POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

mercredi 30 mai 2007

Législatives en Ile-de-France

Prospective
Dominatrice en Ile-de-France, avec deux tiers des députés sortants, la droite tentera de confirmer aux législatives de juin sa percée de 2002, lors d'un scrutin qui par ailleurs pourrait avoir des allures d'hallali pour le PC, face au défi de conserver ses fiefs de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Derniers soubresauts du PCF
Fort de 9 députés, le PCF devrait être la principale victime de ces législatives, comme de son idéologie rétrograde et agressive.
Après ce scrutin, "le PCF pourrait rejoindre le Parti radical au cimetière des grandes figures posthumes de la République", a même avancé l'historien Stéphane Courtois fin mai dans une tribune au journal Le Monde. Le défi du parti communiste est d'autant plus difficile qu'à l'inverse des législatives de 1997 et 2002 il trouvera cette fois sur sa route des candidats socialistes.
Après son 1,93% au premier tour de la présidentielle, Marie-George Buffet, secrétaire générale du parti et députée de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, voudra éviter le sort de son prédécesseur à la tête du mouvement, Robert Hue, battu en 2002 dans son fief d'Argenteuil.
De même, autre vestige, Patrick Braouezec aura fort à faire dans la 2e de Seine-Saint-Denis, face à un candidat communiste dissident, un socialiste, et l'ancien champion du monde de judo Djamel Bouras, labellisé MoDem.
Autre pari pour le PC: sauver son dernier fauteuil de député dans le Val-de-Marne, seul département dont il détient encore la présidence du Conseil général avec la Seine-Saint-Denis.

Une droite en forme
Avec 65 des 99 députés sortants, dont des "grands chelems" en Seine-et-Marne (9 sur 9) et dans les Yvelines (12 sur 12), la droite va tenter de surfer sur la vague bleue attendue. En position de force après la présidentielle, l'UMP va tenter d'enfoncer le clou, misant à la fois sur des jeunes –et non pas de gamines- en position de gagne, comme Valérie Pécresse dans les Yvelines ou Nathalie Kosciusko-Morizet dans l'Essonne.
Parmi les vieux briscards, la palme de l'ancienneté revient indubitablement à Didier Julia, inamovible député de la 2e de Seine-et-Marne depuis 1967 et investi à nouveau cette année par l'UMP, grâce à la verdeur de ses 74 ans.
La droite peut encore compter sur Jean-François Copé (UMP) en Seine-et-Marne,
ou encore Patrick Devedjian (UMP)
et André Santini (PSLE, Nouveau centre) dans les Hauts-de-Seine
La gauche socialiste
Vivier d'une grande partie de l'élite politique française, l'Ile-de-France verra également en lice Dominique Strauss-Kahn (PS) dans le Val d'Oise,
Elisabeth Guigou (PS) en Seine-Saint-Denis,
Manuel Valls (PS) et
Julien Dray (PS) dans l'Essonne.
Côté personnalités socialisantes, les lumières des législatives devraient également attirer d’autres papillons associatifs de nuit.
Fodé Sylla, ancien président de SOS-Racisme, est candidat PRG en Seine-Saint-Denis face au sortant Jean-Christophe Lagarde, doté de la seule étiquette Bobigny-Drancy après avoir refusé celle du MoDem.
Mouloud Aounit, président du Mrap, est en lice en Seine-Saint-Denis, malgré le refus du PCF de l'y investir.
Majoritaire en députés dans six des huit départements franciliens, la droite aura sans doute du mal à ajouter la Seine-Saint-Denis où elle ne compte encore que 4 élus sur 13.
De même, elle pourrait rencontrer de la résistance sur Paris où la gauche, sur la base des résultats de M.-S. Royal le 6 mai, pourrait rendre difficile l’acquisition du 7ème fauteuil de député par Arno Klarsfeld pour l'UMP dans la 8e circonscription.

Législatives: onze ministres sollicitent l’avis du peuple

Légitimité renforcée dans les urnes
Onze ministres, François Fillon en tête, se présentent aux législatives
, mettant en jeu leur portefeuille selon la règle édictée par le chef du gouvernement, mais pour la grande majorité, le risque est faible. Le 22 mai, le Premier ministre a prévenu que tout membre de son gouvernement, lui-même compris, battu aux législatives devrait abandonner son poste. Du coup, l'enjeu devient crucial pour les ministres-candidats. Mais la plupart ont une implantation telle qu'ils peuvent aborder l'épreuve avec sérénité.

C'est le cas du Premier ministre Fillon dans la quatrième circonscription de la Sarthe, toujours à droite depuis 1958. En 2002, elle l'avait réélu au premier tour (55,21%), laissant à distance Stéphane Le Foll (PS), collaborateur de François Hollande et de nouveau son adversaire en 2007. Cependant, au deuxième tour présidentiel, Nicolas Sarkozy n'y a réuni que 50,34%, presque trois points sous son score national. Mais si Le Foll est battu, il resterait au côté de Flamby 1er !…

Alain Juppé est le seul à se présenter dans une circonscription qui, le 6 mai, a préféré, et largement, M.-S. Royal à Nicolas Sarkozy. Le ministre d'Etat (Ecologie), qui veut retrouver son siège girondin après sa parenthèse québecoise, est donc dans une situation plus compliquée.
Au second tour de 2002, dans la 2ème circonscription de Gironde, qui est traditionnellement celle des maires de Bordeaux, il avait obtenu 55,49%. Deux ans plus tard, son successeur, Hugues Martin, avait, lors d'une législative partielle, enregistré quatre points de moins.
Surtout, la candidate socialiste à l'Elysée est arrivée première dans cette circonscription, au premier tour (32,92%) comme au second (54,66%).
Un écart que relativisent des politologues, en relevant, comme Gérard Le Gall ou Jean-Luc Parodi, la prime dont bénéficient les personnalités implantées. Ainsi, à l'automne 2006, la liste conduite par Alain Juppé pour la mairie de Bordeaux, l'avait emporté largement.

Les neuf autres ministres-candidats peuvent être confiants.
La benjamine Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), n'a rien à craindre dans la deuxième des Yvelines, qui lui a donné 65,11% de ses suffrages en 2002, et 61,62% à M. Sarkozy le 6 mai.
Eric Woerth (Budget) est dans la même situation dans la quatrième de l'Oise: 64,14% pour lui en 2002, 64,91% pour Sarkozy au deuxième tour présidentiel.
Dominique Bussereau (Transports) devrait être également réélu confortablement dans la quatrième des Charentes-Maritimes (62,31% en 2002)
Tout comme Christine Boutin (Logement) dans la 10° des Yvelines.
Jean-Louis Borloo (Economie), élu depuis 1993 dans la 21ème du Nord, y a obtenu en 2002 63,88%.
Mieux encore, aux dernières législatives, Michèle Alliot-Marie (Intérieur) avait failli être élue au premier tour dans la 6ème des Pyrénées-Atlantiques, pour rafler au second 60,88% des suffrages. Cependant dans cette circonscription, la domination de Nicolas Sarkozy le 6 mai a été moins nette: 52,88%.
Seul ministre centriste, Hervé Morin (Défense) ne craint rien a priori dans la troisième de l'Eure (61,85% aux dernières élections, 56,83% à Sarkozy).
Les autres cas
Roselyne Bachelot (Santé) n'est pas sortante dans la première du Maine-et-Loire, ayant choisi le Parlement européen en 2004. Mais elle espère retrouver le siège qui fut aussi celui de son père, forte de ses 58,27% de 2002 (52,39% pour Sarkozy le 6 mai).
Enfin, Xavier Bertrand (Emploi) élu pour la première fois en 2002 avec 56,96% dans la deuxième de l'Aisne, peut être serein (57% pour Sarkozy le 6 mai).

