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samedi 20 juillet 2019

Dîners entre amis des Rugy: les noms de certains convives sont sur la place publique

La liste des convives compromis est incomplète
 
Certains parasites du pouvoir macronien restent dissimulés



La liste communiquée par le cabinet du ministre est lacunaire. 
Elle ne révèle la présence que de quelques journalistes, entrepreneurs et personnalités du monde artistique et culturel français, pique-assiettes régalés par les époux Rugy, sur des fonds publics, aux frais de la République, en grande pompe  par le ministre l'Ecologie François de Rugy qui semble dîner en solitaire, si on en croit la photo sur laquelle le parvenu pose avec complaisance et fatuité (ci-dessus).

Rugy s'est fait épingler par Mediapart pour son train de vie fastueux à l'hôtel de Lassay, résidence officielle des présidents de l'Assemblée nationale, où s'épanouit actuellement Richard Ferrand. 

L'écologiste s'est défendu en évoquant des "dîners informels (...) dans le cadre de l'exercice de ses fonctions", tandis que l'enquête décrit plutôt des amis et des proches du couple. 

Le cabinet du ministère d'Elisabeth Borne a donné connaissance d'une liste des convives de ces "fastueux dîners", ce mercredi 

De nombreux journalistes étaient par exemple présents à la table du ministre et de son épouse, Séverine Servat, comme le journaliste d'Europe 1 Jean-Michel Aphatie, ainsi que sa femme en 2017. Dans un tweet publié dans la journée, l'animateur radio a dit regretter d'avoir accepté l'invitation de François de Rugy, concédant "une erreur". Il aurait été invité par l'intermédiaire de sa femme, amie de l'épouse de François de Rugy.

Guillaume@GuillaumeDelah6
Vous trouvez normal en tant que journaliste de dîner à l’AN avec le président de l’Assemblée Nationale? Vraiment, ça ne vous dérange pas? Vous ne voyez pas le problème? C’est que vous êtes dedans depuis trop longtemps si vous trouvez cela normal.
jean-michel aphatie
@jmaphatie
J’ai toujours refusé les dîners avec des responsables politiques. J’ai dérogé à la règle ce soir là. Erreur de ma part. Je vais rentre au couvent
39
De nombreux autres journalistes "libres et indépendants" sont allés à la gamelle, 
dont Serge Raffy (L'Obs, groupe Perdriel et Le Monde de Niel et Pigasse)
le directeur de Franceinfo (Radio France), Alexandre Kara
l'auteur et reporter altermondialiste Guillaume Dasquié
l'écrivaine (auteur de la bio non autorisée " Carla, une vie secrète ", Flammarion) et journaliste Besma Lahouri, qui enquête sur les relations amoureuses entre journalistes et hommes politiques ("quatre'z histoires"), collaboratrice regulière du groupe L'Express-Roularta (propriété de SFR Presse, groupe créé et détenu par l'entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi, actionnaire principal de Libération comme de BFM);
le rédacteur en chef du magazine Capital (groupe allemand Prisma), François Genthiel; 
la présidente du directoire d’Arte France, Véronique Cayla
ou encore le journaliste franco-marocain Patrice Romedenne, rédacteur en chef confus et bredouillant de 'Télé Matin' sur France 2, France Télévisions;
mais aussi la productrice Vanessa Djian (

UniFrance films,

dirigée par feu Daniel Toscan du Plantier, puis la socialiste Isabelle Giordano, épouse de Stéphane Osmont, Stéphane Dottelonde, de son vrai nom, président de l'Union de la Publicité Extérieure);
et le réalisateur franco-marocain Philippe Faucon, réalisateur produit par son épouse, Yasmina Nini-Faucon (Istiqlal Films, du nom du parti nationaliste marocain), etc...

Entrepreneurs et personnalités du monde culturel
Parmi les très nombreux invités, on relève également des chefs d'entreprise (non dévoilés)
des économistes comme Céline Dubois, Business Development Director chez CityScoot, 
Aurélie Jean, docteure en science des matériaux et mécanique numérique, PDG de Silico Veritas, 
Jean-François Amadieu, sociologue spécialiste des relations sociales au travail, très apprécié de BFMTV où il est consultant complaisant de certains. 

Des patrons et un créateur de BD
Résultat de recherche d'images pour "Silex and the city"
Mais aussi Yann Algan, économiste, doyen de l'école d'affaires publiques de Sciences Po Paris; 
Yaël Mellul, responsable du pôle d'aide aux victimes de violences conjugales du centre Monceau; 
Anne Sidi, directrice du développement de TeamInside; 
Philippe Rodriguez, président de l’EBG (Electronic Business Group); 
Louis-Christophe Laurent, investisseur dans les technologies, consommation durable, 
ainsi qu'Edouard Tétreau, conseiller de dirigeants d’entreprises, chroniqueur et essayiste.

