POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

vendredi 31 mars 2006

CPE -15- Des slogans pour tout raisonnement.
Quelques incohérences en passant :
Le PS
23, maintenant 22% de chômeurs ne justifient pas un traitement adapté : il dénonce une ‘stigmatisation des jeunes’ et leur précarité, dans leur ensemble…
L’UNEF
prône le traitement égal des jeunes, mais refuse de s’asseoir à côté de l’UNI et de la FAGE à Matignon: marginalisation, exclusion démocratiques ?
Les diplômés trouvent un emploi, en moyenne, dans les 6 mois : les privilégiés étudiants ne seraient-ils pas un brin paranos ?
FO: le problème est politique et n’a jamais été juridique, en conséquence, nous faisons appel au BIP (Bureau International du Travail), instance juridique…qui se prononcerait sur la conformité de la loi avec les conventions internationales signées par la France !
Ils ne se sentent plus…

La réalité
Evaluation de la France silencieuse : au moins 20% (analyste = pakool !)
Nombre de manifestants le 28 mars dernier = 1,5 millions (entre 1 et 3 millions)
Votes exprimés au 1° tour des élections présidentielles 2002 :
Chirac = plus de 5 millions de voix obtenues ;
Arlette Laguiller = environ 1,5 millions (moins de 6%)

Le contexte actuel est très différent de mai 68, commente Jean Yves Boulic, Ouest France. Tout se passe comme si le fond du problème n’était plus le chômage des jeunes, mais l’obstination d’un coté à imposer une loi aussi contestée soit-elle et de l’autre, une même obstination à faire plier le gouvernement et son chef.
Le ministre de l’Education Nationale, Gilles de Robien, gronde dans le Figaro. Il demande la réouverture des lycées. Les jeunes sont soumis à une obligation d’assiduité scolaire. Ils ne doivent pas être utilisés à des fins politiques.

Les va-t-en guerre annoncent que le pire est à venir
Alain Krivine, avant le jugement du Conseil Constitutionnel, avait demandé d’ "aller jusqu’au bout". Maintenant, Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, voit carrément dans la validation du CPE une "déclaration de guerre à la jeunesse et aux salariés". On dirait qu’ils l’appellent de leurs vœux.
"La seule décision qui vaille pour Jacques Chirac" est "de provoquer une nouvelle lecture (devant le parlement), sinon ce serait l'épreuve de force", a averti le Premier secrétaire PS F. Hollande.
Pour les syndicats qui préparent une nouvelle journée d'actions le 4 avril, le retrait du CPE reste l'objectif. Déjugée au plan juridique, la gauche réactionnaire s’entête.

Extrait de la revue de presse du jour sur France-Info :
C’est la force de la loi contre le flot de la rue, note Bruno Dive Sud Ouest. Promulguer le CPE, ajoute Claude Cabannes, l’Humanité, c’est décréter la politique de la terre brûlée, ouvrant un nouvel épisode d’une confrontation générale.Inquiétude à la une. La fièvre monte, le Parisien Aujourd’hui en France. Feu vert pour la grande baston, France Soir.
Henri Lauret : "intransigeance des syndicats ? ", "tous (les jeunes) ne manifestent pas", les difficultés viennent d’une "aversion de la société pour les réformes", le CPE est une mesure qui ne porterait que sur 15% des jeunes chômeurs", restent les problèmes occultés : "législation du travail, sécurisation de l’emploi et pouvoir d’achat" qui concernent tout le monde.

Florilège d’un borné : J.C. Mailly (précaire de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), poulain et successeur de Marc Blondel-FO) sur France-Info.
Le journaliste fait observer que 2 M de manifestants contre 15 M pour la majorité aux Présidentielles, ça donne à réfléchir sur la légalité des mouvements de rue actuels.
Mailly fait du chantage : "Si vous voulez l’apaisement, une solution, l’abrogation du CPE"
Il ajoute que discuter, "c’est se fiche du monde. "
Réponse lapidaire à l’évocation d’un éventuel Grenelle social : "Grève le 4 !"
Question du journaliste: le Parlement n’est pas l’expression de la volonté populaire ? Réponse : bredouillement et il faut "une 2° lecture (du Parlement), mais qui retire le CPE…"

jeudi 30 mars 2006

CPE -14- Grands axes routiers bloqués par des anti-CPE
Selon l’agence de presse Reuters, plusieurs axes routiers ont été bloqués en France par des étudiants et des lycéens anti-CPE, provoquant des dizaines de kilomètres d’embouteillages autour de plusieurs grandes villes. Le Centre national d’information routière (CNIR) a fait état d’opérations "escargot" autour de plusieurs grandes villes.
A Paris : maire PS = B. Delanoë
Le président de l’Union nationale lycéenne, Karl Stoeckel, a été interpellé lors de l’évacuation de manifestants qui tenaient un barrage sur le périphérique parisien et a été conduit au commissariat du 18e arrondissement", a annoncé l’UNL.

troubles autour de Rennes : maire PS = Edmond Hervé ;
Dunkerque: maire PS = Michel Delebarre, Djack Lang étant député et vice-président du Conseil Régional… : difficultés d’accès au centre ;
Nantes : maire PS = J.M. Ayrault qui va justifier la violence et s’en laver les mains ;

Bouches-du-Rhône : en région PS (visitée le weekend dernier par Dame Marie-Ségolène),
A Marseille, environ 200 émeutiers ont envahi la gare Saint-Charles et occupé les voies ferrées pendant deux heures avant d’être évacués sans incident par les forces de l’ordre. Ailleurs, ils ont bloqué des autoroutes.
A Martigues (ville PC), des manifestations ont ralenti la circulation dans la zone industrielle de Lavéra .
A Aix-en-Provence, des dizaines de kilomètres d’embouteillages ont été comptabilisés. Des étudiants ont bloqué trois des principales entrées autoroutières de la ville pendant près de deux heures avant d’être, eux aussi, évacués par les CRS.

Nord/Pas-de-Calais : région PS
A Lille : maire PS = Martine Aubry,
des groupes de manifestants très mobiles se sont déplacés toute la matinée et ont bloqué de nombreux carrefours.
A Boulogne-sur-Mer et Lens, villes PS, des centaines d’étudiants et de lycéens ont également mené des opérations de blocage.

Attendez-vous à entendre qu’il y a blocage et blocage : s’il est pacifique, il n’est plus illégal.
Il reste qu’il s’agit clairement de paralyser le pays et d’apeurer les patrons comme les populations. Des élus de la majorité ont déjà foiré, les silencieux en baissant les yeux valent-ils mieux ?
Est-il excessif pourtant de penser que « des groupes de manifestants très mobiles », ça évoque la guérilla urbaine?

Les élus instigateurs ont-ils lancé des appels au calme ?
Certes non. Auto-proclamée démocratique, la gauche n’encourage pas simplement l’agitation estudiantine ‘bon-enfant’, mais cautionne l’émeute.
Elle peut se le permettre, puisqu’elle n’a pas à craindre que ça entre dans les mœurs françaises et la gêne une fois au pouvoir : c’est elle qui tire les ficelles dans les milieux syndical et associatif.
Et si elle venait à être débordée, elle ne serait ni responsable, ni coupable : en pleine Assemblée Nationale, J.M. Ayrault, le prof d’allemand précaire, a déjà désigné les autres à la vindicte populaire.

Nous sommes dans l’attente du verdict du Conseil Constitutionnel : sa décision sera-t-elle soumise à la pression de la rue?

19 h 30 -Le Conseil Constitutionnel confirme que l'ensemble du texte est constitutionnel, sans restrictions.
Les Membres du Conseil Constitutionnel.
Pierre MAZEAUD, nommé par le Président de la République en février 1998 et nommé Président par le Président de la République le 27 février 2004 -Docteur en Droit

Valéry GISCARD D'ESTAING, membre de droit (ancien Président de la République) -UDF Simone VEIL, nommée par le Président du Sénat en février 1998 -ancien ministre UDF
Jean-Claude COLLIARD, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 1998 -PS
Agrégé en Droit Public
Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, nommé par le Président de la République en mars 2001
Professeur à l’IEP de Paris
Dominique SCHNAPPER, nommée par le Président du Sénat en mars 2001 -sociologue
Pierre JOXE, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en mars 2001 -PS
Pierre STEINMETZ, nommé par le Président de la République en février 2004
Jacqueline de GUILLENCHMIDT, nommée par le Président du Sénat en février 2004 -Juriste
Jean-Louis PEZANT, nommé par le Président de l'Assemblée nationale en février 2004 -Professeur de Droit Public.
Tous des provocateurs...

Les profs du PS vont-ils enseigner le respect de la loi? J.M. Ayrault , pour le PS, parle déjà de provocation des membres du Conseil Constitutionnel! Comment des élus du PS, qui se présentent comme des républicains, osent-ils bafouer la loi, ceux qui la votent et ceux qui jugent de sa constitutionnalité? La rue va-t-elle apprendre ce qu'est le droit et permettre que le CPE contribue à réduire le chômage dont sont victimes 23% de nos enfants?
La gauche souhaite-t-elle réduire ou exploiter leur pécarité?
Sommes-nous encore dans un état de droit?