Le score des candidats promis au gouvernement sera aussi déterminant:
- Arno Klarsfeld devra gagner la 8e circonscription à Paris ou
- André Santini à Issy-les-Moulineaux.

Le PS envoie sa jeunesse au casse-pipe

Un peu de sang frais sur la glèbe des législatives
François Hollande, entouré de jeunes, de femmes et de représentants de "la diversité" candidats aux élections législatives, est allé hier mardi dans le fief de Nicolas Sarkozy, les Hauts-de-Seine, faire la démonstration symbolique du "nouveau visage du Parti socialiste".
Les socialistes essaient ainsi de tromper l'électorat jeune qu'ils avaient poussé à s'inscrire sur les listes électorales et 'massivement' au PS, pour qu'ils votent Sarkozy au final. Ils tentent maintenant de faire croire que le PS n'est pas seulement un parti fossilisé, un cimetière des éléphants. Sa jeunesse va donc faire les frais du relookage.
Une délégation du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), son président -Razzie Hammadi- en tête, reconnaissables à leurs tee-shirts, était placée en évidence au Zénith.
La chair fraîche était exhibée, en particulier huit candidats et candidates impréparés. Ainsi, la benjamine, Juliette Quinten, aura 23 ans -et une expérience folle-, mais l'âge minimum requis pour se présenter aux législatives - deux jours avant le 1er tour de scrutin, le 10 juin. Dans "une circonscription très bourgeoise", la 3e des Yvelines détenue par Christian Blanc, ses chances de gagner sont toutefois faibles: de la chair à canon dans la 'république du respect'...
Le jeune commando socialo lancé contre la vague bleue comprend
outre Frédéric Léveillé (37 ans, Orne)
- une vague beure , avec deux autres garçons:
Faouzi Lambdaoui, 44 ans, secrétaire national, candidat à Argenteuil-Bezons (Val d'Oise), une circonscription détenue par l'UMP où Mme Royal a recueilli 57,6% des suffrages le 6 mai
Abdel Mokhtari, candidat dans l'Oise.
(Et pas de fille beure)
- une vague rose avec 4 filles
Rose Gomis (Seine-St-Denis),
Mireille Le Corr, 30 ans, en lice dans l'Yonne contre Jean-Pierre Soisson,
Sandrine Mazetier, 40 ans, candidate dans la 8e de Paris face à Arno Klarsfeld,
Véronique Hache-Aguillar, 41 ans (Essonne).
Soit 5 filles et 3 garçons: autant dire que pour les missions périlleuses les filles sont envoyées en première ligne! Symbolique, ca aussi?
Tout ce petit monde s'est retrouvé au marché couvert de Clamart puis sur une terrasse de café autour de Philippe Kaltenbach, 41 ans, symbole des progrès des socialistes dans l'ouest parisien pour avoir ravi la mairie à la droite en 2001.
"Le choix des Hauts-de-Seine a été fait tout à fait par hasard, vous l'imaginez bien", a plaisanté François Hollande. C'est une manière, a-t-il déclaré, à la fois de pointer la politique de "sélection sociale" pratiquée par l'ex-président du Conseil général du département, et de témoigner de "l'esprit de conquête" du PS dans les Hauts-de-Seine où il n'a plus de député depuis 14 ans. Avec des supplétifs, ça va aller tout seul...

La Rénovation est un mot qui fait fureur à tous les échelons du parti depuis la claque Royal à l'élection présidentielle.
Sa Cynique Majesté adresse donc au dieu démocratie citoyenne quelques offrandes sacrificielles de jeunes vierges et martyrs ... que dans la république laïque on nommera kamikazes!
Flamby 1er manie le symbole avec une maestria inégalée.

mardi 29 mai 2007

Les Ségollande poursuivent en justice.

M° Mignard, chargé de la sale besogne d'intimidation.
Le couple Royal-Hollande attaque les journalistes du journal Le Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué en justice, ainsi que l'éditeur Albin Michel.
En effet, bien que paru cinq jours après l'élection présidentielle, "La Femme fatale" fait toujours un tabac dans les librairies et continue de faire du bruit.
LIRE les bonnes feuilles de 'La Femme Fatale' ( libellé de PaSiDupes).
Et aussi le 'post' de PaSiDupes du 10/5/07 :
Les Segollande hostiles à la liberté d'expression?

Un passage de l'ouvrage est principalement visé par l'assignation de M° Jean-Pierre Mignard et des deux socialistes. L'extrait fait état d'une déclaration de Julien Dray (à droite) , l'ami du couple, qui aurait expliqué "discrètement aux journalistes (...) que la crise est désormais ouverte entre Royal et Hollande. Ségolène tient une grenade dégoupillée dans la main, assure-t-il. La candidate socialiste battue à la Présidentielle aurait menacé le père de ses enfants: les femmes battues, ca existe, mais nous avons ici un exemple de chantage contre le concubin. "Si tu vas chercher Jospin pour me faire barrage, tu ne reverras jamais tes enfants!", témoigne, selon les auteurs du livre, Julien Dray-le-félon , qui n'est pas inquiété par M° Mignard et s'en tire bien!....
D'autres passages du livre sont également visés par la procédure pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et diffamation", a indiqué l'avocat Jean-Pierre Mignard (à droite) . L'avocat a cependant précisé que l'assignation était mardi dans la possession d'un huissier mais qu'il ne l'avait pas encore délivrée auprès des auteurs et de l'éditeur... Celui-ci précise, comme l'avait déjà fait François Hollande le 13 mai, que la procédure intentée ne vise "en aucun cas" à faire interdire le livre, mais demande un "jugement ordinaire".
Ariane Chemin a précisé qu'elle n'avait pas encore reçu l'assignation mardi peu après 17H00 et qu'elle ne pouvait "commenter une procédure dont (elle) ignore les détails".
Sur le fond, elle a précisé que "toutes les informations données dans l'ouvrage l'ont été pour éclairer l'opinion sans a priori et tenter d'expliquer l'échec de Ségolène Royal le 6 mai".
"Nous avons donné tous les éléments de compréhension et produirons des témoignages à l'audience", a-t-elle ajouté en précisant qu'elle avait sollicité avec sa consoeur pour les défendre, les avocats Patrick Maisonneuve et Christophe Bigot.
Le livre, initialement tiré à 37 000 exemplaires, a été retiré au total à 280 000, dont 210 000 déjà facturés. Il est possible, c'est en tout cas ce que sous-entend le « camp Albin Michel », que le temps pris par la gestion juridique de ce dossier provienne de désaccords entre les différents protagonistes (François Hollande, Ségolène Royal et Julien Dray), tous n'étant pas d'accord sur l'opportunité d'une procédure judiciaire. L'éditeur Alexandre Wickham comme les auteurs se disent confiants. Ils affirment disposer de témoignages écrits (notamment ceux de journalistes présents lorsque Julien Dray a prononcé la fameuse phrase) sur lesquels leur enquête peut s'appuyer.
Les Ségollande font beaucoup de bruit pour rien.
Seulement de quoi se poser en victimes... Rien qu'un stratagème avant les législatives !

CGT, la défiance citoyenne et syndicale du dialogue

A la CGT, il n’est de dialogue qu’unilatéral !
Bernard Thibault engage le dialogue à sa façon, en soulignant sa "vigilance" face aux projets de Nicolas Sarkozy sur le service minimum et les heures supplémentaires, et tout en se refusant à des "procès d'intention" à l'orée de la négociation! Ce n'est pas le style de la maison.
Le secrétaire général de la CGT a été reçu pour la 2° fois depuis le 06 mai et cette fois durant 01h15 par le chef de l'Etat et le Premier ministre, François Fillon, dans le cadre des consultations avec les partenaires sociaux pilotées par l'Elysée.

