Des tirs de mortier contre un commissariat aux portes de Paris, ce samedi
Plusieurs dizaines d'individus s'en sont prises samedi soir au commissariat de police
Ce symbole de l'Etat républicain a été pris pour cible de tirs de mortiers d'artifice, sans faire de blessés, trois jours après une violente agression de deux policiers dans le Val-d'Oise.
L'opinion est encore sous le choc de l'attaque très violente mercredi soir dont ont été victimes deux policiers passés à tabac et blessés par balle dans le Val-d'Oise alors qu'il étaient en mission. D'après une source proche de l'enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable, mais toujours en coma artificiel.
Deux agents étaient devant le commissariat en temps de pause lorsqu'une quarantaine de délinquants, visages dissimulés et armés de barres de fer, est arrivée, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée, selon une source policière.
Les deux fonctionnaires ont tout juste eu le temps de se mettre à l'abri dans le sas de sécurité de l'entrée du commissariat, situé au coeur de la cité de Bois-L'Abbé, l'un des trois quartiers en Zone de sécurité prioritaire (ZEP) de cette ville proche du bois de Vincennes. Les agressions ont débuté peu avant minuit et se sont achevées une heure plus tard.
Exprimant par tweet son "soutien total" aux policiers, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a semblé lier les échauffourées de Champigny au trafic de drogues parlant des "petits caïds" qui "n'impressionnent personne et ne découragent pas notre travail contre les stupéfiants".
Aucune interpellation n'a encore été signalée, a indiqué le Parquet de Créteil en milieu de journée, précisant que les bandes de vidéosurveillance étaient "en cours d'exploitation".
De possibles représailles
Selon Laurent Jeanne, le maire de centre droit nouvellement élu en juillet 2020, sur un fief communiste depuis 1951, l'origine de ces tensions, dans un quartier de 10.000 habitants en proie au trafic de drogue, n'est pas claire: "On est sur un quartier de reconquête républicaine, est-ce que ça dérange? Possible". Le maire soupçonne des représailles consécutives à un récent accident de scooter dans le quartier dont "la responsabilité a été imputée à la police nationale alors que ce n'est pas avéré".
En avril, ce commissariat, le seul de cette commune de plus de 77.000 habitants, avait déjà été la cible, à une moindre échelle, de tirs de mortiers d'artifice mais "c'était juste des jeunes qui avaient du mal à vivre le confinement", a estimé l'élu.
"Là, on est sur quelque chose de complètement différent: on a voulu attenter à l'intégrité physique de deux policiers", a estimé le maire, disant sa "sidération" face à ses actes. Ce quartier enclavé doit subir à compter de l'an prochain une complète rénovation dans le cadre de l'Anru 2.
Le président du conseil départemental Christian Favier (PCF) a demandé la création d'un second commissariat dans la ville, déplorant dans un communiqué que "depuis le mois de juillet et l'incendie volontaire (d'un) gymnase, Champigny ait connu "plusieurs autres événements particulièrement inquiétants".
Le syndicat Alliance a dénoncé cette attaque. "Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l'ordre (...) Plus personne ne respecte les forces de l'ordre", a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.
Sur la même ligne, à la différence de la majorité présidentielle et de la gauche, évidement, l'opposition de droitedénonce ces attaques contre la police et demande une réaction forte du gouvernement.
"Ces scènes de guerre sont intolérables", pour Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et proche du maire. "Stop à l'impunité et à la haine anti flics!", a réagi le député LR Eric Ciotti (LR).
Quant à l'eurodéputé RN Gilbert Collard, il parle de "guerre civile".
Lors d'une soirée de réveillon en 2018, deux policiers avaient eux aussi été violemment agressés dans cette ville "populaire" du Val-de-Marne, qui n'a pas de police municipale. Le président du Conseil département est Christian Favier (PCF).
La présidente LR a obtenu une majorité de suffrages jeudi matin.
Martine Vassal
Martine Vassal est confirmée à son fauteuil de présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence. La candidate des Républicains a rassemblé 145 voix dès le premier tour de scrutin jeudi matin.
Les autres candidats ont obtenu des scores sanctions : Gaby Charroux (61 voix, PC soutenu par le Printemps marseillais), Jean-Pierre Serrus (22 voix, LREM) et Stéphane Ravier (11 voix, RN).