Comment se fait-il alors que les parents d'élèves en soient aménés à réagir de leur propre initiative (à Nantes, par exemple) et, avec leurs pauvres moyens, à essayer de libérer l'accès des lycées, quand les chefs d'établissements, fonctionnaires de l'Etat, ne peuvent plus faire respecter le droit fondamental de tous les citoyens à l'éducation? On ne sait pas assez que les Français sont de plus en plus exaspérés des exactions de quelques-uns dont on pense qu'ils sont majoritaires parce qu'ils font plus de bruit que les citoyens respectueux de la loi.
Les médias de service public vont-ils se mettre à l'écoute des opprimés?

mercredi 29 mars 2006

Lendemain de grève, le soleil se voile la face.
Ce mercredi 29 mars, une éclipse partielle de soleil a été visible au-dessus de la France, entre 11h25 et 13h38.

Certes, le QI des Français est fort bas …
Selon une étude de l'université de l'Ulster citée dans le "Times", les Allemands sont le peuple le plus intelligent en Europe. Avec un quotient intellectuel (QI) moyen de 107, les Allemands devancent d'un souffle les Néerlandais (107), les Polonais (106), les Suédois (104) et les Italiens (102) suivant au classement.
Les Britanniques (8), avec un QI de 100, sont largement devancés, mais ils gardent une confortable avance sur les Espagnols (98) et surtout les Français au 19° rang (94)…, qui ne devancent que la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Serbie, dernière au classement.

… mais il est plus élevé qu’il n’y paraît,
à en juger par les résultats 2006 des élections aux CROUS
L’audience des manifestants de rue n’est pas ce qu’en disent les médias.
Les électeurs étudiants ont massivement donné leurs voix à des représentants étudiants indépendants des partis politiques.
Les résultats, avant les élections dans les académies d’outre-mer qui se tiendront le 4 avril, sont les suivants :
FAGE 79 - UNEF 36 - UNI 24 - PDE 17 - Autres 26
Cette semaine, dans un contexte difficile, la FAGE a obtenu 79 des 182 sièges et devient la première organisation étudiante représentative pour les questions sociales et, favorable au déblocage des universités et à la reprise des cours,
l’UNI progresse de 71% et de 10 sièges,
ce qui témoigne de la progression de l’opposition à l’UNEF (qui perd 54 sièges) et à la Coordination étudiante (1,8% des suffrages exprimés)
Proche d’un parti politique plus socialiste que social, l’UNEF n’a que faire des instances sociales.

Le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS) regroupe et anime les 28 CROUS de France. Il répartit entre eux des subventions de l'État et vote le tarif de la restauration universitaire (2,70 euros en 2005-2006)
Son conseil d'administration, à compter du prochain renouvellement, comprendra 8 représentants de l'État, 8 étudiants, 3 représentants du personnel, 3 présidents ou directeurs d'établissements d'enseignement supérieur, 2 personnalités qualifiées, un député et un sénateur comporte huit élus étudiants, désignés par les élus étudiants des CROUS.

…même si le doute est permis :
une cinquantaine d'étudiants anti-CPE envahissent l'AFP (Agence Française de Presse)
PARIS (AFP) - Une cinquantaine d'étudiants, pour l'essentiel de Paris X-Nanterre, ont envahi mardi [28 mars] en fin d'après-midi les étages de l'Agence France-Presse pour protester contre la "désinformation". "Et un et deux et trois mois ferme ! On est tous casseurs de ce système !", ont-ils scandé en pénétrant dans l'une des salles de rédaction. "Il faut cesser d'utiliser ce concept flou de casseurs, ce n'est pas de la violence gratuite, c'est l'expression d'une pensée politique, comme en banlieue en novembre", a expliqué à l'AFP Halima, qui a refusé de détailler son identité. Selon elle, "on veut tous casser le système que ce soit par de la violence physique ou symbolique". Les étudiants, qui ont accroché une banderole sur la façade de l'AFP sur laquelle était écrit "nous sommes tous des casseurs", ont évacué le bâtiment dans le calme après environ une demi-heure.

Solidarité des journalistes ? France 2 a superbement ignoré P’tit Bruno au 20 Heures du 28 mars. Malgré sa présence sous les caméras aux côtés des grands frères de la CGT et de FO, le président de l’UNEF n’a pas été invité à s’exprimer et a dû se sentir quantité négligeable. Pourtant, ce qui est nuisible peut-il être négligé ?

Allons-nous recevoir la leçon des Américains ?
Le New York Times (centre gauche) observe que "près d'un quart de ces jeunes (contestataires) sont sans emploi mais ils sont trop occupés à brûler des voitures pour rechercher un travail".

Un autre éditorial considère que: « En novembre, les manifestants étaient des fils d'immigrants des banlieues qui firent exploser leur frustration du manque d'emplois et de perspectives. »

Cette fois, « les étudiants sont des privilégiés qui protestent contre une atteinte à la sécurité de l'emploi qu'ils considèrent comme un droit inné ». Et d’ajouter que « la réforme de l’emploi à laquelle ils sont si opposés est très nécessaire car elle a été proposée par le Premier ministre en réponse partielle aux précaires qui se sont soulevés dans les banlieues.
Cette résistance à la loi est fondée sur un réflexe de défense de la sécurité de l'emploi que les Français, ou au moins ceux qui ont un travail, tiennent pour sacrée. […] Cette loi est une tentative de remédiation raisonnable à un problème sérieux et la réaction des étudiants et des syndicats est franchement exagérée. »

Dernière heure : Nouvelle journée d’action intersyndicale le 4 avril

mardi 28 mars 2006

CPE -13- Journée noire pour les Français
et rouge pour les syndicats
Au nom de la démocratie !
Les assemblées générales de l’Unef n’ont de démocratique que l’apparence ; elles ne sont en fait qu’une parodie de la liberté d’expression. Ce ne sont que des séances de recrutement où une poignée d’activistes –des sergents-recruteurs-, soutenus par des chauffeurs de salle, embrigadent des étudiants moyens non politisés qui s’y laissent prendre. L’ambiance survoltée ne permet pas le débat et ce n’est surtout pas là que l’étudiant de base apprend le dialogue. Une minorité décide pour la majorité.

En AG, le droit de parole est confisqué aux étudiants anti-blocages
Lors d’une AG à Pierre Mendès France (Tolbiac-Université Paris-I) une participante téméraire a tenté d’exprimer son exaspération face au blocage du site, mais les démocrates se sont dressés contre elle, en hurlant «Dehors, dehors!». Délit d’opinion ?

Tout effort de démocratisation est voué à l’échec, comme l’a constaté le président de Paris-X Nanterre dont la proposition de référendum à bulletin secret auprès de l’ensemble des étudiants munis de leurs cartes d’étudiants a été refoulée par les manifestants.
Est-il donc légitime que les décisions partisanes prises par 15% à tout casser –si j’ose dire- s’imposent à l’ensemble ?

BREVES
Secteur public, dont les enseignants, solidaire de la lutte des jeunes contre la .. précarité.

La presse unanimement favorable à la grève ??
Le SGLCE (Syndicat général du Livre et de la Communication écrite) a annoncé lundi qu’il se félicite "de la décision unitaire prise par les organisations du Livre CGT d'organiser" cette journée. De son côté, le Comité intersyndical du Livre Parisien (CILP), autre branche du Livre CGT, a appelé à la non-parution des journaux pour marquer "solennellement" sa participation au mouvement anti-CPE.
La Fédération nationale de la Presse française (FNPF) s'est "insurgée" contre ce "nouveau mouvement" qui entraîne la non-parution des journaux mardi, "pour la troisième fois en moins de neuf mois" et évoque des "comportements irresponsables" qui "fragilisent une fois de plus notre presse écrite".

Les permanents des syndicats contre les CDD

A l’Assemblée Nationale, un jour de grève
Alors que le pays galère, le PS s’éclate
Ils se comportent en potaches et donnent, aux jeunes et au pays, une vilaine image de l’Assemblée.

Jamais responsable, ni coupable, le PS et son président de groupe Ayrault, accusent, par avance, le Premier ministre, de possibles violences: après avoir allumé le feu et jeté de l’huile dessus, le PS fait un faux témoignage. Qui croira que le Premier ministre tenait l’allumette ?

Le ‘député-procureur’ Montebourg (également avocat et juge) se croit au temps de la Terreur et pointe un doigt accusateur contre le Garde des Sceaux : veut-il que des têtes tombent ? Va-t-il demander la confiscation des biens de Villepin? J.P. Soisson a amorcé un mouvement vers la sortie, car il connaît son voisin bourguignon, qu’il ne souhaite rencontrer ni au coin d’un bois, ni même au Palais Bourbon.

Des élus du PS ricanent (au nom de la parité…), lorsque Mme Vautrin prend la parole ’hémicycle, et ceux de l’UDF quittent l’Assemblée lorsque le Premier ministre répond à la question (exemple de dialogue…). Bayrou va-t-il démarrer une grève de la faim ? A quoi s’amusent-ils tous? Se croient-ils en AG de l’Unef ? C’est clair, les agités étudiants ont retenu la leçon de leurs aînés.

Je n’ai remarqué la présence au Parlement, ni de Tonton Riton, ni de Julien Dray, dieux tutélaires des manifestants. N'ont-ils donc pas émancipé P'tit Bruno et Titi Coudry, soucieuse de son look hugolien...? Sont-ils nostalgiques de leurs propres manifs? Se sentiraient-ils responsables de l’agitation de rue, ont-ils fait le choix de la rue contre la représentation populaire ? Vont-ils subir un retrait de salaire ?
Djack, lui, qui craignait pour la promiscuité et son brushing, s’était mis à l’abri et se faisait discret à l’Assemblée ? Est-ce du manque de respect envers les étudiants quand on est ex-ministre de l’E.N. ? Il faut dire qu’il semble avoir pris un sacré coup de vieux.


