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lundi 16 décembre 2019

Corinne Lepage va déposer plainte contre Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"

L'ancien garde des Sceaux de Macron sous le coup de nouvelles poursuites en justice?

L'ex-ministre de l'Environnement de son ami Juppé s'apprête à déposer plainte contre François Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"


Les malheurs du MoDem s'aggravent depuis l'affaire des emplois fictifs présumés de ses assistants d'eurodéputés. 
L'entourage de Monsieur Propre dénonce "un coup de communication médiatique" et aussi une plainte non-fondée, les propos dénoncés par Mme Lepage ayant été tenus confidentiellement devant les enquêteurs, dans le cadre des droits de la défense.

Entendu en septembre par la police sur cette affaire d'assistants détournés de leur fonction officielle, le président du MoDem a détourné l'attention en accusant Corinne Lepage de tentative pour "escroquer" les maires des communes bretonnes touchées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978. a-t-elle indiqué dimanche.  

Or, "des décisions de justice montrent le contraire. Il m'impute des faits calomnieux, alors que je suis une femme d'une totale probité", réplique l'avocate Corinne Lepage.
En 1996, la cour d'Appel de Versailles lui avait ordonné de rembourser 4,8 millions de francs d'honoraires aux communes bretonnes, mais C. Lepage avait obtenu finalement gain de cause auprès de la justice.

Le conflit personnel entre ces deux politiciens et anciens alliés est au coeur de l'affaire des assistants d'eurodéputés du MoDem

Ce qui vaut à Bayrou sa mise en examen début décembre à Paris pour "complicité de détournement de fonds publics".


Ex-eurodéputée en rupture avec le MoDem,
Corinne Lepage avait affirmé dans un livre de 2014 que le parti de Bayrou avait "exigé" d'elle de mettre un de ses assistants parlementaires européens à disposition du parti centriste, ce qu'elle avait refusé et ce que le MoDem dément.

Témoin clé de l'accusation dans cette affaire, elle a réitéré ces propos en juin 2017 et juin 2019 devant les enquêteurs, toujours à la recherche du document qu'elle assure avoir refusé de signer.

Pour la défense du MoDem, le seul engagement pris par C. Lepage, et respecté pendant deux ans jusqu'à leur rupture, était celui de contribuer à la dotation de la délégation française du parti centriste européen, l'ALDE.

Interrogé en septembre sur leurs versions contradictoires, Bayrou a mis en avant leur conflit personnel, évoquant notamment le contentieux d'honoraires qui était né entre l'avocate et des maires bretons proches de lui.

Ce contentieux avait contrecarré le souhait de C. Lepage de se présenter dans l'Ouest aux Européennes de 2009, selon plusieurs affidés du MoDem interrogés par les enquêteurs. Elle avait finalement été candidate et élue dans les circonscriptions du Nord.

mardi 29 janvier 2019

"Gilets jaunes" : plainte d'un syndicat policier contre la cagnotte de Renaud Muselier

Ce syndicat de policier "patriote" est "proche de l’extrême droite", estime Renaud Muselier

L’affaire de la cagnotte de soutien aux forces de l’ordre devient une bataille juridique
Renaud Muselier lors de ses voeux à la presse à Marseille.
Le syndicat France Police-Policiers en colère a porté plainte contre Renaud Muselier, qui a lancé le 8 janvier dernier une cagnotte en ligne pour soutenir les forces de l’ordre. 

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat, demande "le blocage des fonds auprès de Leetchi.com ou la saisie à titre conservatoire de ces dons", rapporte LCI, chaîne de télévision d'information en continu du groupe TF1 (Bouygues), à qui il a été donné accès à ce courrier.

Renaud Muselier, président LR de la région PACA, annonce porter plainte en retour pour diffamation et dénonciation calomnieuse


Des policiers manifestent place de la République à Paris, le 22 octobre 2016. (archives)
"Je n’ai aucunement l’intention de laisser les policiers blessés être pris en otage par un syndicat politisé", lance dans un communiqué de presse vengeur, Renaud Muselier, 59 ans. Petit-fils de vice-amiral des Forces françaises libres déporté à Dachau pour faits de résistance, il étiquette France Police-Policiers-en-colère "syndicat d’extrême droite." 


Ce nouveau syndicat se présente comme cinquième puissance syndicale du Ministère de l'Intérieur et première force d'opposition de la Police Nationale ! Syndicat 100% Indépendant, 100% Autonome, 100% Corporatiste, 100% Apolitique, 100% Patriote, 100% Contestataire !