Résultat de recherche d'images pour "Silex and the city"
Des personnalités médiatisées du monde artistique et culturel apparaissent également sur la liste des convives de l'ancien président de l'Assemblée, désormais élu qui pointe à l'Assemblée. 
On peut citer Jul, créateur de la bande dessinée Silex and the city; 
Michel Brunet, paloéanthropologue, professeur au collège de France; 
Fabrice Hergott, directeur du Musée d’Art moderne de la ville de Paris; 
Christian Langlois-Meurinne, président de la société des Amis du musée d'art moderne de la ville de Paris; 
Vincent Valentin, professeur de droit public, de philosophie du droit à l'IEP de Rennes et co- auteur de l'ouvrage L'affaire Baby-loup ou la nouvelle laïcité.

Repas polémiques des Rugy : solidaire, Richard Ferrand blanchit son prédécesseur, ancien président

Les dîners de homard et de grands crus étaient bien des repas de travail ordinaires au domicile officiel du président, concluent les enquêteurs de  Ferrand

L'enquête menée par des juges et partie conclut que les Rugy et leurs invités n'ont pas commis de faute : ils se sont pas gobergés plus que d'habitude à nos frais

Résultat de recherche d'images pour "repas romain"












Sur la base des règles en vigueur, il n'y a rien à reprocher à François de Rugy quand il était président de l'Assemblée nationale, conclut ...l'Assemblée. Richard Ferrand est solidaire de son successeur : ses "dîners mondains" sont des "dîners de travail informels" ! Sans doute le nouveau locataire du Palais Bourbon apprécie-t-il de pouvoir profiter des travaux engagés à grands frais avant lui, pour 63.000 euros, et notamment le dressing géant flambant neuf à 17.000 euros.
Les enquêteurs de l'Assemblée nationale n'ont donc plus aucun doute sur les dîners polémiques de François de Rugy et leurs résultats seront connus mardi 23 juillet. Selon une source proche de l'enquête, ils assurent qu'il s'agirait bien de dîners professionnels à l'hôtel de Lassay, résidence de fonction du président de l'Assemblée. Le homard et les grands crus à 500 euros la bouteille sont des produits de qualité qui gardent la tête claire aux journalistes, avocats et chefs d'entreprises en vue d'une séance de travail intense, au domicile. Ces travailleurs forcenés du soir ne verront pas leurs noms livrés en pâture aux "gens qui ne sont rien", promesse de "transparence" du candidat Macron, rappel des heures sombres de l'Ancien régime...

Le rapport ne devrait pas révéler les identités de l'intégralité des invités. 
La transparence conservera donc des zones d'ombre, bien que personne n'ait rien à cacher.
On notera toutefois que l'épouse Rugy a commencé par déclarer qu'il s'agissait de "dîners entre amis". Mediapart avait alors révélé que l'ancien président de l'Assemblée nationale avait organisé des dîners sur les fonds publics attribués à l'hôtel de Lassay, affirmant que ces soirées relevaient de "soirées entre amis" et l'épouse de Rugy avait confirmé. 
Résultat de recherche d'images pour "SEVERINE SERVAT"
Fin août, le roman d'Emilie Frèche, compagne 
de l'ex-mari de Séverine Servat, épouse de Rugy, 
Jérôme Guedj, paraîtra dans les librairies
Les images des dîners organisés à l'hôtel de Lassay, lorsqu'il présidait l'Assemblée nationale, auraient été transmises par une femme présente et qui pourtant avait manifestement des comptes à régler avec Séverine Servat, épouse Rugy. Séverine de Rugy l'avait glissé au Point, le 11 juillet, puis l'avait répété auprès de ses bienveillants confrères de Paris Match, le jeudi suivant. "Piégée par une amie qui a donné, selon elle, les photos à Mediapart [...], elle plaide "l'imprudence"", écrit ainsi l'hebdomadaire.

L'épouse, journaliste people à Gala, aurait joué un rôle important dans l'organisation de ces dîners "entre amis" que l'enquête interne à l'Assemblée veut faire passer pour "professionnels", notamment concernant "le choix des invités", écrit Mediapart. Ces derniers auraient, pour la plupart, été des membres du cercle amical et professionnel de la journaliste, selon le media en ligne d'investigation.

