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dimanche 30 décembre 2018

Le Drian, négligent, Benalla rend ses passeports quand bon lui semble

Alexandre Benalla promet de rendre ses passeports diplomatiques, un jour

L'ouverture d'une enquête le visant va lui permettre de "mettre un terme aux rumeurs et aux insinuations qui courent" sur son compte, se félicite l'ex-collaborateur indélicat de l'Elysée.

Résultat de recherche d'images pour "benalla le drian"Après l'ouverture d'une enquête à son encontreAlexandre Benalla se plaint d'une polémique "complètement disproportionnée". 
Mais il confirme qu'il jouit toujours de deux passeports diplomatiques qu'il compte restituer "dans les prochains jours", annonce-t-il aussi, magnanime, dans le Journal du dimanche de ce dimanche 30 décembre, sans préciser de date... Si jamais, cette fois, Papy Jean-Yves le relance ?

L'individu est mis en cause pour avoir conservé ces documents officiels pendant cinq mois, malgré son limogeage de l'Elysée, le 23 juillet, et pour les avoir utilisés depuis, dans divers voyages d'affaires personnels à l'étranger. 

Benalla devait être domicilié à côté de Jean-Yves Le Drian

Résultat de recherche d'images pour "passeport diplomatique France" 

Bien qu'il puisse être soupçonné de promiscuité coupable avec le ministre des Affaires étrangères qui devait l'héberger dans ses locaux de fonction du Quai Branly, siège de son ministère, Benalla réclame un traitement ...équitable : "qu'on [le] considère comme un justiciable ordinaire, ni plus ni moins"

L'ancien garde du corps du président reconnaît toutefois - sans en être persuadé - avoir "peut-être eu tort" de se servir de ces passeports à des fins personnelles.
"Je suis satisfait que la justice puisse désormais mettre un terme aux rumeurs et aux insinuations qui courent sur mon compte", a-t-il affirmé. 
Il reste que la législation précise qu’en cas d’arrêt de la mission, avant la date de fin de validité d’un passeport, celui-ci doit être restitué "dès lors que son utilisation n’est plus justifiée". Et ce n'est pas une rumeur...
"Mais je tiens à dire que je ne l'ai fait que par confort personnel, pour faciliter mon passage dans les aéroports. En aucun cas je ne les ai utilisés pour mes affaires. Je ne vois d'ailleurs pas à quoi ils auraient pu me servir...", prétend encore l'ancien proche de Macron.

Une erreur de l'Elysée ? Ou négligence de Le Drian ? 

Enfin, Alexandre Benalla assure avoir rendu ses passeports fin août. 
Or, ils lui ont été redonnés en octobre par un "membre de la présidence", avec d'autres effets personnelsalors qu'il rapportait son badge d'accès à l'Elyséeassure-t-il. Il pourrait s'agir de Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République (remplacé en juillet 2018 par Benoît Ribadeau-Dumas, un ancien industriel) et directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur du socialiste Bernard Cazeneuve.

Et le franco-marocain de juger : "Dans la mesure où on [?] me les a rendus, je n'ai pas vu de raison de ne pas les utiliser". Mais cette restitution correspondait-elle à une faveur ou à une erreur venue d'un membre de l'Elysée ? "A ce stade, impossible de trancher", commente le JDD (Lagardère Active, comme Europe 1).
Un passeport diplomatique est délivré aux diplomates par un Etat souverain, pour leurs déplacements professionnels, ainsi qu'à des personnes les accompagnant. Contrairement au passeport ordinaire, il est délivré par le ministère des Affaires étrangères. Benalla accompagnait-il un ministre dans ses déplacements ? Lequel ? Ou se déplaçait-il seul ? Pour son propre compte.Si un détenteur de passeport diplomatique voyage pour son compte personnel, il doit présenter un passeport différent. Le passeport diplomatique est réservé aux diplomates en activité officielle.Résultat de recherche d'images pour "VAlise diplomatique"Benalla disposait-il d'une valise diplomatique ?
Ce terme désigne un moyen de transport utilisé pour échanger différents objets
sous couvert de l'immunité diplomatique, la transmission du courrier diplomatique, administratif et d'équipement technique nécessaires au fonctionnement des postes diplomatiques et consulaires. Elle n'est acheminée que par le ministère des Affaires étrangères. Elle n'est strictement employée que dans les conditions prévues par la réglementation et ne sert qu'aux échanges officiels.Résultat de recherche d'images pour "VAlise diplomatique"La valise diplomatique ne peut être ouverte en dehors de son lieu de destination et ne doit pas passer au travers d'un scanner, quel que soit le pays. Un confort...

