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mardi 31 mars 2009

Maoïsme : enfin le procès du génocide par les khmers rouges

Comment l’idéologie a poussé des khmers rouges à tuer des Khmers

La barbarie nazie concentre l'attention de l'Europe occidentale, mais le « devoir de mémoire » s'étend-il au martyre cambodgien ? Ce génocide ne répond pas aux critères officiels ! On s'interroge à l'infini sur l'opportunité de qualifier les exactions des khmers rouges de "crime contre l'humanité"...

Ne serait-ce pas du négationnisme sournois ? La distance et l’idéologie contribuent à la sélection dans l’horreur.
Mais le procès de Duch, ancien directeur du centre de tortures S-21, où ont péri plus de 15.000 personnes, s'ouvre lundi 30 mars à Phnom-Penh et resurgissent les fantômes de l’Histoire.

Rompre le silence

Avec ce premier procès d'un responsable khmer rouge, le Cambodge replonge dans son passé. Trente ans après la tragédie, le génocide pèse toujours aussi lourd sur ce pays tourmenté par les âmes de deux millions de morts.

Le Cambodge va devoir affronter les mensonges des cinq tortionnaires khmers rouges dont le procès commence enfin et les témoignages des victimes survivantes. Combien d’entre eux vont-ils revivre l'agonie d’un père souffrant de «la maladie de la faim», et maltraité par une infirmière, parce que militante khmère rouge.

Beaucoup doutent aujourd'hui que le procès tant attendu produira la catharsis espérée : on ne fait pas le deuil d’un génocide. D’autant que la définition officielle du génocide n’inclut pas l’auto-destruction nationale. «Le procès ne suffira pas à panser les plaies», explique Youk Chhang, directeur du centre de documentation cambodgien, consacré aux recherches sur le génocide. «Les Cambodgiens ne sauront jamais précisément qui a tué leurs proches, pas plus qu'ils ne recevront de compensation. Mais c'est une reconnaissance de notre souffrance passée. Trente ans après la tragédie, nous avons besoin de ce jugement final.»

Les Cambodgiens attendaient beaucoup de ce procès.
Kao Kim Hourn, directeur de l'Institut cambodgien pour la coopération et la paix, cite «la fin du cycle de l'impunité, la réforme du système judiciaire, une contribution à la réconciliation nationale, la fin d'un des chapitres les plus sombres de l'histoire cambodgienne».

Mais il a fallu sept ans de négociations acrimonieuses entre l'ONU et le gouvernement cambodgien pour mettre sur pied une instruction judiciaire, puis neuf mois pour se mettre d'accord sur une centaine de règles de fonctionnement. Et, pour le psychiatre Ka Sunbaunat, les procès de Duch, ancien directeur du centre de tortures S-21, et de quatre autres dignitaires au profil politique, «arrive bien trop tard (!) : des décennies d'impunité ont profondément marqué les comportements de la population à l'égard de la loi et la justice». «Il ne peut être un processus thérapeutique» et «pourrait même réveiller des pathologies», estime le médecin qui est partisan de laisser les anciens Khmers rouges face à leurs responsabilités karmiques.

Comment se purifier du passé

Une de ses patientes, Theary, hantée par les exactions des hommes en pyjama noir, tranche : «Mes souvenirs sont un poison qui m'étouffe, et le procès ne m'en débarrassera pas.»

Les maoïstes nostalgiques sèment le doute.
La repentance, ce n'est pas pour eux.

On n’est pas au procès d’Yvan Colonna, mais en France comme au Cambodge, on salit pareillement la justice en jetant le doute sur son impartialité.

Qui a intérêt à instiller le soupçon de pratiques de corruption et à ternir depuis 2008 l'image de la juridiction mise sur pied sous l'égide des Nations Unies ?

La Cour Internationale de Justice de La Haye a-t-elle connu les mêmes atteintes. Klaus Barbie (expulsé de Bolivie vers la France en 1983) est défendu par l'avocat Jacques Vergès (né en 1925 d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne), et condamné à la prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité. Le procès fait l'objet d'un enregistrement vidéo diffusé par la suite à la télévision, à des fins historiques et pédagogiques.
Aujourd'hui, la pensée unique entretient le sentiment que les millions de dollars du procès ne servent qu'à enrichir certaines personnes au lieu de rendre justice. Outre les révélations sur les pratiques des employés de la partie cambodgienne, devant, après avoir perçu leur salaire, reverser 30 % à leurs supérieurs, des dissensions ont éclaté au sein du tribunal, où des magistrats nommés par les Nations unies sont incorporés à une justice cambodgienne dont la réputation n'est pas flatteuse.

D'autres voix s'interrogent sur l'absence de certains dirigeants occidentaux qui ont soutenu le régime de Pol Pot et ils regrettent cette justice sélective. Mais «un procès, même imparfait, est mieux que rien», dit avec pragmatisme David Chandler, grand spécialiste de l'histoire récente du Cambodge.

Les accusés sont-ils vraiment du menu fretin ?
· Kang Kek Ieu, dit « Douch » (détenu et inculpé), directeur de la prison Tuol Sleng (ou S-21) à Phnom Penh
· Nuon Chea, plus ancien haut responsable du régime de
Pol Pot
·
Khieu Samphan, ancien chef de l'État
·
Ieng Sary, ancien chef de la diplomatie,
·
Ieng Thirith, épouse de Ieng Sary, ancien ministre des affaires sociales.

Le co-procureur Robert Petit bataille pour ajouter à la liste des suspects de crime contre l'humanité six nouveaux accusés potentiels.

Les réticences de son homologue cambodgienne à étendre le procès à des échelons subalternes est, selon l'organisme Human Rights Watch, «la preuve de l'ingérence de la part du gouvernement de Hun Sen». (HRW est une ONG qui défend des droits humains, surveille les violations à la liberté d’expression, organise, fédère ou relaie les moyens de défense des journalistes, écrivains et autres personnes persécutées alors qu'elles exercent leur droit à la liberté d'expression. HRW s'est aussi engagée dans la lutte contre l'homophobie en condamnant divers chefs politiques et religieux. Elle soutient aussi la légalisation de l'IVG dans plusieurs pays)
Le fait que certains cadres khmers rouges travaillent dans l'administration actuelle est bien connu de la population. «Le gouvernement ne veut pas faire une soupe de crevettes», explique d'ailleurs de façon imagée Tchank Thoeun, maçon dans le village de Cheung Poey. «Quand tu veux en piocher une dans la marmite, elles viennent toutes d'un coup car leurs longues antennes sont emmêlées.»


L’Education Nationale -telle que la veut la FSU- va-t-elle ouvrir les manuels scolaires au génocide ? LIRE en attendant le bref historique dans PaSiDupes.

Documents
1-
Video sur le centre S21 de Douch

2- 4 videos de témoignages (Le Figaro)

lundi 30 mars 2009

Le génocide cambodgien par les maoïstes Khmers

Bref rappel historique d’une épuration idéologique communiste

Le Cambodge et la France sont des pays frères

Ancien protectorat français intégré à l'Indochine française (1863-1953), que le roi Sihanouk dénonça en mars 1945 , le Cambodge obtint son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d'Indochine.

Avant même la reprise de ce que l'on a appelé la 2e guerre d'Indochine, la politique de neutralité devenait porteuse de contradictions de plus en plus nombreuses.

D'un coté, Norodom Sihanouk qui a rompu les relations diplomatiques avec la Thaïlande, le Sud-Viêt Nam et les États-Unis, reconnaît le F.N.L. (Vietcong) comme « Représentant authentique du peuple sud-vietnamien » et établit des relations diplomatiques avec Hanoi, d'un autre coté, la lutte armée du parti communiste khmer (P.C.K.) prenant de l'ampleur, il déclare que le communisme est l’ennemi principal du Cambodge. En 1967, un premier ministre de droite, Lon Nol réprime durement un soulèvement paysan dans la région de Battambang. Trois personnalités de la « Gauche légale », dont Khieu Samphan, rejoignent alors, dans les forêts, une organisation communiste clandestine.