Nul n'a oublié en outre que le journaliste Jean-Michel Aphatie, salarié de la chaîne Macron-friendly de propagande en continu a déclaré 
"Moi, j'ai été associé à ce dîner car ma femme et celle de François Rugy étaient amies, et donc l'invitation est passée par ce canal amical". Des amitiés professionnelles, par conséquent...
Mais sur le volet "dîner à l'hôtel de Lassay", on s'aperçoit que ce sont bien "des dîners professionnels", assure une source proche de l'enquête.

François de Rugy est irréprochable sur ses dépenses de bouche ?


Sèche-cheveux livré avec la valise du député lambda ?

Pour les laisser aussi propres
comme ils les ont trouvés.
 
Quant au sèche-cheveux à 499 euros, "il n'existe pas", selon cette source proche de Richard Ferrand. 

Toutefois, l'acquisition d'un modèle de la même marque haut de gamme a bien été "constatée". Il a été abandonné dans l'appartement de fonction : c'est donc madame Ferrand qui en a hérité, pour un usage personnel avant d'aller à la poissonnerie. Mais contrairement à ce qui a été évoqué dans plusieurs articles de presse, il n'est pas plaqué or. Selon le magazine Marianne, les enquêteurs auraient même quelques articles plaqués or à suggérer pour aller avec le sèche-cheveux... 

Des petits riens à se reprocher, mais qui nécessitent un garde-fou à venir !


Le successeur que Macron s'est choisi à Rugy, Richard Ferrand, devrait toutefois proposer de réfléchir à de nouvelles règles, en collaboration avec la déontologue de l'Assemblée. Etrange, si tout va pour le mieux dans le meilleur des "mondes nouveaux" de Macron : c'est comme Rugy qui promet de tout rembourser au centime près, alors qu'au final, il n'a commis aucune faute... L'objectif est de rendre plus transparent l'emploi du budget accordé au quatrième personnage de l'Etat et d'éviter que ne resurgissent de nouvelles tentations de faire un mauvais usage de l'argent public.

Indispensable au Palais des représentants du peuple, pour dégager les petits bouts de homard coincés entre les canines, le cure-dent en or 18 carats, Ader Nordmann & Dominique, 120 € 
Après avoir voulu s'exprimer dans le JDD de dimanche 21 juillet, voilà que le couple change finalement d'avis et s'impose une diète médiatique

Des "dîners mondains" entre amis à l'hôtel de Lassay, des mets fins dégustés entre gens de bonne compagnie, arrosés de grands crus sous les ors de la République et aux frais du contribuable dans un cadre qui pose question. Et, cerise sur le gâteau, un zeste de légèreté fiscale dans l'usage des indemnités représentatives de frais de mandat... Empêtrés dans le scandale du HomardGate, comme on le surnomme avec gourmandise dans les milieux sains de la République, depuis les révélations en cascade de Mediapart, les époux de Rugy brûlent de contre-attaquer et l'ancien patron de l'Assemblée de "laver son honneur", mais il semble bien que le président Macron les aient sommés de se faire petits.

La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf est réduite à l'état de vermisseau.
 
L'ex-président de l'Assemblée (pendant 12 mois), devenu ministre d'Etat de Macron (pendant 10)  - démissionnaire le 16 juillet 2019 - est redevenu simple député légitimiste, un comble dans une famille orléaniste ! KO debout dans l'attente du rapport de l'inspection demandée par Matignon. Or, en matière de communication de crise, "il faut savoir préparer le match retour", assurent les spécialistes.

Pas besoin d'un communicant : les parasites auront besoin d'un avocat
Dès les premiers jours de la crise, le communicant Stéphane Fouks aurait d'abord discrètement offert ses services au couple Rugy. Une offre  logique entre copains : Léo Finkel, un ancien d'Havas, dont Fouks est vice-président, est au cabinet du ministre comme conseiller presse et communication. Mais, contacté par L'Express, l'intéressé riposte en démentant sèchement toute intervention sérieuse dans cette affaire, tout comme l'entourage de l'ancien ministre : "Il n'y a eu ni verbatim, ni plan de com', ni éléments de langage. Quand on fait face à la calomnie, on n'a pas besoin d'un communicant mais d'un avocat".
Image associée

Une nécessité corroborée par de premières maladresses, comme ces aversions supposées au champagne et cette intolérance unique aux crustacés invoquées par le ministre pour se défendre. "Une connerie. Mais c'est l'erreur d'un homme d'honneur déstabilisé par l'opprobre qu'on lui jetait au visage", minimise aujourd'hui l'entourage du couple Rugy.