Renaud Muselier se défend aussi, affirmant que "la transparence dans la répartition des fonds est absolue." La cagnotte a permis de récolter près d’1,5 million d’euros. Il y a quelques jours, le président LR de la "région Sud" (ex-Paca) s’était engagé à verser un million d’euros de cette cagnotte aux policiers blessés.
"Le reste ira directement dans les orphelinats des forces concernées, les policiers, les gendarmes, les sapeurs pompiers, les pompiers de Paris et les marins pompiers de Marseille pour qui j’ai une affection toute particulière", affirmait l’élu.

Mais le grand gagnant de cette cagnotte est Leetchi...

Une partie des fonds collectés va être reversée à Leetchi…
Pour tout dire, Leetchi, la plateforme créée en 2009 qui héberge cette cagnotte, fait partie d’un groupe du même nom, qui emploie désormais près de 80 salariés, et à chaque cagnotte, la société prélève une commission, sauf si l’argent est dépensé chez un de ses partenaires commerciaux, comme la Fnac ou ...Amazon. "Leetchi applique une tarification claire et transparente, affirme la société. Nous prenons un pourcentage qui dépend du montant de la cagnotte. Notre commission nous permet de couvrir les frais techniques et bancaires liés aux participations et au transfert d’argent vers le bénéficiaire et garantit la qualité et la sécurité du service que nous mettons en œuvre."Cette commission s’élève à 4 % si la cagnotte ne dépasse pas les 2.000 euros, 2.9 % pour les cagnottes entre 2.000 et 200.000 euros et 1.9 % pour les autres. Ainsi, en l’état actuel de la cagnotte, environ 27.547 euros de la cagnotte destinée aux forces de l’ordre seront reversés à la société Leetchi.

Un vrai pactole pour Leetchi, quand on sait que le montant de la cagnotte de Renaud Muselier, qui sera close dans une quinzaine de jours, dépasse d’ores et déjà les cagnottes records de 2018 enregistrées sur la plateforme. En mars dernier, près de 1.278.064 euros avaient été collectés à destination des cheminots, en restant ouverte environ cinq mois. "La cagnotte de soutien aux forces de l’ordre lancée par Renaud Muselier est une première pour Leetchi, tant en termes de montant que de rapidité des dons collectés", reconnaît d’ailleurs la plateforme.


samedi 21 octobre 2017

Accusé de viol, Tariq Ramadan nie et va porter plainte

Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans est accusé de viol, de harcèlement et d'intimidation.

Une ancienne collaboratrice se libère

L'accusatrice de 
l'islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan 
est Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque. Elle l'accuse de viol et d'agressions sexuelles. 

Vendredi sur sa page Facebook, cette présidente de l'association Libératrices a déclaré avoir été "victime de quelque chose de très grave il y a plusieurs années", mais n'avoir pas alors voulu révéler le nom de son agresseur en raison de "menaces de sa part".

Vendredi, Henda Ayari, 40 ans,  a déposé une plainte  auprès du parquet de Rouen, dont relève le domicile de la plaignante. La plainte porte sur "des faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation", selon le document. 

T
ariq Ramadan "oppose un démenti formel à ces allégations"
, 
Résultat de recherche d'images pour "Henda Ayari Tariq Ramadan"
a annoncé son avocat Me Yassine Bouzrou dans un communiqué, samedi. "Une plainte pour dénonciation calomnieuse sera transmise au procureur de la République de Rouen dès lundi", a-t-il précisé. 

Tariq Ramadan n'est pas un personnage de fiction

Résultat de recherche d'imagesDans son livre "J'ai choisi d'être libre", paru en novembre 2016 chez Flammarion, elle a décrit cet homme sous le nom de Zoubeyr, et rapporté un rendez-vous dans sa chambre d'hôtel à Paris où cet homme d'influence musulman venait de donner une conférence. 

Cet intellectuel suisse , petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, âgé de 55 ans, est professeur d'études islamiques contemporaines à l'université d'Oxford (Royaume-Uni). Relativement populaire auprès d'une partie des fidèles musulmans, il est aussi très contesté, notamment dans les milieux laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.

"Je le confirme aujourd'hui, le fameux Zoubeyr, c'est bien Tariq Ramadan", a écrit Henda Ayari sur Facebook, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société.
Sur ce réseau social, l'écrivaine profère de graves accusations contre l'islamologueTariq Ramadan. 

