrangers de lancer une procédure dans un nouveau département après avoir essuyé un premier refus. Jusqu'alors en effet, les départements ne disposait d'aucune information sur les tentatives successives des fraudeurs auprès de l'administration décentralisée et cloisonnée. Plusieurs d'entre eux étaient justifiés à dénoncer une forme de "nomadisme" jusqu'à épuisement des possibilités. 
Déjà, expérimenté dans plusieurs départements, ce fichier biométrique devait être généralisé en avril. Très controversé, il fait lui aussi l'objet de deux recours, devant le Conseil d'État et devant le Conseil constitutionnel. les associations dites d'aide aux migrants craignent une entrave à leurs agissements. Elles avancent que cette prise d'empreintes pourrait être utilisée pour expulser les jeunes illégaux avant même que le juge ait pu statuer sur leur âge, bien que ce soit, en tout état de cause, sur la base de rapports d'experts, notamment médicaux...

Quand la bataille juridique est de bonne foi, elle implique en revanche, l'Etat et les départements. Le bras-de-fer est alors financier, car l'Aide sociale à l'enfance dépend d'eux. Or, plusieurs présidents de ces collectivités territoriales protestent depuis plusieurs années contre cette charge croissante et réclament que l'Etat contribue davantage à la protection des mineurs étrangers. Selon l'Association des départements de France, le coût serait assumé à hauteur de deux milliards d'euros par ses adhérents et à seulement 141 millions d'euros (en 2019) par l'Etat...

Les humanistes de l'humanitaire n'hésitent pas à confondre la cause des enfants et celle des grands adolescents. 
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Sont-ils les enfants mineurs - démunis et exposés - qu'ils prétendent ?
Ils tiennent à soulever la question morale du regard que la société porte sur ces jeunes migrants. En droit, ils relèvent du droit commun de la protection de l'enfance et de la jeunesse et doivent être pris en charge sans conditions de nationalité, ni de titre de séjour. Mais les faits de fraude massive créent des exigences de contrôle de plus en plus fortes. 
C'est dans cette ambiguïté et dans la crainte permanente de "l'appel d'air" mais aussi d'une exploitation injuste et grandissante des contribuables français au pouvoir d'achat stagnant que s'imposait la décision du Conseil constitutionnel de ce 21 mars. 


Volte-face de Macron sur les retraites

Ce revirement était-il un engagement de campagne ?...

Si Bolsonaro est un "menteur" sur le Mercosur,
sur les retraites, Macron, c'est quoi ?


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Si Macron dessine ici la courbe ascendante des pensions de retraite,
c'est une escroquerie
"Maintenir l'âge de départ à la retraite: Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite [62 ans], ni au niveau des pensions," promettait le candidat dans son chapitre sur le "Protection sociale".
Une fois président, Macron renonce à l'âge pivot de 64 ans pour un départ à la retraite sans décote. Il a finalement opté pour un âge individualisé et une durée de cotisation minimale. On s'en doute, ça ne cache rien de bon : outre le mensonge, où est l'entourloupe ? 

Lundi soirMacron a livré sa préférence, pour l'heure, sur le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ. La référence à l'âge de départ, c'était clair et juste pour tous, mais avec le nombre d'annuités, on verse dans l'aléatoire et l'inéquité.  Pour "que ce soit juste en termes de cotisations (...), je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a plaidé le président sur France 2, "car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt, vous partez plus tôt", a-t-il expliqué, sans crainte de pénaliser les temps d'études et le niveau de formation des Français ainsi incités à entrer le plus tôt possible dans la vie professionnelle, ni de défavoriser les femmes qui souhaitent avoir des enfants. 

Un nouveau revirement du chef de l'Etat
Et le maître d'oeuvre de ce changement de cap pourrait être  le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a rendu ses propositions et dont le nom circule pour porter ce dossier sensible au gouvernement. Il a quant à lui recommandé un "taux plein" à l'âge "pivot" de 64 ans... assorti d'une décote et d'une surcote. Quand viendra la fin de "vie active", les mères de famille qui auront fait des études longues et pris plusieurs congés de maternité seront plus précarisées que l'artisan plombier. 

Deux années de plus officialisées
"Actuellement, l'âge de départ à la retraite légal et minimum est de 62 ans. La préconisation de Jean-Paul Delevoye est de mettre en place un âge 'pivot' à 64 ans, parce que c'est l'âge d'équilibre du régime qui assure que les recettes couvrent bien les dépenses", actuellement, explique l'économiste Philippe Crevel. Qu'en sera-t-il quand, d'ici 20 ans, le système sera parfaitement en place ?