samedi 29 décembre 2018

Les Macron, en toute discrétion, entourés de gardes du corps à Saint-Tropez

Emmanuel et Brigitte Macron à Saint-Tropez : "Un faux pas de communication" 

Le couple Macron s'est exhibé dans les rues de Saint-Tropez, vendredi 28 décembre

Trois gardes du corps les escortent au centre ville et en fin de journée
pour un déplacement en toute "discrétion"

Les passants ne voient pas ce séjour d'un bon œil. 
Le président de la République rentrera à Paris dimanche 30 décembre, à la veille de la traditionnelle allocution présidentielle de la Saint-Sylvestre et les Français attendent Emmanuel Macron l'arme au pied lundi 31 décembre au soir. Que va-t-il encore inventer pour brouiller leur perception du mouvement des "Gilets Jaunes", de la nouvelle affaire Benalla avec ses passeports diplomatiques et avant tout de leur pouvoir d'achat... 

Epuisé, le quadra est actuellement à Saint-Tropezentouré de la famille omniprésente de sa femme, dans une propriété prêtée par Danièle Tannenbaum, connue sous le pseudonyme de Thompson, 76 ans, scénariste et réalisatrice, fille du réalisateur Gérard Oury et belle-fille de Michèle Morgan et épouse d'Albert Koski. Certains habitants de la cité bobo du Var trouvent ce séjour et ce copinage quelque peu déplacés.

Beaucoup de Tropéziens comme elle lui reprochent d'être dans sa bulle

 "Ceux qui se permettent de venir ici en vacances ont les moyens, donc (Emmanuel Macron) ne voit que du beau monde. C'est un peu dommage qu'il soit ici parce que, s'il était ailleurs, il verrait peut-être aussi la misère. Ici, il n'y en a pas", estime Lisa, retraitée, qui vend des baguettes de pains sur le marché pour arrondir ses fins de mois et soutient les "gilets jaunes".

"Il est venu faire le réveillon avec Bernard Arnault", ironise Maxime en terrasse d'un café, puisque son séjour chez les Thompson, tous frais payés, était gardé comme un secret d'Etat.
Maquette de la maison de (feu Gérard Oury et) Danièle Thompson
"C'est peut-être pas le moment de passer ses vacances là, parce que malheureusement Saint-Tropez a une connotation bling-bling, festive. Les gens ne voient que les milliardaires, les yachts", explique Hélène, qui vit depuis toujours à Saint-Tropez. Celle-ci voit là, comme beaucoup l'ont déploré à plusieurs moments de l'année 2018, "un faux pas de communication" du locataire de l'Elysée qui traite les "Gaulois réfractaires aux réformes" d'"illettrés", de "gens qui ne sont rien".
La presse couchée - BFMTV et CNews - assure qu'il est à Saint-Tropez pour y travailler...

vendredi 28 décembre 2018

La ministre de la justice a-t-elle recommandé la clémence pour les automobilistes tueurs de Gilets jaunes ?

L'Elysée couvre-t-il les violations du principe de séparation des pouvoirs ?