Henda Ayari affirme que ce dernier l'a violée et menacée il y a quelques années. En utilisant le hashtag "Balance ton porc" , elle confie sur le réseau social:


Pour une  meilleure lisibilité :
"Je vais vraiment avoir besoin de soutien mes ami(e)s, car en balançant le nom de mon agresseur, qui n'est autre que Tariq Ramadan, je sais les risques que j'encours..."

Et d'ajouter: "J'ai gardé le silence depuis plusieurs années par peur des represailles car en le menaçant de porter plainte pour le viol dont j'ai été victime, il n'avait pas hésité à me menacer et à me dire également qu'on pourrait s’en prendre à mes enfants, j'ai eu peur et j'ai gardé le silence tout ce temps.
J'en ai tout de même parlé dans mon livre dans un chapitre entier en changeant son nom, pour ne pas être poursuivie en justice pour diffamation, mais aujourd'hui je ne peux plus garder ce secret trop lourd à porter, il est temps pour moi de dire la vérité."
"C'est très dur mais je me sens soulagée, j'ai ressenti le besoin de parler aussi pour toutes les autres victimes, J'espère vraiment que d'autres femmes victimes, comme moi, oseront parler, et dénoncer ce gourou pervers qui utilise la religion pour manipuler les femmes!

Et de poursuivre: "Je sais qu'il me tombera dessus avec son équipe d'avocats et ces nombreux soutiens, c'est pour cela que je vais vraiment avoir besoin de vous pour me soutenir ! Car je m’apprête à traverser une grosse tempête mais je ne compte plus me taire ni faire marcher arrière au nom de toutes les femmes victimes !", a-t-elle conclu.

jeudi 17 août 2017

Plainte du président qui prend et jette les personnes utiles à sa gloire médiatique

Macron, pressé par un syndicat de retirer sa plainte contre un photographe

Le président absolu ne prend pas de repos dans les media



Un syndicat demande à Macron de retirer sa plainte contre un photographe

Le président de la République a porté plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe qui faisait son travail en le suivant sur son lieu de villégiature, dans le quartier huppé du Roucas-Blanc à Marseille.

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a demandé mercredi à Emmanuel Macron de retirer sa plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe de presse qui faisait un reportage sur ses vacances phocéennes, tantôt privées, tantôt ultra médiatisées. Le président de la République, actuellement en vacances dans la villa de son ami préfet de Région, a porté plainte mardi contre un photographe qui, selon l'Élysée, se serait montré "insistant", en dépit de mises en garde, et se serait introduit sur la propriété où réside le chef de l'État. Cette version a été contestée par le photographe.

Dépôt d'une plainte "inapproprié"

Sardine du port de Marseille
ou maquereau des media ?
Tout en se démarquant de la presse "people", le communiqué du SNJ-CGT explique qu'il "ne peut accepter de voir un président de la République, qui a largement usé et abusé de la presse, aussi bien 'people' que d'information, porter plainte contre un photographe". Selon le SNJ-CGT, les différentes versions des faits concernant l'interpellation du photographe "sont si éloignées que tout dépôt d'une plainte apparaît inapproprié".

Le syndicat relève la bipolarité du président-monarque. 
Le test sur les troubles bipolaires"Quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a multiplié les poses et a personnellement alimenté quelques réseaux sociaux pour immortaliser sa visite aux footballeurs de l'Olympique de Marseille", un séance de propagande -en maillot- au côté de joueurs de l'OM, dont les journalistes "avaient été écartés". 
Pubs comprises: InterSport et Adidas,
sociétés de droit allemand
Le syndicat voit dans cette séquence "une nouvelle manifestation" de la volonté du président "de maîtriser sa communication et d'adresser un message à la profession de journaliste".

Si des supporteurs de l'OM se sont sentis flattés, la plupart ont déjoué le coup de pub politicienne et la tentative de récupération de l'électorat phocéen, car
le manipulateur a joué le même tour aux fans du PSG... avec la même sincérité.
Résultat de recherche d'images pour "neymar macron"
Prochain coup de com', l'OL ?

Le prince-président s'inscrit dans une tradition faible d'instrumentalisation de la presse. 
Eux-mêmes protégés de poursuites durant leurs mandats par leur immunité présidentielle, les chefs d'État, portent exceptionnellement plainte. 
Résultat de recherche d'images pour "macron et presse"
La presse récompensée de sa servilité

Macron 1er n'a pas tardé à frapper la presse : après à peine plus de cent jours, certes décevants, c'est donc une première depuis le début du quinquennat d' Emmanuel Macron. 