A partir de 1969, les Américains interviennent directement dans les zones du Cambodge contrôlées par les communistes vietnamiens et Sihanouk ne proteste pas. Le 18 mars 1970, il fut déchu par l’Assemblée de ses fonctions de chef de l’État. Arrive alors au pouvoir une équipe de droite emmenée par le général Lon Nol et le prince Sirik Matak.

En octobre 1970, la nouvelle équipe au pouvoir proclame l'abolition de la monarchie et le pays est rebaptisé "République Khmère"(1970-1975). Sihanouk avait pu maintenir tant bien que mal son pays à l'écart du conflit Vietnamien. Engagé maintenant dans l'un des deux camps, le Cambodge bascule très brutalement dans la guerre. L'armée de Lon Nol doit faire face à la fois aux Vietnamiens et à la guérilla khmère qui a reçu l'appui de 4000 combattants communistes repliés sur Hanoï depuis 1954. Grâce à l'aide américaine, les effectifs de l'armée passent de 30 000 à 200 000 hommes, mais la corruption généralisée affaiblit aussi bien l'armée que l'administration.

Avec l'aide des Nords-Vietnamiens, la guérilla des Khmers rouges, selon le nom que Sihanouk leur avait donné lorsqu'il était au pouvoir, prend de l'ampleur. Pol Pot et Ieng Sary prennent en main les nouvelles recrues venues de Hanoï et les intègrent dans les forces du Parti Communiste du Khmer (PCK). Ce dernier, qui, en plus de l'aide des Nord-Vietnamiens, reçoit également de l'aide chinoise, réussit à rester indépendant. En 1970, le mouvement ne comptait que 4000 guerilleros. En 1973, il contrôle 60% de la superficie du pays et 25% de la population.

Les Khmers rouges au pouvoir (1975-1979)

Immédiatement après la victoire, le PCK ordonne l'évacuation de toutes les villes, les habitants de ces villes étant poussés à travailler parmi les paysans, à la campagne. Cet exode forcé fait des centaines de milliers de nouvelles victimes. Tout ce qui pouvait évoquer la civilisation urbaine, industrie, hôpitaux, écoles, administrations, est anéanti.

L’Angkar
A la campagne, le régime et son organisation suprême, l'
Angkar (organisation) des Khmers Rouges, sous le nom duquel se cache le PCK, oppose l’ancien peuple, c'est-à-dire les paysans dont certains ont participé aux combats aux côtés des communistes depuis 1970, et le nouveau peuple, c'est-à-dire, la population urbaine, sur lesquels les cadres ont droit de vie ou de mort. Ce sera la mort pour beaucoup d'entre eux. Les survivants doivent participer à l'élaboration d'un homme nouveau, sous a férule de l'Angkar. La monnaie est abolie, ainsi que toute propriété privée. Les familles sont disloquées. D'immenses travaux sont entrepris. L'épuisement au travail, la malnutrition et les maladies qui s'ajoutent aux exécutions sommaires, souvent à coups de gourdins vont provoquer la mort de un à deux millions d’individus en l'espace de trois ans.

Purification et rééducation maoïstes

L'« Angkar » applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de
Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, "identifiées" parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies, aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique.

Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Certains intellectuels voudraient que cette «autodestruction khmère» soit reconnue par les Nations Unies comme un génocide, mais elle ne correspond pas à la définition d'un
génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 6 de la Cour pénale internationale).

Pol Pot

Le nom officiel du nouvel état est le Kampuchea démocratique.
Khieu Samphan est officiellement chef de l'état, mais l'Angkar est dirigée, au moins depuis avril 1977, par Saloth Sar, secrétaire général du P.C.K. et plus connu sous le nom de Pol Pot. En fait, il y a de multiples factions, tous les cadres n'approuvent pas la politique anti-vietnamienne qui prend la forme d'une véritable guerre à partir de septembre 1977.

Le 25 décembre 1978, l’armée vietnamienne passe à l’offensive et met en déroute en quelques jours l’armée des Khmers rouges. Au cours du mois de janvier 1979, les vietnamiens prennent le contrôle d'une grande partie du pays. Le 11 janvier, à Phnom Penh, un Comité populaire révolutionnaire, contrôlé par la fraction provietnamienne du P.C.K communiste et présidé par
Heng Samrin, prend le pouvoir et proclame la république populaire du Cambodge.

Pol Pot et ses fidèles s'enfuient alors dans la jungle, d'où ils organisent une guérilla contre le nouveau régime pro-vietnamien. Le chef des Khmers rouges est condamné à mort par contumace par les autorités pour les crimes commis pendant son règne, il disparaît dans la jungle jusqu’à la fin des années 1990

Ses anciens camarades le retrouvent, en juillet 1997, affaibli par la malaria et d'importants problèmes de santé. Sur ordre de son rival Ta Mok, il est arrêté par ses propres troupes pour l'assassinat de Son Sen, l'ancien chef de la sûreté du Kampuchéa Démocratique, et condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

Alors que ses derniers fidèles désertent et que les États-Unis travaillent à la mise en place d'un plan visant à le capturer et à le traduire devant la justice internationale, Pol Pot meurt en 1998 à l’âge de soixante-treize ans, officiellement d'une crise cardiaque. Certains journalistes ont prétendu qu’il s’était suicidé, d’autres qu’il avait été empoisonné par son médecin.

Retour du Cambodge à une certaine autonomie

Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005.
Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.

Exhibitionnisme scolaire qui en dit long sur les clivages idéologiques

L’autorité des profs sapée par des idéologues, des juges et la sottise

Thèse

TF1 : Education
- L'élève montre son zizi, l'instituteur envoyé au tribunal

Un instituteur de Liernais, en Côte d'Or, est poursuivi pour avoir menacé avec un cutter un de ses élèves de CM1 qui montrait son zizi à ses camarades.
Plus de 4000 personnes -parents, professeurs, élus - ont signé une pétition pour soutenir le maître d'école.
- le 30/03/2009 - 12h12
Jean-Paul Laligant, 52 ans, instituteur à Liernais, en Côte d'Or, doit comparaître cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Dijon où il encourt théoriquement une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Mais que reproche-t-on au juste à ce maître d'école jusque là sans histoire ? Les faits remontent au 26 septembre 2008. Ce jour-là, plusieurs des élèves de CM1 dont il a la charge le préviennent qu'un de leurs camarades baisse son pantalon pour montrer son zizi, relate Le Parisien dans son édition de lundi. Le maître d'école va voir l'élève déculotté et, montrant un cutter, lui déclare : "je coupe tout ce qui dépasse". Les parents sont prévenus. L'affaire en reste là. Mais deux mois plus tard, l'instituteur est convoqué à la gendarmerie. Il se retrouve poursuivi pour "violences ou voie de fait" contre son élève. Jean-Paul Lalignant assure pourtant, ce matin sur France Info, qu'il s'agissait d'"une boutade mal comprise". Il espère être acquitté et pouvoir réintégrer ses fonctions. Dans la petite commune de Liernais et les villages alentours, par solidarité avec l'instituteur, les écoles resteront fermées ce lundi. Plus de 4000 personnes -parents, enseignants, élus - ont signé une pétition de soutien, dont une partie devrait se rendre au tribunal avec lui.