Nouvelle mascarade à l'émission C dans l'air
Mlle Binet de l'Unef est assise à côté du citoyen J. Christophe Le Duigou, mais l'ignore ostensiblement autant que lui, devant les caméras. Mais on apprend qu'ils viennent tous les deux de Rennes et se connaissent forcément, puisqu'ils agitent les masses étudiantes ensemble. Surprise! Somme toute, les jeunes sont toujours escortés d'un tuteur-vétéran et la petite est sous surveillance ou en liberté surveillée, comme vous voudrez.
Jean-Chri est un vieux routier de l'intoxication et de l'agitation et, derrière sa cravate rouge symbolique, "n'accepte pas" (sic) qu'on lui dise ce qu'il ne veut entendre. Ainsi, au moment où ils prétendent tous vouloir le bien de l'étudiant, le camarade ne supporte pas qu'on ose révéler qu'à Rennes, comme ailleurs, l'Unef bloque tout ce qui bouge: en bonne petite-bourgeoise conservatrice, n'a-t-elle pas refusé la réforme européenne appelée LMD? Plus réac, tu meurs...

Confirmation? Il y a peut-être quelque chose sous la casquette. Lili, alias Titi, Coudry, en 2003, a jugé l'Unef si "conservatrice et radicale", qu'elle en a claqué la porte. Convergence d'intérêts, elle appela... Chérèque, qui était en manque de syndicat étudiant, et devint patronne en créant la Confédération étudiante à la CFDT , ce qui montre qu'on est unis-amis dans le mouvement étudiant.

lundi 27 mars 2006

CPE -12- Veillée d'armes avant une nouvelle semaine d'épreuve de force, titre Le Monde.
Alors que M. Alliot-Marie souligne "les ouvertures" offertes, samedi, par Dominique de Villepin aux étudiants et lycéens, affirmant même sa volonté de "répondre" à leurs "préoccupations majeures" sur le CPE, c'est-à-dire "la période de deux ans et les conditions de la rupture du contrat", à Aix-en-Provence,
la coordination nationale étudiante hausse le ton.
Elle a appelé, dimanche 26 mars, à amplifier le mouvement de grève et de protestation contre le CPE s'il n'était pas retiré après la journée d'actions de mardi. "La journée du 28 sera un moment décisif dans notre lutte. "
Et le retrait avant, est-ce que, éventuellement, ça ferait ? Niet ! Nous voulons d’abord notre rave-party et ensuite…on verra ! Les enfants gâtés du PS commencent à nous saouler grave.

1° CHANTAGE «
Si [le gouvernement] ne cède pas, nous appelons d'ores et déjà à la reconduite de la grève pour aboutir le 4 avril à un nouveau temps fort".
2° CHANTAGE -La coordination a aussi annoncé qu'elle appellerait le cas échéant le 30 mars à des actions de blocages des gares et des axes routiers.
Les dirigeants de l’UNEF ne se shooteraient-ils pas à la grève et à la protestation, avec Bernard Thibault qui, comme par hasard, -j’ai bien dit ‘hasard’- emploie les mêmes termes?
MENACE -La coordination va même plus loin en appelant à la démission du gouvernement, à qui elle reproche d'avoir fait "le choix du pourrissement du mouvement et de la provocation" "Il doit partir en même temps qu'il retirera son projet", ont estimé les 500 délégués réunis à Aix.
Selon l’UNEF ou selon la police ?.

De préalables en ultimatums et de chantages en menaces, l’UNEF démontre son aptitude au dialogue ; sous le soleil d’Aix, le Rosé de Provence est passé au rouge et leur a monté à la tête. Vite, vite, une tournée d’ alcotests !
Hasard des convergences, faut-il rappeler que Dame Marie-Ségolène, ma douce, était sur zone le week-end dernier? La figure de mode du PS -sur papier glacé- est innocente de tout.
Faut-il aussi rappeler que les travailleurs ont des fins de mois, que les étudiants ont des examens et qu’on ne peut pas jouer avec nous impunément.

Dernière minute : le mouvement unitaire des étudiants se désunit…
V’la autre chose ! Le dimanche, la coordination étudiante - une structure informelle et parallèle aux syndicats étudiants - a réclamé la démission du gouvernement.
Aussitôt, le lundi matin, le président de l’UNEF désavoue d’un côté, la ‘radicalité’ des marginaux:"Je n’appelle pas à la démission du gouvernement", mais P’tit Bruno a cependant déclaré qu’il comprend la demande de la coordination, face à l’"entêtement" gouvernemental.
D’un autre côté, "Nous ne souhaitons pas qu’il y ait (...) un vainqueur et un vaincu", ajoute P’tit Bruno, qui a des interférences dans l’oreillette gauche. " Personne ne doit perdre la face, a-t-il insisté , mais à une condition…" Et nous y re-voilà…

Quelqu’un arrive-t-il à suivre?
En clair, l'UNEF craint d’être débordée sur son flanc gauche et déclare. "Le Premier ministre m’a invité samedi à discuter des modalités de mise en oeuvre du CPE. C’est de la provocation."
Nous hallucinons tous : c’est une provocation de l’inviter à discuter à Matignon…Allez, basta !

Lutte d’influence d’un côté et bataille d’opinion avec prise d’otages, de l’autre, l’UNEF est prise en tenaille, car elle déplaît à tout le monde et nuit à tous. Tonton Riton (Emmanuelli), au secours, P’tit Bruno ne sait plus où il en est…
Ils ne sont d’accord que sur un chose : mettre le souk !


CPE ou CEJ (Contrat emplois-jeunes) ?
Le PS a la mémoire vraiment courte et les étudiants sont bien mal informés.
Le contrat emplois-jeunes
(CEJ), créé en 1997 par le gouvernement Jospin et supprimé en 2002 par le gouvernement Raffarin, était destiné aux jeunes de moins de 26 ans sans emploi et à ceux de 26 à 30 ans non indemnisables par l'UNEDIC.
Comment peut-on affirmer que le CPE stigmatiserait les jeunes chômeurs -plus que le CEJ? Eh bien, rien n’arrête le PS.

Ces CEJ étaient des contrats de travail de droit privé (à l'exception de la Police nationale) et pouvaient être signés par les établissements scolaires, la Police nationale, les collectivités territoriales, les établissements publics et les associations, pour des activités à caractère social,
sportif, culturel, de proximité,….
-à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) de 60 mois (soit une précarité de 5 ans) et à temps plein (sauf dérogation expresse) ;
-avec période d’essai d’UN mois (renouvelable UNE fois) : est-ce de la stabilité ?
-il pouvait être rompu par l’une ou l’autre partie : était-ce la sécurité de l’emploi ?
-ils étaient rémunérés au niveau du SMIC, au moins;

-à la sortie, ni emploi assuré, ni indemnité de chômage:
On est libre de penser que le CEJ valait mieux que le CPE, car, en plus:

Il ne s’agissait donc ni d’une formation qualifiante, ni d’un stage en entreprise : les jeunes y trouvaient parfois une occupation valorisante, mais qui ne débouchait donc jamais sur rien. Ils regrettaient de ne pas pouvoir faire de projets d’avenir, ni d’emprunter et ni a fortiori d’acheter, mais les médias étaient autistes...
Se sentant bernés, ils n’ont pas tardé à atterrir, ce qui explique maintenant la méfiance des jeunes chômeurs à l’égard du CPE, même si c’est injuste :
il a suffi au PS d’exploiter les rancoeurs qu’il a fait naître.

Quant aux médias, en annonçant de nombreuses perturbations, créent une psychose : ils s’emploient aujourd’hui à convaincre les papas et les mamans de garder leurs enfants et à décourager les Français d’aller travailler demain. Si vous écoutez France-Info, par exemple, vous allez déprimer, vous voilà prévenus…
Leur mission consiste-t-elle donc en outre à préparer l’amalgame entre les grévistes volontaires et les otages des grévistes. La collusion des médias et des syndicats est patente.

dimanche 26 mars 2006

CPE -11- NOYAUTES, les ANTI-CPE ? PENSEZ-VOUS !
Les jeunes craignent de perdre leur année?

Meneur étudiant n’est pas un nouveau métier, mais c’est une filière qui gagne à être connue. Certes, les craintes des étudiants de base sont fondées et leurs parents, de la PEEP et les autres, même ceux de la FCPE (tiens, dans FCPE, il y a …CPE !), peuvent se faire du souci, mais leurs leaders sont à l’abri. Si la piétaille estudiantine ne peut compter que sur elle-même, ses diplômes et un CPE, pour espérer mettre le pied à l’étrier d’un premier emploi, en revanche, les patrons étudiants ne connaissent pas le chômage. On comprend leur détachement mais aussi leur acharnement: s’ils sont performants, ils sont récompensés et recasés.
Des preuves ? En voici :
-Julien DRAY, trotskiste qui a obtenu son diplôme du PS à la faveur de la manif de 1973, s’y est vu confier des responsabilités : SOS Racisme (1984), c’est lui ; lui encore, lors de la fondation de la FIDL, le syndicat lycéen (1986), ou de Ni Putes Ni Soumises (2003). Il est porte-parole du PS.

-David ASSOULINE, trotskiste en 1986, gagne des galons comme porte-parole national des étudiants, avant d’être embauché par le PS, puis nommé adjoint au maire de Paris chargé de la vie étudiante et de devenir … sénateur de Paris en 2004 –chargé de la vie étudiante au Sénat??.