1- La loi-cadre sur le service minimum, préparée par le ministre du Travail Xavier Bertrand, était au coeur des discussions. Ce texte en deux volets, dont Bernard Thibault a précisé qu'il pourrait être présenté en juillet,
-l’un renverrait la prévention des conflits (la procédure "d'alarme sociale") à des négociations - soit au niveau des branches, soit au niveau des entreprises –
- et l’autre définirait des plans de trafic en cas de grève. Sur ce second point, la loi fixerait les conditions d'implication des autorités organisatrices des transports publics - c'est-à-dire les collectivités territoriales.
"Voilà le cadre a priori du projet de loi, mais je le dis à l'issue de cet entretien, je pense que sur ce sujet nous devons maintenir toute notre attention et notre vigilance et nous serons particulièrement attentifs au contenu de la loi et à sa rédaction très précise", a déclaré Bernard Thibault à la presse. Attention et vigilance semble aller de soi, mais en langage décodé, cela signifie que la CGT ne lâchera rien sans rien."

Thibault dissimule ses intentions derrière des propos lénifiants à destination de la presse, comme de larges oreilles sous de longs cheveux blonds… "Dès lors que le président de la République nous dit son intention de ne pas vouloir remettre en cause le droit de grève et qu'il n'y a aucune raison de lui faire des procès d'intention, on va essayer de le suivre", a-t-il ajouté, dans un premier temps.
Pourtant, sans rien dire de ses contributions au dialogue social, la CGT exprime bientôt sa méfiance –en attendant la défiance ouverte, ajoutant un bémol aux commentaires plutôt positifs des organisations syndicales reçues vendredi dernier, notamment Force ouvrière (FO) ! "Mais ce sont les textes qui vont nous permettre de vérifier dans les actes qu'ils sont bien conformes au dialogue", a prévenu le suspicieux Thibault.
Ca se gâte donc à mesure qu’il développe. "Nous avons réinsisté sur notre attachement aux conditions d'exercice du droit de grève telles qu'elles sont régies par les textes actuels et nous avons dit que nous n'accepterions pas une révision dans ces domaines. L'avenir nous dira si nous allons vers une compréhension ou une incompréhension sur ce sujet", a insisté le secrétaire général de la CGT, respectueux des conditions de vie de la majorité, lorsqu’une minorité s’arc-boute sur ses privilèges et autres avantages sociaux divers et variés..

2- S'agissant de la détaxation des heures supplémentaires, autre réforme emblématique pour Nicolas Sarkozy, une concertation devrait s'ouvrir "dans les tout prochains" jours avec le ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo, qui supervisera le dossier, a dit Bernard Thibault.
Là encore dans une expectative constructive, la CGT "attend de voir" dans la crainte d'"effets très pervers pour l'emploi" en opposition avec le slogan électoral de Nicolas Sarkozy : "travailler plus pour gagner plus".
La subjectivité de Thibault-la-science prenant le dessus et il prédit ensuite le pire : "Nous pensons a priori que beaucoup des salariés qui ont cru comprendre qu'ils allaient pouvoir lever la main pour faire des heures supplémentaires, parce qu'ils estiment pouvoir en faire - je pense notamment aux salariés qui sont à temps partiel ou qui ont des contrats qui ne leur permettent pas d'avoir un salaire décent à la fin du mois -, vont être déçus, car les heures supplémentaires sont à la discrétion de l'employeur", a commenté Thi-Thi-la science. Il a affirmé "qu'aujourd'hui, le volume déjà important des heures supplémentaires à disposition des employeurs n'est pas utilisé". Les conditions de leur mise en œuvre changeant, Thi-Thi-la-science n'envisage pas que la situation s'améliore et reste pessimiste. C’est syndicalement naturel. En France.
Il cible maintenant l'autre adversaire séculaire. Pour Bernard Thibault, cette réforme "peut avoir un effet très pervers". "Il peut y avoir un effet d'aubaine financier très important pour les entreprises en fonction des allègements de cotisations. (...) Suivant la mécanique retenue, ça peut être de nature à contraindre des salariés déjà en poste à faire un grand nombre d'heures supplémentaires si les employeurs le décident, et par contre de laisser à la porte ou de renvoyer une population intérimaire, saisonnière ou avec des contrats temporaires". Les aubaines ne peuvent être qu’en faveur des patrons. Il est décidément pessimiste-fermé-bouché ! Mais si les résultats rencontres les intentions, la CGT affirmera que c’est une avancée syndicale… En attendant, que celui qui relève une seule proposition syndicale lève la main.

3- Sur la question du contrat unique maintenant, Bernard Thibault a infirmé l'hypothèse d'une conférence en janvier, comme l'avaient avancé plusieurs syndicats vendredi dernier. "Ce qui n'est pas totalement arbitré, c'est de savoir s'il y a ou pas une conférence à la rentrée comme point de départ à des discussions ultérieures ou si c'est par le biais de négociations bilatérales employeur-syndicats que les choses devront progresser", a-t-il dit. En clair, le scepticisme foncier de la CGT prédomine, puisqu’elle annonce dès à présent qu’elle s'attend à être "très largement déçue" le 1er juillet, échéance pour une possible revalorisation du Smic, écartée par le nouvel exécutif.
Dans son cortège de plaintes chroniques, Thi-Thi-la-science a sans surprise eu une pensée pour sa bonne camarade du Medef. Je reste "tout à fait lucide sur le fait que la philosophie politique de ce gouvernement est - jusqu'à ce qu'on nous fasse une démonstration contraire - plus proche des thèses du Medef que des nôtres", a affirmé Bernard Thibault, qui juge sur pièce, mais n' rien à proposer...
La présidente du Medef, Laurence Parisot, sera reçue mercredi à l'Elysée à 11h30.

Bayrou a tué l’UDF ; vive le Nouveau Centre !

Un parti de centre droit membre de la majorité. Hervé Morin (ci-dessus) , ancien député UDF et ancien adjoint de François Bayrou, et nouveau ministre de la Défense, a officialisé mardi la création du "Nouveau centre" issu de la scission du MoDem de François Bayrou avec l'UDF.
Etaient en outre présents au lancement de cette formation centriste qui a fait le choix de respecter son alliance avec l'UMP, André Santini, François Sauvadet (à gauche) et Nicolas Perruchot (à droite). Après avoir présenté les candidats aux législatives la nouvelle formation a déjà prévu la tenue de journées parlementaires avant un congrès constitutif à l'automne. Le Nouveau Centre pense obtenir environ 25 députés et donc créer un groupe à l’Assemblée Nationale.
"Quand la maison brûle, on ne regarde pas les pompiers agir", a affirmé le ministre de la Défense Hervé Morin pour justifier son ralliement à la majorité présidentielle.


"Nous ne sommes pas des dissidents, nous sommes l'UDF", a déclaré de son côté André Santini (à gauche) .



Le centre droit sera plus lisible que le centre gauche: comment les électeurs de Fanfan Bayrou et le groupuscule de Baylet s'y retrouveront-ils?