Antithèse

Un Enseignant Menace un Elève Avec Un Cutter

« Une nouvelle affaire ou[où] un enseignant est mis en garde à vue pour avoir menacé un élève avec un cutter et évidemment, nous avons droit aux mêmes protestations concernant l'affaire de la gifle, ou [où] l'on défend le droit à un enseignant de frapper un élève, même si celui ci n'est pas en tord [tort], est un bon élève et ne pose pas de problèmes de comportements (Voir "
La Gifle et L'Elève"). »Qui comprend cette phrase ‘tortue’?
Pour en revenir à cette affaire [laquelle ?], ce qui me choque est que même la ligue de défense de droit de l'homme prend la défense de l'enseignant qui a menacé un élève avec un cutter et lui a dit "Je coupe tout ce qui dépasse" (!), et l'on veut défendre l'enseignant au motif que c'était selon lui une blague. Je suis sûr que cet enseignant aurait beaucoup moins apprécié la blague si c'est [concordance des temps ?] un élève qui lui avait fait ce qu'il a fait à cet élève, il aurait appelé sans doute à la seconde la police, l'élève aurait été renvoyé et tout le monde aurait applaudit [applaudi]...
La vérité [?], c'est qu'il n'y a pas que les enseignants qui sont victimes des vilains élèves, mais dans le cas des enseignants, on trouve ça tout a fait normal qu'ils menacent et frappent les élèves, même si l'élève est entièrement innocent. [faut-il tolérer, voire encourager l’exhibitionnisme ?] On minimise les violences des enseignants, et des parents en général envers les enfants, comme si ce n'était pas grave d'agresser un enfant.[généralisation abusive,, amalgame insensé]
En France, en démocratie, on voit encore une association de défense de droits de l'homme s'insurger qu'un enseignant qui menace un élève de couper ce qui dépasse avec un cutter à la main soit mis en garde à vue et suspendu, c'est quand même normal qu'on interdise aux enseignants de menacer avec une arme les élèves et qu'ils soient suspendus si ils le font [de couper effectivement ce qui dépasse ?], c'est normal de garantir la sécurité des élèves et de les protéger des enseignants malades qui croient plaisanter en faisant ça...[Que faire des enfants sexuellement perturbés ?]
On peut objecter qu'il n'a curieusement pas trouvé la garde à vue et sa suspension très rigolote, je me demande pourquoi, il semble pourtant avoir pas mal d'humour, non ? Il devrait prendre ça à la rigolade, comme il le conseille à cet élève... » lundi 12 janvier 2009
Pour ceux que le raisonnement a convaincus malgré le galimatias vengeur :
Pétition Pour l'Interdicton des Châtiments Corporels Contre les Enfants:
http://www.pasdefessee.com

Synthèse

Le Journal du Dimanche - Samedi 28 Mars 2009 Par Soazig QUEMENER

Un village derrière son instit

"Un instituteur, par "plaisanterie", avait menacé en septembre 2008 un de ses élèves qui exhibait son sexe en classe de le lui couper s'il recommençait. Des gendarmes ont ouvert une enquête et le maître des écoles se retrouve aujourd'hui devant les tribunaux. Liernais, son village en Côte-d'Or, a pris fait et cause pour l'enseignant. Lundi matin, ils manifesteront en sa faveur.

Sa voix s'entremêle à celle de son fils: "Comment, mais comment peut-on faire pour arrêter tout cela?" La grand-mère de Julien, petit écolier âgé de 9 ans, se tord les mains d'angoisse. Lundi, un instituteur va être jugé. Il risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende pour voie de fait. Un dénouement qui effare cette femme et son fils, Christophe, père du garçon concerné. "Je suis sûre, sûre que Julien ne s'est pas déculotté, oh non, ce n'est pas son genre", poursuit la quinquagénaire. Dans cette affaire ubuesque, le fait de savoir si son petit-fils a vraiment exhibé son sexe en classe importe pourtant très peu.
Pour comprendre l'agitation qui s'est emparée de cette famille à Liernais, il faut pousser la porte du café de la mairie, QG du comité de soutien à Jean-Paul. Fort de ses 80 adhérents, de centaines de sympathisants, de milliers d'euros collectés et de 3 500 signatures recueillies, cette association prépare une manifestation lundi matin, pendant l'audience devant le tribunal de grande instance de Dijon. Un préavis de grève a même été déposé dans le canton pour permettre aux enseignants qui le souhaitent de venir soutenir leur collègue.
"Pas de quoi fouetter un chat"
Derrière tout ce ramdam, il y a deux minutes dans la vie d'un instituteur. Ce vendredi 26 septembre 2008, Jean-Paul Laligant, 52 ans, prend en charge la classe de CE2-CM1 de l'école primaire de Liernais. Des élèves racontent au maître que Julien vient de montrer son zizi à ses camarades. Laligant sort de son cartable un large cutter, outil classique de la panoplie de l'instit, et tance le gamin: "Si tu recommences, je coupe tout ce qui dépasse." "Une plaisanterie", selon l'instituteur. Julien ricane et le cours se poursuit normalement.
Ses parents, qui apprendront l'incident quelques jours plus tard, décident alors de ne pas donner suite à cette histoire. Mais quelqu'un a prévenu les gendarmes, qui entendent séparément le père et la mère. "Pour moi, y'avait pas de quoi fouetter un chat, estime Christophe. Les gendarmes m'ont dit que les autres enfants étaient traumatisés. Moi je trouve qu'il y a des choses plus graves à la télé!" Les enquêteurs auraient insisté pour qu'il porte plainte. Il résiste. "Je ne veux aucune sanction contre ce monsieur." Sa femme en revanche signe, mais retirera sa plainte trois semaines plus tard.
Aujourd'hui Jean-Paul Laligant paraît très marqué par cette histoire. "Lorsque l'on exerce ce travail, on est toujours confronté à ce que l'on peut faire, ce que l'on doit dire. On n'a pas toujours la parole adaptée, soupire celui qui a été suspendu de ses fonctions pour quatre mois. J'ai trouvé que c'était beaucoup de zèle tout de même". "Le procureur s'acharne", renchérit Pascal Malter, le président du comité de soutien. L'intéressé, Jean-Pierre Alacchi, proteste: "Il ne faut pas oublier que l'instituteur s'exprimait devant une classe d'enfants de 8 à 9 ans. Il aurait pris son cutter, en aurait sorti la lame et aurait menacé de couper le sexe d'un enfant simplement pour mettre fin à un chahut? Il est difficile d'admettre cela. J'ai recommandé au parquet d'être pondéré dans cette affaire mais de rappeler les fondamentaux".
L'entêtement du procureur Alacchi ne serait-il pas la conséquence de l'action politique de Sa Cynique Majesté Royal ?
Lorsqu'elle fut ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation Nationale, Claude Allègre, gu 4 juin 1997au 27 mars 2000,elle s'attacha alors à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs).
L’exhibitionnisme est-il ou non une infraction sexuelle ?
Pascal Malter est président du comité de soutien à Jean-Paul Laligant et dit que "cette affaire est folle, c'est kafkaïen".
Il reproche avec virulence l'attitude de l'inspection académique qui a suspendu Jean-Paul Laligant: "En fait la seule intervention de l'inspection a été de ne pas intervenir. Car elle refuse de le soutenir. Elle refuse d'appliquer l'article 11 de la loi de 1983 selon lequel elle doit protéger tout fonctionnaire quand il est en service."

La rémunération des patrons par décret

L’opposition en a parlé, le gouvernement le fait
François Fillon présentera à 15h45 le décret encadrant la rémunération des chefs d'entreprises aidées par l'Etat, en présence de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et du ministre du Travail, Brice Hortefeux.

Ce qu’on pense en savoir
Selon le quotidien Les Echos, le texte interdira jusqu'à fin 2010 la distribution de stock-options et d'actions gratuites aux dirigeants et mandataires sociaux des banques et constructeurs automobiles soutenus financièrement par l'Etat.

  • Les entreprises soutenues par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) ne seraient pas concernées.
  • Les rémunérations variables ne seraient pas interdites mais encadrées. Elles devront être établies à partir de critères de performance précis et limités dans le temps, poursuit le quotidien économique, selon qui le gouvernement juge suffisantes les règles actuelles sur les "parachutes dorés".