La presse croit encore en son pouvoir de formatage des esprits

Nicole Belloubet aurait demandé la clémence pour les automobilistes qui tuent des gilets jaunes.
Une circulaire signée de la main de la ministre de la Justice et adressée aux procureurs  - qui sont sous sa tutelle, puisqu'elle les nomme et les révoque - tourne en ligne et indigne. Le journal Libération se commet d'office à la défense de la garante gouvernementale du respect de la Constitution : une lourde tâche qui justifie bien les subventions de l'Etat à la presse "libre et indépendante"... Il s'est choisi pour directeur cumulard et de la rédaction et de la publication, l'époux d'une éditrice de Stock et le fils d'un éditeur qui contribua au financement du Front national, le FN de Jean-Marie Le Pen, le pontifiant Laurent Mouchard-Joffrin, 66 ans, lequel passa sa jeunesse dans un château familial en province. Ce cerveau sclérosé a pour seule ligne directrice la complaisance à tous les pouvoirs peu ou prou de gauche. 

Libération vous avait déjà raconté comment les interpellations massives - voire même à titre préventif - de gilets jaunes étaient devenues la norme au cours des précédents samedis de mobilisation. L'ingérence supposée de la justice ou de la police, qui aurait par exemple arrêté un homme juste parce qu’il avait un gilet jaune réglementaire dans sa voiture devenait en fait un peu plus compliqué à justifier. Alors que la presse restait impavide, de nombreux internautes bondirent sur le document issu de la Chancellerie: il s’agirait d’une lettre d’une page signée de la main de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et adressée aux procureurs.

Un passage a particulièrement fait réagir : la ministre demandant "une clémence particulière et bienveillante pour les particuliers automobilistes, professionnels et entreprises du transport routier ayant provoqué le décès de manifestants suite à des accidents sur des ronds-points ou des routes qui avaient été bloqués dans le cadre de filtrages illégaux". Rien qui soit invraisemblable par les temps qui courent. 

A l’inverse,
la Garde des Sceaux requiert de la part des procureurs "une sévérité exemplaire dans l’application de la loi 'anti-casseurs' ". Après trois recours à l'article 49.3 et aussi les insultes de Macron à ses concitoyens, les internautes n'attendent plus rien de bon des membres du gouvernement.


Déni total : "Tout est faux, de A à Z"

"Cette lettre est en fait un faux, selon des sources concordantes", assure Libération, d'autorité, prêt à classer ainsi l'affaire. "Concordantes" ne signifie pourtant pas que le faux est avéré, bien au contraire. 

"Ce document litigieux est ni plus ni moins qu'apocryphe," s'empresse d'ailleurs d'affirmer par tweet le porte-parole de la ChancellerieYoussef Badr, qui ne fait pas de détail, le soir du 23 décembre : "Cette circulaire est fausse. De l’en-tête jusqu’à la signature. A l’exception de la police d’écriture. En la parcourant, on peut lister les erreurs. Et pour comparer, on peut aller sur le site du JO où sont publiées les circulaires." S'attendait-on à un aveu ?

Un tour sur les sites législatifs officiels (comme Légifrance) permet par exemple de constater que le faux document ne comporte pas de numéro de circulaire, alors que les vraies en sont dotées. Mais, depuis quand ce site web officiel du gouvernement français publie-t-il les courriers confidentiels de la Chancellerie ? Ce serait une première et Libération prend ses lecteurs pour des billes.

Une magistrate anonyme abonde 

Libé ne précise pas, comme il devrait, qu'elle appartient au siège... 
Plusieurs éléments lui ont permis de détecter le faux, sauf à penser que le stagiaire retranscripteur est un incapable : "La citation du président [sans majuscule] de la République et du Premier [avec majuscule] ministre au début, les fautes de typographie (majuscules), le fond qui ne pourrait jamais être écrit comme cela (demander de la bienveillance pour des actes ayant conduit à des décès)." Les "preuves" sont ultra-minces, surtout connaissant la réalité du recrutement de bras-cassés à tous les niveaux de l'administration centrale...

Les termes de "gilets jaunes" ne prennent pas de majuscule dans la dernière circulaire de la Chancellerie, datée du 22 novembre, et ils en ont dans le faux document. Oui, mais ça c'était avant que la consigne ait été passée de mettre le mépris du mouvement en sourdine. Or, c'est le gouvernement a fini par prendre les Gilets jaunes au sérieux.