Lang au MoDem

Nouveau caméléon dans la famille Lang
La politique ne s’est pas enrichie !
Bayrou a recruté une fille de… RTL a annoncé aujourd’hui mardi que Valérie Lang, l'une des héritières du socialiste Jack Lang, menton pointu pointé, a rejoint le MoDem, le nouveau parti de François Bayrou, tout en se présentant comme "une fille de gauche"...
Elle annonce qu'elle va penser... "Ce qui est magnifique dans ce parti, c'est la liberté de penser autrement. [La jeunesse du MoDem autorise-t-elle cette envolée ? C’est le jugement rapide d’une voisine amie –une néophyte exaltée- sur un nouveau né qui ne connaîtrait pas encore le sexe du bébé…] "Ce n'est pas un appareil lourd, il n'y a pas d'éléphant, donc je suis venue en disant : ‘j'ai envie de travailler avec vous, prenez-moi [il faut la tenir, la gazelle !], je suis d'accord pour être suppléante ou même [au pire?] candidate pour votre parti’", a-t-elle raconté. Une illumination ! La petite Lang, une mystique, a eu une vision… Simple militante, non; commencer par la base, c'est pour les autres, les manants!
Il faut dire que Valérie Lang n'a pas reçu la formation adéquate: elle est comédienne, mais la politque, c'est dans les gènes, et la comédie est un plus dans la tradition familiale. Elle a donc décroché son premier rôle, comme doublure… elle a en effet été investie par le MoDem, comme suppléante de Jean-Louis Ragot, dans la 3ème circonscription des Hauts-de-Seine. Un coup médiatique de portée relative.
Encore appprentie-starlette et toujours ado rebelle, c'est-à-dire enfant gâtée, elle s’expose sur la Croisette et déclare : "J'ai 40 ans, je fais ce que je veux. Mon père sait que je suis une fille de gauche et que je ne renie pas mes convictions, jamais. Mais je n'ai jamais été totalement adhérente du Parti socialiste, moi j'étais même plus à gauche que le Parti socialiste, j'ai souvent voté dans ma vie communiste", a précisé la bavarde qui semble aimer s'étaler sur son cas, pour au final s'affirmer en contortionniste dès le premier numéro public.
La voilà donc qui foule aux pieds l’habit de bouffon de son père et endosse le costume de félon. Elle a déjà beaucoup travaillé ses articulations et le grand écart ne lui fait pas peur aux cartilages. Selon elle, s'engager auprès de François Bayrou n'est pas "une trahison" par rapport à son père, l'un des ténors du PS. On est toujours trahi par les siens, c’est encore vérifié. Elle a conservé une souplesse intacte et prometteuse!
Elle n’est tout de même pas retournée au PCF, car elle recherche la compagnie. Elle craint la foule… "Je ne suis pas allée chez Sarkozy, je suis chez François Bayrou qui se dit un homme du centre et je lui fais confiance", a ajouté Valérie Lang.
Zorro-Bayrou a-t-il raison de lui accorder sa sienne, bien qu’il soit en manque de candidats?
Pauvreté fait loi !

lundi 28 mai 2007

Le peuple peut-il s'identifier à Royal?

Royal dans tous ses états.

segolene325.jpgElle n'a pas fait ça toute sa vie!
Mais elle a fait la star segolene_royal.jpg

C'est en fait une bourgeoise du VII° arrondissement.
Il suffit de la voir au naturel!medium_segolene_royal.2.jpgsegolene-royal.jpg
segolene_royal_3_330.jpgroyal372ready.jpg

Royal redoute l’effet démobilisateur de son échec

Elle tente de rassembler les morceaux…
La candidate socialiste battue observe que son électorat a pris comme elle un coup sur le bec. Or, Marie-sEGOlène Royal ne veut pas être le fossoyeur du PS, comme l'est Marie-George du PCF. La première (celle arrivée en second!) a donc lancé samedi un appel inquiet à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour de la présidentielle. Royal, qui a reconnu avoir entendu parler de démobilisation, a insisté que "les électeurs ne doivent pas rester chez eux", bien que ce ne soit pas actuellement la tendance, avec un taux inégalé de participation à la Présidentielle. Mais bon, elle dit ce qu'elle veut, n'est-ce pas! Elle réalise surtout qu’elle portera la responsabilité d’un vote-sanction aggravéé ...
Retranchée dans sa région, mais pas exactement à Melle, trop modeste et désormais investie par une sous-fifre débutante, elle fait ce qu’elle peut en déclarant : "Je veux lancer ici à La Rochelle, dans MA région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui M'ont donné leur voix viennent voter". Un service de ramassage est-il prévu pour ne pas se ramasser? Ces propos pessimistes étaient prononcés en marge d'un déplacement de soutien aux candidats aux législatives de sa région de Poitou-Charentes, qu’elle travaillait à se garder pour son usage personnel ultérieur. Certains se demandent en effet si elle n'aurait pas plutôt besoin du soutien d'élus rescapés des législatives en région...
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui est peu apparue en public, mais un peu défaite, depuis sa défaite du 6 mai face à Nicolas Sarkozy et malgré une semaine passée au soleil de Djerbas’il vous plaît !-, a trouvé que le mouvement qui s'est déclenché autour de sa candidature à l'Elysée ne devait pas s'arrêter. A croire que tout a commencé avec elle et que rien n’existait donc avant elle. Tout pourrait d’ailleurs être à reconstruire après elle, et sans elle !… "Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle souhaité. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter", a-t-elle ajouté, incapable de préciser ce qu’est ce ‘quelque chose’ tellement indéfinissable.
Marie-sEGOlène redoute pour son avenir politique personnel que l’effet Royal dans le scrutin législatif des 10 et 17 juin soit une déroute. Alors, elle accapare les attributions du premier secrétaire du PS et moblise... Elle discerne "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains", allusion très tendance à une possible victoire écrasante de l'UMP annoncée par les sondages. Sa Cynique Majesté Royal craindrait-elle d’être envoyée à la production de Chabichou, à défaut de mine de sel ?
Au cours de son déplacement, ma douce Marie-sEGOlène a cru noter que "les législatives donnent lieu à des petites phrases" mais c'est elle (oui, oui, oui) qui a assuré, la bouche en coeur, qu'elle se refusait à "participer à cela", invoquant un nouveau style !!! "Les gens n'en veulent plus, ça continue et il faut que ça s'arrête", a finement -mais tardivement- analysé la bientôt ex-députée des Deux-Sèvres, qui ne serait donc pour rien dans la psychose de peur qui, disait-ON, se répandait, tout à fait naturellement sur le pays … Elle n’a pas davantage trouvé d'exemples précis de dissonances au PS ou venant de lui à ce sujet, même en cherchant bien.
Non sans aplomb, la candidate à la présidentielle a portant tour à tour fait cavalier seul, puis a éliminé de meilleurs prétendants qu’elle, s’est affranchie ensuite du PS, pour l’associer enfin à son échec quand les choses ont tourné vinaigre. Cette même candidate du PS à la présidentielle se fait maintenant humble. N’a-t-elle pas osé déclarer : "Ce n'est pas moi toute seule qui fais campagne. J'ai dit que j'étais disponible pour les meetings mais ce n'est pas un troisième tour". Elle paie donc de sa personne, la bonne Royal ! Les naïfs penseront-ils qu’elle travaille au seul profit du parti qu’elle regarde habituellement de si haut ? Ils remarqueront qu'elle insiste pour dire qu'elle n'est pas la seule responsable des échecs d'abord à la présidentielle et ensuite à la législative... Elle ne parle d'ailleurs que pour ça!
Questionnée ensuite sur son absence à Bordeaux mercredi au côté de son ex-concubin, le bientôt limogé Premier secrétaire du PS (pour se rapprocher de Limoges et d'elle ?), François Hollande, lors du lancement de la campagne pour les législatives du parti, Marie-sEGOlène Royal a feint de ne pas comprendre la question, l'a éludée et a répondu que malgré les apparences, elle n'était pas "une machine" ! Va-t-elle se plaindre d’avoir été exploitée par ces machos du PS ? Il semblerait plutôt que son image se soit quelque peu ternie et que sa présence ne soit pas le meilleur argument de vente… "Quand un sportif fait les JO, il se repose plusieurs mois, moi je n'ai pris que quelques jours de repos", a insisté la médaille d'argent, avec son air penché de bonne fille, mais que personne n’a l’idée, ni le cœur de plaindre.
Dans la matinée, Dame Royal, un peu lasse, avait flâné sur les marchés romanesques à Saintes (Charente-Maritime), elle qui selon Thomas ne fait jamais les courses de la famille -même réduite à cinq- puis avait pris un instant symboliquement la barre du chalutier "Entre les deux tours" faisant le tour du port de La Rochelle. Tout cela bien que, l’air de rien, pendant son escapade tunisienne, la vie ait par chance continué de tourner sans elle et que ce soit maintenant le 3° tour… Royal, la travailleuse nantie, devait ensuite passer quelques instants dans des entreprises de la ville bénéficiaires des bourses tremplins du Conseil régional de Poitou-Charentes créées en 2004 et permettant d'aider à la création de sa propre activité. Un petit coup de pub pour dire que son équipe a bien travaillé sur ce point.
Mais ne dirait-on pas qu'elle se replie?