L'écrasante avance de Martine Vassal lui permet de rester en position de force dans le département, dont elle assure également la présidence.
Cette victoire intervient après une contre-performance aux municipales où la droite a été contrainte de s'effacer au profit de Michèle Rubirola et du Printemps marseillais, grâce à l'apport de votes de Samia Ghali, laquelle doit répondre d'accusation de fraude aux pricurationsréalité, cette victoire de la gauche à Marseille a été également possible grâce aux divisions de la droite. Mais en gardant le contrôle de la métropole, Martine Vassal conserve la main sur un levier économique important et reste une figure incontournable de la droite dans le Sud-Est. Les divisions constatées aux municipales promettent de prochaines mises au point musclées à droite.
La gauche doit sa réussite à la mairie de Marseille aux divisions de la droite la plus bète du monde.
Mais en gardant le contrôle de la métropole, Martine Vassal conserve la main sur un levier économique important et reste une figure incontournable de la droite dans le Sud-Est. Les divisions constatées aux municipales promettent de prochaines mises au point musclées à droite.
Les mises en lumière des media écrasent la réalité
Les écolos ont bénéficié de coups de projecteurs avant, pendant et après le scrutin, mais la vérité est moins flatteuse
La "vague verte" n'est pas la déferlante annoncée, puis vantée, le PS et LR n'ont pas disparu, la ville de plus de 100.000 habitants décrochée pour la première fois par le RN est un mirage et le parti présidentiel repart gros-jean comme devant… Mais au lendemain du second tour des élections municipales du dimanche 28 juin, toutes les formations politiques trouvent des raisons de crier victoire, validant sa stratégie en vue de la présidentielle de 2022.
Mais qu'en est-il vraiment ? Pas facile d'y voir clair depuis que le candidat Macron a brouillé les cartes en 2017 avec des traversées de rues hors des clous à la faveur de rideaux de fumée rendant tout raisonnement trouble. Le monde politique était essentiellement bipartite. Macron l'a éclaté, balkanisant le paysage de la France.
Le soir des résultats a toutefois conservé sont lot habituel de de mauvaise foi et de vérité. Le politologue Martial Foucault, directeur du Cevipof de Sciences Po Paris observe que "le constat peut varier selon que l'on regarde les résultats en nombre de villes gagnées, en nombre de voix ou en nombre de conseillers municipaux. Certains partis peuvent aussi interpréter comme une victoire une défaite moindre qu'annoncé."
La vague verte écolo n'est pas le tsunami prédit
Les candidats écologistes ont réussi en zone urbaine, dimanche, remportant 7 des 42 villes françaises de plus de 100 000 habitants, et parmi les plus "bourgeois-bohême" (bobo-intello) : Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Annecy, Besançon faisant exception (comme Aix-en-Provence qui, à l'inverse, n'a pas basculé), en plus de Grenoble, déjà conquise en 2014 et conservée.
Pour Martial Foucault, il s'agit d'un "tour de force historique", d'autant que le scrutin municipal et son mode de scrutin majoritaire à deux tours avantage généralement les grandes formations politiques. Or, pour la première fois, EELV a "réussi à enjamber cette barrière institutionnelle", note-t-il. De bon augure à l'approche des élections régionales et départementales en 2021. Si toutefois leurs alliances municipales ne les entraînent pas sur leur pente naturelle punitive.
Car cette analyse doit être nuancée, estime Emeric Bréhier : "Hormis à Lyon et à Strasbourg, leurs conquêtes sont le fruit d'unions à gauche dès le premier tour. Et ils n'ont pas réussi à inverser le rapport de force avec le PS dans des villes comme Nantes, Rennes ou Rouen, qu'ils estimaient gagnables."
Surtout, la poussée écologiste est restée cantonnée aux centres-villes. "Leur succès est bien moindre dans les périphéries", observe Emeric Bréhier. Si les Verts ont gagné sept grandes villes, ils n'en dirigeront pas forcément les agglomérations.Or, c'est souvent à cet échelon intercommunal que se prennent les décisions en termes de transports ou d'urbanisme, thématiques incontournables dans les programmes écolos.