Toujours dans le même registre et dans le document accusé de "faux", le mot "Province" (par opposition à Paris) commence également par une majuscule, alors que ce n’est pas le cas dans une récente circulaire de la Direction des affaires criminelles et des grâces. L'omission commise dans ce document qui sert aujourd'hui de référence est peut-être une marque de mépris enfin corrigée ... Libération refuse de concevoir l'idée d'un soudain respect de l'administration pour les régions, sous la pression de la rue rassemblée aux carrefours. 

Ces deux vraies circulaires sont adressées par le ministère aux procureurs nommés en Conseil des ministres et dépassent largement une page de longueur contrairement au document qu'il s'agit de décrédibiliser. A l’inverse de ce dernier, elles listent des infractions précises que sont susceptibles de commettre les manifestants. Il existe donc bien une correspondance de la ministre avec ses représentants en régions.

Belloubet distingue "circonstances" et "spécificité" des sanctions

Loin d’appeler à la clémence pour les automobilistes et à la sévérité contre les gilets jaunes, la circulaire du ministère du 22 novembre les place d’ailleurs sur le même plan, mais il faut lire entre les lignes : "Outre les dispositions concernant les infractions d’atteintes aux forces de l’ordre susceptibles d’être retenues dans le cadre de mouvements collectifs et celles relatives aux auteurs de vols ou de dégradations, il pourra, selon les circonstances, être spécifiquement recouru aux qualifications suivantes qu’il s’agisse de participants aux manifestations ou de conducteurs cherchant à forcer les barrages." 
Selon un décompte du journal Le Parisien, neuf des dix morts depuis le début du mouvement des gilets jaunes le sont à cause de barrages forcés, commis par des automobilistes irascibles.

Affaire Benalla, saison 2 : des passeports diplomatiques pour ses voyages d'affaires

Benalla a continué d'utiliser à ses affaires en Afrique plusieurs passeports diplomatiques confisqués 

A-t-il profité du déplacement de Macron au Tchad avant Noël pour faire des affaires ?  
Image associée

Alexandre Benalla continue comme avant à utiliser des passeports diplomatiques pour ses affaires en Afrique, révèlent en semble le journal Le Monde et le site Mediapart, relançant ainsi de nombreuses questions négligées sur le dossier politique de l'année 2018.

Alors que l’Elysée a assuré ces derniers jours qu’Alexandre Benalla, reconverti dans la diplomatie privée en Afrique, n’est pas "un émissaire officiel ou officieux", Alexandre Benalla voyage néanmoins avec un passeport diplomatique de la République bananière française, depuis plusieurs mois, malgré son limogeage en juillet de l'Elysée, selon Mediapart, ce jeudi 27 décembre. Le précieux document, utilisé ces dernières semaines pour entrer dans différents pays africains, ainsi qu’en Israël, et qui porte la référence 17CD09254, a été délivré le 24 mai 2018.
Ce document à diffusion limitée avait servi à ses voyages d’affaires et les acteurs politiques respectueux de la République réclament maintenant des explications sur ces faits nouveaux au dossier complémentairement étudié par les deux chambres parlementaires.

Des négligences ou des complicités ? 

"Qu'il ait un passeport diplomatique encore aujourd'hui dépasse l'entendement", s’étrangle doucement sur Franceinfo le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde. Le député-maire de Seine-Saint-Denis “espère” que la commission d’enquête sénatoriale toujours chargée de faire la lumière sur l’affaire Benalla procèdera à de nouvelles auditions sur cette affaire dans l'affaire

Une demande à laquelle la sénatrice écologiste Esther Benbassa, membre de la commission sénatoriale sur l'affaire Benalla, explique ce vendredi dans L’Obs vouloir accéder : “Il est clair que ce nouvel épisode de l’affaire Benalla, 'l’Acte 2', si on peut dire, doit logiquement amener la commission d’enquête sénatoriale à entendre à nouveau Alexandre Benalla”.