dimanche 27 mai 2007

Législatives : parachute doré à Melle

Une élection Batho ? Pas si sûr !
Près de 20 ans après le parachutage de Marie-Segolène Royal dans les Deux-Sèvres, une jeune parachutée socialiste , Delphine Batho, va tenter de conserver la circonscription de Melle abandonnée par l'ex-candidate à la présidentielle.
Réélue régulièrement depuis 1988, la candidate battue du PS, présidente de la région Poitou-Charentes, a en effet décidé de ne pas se représenter pour "respecter la règle socialiste du non-cumul des mandats". Un département est-il trop modeste pour ses désirs d’avenir national ? S’agit-il d’une sanction de la base ?

Qui est Delphine Batho, la parachutée directement de ... Paris à Melle? Née en 1973, elle commence son activité militante dans le syndicalisme lycéen alors qu’elle suit une formation littéraire au Lycée Henri-IV à Paris, bénéficiant donc des avantages de la carte scolaire pour les nantis de la zone… Elle adhère à la FIDL dont elle devient la présidente en 1990. Le mouvement étudiant mène à tout!…
Elle se fait notamment connaître lors du mouvement de 1990 pour les « droits lycéens » et des « moyens pour étudier ». C'est son principal mérite pour la camarade Royal! Après presque deux mois de grèves, le mouvement obtient du ministre de l’Éducation nationale, Lionel Jospin, mis en difficulté, un plan de 4,5 millions de Francs pour rénover les lycées et quelques avancés en matière de droits lycéens.
Elle s’engage aussi SOS Racisme auprès d’Harlem Désir. C’est Julien Dray qui la recommande à sa candidate à la Présidentielle. (Pour plus de détails: lire Wikipedia)
La protégée de l'ex-concubine du premier secrétaire du PS s'exprime maintenant sur sa désignation: "C'est une responsabilité supplémentaire de se présenter dans cette circonscription. Il faut être à la hauteur, faire ses preuves", reconnaît la candidate Batho. "Mais c'est également une chance de s'impliquer sur ce territoire pour continuer le travail effectué depuis 19 ans par Ségolène Royal", précise la jeune socialiste. Delphine Batho, secrétaire national du PS chargée de la sécuritéça ne s’invente pas et correspond à merveille à ce département tourmenté- a été nommée par le bureau national du Parti socialiste, à l'initiative de Sa Cynique Majesté Royal! (LIRE l'entretien accordé au Monde sur la sécurité). Elle atterrit dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres à 34 ans, le même âge que l'actuelle députée il y a dix-neuf ans. Une rivale potentielle mais directe pour 2012…
Le Parisien et Le Figaro affirmaient que Delphine Batho devait être investie dans la 24e circonscription du Nord pour permettre à la présidente de Poitou-Charentes de se représenter dans sa circonscription. Puisque son aînée a changé d'avis, la jeune socialiste a donc appris du PS qu'elleirait finalement du Nord à Melle. Quelle différence? Ca, c'est de la flexibilité, Delphine!
Comme l'actuelle députée, la jeune candidate affiche une grande détermination et un moral à toute épreuve. Cela lui a été bien utile pour faire face à la fronde d'Eric Gautier (lien), maire de Beaussais, Conseiller Général de Celles sur Belle et Président du pays Mellois, de gauche , le suppléant (PS) de l’ancienne, qui voulait se présenter et contestait sa légitimité puisque la protégée de Royal n'avait pas été élue par les militants. Il a fallu l'intervention démocratique de Royal, la souveraine locale, et une discrète primaire remportée par Delphine Batho pour ‘clarifier’ la situation à quelques heures de la clôture des inscriptions : vrai parachutage, mascarade de primaire !
Spontanément "confortée et renforcée par la confiance des militants", la candidate PS a depuis obtenu les soutiens du Parti radical de gauche et du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Chevènement, qui n’ont décidément rien à refuser au PS. Mais sont-ils libres et consentants ? Autant que les militants du cru?

Delphine Batho (photo) a -credo local imposé- l'avantage d’être imposée dans une circonscription qui a confirmé son ancrage à gauche à l'élection présidentielle en votant à 58,41% pour la candidate du PS au second tour. Mais son absence chronique et son bilan contesté ne faciliteront pas sa tâche, d’autant moins qu’à Melle on ne s’attendait pas à la dégelée Royal…
Alors la candidate du MoDem de l'ami Bayrou (Mouvement démocrate), Simone Gendreau-Donnefort, 65 ans, maire de Saint-Martin-d'Entraigues, espère tirer profit des tensions apparues dans le camp socialiste ! "Nous sommes sur un socle radical", souligne cette candidate centriste qui "connaît bien cette circonscription" pour avoir été présidente du Pays Mellois, et qui "souhaite apporter une autre vision politique que celle des Parisiens".

Quant à l'UMP, qui avait tenté un parachutage en 2002, elle a préféré faire confiance à un homme du cru, Jean-Pierre Griffault, 60 ans, conseiller général et maire de Salles. "La campagne sera difficile, mais nous sommes habitués. On ne changera pas de route", avertit celui qui avait infligé une défaite à la socialiste Royal en l'écartant du conseil général en 1998, rappelons-le… La circonscription est donc parfaitement ‘gagnable’ !
Les trois principaux candidats se présentent pour la première fois aux élections législatives, tout comme Jean-Romée Charbonneau, conseiller régional et secrétaire départemental du Front national.
Cinq autres femmes et un homme sont en lice.

LO: le bulletin de vote, un 'chiffon de papier'

Laguiller: pour préparer "les luttes de demain",
voter LO aux législatives
Une pluie battante n'a pas empêché Arlette Laguiller de lancer la campagne des législatives , à la fête traditionnelle de Lutte ouvrière, en prévenant que le bulletin de vote est un "chiffon de papier", le but étant de préparer les "luttes de demain".
"Le programme que défendent les candidats de Lutte ouvrière dans ces législatives n'est pas un programme électoral, c'est un programme pour les luttes ouvrières de demain", a affirmé la figure emblématique de LO à l'adresse des militants et sympathisants réunis dans le parc de Bellevue à Presles (Val d'Oise).
Mais, cette année, la fête a lieu dans un contexte plutôt morose: après la défaite de la gauche à la présidentielle et le score catastrophique de la candidate trotskiste au premier tour (1,3%), l'heure n'est pas à l'euphorie.

