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mercredi 21 août 2019

Les migrants sans papiers de l'Open Arms débarquent en Europe à Lampedusa

Un juge italien décide contre la volonté populaire européenne
Une décision de justice prise sous la pression de fortes tensions à bord

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Les sans papiers passés de Libye en Italie par l'Open Arms, bateau d'activistes espagnols, ont débarqué dans la nuit de mardi à mercredi sur l'île italienne de Lampedusa, après quelques jours au large de la côte et avant leur répartition dans plusieurs pays d'Europe.

54% des Français sont pourtant opposés à "ce que les migrants qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que la France en accueille une partie", révélait  un sondage Ifop commandé par le site Atlantico publié le 18 août 2018.

Résultat de recherche d'images pour "Luigi Patronaggio"Suite à une inspection de la police judiciaire et de deux médecins pour une centaine de passagers, photo 1, ci-dessus, le procureur d'Agrigente, Sicile, Luigi Patronaggio, ci-contre, a décidé que les rescapés devaient être pris en charge sur le sol italien, engageant ainsi l'Union européenne entière, en dépit de l'appareillage  d'un navire militaire espagnol pour les récupérer. Le procureur a ordonné la mise sous séquestre de l'Open Arms, de l'organisation internationaliste catalane - de type 'No border' -, Proactiva Open Arms.

Le juge italien prend une décision qui engage l'Europe contre la volonté des populations.
58 % des Français jugent en effet négatif le rôle de l’immigration de manière générale, selon un sondage réalisé par l’ifop, publié dans le JDD, le 2 décembre 2018Non seulement ils sont largement opposés à l’immigration illégale, mais ils veulent aussi réduire l’immigration légale de manière significative, précise ce sondage. 55 % pour l’avenir du pays, 58 % pour son identité ou encore 64 % pour la cohésion de la société. Les Français le disent sans ambiguïté : 64 % jugent qu'accueillir des immigrés supplémentaires n'est pas souhaitable. 
Enfin, 71 % considèrent qu'elle permet au patronat de tirer les salaires vers le bas et 60 % qu'il faut choisir ses immigrés en fonction des besoins économiques du pays. Il n’y a plus de doute : les Français souhaitent l’organisation d’un débat apaisé sur le sujet de l’immigration. Ils souhaitent reprendre le contrôle sur l’immigration de masse qui frappe notre pays.

L'annonce du débarquement a suscité des explosions de joie des activistes sur le bateau
Chantant 'Bella Ciao', hymne des résistants italiens aux troupes allemandes alliées à la République sociale italienne fasciste, rapporte une journaliste du quotidien El Pais à Lampedusades migrants et des sauveteurs ont été filmés s'embrassant et applaudissant dans des vidéos diffusées par des activistes victorieux dans leur campagne de déstabilisation de l'Italie et de l'UE.
Après avoir descendu la passerelle un à un et avoir subi un bref contrôle médical, les migrants ont été conduits vers un centre d'accueil à bord de camionnettes, a-t-elle témoigné.


"Après 19 jours, nous débarquerons aujourd'hui à Lampedusa. Le navire sera temporairement immobilisé, mais c'est un coût qu'Open Arms assume pour assurer que les personnes à bord puissent être prises en charge", avait tweeté le fondateur de l'ONG, Oscar Camps, en apprenant la décision du procureur.

Les migrants de l'Open Arms s'étaient vus refuser l'accès de l'île par les autorités italiennes, bien que six pays européens (France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne) se soient résolus à se partager le fardeau pour leurs populations. C'est ainsi que la France s'est engagée à prendre en charge 40 d'entre eux.

L'association espagnole a porté assistance à certains des migrants abandonnés par leurs passeurs au large de la Libye mais n'a pas tenu plus de 19 jours, avant d'à son tour passer le relais à des corps plus responsables. L'entourage de l'Open Arms parle pourtant de record du SeaWatch3 battu :  fin décembre, ce dernier avait secouru des migrants et avait imposé leur débarquement à Malte, le 9 janvier de cette année. 