Sur RTL,
le porte-parole du parti Les Républicains (LR), ne se contente pas de demi-mesures. Celui qui, avec 52,39% des voix a déboulonné Christophe Sirugue (PS, 32,58%) de la mairie de Chalon-sur-Saône, le journaliste Gilles Platret, estime quant à lui que "la justice doit se saisir" du dossier. "Il nous semble nécessaire qu'elle étende ses investigations pour savoir pourquoi et comment il est détenteur d'un passeport diplomatique 15 jours après sa suspension et comment alors qu'il n'est plus à l'Elysée, il continue de s'en servir pour des actions dont on a besoin de savoir ce qu'elles sont en réalité”, développe le maire et journaliste.

Le Rassemblement national (RN) se pose les questions de fond que négligent les Insoumis.
“Il avait le bras long, le chômeur Benalla, pour faire ses affaires !”, une fois que ses fonctions officielles eurent pris fin, tempête sur Twitter son porte-parole Sébastien Chenu, qui parle lui aussi d’un 'acte 2' de l’affaire. "Pourquoi Benalla jouit-il de cette étrange protection de l'Elysée ? Quel lien l'enchaîne à Emmanuel Macron au point de risquer d'entraîner le président avec lui ? 

Quel intérêt a Macron à couvrir ce barbouze de série z ?”, s'interroge le maire de Béziers, Robert Ménard, alors que tardent les questions de Mélenchon (LFI).

Mis en examen notamment pour "violence volontaire", Benalla était censé avoir restitué le ou les passeports diplomatiques en sa possession.

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Sur Europe 1, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, résume en quoi ce nouvel épisode pourrait jeter l’exécutif dans une nouvelle tempête : "Voilà quelqu'un qui est censé être sanctionné après ses exactions du mois de mai et qui, au lendemain de ces exactions, obtient deux passeports diplomatiques - en date du 24 mai 2018, selon Mediapart, alors qu’Alexandre Benalla était déjà censé être mis à pied par l’Elysée [après avoir été accusé d'avoir violenté un manifestant le 1er mai à Paris]. Il est de notoriété publique qu'il continue de se balader dans l'Afrique entière et malgré cela, l'Elysée ne vérifie pas qu'il a bien rendu ses passeports diplomatiques qui lui donnent une sorte de sésame. C'est profondément inquiétant, soit sur l'amateurisme de cette présidence, soit sur le double langage qu'elle continue d'avoir".

Alors que la présidence de la République jurait mardi soir que le nouvel amoureux de l'Afrique n'était “pas un émissaire officiel ou officieux” d'Emmanuel Macron, la détention d’un passeport officiel par l’ancien conseiller du chef de l'Etat constitue effectivement scandale sur l'incompétence, si ce n'est la complicité, de l'entourage présidentiel. 
Car ce document permet à Alexandre Benalla de voyager sans visa dans presque tous les pays du monde, la plupart du temps,  en bénéficiant de l’immunité diplomatique. Un laissez-passer qui comprend notamment cette mention : "Nous, ministre des Affaires étrangères [Jean-Yves Le Drian], requérons les autorités civiles et militaires de la République française et prions les autorités des pays amis et alliés de laisser passer librement le titulaire du présent passeport et de lui donner aide et protection".
Benalla s'était engagé sur l'honneur à restituer ses passeports diplomatiques

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Indigne d'en être détenteur, Alexandre Benalla s’est notamment rendu au Congo-Brazzaville, au Cameroun et au Tchad, ces derniers mois, selon Le Monde.
Il pourrait par ailleurs devoir répondre de l'accusation de mensonge et de parjure à la commission sénatoriale qui l’avait interrogé le 19 septembre dernier. Il avait en effet affirmé avoir laissé ses passeports diplomatiques "au bureau [qu’il occupait] à l'Elysée". 
"Si Benalla a effectivement utilisé ce passeport après son départ de l’Elysée, il y a parjure, puisqu’il nous a menti en prétendant qu’il l’avait laissé dans son bureau de l’Elysée. Nous sommes donc entrés dans une phase qui sera immanquablement judiciaire",estime la sénatrice Esther Benbassa, qui rappelle la peine encourue le cas échéant : 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende. 
Le Tchad paiera-t-il ? Benalla se trouvait-il à N'Djamena quand Macron est allé passé le weekend avant Noël entre hommes avec les militaires de l'opération Barkhane ?