Nicolas Sarkozy, avait porté plainte à plusieurs reprises, dont une contre L'Obs : l'hebdomadaire avait affirmé que l'ancien président de la République avait envoyé un SMS à son ex-épouse, Cécilia, lui proposant d'annuler son mariage avec Carla Bruni.
Son successeur François Hollande n'avait pas personnellement intenté d'actions en justice durant son quinquennat.
 Le magazine people Voici qui avait publié en 2014 des photos d'elle et du chef de l'État, avait été poursuivi par sa concubine officieuse, l'actrice Julie Gayet, qui s'était chargée d'attaquer en justice, bien qu'ils aient été surpris dans l'enceinte de l'Elysée, palais officiel de la République et non pas dans un lieu privé.



mercredi 16 août 2017

Poursuivi par une plainte d'Emmanuel Macron, le photographe incriminé se dit "choqué"

Avec Macron 1er, c'est le retour du crime de lèse-majesté

Cette notion juridique d'Ancien régime avait été réactivée par le précédent quinquennat socialiste, pour Valérie Trierweiler et Julie Gayet

Vue sur les villas du parc Talabot dans le quartier Roucas-Blanc à Marseille
Le prince-président a choisi le très huppé parc du Talabot, 
situé dans le quartier du Roucas-Blanc (VIIe arrondissement de Marseille)
Ironie de l'histoire, la concubine officielle de Hollande était déjà journaliste, mais une journaliste qui avait du mal à en comprendre le travail et qui poursuivait en justice quiconque publiait des informations ou des images qui n'étaient pas à son avantage, quand le "rottweiler" ne bousculait pas ceux de ses confrères qui entravaient son passage. 
15.000 euros de dommages et intérêts, c'est la peine que la justice avait décidée pour donner raison à Julie Gayet qui estimait que les photos publiées par Closer portaient atteinte à sa vie privée. Le journal avait déjà été condamné à verser des dommages et intérêts à Valérie Trierweiler.

FRANCE-POLITICSLes vacances du nouveau couple présidentiel à Marseille suscitent l'intérêt de la presse en mal de copie. Mais, si les services de la com' présidentielle ont laissé filtrer la destination de vacances du chef de l'Etat à Marseille, le prince-président entend garder une main exclusive sur ce qui peut être diffusé et par ses propres canaux seuls.

Macron s'est senti victime de "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée"
Vue de l'entrée du parc Talabot dans le quartier du Roucas-Blanc, à Marseille, le 14 août 2017 © BERTRAND LANGLOIS AFPMardi, un communiqué de l'Élysée indiquait qu'Emmanuel Macron avait porté plainte contre un photographe. Contacté par RTL, le photographe incriminé par le trentenaire a usé de son droit de réponse. "On se disait que le président serait un peu plus ouvert à communiquer sur ses vacances", confie-t-il. "En arrivant, je reconnais l'officier de sécurité qui m'avait arrêté la veille et je prends l'initiative d'aller lui parler. Il m'envoie bouler en m'indiquant qu'il va appeler les forces de l'ordre pour me faire coffrer 48 heures, alors que je n'ai pas fait une seule photo. Tout mon matériel était dans ma voiture."

Six heures de garde à vue 

L'Élysée assure que le photographe se serait montré insistant en dépit de plusieurs mises en garde allant jusqu'à s'introduire dans la propriété privée où réside le couple présidentiel : la villa du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), située dans le Parc Talabot, d'une étendue de plusieurs hectares. Pour Le Point, un restaurateur commente : "c'est quand même très haut de gamme ,comme lieu de villégiature !"
 
Quartier huppé et hautement résidentiel, le Roucas-Blanc, qui borde la corniche Kennedy, est presque exclusivement composé de luxueuses résidences fermées qui font face à la mer et à la basilique Notre-Dame-de-la-Garde. "C’est le triangle d’or de Marseille", résume le maire FN du 7e secteur Stéphane Ravier.

L'intéressé explique sa démarche : "je me souviens très bien des photos de monsieur Hollande avec sa compagne de l'époque Valérie Trierweiler quand il est allé serrer les mains sur les plages de Brégançon. Ce sont des photos comme ça qu'on aurait aimé faire... quand il est parti visiter le château de La Buzine."