    « Le compte n’y est pas » ?

  • Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, regrette une éventuelle limitation de ces mesures dans le temps.
    "On a le sentiment qu'une fois la crise passée tout recommencera comme avant", a-t-il déploré sur Canal+, souhaitant que les nouvelles règles s'appliquent après 2010.

  • Radicale, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a souhaité que les stock-options soient purement et simplement interdites. "Pourquoi on n'utilise pas les salaires, pourquoi on veut toujours éviter de parler salaires ?", s'est-elle interrogée sur LCI. C’est pourtant simple d’en parler !

    Déjà, plusieurs dirigeants ont été poussés ces derniers jours à renoncer à des stock-options qui leur avaient été attribuées.

  • Mayotte envie le statut de la Guadeloupe…

    "Oui" France et massif de Mayotte à la FranceSans surprise, le "oui" l'a emporté massivement à Mayotte (lien Wikipedia), avec plus de 95% des suffrages, lors du référendum de dimanche sur le changement de statut de l'île, qui deviendra en 2011 le 101e département français. La participation a atteint 61,02% des 72.035 électeurs inscrits.

    Seule insatisfaction pour les élus locaux, qui ont tous fait campagne pour le "oui", le taux de participation de 61,02% est loin du raz-de-marée qu'ils espéraient.
    Mayotte compte 186.452 habitants, dont un tiers (certains disent 1/4) en situation irrégulière.
    "Cette campagne n'avait pas d'adversaires. Beaucoup de gens ont pensé que les résultats étaient gagnés d'avance et n'ont pas jugé bon de se déplacer", a déclaré le président UMP du conseil général, Ahmed Attoumani Douchina.
    Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'outre-mer, qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974, lorsque Mayotte a choisi de rester française alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.

  • Dès l'annonce des premiers résultats, le Président Sarkozy avait salué "un moment historique pour Mayotte et pour les Mahorais": "c'est un rêve porté par plusieurs générations qui se réalise ce 29 mars 2009".
    "La départementalisation sera une réussite si cette nouvelle étape de l'histoire de Mayotte s'inscrit dans la durée et ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de ce territoire", souligne la présidence de la République. "L'évolution institutionnelle se fera donc progressivement sur la base du 'Pacte pour la départementalisation', accepté par les élus de Mayotte, qui décrit le chemin qui reste à parcourir".

  • De son côté, le Premier ministre François Fillon a indiqué que "le gouvernement proposera rapidement au Parlement les textes nécessaires à la mise en place de la nouvelle collectivité et à l'application progressive du droit commun".
  • La ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, a pour sa part souligné "que la départementalisation avait pour but de conforter la place de Mayotte dans la République".
  • Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jégo faisait part de sa "satisfaction" et celui à la Coopération, Alain Joyandet voyait "un oui à la France".
    Le sens de l’Histoire…

    En approuvant ce changement de statut, les habitants de l'île de l'océan Indien, déjà "collectivité départementale" depuis 2001, confirment un processus enclenché il y a déjà neuf ans, avec l'accord sur l'avenir de Mayotte, conclu le 27 janvier 2000 entre le gouvernement et les élus locaux.
    Cet accord avait déjà été approuvé par la population mahoraise le 2 juillet 2000. Depuis, plusieurs lois (en 2001, 2003 et 2007) ont concrétisé une évolution de la collectivité vers le statut départemental.

    Le Conseil Général s'était prononcé en faveur de la transformation de Mayotte en département d'outre-mer et tous les partis habilités pour la campagne officielle (Mouvement départementaliste mahorais, MoDem, UMP, PS et Nouvel élan pour Mayotte) militaient pour le "oui".

    Les problèmes à venir
    Deux projets de loi, organique et ordinaire, doivent désormais être présentés au Parlement, en vue d'une entrée en vigueur du changement de statut dès 2011. La longue période d'adaptation du droit mahorais à celui de la Métropole est prévue pour durer 20 à 25 ans.
  • Ainsi, l'âge légal minimum des femmes pour se marier sera relevé de 15 à 18 ans, selon le "Pacte pour la départementalisation de Mayotte" adressé récemment aux foyers mahorais par le ministère de l'Intérieur et de l'Outre-mer.
    Les mariages polygames seront aussi interdits, même si les situations acquises ne seront pas remises en cause. Majoritairement musulmans, les Mahoraises et les Mahorais mariés continueront de vivre sous le régime matrimonial qu'ils ont choisi.

  • Les minimaux sociaux seront aussi progressivement augmentés, en commençant par les deux seuls en vigueur, ceux pour les adultes handicapés et les personnes âgées. Le RMI, l'allocation parent isolé et l'allocation de solidarité spécifique, seront versées à partir de 2012, à environ le quart de ce qu'elles représentent en Métropole ou dans les DOM, et seront ensuite progressivement revalorisées sur une période de 20 à 25 ans, en fonction du rythme du développement économique de Mayotte.
    Des mesures sociales qui devraient drainer les populations avoisinantes et donc renforcer l'immigration clandestine.
  • Ce vote ne devrait donc pas régler pas le problème des étrangers sans papiers qui constituent selon les estimations un quart des quelque 250.000 habitants de l'île. La départementalisation pourrait même rendre plus attirant ce territoire de l'archipel des Comores.
  • Le vote ne réglera pas non plus le contentieux persistant sur l'appartenance de Mayotte au territoire français. Aux yeux des Nations Unies et de l'Union Africaine, l'île appartient clairement aux Comores. Lors du référendum de décembre 1974 sur l'autodétermination, seule Mayotte a voté majoritairement pour le maintien du lien avec la France, les autres îles de l'archipel (Anjouan, Mohéli, Grande Comore) se prononçant contre.

    Mayotte, nouveau champ d’opération pour le Che-Besancenot
    Va-t-il s’y rendre pour une nouvelle formation par alternance ?

    Le président Sarkozy a prévenu que la départementalisation ne serait pas un long fleuve tranquille. Ce sera "une réussite si cette nouvelle étape de l'histoire de Mayotte s'inscrit dans la durée et ne bouleverse pas les équilibres économiques et sociaux de ce territoire".
    A cet égard, il a prévenu que "l'évolution institutionnelle se fera donc progressivement sur la base du ‘Pacte pour la départementalisation’, accepté par les élus de Mayotte, qui décrit le chemin qui reste à parcourir".
    Le passage du statut de "collectivité départementale" en département d'Outre-Mer (qui devrait être effectif en 2011, est la dernière étape d'un processus entamé en 1974), lorsque Mayotte a choisi de rester française, alors que les trois autres îles de l'archipel comorien optaient pour l'indépendance.
  • Mais le gouvernement n'a pas caché aux Mahorais que le rattrapage avec la métropole mettrait du temps à se faire sentir, avec certaines aides sociales qui ne démarreront qu'en 2012, et de manière progressive sur au moins 20 ans.

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    Avec un PIB trois fois inférieur à celui de La Réunion, mais neuf fois supérieur à ses voisins immédiats, Mayotte espère aussi tirer de nouveaux bénéfices de la départementalisation.
    Son secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, décidemment très sollicité, a affirmé qu'il était en train de travailler avec une compagnie aérienne pour qu'il y ait des "vols réguliers directs Paris-Mayotte" avant la fin de l'année.
    A l'heure actuelle pour se rendre de Paris à Mayotte, qui ne possède qu'une piste relativement courte, il faut faire escale à La Réunion, puis faire deux heures d'avion supplémentaires.

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    Parallèlement, de nouveaux impôts vont apparaître à partir de 2014.

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    Et certaines pratiques culturelles anciennes vont être bousculées, avec l'interdiction définitive de la polygamie - déjà largement tombée en désuétude -, la disparition du tuteur matrimonial ("wali") et la réduction des attributions du "cadi" (juge musulman).