Alexandre Benalla s'était engagé auprès du quai d’Orsay

Jean-Yves Le Drian a-t-il laissé courir?
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Dès le 23 mai dernier, dans un document signé de sa main révélé par BFMTV, l'ancien conseiller de l'Elysée préposé à l'escorte du corps sacré de Jupiter s'était engagé à restituer ses passeports. 

Jeudi, Le Drian, ministère des Affaires étrangères, a fait savoir qu’il examine "toutes les suites possibles, y compris judiciaires, sur la non-restitution des passeports d'Alexandre Benalla".

"La question d'une usurpation de fonction se pose", estiment même les autorités. Celle d'une légèreté dans leur traitement du dossier Benalla, aussi.

jeudi 27 décembre 2018

Brigitte Macron, photographiée avec Marcel Campion, indigne certains

Des élus et militants intolérants de gauche dénoncent cette photo

Le lobby homosexuel s'indigne

Brigitte Macron tentait-elle de donner le change
sur les préférences sexuelles de son mari ?
Des proches de Brigitte Macron se croient obligés, dans L’Express, de démentir tout soutien de l’épouse du Président au "roi des forains". Fin septembre, Marcel Campion avait usé de sa liberté d'expression pour tenir des propos homophobes, qui avaient indisposé, lors d’une réunion publique filmée en janvier dernier, à l’encontre de responsables homosexuels - assumés ou supposés - de la mairie,
dont l’ancien premier adjoint Bruno Julliard dont le mariage homosexuel avait été médiatisé (photo ci-contre).

Depuis la révélation de cette vidéo par le Journal du dimanche, Marcel Campion est aujourd’hui poursuivi en justice pour diffamation et injure homophobe. "Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos", avait-il notamment déclaré, alors que ce sujet est devenu tabou et sujet à restriction à la liberté de penser.

En septembre 2017, à l'occasion d'une visite au marché de Noël des Tuileries, Brigitte Macron a posé avec Marcel Campion, "le roi des forains", dont les propos sur les homosexuels avaient chiffonné. Des élus locaux et militants de gauche s'étaient indigné de cette promiscuité.

Bis repetita

La visite de Brigitte Macron au marché de Noël des Tuileries en compagnie de ses petits-enfants est apparue comme une récidive, ce 23 décembre. La mamie n'a en effet pas hésité à poser tout sourire avec Marcel Campion, malgré la révélation de propos jugés homophobes. Le cliché ci-dessus a notamment été diffusé par Le Parisien.

Cette pose de l'épouse du président de la République a indigné plusieurs personnalités politiques de la capitale, parmi lesquelles des homosexuels notoires dont l'adjoint à la mairie de Paris en charge du logement, Ian Brossat. L'élu communiste - petit-fils du communiste, Marcus Klingsberg (qui rejoignit Israël en 1948 où il donna la priorité à l’idéologie communiste sur la défense d’Israël et fournira, pendant plus de vingt ans, des informations de la plus haute importante au KGB), et fils de parents trotskistes - a ainsi pointé du doigt, sur Twitter, "la femme du Président de la République qui s'affiche avec un homophobe notoireTrès "esprit de Noël", tweeta-t-il le 23 décembre 2018. 



Brossat peine à suivre le porte-parole du gouvernement dans les méandres de sa pensée complexe, certes, mais floue, surtout : J'aimerais comprendre. Le 24 septembre dernier, @BGriveaux :



Même son de cloche du côté de plusieurs militants de gauche et pour les droits des LGBT qui se sont offusqués de l'apparition de la mamie avec petits-enfants au côté de Marcel Campion. 

Donc Brigitte Macron la "première dame [sic] de France" s'affiche ostensiblement avec Marcel Campion, qui parle des homosexuels comme de "pédés" "pervers" qu'il faut sauver du Sida, alors même qu'il est poursuivi par la justice pour diffamation et injure homophobe... Honte à elle ! s'écrie en écho - et en meute- Maxime Cochard, l’un des collaborateurs homosexuels de Brossat, dès le 23 décembre 2018.