L'irruption dans le dossier du pénaliste Pierre-Olivier Sur
, dès le 12 juillet, est le signe d'un changement radical de stratégie des époux dans la tourmente. L'intervention de l'ancien bâtonnier du barreau de Paris (défenseur d'Isabelle Balkany, comme du consortium dans l'affaire Tapie) a d'abord pris la forme d'une plainte en diffamation à l'égard du journal en ligne Mediapart dirigé par Edwy Plenel. Une plainte enregistrée deux petites heures seulement avant la démission de François de Rugy,  marquant symboliquement le temps de la contre-attaque juridique, si ce n'est médiatique.


Leur avocat : "La contre-attaque sera terrible"


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Dans un second temps, la communication du couple a été verrouillée : finis les JT qui sollicitaient la parole en plateau de l'ex-ministre d'Etat, fini aussi l'entretien avec le JDD qui espérait porter à sa Une dans son édition du 21 juillet deux pleines pages consacrées à la version de Séverine Servat de Rugy, indécente instigatrice des dîners de la disgrâce. L'intéressée aurait renoncé au dernier moment, prétextant des motifs juridiques. En fait, l'aveu de recommandations de son avocat de se taire.

Contacté par L'Express vendredi 19 juillet, Pierre-Olivier Sur confirme le besoin de discrétion du couple, du moins à ce stade. "
On va attendre le rapport de la déontologue de l'Assemblée - qui devrait être rendu public dans les premiers jours de la semaine prochaine. 
En attendant, on peut relever l'absence d'ouverture d'une enquête préliminaire et manifestement celle de tout motif de poursuites pénales", développe le pénaliste, indiquant que, dans l'entourage du couple, on s'attend plutôt à être conforté par ce document.

De Rugy-Borne, remplacement en grande vitesse de TGV
"Le temps médiatique et judiciaire s'est considérablement accéléré ces dernières années", commente encore l'avocat qui prévient que la riposte interviendra "sans doute dès la semaine prochaine, et autant vous prévenir que la contre-attaque sera terrible".  L'ancien ministre, dépeint comme "un type psychologiquement fragile" par un membre du gouvernement cité ce vendredi par le Parisien, n'a manifestement pas raccroché les gants. Et, dans son entourage, certains n'hésitent pas à envisager une réhabilitation. Ils ont confiance en la justice de classe pour le déclarer "déséquilibré" ?

Les investigations sont à présent terminées et le rapport est en cours de vérification, avant rédaction. Il sera remis à la présidence de l'Assemblée nationale et mis en ligne sur le site internet du Palais Bourbon, mardi.

vendredi 19 juillet 2019

Affaire de Rugy : qui étaient les journalistes invités ?

Mediapart détient-il vraiment les noms de ses confrères bien en cour

Les journalistes invités aux "fastueux dîners" écolos tardent à se faire connaître...

Le journaliste vedette de Mediapart a enquêté sur l’affaire de Rugy qui a valu la démission du ministre de la Transition écologique. Fabrice Arfi assure détenir une copie du carton d'invitation à l’un des fastueux dîners de François de Rugy. Menus de gala et vins à 500 euros la bouteille y seraient inscrits. En revanche, pas de trace du thème motivant la présence des convives à ces soi-disant symposiums dînatoires.

Suite à ces révélations, Mediapart envisage de dévoiler l’identité des invités. Jean-Michel Aphatie a déjà pris les devants, admettant manger à la gamelle du président de l'Assemblée nationale, au prétexte que sa femme est amie avec sa consoeur de la  presse caniveau à Gala, Séverine Servat, qui a épousé Rugy...

"Il n’y a pas de quoi "fouetter un homard""

Image illustrative de l’article Jean-Michel Aphatie
Certains journalistes ont avoué avoir participé aux dîners, mais qu'il n'y a "pas de quoi “fouetter un homard” ". Un comportement que le journaliste à Mediapart juge indécent. Il estime même que cela abîme l’image de la profession : "Ça renvoie l'image (…) d’une France d'en haut (…) qui fait ça en se justifiant de "pour rester connecté à la France d'en bas" " déplore Fabrice Arfi.

D’autres confirment : ils "racontent que c'étaient des trucs entre amis". 
Résultat de recherche d'images pour "carton invitation de Rugy"
Un argument que le journaliste de Mediapart n’arrive pas à concevoir. Pour leur défense, des amis du couple de Rugy ont clamé qu’ils parlaient politique et de leur métier, au cours de ces rencontres
"C'est pas la question. Là, la question, c'est que c'est un filtre relationnel amical," dénonce Fabrice Arfi.


Légion d'honneur: la cavalière Agnès Saal n'est plus chevalier, pour deux ans !