-Benoît HAMON était manifestant en 1990 et président du Mouvement des Jeunes socialistes. Sans lui, l’UNL (Union nationale lycéenne) pourrait aujourd’hui se prétendre autonome. Hélas…

-Nasser RAMDANE est communiste depuis 6 ans, mais a commencé comme agitateur-meneur à la FIDL (promotion années 90) avant de trouver un emploi de vice-président à SOS Racisme.

-Isabelle THOMAS, conseillère régionale de Bretagne depuis 1998, était vice-présidente de…l’Unef et égérie du mouvement étudiant de 1986, avant de se retrouver à l’Elysée, auprès de Mitterrand, en 1988, et de devenir ensuite Secrétaire nationale à la Mer au PS. Autant dire sénatrice.
Mais il convient d’observer que Mitterrand lui a infligé 2 longues années de CPE, avant la lettre, pour passer de la rue au pouvoir. Ascension foudroyante? Attendez, c’est long deux ans, mais seulement en 2006.
Pas de précarité ni de flexibilité chez les apparatchiks du PS.

Les vétérans de l’action étudiante exigent actuellement que le gouvernement les invite aux discussions souhaitées par le Premier ministre. Mais les agitateurs émergeants refusent d’aller à Matignon, car, dans leur logique, ils ne peuvent accepter un stage de formation à la négociation, s’il est non rémunéré. Les anciens combattants étudiants n’arrivent plus à comprendre la jeunesse et reçoivent une leçon dont le pays risque de faire les frais.

Cela dit, les jeunes sont en possession des CV des professionnels de l’agitation étudiante et n’ont plus besoin de preuves supplémentaires de l’autonomie des nouveaux meneurs. Ces derniers acceptent d’être des marionnettes dans les mains de leur aînés, parce que la lutte anti-CPE est un tremplin personnel, à charge de berner un maximum de personnes, les jeunes (20 euros la carte) et les vieux (combien de fois 20 euros?), sans discrimination, et de les entraîner ensemble, selon les techniques éprouvées d’une propagande pourtant usée, mais remise en œuvre à chaque génération.
Ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner. Et vous ?
L’impudeur de Marie-Ségolène Royal
Reuters écrit que, au terme d’une tournée en Provence, la présidente socialiste de la Région Poitou-Charentes a reconnu que son "capital sympathie" auprès des militants socialistes, comme des gens de la rue, prenait "de l’ampleur".
Elle a précisé :"Je viens juste à l’invitation des fédérations pour rencontrer les militants socialistes et, au-delà, des citoyens qui ont envie de préparer l’avenir" […], tout en admettant que "les sondages ne font pas une élection." Elle a également estimé : "Aujourd’hui les citoyens sont en attente de responsables politiques efficaces, clairs, aptes à résoudre des problèmes. Ils sont fins, intelligents, pas du tout dépolitisés et ils attendent un autre regard des politiques sur le quotidien" (Ca me plaît trop; j’en redemande ! -ndlr)
Et comme si ça ne suffisait pas : "En tout cas moi, cette popularité me donne des obligations et des devoirs plus que des droits." Et d’ajouter encore un petit couplet en direction des femmes: "le moment des femmes en politique est venu." Elle est intarissable sur son auto-portrait.
Dame Royal se sent à l’étroit dans sa province et rêve d’un destin national, alors elle tisse sa toile elle-même, mais ce n’est pas de l’artisanat. Puisque les ballons de baudruche ne manquent pas d’air, elle se gonfle, se tresse des fleurs et n’hésite pas à donner dans la démagogie. Tout est naturel et spontané ; cependant elle soigne son look, prend des poses pour les photographes accrédités et ses services ne laissent passer aucune photo d’elle de profil… Du Pascal Sevran ou du Djack Lang!

Ce bon vieux Djack est tout retourné de la tournée de sa camarade Royal sur son territoire du Pas-de-Calais et il surenchérit, le chéri du Palais Royal. Il devient grossier, mais avec grâce: l’ex-ministre de la Culture parle des "c*nneries" des autres , en épelant le mot. C’est du dernier chic. L’orfèvre en la matière croit donc que tout le monde peut le battre sur son terrain : c’est de la paranoïa, non ?

Marie-Ségolène n’en a cure, puisque les sondages travaillent pour elle. Disons plutôt que les sondeurs travaillent avec elle. D’où leur vient l’idée marketing de promouvoir ce produit. Agissent-ils sur commande, sans appel d’offres ? Bon, répétons-le, les résultats des sondages sont incontestables –disent-ils- puisque c’est nous qui choisissons les sujets, c’est nous qui formulons les questions, c’est nous qui désignons le ‘panel’ des sondés (Djack dirait le panel des ‘enc***(*)*’ –parité oblige) et c’est nous qui dépouillons les résultats (…de leur sens). Tout çà, scientifiquement, donc objectivement –CQFD. La preuve, c’est que c’est encore nous, les directeurs, qui assurons l’après-vente sur les plateaux de télé. N’est-ce pas la garantie qu’il n’a pas pu y avoir entente préalable ?
Mais j’ai employé le mot ‘panel’, qu’on ne peut pas traduire en français autrement que par ‘comité’ (autant dire cénacle), ou par ‘jury’ –un anglicisme- (ce qui sent la mauvaise affaire et le jugement) ou par liste (ce qui est dévalorisant) : alors rien de tel que les termes étrangers pour une meilleure opacité de la réalité.

Ce mot anglais qui masque les basses œuvres des instituts de sondages n’a donc pas bien la saveur du Charente-Poitou, ni d’ailleurs de la Corrèze. Or notre Président n’a pas admis que E.-A. Seillière, le patron des patrons européens, s’exprime en anglais au sommet de Bruxelles jeudi dernier. Le très francophile Premier ministre luxembourgeois, J. C. Juncker ironise d’ailleurs sur le comportement du grand patron : "Je ne cesse d’être étonné que nos amis français nous invitent à nous exprimer en français, alors qu’un certain nombre de leurs responsables, hors gouvernement, se font une joie de s’exprimer dans un anglais approximatif. "
La presse étrangère a déjà souligné l’ exotisme du syndicalisme français ; nous sommes également ridicules à bien d’autres égards. Mais le Président français a-t-il pour autant tort de stigmatiser l’emploi abusif d’un anglais ‘approximatif’ jusque dans les instances internationales où la langue française est langue officielle ? Il est dans son rôle de défense de notre langue, donc de notre culture, donc de notre identité.
Le Président mène-t-il un combat d’arrière-garde ? En fait la langue française elle-même est pratiquée approximativement. J’ai en effet noté le lapsus (?) de P’tit Bruno, brilliant étudiant de 25 ans en maîtrise, qui parle d’unE a priori, comme les casseurs eméchés (en anglais, ‘tipsy’, pour la prochaine conférence européenne) qui attendent LA péritif, avec plus d’impatience que le retrait du CPE. Je suggère que chacun retourne à ses études et se mette à l’eau.

samedi 25 mars 2006

CPE -10- Gilles de Robien sentirait-il mauvais?
Le ministre de L'Education Nationale me paraissait bien propre sur lui, carrément nickel même, et bien non: P'tit Bruno, qui déplorait le silence radio avec le ministère, ne veut plus en entendre parler, ni s' approcher de son interlocuteur naturel. C'est qu'on a l'odorat délicat à l'Unef. Il faut dire aussi que le savon de Marseille a été racheté par une multinationale US, alors P'tit Bruno craint d'être indisposé. Pourvu qu'il nous reste encore du dentifrice français la semaine prochaine, sinon les efforts du gouvernement sont voués à l'echec.
Un seul interlocuteur à la mesure de l'Unef: le Premier Ministre. Il n'a pas intérêt à sauter un shampooing.

L'autisme, l'UNEF sait de quoi elle parle.
Je lis qu'étudiants et lycéens anti-CPE n’iront pas voir Villepin aujourd'hui samedi: on croit rêver. Qu'on m'explique pourquoi, lorsque le Premier Ministre, diagnostiqué 'autiste' par la gauche anti-CPE, ouvre le dialogue, l' UNEF et ses acolytes sortent les boules Quies.

Marie-Ségolène Royal est "prête" pour les échéances
Venue rencontrer vendredi et samedi, les élus et les militants des Bouches-du-Rhône, Mme Royal a en profité, selon l’AFP, pour affirmer qu'elle serait "prête", si les échéances se présentent, et pour critiquer sans ménagement le gouvernement, accusé de "jouer la carte de l'affrontement". "On voit aujourd'hui le pays en désordre", a lancé la députée
A se demander si elle sait qui défile et crée le désordre. Mieux, aurait-elle des liens avec les tuteurs masqués de ces ados qui sont ainsi instrumentalisés, pour que Madame Royal puisse assouvir ses ambitions et sa soif de pouvoir. Elle était précisément à Vitrolles, où le président de la FIDL, Tristan Rouquier, est lycéen de 1re S (Bouches-du-Rhône). Mais Marie-Ségolène n’est pas fauteur de troubles : elle peut le jurer, elle est innocente de tout. « C’est pas moi, c’est lui ! », en quelque sorte. Mature et franche du collier, Madame Royal.

Confrontée à des lycéens de Salon de Provence manifestant contre le blocage de leur lycée, Mme Royal a estimé que le gouvernement ne devait pas diviser les jeunes.
Et nous retrouvons ici encore le langage des cinq confédérations syndicales qui ne savent plus rien faire sans les minots. L’OM n’est pas loin, il faut dire.