Avec la démocratie, A. Laguiller refuse le défaitisme: "cette élection n'est pas une catastrophe", souligne-t-elle. "Notre avenir à nous le monde du travail n'est pas au fond des urnes[...], notre avenir est entre nos mains", a-t-elle menacé.
Mais, si elle ne veut pas "entretenir des illusions" sur les élections - "on n'a jamais rien obtenu par les élections mais seulement par les luttes, dit-elle avec toute la cohérence dont elle est capable, - elle appelle tout de même les électeurs à voter pour les 563 candidats de LO. "Plus il y a des voix pour les candidats de Lutte ouvrière plus le patronat et ceux qui le représentent sauront qu'ils risquent un coup de colère", c'est-a-dire "des grèves nombreuses, fortes, puissantes", annonce sous les applaudissements la représentante de 1,3% des électeurs...
L'ex-candidate anti-démocrate,anti-libérale et radicale rejette le vote utile aux législatives auquel appelle le PS: "qu'est ce que ça changerait, la présence de quelques députés du PS de plus dans la future Chambre dominée par la droite ?" Ni défaitiste, ni haineuse?
La campagne législative sera menée sous la houlette des nombreuses porte-parole du mouvement dont l'une devrait prendre en 2012 la succession de Mme Laguiller. L'ex-candidate qui ne se présente pas aux législatives soutiendra les candidats de son parti en région parisienne, notamment lors d'un meeting à Paris.
Le passage de témoin n'est pas pour tout de suite: le parti choisira le candidat qui portera ses couleurs en 2012 "un an et demi" avant l'échéance présidentielle, a précisé A. Laguiller lors d'un point de presse, entourée de ses probables successeurs. Le choix se fera "par consensus" et s'"il le faut par un vote". Par un "chiffon de papier", donc !

Législatives : le PS face au défaitisme de son électorat

Hollande : les législatives ne sont pas perdues d'avance !
Le très contesté François Hollande a appelé aujourd’hui dimanche les Français à ne pas se résigner à une victoire sans précédent de la droite aux législatives de juin et a estimé que le scrutin n'était pas joué d'avance.

Le Premier secrétaire du PS n'a toujours pas un langage réaliste de vérité s'il ignore que les Français ne sont pas tous socialistes!... Car le premier secrétaire du Parti socialiste a déclaré sur Canal Plus: "Les Français ne doivent pas se résigner, ils doivent voter parce que ce qui ne serait pas fait les 10 et 17 juin ne sera plus fait pendant cinq ans".

Ce merveilleux François Hollande a d'ailleurs fait l’impasse sur le vécu socialiste récent d’un grand succès aux régionales suivi d’un échec retentissant à la présidentielle, pour feindre de croire que le fait pour la candidate socialiste, Sa Cynique Majesté , d’arriver en tête dans 200 des 577 circonscriptions lors du second tour de l'élection présidentielle, était de bon augure, bien qu’en clair ce taux correspondrait à 34,66%, soit 1/3 des députés de l’Assemblée : un autre de ses désirs fous d’avenir ! "Dans ces circonscriptions-là, s'il y a une cohérence entre le vote présidentiel et le vote législatif[‘SI’ en effet il y ‘avait’…une cohérence dans ses propos aussi], on devrait gagner. Nous pouvons aussi en gagner d'autres", a-t-il dit, sans rire ! "Ne croyez pas que l'élection serait jouée parce qu'on nous l'aurait annoncé ou parce que Nicolas Sarkozy veut avoir tous les pouvoirs", a-t-il espéré. Ou que les Français souhaitent –en toute cohérence- donner au président les moyens d’appliquer le programme de leur candidat. Mais Hollande n’est pas crédible, il le sait et ne croit pas à ce qu’il dit.
Hollande et le PS ne veulent pas comprendre ce que le candidat Sarkozy entendait par ‘rupture et s’étonnent : "C'est la première fois qu'un président de la République qui vient de s'installer fait un meeting pour demander une majorité à sa main", a fait remarquer François Hollande en évoquant la présence annoncée de Nicolas Sarkozy mardi à une "réunion républicaine" au Havre. "Ce n'est pas un 3e tour", a-t-il dit en évoquant les élections législatives, "on ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique". Ainsi le PS annonce clairement qu'il veut faire obstacle à la volonté du peuple et contesterait la légitimité du président? Et la politique pour laquelle il a été démocratiquement et largement élu ?
Parlant encore pour ne rien dire, Flamby 1er envisage une hypothèse invraisemblable –‘abracabrantesque’ ! "S'il y a une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, alors on pourra avoir sur le contrat de travail des évolutions mais pas la précarité ; sur la franchise santé on l'écartera et on fera une politique de prévention ; on ne fera pas le bouclier fiscal parce qu'on ne veut pas augmenter la TVA comme le propose la droite", a vainement promis le numéro zéro du PS.
François Hollande, en cravate rouge, a perdu la mémoire. Il a oublié les consignes totalitaires qu’il avait imposées aux maires socialistes en leur interdisant d’accorder leur signature aux candidats de la gauche qu’il sollicite aujourd’hui. L’arrogant a mis de l’eau dans son rosé en appelant, évidemment, à l'unité "non seulement du PS mais de toute la gauche": voyez comment il ouvre les mains... Pathétique!
Il a en outre refusé d'évoquer l'après-législatives et notamment le nom de son successeur à la tête du parti. Interrogé sur la possibilité de voir la concubine Royal prendre la tête du PS, il a répondu: "Nous n'en sommes pas là, ce n'est pas le moment. Mais qu'elle ait des qualités, ça vous ne me ferez pas dire le contraire". Bon nombre des électeurs les a cherchées en pure perte et pendant des mois...

François Hollande a enfin qualifié de "ministres de droite" les personnalités issues de la gauche faisant partie du gouvernement de François Fillon. "Il n'y a pas de ministres de gauche au sein du gouvernement, il n'y a que des ministres qui ont choisi le projet de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit.
Leur choix exprime une préférence, donc une exclusion…

Zorro-Bayrou est arrivé !

Bayrou se pose en défenseur des Français
Un brin parano, François Bayrou a affiché jeudi soir (24 mai) à Paris sa volonté de "défendre les Français" face à l'UMP, qui "va avoir tous les pouvoirs". Qu'il le veuille ou non, la réalisation de cette prévision sera la décision démocratique des citoyens-électeurs.
En lançant la campagne du Mouvement Démocrate (MoDem) pour les législatives, le dissident UDF a expliqué vouloir répondre à "l'immense attente" de rénovation de la vie politique. "Je ne renoncerai pas à l'idée qui a regroupé autour de moi l'immense armée de sept millions de Français de tout âge et de toute condition", a lancé François Bayrou devant plusieurs milliers de sympathisants réunis au Zénith.
Le leader centriste, qui lançait la campagne législative du Mouvement démocrate, a souligné que 73.000 sympathisants -selon lui- avaient adhéré au MoDem. Conscient que le résultat des législatives ne lui permettra vraisemblablement pas de constituer un groupe parlementaire et le choix -ou non- de s'associer au PS des Ségollandes devra être résolu, il a annoncé le début d'une "longue marche" [une traversée annoncée du désert] vers une "démocratie nouvelle."
Déçu et blessé d'avoir été éliminé dès le 1er tour -malgré des sondages délirants- il a développé une immense amertume : il fait une fixation sur le vainqueur de la présidentielle, et ses électeurs, dont il conteste implicitement le choix tranquille, non sans mépris. "Mais pour la période qui s'ouvre, j'ai en tête une seule question, qui m'obsède : qui défendra les Français ?", a-t-il expliqué, en fustigeant "l'immense entreprise de communication" de Nicolas Sarkozy, "pris dans le ballet jamais achevé des promesses, sur tout sujet, dans la sarabande effrénée des images, des annonces." C'est être oublieux de l'action médiatique qui a échoué mais qu'il a lui-même tentée et sur laquelle il a beaucoup compté, avec le débat qu'il a eu apràs son élimination au 1er tour, bien que 3° et battu donc, avec la 2° dont il faisait ainsi -croyait-il- la promotion, avec l'appui des médias qui ont largement relayé son entreprise... Il insiste désormais sur la victoire probable de l'UMP aux prochaines législatives, dans un ultime effort de critique et de démobilisation de l'électorat. "L'UMP va avoir tous les pouvoirs en France, toutes les majorités, toutes les situations d'influence, tous les leviers de commande, plus qu'aucun parti n'en a jamais eu depuis que la République est la République." Il n'envisage pas que ce soit la volonté du peuple !
Mauvais perdant, François Bayrou a ainsi réitéré ses attaques contre la proximité supposée entre Nicolas Sarkozy et "de grands groupes industriels" et "les plus grands groupes de médias". Est-ce pourtant le cas du Nouvel Observateur ou du Monde qui ont développé une propagande ouverte en faveur de Miss Boulettes, alias Sa Cynique Majesté Royal, Poulidor en jupons, et de Marianne qui a milité pour Bayrou en agressant Sarkozy, avec une rare violence?
Le leader centriste a certes approuvé "l'évolution" du président de la République, qui défend désormais non plus un mini-traité, mais un traité simplifié en matière européenne, mais il a tout de même exprimé "deux motifs d'inquiétude."
Il a d'abord évoqué l'annonce par le Premier ministre, François Fillon, de la mise en place d'une franchise en matière de soins médicaux. "Le montant qui a été évoqué quand cette idée a été avancée est de 75 euros. Je veux vous dire ceci : il y a bien sûr des familles pour qui 75 euros c'est peu de chose. Mais il y a des familles pour qui 75 euros, c'est beaucoup d'argent !"
Le second motif d'inquiétude du dirigeant centriste est la "pause" annoncée dans la lutte contre les déficits. "Il est dangereux d'avoir annoncé hier qu'on allait mettre désormais entre parenthèses la lutte contre les déficits et la dette", a-t-il dit, soulignant qu'on allait à nouveau "financer à crédit les cadeaux fiscaux" en direction "des plus favorisés".