Quant aux villes moyennes et aux plus petites communes, le bilan est encore moins flatteur. Sur les 3.168 villes en France qui comptent plus de 3.500 habitants, EELV n'en a remporté qu'une trentaine, soit moins de 1%. Au niveau national, le succès vert tient donc davantage de la vaguelette que du raz-de-marée.
Malgré la victoire à Perpignan, le recul du RN
La stratégie de l'ex-Front National était de présenter moins de candidats qu'en 2014 pour se concentrer sur des villes prenables. Mais, à l'issue du scrutin, le Rassemblement national est vainqueur à Perpignan (120.000 habitants) et dans la plupart des villes conquises en 2014 (Fréjus, Beaucaire, Hénin-Beaumont, Hayange, etc.), mais perd Mantes-la-Ville (Yvelines) au profit d'un Div C, soutenu par la gauche), Le Luc (Var), également au profit d'une liste Divers Centre, ainsi que le 7e secteur de Marseille, remporté par la liste Les Républicains du général de gendarmerie David Galtier. Les quelques nouvelles prises comme Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) et Moissac (Tarn-et-Garonne) ne compensent pas forcément les échecs enregistrés à Carpentras (Vaucluse), Vauvert (Gard) ou Sète (Hérault).
Derrière la victoire très symbolique de Louis Aliot à Perpignan, le parti de Marine Le Pen subit "une défaite en termes d'ancrage territorial", selon Martial Foucault. Ainsi, en six ans, le RN enregistre-t-il un net recul en nombre d'élus. En 2014, il avait remporté 1.438 sièges dans les conseils municipaux de 463 communes. En 2020, il n'en compte plus que 827 dans 271 villes... Un comparatif trompeur, car si on considère un nombre de villes identique, les élus municipaux sont équivalents en nombre! .
L'évolution du nombre de conseillers municipaux du Rassemblement national entre 2014 et 2020. (FRANCEINFO)
Les arrogants de LREM se sont pris une veste
Les élections municipales n'ont pas permis au parti du président de s'ancrer. En ne gagnant aucune grande ville, LREM prend une gifle magistrale, à la mesure de l'impopularité du président Macron. Le coup d'arrête à la marche de la majorité inquiète l'Elysée, son électorat potentiel se situant précisément dans ces métropoles. Martial Foucault attribue la faute à un casting organisé depuis Paris, évidemment sans connexion avec le tissu associatif local, lequel n'existe pas ! Aux nombreuses candidatures dissidentes se sont ajoutées des stratégies d'entre-deux-tours illisibles ou franchement désastreuses.
Deux jours avant le second tour, le délégué général du parti,Stanislas Guerini maintenait être en mesure d'atteindre le chiffre de 10.000 élus municipaux. Malgré plus de 6.000 adhérents élus dès le premier tour, , iIl n'était même pas certain que cette modeste jauge soit atteinte : la France compte quelque 500.000 conseillers municipaux.
Pour vérifier ces propos, il faudrait avoir accès au fichier des adhérents LREM... En revanche, lorsqu'on analyse les résultats des élections municipales, en utilisant la nuance politique "LREM" attribuée par le ministère, on est (très) loin du compte. Seules 9 villes ont été remportées par des candidats qui ne dissimulaient pas leur allégeance à LREM. L'étiquette LREM avait un effet repoussoir: à Paris, Buzyn, Schiappa et Pannier-Runacher, membres du gouvernement, ont compris leur douleur...
Et du côté des élus municipaux, on en compte seulement... 693: 150 de moins que le RN....
Bon nombre d'élus soutenus ou investis par La République en marche étaient dissimulés sous une étiquette centriste. Les comptes sont donc encore plus trompeurs qu'il apparaît.
Les partis historiques, à gauche et à droite, maintiennent leurs positions
Les Républicains comptaient sur le temps et ces élections municipales pour retrouver leur bonne mine."On renoue avec la victoire", s'est exclamé Christian Jacob. Le patron du parti peut revendiquer la victoire dans "plus de la moitié des villes de plus de 9.000 habitants". Les villes données perdues d'avance sont restées dans le giron de la droite républicaine: Aix-en-Provence ou Toulouse
Au PS, le premier secrétaire, Olivier Faure, a salué un "immense élan social-écologique".
Les résultats montrent une très grande stabilité.