Il n'est pas excessif de parler de chasse en meute :


— Ludo (@LudoHbg) 23 décembre 2018

Ludo, 21 ans, est co-référent de Génération-s (truc de Benoît Hamon) à Strasbourg et se déclare pour les transports gratuits, le vélo, etc et se revendique 'militant queer'.

L'ancien député socialiste et conseiller municipal d’opposition à Colombes (PS jusqu'en 2014, Hauts-de-Seine) Alexis Bachelay  - un démocrate exemplaire qui a bloqué PaSiDupes sur son compte : une  honte ? ☭ D'ailleurs battu aux dernières législatives, il s'occupe désormais de ses enfants - a vu, quant à lui, dans la diffusion du cliché polémique les prémices de la campagne à venir pour les municipales à Paris qui verront le ou les candidats de la majorité présidentielle se charger de virer la maire socialiste sectaire Anne Hidalgo. "Ça va être beau la campagne municipale [de LREM] à [Paris]", a raillé sur le réseau social ce demandeur d'emploi.
L'époux de l'élue socialiste à Colombes et présidente de l'Association des Habitants des Côtes d'Auty, Fatoumata Sow, reste sur le thème de la honte (sachant que l'association n'a d'autre ambition que l'organisation mensuelle d'un Cabaret Gourmand préparés avec repas préparé par l’atelier de cuisine solidaire aux personnes démunies, avec le soutien de la Fondation Batigère qui oeuvre en faveur de l'égalité des chances et du lien social : c'est vaste et flou, mais ça fait vivre...) :
Ça va être beau la campagne municipale d’@enmarchefr à #Paris... #Campion#Macron mêmes combats ?  pic.twitter.com/ueJKPaU6DC— Alexis Bachelay (@AlexisBachelay) 23 décembre 2018

Selon Le Parisien, l'entourage de Brigitte Macron souligne que celle-ci s’est rendue au marché de Noël "dans un cadre privé". Piètre défense qui ne justifie pas ce type de personnel coûteux en mal d'imagination. Et, si elle a accepté d'être prise en photo au côté de Marcel Campion, il ne s’agit "aucunement d’apporter une caution à ce dernier, s'est défendu son entourage. En effet, c'est d'une tentative de récupération destinée au blanchiment de l'image du président.

Les propos sur les homosexuels ne sont pas libres

Le parti du président part en sucette
Dans l'œil du cyclone depuis plusieurs jours pour ses tweets moquant la sénatrice écologiste Esther Benbassa, notamment son physique ingrat, et se justifiant en prétendant dénoncer "l'imbécillité des réseaux sociaux", le député Joachim Son-Forget - ex-membre du Parti socialiste, puis député de La République en marche pour les Français de l'étranger de Suisse et du Liechtenstein - a également irrité plusieurs partisans de LREM qui ont demandé à ce claveciniste de "calmer le jeu." Mais la réponse de Son-Forget  est cinglante: "Hors de question. Eux attaquent dans l'anonymat et seront les premiers à baisser leur froc pour le dire franchement. Moi je rentre dans le tas si on m’agresse" a assuré le radiologue Son-Forget.
Toujours sur Twitter, Esther Benbassa a répondu à l'attaque puérile avec distance : "Il y a à l’Assemblée nationale un député LREM obscur et inactif. Le pire, c’est les soirs de réveillon. Là, pour tromper son oisiveté, c’est plus fort que lui, il m’insulte sur mon physique et me harcèle : 50 tweets en une heure et demie. Gilles Le Gendre [le président du groupe La République en Marche à l’Assemblée Nationale] doit d’urgence lui trouver une occupation pour le 31".

Pas franchement préoccupé par les possibles sanctions qui pèsent sur lui, le député a également affirmé que la lettre d'avertissement qu'il a reçu de la part de son parti ira "au feu." 

Joachim Son-Forget, depute des Francais de l'etranger pour la Suisse et le Lichtenstein.

