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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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elles laissent augurer sa disparition prochaine,
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Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

samedi 29 avril 2006

Clearstream-1.
Clearstream désigne à la fois une entreprise et une affaire. Mais c’est avant tout un nouveau cas de machination politique nauséabonde fondée sur la rumeur qui mouille ceux qui sont à son origine, mais aussi ceux qui la véhiculent, donc les medias, et ceux à qui elle profite. Plus grave que les faits, lorsqu’ils seront avérés, s’ils le sont jamais, c’est le recours à la rumeur, qui par nature est ignoble, mais surtout l’exploitation qui en est faite, s’il est vrai qu’elle ne se répandrait pas si elle ne trouvait un terrain pourri où elle prolifère.
Ceux et celles qui tirent partie de la rumeur ne sont pas dignes de respect. On attend davantage de réserve de la part de candidats à la présidence ; or, la plupart saisissent cette affaire comme une aubaine tout en s’indignant : ils semblent tellement se plaire dans les odeurs de boules puantes qu’ils n’ont pas l’idée d’ouvrir grand les fenêtres. Ceux qui manquent cruellement de dignité sont-ils fondés à en réclamer plus? Et si cette affaire révélait un jour les turpitudes des vertueux?

Clearstream est une chambre de compensation internationale, créée en janvier 2000 et située au Luxembourg, est spécialisée dans l'échange international de titres, mais ses statuts ne lui permettent théoriquement pas d'ouvrir des comptes à des particuliers. Mise en cause dans plusieurs affaires politico-financières, elle a surtout été mise en cause par un corbeau en marge de l'affaire des frégates de Taiwan.

* Les faits supposés - Dans le cadre de l’affaire Clearstream 1, '20 minutes', le quotidien gratuit, affirme dans son édition du 26 avril 2006, que par deux fois, la Commission européenne a refusé d'enquêter sur Clearstream, après la sortie du livre 'Révélation$' de Denis Robert (2001). Il est à noter que Jacques Santer, ancien président de la Commission européenne, fait l'objet d’un traitement privilégié dans ce livre. Dans un communiqué en date du 26 avril 2006, Clearstream précise qu'"il n'y a aucun compte ouvert au nom de personnes physiques chez Clearstream".
Dans un droit de réponse du 21 avril 2005, Denis Robert rappelle que « des noms de particuliers par dizaines apparaissent dans les listes que nous nous sommes procurées. […] Il suffira de le vérifier sur ces dernières que nous allons bientôt diffuser sur notre site», ajoute-t-il dans un texte publié sur le site de Challenges, soulignant que « cela figure également dans 'La Boîte Noire' ». « Quand Bruno Rossignol dit qu'ils sont "totalement étrangers" à cette affaire 'franco-française', il exagère un peu, c'est bien parce qu'un système de dissimulation de transactions financières existe chez Clearstream qu'un corbeau s'est saisi de cette affaire.», ajoute Denis Robert.
Le 6 avril 2006, dans une lettre du procureur de la République de Paris au président du Tribunal de Grande Instance de Paris et au procureur général de la cour d'appel de Paris où il reprocherait aux juges d'instruction saisis de cette affaire... d'enquêter ! De plus, ces juges ne préviendraient pas des lieux de perquisition (Matignon, ministère de la Défense, domicile du général Rondot), mais les instructions judiciaires étant secrètes, en bonne administration de la Justice il n’est pas extraordinaire que le Procureur soit dans l’incapacité d'avertir ses supérieurs hiérarchiques qu'ils vont être perquisitionnés. (source le Figaro du 18/04/2006)
Mais, à ce jour, cette affaire de manipulation perturbe toujours les relations au sommet de l'Etat entre le Premier Ministre et le Ministre de l'Intérieur, au pont de tourner à l'affaire d'Etat après les perquisitions effectuées au ministère de La Défense et à Matignon. Le Premier ministre admet avoir diligenté en 2004 une enquête confiée au général Rondot concernant des commissions occultes dans l'affaire des frégates de Taïwan via Clearstream. Mais, Le Monde daté de ce 29 avril 2006 indique que le général Rondot conteste la version du Premier Ministre, affirmant que dès le 9 janvier 2004 ce dernier lui a demandé d'enquêter sur le Ministre de l’Intérieur et la manipulation émanerait du plus haut sommet de l'Etat.