Elle a aussi déclaré comprendre l'attitude des étudiants et des lycéens qui ont refusé de rencontrer le Premier Ministre samedi. "On ne peut pas faire venir les jeunes pour dire qu'il n'y a rien à discuter", a-t-elle dit appelant une nouvelle fois au retrait du CPE.
On peut en revanche affirmer qu’on ne demande qu’à discuter mais exiger le retrait du CPE, en préalable à toute discussion. Et cela sans avoir de propositions alternatives, pas plus que le PS n’a de programme. Dans l’hypothèse où le gouvernement accepterait en effet le retrait de la loi votée, de quoi comptent-ils parler avec le Premier Ministre. Nul ne sait, pas même eux. On voit à quel point l’argumentaire du mouvement est vide. L’Unef et ses suiveurs sont-ils en état de dire quel serait l’ordre du jour? serait plus constructif que les destructions que les commerçants, les particuliers et les établissements scolaires subissent, sans parler des blessés.


Dominique de Villepin veut rencontrer les jeunes . Le Premier ministre a marqué sa volonté de trouver "une solution rapidement" à la crise du CPE en répondant par le dialogue "aux deux préoccu- pations majeures des jeunes", qui déclinent l'invitation: la période d'essai et les conditions de la rupture du contrat première embauche.
N’est-ce pas clair et concret ?

L'Unef, leader du mouvement anti-CPE, la Confédération étudiante, les syndicats lycéens UNL et Fidl, expliqueront les raisons pour lesquelles ils refusent de rencontrer le Premier ministre lors d'une conférence de presse samedi à 11H30 devant l'Hôtel Matignon.
Ils vont échanger des bouts de papiers en guise de dialogue : on se croirait au collège. Le ridicule ne tue pas et attendons-nous à ce que la presse n’y voit rien de spécialement grotesque.

En revanche, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), opposée au CPE, et l'Union nationale interuniversitaire (UNI) qui y est favorable, ont annoncé leur participation à cette réunion.
D’où l’inquiétude de Dame Royal, car la FAGE, la mauvaise élève, démontre, s’il fallait, qu’on peut être étudiant et ouvert au dialogue. En somme, les autres seraient bornés que ça n’étonnerait pas les Français qui pensent par eux-mêmes, mais se taisent. Les violences démocratiques ne favorisent pas la liberté d’expression.

L'intersyndicale a appelé à faire de mardi prochain 28 mars "une puissante journée d'action interprofessionnelle". Cette journée d'arrêts de travail et de manifestations devrait entraîner de nombreuses perturbations, notamment dans les transports.
On dirait qu’ils y tiennent: c’est même un préalable, un de plus. Fer de lance de l’agit-prop, la CGT, par la bouche de sa secrétaire confédérale, Maryse Dumas, a affirmé qu'il n'y aurait "pas d'autre rendez-vous" de l'intersyndicale avec le Premier ministre sans retrait du CPE, bien que Dominique de Villepin souhaite poursuivre le dialogue entre gouvernement et syndicats.
Il ne peut pas discuter seul, n’est-ce pas ? Alors, Français, Françaises, il va falloir vous lever plus tôt (pensez aussi à l’heure d’été…) et marcher beaucoup et longtemps.
Une consolation, Madame Royal se tient prête !

vendredi 24 mars 2006

CPE -9- MATIN -Les portes vont claquer
C'est France 2 qui, me semble-t-il, a interrogé un ami Danois de Martine Aubry. Cet européen, comme la plupart des autres, trouve que les moeurs françaises sont 'exotiques'... Mais sur quoi se fonde-t-il?
Certes, comme chacun sait, nous n'avons pas la culture du dialogue. La représentation populaire vote; une quelconque catégorie socio-professionnelle encore plus populaire et républicaine n'est pas contente que ses avantages acquis soient remis en cause; les gouvernements réformistes entendent pourtant gouverner. Et voilà que les super démocrates les plus républicains font connaître bruyamment leur malaise dans la rue, en prenant en otages, pour leur bien, les masses laborieuses et les étudiants précaires, boursiers de la nation et défavorisés de pouvoir étudier jusqu'à 27 ans, ... en maîtrise!, comme certains pros de l'animation syndicale estudiantine, telle Anne Delbende, secrétaire générale de l'Unef.


L'opposition récupère aussitôt, quand elle n'a rien vu venir ou n'a pas fomenté elle-même la révolte. De toute façon, elle est toujours d'accord... On les a encore vus à l'oeuvre, les camarades syndicalistes réclament le dialogue mais posent bientôt un ultimatum, tandis que la gauche républicaine légitime le désordre, affirme son soutien du tout ou rien: c'est la politique du dialogue, à la française. L' Europe observe, effarée ou incrédule, cette
république bananière par ailleurs donneuse de leçons.

Nous en sommes au moment où le gouvernement s'apprête à revenir sur la chose votée et va déconsidérer un peu plus le Parlement. Il y est contraint, car
les médias déchaînés crient haro sur le baudet, sélectionnent les infos et trient les intervenants -l'UNI ou la FAGE ont-elles été admises dans le débat?- , sans parler des commentaires subjectifs de militants préparés à l'ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme). En somme, ils attisent les passions, bien que, pour certains, il soient subventionnés par la redevance!, font de l'audience ou du papier contre la droite au pouvoir qui détient notoirement tous les organes de presse: Nouvel Obs, Le Monde, Libération ou Le Parisien, sans compter les France Inter ou -Télévisions, lesquels, c'est bien connu, sont effectivement les relais du pouvoir réactionnaire. France-Info, un certain mardi de contestation dans la rue, 'subissait' des arrêts inopinés de travail -la solidarité? Le SNJ (Syndicat National des Journalistes), apprend-on au moment de l'ouverture du dialogue, s'apprête à participer à la journée d'action de 28 mars: la presse est libre et objective, qui en douterait?

Une majorité de français approuverait cette mascarade, affirment les medias militants: ça, pour le coup, c'est du manque de respect.
Outre qu'ils sont muets, les Français sont-ils massivement dupes? Pourvu que les étudiants et les travailleurs, pris en otages et méprisés, et leurs parents responsables, ne décident pas de se faire respecter en cassant tout dans la rue.

Cerise sur le gâteau? Aux 19° et 20° siècles, au cours des mouvements ouvriers, c'était une tradition de respecter l'outil de travail. De nos jours, l'UNEF du 21° siècle faillit à sa mission et les Dray et Emmanuelli, les mentors du p'tit Bruno, portent une lourde responsabilité, à défaut d'être coupables... Ils ne sont pas sans savoir quà l'EHES (École des Hautes Etudes en sciences Sociales), les professeurs ont dû faire appel à la police (le monde à l'envers, au SnesSup), pour chasser les étudiants, qui, à l'intérieur des locaux et non pas dans la rue, volaient les ordinateurs portables. Il y avait des casseurs venus des quartiers (?), il y a maintenant des étudiants-pilleurs. Il va falloir inclure des cours d'éthique et de déontologie sociales dans le cursus de l'école. Heureusement, pas plus que dans les quartiers, tous les djeun's ne sont de la racaille, les étudiants ne sont tous des maraudeurs.
"Moi, je veux qu'on me respecte!", hurle le pilleur. Ca va être difficile.

Note- Julien DRAY, étudiant, est militant au Mouvement d'Action Syndicale, une des organisations qui donnera naissance à l'UNEF-ID en 1980.
En 1984, il est l'un des fondateurs de SOS Racisme qui a, par la suite, crée les associations lycéenne FIDL en 1986 et féministe Ni putes ni soumises en 2003.


MIDI- J'te cause plus!
Voila que P'tit Bruno, qui réclamait le dialogue à cor et à cri, n'en veut plus, dès lors qu'il est invité à échanger au Ministère de l'Education Nationale. 'Niet! ' qu'il dit. Il ne serait pas un peu caractériel?
C'est possible, mais je crains qu'il ne manque plutôt d'autonomie. Il peut faire illusion aussi longtemps qu'il est la voix de son maître Dray, leçon apprise et récitée avec l'intonation, mégaphone de la CGT à l'épaule et oreillette France-Télévisions bien en place, serré contre Martine Aubry, la Mère Supérieure, avec laquelle il chuchotait pendant la messe d'Arlette Chabaud, mais tout seul chez Monsieur de Robien, il réalise que, sur le fond, il n'a pas l'étoffe, dans ses culottes courtes.


Mais voilà maintenant que les grands, qui sentent le danger, assurent qu'ils ne peuvent
pas discuter
sans leurs cadets. Les chiens de bergers reprennent le troupeau en main. Les 'vieux' ont besoin d'avoir la Coordination, l'Unef, la FIDL, la FAGE (ancienne AGE, membre de l'Unef) et l'UNL sous l'oeil. Tous unis!

Sans arrêt, de nouvelles exigences. En effet, ceux qui savent ce que dialoguer veut dire annoncent que ceux qui iront à Matignon ne comptent pas discuter: simplement répéter devant les caméras sympathisantes qu'on ne peut pas s'entendre avec ce gouvernement.
Il ne peut pas en être autrement: d'ici le 20 heures, cette fois, les portes auront claqué.