L'ex-patronne de l'INA est sanctionnée du rang d'officier 

Sanctionnée en 2015 pour des frais de taxis indus, cette proche d'Aurélie Filippetti a été suspendue pour deux ans de son titre de chevalier de la Légion d'honneur

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Elle a également vu sa nomination au grade d'officier annulée, selon le Journal Officiel de vendredi.

En avril 2014, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, annonça la nomination d'Agnès Saal au poste de présidente de l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Nommée par décret du 30 avril, elle succéda le 12 mai suivant à Mathieu Gallet qui devint président de Radio-France à 33 ans. Celui-ci sera condamné pour favoritisme, mais il exclura de démissionner. Il faudra que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) engage une procédure en janvier 2018 pour que lui soit retiré son mandat à Radio France, avec prise d'effet au 1er mars 2018.

"C'est bien pour l'histoire de ses frais de taxis" qu'il est procédé à cette suspension et cette rétrogradation, a confirmé une source dans l'entourage du président de la République.
Image associée
Les enquêteurs chargés de l'affaire auraient recensé près de 400.000 euros de notes de taxi durant les sept années à la direction du Centre Pompidou de cette énarque (promotion Solidarité, 1983). Ces notes de frais seraient toujours en cours de vérification. Selon le Centre Pompidou, "le chiffre avancé par L'Express n'est pas exact", mais il ne souhaite pas intervenir davantage, la procédure étant en cours. Toujours selon ce journal, le montant serait plutôt de 90.000 euros pour sept ans dont 38.000 euros pour la période allant de janvier 2013 et avril 2014. Ce qui devient tellement plus acceptable !
Début janvier 2016, elle est exclue temporairement par décret de la fonction publique pour 2 ans, dont 6 mois ferme sans traitement.
Le 11 avril 2016, elle est convoquée devant le tribunal correctionnel dans le cadre d'une procédure de 'plaider-coupable', accusée "d’
avoir détourné 23.788,46 euros (hors taxes) de fonds publics entre mai 2014 et avril 2015" lorsqu'elle était présidente de l'INA. Les courses en taxi bénéficiaient essentiellement à ses enfants. Agnès Saal est condamnée à 150 jours-amende (à 30 euros par jour, soit 4.500 euros d'amende) et 3.000 euros de dommages-intérêts au profit d'Anticor, auxquels s'ajoutent trois mois de prison avec sursis pour des faits similaires lorsqu'elle était directrice du centre Georges Pompidou.
"C'est la grande chancellerie qui décide des mesures disciplinaires", explique la même source, même si c'est "le président de la République, grand maître de l'Ordre, qui signe les décrets"La même source ajoute que "la procédure a été entamée dès le mois de juin 2016" mais qu'elle a pris du temps en raison des différentes consultations nécessaires.

A. Saal avait été promue au grade d'officier par décret du 31 décembre 2014, avant la révélation de l'affaire. Filippetti avait quitté ses fonctions le 25 août 2014, refusant de participer au second gouvernement de Manuel Valls, avant de rejoindre Génération.s en janvier 2018.
Le 28 avril 2015, Agnès Saal présenta sa démission sur demande de la ministre après des révélations sur des factures de taxi.
A la suite de quoi, Fleur Pellerin, ex-membre de l'équipe de campagne de Lionel Jospin en 2002, sous l'autorité de Pierre Moscovici, lui retrouva un poste auprès d'elle au ministère de la Culture, où elle l'a fit "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences". Marylise Lebranchu, ministre socialiste de la Fonction publique, dit alors comprendre toutes les réactions liées au nouvel emploi d'Agnès Saal, mais expliqua que "les fonctionnaires ne peuvent pas être révoqués du jour au lendemain par un ministre pour des raisons politiques" Vous avez dit "politiques" ?
"Il est décidé qu'il ne sera pas procédé à la réception dans le grade d'officier de la Légion d'honneur" de celle qui est désormais haut fonctionnaire à l'égalité, la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la Culture, indique le JO. 
Cette mission 'diversité et égalité' a été créée en 2016 pour Agnès Saal qui la préside. Elle ne comprend que deux personnes (Philippe Chamoin et Delphine Harmel) et travaille en transversalité avec l’ensemble des directions de l’administration centrale et le service des ressources humaines.

Et "elle est suspendue pour une durée de deux ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier", est-il écrit.

Deux autres personnes sont également suspendues de leur Légion d'honneur

Le préfet Jean-Jacques Debacq, condamné pour avoir fait payer ses contraventions par son administration, et Jean Daubigny, ancien préfet et directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, condamné pour fraude fiscale.

Saal reste commandeur des Arts et des Lettres‎...