L'Open Arms comptait 147 migrants à bord à son arrivée jeudi près de Lampedusa, et un peu plus de 80 après l'évacuation de plusieurs dizaines de mineurs non accompagnés ou de malades, ces derniers jours, et aussi de migrants qui avait sauté à l'eau mardi pour forcer la main aux autorités italiennes
Quinze d'entre eux, certains sans gilets de sauvetage, ont tenté de braver les autorités italiennes tout en essayant de dramatiser la situation, se jetant par dessus-bord pour tenter de rejoindre Lampedusa à la nage. Selon une porte-parole de l'association, les garde-côtes italiens les ont "secourus" et amenés sur l'île.
Les associations dites "humanitaires" dédaignent la Tunisie,
démontrant leur volonté politique de fragiliser l'Italie et l'UE
  
Face au refus du très populaire ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini pourtant ciblé par la gauche européenne de les laisser débarquer, le juge sicilien a pris Madrid de vitesse : mardi, le gouvernement espagnol avait en effet envoyé un navire militaire vers la Sicile pour y prendre en charge directement les migrants et les amener à Majorque, à environ mille kilomètres de la Sicile. Le procureur d'Agrigente a-t-il été motivé par la volonté politique de mettre Salvini dans l'embarras ?
Le gouvernement espagnol n'était pas en mesure de dire si son navire, parti à 18h30 (16H30 GMT) de la base de Rota (sud) pour Lampedusa, rebrousserait chemin après la décision de la justice italienne..L'empreinte carbone de ce fiasco écologiste n'est pas évoqué, non plus que la dépense engagée par le peuple espagnol.

Le magistrat italien fait flèche de tout bois politique

Le procureur d'Agrigente a pris aussi la décision de mettre préventivement sous séquestre l'Open Arms, dans le cadre d'une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d'actes officiels, dont Matteo Salvini a estimé, sur Facebook, qu'elle le vise directement.
"Si quelqu'un pense me faire peur avec la énième plainte et demande de procès, il se trompe. Ce serait une blague d'être parvenu à convaincre l'Espagne d'envoyer un navire (pour récupérer les migrants) et maintenant d'oeuvrer à les faire débarquer en Italie et faire juger le ministre de l'Intérieur qui continue de défendre les frontières du pays", a-t-il ironisé sur Facebook.

Il ne resterait alors plus, au large des côtes libyennes, qu'un seul navire associatif pour exercer l'un de ces appels d'air réguliers qui stimulent les passeurs vénaux désireux de faire fortune en chargeant des candidats à l'Eldorado social européen dans des embarcations de fortune, au péril de leurs vies.
Actuellement au nord-est de Malte, l'Ocean Viking cherche lui aussi à débarquer 356 migrants "dans un port sûr" ! Mais le sort de ce nombre important d'êtres humains que le bateau affrété par les Français SOS Méditerranée et Médecins sans frontières fait l'objet de longues et difficiles négociations entre Etats : leur prise en charge est en effet une difficulté supplémentaire imposée aux populations européennes déjà éprouvées de Grèce, Italie, Espagne et France dont les gouvernements font face à des crises sociales longues du fait d'économies endettées et peinant à assurer un pouvoir d'achat décent à leurs populations contraintes à partager leurs aides sociales. Sans cesse pressée de prendre en charge de nouvelles vagues d'Africains, l'Union européenne à l'écoute parfois de ses ressortissants se fait tirer l'oreille pour accueillir les migrants mis en péril par les passeurs libyens et relayés par les navires d'associations vertueuses d'idéologie internationaliste. 

- Passe d'armes -

Le sort des migrants de l'Open Arms a tourné à la passe d'armes entre Madrid et Matteo Salvini, accusé de vouloir tirer profit de cette affaire en pleine crise politique à Rome, où le gouvernement populiste, torpillé par le patron de la Ligue (extrême droite), a chuté mardi.



Conspuant une nouvelle fois M. Salvini, dont elle avait taxé lundi la position vis-à-vis de l'Open Arms de "honte pour l'humanité", la ministre espagnole de la Défense Margarita Robles a jugé mardi que "les vies humaines ne lui importaient pas".

"La fermeté est l'unique façon d'éviter à l'Italie de redevenir le camp de réfugiés de l'Europe, comme le démontre encore ces heures-ci le bateau de l'ONG espagnole des faux malades et des faux mineurs", a martelé pour sa part M. Salvini sur Twitter.

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