    Face à l'écrasante domination du "oui", seuls quelques religieux ont dénoncé la départementalisation, craignant qu'elle n'entraîne une "acculturation" autochtone.

    On manifeste déjà !


    A Moroni, quelque 500 personnes ont manifesté dimanche contre ce référendum. L'Union des Comores, soutenue par l'Union africaine (UA), juge cette consultation "nulle et non avenue", dans la mesure où elle obère encore un peu plus la perspective d'une "réunification" de l'archipel.

    A Mayotte, des centaines de personnes convergeaient dans la soirée vers le bord de mer de Mamoudzou, où les autorités locales ont prévu une grande fête, avec un feu d'artifice et une série de concerts.

    dimanche 29 mars 2009

    Staline est grand. Gloire à Staline !

    La repentance communiste, c'est pour quand ?
    Le culte de la personnalité ?

    Photomontage,
    témoignage des purges staliniennes

    Titre de l'organe du PC français
    "l’Humanité" à la mort de Staline

    Elle est noire, intelligente et belle : elle est ministrable ?

    Christine Kelly remplacera-t-elle Yves Jégo ?

    La nouvelle nous est arrivée par le Chunnel

    «Sarkozy sélectionne une présentatrice télé pour remplacer Rachida Dati en tant que visage glamour de la France de la diversité ethnique».

    Ce qui se conçoit clairement s'énonce clairement.
    Or, ce titre est un peu tarabisoté mais en dit effectivement long sur la vraisemblance du scoop. Il a fait la «une», du quotidien britannique Daily Telegraph, qui choisit de publier , mercredi 25, une rumeur que lancée la veille par le tabloïd Daily Mail.

    Le Figaro
    a pourtant repris le nom de la journaliste qui circule pour remplacer Yves Jégo au secrétariat d'Etat à l'Outre-Mer. Suite à un déjeuner avec huit personnalités antillaises, dont Christine Kelly, le chef de l'Etat aurait déclaré : «elle est bien, cette fille, il faudra s'en souvenir le moment venu». Un rendez-vous a d'ailleurs été pris «dans les prochains jours», toujours selon des sources anonymes.
    Déjà reçue à plusieurs reprises par Nicolas Sarkozy, Christine Kelly, qui, a 39 ans, vient d'être nommée au CSA (lien PaSiDupes) , ce qui suffit à titiller les imaginations. Il serait vrai néanmoins qu'elle aurait fait bonne impression au chef de l'Etat par son discours sur la crise dans les Antilles. Son «panorama des problèmes de l'Outre-mer au delà de la Guadeloupe et de la Martinique» aurait «fortement impressionné» le président, ajoutent ces sources.

    Pour le Daily Telegraph, il s'agirait d’un remaniement cosmétique

    Selon le journal, cette nomination «suit la décision de virer Rachida Dati». Et de citer un responsable anonyme de la majorité, selon lequel le chef de l'Etat serait «impressionné par le fait [que Christine Kelly] est non seulement jolie, mais aussi en prise avec le monde moderne». Ce même responsable ajoute que Nicolas Sarkozy est conscient «que le départ imminent de Rachida Dati va créer un vide et qu'il est pense que Christine pourrait être à même de le combler».

    De ce côté-ci de la Manche
    On se contente de préciser, toujours sous couvert d’anonymat, que le chef de l'Etat souhaiterait «revoir» la journaliste «dans les jours qui viennent». Autre information : elle n'hériterait pas forcément de l'Outre-Mer, mais pourrait se voir confier un autre secrétariat d'Etat, voire «une mission au sein du gouvernement».
    L'intéressée n’est pas seulement une belle plante : elle est l'auteur d'une biographie de François Fillon.
    Mais elle n'a, pour l'instant, fait aucun commentaire.

    Un canular ?

    L'Elysée a démenti «totalement les propos sur une éventuelle nomination de Mme Kelly au gouvernement ou pour une mission quelle qu'elle soit».
    D’ailleurs, qui aurait fait mieux qu’Yves Jégo en Guadeloupe ? A part la Gelée Royal, bien sûr…

    Procès Colonna : l’intimidation passe du côté Cour au côté rue

    Manifestation à Ajaccio contre le verdict
    A la différence d'Yvan Colonna, qui s'était dispensé du verdict depuis le box des accusés et que La Provence a décrit "reclus" dans sa cellule, ses camarades Corses se sont montrés.

    Mais quel est l’intérêt pour les organisateurs -forcément partiaux- de lancer le chiffre de "près de" 15.000 personnes, si la police ne comptait que 3.500 manifestants, samedi après-midi dans les rues d'Ajaccio ? Quel idée l’agence de presse française partisane se fait-elle en outre de l’impartialité des huissiers, lorsqu’elle déclare "avoir constaté" un rassemblement contre la condamnation en appel d'Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998 ? D’autant que la ville d’Ajaccio compte "près de" 65.000 habitants, la Corse du Sud, 120.00 habitants et l’île entière "près de" 300.000 Corses. Soit, dans l'hypothèse la plus favorable, un manifestant pour 20 habitants.


    La démonstration
    Le défilé avait débuté vers 15H30 sous une pluie fine et en silence sur le cours Napoléon, alors que bon nombre des magasins bordant cette artère avaient fermé leurs portes. "C'est par solidarité. Il n'y a aucun mot d'ordre en ce sens", a précisé une commerçante, qui à Saint Quentin aurait probablement regretté un manque à gagner…

    La manifestation était organisée à l'appel du comité de soutien à l’assassin de Cargèse, condamné vendredi par la Cour d'Assises spéciale de Paris à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, à laquelle il avait échappé en première instance, fin 2007.

    En tête de cortège, une grande banderole proclamait, en langue corse, "Justice pour Yvan", avec de chaque côté un portrait du « jeune » berger de 49 ans. Des manifestants brandissaient aussi un grand drapeau à tête de Maure, l'emblème de l'île.
    Le cortège a évolué dans le calme, marquant régulièrement des pauses pour applaudir et scander "Yvan" ou "Liberté !", en corse, faut-il le préciser….

    Dans les premiers rangs figuraient Christine Colonna, la soeur du condamné, la plus médiatique de la famille, bien que le père (ci-dessus) soit un ancien élu socialiste , ainsi que les élus autonomistes Jean-Christophe Angelini et Edmond Siméoni, avec Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats d'Yvan Colonna.
    "Ce procès a été une pantalonnade, une mascarade, une parodie de justice", a reconnu Me Sollacaro l’un des principaux acteurs, en début de manifestation.
    "Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, notre parole n'est pas entendue", a déploré de son côté Christine Colonna, ajoutant en corse à l'attention de son frère: "tiens bon, on est tous avec toi". Et la parole corse, c’est quelque chose !

    La présence la plus remarquée était celle d’André Paccou, le représentant de la Ligue des Droits de l'Homme en Corse, qui s’affichait en opposante de la République.

    Le leader nationaliste, Edmond Siméoni, a estimé, à l'issue du défilé, qu'"avec la condamnation d'Yvan, le masque était tombé": "on a voulu l'emmurer vivant, mais il est debout", a-t-il affirmé.

    Or, E. Siméoni est:
    -> l’un des auteurs de la première action violente près d'Aléria, le 21 août 1975;
    ->
    le père de Gilles Simeoni, un des quatre avocats d'Yvan Colonna au procès de l'assassinat du préfet Claude Érignac;
    ->
    un
    membre d’« Action pour la renaissance de la Corse » (qui s’est substitué à Action régionaliste corse (ARC),. a également dénoncé "les outils répressifs rétrogrades d'une police et d'une justice d'exception" et indiqué que le comité de soutien à Yvan Colonna allait "préparer le troisième procès".
    "En Corse, l'injustice a toujours été subie, jamais acceptée", a-t-il lancé.