SOIR - La porte reste entrebaillée
Les claquements de porte ne sont pas encore pour ce soir. Il semble donc que l’UNEF compte beaucoup sur mardi 28 mars : j’aurais dû savoir lire entre les lignes.
Le 23 mars, Libération rapportait en effet le ‘témoignage’ (= ce qui constitue la preuve ( !), selon le Robert) de P’tit Bruno qui détient la vérité:
«Le gouvernement joue le jeu du pourrissement. Depuis quelques jours nous n'avons plus aucun contact avec Matignon ou la rue de Grenelle [le ministère de l'Education, ndlr]», témoigne Bruno Julliard, président de l'Union nationale des étudiants de France (Unef). «Villepin cherche délibérément à provoquer des affrontements. C'est prendre un risque considérable, poursuit le leader étudiant. Le Premier ministre sera seul responsable des débordements.»
Est-ce ce qu’on appelle
un dédouanement et un chantage ?

jeudi 23 mars 2006

CPE -8- Mais où est passé Cohn-Bendit?
Les syndicats n'ont encore pas ressorti Dany le Rouge de la naphtaline. Est-ce que par hasard le vétéran de 68 snobberait maintenant la France? Où est le malaise? J'ai mon idée! Que pensez-vous de ce qui suit concernant le CPE allemand?
Allons observer les exemples étrangers :

* Législation du travail assouplie en Allemagne (France 2)
En Allemagne, en 1996, CDD et contrats d'intérim ont été assouplis. Le nombre de renouvel- lements possibles et leur durée cumulée ont dans le même temps été augmentés. Concernant les seuls contrats d'intérim, la limite de durée totale maximale a été tout bonnement supprimée en 2004. Dernièrement, la coalition dirigée depuis le 22 novembre 2005 par la chancelière Angela Merkel a fait de la réforme du marché du travail une priorité. Les entreprises d'au moins 15 salariés ont désormais la possibilité de prolonger la période d'essai d'un nouveau salarié jusqu'à deux ans, contre six mois auparavant.


* La Tageszeitung rappelle qu’en Allemagne aussi, le gouvernement prévoit d’allonger la période d’essai à deux ans. Non seulement pour les jeunes, mais pour l’ensemble des salariés. Pourtant, s’étonne le journal, on ne sent pas de vent révolutionnaire souffler comme chez les voisins Français. Une simple différence de culture et de tempérament ne peut pas en être la seule cause.


* Europe : Les méthodes jeunes par Julie Joly dans L'Express du 23/03/2006 - Du Danemark à l'Espagne, pas besoin de CPE pour favoriser les embauches. Une constante: la flexibilité.
Mais comment font-ils? Alors qu'en France près de 23% des jeunes pointent à l'ANPE, en Grande-Bretagne, en Allemagne ou encore aux Etats-Unis, moins de 12% des moins de 26 ans sont au chômage. Au Danemark, en Irlande et aux Pays-Bas, ils sont à peine 8%. Il y a encore dix ans, 1 jeune Irlandais sur 4 recherchait pourtant désespérément du boulot. Le contrat première embauche (CPE) aurait-il déjà fait ses preuves à l'étranger? «Le CPE n'existe nulle part ailleurs», tranche Raymond Torrès, chef de la division analyse et politique de l'emploi à l'OCDE. Et pour cause: dans les pays affichant les meilleurs taux de chômage, la flexibilité s'applique aux jeunes comme aux autres.

Cà ne suffira pas à donner à réfléchir aux agitateurs actuels: l'exception syndicale française...

mercredi 22 mars 2006

Les avocats de Paris pour une réforme radicale de la justice -22 mars 2006
Marilyse Lebranchu (vous connaissez?), dont le passage au Ministère de la Justice a marqué notablement l'institution, va-t-elle être d'accord? A-t-elle été consultée? Depuis que le PS n'est plus aux affaires (maintenant, il en crée), le gouvernement doit lui demander son avis . Pourvu que la rue n'y voie pas un manque de respect, si le Garde des Sceaux actuel ne lui demande pas la permission de réformer ...

PARIS (Reuters) - Le barreau de Paris a présenté au président de l’Assemblée nationale huit propositions de réforme radicale de la justice française, notamment la suppression de l’Ecole nationale de la magistrature et de la fonction de juge d’instruction.
Le bâtonnier Yves Repiquet et une commission composée des avocats pénalistes les plus réputés de la capitale estiment que cette démarche est nécessaire pour "éviter de nouveaux drames", comme dans l’affaire Outreau où 13 personnes ont été innocentées après avoir séjourné en prison pour 12 d’entre elles.
"Outreau, c’est tous les jours partout, (...) la démonstration des faiblesses du système. L’admettre n’est pas tout, il faut maintenant agir", déclare le rapport de ce barreau qui représente environ la moitié des 40.000 avocats du pays.
L’Ecole nationale de la magistrature (ENM), "coupée du monde et de la vie", doit être supprimée et une formation commune des magistrats et des avocats doit être créée, dit le rapport.
Le juge d’instruction, qui mène actuellement les investigations dans les affaires pénales complexes, doit être remplacé par le procureur dans cette fonction, proposent les avocats. Un "juge de l’enquête" serait créé pour contrôler la procédure et prononcer toutes les mesures coercitives.
Le rapport propose aussi que l’avocat puisse être présent lors des interrogatoires de garde à vue à la police ou la gendarmerie. Ces interrogatoires devraient être enregistrés et les avocats suggèrent même un dispositif de vidéosurveillance dans les commissariats pour éviter tout abus.
Il est aussi suggéré une réduction des possibilités de placement en détention provisoire (avant les procès) [...] Le motif de "trouble à l’ordre public", très utilisé dans l’affaire Outreau pour justifier les détentions, devrait être supprimé, disent-ils. [...]
Le document demande enfin une forte augmentation des moyens de la justice française, dont le budget représentait en 2005 1,89% des dépenses totales de l’Etat, soit l’un des plus pauvres de l’Union européenne.
CPE -7- Raymond Barre a la parole: par quel miracle?
Ancien maire de Lyon, l'universitaire Raymond Barre demande au gouvernement de « faire respecter l'ordre public. »L'entretien avec cet économiste qui sait de quoi il parle, contrairement à bien d'autres, qui se répandent pourtant dans les médias, n'a pas été relayé. Alors, écoutons-le:
« C'est le CPE... ou l'ANPE »
-Le CPE est-il une bonne idée ? Raymond Barre. Oui. Le CPE est un contrat utile. Il peut réduire la réticence des chefs d'entreprises, petites ou moyennes, à embaucher des jeunes de moins de 26 ans et peu qualifiés en dépit des difficultés de licenciement. Il offre aux jeunes une chance de trouver un emploi de deux années, ce qui est meilleur qu'un CDD. Il y a, certes, le risque de licenciement, mais ne mérite-t-il pas d'être pris car trouver un emploi est mieux que rester dans un chômage durable ? Pour utiliser un argument simple, CPE ou ANPE.
-Faut-il maintenir en l'état, aménager ou retirer le CPE ? Il ne faut pas retirer le CPE. Si des dispositions complémentaires sont adaptées, elles ne doivent pas alourdir le contrat ou, du moins, lui faire perdre son grand avantage : la simplicité.
-Le CPE a-t-il été, en amont, suffisamment négocié et discuté, notamment avec les partenaires sociaux ? Le Premier ministre a voulu agir vite. Il a soumis un projet de loi à l'Assemblée nationale et au Sénat : c'est une procédure normale en démocratie. La concertation, le dialogue, la négociation peuvent être utiles : elles conduisent trop souvent à des délais relativement longs et entraînent des résultats limités pour tenir compte des positions de tous les intéressés. Le risque est l'immobilisme. De plus, il n'appartient pas aux syndicats d'inspirer les décisions du gouvernement ou la loi. « Les manifestations finiront par s'essouffler »
-Diriez-vous, sur la foi de votre expérience, que la France est rebelle aux réformes ou que cette réforme, faute d'une « bonne gouvernance », a été « mal vendue » aux Français ? Réformer est très difficile dans une société dominée par des idéologies et comportant de puissants corporatismes. Il semble que la « bonne gouvernance » en France, c'est souvent de ne pas gouverner ou de gouverner le moins possible. C'est pourquoi la France enregistre un long retard dans son adaptation aux changements rapides qui caractérisent le monde d'aujourd'hui. Quant à la vente des réformes, elle est, elle aussi, difficile en raison des surenchères médiatiques.
-S'agit-il toujours du CPE ou d'une révolte globale de la jeunesse comme la France en a connu dans le passé ? N'exagérons pas les défilés et les manifestions actuelles d'étudiants et de lycéens : ce n'est pas la révolution. On ne parle pas de tous ces lycéens et étudiants qui travaillent sérieusement pour préparer leurs examens et faire face à leur avenir : ils sont pénalisés par les désordres et les blocages de leurs universités. Il faut souligner que la situation actuelle est l'expression de la dégradation du système éducatif français, du relâchement de la discipline, de la baisse de niveau liée à l'enseignement de masse, de la multiplication de diplômes insuffisants et dépourvus de débouchés. Tous les gouvernements sont responsables de cet état de choses. La réforme du système éducatif français est une priorité pour les années à venir. En particulier la réforme des universités. Ainsi pourra-t-on répondre à l'anxiété des jeunes due à leur inadaptation aux emplois du monde moderne.
-Etes-vous optimiste ou pessimiste quand vous pensez à la France en Europe et face à la mondialisation? La situation économique et sociale de la France ne m'incline pas à l'optimisme. Les difficultés de notre pays à s'adapter au monde moderne entament sa crédibilité internationale. L'étranger est souvent stupéfait des réactions défensives de notre société alors que la France dispose de grands atouts. J'ajoute que regarder à la télévision les images des manifestations en cours ne donne pas une haute opinion de la France.
-Si le conflit s'aggrave, Jacques Chirac doit-il demander aux Français de trancher dans les urnes ? Le recours aux urnes ne me semble pas justifié. Le gouvernement doit faire face avec sang-froid à des manifestations orchestrées et manipulées. Il doit faire respecter l'ordre public et sanctionner sévèrement les casseurs. Les manifestations finiront par s'essouffler.
-Villepin est-il, à vos yeux, courageux, imprudent ou autiste ? M. de Villepin est Premier ministre. Il assume ses responsabilités. On ne peut l'en blâmer. "
CPE -6- Jospin, le responsable, mais non coupable, nous parle.
Mardi, France-Inter est allée interroger Lionel Jospin, le ci-devant Premier ministre socialiste et ex-trotskiste honteux, qui s’est montré plus archaïque que jamais sur le contrat première embauche: "une idée d'Ancien Régime" qui ouvre le "règne de l'arbitraire. C'est l'esprit de la lettre de cachet", a-t-il fustigé. On ne peut pas dire que ses références sont celles d’un homme tourné vers l’avenir, mais, qu’y pouvons-nous, c’est un homme du passé. Il est tellement désorienté qu’il est retourné aux vieilles lunes de son enfance.
Merci à la dévote France Inter de l’avoir sorti de son marasme.