La proportion de maires sortants réélus "est encore plus importante que d'habitude" - 83% selon les calculs du Figaro -, note Emeric Bréhier. "Les alternances reçoivent davantage d'attention médiatique, surtout dans les métropoles, mais concernent une minorité de villes", confirme Martial Foucault.
Comme le montre le graphique, ci-dessous, la droite et la gauche maintiennent globalement leurs positions, avec peu de bascules dans un sens ou dans l'autre par rapport au scrutin de 2014, lors duquel la droite avait enregistré une victoire probante sur la gauche. Parmi les 3.168 communes de plus de 3.500 habitants concernées par le nuançage politique, 83 passent de gauche à droite, comme ce fut le cas à Metz. Et 115 passent de droite à gauche, comme Villejuif ou Quimper.
A noter toutefois, en 2020, une plus grande proportion de listes gagnantes sous l'étiquette "divers gauche" ou "divers droite", "un signe de l'affaissement des structures partisanes", selon Emeric Bréhier. Ou de la confusion créée par Macron et ses listes masquées.
Au final, la droite reste la principale force municipale, surtout dans les villes moyennes. La gauche, elle, conserve ses bastions et progresse dans les grandes villes.
La recomposition politique voulue par Macron, inconnu en 2017, a-t-elle vécu ?
"Il ne faut surtout pas tirer de conclusions nationales. Les résultats des élections municipales sont un très mauvais critère pour prédire le vainqueur de l'élection présidentielle suivante", met en garde Martial Foucault (CEVIPOF, rattaché au CNRS ).
"On est en train d'assister (peut-être provisoirement) à la fin du parallélisme entre la vie politique nationale et les vies politiques locales. Il y a une décorrélation de plus en plus forte", estime Emeric Bréhier.
Interrogeant sur la validité des schémas figés de l'IFOP, son sondage paru le 22 juin sur l'élection présidentielle de 2022 tient toujours absolument à placer d'ailleurs Emmanuel Macron et Marine Le Pen loin devant les autres prétendants éventuels.
"Les trois partis qui ont perdu ces municipales (LREM, le RN et La France insoumise) totalisent 65% à 67% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle," annonce déjà Emeric Bréhier, deux ans avant l'heure.
Tous les moyens (in)avouables sont déployés à Marseille
France 2 et Marianne sont affirmatifs...
L'hebdomadaire Marianne et le journal télévisé de France 2 ont diffusé la rumeur marseillaise jeudi : à quinze jours du scrutin, le 'timing' est cousu-main...
Deux candidates présentes sur des listes de Martine Vassal (LR) proposaient - c'est affirmatif, selon l'AFP - des "procurations simplifiées". Le préfet a donc rappelé vendredi les règles du vote par procuration après l'accusation portée par la presse.
Le lendemain, vendredi, le quotidien Libération, désormais dirigé par Denis Olivennes, ancien patron de Marianne, n'a pas manqué de relancer la rumeur.
Selon ces organes de presse proches du pouvoir présidentiel il ne ferait pas de doute que deux candidates des listes de Martine Vassal (LR) proposaient des "procurations simplifiées".
Sur la base de SMS reçus par des habitants de deux secteurs, les journalistes disent pouvoir établir que les électeurs s'étaient vus proposer des procurations. "Sans vous déplacer, juste par téléphone", indique le texto envoyé par une colistière de LR dans le secteur de Mme Vassal.
La préfecture des Bouches-du-Rhône indique pourtant n'avoir pas d'éléments
Pour le journal de Denis Olivennes, venu de L'Obs, l'affaire est jugée !
Vendredi soir, "après la diffusion" de ces "reportages", le préfet des Bouches-du-Rhône s'est contenté, dans un simple communiqué, de "rappeler les règles du vote par procuration" qui imposent que l'électeur soit présent en personne "auprès d'une autorité habilitée", par exemple au commissariat ou au tribunal, avec un justificatif d'identité pour établir la procuration.
Le représentant de l'Etat "adressera prochainement une circulaire aux élus" du département, les maires devant "s'assurer de la régularité des procurations", ajoute-il.
Martine Vassal a fustigé "des Parisiens (qui) essayent de créer une polémique qui n'existe pas ici"
La candidate en a profité pour rappeler son respect de la réglementation et affirmer que "si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables".