Rugy jugeait "inacceptable" qu'on demande des comptes aux députés

Les députés n'ont pas à être plus transparents sur leurs frais de mandat, selon monsieur de Rugy

de Rugy n'a pas entendu parler de la nuit d'abolition des privilèges et des droits féodaux (Nuit du 4 août 1789)

Résultat de recherche d'images pour "uit d'abolition des privilèges et des droits féodaux"Après la démission de François de Rugy, 'Regards citoyens' - "collectif visant à utiliser un maximum de données publiques pour alimenter le débat politique" - a détaillé vendredi 19 juillet sur Twitter un rendez-vous avec l'écologiste lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Selon l'association qui vise à promouvoir l'ouverture des données publiques, Rugy ne voulait pas livrer les relevés de son compte bancaire d'indemnités pour frais de mandat (IRFM).

Le ministre d'Etat de Macron, ministre de la Transition écologique, François de Rugy a dû démissionner en début de semaine, confronté aux scandales sur son train de vie et ses pratiques fiscales - dîners fastueux à l'Assemblée nationale, rénovation coûteuse de son appartement de fonction ou "loyer social préférentiel" attribué sur déclaration d'imposition exceptionnellement réduite... : l'ancien président de l'Assemblée nationale a utilisé ses frais de mandat de député pour payer une partie de ses cotisations d'élu à son ancien parti EELV, tout en les déduisant du calcul de ses impôts, selon la dernière enquête de Mediapart publié mardi, qui montre que tout le monde y gagnait (son compte en banque et son parti, EELV). De nouvelles révélations qui semblent avoir précipité son départ.

Un rendez-vous avec Rugy, alors qu'il était président de l'Assemblée en 2017,  revient à l'esprit de l'association Regards citoyens

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Armes de la famille Goullet de Rugy,
qui comporte un capitaine de la grande fauconnerie.
"Il ne faut jamais dire : 
fontaine, je ne boirai pas de ton eau"
"A notre grande surprise, l'entretien débute avec une photo souvenir par le photographe de l'Assemblée : la communication était manifestement un objectif important du rendez-vous", explique, ce vendredi 19 juillet, le collectif à l'origine du site nosdéputés.fr, "qui vise à promouvoir la transparence des données publiques en mettant au jour l'activité parlementaire des députés" dans une série de tweets. 

"Entamant un long monologue, François de Rugy manifesta son envie d'avancer et de reprendre certaines de nos idées, mais ses propositions pro-transparence manquaient de vision politique. Les rapports de force lui étant défavorables, il semblait chercher du soutien de l'extérieur", précise Regards citoyens. Certains points sont abordés et semblent avoir une issue favorable.

"Les relevés bancaires, c'est personnel"...

"Arrive alors la dernière partie du rendez-vous : la transparence institutionnelle de l'Assemblée nationale (...) Au moment où nous abordons la question des frais de mandat, François de Rugy s'énerve en déclarant : 'Il y a même une association qui a demandé aux députés de faire la transparence sur leur IRFM, c'est inacceptable ! Les relevés bancaires, c'est personnel !'". Un égarement face à un collectif tel que Regards citoyens. "En mai 2017, nous l'avions contacté, ainsi que tous ses collègues, pour lui demander les six derniers mois de relevés de son compte bancaire IRFM."
Lors de ce rendez-vous, le président de l'Assemblée, assure que le dossier a été géré avec la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA). "Il faisait référence à un courrier demandant à la CADA de refuser notre demande, et laissait entendre qu'il avait eu une action décisive dans la décision prise par l'autorité indépendante", dénonce l'association, dont la demande de transparence a été rejetée fin juin par le Conseil d'État. 

"Nous avons quitté l'hôtel de Lassay avec l'impression que si François de Rugy allait permettre de faire bouger des choses en matière de transparence, ces changements ne seraient pas structurels et qu'il faudrait attendre encore pour obtenir la nécessaire publicité des frais de mandats", conclut Regards Citoyens. 

Quelle évolution des frais de mandat ?

En plus de leur rémunération, les députés bénéficiaient jusqu'en 2015 d'une "avance" de frais pour faire face à certaines dépenses liées à leur mandat. Cette enveloppe de quelque 5.000 euros mensuels n'était pas contrôlée. Après des abus (vacances, téléviseurs et autres dépenses payées avec l'IRFM), Assemblée nationale puis Sénat avaient édicté en 2015 une liste - très générale - des dépenses autorisées et interdites (dont l'acquisition d'un bien immobilier et les cotisations aux partis), et imposé le versement de l'indemnité sur un compte bancaire dédié. Les députés devaient aussi certifier sur l'honneur le bon usage des dépenses.
Or, en novembre 2017, on apprenant que certains députés s'enrichissaient en utilisaient leurs indemnités pour se livrer à des opérations immobilières. Ces derniers ont acquis leurs permanences parlementaires avec leur indemnité de frais de mandat. Une pratique dénoncée par les associations anti-corruption et interdite par l’Assemblée nationale et le Sénat en 2015. Un socialiste et ancien ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, avait été visé par une plainte pour l'achat de sa permanence parlementaire avec des fonds publics. Urvoas aurait acheté sa permanence à Quimper (Finistère), et en serait resté propriétaire. A l'origine de cette plainte, Cicero 29, un "Comité d'Intervention des Citoyens Enquêteurs pour une République honnête", qui dénonce un "enrichissement personnel" estimé à plus de 200.000 euros.confiance-frais.jpg