    Quelques débordementsSamedi peu avant 18h30, la principale artère de la ville, le cours Napoléon, était envahie par les fumées bleues des grenades lacrymogènes et rouges des incendies allumés par des manifestants.

    A 20h00, le calme était revenu, la circulation rétablie après l’extinction par les pompiers de feux de poubelles allumés sur le cours. Aucune arrestation n’a été effectuée et les gardes mobiles ont dénombré un blessé léger dans leurs rangs, de source policière.

    Les policiers ont également été pris à partie par certains consommateurs massés aux terrasses. Quelques coups ont été échangés et quelques chaises des débits de boissons ont été lancées en direction des forces de l'ordre, comme nous avons pu le « constater » au JT.

    A l'issue de la manifestation
  • Quelques manifestants encagoulés ont lancé des pierres, des pétards et deux cocktails Molotov en direction des forces de l'ordre. Les policiers massés en haut d'une rue près de la préfecture ont bien dû répondre en tirant quelques grenades lacrymogènes pour disperser les innocents agresseurs.
  • "Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, notre parole n'est pas entendue", a déploré de son côté la sœur du condamné, Christine Colonna, ajoutant à l'attention de son frère, quelque chose comme: "Tiens bon, on est tous avec toi" ! , en corse, pour associer les Français à la juste cause de l’assassin d’un préfet de la République, puisque la langue officielle, en Corse, n’est pas le français.
  • samedi 28 mars 2009

    Couac socialiste : coup bas de Delors à sa fille Aubry

    Delors pistonne Fillon à la présidence de la commission européenne

    Invité de France-Inter, Jacques Delors, un ministre de l'Économie et des Finances (et du Budget) de Mitterrand, de 1981 à 1984, a proposé «ses» candidats pour la présidence de la Commission Européenne, à la grande surprise de sa Titine de fille.

    Delors a-t-il attrapé le virus de l’ouverture ?

    Le jeudi 26 mars, en direct sur l’antenne de France Inter, l’ancien président de la Commission Européenne a franchi un nouveau cap dans les stratégies foireuses. Interrogé par Nicolas Demorand sur son candidat favori pour la présidence de la Commission Européenne, Jacques Delors a évoqué un Français. Refusant d’abord de livrer un nom, il avoua.
    Fillon et Juppé, les fils cachés de Delors
    La première secrétaire apprit par la radio de service public que papa coopterait bien François Fillon à la tête de la Commission Européenne dont il fut lui-même un président respecté de 1985 à 1995. « Je verrais bien des gens comme François Fillon ou Alain Juppé ». Il ne justifie pas son choix, mais chacun reconnaît dans les deux élus les gènes « deloristes » d’une certaine austérité gestionnaire.
    Avare de paroles, Delors ne déçoit jamais...
    Certes, ce n’est pas la première fois que Delors marque des buts contre son propre camp. Il est même orfèvre en la matière.
    Auteur d’une politique de « rupture » pendant la période dite de l’« état de grâce » : nationalisations (à 51%), dévaluations du franc, amélioration de l’efficacité des circuits de financement, et politique de relance, le ministre de Mitterrand marqua une première pause dans les réformes sociales qu’il proposa dès 1982, Jacques Delors encouragea le maintien de la France dans le Système monétaire européen (SME) et pratiqua une politique de rigueur. Il supprima, notamment, l'échelle mobile des salaires en 1982, ce qui eut pour conséquence la perte de pouvoir d'achat des français depuis cette date…
    En décembre 1994, malgré les fortes pressions du PS, il refusa de se présenter à l’élection présidentielle de 1995, à laquelle Lionel Jospin échoua et que Jacques Chirac remporta avec 52,64% des voix.

    Quel est le calcul du jour?

    On est toujours trahi par les siens, pense le benêt.
    Pas encore remise de son bide du Zénith, Martine Aubry, morose, attendait d'ailleurs un tout autre soutien paternel en ces temps difficiles.

    Mais le vieux roué a compris que la politique de la contradiction permanente et du blocage inutile ne sont pas productifs, voire contre-productifs pour l’opposition dans l’opinion.
    Dissocier le ticket gagnant Sarkozy-Fillon, c’est fragiliser l’exécutif et rendre service à Titine. Papa Delors dit donc haut et fort ce que la gauche ne veut admettre : le Président et son Premier Ministre forment une équipe victorieuse. Il a donc choisi de la faire éclater, non par l’invective, mais par la ruse.
    Rien qu'un petit coup de pouce à sa fille, par esprit de famille au sens restreint, car, au sens large d’une aide au PS, il n’est pas assuré de tromper qui que ce soit. Bien tenté !

    Combien le concert d’Aubry au Zénith a-t-il coûté au contribuable ?

    Pas un seul Dosière pour chiffrer le coût du "Printemps des libertés" ?

    Les nostalgiques des présidents de la République qui inaugurent les chrysanthèmes
    Les passéistes socialistes envisagent le présent et l’avenir l’œil rivé sur le rétro.

    Ils versent régulièrement un pleur sur le temps révolu de la IVe République qu’ils veulent restaurer et du Président Coty qu’ils ne reconnaissent pas en Sarkozy. Le président ne quittait l’Elysée que pour couper des rubans tricolores et tapoter la joue rose des petits enfants. Voilà que Nicolas Sarkozy se dresse face à la crise et va au devant des Français. Son tort ? Il ne leur interprète pas de chansons…
    Aujourd’hui, un député PS qui scrute à la loupe les dépenses de l'Elysée pour les interpréter et les stigmatiser, n’a pas noté ni le changement de régime ni la rupture : le président pépère a muté en hyper-président, sans que Darwin et les socialistes n’y soient et n’y puissent rien. Dans le même temps où ils reprochent au Premier Ministre sa gestion austère et casanière, les avaricieux de l’opposition ne considèrent pas un instant que l’un et l’autre puissent au total se compléter et équilibrer les comptes.

    S’agirait-il, en dénonçant les frais de déplacement du chef de l'Etat mardi soir à Saint-Quentin dans l'Aisne, d’une volonté de contrôle et de limitation de l’activité présidentielle
    , d’une nouvelle tentative de blocage et au bout du compte d’une campagne anti-démocratique d’isolement du président ?
    Pour le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait connaître par ses chiffrages des dépenses de l'Elysée, il n’y aurait de grosses dépenses que celles engagées par le Président Sarkozy. Le coût de l’entretien-concert de la première secrétaire socialiste au Zénith n’entrerait pas dans le champ de ses compétences. Mais qui paie, si ce n’est le contribuable ? Et combien de fois, quand on est parisien, francilien et français ?

    Qui fera les totaux ?
    C'était visiblement la fête...

  • Le coût du déplacement des policier et CRS dépêchés par la Ministre de l’Intérieur est-il remboursé par le PS ou à la charge de la collectivité des petites gens ?

  • Les frais annexes ?
    Les invitations envoyées et cocktail aux VIP ne sont-ils pas supportés, bon gré, mal gré, par l’ensemble des parisiens et franciliens, socialistes ou non ?...
    «La première secrétaire s'est adressée au cours d'un meeting aux allures électorales à 1.500 4.000 sympathisants PS», fustige une personnalité socialiste qui a tenu à garder l’anonymat, comme le veut l’usage, quand on invente des commentaires tendancieux.

  • Manque à gagner dans les commerces ?