Et Joachim Son-Forget a fini la nuit en s'en prenant à plusieurs twittos et journalistes, raillant au passage les "trolls" et "collègues hypocrites déversant leur fiel" via un message accompagné d'une photo le présentant, une peluche de blaireau dans les bras. Le médecin a ainsi exprimé "toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux."
Sur le coup de 3h du matin ce franco-kosovar - il a été nationalisé kosovar en 2018 - s'est risqué à la géopolitique, se livrant à une provocation pro-albanaise à la Serbie.

Et on en revient au sujet du jour
Joachim Son-Forget n'en est pas à son premier dérapage. Non seulement, le député LREM a traité Donald Trump de "gâteux" sans qu'aucun lobby ni parti ne trouve à redire mais, lors des cris du coeur hétérosexuels du forain Marcel Campion à la fin du mois de septembre, le député d'origine sud-coréenne avait tenu à le défendre sur Twitter.
"Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude, je dis les 'pédés', mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers", avait déclaré le forain, candidat à la mairie de Paris. 
Des propos où Joachim Son-Forget ne voit rien d'homophobe comme il l'avait alors fait savoir sur Twitter.

Discours invraisemblable et franchement homophobe. Inacceptable.
non ce n’est pas homophobe @gaspardgantzer il suffit d’écouter en entier de quoi il parle, certes maladroitement, mais pas de sexualité. je trouve même de bon aloi ses propos personnels sur Mourousi et « Didine » qui sont la clé de lecture de ce propos.
"Marcel Campion, comme n'importe qui, a droit au bénéfice du doute sur le fond de se pensée, c'est de la simple sagesse que de lui demander s'il a une pensée réellement nauséabonde ou de lui demander si ses propos ne nous poussent pas à comprendre autre chose que ce qu'on a voulu lui faire dire… sinon c'est le début de la charia !", avait-il ensuite affirmé dans un entretien avec Le Point. Soutenir Campion fait-il de vous un homophobe ? Le député Joachim Son-Forget assume ses prises de position libérée tout en précisant sa pensée.
Il assure avoir reçu "une quantité phénoménale d'insultes à caractère racial, des appels à être jugé, des menaces pour me dire que si je venais à la gay pride ça allait mal se passer pour moi...
Il y a longtemps que j'envisageais de démontrer la folie des réseaux sociaux par l'absurde, c'est fait. J'ai simplement choisi de prendre la défense de l'accusé, parce que j'estime qu'il faut laisser aux gens le droit d'argumenter avant de décider s'ils sont coupables ou non." "J'ai un doctorat en sciences cognitives, j'étudie les techniques d'influences en sciences cognitives et je ne peux pas être une photocopie qui hurle avec la meute."
Dans un autre tweet, le député avait exposé le fond de sa pensée :
"Je suis contre le name and shame, qui se substitue à la justice", avait-il écrit.

Et parce que la France de Macron a besoin de retrouver la parole, les réseaux s'enflamment, poussant LREM  à se positionner:



En position de défense depuis de longs mois contre la mairie de Paris qui lui a déjà retiré coup sur coup le droit d'installer une Grande roue sur la place de la Concorde, puis d'organiser un marché de Noël sur les Champs-Elysées, Marcel Campion, a décidé de se lancer en politique contre Anne Hidalgo aux élections municipales de 2020.

C'est à l'occasion du lancement de son mouvement politique "Paris Libéré", le 27 janvier dernier, que l'agressé avait entre autres observé que Bruno Julliard a "amené tous les homos de la terre" au côté de la maire de Paris, à l’époque  où il était encore premier adjoint de la capitale. En outre, dans des propos dévoilés en septembre par le site du Journal du dimanche, commentant l’installation par la mairie de l’œuvre de Paul McCarthy exposée place Vendôme, siège du ministère de la Justice occupé par Christiane Taubira, pendant la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) 2014, il avait décrit : "Vous savez, le truc qu’ils se mettent dans le fion, pour les pervers là. A Noël, c’est bien pour les enfants" (Le Tree représentant, de l'aveu de son auteur, un "plug anal").

Ces propos ont valu à Marcel Campion des poursuites en justice pour "diffamation et injure homophobe". A la suite de cette affaire, il avait décidé d'abandonner ses activités foraines.