La bataille pour la mairie de Marseille est toujours très serrée.
La candidate du Printemps marseillais (union de la gauche) Michèle Rubirola, est arrivée en tête sur la ville au premier tour. Mais il faut le dire vite car si elle devance Mme Vassal (22,32%), l'héritière de Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas après 25 ans à la tête de la deuxième ville de France, c'est avec 23,44%. La liste de gauche a bénéficié du maintien de Bruno Gilles, lequel a perdu le soutien de Renaud Muselier, président LR de région.
Rubirola, EELV de 64 ans, est fille d'immigré communiste et militante de mouvements altermondialistes et écologistes, ainsi que antimilitariste et féministe. <br>Elle est tête de liste d'un groupe hétéroclite ingérable : des membres réunis par l'ambition de s'accaparer la ville (Europe Ecologie-Les Verts, Parti socialiste, Génération.s et la Gauche républicaine et socialiste, issus du PS, Parti communiste français, La France insoumise et Le Parti de Gauche, Ensemble ! (lui aussi membre du FDG) Nouvelle Donne (fondé par Pierre Larrouturou et feu Stéphane Hessel, avec l'humoriste qui se prend au sérieux Bruno Gaccio, l'urgentiste proche de Charlie hebdo Patrick Pelloux, la présidente d'honneur d'ATTAC Susan George, la sociologue et ex-conseillère de Ségolène Royal Dominique Méda et Edgar Morin, autre sociologue comme les dénonce Macron), le Parti de gauche, Place publique (aux Européennes, Raphaël Glucksmann fit 6% et Claire Nouvian donna l'image d'un groupe d'hystériques), le Parti radical de gauche et... le Parti pirate (présent dans cinq villes : Meudon, Besançon, Toulouse, Lyon 8e et Marseille 1er et 4e ). <br>A Marseille, la liste Rubirola est dénoncée comme télécommandée par Jean-Luc Mélenchon, élu parachuté sur la zone.
Le Printemps marseillais s'est indigné vendredi soir: "Marseille n'est pas une zone de non-droit. Encore une fois, notre ville ne peut pas être abîmée par ce type de pratiques". Sans preuves, c'est de la diffamation.
L'enquête de Marianne mouille aussi la police.
Le magazine aurait en sa possession des écoutes d'une élue LR des 11-12e arrondissements qui assure à un électeur: "Le commissariat nous poinçonne toutes les procurations qu'on leur amène".
Le candidat du Rassemblement national (19,45% au premier tour), sénateur et ex-maire du 7e secteur, Stéphane Ravier, a demandé "au Préfet de Police de procéder en urgence à une enquête interne pour identifier et sanctionner l'officier de police judiciaire qui se serait rendu coupable de ces actes".
La procureure de la République de Marseille a indiqué "ne pas avoir d'éléments" sur cette affaire, mais une perquisition a eu lieu au QG de Vassal dans l'après-midi de samedi 13.
<br>La liste de gauche bénéficiera-t-elle encore des ambitions individuelles à droite au second tour ?
A 24 heures du dépôt des listes pour le second tour des municipales, la possibilité s'est éloignée d'un rapprochement des listes Vassal (LR) et Gilles (DVD, LR dissident). Robert Assante, qui emmène la liste de Bruno Gilles dans le 6e secteur (11e et 12e arrondissements de Marseille), a annoncé le maintien de sa liste au second tour. "Pour toutes celles et ceux qui partagent ou partageront notre vision, j’ai pris la décision de déposer ma candidature à l’identique du premier tour parce qu’il existe une nouvelle voie, sans extrêmes et sans système," assure Robert Assante dans un communiqué en date du dimanche 31 mai.
Si la gauche prenait la mairie de Marseille, elle la devrait à Bruno Gilles: trouble-fête "jusqu’au bout" ?
Les négociations ont repris entre Barseghian et Trautmann, mais Vetter (LR) et Fontanel (LREM) n'ont pas d'accord
Vetter flingue les Verts et fait cavalier seul
Prenant avantage d'une dynamique de campagne favorable, le candidat LR Jean-Philippe Vetter, arrivé 4e, avec 18,27 % au terme d’une campagne efficace, flingue les Verts et envisage d'y aller seul - sans s’allier avec le LREM Fontanel (2e avec 19,86 %) - mais plutôt avec la socialiste Trautmann (3e avec 19,78 %)...