Un système plus strict - pour les députés comme les sénateurs - a été fixé par les lois "pour la confiance dans la vie politique" adoptées à l'été 2017. La majorité a opté pour une transformation de l'IRFM, depuis le 1er janvier 2018, en une "avance" de frais de mandat (AFM) d'un montant mensuel de 5.373 euros (même montant que l'ancienne IRFM), dont 600 euros peuvent être dépensés sans justificatifs.

Une trentaine de députés auraient avoué avoir utilisé leurs indemnités pour acquérir leur permanence. 
Parmi eux, plusieurs noms émergent. L'ancienne ministre PS de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso aurait notamment acheté un local à Grenoble grâce à un prêt à faible taux de l'Assemblée nationale. 

François Sauvadet, ancien ministre UDI de la Fonction publique, aurait quant à lui fait l'acquisition d'une maison avec piscine, en remboursant son prêt avec ses indemnités d'élu.

Alain Gest à Amiens ou encore Guy Geoffroy en Seine-et-Marne (LR) sont également cités, certains ayant revendu ou mis en location leur permanence, avec une plus-value à la clé. "C'était la règle il y a quinze ans. On achetait; on [?] nous disait de faire ainsi", justifie même Patricia Adam, une professionnelle des services sociaux, militante active dans les associations de planning familial.

De son côté, la députée PS du Finistère, Patricia Adam, s'est offert un appartement à Brest, en 2003, pour 88.769 euros. "Je l'ai entièrement financé avec l'IRFM, en remboursant pendant dix ans. Pendant mon dernier mandat, je ne me suis pas versé de loyer, ça n'a rien coûté", a même détaillé l'élue bretonne. 

Macron a dépassé son budget de 5,6 millions d'euros en 2018

La dotation initiale de 103 millions d’euros s’est révélée insuffisante pour couvrir les dépenses

La faute 
aux Gilets jaunes et au cours du homard ?  

Résultat de recherche d'images pour "brigitte macron piscine"
Une piscine polémique à 34.000 euros a été installée 
pour la famille de Brigitte? au fort de Brégançon en août 2018
Les Macron partagent avec les Gilets jaunes les fins de mois difficiles... 
A l'Elysée, le budget du couple était dans le rouge pour seulement de 5,6 millions d'euros en 2018 : le Château a dépassé son budget initial, en prélevant cinq millions d’euros sur ...ses réserves, selon le rapport annuel de la Cour des comptes : des fonds secrets ? En cause, une augmentation déraisonnée de l’activité du président frénétique qui n'a cure des questions d'intendance. Il a été conseiller économique de Hollande, avant d'être ministre de l'Economie...

"Les dépenses de la présidence se sont élevés à 105,07 millions d’euros et les charges à 108,88 millions, précise la Cour, soit un "résultat déficitaire à hauteur de - 3,81 millions d'euros". La hausse des charges (+6,6 % par rapport à 2017) "s’explique [on n'en doute pas!] principalement par celle des charges de personnel et de fonctionnement courant, en raison d’un accroissement de l’activité de la présidence", durant cette première année complète du quinquennat d'Emmanuel Macron, note-t-elle.

La masse salariale en augmentation : 
les Macron ont des besoins grandissants de personnels
Malgré une piscine neuve, l'épouse mobilise du personnel
pour faire un petit tour en scooter des mers
"La dotation budgétaire initiale, de 103 millions d’euros, s’étant révélée insuffisante pour couvrir les dépenses, un prélèvement sur la réserve d’un montant de 5,67 millions a dû être effectué pour contribuer à rétablir l’équilibre budgétaire", indiquent les magistrats. Concernant les effectifs en personnels au 31 décembre 2018, la présidence disposait de 816 agents, dont 333 militaires et 483 civils, contre 822 fin 2017, et le commandement militaire représentait à lui seul 30 % des effectifs. Les militaires n'ont donc pas été affectés en plus grand nombre au couple, et détournés du budget militaire... 