Côté sécurité, c'est l'état d'urgence à Marseille. Le Figaro rapporte en effet que les portails de la résidence du préfet de région sont surveillés en permanence par des vigiles privés filtrant les accès routiers. En raison des grilles métalliques imposantes, il est impossible d’entrer sans y avoir été invité.
"
Plusieurs camions de police" stationnent également sur l’avenue bordant le parc (les termes exacts, mais flous, repris par Le Point), pour satisfaire le monarque présidentiel qui souhaite poursuivre ses vacances "dans le calme et la discrétion" (sic). Un "quartier-village" dont le décor tranche avec les quartiers nord, populaires et gangrenés par le chômage et la précarité, mais d'abord par l'économie souterraine.
Selon le journal régional La Provence, pas moins de 32 policiers et 28 gendarmes ont été mobilisés pour faire partie de cette garde rapprochée du couple présidentiel. Et le Président de la République ne compte pas rester cloîtré chez lui, comme l'indiquait une source proche de l'Elysée : "Il veut pouvoir traverser la rue et aller voir les gens sur le trottoir d'en face."

Pourquoi Emmanuel et Brigitte Macron ont-il choisi ce port sur la Méditerranée ? Bernard Tapie assurait au journal Le Parisien : "Marseille, c'est un bon coup politique. Il y a un million d'habitants. Les gens sont vachement fiers qu'il soit ici, et ce, quelle que soit leur couleur politique." La presse partisane cessera-t-elle donc de stigmatiser ce port ouvert sur le Maghreb pour sa criminalité de seconde ville de France ?
Le socialiste Patrick Mennucci est moins béat : "Espérons qu'il se repose un peu à Marseille pour faire une politique meilleure après..."
Au final, les Marseillais perdent l'illusion que le président -qui se dit fan de l'OM- est venu pour l'équipe de foot...
"Je n'ai jamais eu un tel traitement"

"L'individu (selon 6Medias) aurait vécu un véritable calvaire". "Les forces de l'ordre sont arrivées et m'ont embarqué", précise-t-il toujours sur RTL. "Je suis resté près de six heures en garde à vue. Ils ont regardé le contenu de mes cartes mémoires, de mon ordinateur. Pour me dire au final que j'étais libre mais qu'il fallait que je parte de Marseille. Je vous avoue que je suis choqué et très surpris. Depuis Nicolas Sarkozy, j'ai toujours travaillé sur les chefs d'État, mais je n'ai jamais eu un tel traitement. C'est un peu spécial comme méthode."

mercredi 4 janvier 2017

Gestion de S. Royal en Poitou-Charentes: des conseillers régionaux UDI portent plainte

Des pétitionnaires se déchaînent contre Ch. Lagarde, alors que la Cour des Comptes de Nouvelle Aquitaine envoie la facture Royal aux contribuables

Des conseillers régionaux de l'UDI (opposition centriste) ont déposé une plainte contre X mardi 

Les chiffres de la "dérive financière" de l'ex-Poitou-Charentes
ont conduit Rousset et Royal à l'affrontement
Coup de sang chez les Centristes qui se respectent, suite à la publication en décembre d'un rapport de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle Aquitaine sur la gestion financière d'abord qualifiée de "désastreuse" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans par Ségolène Royal.

"Il faut que l'on sache qui sont les responsables. Quand on a une entreprise, on a des comptes à rendre. Et bien aujourd'hui, c'est aussi ça le rôle des élus", a déclaré Christelle Chassagne, élue centriste des Deux-Sèvres lors d'un point presse à Poitiers. Les conseillers UDI, soutenus notamment par des élus Les Républicains, ont déposé plainte dans l'après-midi au commissariat.

La chambre régionale des comptes (CRC) avait publié en décembre un rapport confirmant les impayés à hauteur de 111 millions d'euros, que les contribuables de la région Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente) ont réglé, et la dette laissée par l'ex-présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, dont 46 millions d'emprunts toxiques que les travailleurs de la nouvelle région doivent aujourd'hui rembourser.

Une pétaudière Royal étendue à la nouvelle grande région 

"Un directeur financier signait, contractait des prêts sans délégation de signature ni délibération du Conseil régional pour le faire. Donc, pour nous [à la différence des godillots socialistes], c'est reprendre ni plus ni moins ce qui est écrit dans le rapport de la chambre régionale des comptes qui dit que cette procédure n'est pas légale", a expliqué l'élu centriste de Charente-Maritime, Bruno Drapron, adjoint au maire Divers Droite de Saintes, en charge des sports.
Lors de l'assemblée plénière du Conseil régional à Bordeaux le 19 décembre, de nombreux élus de différents partis avaient demandé à la Région "d'établir les responsabilités" sur cette gestion financière. Et puis plus rien... 