Les personnes qui souhaitent partir à 62 ans le pourraient (!), mais elles seraient frappées d'un "malus" et d'une décote, équivalent à une baisse de 5 % de leur retraite. A l'inverse, pour les personnes qui partiraient plus tard, celles-ci bénéficieraient d'une surcote, sorte de bonus de 5 %. Un moyen "d'inciter les gens à retarder leur départ", commente l'économiste. Si, à 64 ans, le permettent leur situation financière et leur santé...
La durée de cotisation serait en effet moins efficace pour l'équilibre du régime général. 

L'ex-banquier reste un comptable
Cet âge pivot pose un problème majeur, explique le directeur de l'Institut des politiques publiques (IPP), Antoine Bozio, dont les réflexions ont inspiré les partisans de la mise en place d'un système universel par points en France. "Cela revient à mettre tous les salariés au même niveau, sans prendre en compte l'âge où chacun à commencer à travailler. C'est très surprenant". 

Pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faut actuellement, avoir cotisé environ 41,5 ans. Cette durée est amenée à s'allonger, puisqu'elle va être relevée d'un trimestre tous les trois ans dès 2020. Dans seulement quinze ans, en 2035, il faudra aux enfants qui entrent en 6e en 2019 avoir cotisé environ 43 ans selon ce que prévoit la loi Touraine de 2014. 

Si, comme Philippe Crevel, on tient à positiver, on considère que "l'avantage, avec ce moyen de calcul, c'est que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans partiront à la retraite plus tôt que ceux qui ont commencé à 25, puisqu'ils auront cotisé pendant assez d'années". Ceux qui sont entrés plus tard dans la vie professionnelle sont-ils des "fainéants" qu'il fallait sanctionner? Sans doute appartiennent-ils à la catégorie des Français à qui Macron lança : "Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes" ?

"En revanche, c'est une formule qui est moins avantageuse [sic] pour les cadres, par exemple, qui ont fait de plus longues études et vont donc devoir partir à la retraite plus vieux." Ce Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, qui clamait en 2018, qu'il ne faut pas faire de catastrophisme", malgré une quatrième hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et un ralentissement de la croissance, continue de négliger le pouvoir d'achat des Français. Selon lui, ce qui compte, c'est l'état des finances publiques et que ce calcul aurait moins d'effets sur l'équilibre financier, parce qu'il ne concerne pas tout le monde au même moment : "L'âge est un paramètre plus efficace que la durée de cotisation pour l'équilibre du régime", insiste-t-il, assumant ces inégalités annoncées. 
Retraités : faibles revenus mais gros patrimoines
Tout reste sur la table

"L'annonce d'Emmanuel Macron lundi soir n'est dans tous les cas pas très claire," admet Antoine Bozio. "Le président dit : 'Faisons un système individualisé', mais on ne sait pas encore sur quelles bases [...]. Comment va être faite cette individualisation ? Sur la durée des cotisations ? Tout reste encore à définir." Et l'article 49.3 n'est pas fait pour les chiens...

Macron a dû s'assurer du soutien de la CFDT. 
"La question de l'âge pivot a été très critiquée par les syndicats, notamment par la CFDT, et c'est clairement une main tendue", explique  le spécialiste des retraites, pour justifier la pirouette du président. Un avis que partage Philippe Crevel : "Macron a besoin d'alliés dans ce dossier épineux. S'il y va tout seul en franc-tireur, il risque de se retrouver face à des snipers. C'est une forme de concession à l'égard de la CFDT, son principal soutien", conclut-il. Si la bonne méthode est d'ouvrir les négociations par une reculade, c'est sûr, c'est nouveau !
La réforme - plusieurs fois annoncée, mais repoussée et enfin engagée - méritait-elle cette stratégie de retrait ?  Jupiter s'engage à reculons sur ce projet, se préparant à la bataille en s'assurant du soutien de la CFDT de Laurent Berger. Le "changement de fusil d'épaule" (Le Point) de Macron suffira-t-il à empêcher ce syndicat docile de rejoindre les rangs de la CGT et de Force ouvrière. 