"Soyons clairs : il ne s’agit pas de s’opposer aux idées écologiques, explique-t-il dans une tribune adressée aux DNA. Nous devons préserver notre environnement, verdir la ville, mettre fin au gaspillage et mieux recycler ses déchets. Il s’agit de s’opposer à une liste dont la philosophie politique est d’extrême gauche, sectaire et doctrinaire par nature. […]
Lorsqu’on s’oppose à certaines expériences de l’Université de Strasbourg, c’est la recherche qu’on enterre.
Lorsqu’on veut interdire la circulation de véhicules diesels dès 2021, c’est la cohésion sociale et territoriale de notre métropole qu’on attaque.
Lorsqu’on veut lancer un grand emprunt de plusieurs centaines de millions d’euros, c’est la santé financière de la ville qu’on hypothèque.
Lorsqu’on veut fermer notre aéroport, c’est la présence du Parlement à Strasbourg qu’on met en péril.
Lorsqu'on s’oppose à la rénovation du stade de la Meinau, c’est l’avenir du Racing et le rayonnement du territoire qu’on fragilise." Ça c’est pour la partie "péril rouge".
L’élu strasbourgeois regrette "que l’intérêt supérieur de Strasbourg ne soit [pas] au centre des discussions"
Elu au Conseil municipal de Strasbourg depuis 2014 - dans le groupe de la juppéiste Fabienne Keller, dont il a été l'assistant parlementaire -, Jean-Philippe Vetter mène une partie de "poker menteur", assurant qu’il ira plutôt seul : "Au-delà des coalitions entre candidats, il faut construire le rassemblement des Strasbourgeois".
Aujourd’hui, je suis prêt. Je suis prêt à agir pour nos valeurs. Prêt à rassembler les Strasbourgeois, quel que soit leur vote du premier tour. Prêt à relever le défi d’épargner l’extrême gauche à Strasbourg. Prêt à porter un projet d’avenir qui concilie le développement durable avec l’efficacité économique. […] Ce sera tout le sens de la politique que je porterai demain pour les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois."
A gauche, des acteurs politiques appellent Catherine Trautmann et Jeanne Barseghian (EELV) à unir leurs forces. Le 29 mai dernier, l'écologiste arrivée en tête au premier tour avait annoncé vouloir "tendre la main" à l'ancienne maire de Strasbourg, un marche-pied utile à la trentenaire.
Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique
A Lyon, les éboueurs s'insurgent contre l'abandon de masques par terre
Sans négliger le risque sanitaire augmenté de propagation du virus
Dans les rues de Paris ou de Lyon, on peut voir des masques chirurgicaux joncher le sol, mais aussi des masques en tissu ou des masques et des gants de chantier: un manque de civisme qui exaspère les éboueurs.
Des photos prises pendant leur tournée justifient leur indignation.
"Les masques, on ne les jette pas par terre, ni dans le bac de tri... c’est dans un sac fermé et dans la poubelle grise...", rappellent-ils sur Twitter. "Et ça y’a vraiment besoin de le rappeler!"
L'information de couleur de poubelles méritait d'être indiquée explicitement, ce que les technocrates du ministère de l'environnement ne parviennent pas à faire:
❌ Nous sommes nombreux à voir des masques usagés jetés par terre. Pourtant, il est simple d’éviter cette pollution en respectant les consignes⤵ Soyons #TousMobilisés pour : ✅ Préserver l’environnement ✅ Limiter la propagation du #COVIDー19 ✅ Protéger les agents de collecte pic.twitter.com/hX60lU1257
— Ministère de l’Écologie (@Ecologie_Gouv) May 15, 2020
Le ministère de la Santé a, quant à lui, publié une liste précise de gestes à adopter pour ce type de déchets dès fin mars.
Il recommande ainsi d'utiliser un sac à part pour les masques, mouchoirs à usage unique ou encore bandeaux pour le nettoyage des surfaces des habitations. Ce sac doit être résistant et disposer d’un système de fermeture fonctionnel. Il doit être soigneusement fermé puis conservé 24 heures avant d’être placé dans le sac plastique pour ordures ménagères.