"Au nom du groupe UDI, nous vous demandons de porter plainte contre Daniel Parizot", directeur financier de l'ex-Poitou-Charentes, avait déclaré le président de ce groupe, Jean Dionis du Séjour, en s'adressant au président du Conseil régional Alain Rousset (PS). 

Ne souhaitant pas passer la mandature "à regarder dans le rétroviseur", Alain Rousset s'était bravement retranché derrière la CRC. Or, celle-ci - libre de toute tutelle et souveraine autant que juste -  n'avait pas jugé bon de mécontenter la coquecigrue du marais poitevin - aujourd'hui ministre, au vu de ses immenses compétences - et de saisir la Cour de discipline budgétaire, seule habilitée à poursuivre pénalement. 
Dans l'oeil du cyclone depuis le mois de mars, Jean-François Monteils, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la chambre régionale des comptes, devrait être bientôt récompensé de son "intégrité"...

Le 8 décembre, toute honte bue et "les yeux dans les yeux", Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, avait estimé que le rapport de la CRC validait la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes dont elle a  été présidente de 2004 à 2014. Moralité socialiste..."Il n’y a pas d’insincérité, c’est clair et net," a fait valoir Monteils.

  Une notion... intéressante que ne vaut pas pour Christine Lagarde ?



Une pétition réclamant un "vrai procès" pour Christine Lagarde récolte plus de 140.000 signatures de vertueux quand aucun procès n'a perturbé la Royal ministre.  La pétition a été lancée par un Manceau, Julien Cristofoli, syndicaliste SNUipp-FSU comme instituteur à l'Education nationale, quand sa décharge syndicale de co-secrétaire départemental  lui en laisse le temps. Il établit ce parallèle :

"Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s'était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes "par nécessité" - car les Restos du Coeur de la ville (12 Avenue Casimir Marcenac) seraient inactifs - a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors - où le Secours populaire est également défaillant (460 avenue des FTPF). Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d'être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre "démocratie"! Qu'est-ce donc sinon un tribunal d'exception qui vient d'appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés!»

Une des pétitions les plus virales depuis 2012



N'en déplaise à Caroline de Haas, cette pétition (200.000) enterre la sienne visant la Loi Travail de Manuel Valls
dont la mère-porteuse a été la féministe Myriam El Khomri. 
Adressée au président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, au premier président de la Cour de Cassation Bertrand Louvel, à François Hollande et au président du Sénat Gérard Larcher, elle exige "que le droit s'applique à Madame Christine Lagarde comme il s'applique à n'importe lequel des citoyens ordinaires de ce pays". "L'ancienne Ministre de l'Économie doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire et en assumer les conséquences", jugent les signataires, invoquant la fameuse phrase issue de la fable de La Fontaine, "Les Animaux malades de la peste": "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

La décision de la Cour - où siègent 12 parlementaires - de déclarer la dirigeante du FMI coupable de négligence sans la condamner à une quelconque peine a suscité l'ire de nombre de citoyens sur les réseaux sociaux, jugeant incompréhensible le "deux-poids, deux-mesures" de cette décision de justice.
Caroline de Haas, féministe haineuse et vulgaire, a fait la limande pendant ces jours-là mais refait entendre sa voix partisane: pour tempêter contre son ancienne patronne ?  Voyons si l'honnête femme est de ceux et celles qui se flattent d'une haut degré de moralité. 
Qui sont les pétitionnaires ?
Le trotskiste Edwy Plenel ou Henri Maler, maître de conférences en Science politique et fondateur d'Acrimed, Jacques Krabal, député PRG de l'Aisne ou Maxime Cochard, mairie de Paris avec Ian Brossat, responsable de la com' du PCF Paris. syndiqué CGT, Christophe Grébert élu à Puteaux avec le soutien du MoDem et des Verts (journaliste RFM & blogueur, catho & "laïque", sic), ou un autre journaliste, Frédéric Martel (FranceCulture), Bernard Pivot, poussent "un cri de colère citoyen"...