mardi 21 mars 2006

CPE -5- Et voila qu'ils commencent à se révéler
C'est le régime parlementaire qui est en cause.
Il faut que les têtes gonflent plus que les pieds et chevilles pour que des marcheurs aguerris comme Bernard Thibault se dévoilent un peu. Lisez plutôt les propos du Secrétaire général de la CGT ce matin au micro de France Info:
"Le président de la République lui-même a mis au placard" une partie de la loi du 23 février 2005.[...] "On voit bien que lorsqu'il y a la volonté politique, même un texte adopté à l'Assemblée nationale peut avoir un avenir très variable", a-t-il souligné.


Traduction: ce que le Parlement fait, la rue peut, doit le défaire.

Le retrait de la loi sur le rôle (pas même partiellement) bénéfique de la colonisation fait jurisprudence pour le législateur démocrate Thibault. Il fallait le dire, c'est fait.

Préavis de grève à la SNCF pour le 28 mars - PARIS (Reuters) - La
CGT, Force ouvrière et Sud-Rail appellent les salariés de la SNCF à faire grève mardi prochain dans le cadre de la mobilisation nationale contre le contrat première embauche.
On ne les attendait évidemment pas, mais voilà qu'ils créent la surprise. Une question me taraude: doit-on s'attendre à un prochain ralliement d'EDF ou de la RATP; le suspens est insoutenable: EDF d'abord ou la RATP? Tous les ados le savent, s' il manque un invité privilégié, pas de teuf qui se respecte. Soyez rassurés, bonnes gens, c'est une question de jours, c'est prévu au planning.
La stratégie consiste à faire croire à la ménagère de plus de 50 ans que c'est à leurs corps (cors? -premier jeu de mots, ou de maux -et de 2...) défendants qu'ils se résignent à rejoindre l'action des travailleurs unis. Parce que, c'est vrai, ce n'est pas dans leurs habitudes.


La FCPE s'y colle, l'auriez-vous cru?
Le citoyen-président Georges Dupon-Lahitte nous confirme qu'il faut que les parents d'élèves encadrent les petits qui sont si prompts aux bêtises. C'est ce que fait Maman Julliard-Landau depuis longtemps. La Fédération, proche de la FSU, se révèle donc aussi, puisque, le mot d'ordre était d'affirmer, jusqu'à présent, qu' élèves et étudiants étaient majeurs et responsables. De jurer ses grands dieux qu'ils n'étaient pas manipulés. Le discours officiel consistait à caresser l'étudiant dans le sens du poil: il réclame du respect, on va lui en donner. Et de déclarer partout dans les media: "On vous manque de respect!" Et le tour est joué. Le scenario est le même, génération après génération.
Maintenant qu'ils sont chauds à point, on peut leur en manquer: il faut les structurer, dit Lahitte sur France-Info.


Dialogue ou chantage?
Les élèves et étudiants anti-CPE dialoguent avec leurs collègues en leur interdisant l'accès aux cours. De bonne guerre!
Les syndicats anti-CPE dialoguent avec le gouvernement en lui posant un ultimatum préalable à toute négociation: le retrait ou rien. Normal!.
L'UNEF refuse de se mêler à l'UNI et à la FAGE pour s'entretenir avec le Premier Ministre à Matignon. Tolérance et ouverture d'esprit!
Nous avons affaire à des démocrates. Que demande M. Dupon-Lahitte? "...faire preuve du sens des responsabilités et entendre la voix des citoyens." Ce qui s'adresse au Président de la République et au Premier ministre doit-il enfin s'appliquer à ses propres amis, comme à lui-même? Non, nous n'avons pas les mêmes valeurs...
La voix des citoyens ne s'exprime pas à l'Assembée Nationale ou au Sénat. Quand allez-vous le comprendre?
La masse des jeunes va-t-elle enfin prendre conscience que l'enjeu n'est pas le CPE, pas même Villepin désormais, mais bien Chirac? Il a déjà cédé sur la loi sur la colonisation, pourquoi pas encore et encore?

lundi 20 mars 2006

CPE -4- Veut-on le retrait du CPE ou la tête de Villepin?
Que ceux qui avaient un doute sur la décision de blocage général du pays le 28 mars prochain, qu'on l'appelle 'grève générale ou ' journée d'action interprofessionnelle avec arrêts de travail, grèves et manifestations ', lèvent le doigt. C'est fait et ce n'est pas une nouvelle...

Les faux-culs qui pleuraient sur la perte d'heures de cours des élèves et étudiants leur annoncent encore 8 jours de plus de retard dans leur préparation aux examens: c'est comme ça qu'on s'arme contre le chômage, qu'on lutte contre la précarité, qu'on respecte les jeunes. Si ces derniers ne se sentent pas instrumentalisés, il n'y a pas lieu de se priver. Nos jeunes se croient maîtres de la situation: c'est ce qu'on leur dit et qu'ils se plaisent à croire. Tout le monde est content.

Contents aussi, les parents: ils vont devoir s'organiser pour aller au travail et faire un peu d'argent, s' ils le veulent et le peuvent, pour payer des cours particuliers à leurs enfants; à moins qu'ils ne comptent sur l'indulgence des profs examinateurs-interrogateurs militants sympatisants, qui de toute façon n'ont pas la possibilité de se faire mal voir de nos chères têtes blondes: encore des otages qui ne s'ignorent pas, mais se taisent. Voyez les présidents d'universités: hormis leurs carrières, ils ne gèraient pas grand chose, pas même la professionnalisation des facs (qu'ils refusaient pour des raisons idéologiques, que les jeunes leur réclament et qu'ils disent ne pas avoir les moyens de réaliser...); alors maintenant...ont-ils le choix? Pas plus que les autres. Ils ne peuvent que publier leurs cours sur Internet et sauver leurs salaires.
Bon courage!
CPE -3- Le jeu ambigu du CSA, institut de sondage.Ambigu? Il faut voir!
Peut-on être plus partisan que Roland Cayrol? Encore une fois, aujourd'hui dans l'émission C dans l'air, juge et partie, à la fois, sans vergogne, et sondeur, comme alibi au parti pris. Quel crédit peut-on accorder à ses commentaires orientés? Les sondés peuvent-ils ne pas penser comme le patron? Est-on libre de ne pas l'inviter? Rassurez-moi!

CSA clame sur son site: CSA réalise aujourd'hui un Chiffre d'Affaires de 31 millions d'Euros et emploie 140 personnes à temps plein en France.
CSA va-t-il racheter France-Soir? Ce n'est pas nécessaire: il y est déjà chez lui.

Le mélange des genres et des activités ne gêne pas les démocrates? Alors, tout va bien. CSA a de beaux jours devant lui; il peut prospérer.
CPE -2- Bataille de l'opinion: les medias sont-ils sélectifs?
Je suis tombé sur cette dépêche Reuters (agence de presse britannique!) qui complète notre information sur tout ce qui se passe dans notre démocracie, où la pluralité de la presse reste à démontrer. On nous dit que les journaux sont financés par le grand capital, donc noyautés par les patrons. Ca ne se vérifie pas dans la situation actuelle. Je n'ai pas le sentiment non plus que la presse est encadrée par le gouvernement: mais par qui, alors? Pourquoi faut-t-il aller à l'étranger pour se documenter. J'espère avoir le droit de citer Reuters. Voici donc leur texte, pour ceux et celles qui souhaitent avoir tous les éléments pour se positionner -et ce n'est pas facile!

Le mouvement anti-blocage des campus s'organise en France.
17/03/2006

PARIS (Reuters) - Après plusieurs semaines de blocages sur certains campus universitaires, en signe de protestation contre le contrat première embauche, un mouvement pour obtenir le libre accès aux universités s'organise.
Une kyrielle de collectifs parisiens opposés aux blocages et à la grève ont appelé à manifester sur la place du Panthéon "pour faire pression" sur les présidents des universités de Tolbiac, Jussieu, Censier et Nanterre.
Une centaine de personnes ont participé au rassemblement qui entend "faire respecter le droit d'étudier librement", peut-on lire sur le blog des "Etudiants bâillonnés", créé lundi par trois élèves parisiens en droit.
Un "sit in" est prévu dimanche devant l'Hôtel de ville de Paris et une "contre-manifestation" place de la Sorbonne mardi.
Le ministère de l'Education, qui a fait état vendredi d'une baisse du nombre de facultés bloquées, a évoqué plusieurs procédures devant la justice, intentées par des étudiants réclamant la reprise des cours à l'approche des examens, notamment à Grenoble, Limoges et Nancy.
L'UNI, syndicat de droite favorable au CPE, a mis en ligne un "référé type" pour aider les étudiants à déposer des recours devant les tribunaux administratifs, relayant une initiative lancée en début de semaine par un collectif d'étudiants rennais.
De son côté, la Fédération des associations généralistes étudiantes (FAGE) a appelé ceux qui souhaitaient reprendre les cours à porter symboliquement "sans aucune animosité envers les bloqueurs de facs" un bandeau blanc "pour que chacun se rende compte du poids de la majorité silencieuse".