Mais les messages du gouvernement ressassent les mêmes consignes concernant les gestes-barrière, au détriment de conseils sur la gestion individuelle des masques et gants souillés.
La mairie de Paris appelle au civisme
"Il faut continuer à protéger les autres, et penser aux agents de propreté qui ont été là pendant tout le confinement", explique Paul Simondon, adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté et de la gestion des déchets.
Et de rappeler: "l'idéal pour les gants, les masques, les mouchoirs, c'est de les enfermer dans un sac plastique et de jeter ce sac au bout de 24h. En faisant cela, on prend soin de tout le monde."
Un député réclame une amende de 300 euros contre le jet de masques sur la voie publique
En réponse aux éboueurs de plusieurs agglomérations françaises qui alertent sur les comportements de leurs concitoyens en postant des photos de masques sanitaires abandonnés au sol, un député LR des Alpes-Maritimes a déposé, ce lundi, une proposition de loi réclamant une amende de 300 euros en cas d'abandon de masque sanitaire au sol.
Eric Pauget, député Les Républicains (Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse), des Alpes-Maritimes (Antibes-Biot-Vallauris), propose de relever l'amende en vigueur pour mettre un terme à cet incivisme, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'élu souhaite lutter "contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires et environnementaux importants".
Ce lundi, ce conseiller départemental et vice-président chargé de la jeunesse, du développement des pistes cyclables et du sport a ainsi déposé une proposition de loi visant à demander que cette amende, actuellement établie à 68 euros, passe à 300 euros.
Eric Pauget demande également l'utilisation de la vidéoprotection sur la voie publique pour sanctionner les contrevenants.
Il demande enfin que la qualité d'agent de police judiciaire soit accordée aux directeurs de police municipale et que les agents de police municipale et judiciaire adjoints puissent réaliser des contrôles d'identité en ce sens.
"Chacun de ces déchets épars non géré conformément au code de l'environnement est une nuisance voire une pollution qui constitue un coût important sur de nombreux plans pour la collectivité", explique encore Eric Pauget.
Un masque sanitaire en papier mettrait 450 ans à se décomposer, selon le mouvement Plastick Attak, qui combat le suremballage plastique, ainsi que les dépôts sauvages de plastique dans la nature.
Les sénateurs Les Républicains sont préoccupés par un possible vote des pleins pouvoirs
Ils soulèveront aussi la question de la responsabilité des élus et des garanties contre des dérives autoritaires
Le Conseil constitutionnel "sera saisi" sur le projet de loi prorogeant l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet et organisant le déconfinement, qui sera examiné lundi au Sénat, "au terme de la procédure législative, soit par 60 sénateurs, soit par le président du Sénat, Gérard Larcher", affirme Bruno Retailleau.
Le président de la République n'a pas tenu ses "engagements" sur la responsabilité des élus, ajoute Bruno Retailleau pour expliquer cette saisine du Conseil. "Lors d'une réunion, le 21 avril, Emmanuel Macron s'était engagé auprès de Gérard Larcher à traiter la question de la responsabilité des élus locaux. Or elle est absente du texte", fait-il valoir.
Le protocole pour les écoles? "Une usine à gaz"
L'épais protocole sanitaire de 63 pages prévu pour les écoles "est une défausse. C'est une usine à gaz hors sol. (...) Ces règles sont autant de potentielles mises en cause de la responsabilité pénale d'un élu", selon lui.
Gérard Larcher "pourrait" saisir le Conseil constitutionnel, Retailleau précisant que les sénateurs LR allaient d'abord amender le texte sur la responsabilité des élus.
Le sénateurs LR proposeront ainsi "trois modifications" de l'article 6 sur le suivi des malades: la création d'une "instance de contrôle", le refus de légiférer par ordonnances, et la possibilité, "pour les tiers ayant possiblement été contaminés par d'autres alors que ce serait faux", de refuser d'être inscrits au fichier de suivi des malades.
Des "failles de sécurité béantes"
Le sénateur de Vendée a détecté des "failles de sécurité béantes" dans le système d'information des malades "sans anonymisation", sans "aucune instance de contrôle, ni pour la collecte des données, ni pour leur destruction ensuite", jugeant l'application numérique StopCovid "plus protecteur que ce qu'on nous propose aujourd'hui".