La peste Ségolène Royal a été déclarée coupable
de gestion "désastreuse"

par la Cour Régionale des Comptes, mais avait menacé Rousset de procès en diffamation: elle a été dispensée de peine ! "L'actuelle Ministre de l'Environnement doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire"... 
Sa peine s'appliquera démocratiquement aux salariés assujettis à l'impôt de Nouvelle Aquitaine. "Ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés".

Le FMI renouvelle sa "pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d'assumer ses fonctions efficacement" malgré sa condamnation, cette misérable pétition partisane et la mobilisation des réseaux sociaux par ailleurs vilipendés par la presse. 
Le conseil d'administration du FMI représente ses 189 Etats membres.

mardi 8 novembre 2016

Hollande truque le marché des droits TV au profit de Canal+

La LFP porte-t-elle plainte? Et les journalistes vertueux de i-télé ?

Le Canard enchaîné pointe une énième révélation du livre "Un président ne devrait pas dire ça"
Le Graet, président de la FFF, fait ovationner Hollande
(3 juillet 2016, lors du quart de finale de l'Euro 2016 France-Islande)
Canal+ bénéficie de la manne des droits TV de la L1, sur un simple coup de fil de François Hollande à l’émir du... Qatar.
Le président de la République est donc responsable d'une perte sèche pour le service public estimée entre 100 et 150 M d’euros et devrait donc pousser la LFP à porter plainte.
  
Or, le président de la LFP (Ligue de football professionnel, 2002-2016) fut Frédéric Thiriez, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation depuis 1990. En septembre 2013, F. Thiriez a publié un livre dans lequel il "décide d'instruire le procès du football à charge et à décharge", évoquant notamment les salaires, la violence, le racisme, le dopage ou encore les... matchs truqués. En avril 2016, il a annoncé qu'il quittait ses fonctions de président de la Ligue.

Depuis le début de l'été 2015, quand Vincent Bolloré est devenu l'actionnaire majoritaire de Vivendi, propriétaire de Canal+, la chaîne cryptée traverse une zone de turbulences - avec les réplique que l'on sait à i-télé, satellite du groupe. Malgré l'appui du sommet de l'Etat, Bertrand Méheut a laissé une impression plus que mitigée et Vincent Bolloré a préféré composer un nouvel organigramme. Jean-Christophe Thiery, le patron de Bolloré Média, de l’institut de sondages CSA (depuis avril 2015), dont Bernard Sananès est le président, ou du quotidien gratuit Direct Matin, concurrent de 20 Minutes, s'est vu confier les rênes.

La somme des fautes de Hollande est insondable. 
"Un président ne devrait pas dire ça", le livre des deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ajoute encore au discrédit de Hollande, l'exemplaire "Moi président, je..." Cette nouvelle déflagration s'est propagée de l'Elysée à la sphère politique. Non content d’inviter les footballeurs à se "muscler le cerveau" et les "sans dents" à manger de la brioche, au cours de cette série d’entretiens avec les deux  malfaisants du journal Le Monde, François Hollande s’est personnellement immiscé dans la vie de la Fédération française de football et des droits de diffusion des matches.


Celui qui se fait passer pour un fin stratège et un véritable homme d’Etat s'est vanté (page 305 du brûlot) d'avoir décidé de l’attribution des droits TV de la Ligue 1 lors du dernier appel d’offre datant du printemps 2014, 
alors que Najat Vallaud-Belkacem était ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et... des Sports. L'arrogante n'en a-t-elle rien su ?

Najat Vallaud-Belkacem embrassant le camarade Le Graët


Hollande s'attribue le sauvetage de Canal+ et le marchand de tapis a l’autosatisfaction bouffonne