Les personnels de l'Elysée sont-ils plus grassement payés, alors ?
La masse salariale a augmenté de 4,2 % en 2018, bien supérieure à la hausse des salaires des fonctionnaires, notamment retraités, "ses facteurs d’évolution n’étant que partiellement maîtrisés par la présidence" : les agents "mis à disposition" par d’autres services de l’Etat dépendant de leur administration d’origine.
Mais la Cour des comptes est confiante : les dispositions passées incriminées "devraient être revues grâce au plan de transformation de l’Elysée mis en place en 2019". Les "autres services de l’Etat" doivent désormais prendre à leur compte les charges salariales de leurs "mis à disposition"... Le Palais ne cesse de clamer qu'il est au travail 24/24, mais le recours aux heures supplémentaires aurait diminué, tout en restant pourtant "élevé" au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), des personnels strictement soumis au devoir de réserve. Ca tombe bien.

Ca ira mieux demain, avec une réorganisation pour 2019

L’Elysée se défend, estimant que le rythme plus soutenu de l’activité des services de la présidence en 2018 par rapport à 2017 - au temps du "capitaine de pédalo" respectueux de la planète - entraîne mécaniquement une hausse des dépenses de fonctionnement, dont il n'est pas responsable, on l'a vu... C'est pourtant la présidence qui a engagé une réorganisation. Mise en place en 2019, elle doit par ailleurs permettre "à la fois d’améliorer l’efficience des services, les conditions de travail des agents et d’assurer la maîtrise des dépenses", promet-on.

Le nouveau logiciel de gestion mis en place début ...2017 "paraît répondre aux besoins de la présidence," se réjouit  par ailleurs la Cour des comptes, bien qu'il ait tardé à produire ses effets. 

Un contrôle spécifique porte enfin sur les dépenses relatives à l’activité de Brigitte Macron

Cette dame n'a pas d'existence constitutionnelle, mais a un coût.
Cette sexagénaire bénéficie d'attentions particulières parmi les retraités de France et les soins que lui prodigue la République sont non seulement inéquitables, mais indus. Ses dépenses budgétaires "viennent pour l’essentiel de dépenses de personnel", assurent encore les comptables de l'Etat.

L’épouse du chef de l’Etat dispose d’un directeur de cabinet et d’un chef de cabinet, qui préparent ses rendez-vous, et de deux secrétaires. 
Il faut leur ajouter que sept agents du service de la correspondance présidentielle sont affectés "au traitement des 19.500 courriers qu’elle a reçus en 2018" et elle ne bénéficie d'"aucun budget de représentation". Juste une garde-robe en prêt.

Il manque au moins un personnel à ce décompte.
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Ils sont quatre pour accompagner Brigitte
lors du pipi de Nemo 
Il semble ainsi que la maman de Manu est soutenue par onze personnes. Il en est une qui manque à cette énumération: outre les officiers du Groupe de sécurité de la présidence de la République  qui l'assistent au cours de ses promenades du chien présidentiel, Nemo, la coiffeuse !



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Si "aucun budget de représentation" n'est attribué à Brigitte Macron, elle bénéficie néanmoins des services de la coiffeuse-maquilleuse de la Présidence
Les magistrats de la Cour des comptes ne sont pas en état de préciser qui a payé pour l'achat des extensions capillaires qui étoffent sa chevelure de sexagénaire.

Résultat de recherche d'images pour "PRIX DES EXTENSIONS capillaires"En revanche, "la Cour s’est fait confirmer que la personne chargée de choisir les vêtements qui lui sont prêtés pour les manifestations et les déplacements officiels n’est pas rémunérée par la présidence de la République".
Dans un rapport publié mardi 24 juillet 2018, la Cour des comptes estimait à au moins 278.750 euros annuels le budget de l'épouse. 
Or, dans leur rapport sur l'exercice 2017, les magistrats de la Cour admettaient d'emblée qu'ils n'avaient pas pu chiffrer le coût total de Brigitte Trogneux-Macron, malgré la charte de transparence de la présidence. "Cette forme de comptabilité reste à ce jour insuffisamment développée pour réaliser complètement cet exercice", lisait-on dans le rapport. 

Pas moins de six bureaux et deux voitures.
Le rapport rappelle également que l'épouse bénéficie de six bureaux dans "l’aile Madame" de l’Hôtel d’Evreux (le bâtiment central de l'Elysée), celui qui donne sur les jardins, sans compter les  membres du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) dont elle jouit
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Deux véhicules issus de la flotte présidentielle lui sont affectés : l’un pour ces déplacements, l’autre pour les agents du GSPR qui la protègent.