Des manifestations contre la retraite à points sont déjà prévues le 21 septembre, à l'appel de FO, et le 24 septembre, à l'appel de la CGT. 

mardi 27 août 2019

Pas de "violences irréparables" du pouvoir contre les Gilets jaunes, estime Macron 

Des mots "terribles" et "dangereux", objecte la Ligue des droits de l'homme

Macron, dans le déni des mutilations et amputations sur manifestants

Résultat de recherche d'images pour "arc de triomphe MASQUE de Rude cassé"Avocat membre du bureau national de la Ligue des droits de l'Homme et conseil de plusieurs Gilets jaunes, maître Arié Alimi,  réagit aux assertions d'Emmanuel Macron, qui a assuré lundi que les forces de l'ordre n'ont pas commis de "violences irréparables" lors de ce mouvement social.
"Je trouve ces mots terribles et profondément dangereux", a -t-il expliqué sur franceinfo lundi 26 août, suite à l'entretien du président innocent sur France 2 : son ministre de l'Intérieur, Castaner, n'a pas commis l'irréparable en ordonnant aux forces de l'ordre équipées de LBD 40 (le "lanceur de balles de défense"), de grenades GLI-F4 et de balles en caoutchouc), de taper dans le tas.

La Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe ne sait pas ce qu'elle dit donc lorsqu'elle se déclare "gravement préoccupée" par la gravité des blessures provoquées par les armes utilisées par les forces de police au cours des manifestations de Gilets jaunes. L'inquiétude de Dunja Mijatovic n'est donc pas fondée, malgré le "grand nombre de personnes blessées, certaines très gravement" dans les manifestations. Pour elle, le climat d’hostilité qui règne dans certaines manifestations, ou la surcharge de travail des policiers, ne saurait d'ailleurs justifier "le nombre et la gravité des blessures résultant de l’usage de la force par les forces de l’ordre." 
La Commissaire aux droits de l’homme déplore au passage "une formation insuffisante aux techniques de maintien de l’ordre et à l’usage de certaines armes" de certaines unités de force de l’ordre engagées dans les manifestations.

Les violences policières se sont imposées également aux députés européens qui ont "dénoncé le recours à des interventions violentes" et condamné l'usage "disproportionné" des forces de police et militaire par "les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques".

Jusqu'à la communauté internationale qui s'est indignée de la répression. 
L'ONU s'est quant à elle prononcée sur ce sujet dans un communiqué qui cite un groupe d'experts des droits de l'homme des Nations Unies. Ils s'inquiétaient du "nombre élevé d'interpellations et de gardes à vue, des fouilles et confiscations de matériel de manifestants, ainsi que des blessures graves causées par un usage disproportionné d'armes dites 'non-létales', telles que les grenades et les lanceurs de balles de défense ou 'flashballs', ajoutant que "les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l'ordre pour garantir l'exercice des libertés"

Les experts alertent également sur le risque de "sévères restrictions à la liberté de manifester" que pourrait causer la loi anticasseurs. Cette dernière permet en effet aux préfets de prononcer des interdictions de manifester, un point validé à chaud par la majorité présidentielle en émoi à l'Assemblée nationale, le 30 janvier dernier.


"Un homme qui fait primer l'ordre public sur le droit à la vie"

"Je m'interroge de savoir ce que vous penseriez d'un homme qui fait primer l'ordre public sur le droit à la vie", poursuit l'avocat, évoquant les cas de Zineb Redouane, une femme atteinte au visage par une grenade lacrymogène à la fenêtre de son appartement en marge d'une manifestation de Gilets jaunes à Marseille, en décembre 2018, et de Steve Maia Caniço, jeune fêtard de la fête de la musique, retrouvé mort dans la Loire à Nantes à la suite d'une charge policière.
Résultat de recherche d'images pour "Rodrigues J enucléé"On notera que les Gilets Jaunes énucléés - tel Jérôme Rodriguès, le 26 janvier, ou David, tailleur de pierre de 31 ans, le 1er décembre 2018 - ne sont pas mentionnés...

Arié Alimi a également pointé du doigt "un homme qui fait primer l'ordre public sur la liberté d'expression et d'opinion". "Que penseriez-vous d'un homme qui, face aux familles de ces personnes mortes, mutilées, qui ont perdu un membre ou un œil, leur dirait qu'il n'y a pas eu de violences irréparables ?" L'avocat "ne pense pas qu'il y ait un véritable mea culpa". Il évoque plutôt "une reconnaissance à pas feutrés", mais qui écarte toute "compassion pour les victimes du mouvement".

Au G7 de Biarritz,
la presse hexagonale a pu faire croire que Macron est un interlocuteur autrement plus respectable que Poutine ou Bolsonaro...