"J'ai reçu discrètement (Rodolphe) Belmer et (Bertrand) Méheut [les anciens patrons de la chaîne cryptée]. J'ai appelé l'émir du Qatar (la chaîne beIN Sports est qatarie) et lui ai dit: "Vous allez venir en France en juin; on vous a défendus par rapport aux Saoudiens; on est à vos côtés, mais là, qu'allez-vous faire sur les Rafale (marché militaire) ? 
Il y a aussi l'histoire du foot... Je souhaite qu'il y ait un partage »." C’est cette intervention qui, aujourd’hui, fait bondir les dirigeants du foot professionnel, à l’image d’un Frédéric Thiriez, ancien patron de la Ligue (LFP), qui dans les colonnes de L'Equipe n’a pas hésité à parler d’une "infraction grave au droit de la concurrence" en jugeant qu’en l’espèce "le football français a été spolié".
Dans la torpeur du mois d'août 2015, on apprend qu'il a été trouvé à Belmer un point de chute à... France Télévisions, où il va étudier... les tendances de l’audiovisuel et tenter d’aiguiller la politique stratégique de la nouvelle présidente du groupe audiovisuel public, Delphine Ernotte. Successeur de Pierre Lescure et Breton, comme Noël Le Graët, Bertrand Méheut fut président du groupe Canal+ (avec Dailymotion et Universal Music Group) de 2003 à 2015. Malgré l'état financier précaire du groupe soumis à la rigueur budgétaire, en 2004, il avait acquis l'exclusivité sur la totalité des droits du championnat de France de football, notamment en mettant 600 millions d'euros sur la table, soit le montant faramineux de 1,8 milliard sur trois ans, soufflant à son rival TPS (ancien bouquet numérique de télévision par satellite, diffusé en France de 1996 à 2008 par les Groupe TF1, Groupe M6, Orange (ex-France Télécom), France Télévisions, RTL Group). "La somme est importante, c'est vrai. Mais l'acquisition de ces droits était essentielle pour le groupe. On en voit déjà l'effet : notre portefeuille d'abonnés est en croissance très forte (...) Nous avons une base d'abonnés de 5 millions à Canal+ et de 3 millions à Canal Sat. Il était essentiel, pour conserver et développer cette base, d'acquérir ces droits."Bertrand Méheut est resté le conseiller de V. Bolloré "sur les importants développements que Vivendi souhaite voir réalisés par Groupe Canal+"

Là où la LFP avait tout intérêt à voir le Qatar assommer le marché, ce partage, orchestré donc a priori depuis l’Elysée, aurait dissuadé beIN Sports de surenchérir et permis à Canal+ de sauver les meilleurs lots (3 meilleures affiches jusqu’en 2020). Face à ces révélations, et à un manque à gagner estimé aujourd’hui entre 100 et 150 millions d’euros, le foot pro français n’entendrait pas en rester là, selon Le Canard Enchaîné, qui prête à la Ligue l’intention de saisir la justice pour réclamer réparation. Une plainte pourrait ainsi être déposée pour faute de l’Etat ou bien délit d’entente. 

Le socialiste Noël Le Graët va-t-il être intègre et ferme ?

Le président de la Fédération française de football, qui fut président de la ligue nationale française de football (LNF/LFP, 1991-2000), Noël Le Graët, membre du Parti socialiste, n'avait en revanche toujours pas saisi la Justice... C'est pourtant sous sa présidence que la Ligue porta plainte contre X dans l'affaire VA-OM. 


Noël Le Graët vient de tacler Frédéric Thiriez, alors que celui-ci  propose ses bons offices pour aider la LFP à sortir de la crise.

Le président de la Fédération française (FFF), Noël Le Graët, ne met pas d'huile dans les rouages.
Il s'en est pris à l'ex-président de la LFP. "Il est parti. Je ne suis pas certain que la Ligue ait besoin de lui aujourd'hui. Mais bon, peut-être que oui, s'il peut arranger les choses (sourires)... Il est parti en avril et il n'a pas été retenu par beaucoup," a-t-il taclé.
Frédéric Thiriez s'est dit prêt mardi matin, "à accepter toute mission temporaire qui viserait à apaiser les tensions actuelles" afin de "remettre en ordre de marche" la LFP, dont il était le président pendant 14 ans jusqu'à sa démission en avril. La Ligue, qui tient son assemblée générale vendredi, se déchire depuis un mois au sujet de la répartition des droits TV et n'a toujours pas trouvé de candidat pour sa présidence. 
Elle a actuellement un intérimaire à sa tête, Jean-Pierre Denis, un homme d'affaires breton, président du Crédit mutuel de Bretagne. Au titre de président de Crédit Mutuel Arkéa, il a touché 1,57 million d'euros, dont un bonus de 1,06 million, soit une augmentation de 44% sur l'exercice précédent. Un interlocuteur pour De Graët...

Les tensions latentes Le Graët-Thiriez étaient apparues au grand jour en décembre 2015 lorsque le président de la FFF avait attaqué ce dernier en conférence de presse: "Je prétends que 100% des journalistes considèrent que Thiriez n'y connaît rien en football. Et je ne discute qu'avec ceux qui connaissent le ballon."
Sens du dialogue typiquement socialiste.