    Autre information qui n'est pas comptée par l'élu : les commerçants du Zénith ont enregistré un important manque à gagner sur le soda, le pop-corn et la barbe à maman. Ils n’ont pas réalisé le chiffre d’affaire escompté avec moins de 1.500 spectateurs, alors qu’ils en escomptaient «Est-il honnête, est-il moral d'utiliser autant de moyens publics pour un spectacle dont la finalité était partisane ?», n’a pas demandé René Dosière à Michèle Alliot-Marie.
    MAM est la ministre de tous, socialistes compris : «Mon rôle, c'est de permettre à chacun de participer à des événements ou à des manifestations sans qu'il y ait de violence, et par conséquent, il me revient, en liaison avec les préfets, d'apprécier ce que sont les moyens nécessaires».
    Quant au coût de la fête à Neuneu Aubry que l’élu socialiste fait passer en pertes et profits, «il est inscrit tout naturellement dans le budget que vous votez chaque année», aurait pu souligner la ministre de l'Intérieur, sans plus d’acrimonie sur le montant du gaspillage socialiste. Les services de l'Elysée n'ont pas polémiqué non plus sur ce chiffre.

    Pourtant, au « Printemps des libertés » du Zénith, les forces déployées n’étaient pas adaptées au faible nombre de participants et auraient pu être mieux employées ailleurs ou laissées au repos. Le PS est responsable d’un gaspillage considérable.
    Le Zénith a en effet accueilli quelque 1.500 militants socialistes (1.000, selon le Télégramme) pour une capacité de 6 400 places environ, dont 5.830 places assises, sur 6.200 m2…«Ce n'est pas si mal pour un parti qui reprend l'habitude de travailler», s'était enthousiasmée l'angélique Martine Aubry, marquise des Anges du PS.

    Il faut savoir que le label Zénith (18 salles en 2008) est le fruit d’un accord entre la société COKER, propriétaire de la marque, et le …Ministère de la Culture. Que Madame Christine Albanel soit donc ici remerciée par Désirdavenir Royal et la Ch’tite Aubry.

    Ce rassemblement historique était présenté comme le point culminant de l'offensive lancée depuis janvier par le PS sur le thème de la défense des libertés. Il reste bloqué à son nadir !

  • Les socialistes européens penchent à droite ?

    En France, Aubry, à la recherche du père, a trouvé Chirac

    Jacques Delors, le père biologique de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, ne fait plus l’affaire. Il vient de recommander François Fillon, Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, à la présidence de la Commission Européenne.
    Martine Aubry, à la recherche d’un père de substitution, s’est trouvé Jacques Chirac.
    La numéro 1 du PS a en effet déclaré lors de l'enregistrement de l'émission "Vivement dimanche" dont elle est l’invitée en ce dimanche de changement d’heure et de remise à l’heure des horloges, que "finalement", elle regrettait Jacques. Nostalgique et sincère, Titine ? Ou plutôt socialiste fielleuse qui manie l’ironie avec le naturel de Sa Cynique Majesté Royal dans l’invective, à l’adresse de Nicolas Sarkozy ?

    L’avenir de Titine est derrière elle

    De juin 1997 à octobre 2000, Martine Aubry a été ministre de l'Emploi et de la Solidarité dans le gouvernement Jospin. C'était le bon temps de la présidence de Jacques Chirac (1995-2007). "J'étais à côté de lui au Conseil des ministres", pendant la cohabitation de 1997, s'est-elle souvenue. "Je me dis que finalement, on le regrette".

    Car, nostalgique, elle insiste. "On a eu beaucoup de désaccords, mais on avait de bons moments", a poursuivi la maire de Lille, qui était alors numéro deux du gouvernement Jospin, en charge des affaires sociales. "Il avait au moins une qualité, c'est de connaître la réalité de la France", a-t-elle encore dit.
    Ils étaient jeunes et beaux
    "Et puis, nous avions des goûts communs, je pense au Maroc ; j'ai quelques souvenirs assez sympathiques", a ajouté Mme Aubry. Il sentait bon le sable chaud ?

    Y a-t-il encore un pilote dans l’avion PS?

  • Delors soutient la droite et la première secrétaire du PS le renie.
  • Lang, Kouchner, Jouyet et Rocard ont fait le choix du service de la France contre son blocage par une opposition haineuse et nuisible aux Français.
  • Le Parti Socialiste Européen (PSE) soutient le portugais José Manuel Barroso, qui se veut « modéré, réformateur et anti-étatiste » et attaché au libéralisme économique, mais il est très critiqué par une partie de la presse européenne de gauche. L’actuel président de la Commission européenne (depuis le 23 novembre 2004) est membre du Parti social-démocrate (PSD, parti potugais conservateur) et du Parti populaire européen (PPE, un parti chrétien-démocrate-conservateur), comme l’UMP. Il est candidat à sa propre succession en 2009 pour faire deux mandats comme le français …Jacques Delors. Et le revoilà ! Un peu contrarié que Barroso égale son score ? Ce qui expliquerait qu’il lance Fillon –qui n’a rien demandé- contre Barroso…

    Les dirigeants socialistes
    , réunis le 19 mars à Bruxelles, juste avant le Conseil européen des chefs d'État et de gouvernement, ont été à nouveau incapables de s'entendre sur un candidat qui aurait porté leur couleur lors des élections européennes du 7 juin. Et il est douteux qu'ils y parviennent le 24 avril, à Lille, lors du lancement officiel de la campagne socialiste.


    Aubry-la-Zizanie a participé au blocage d'une candidature socialiste
    , une exception politique des socialistes français, passés maîtres en blocages divers. Elle a déclaré : « Pour les Français, il ne peut y avoir d'incarnation d'un nouveau sens de l'Europe que par une personne qui sera avec force notre candidat pour être président » de la Commission. « L'Europe que je veux, ce n'est pas une Europe dirigée par M. Barroso avec ses amis Sarkozy et Berlusconi, c'est une Europe qui s'incarnera dans un humanisme, un homme ou une femme, volontaire, qui portera les valeurs de l'Europe et la volonté de transformer l'Europe ».
    Ni homme, ni femme: une idée, une pure notion !
    Mais l’idéologue lilloise était bien isolée. Il a même été demandé à la Ch’tite Aubry de mettre de mettre un peu d’eau dans la piquette de son anti-Barrosisme primaire...

    Détail de l’histoire : Martine Aubry s’inspire des Le Pen.


    Souvenez-vous de cette petite phrase de Marine Le Pen : "On en vient à regretter Chirac »
    C’était le samedi 14 mars dernier, au cours de l’entretien que la fille de J.M. Le Pen accorda au Parisien/Aujourd'hui en France, à l’occasion du lancement officiel à Arras de la campagne du FN des Européennes.
  • vendredi 27 mars 2009

    Colonna : ce sera la perpétuité avec 22 ans de sûreté

    Son manège ne lui a pas évité la peine maximale

    Lorsque le verdict est tombé vendredi 27 mars, l’accusé avait déserté son box

    Yvan Colonna, assassin de préfet de la République, méprise depuis le 11 mars la Cour qu’il a appelée à statuer à nouveau en appel sur son cas. Un huissier a dû faire le déplacement dans sa cellule de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) pour lui donner officiellement connaissance, peu après 19 heures, du verdict de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998.

    Le nationaliste corse, âgé de 49 ans, voit sa peine aggravée

    Après plus de 7 heures et demie de délibéré, les neufs juges de la Cour d'Assises spéciale de Paris devant laquelle il comparaissait depuis le 9 février 2009, en appel du jugement qui avait été rendu le 13 décembre 2007 en première instance, lui ont attribué le maximum de la peine qu'il encourait.

    Il y a quinze mois, la Cour n'avait pas retenu de période de sûreté
    Cette fois, la Cour a rendu une décision conforme à ce qu'avait réclamé la veille l'avocat général. Celui-ci, Jean-Claude Kross n’a pas subi les tentatives d’intimidation. Au moment de former ses réquisitions et d'en justifier la sévérité, il avait stigmatisé l'accusé. 'Yvan Colonna est le tueur. Il est le bourreau', s'était-il exclamé. 'On a tué un homme de chair et de sang, avait-il martelé. Pas un symbole.' Symbole de l’Etat que combattent les nationalistes qui n’hésitent pas à verser le sang.
    Jean-Claude Kross avait engagé la Cour à réfléchir en retour sur 'la force symbolique' de la décision qu'elle allait prendre. 'Le symbole est au coeur de ce dossier. Cette symbolique doit se retrouver au niveau de la sanction', avait-il souligné.