Lâché par la plupart des députés UDF malgré son score de 18,57% au premier tour de la présidentielle, François Bayrou a fustigé le "ralliement", qui "ne marche jamais" contrairement au "rassemblement". Il s'est prix à rêver et a alors évoqué -la tête un peu enflée- le général De Gaulle et cité André Malraux qui, en juillet 1952, devant une nouvelle vague de démissions de députés gaullistes, s'était levé lors du conseil national du mouvement pour prononcer un discours : "si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c'est dommage. C'est un incident. Mais si vous abandonnez une idée, l'idée dont vous avez vécu, ce n'est pas un incident. C'est un suicide". Hanté par le suicide des autres (?), sans réaliser la menace qui pèse sur lui et ses rares soutiens, François Bayrou a repris son credo selon lequel l'état du pays exige "que nous changions radicalement l'action politique, que nous tournions le dos aux divisions pour bâtir des majorités larges autour d'une volonté politique qui ne sera plus celle d'un seul camp ou d'un seul parti." Il a ajouté que viendraient les régionales et les européennes avec "un mode de scrutin pluraliste". Bayrou n'a donc pas voulu noter et retenir l'exemple du PS qui gère (?) toutes les régions (sauf deux), mais a été battu à la présidentielle. "Nous avons commencé une longue marche, et cette marche, pour moi, elle est enthousiasmante."
Zorro-Bayrou a simplement oublié que les minorités en démocratie ne décident pas, que les électeurs l'ont éliminé au 1er tour et que 53% des votants du 2° tour désapprouvent ses préoccupations...
Un brin parano mais nettement maso, de surcroît, l'enthousiaste ami Bayrou!

Législatives : Maxime Gremetz s’incruste

Un communiste dont le PC ne veut plus
L’instable candidat Gremetz est une nuisance ! Il fait tellement tache que le PCF, qui compte sur les doigts de la main les bouées de sauvetage pour pouvoir constituer un groupe parlementaire, n’a pas accordé son investiture 2007 au très contestable camarade Maxime …
L'imprévisible Maxime Gremetz, dissident toujours encarté au parti communiste français, se représente pour la sixième fois de sa carrière au poste de député de la Somme, face à 16 autres candidats.
A 67 ans, l'actuel vice-président du conseil régional de Picardie a débuté sa carrière en 1978 et, après quelques pauses dans son mandat de député, a été réélu sans interruption depuis 1993. "Si les gens estiment que je suis pas un bon député, ils ne me rééliront pas. J'y vais avec mon bilan, à eux de juger", a affirmé sur Europe 1 le trublion du parti communiste. Gros problème, et pas des moindres pour Maxime Gremetz : il se présente devant les électeurs sans l'étiquette du PCF. C'est Jean-Claude Renaux qui représentera le parti de Marie-George Buffet le 10 juin.

Un drôle de paroissien au PCF
Le militant communiste
Dirigeant du Parti communiste de la fédération de la Somme, il est élu au Comité central en 1973, au Bureau politique en 1976 et au Secrétariat du PCF en 1979.
Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 1e circonscription de la Somme.
Il est l'animateur irascible du réseau communiste « Colère et Espoir ».

Le candidat
Le 28 janvier 2005, dans un vote à bulletins secrets portant sur l’élection des deux représentants du Conseil Régional à l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH), les élus du FN (Front National) ont porté leurs voix sur le communiste Maxime Gremetz.
Un jugement du tribunal correctionnel rendu en septembre 2006 a conforté Maxime Gremetz dans un procès en diffamation contre le PS du Conseil Régional qui avait affirmé que le député avait indirectement sollicité ces voix du Front National.
Le refus de démissionner de Maxime Gremetz après cette élection si particulière a conduit à une crise dans le Parti Communiste de Picardie : les trois secrétaires départementaux du PCF de Picardie ont signé, en février 2005, une déclaration dans laquelle ils « dénoncent avec vigueur » la manœuvre de la droite et de l’extrême droite qui ont porté leurs voix sur Maxime Gremetz, et ils demandent à ce dernier de démissionner de ce poste, ce qu'il s'est refusé à faire. La Fédération de l'Oise, a considéré que Maxime Gremetz, parce qu'il refusait de démissionner de ce poste acquis dans ces circonstances, ne pouvait plus prétendre à s'exprimer au nom du Parti communiste.
En février 2006, la section d'Amiens du PCF a refusé de renouveler sa carte au député, lequel a fait trancher le différend, en sa faveur, par le tribunal de grande instance de Paris en mars 2006.

L’individu
Maxime (à la suite de Gorki ?) est né dans la Somme en septembre 1940. Les bombes expliqueraient-elles tout ?
C'est une personnalité marginale très tourmentée et controversée auquel le conservatisme radical tient lieu de moteur, à défaut de raisonnement. Défenseur des chasseurs de la Somme, il est taxé de "populisme" par les uns, apprécié par d'autres pour son franc parler. Un sondage de popularité de septembre 2006 le met en tête des bonnes opinions dans sa circonscription.
Ses adversaires reprochent pourtant à Maxime Gremetz des formes de harcèlement moral, des propos injurieux, des violences verbales, voire physiques, et un fonctionnement peu collectif. (Déclaration du Comité de Section d’Amiens du PCF de février 2006). Le Tribunal des Prud'hommes a été saisi.