"GUERRE VIRTUELLE"
"Nous condamnons tous le CPE, synonyme de précarisation par son contenu et d'arbitraire par sa mise en place (...) mais dans un grand nombre de facs, les mouvements prennent une tournure que nous ne pouvons accepter", explique le président de la FAGE, Jean-François Martins, dans Libération.
Internet s'est imposé comme l'outil de communication privilégié du mouvement étudiant, qu'il soit favorable ou opposé au CPE. Un blog (site internet personnel) se crée en quelques heures, à moindre coût, et est consultable par tous.
Pro et anti-CPE se livrent une guerre virtuelle, intervenant sur leurs forums de discussion respectifs pour orienter le débat en leur faveur et traquant, derrière les identifiants internet, les auteurs de messages dissidents.
"C'est comme ça qu'on a pu déterminer qu'il n'y avait en réalité que trois ou quatre personnes qui squattaient le site stopcpe.net", assure un jeune webmaster socialiste, persuadé que la droite se cache derrière "toute la galaxie" des associations et collectifs anti-blocages créés ces derniers jours.
Beaucoup se sont regroupés sous la houlette de la fédération "Liberté chérie", "jeune association libérale militante qui entend faire évoluer notre vieux pays".
Une onction politique récusée par l'équipe de Stop Blocage Nanterre.
"Notre mouvement se veut sans couleur politique et non-syndiqué, et défend les droits des étudiants à étudier, à aller et venir, et à bénéficier du service public", lit-on sur l'en-tête de leur blog.
A l'annonce de la présence de l'UNI lors du sit-in de dimanche, le mouvement prévient qu'aucun autocollant, banderole, affiche ou signes syndicaux et politiques ne seront "tolérés" devant la mairie de Paris.
© Reuters Limited

Le saviez-vous?
J'ai cherché une photo: pas facile, car ce rassemblement pacifique a été quasiment occulté, et vite oublié donc, tellement les échos ont été plutôt rares...

Je cite la dépêche:
"traquant, derrière les identifiants internet, les auteurs de messages dissidents."
Les jours de mon jeune blog indépendant sont-ils comptés?

dimanche 19 mars 2006

CPE -1- Minoration, majoration, même manipulation de l'opinion.
Au lendemain des manifs anti-CPE du 18 mars, la presse nous dit combien il fallait savoir compter de marcheurs: quand la police dénombre 500.000 personnes sur l'ensemble du territoire, la presse totalise 1,5 millions. Chacun jugera 'objectivement', en fonction de ses préférences politiques... Car, chacun sait que la police est partisane, quand la presse est objective. Cela se vérifie par exemple lorsque, dans un flou artistique innocent, France Info estime à quelques dizaines le nombre de casseurs après la manifestation. Cependant, dans la minute qui suit, le reporter sur le terrain lance le chiffre de 130: 13 dizaines, ça commence à faire et ça fait même une bonne centaine! Bon, mais si la police a le droit de diviser les chiffres par 3, alors il est naturel que France Info ne voie que 40 perturbateurs: en fait, ça ne fait guère que quelques dizaines. Je le disais, le journaliste ne peut pas se tromper.
Tout de même, s'il s'agit de la situation, en fin de démonstration de force, sur la seule Place de la Nation, le journaliste pouvait encore compter sur ses doigts -encore fallait-il mémoriser les deux mains, et deux fois encore, c'est un métier...-, mais s'il faut ajouter aussi ceux de la Sorbonne, qui ne se trouvait pourtant pas sur le parcours négocié avec la police (le dialogue n'existe pas, selon l'inénarrable Bruno), il faut admettre qu'on ne peut pas non plus demander l'impossible au journaliste: il n'a que 20 doigts, c'est physique et ce n'est qu'un homme, après tout!

Bref, il y a plus grave. Pourquoi aller voter, si tout se passe dans la rue? Les jeunes l'ont compris et c'est bien plus cool. Les élections, c'est pour les vieux qui ne courent plus assez vite, pour les patrons qui n'osent pas viser la façade du Medef avec les coctails molotov (tiens, Molotov, qui c'est celui-là? Il a laissé son nom à quelque chose de bien utile pour lutter pacifiquement contre le patronat.) et pour les vieilles femmes aux mains tremblantes qui risqueraient de cochonner nos beaux calicots. Vraiment, on ne pouvait plus attendre les élections.

Maintenant, la démocracie appartient à la rue. Ce sont certains hommes politiques démocratiquement élus qui nous le disent. Mais entendons-nous bien, ceci n'est valable que pendant quelques mois encore. C'est pourquoi il faut en profiter. Après, on se calme.
Où va-t-on, si un gouvernement conservateur se met à réformer? Les électeurs risqueraient d'observer que les réactionnaires ne sont pas ceux qu'on croit. On ne peut pas laisser faire ça. C'est du manque de respect, n'est-ce pas les jeunes?

Bougez-vous les jeunes: dans votre cursus universitaire, dans votre CV, il vous faut une manif; deux, ce serait mieux. Et puis, ça ne peut pas nuire. Regardez, en 68, on était dans la rue et maintenant on est au Parlement. La rue, ça mène au sommet. (Non, je retire ça: ça ne peut pas s'écrire; c'est démobilisateur, excusez-moi.) On peut même vous faire profiter de notre expérience (j'efface aussi 'expérience', ça déplait aux jeunes: il faut savoir parler aux jeunes).

Vos élus ne sont pas loin. Je disais donc qu'on peut vous encadrer, discrètement, dans l'ombre. Bien sûr, on ne veut pas s'immiscer, vous voler la vedette à la télévision et donner une mauvaise image du mouvement comme la mignonne jeune fille de 17 ans en rouge qu'on aimerait avoir pour fille, pour soeur ou pour femme et qui éructait devant les caméras: des élus ne peuvent tout de même pas organiser la chienlit, même si ce serait notre revanche d'être arrivés 3° aux élections(Quand j'y pense, ça fait vraiment du bien d'obtenir dans la rue d'une minorité populaire ce que une majorité bourgeoise nous a refusé dans les urnes.) Laissez-nous donc tirer les ficelles, on vous le rendra bien, vous le valez bien. A vous le devant de la scène; nous, on reste discrets. Au moins le temps de voir comment ça tourne. Car c'est vrai, nous sommes finalement venus, nous étions tous là, hier, ... seulement pour vous soutenir. Remarquez, si j'ai vu distinctement les papillons professionnels du PAF, tels Djack Lang ou le maire de Bègles, je n'ai pas remarqué le sympathique H. Emmanuelli, ni le délicieux député de la 6° circonscription de Saône-et-Loire, ni le (les adjectifs me manquent) L. Jospin: soit je n'ai pas été assez attentif (ou la presse ne leur a pas rendu justice), soit vous ne les valez pas .

Les jeunes nous montrent la voie. Pour le coup, ils méritent notre respect. Parfois je me demande si, malgré leur naïveté ou dans leur sincérité et leur générosité, il ne le méritent pas plus que nous, le respect. La démocracie a encore pris un coup, mais vous le voyez bien.

samedi 18 mars 2006

BIENVENUE sur le blog de ceux et celles qui sont effarés par la société française actuelle.

Ici et là, comme moi, vous entendez répéter : ' C'est pas grave!' ou 'On n'y peut rien!' et 'Qu'est-qu'on peut y faire!' Ce qui va semble naturel au 21° siècle et, de la même façon, tout ce qui ne va pas nous indigne, parce que nous ne vivons plus au 20° siècle, mais il reste que ce qui nous rend la vie difficile apparaît trop souvent comme une fatalité.
Au moins peut-on s'interroger. Dans ce blog, nous nous efforcerons de ne rester ni sourds, ni aveugles et certainement ni indifférents, ni désabusés, ni fatalistes.

L'écueil sera d'apparaître ringard, voire réac, à une époque dont l'idéal est d'aller dans le sens de l'histoire et de penser comme tout le monde, en se situant dans la bonne catégorie socio-politique et, surtout et avant tout, de se positionner du côté des plus forts. Appartenir à la majorité (quelle qu'elle soit) n'est-il pas rassurant et n'entretient-il pas toutes les illusions?

Alors, ce blog aura le mérite, non pas de décider ce qui est 'politiquement correcte', mais de pointer ce qui commence à 'nous courir sérieusement' et ainsi de montrer que nous n'étions pas seuls à subir en silence, ni à penser ce que nous pensons. En somme, il ne prétendra ni détenir la vérité, ni l'imposer, mais s'efforcera plutôt de faire du bien à ceux et celles qui se croient minoritaires...

Je ne souhaite heurter personne et cependant n'écarter aucun sujet, ni ménager qui que ce soit.
Les commentaires sont les bienvenus.


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