    La sanction, juste, est tombée à l'issue d'une audience menée comme un combat terroriste par l’armada des cinq avocats d'Yvan Colonna. Ces derniers avaient choisi d'exercer une "défense de rupture", afin de déstabiliser l'accusation et de semer le doute dont ils espéraient faire profiter leur client.
    Dès le premier jour, l'accusé s'était présenté devant ses juges avec une arrogance certaine. "Depuis 1999, il y a une vérité absolue : Sarkozy a dit que je suis l'assassin du préfet", avait-il lancé avant de prévenir : "Comment avoir confiance en une justice où le président de la République s'est engagé contre moi." Les accusations, menaces et insultes que sa défense terroriste a proférées n’étaient donc nullement justifiées par les reproches adressés au juge, mais par le choix personnel, par Colonna, de son mode de défense, au premier jour.

    Yvan Colonna a refusé d'entrer dans le processus judiciaire
    Cette fois, le condamné a désespéré de sa cause et froidement manifesté un maximum de mauvaise foi, contrairement au précédent procès où il avait un peu fendu l'armure. Il est en effet apparu cassant, accusant et insultant le président et la Cour "en mission", et ordonnant à sa famille de ne pas venir témoigner à la barre, pour ensuite reprocher tout et n’importe quoi. "Yvan Colonna est le métronome de la mise en scène, le maître du temps", a relevé non sans raison l'avocat général.

    Colonna s’est soustrait à la justice.
    Son départ et celui de ses avocats étaient prévus et maintes fois annoncés, avant qu'ils ne deviennent effectifs au prétexte d'un rejet de demande de seconde reconstitution. Ce geste spectaculaire a été l'aboutissement d'une stratégie de la tension d'autant plus exacerbée qu'elle se fondait sur les fautes supposées et les maladresses naturelles du président, Didier Wacogne, lequel, évidemment mal à l'aise sous le harcèlement continu voulu par la défense, a parfois eu de la peine à dissimuler son humanité.
    Yvan Colonna et ses défenseurs avaient placé ce procès sur un terrain résolument politique et la Cour a eu du mal à s'adapter à cette situation fort particulière.

    Colonna a misé sur le doute et renforcé la suspicion sur son innocence
    Un accusé innocent est motivé par la recherche de la lumière et l’éclatement de la vérité.
    Au final, la perturbation du déroulement des débats et l'absence de l'accusé les deux dernières semaines jettent une ombre sur ce procès "tumultueux", comme l'a qualifié M. Kross. Pourtant, au bout de huit semaines jalonnées d'incidents et de rebondissements, qui ont parfois servi l'accusé, aucun élément nouveau n'est venu innocenter Yvan Colonna. Malgré ses dénis inlassablement répétés depuis qu'il a été mis en cause, le berger de Cargèse se heurte toujours au même mur : les aveux des membres du commando qui l'ont dénoncé pendant les garde à vue entre les 21 et 24 mai 1999.
    Ces aveux, précis, concordants, corroborés et circonstanciés restent plus crédibles que les rétractations formulées du bout des lèvres dix-huit mois plus tard par des épouses et des proches. Et la nouvelle version livrée par les conjurés lors de cette audience pour tenter une dernière fois de disculper celui qui est désormais reconnu comme leur comparse en criminalité n'est guère plus convaincante que les précédentes.
    A les en croire, plus de dix après l’assassinat, Yvan Colonna aurait servi d'appât, pour permettre à d'autres complices d'échapper aux investigations policières. "Toi, ton entêtement à rester en cavale, ça a conditionné ta culpabilité", a tenté de faire valoir Pierre Alessandri, qui s'était accusé d'avoir tiré sur le préfet en septembre 2004.
    Onze ans après les faits, le dossier judiciaire de l'assassinat du préfet Erignac se referme. Les avocats d'Yvan Colonna ont annoncé qu'ils se pourvoiraient en cassation. Yvan Colonna aura-t-il besoin d'être présent ?
    Comme a prévenu Me Antoine Sollacaro, "l'affaire Colonna vient de commencer." La bande des cinq envisage aussi de saisir la Cour Européenne de Justice. De quoi laisser un nom dans l’histoire des prétoires de France et de Navarre.

    La CGT reste wagon de tête à la SNCF

    SUD Rail recule mais gagne des points :
    les usagers peuvent être inquiets


    La CGT reste le premier syndicat de la SNCF, tandis que les autonomes de l’UNSA se hissent en seconde position et que FO et la CFTC sont décrochés, loin derrière.
    Sud Rail, la vedette des media et la hantise des voyageurs, recule toutefois au troisième rang, et son gain de près de trois points à l'issue des élections professionnelles, n’y fait rien.
    Le vote des 158.000 cheminots s'est révélé préjudiciable aux "petits" syndicats, FO et CGC-CFE d'un côté, CFTC de l'autre, qui ne passent pas la barre des 10%, malgré une détermination frisant la radicalisation.
    La CFDT arrive bonne quatrième.
    La participation de 73% est en baisse de 4 points par rapport au précédent scrutin de 2006 et confirme l’anxiété manifestée lors de la grève du 19 mars dernier et l’erreur d’appréciation de SUD Rail qui croyait profiter de la crise : en radicalisant ses méthodes, ce syndicat de « rapaces » n’a pas convaincu, mais a plutôt ajouté à la peur.

  • "On progresse aujourd'hui à la SNCF, il y a quatre syndicats qui seront plus représentatifs", n’a pas insisté, quelque peu dépité, sur i-Télé, Christian Mahieux, le secrétaire fédéral de Sud Rail fait en effet figure de syndicat épouvantail.
  • Dans un communiqué, la CFDT/Fgaac souligne que ces élections se sont déroulées "dans un contexte politique particulier favorable aux positions les plus radicales."
    Elle ajoute qu'elle poursuivra son action au service des cheminots "en privilégiant la négociation sans pour autant exclure la grève lorsque cela sera nécessaire."

    La signature des accords devient plus complexe

    Depuis la loi de 2008 sur la représentativité syndicale, seules les organisations ayant obtenu 10% aux élections dans les comités d'établissement peuvent désormais signer des accords. Seuls quatre syndicats ont dépassé cet objectif : CGT (39,30%), UNSA (18,5%), Sud Rail (17,67%) et CFDT (11,59%).

    En 2006, lors du précédent vote, la CGT avait obtenu 40,1%, Sud Rail 14,9%, l' UNSA 14,4% et la CFDT 11,58%.

    Si la Fgaac a réussi son opération en s'alliant à la CFDT, FO (Force ouvrière), qui avait passé un accord avec la CGC-CFE, et la désormais laïque CFTC n'ont pas réussi à compenser leur handicap. FO obtient en effet 7,98% des voix lors du scrutin de jeudi et la CFTC 5,40%.

    Auparavant, la signature d'un seul syndicat suffisait, alors qu'il faudra désormais celle d'un ou plusieurs syndicats totalisant 30% des voix. En compétition, Sud Rail et l’UNSA devraient se neutraliser, tandis que la CGT devra compter avec le "pôle réformiste", CFDT-Fgaac et UNSA, qui totalisent 30% des voix.

    L'entreprise, dont les réformes visant à s'adapter à la concurrence sont contestées par la plupart des organisations, s'inquiète de possibles surenchères dans le contexte actuel d'hostilité entre la CGT et Sud Rail, qui tout en étant devancé par l'UNSA progresse à nouveau en pourcentage de voix.

    Les usagers n’ont pas fini de ramer…