Un fou du volant
En janvier 2000, il avait déjà été reconnu coupable de violences commises au volant d’une voiture le 25 avril 1998 près d’Amiens, en marge d’une cérémonie officielle.
L’INA rapporte les faits et propose le visionnage gratuit et l’achat d’une video pour 1€…
Violente bagarre entre le député de la Somme Maxime GREMETZ (PC), Charles BAUR et Gilles DE ROBIEN (UDF-DL) pendant l'inauguration d'une rocade d'autoroute à Amiens.
- Charles BAUR, président du Conseil régional de Picardie inaugure la rocade sud Amiens.
- Max GREMETZ, député PC (demande la gratuité totale de l'autoroute) force un barrage en voiture et se dirige toujours en voiture jusqu'à la tribune où se trouvent Charles BAUR et Gilles DE ROBIEN.
- Colère de Max GREMETZ :"C'est scandaleux ce que vous avez fait...ma voiture est cassée, vous la ferez réparer".
- Gilles DE ROBIEN préfère ne pas répondre tandis que Charles BAUR pique une colère.
- GREMETZ en profite pour faire allusion aux alliances avec le Front national qui ont facilité l'élection de BAUR.
- Le chauffeur de Gilles DE ROBIEN emploie la manière forte et empoigne GREMETZ par la veste.
- Rassemblement de quelques partisans de la gratuité/Banderole "gratuité sur la rocade d'Amiens".
Le fou du volant: les faits selon un article du journal L’Humanité

L’amnistie de Gremetz par le Président de la République, selon L’Humanité

Question au gouvernement du député Gremetz
Délinquance et violence
Le 23 octobre 2001

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre de l'Intérieur,

L'ampleur que prennent la délinquance et la violence, orchestrées dans certains quartiers de nos villes par quelques dizaines d'individus est inadmissible.
En moyenne, à Amiens, quotidiennement, une voiture et quatre containers sont volontairement incendiés, les traminots, les pompiers, les médecins sont régulièrement victimes de violences physiques gratuites. Dernièrement, quatre policiers ont même été la cible de tireurs.
La situation tragique faite aux acteurs sociaux de ces quartiers et à la population déjà victime d'inégalités sociales importantes est devenue insoutenable ; une nouvelle fois aucun bus ne circule dans cette ville, la totalité des enseignants du collège César Franck situé au cœur d'une des zones de violence est en grève illimitée suite à une nouvelle agression d'un de leur collègue.
Depuis 1997, certes, le gouvernement s'est attaché à lutter contre l'insécurité quotidienne, avec la mise en place notamment des contrats locaux de sécurité, la police de proximité et le recrutement de quelques effectifs supplémentaires.
Mais, manifestement, les moyens nouveaux dégagés afin de rétablir l'autorité de la République dans certains quartiers de nos villes sont encore insuffisants.
L'opération coup de poing très médiatisée de vendredi dernier à Amiens ne saurait suffir pour rétablir un état de droit dans ces quartiers.
La mise en service dans les zones sensibles de beaucoup plus de médiateurs, d'adultes relais, de maisons de justice, de commissariats de plein exercice, ouverts donc 24 heures sur 24, avec la personnel nécessaire, tant demandés depuis des années par la population victime de quelques chefs de bandes, seraient nettement plus efficaces.
Entendez-vous enfin répondre à ces aspirations ?

Maxime Gremetz espère néanmoins sa réélection en juin. L'élu de la Somme ne portera pas l'étiquette du PCF car il n'a pas souhaité payer sa cotisation annuelle au parti.

Gouvernement Fillon: premiers secrétaires d'Etat

Ne pas sous estimer les secrétaires d'Etat



Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre : Roger Karoutchi, UMP, 55 ans.





Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre : Eric Besson, ex-PS, 49 ans.






Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes : Jean-Pierre Jouyet, 53 ans.








Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable : Dominique Bussereau, UMP, 54 ans.




Il est Haut-commissaire et donc hors gouvernement : Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France.

vendredi 25 mai 2007

Des hussards de la citoyenneté règlent leurs comptes.

Fatwa lancée par des instits contre certains artistes
Des enseignants diabolisent en effet les artistes qui ont soutenu Sarkozy: l’inquisition laïque sévit dans les Bouches-du-Rhône. Le journal régional, La Provence, rend compte dans son édition de ce 25 mai de cet abus de pouvoir sectaire, mesquin et sournois:

Faudel et Enrico Macias
échappent au boycott
Après l’émotion suscitée par l’annonce de la déprogrammation des chansons de Faudel et Enrico Macias qui devaient constituer le final de la Fête des Ecoles , le 8 juin au Stade Vélodrome, au motif qu’ils avaient soutenu Sarkozy, la réaction de la Ville n’a pas tardé par la voix de Marie-Louise Lota, adjointe au maire, déléguée à l’Education et aux Ecoles.
« Ceux qui ont pris cette décision m’ont assuré être de bonne foi. J’ai bien voulu l’entendre et le croire. J’ai donc demandé officiellement à la présidente de la Fédération des Amis de l’Instruction Laïque (AIL) qui organise l’événement, que le programme de la Fête des Ecoles soit maintenu tel qu’il avait été établi, c’est-à-dire avec les deux chansons de Faudel et d’Enrico Macias, faute de quoi la Ville prendra des sanctions. » Et Marie-Louise Lota d’ajouter : « Nous faisions totalement confiance aux organisateurs en ne prenant connaissance de la liste des écoles participantes que la veille ou l’avant-veille du spectacle. Désormais, pour les prochaines éditions, les AIL devront nous fournir la liste des établissements qui auront fait acte de candidature et nous préciser les critères selon lesquels te ou tel aura été sélectionné ou écarté. »
Les réactions se sont d’ailleurs multipliées hier, notamment de la part du SNUipp13, syndicat FSU majoritaire chez les professeurs des écoles. Ce dernier a exprimé « son incompréhension » face à la décision des organisateurs de la Fête des Ecoles [et] selon qui « cette fête doit rester la fête des enfants en dehors de toute considération partisane. »
L’étonnant est qu’il fallait le rappeler. Mais alors que se passe-t-il dans le secret des salles de classe ? On n’ose imaginer… Les liens de confiance parents-enseignants sont-ils rompus et la défiance’ des citoyens doit-elle s’appliquer à l’encontre de certains –voire de nombreux- enseignants ?

Et les AIL, c’est quoi au juste ?... PaSiDupes y reviendra très prochainement.

Et le SNUipp, c’est quoi ? PaSiDupes s’en occupe et reviendra aussi sur son cas.

La République des Idées, qui fait donc des émules, va sans aucun doute nous éclairer. A défaut, saura-t-elle évaluer les dégâts occasionnés par les théories de ses experts de la pensée subversive ou bien vont-ils s’en féliciter ?
En attendant, les parents ne semblent pas avoir eu voix au chapître laïc et ‘citoyen’. Les 'débats participatifs' des soutiens socialistes à Sa Cynique Majesté resteront donc un exercice de style, sans suite, artificiel et pour la galerie… La ‘république du respect’ reste ainsi le concept qu’elle n’a cessé d’être et c’est à Sarkozy que nous devrons une France plus juste, si ses détracteurs bornés veulent bien s’ouvrir (ils avaient annoncé le changement!), respecter le scrutin présidentiel et reconnaître la légitimité des décisions prises dans l’intérêt du plus grand nombre : 53% de Français qui se sont exprimés à 84% . Les décisions de la majorité s’appliquent à tous, mais les ‘experts’ de La République des Idées veulent remettre en cause les principes mêmes de la République

Nous avons donc de bonnes raisons d’être sceptiques, si par ailleurs les éducateurs de nos enfants sont contaminés et restent réfractaires à ces règles républicaines et démocratiques qu’ils sont censés transmettre.
L’école de la République est-elle donc le premier obstacle à l’exercice de la liberté et de la tolérance. Quand on pense que les enseignants qui exercent ce blocage anti-démocratique et ce formatage sectaire des esprits, dès l’école primaire, à l’insu des parents qui leur confient leurs enfants, se sont très probablement illustrés dans des actions militantes radicales du réseau ESF
Rassurez-nous! Pas de racisme ici, contre un pied-noir et un beur? Ouf!