Bruno Retailleau indique en outre que le groupe LR, majoritaire au Sénat, s'abstiendra, comme la majorité des députés LR, sur la stratégie de déconfinement présentée aussi lundi au Sénat par le Premier ministre (avant l'examen du projet de loi) "parce que nous ne voulons pas voter contre le principe du déconfinement mais que nous avons des doutes sur les conditions de sa réussite".
"Le chef du gouvernement construit sa stratégie comme on fait un pari, en croisant les doigts pour que ça ne tourne pas à la catastrophe", alors qu'il "aurait au contraire fallu créer les conditions pour casser la chaîne de contamination", "généraliser les masques, massifier les tests, tracer et isoler" et "former plus tôt" les brigades du déconfinement, développe-t-il.
L'ex-blogueuse refuse de faire campagne pour l'ancienne garde des Sceaux, au second tour
Agnès Buzyn avait tenté de sauver la mise LREM en proposant une alliance à LR
La candidate d'En Marche! a fait une reculade, renonçant à une alliance de partis:Les Républicains s'y est refusé et la secrétaire d’Etat justifie cette décision dans le XIVe.
Marlène Schiappa a posé des limites à Buzyn ce dimanche sur la stratégie à tenir avant le second tour des élections municipales. C'est un refus ferme et définitif, en effet: "Je préfère perdre une élection que perdre mes valeurs," a-t-elle opposé, cinglante et blessante, à Buzyn. La stratégie adoptée par LREM à Paris commence sérieusement à créer de sérieux remous dans le mouvement présidentiel.
L'ex-ministre de la Santé avait fait l'erreur fatale le 7 mars dernier sur BFMTV. Interrogée sur la stratégie de second tour, la candidate LREM avait tenté d'abuser sa concurrente LR, Rachida Dati qui, dans les sondages, partage avec Hidalgo (PS) la garde de la première place en alternance. "Je le dis, il n'y aura aucune alliance de partis. Il y aura, par arrondissement, des discussions avec ceux qui veulent me rejoindre sur un projet", avait rectifié la buse.
Elle lorgnait ainsi sur les arrondissements les plus décisifs - les plus peuplés qui fournissent le plus grand nombre de conseillers - dont le XIVe, où Marlène Schiappa se présente sur la liste d'Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris et administrateur de la Regie Immobilière de la Ville de Paris au centre des critiques sur le logement adressées à Hidalgo.
Buzyn défend "une majorité de projet", projet qui n'est pas le sien...
Pour la numéro 2, comme pour la numéro 1 LR, il est tout bonnement inconcevable d'imaginer une fusion des listes.
Parachutée du Mans sur Paris, Schiappa n'a rien à donner, mais est prête à prendre... "Si nous sommes en tête et que, sur le projet que nous portons, nous sommes rejoints par des gens qui étaient avec Rachida Dati, Cédric Villani, les Verts ou ailleurs, et qui disent votre projet pour le deuxième tour c'est celui qui nous convient, nous voulons faire campagne avec vous, nous les accueillerons avec plaisir. Mais je ne ferai pas la campagne de Rachida Dati", a lancé la marcheuse chargée de haine.
Gaspard Gantzer, tête de liste dans le VIe arrondissement, lui a emboîté le pas. Illustration des discordes à la tête de LREM à Paris, l'ancien désastreux conseiller en com' de Hollande affiche les tensions dans l'équipe : "Je ne fais pas et ne ferai pas campagne pour Rachida Dati. Ça tombe bien, je fais campagne pour Agnès Buzyn et je vais tout faire pour qu'elle l'emporte et devienne maire de Paris" a expliqué monsieur 1% des intentions de vote.
L'équipe de campagne d'Agnès Buzyn a dû réagir avec vivacité à la déclaration de Marlène Schiappa, ce à quoi la ministre ne nous avait pas habitués. "Que les choses soient claires [certes !]: il n'y aura pas d'alliances d'appareils au soir du 1er tour entre Agnès Buzyn et Rachida Dati", a-t-elle répété dans un communiqué de presse diffusé plus vite qu'une sex-tape de Griveaux dont elle est le succédané.