* L’affaire du corbeauClearstream 2 -
C'est un dommage collatéral de l'affaire des frégates de Taïwan. En mai et juin 2004, le juge Renaud Van Ruymbeke a reçu deux lettres anonymes et un CD-ROM contenant des listings de comptes de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream. Ces listes, selon le corbeau, contenaient les intitulés de comptes de plusieurs personnes impliquées dans le système complexe de commissions occultes et de rétrocommissions ayant entouré la vente des frégates à Taïwan. Rapidement, ces listes se sont avérées être en partie des faux: parmi les titulaires de comptes cachés, des noms de responsables politiques français se sont glissés et le scénario conspirationniste du corbeau pourrait être une manipulation du juge Van Ruymbeke dans le but de protéger sa source.
En avril 2006, les investigations judiciaires ont montré que le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, et le ministre des Affaires étrangères de l'époque Dominique de Villepin, ainsi que Nicolas Sarkozy, auraient été au courant de la circulation de ces listes falsifiées dans les milieux du renseignement avant même la réception des lettres anonymes par le juge Ruymbeke. Cette révélation a entraîné une nouvelle affaire d'Etat dans l'affaire d'Etat.

* Les profiteurs de l’affaire Clearstream 2.
A qui cette affaire profite-t-elle ? Considérant que cette 2° affaire n'est qu'un avatar de la 1° -l'affaire des frégates de Taïwan- , laquelle implique massivement le PS, le parti à la rose -qui ne sent pourtant pas la rose- a tout intérêt à faire diversion sur un passé des plus troubles et s'emploie à tout embrouiller, de peur que ne resurgissent les sombres tractations qui l'ont sali pour longtemps. On comprend dès lors pourquoi les juges ne vont pas assez vite pour lui et pourquoi le PS veut se faire justice...

Qui s’y vautre? Qui a l'odorat si délicat tout à coup?
Les procureurs du PS
- Hollande dénonce "une suite de règlements de compte, de suspicions, voire de manoeuvres" au sommet de l'Etat.
- On l’avait oublié, mais il n’était pas loin. Jean-Christophe Cambadélis, proche de D. Strauss-Kahn, a affirmé jeudi qu'il était favorable à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Clearstream. "Il faut tirer au clair qui utilise l'appareil d'Etat pour déstabiliser ses adversaires politiques". Selon lui, "l'objectif (...), c'était une déstabilisation générale de ceux qui, comme Dominique Strauss-Kahn, sont candidats à l'élection présidentielle". (Dans les lettres envoyées au juge Van Ruymbecke, le "corbeau" a notamment mis en cause, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Chevènement.) On notera que Strauss-Kahn envoie son homme de main.
- Le député socialiste Henri Emmanuelli demande à Jacques Chirac "d'agir très rapidement". Sur le sujet, il réclame de la rapidité ; sur d’autres, il demandait d’aller à petits pas… "Le chef de l'Etat, s'il a d'autres solutions, qu'il les utilise", a déclaré le député des Landes, sur France Info, en faisant allusion au départ de Dominique de Villepin. "Mais, moi, je crois qu'en tout cas mardi ce sera très difficile" pour le Premier ministre face aux députés lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. Exploitation politicienne ? Oubliées ses propres turpitudes ? Les tribunaux, Riton l’embrouille connaît bien et il ne les a pas toujours portés dans son cœur…
- Jean-Marc Ayrault s’y colle aussi : "Il faut faire la lumière parce que ce climat délétère, je ne vois pas comment il pourrait durer jusqu'à l'élection présidentielle", a commenté le porte-voix du groupe socialiste.
- Et c’est le tour de la préférée des Français, sEGOlène Royal, qui, modestement, au passage, se dit "consciente d'incarner aux yeux de beaucoup un désir de changement", juge ( !) vite fait qu'il est "temps d'en finir" et de "passer à autre chose", dans un entretien publié par le Journal du dimanche. Une justice expéditive, non ? Qui la rend d’autant plus sympathique et pas inquiétante du tout… Qui a dit que nul n’est coupable, tant qu’il n’a pas été jugé ? Candidate à la présidence ? Je tremble…
Intarissable, elle ne se tient plus : "La brèche est grande ouverte. Nous devons nous y engouffrer", dit-elle, affirmant que cette crise qui secoue le sommet de l'Etat la "booste" et "ne fait que (la) renforcer dans (sa) détermination". "Je sens que les choses sont possibles", déclare-t-elle. C’est clair ??

- Charasse n'a pas la mémoire courte comme les va-t-en-guerre moyens du PS: il est plus circonspect.

Le procureur du Parti Radical de Gauche (un seul commentaire: ils ne sont pas si nombreux)
- Le sombre député Roger-Gérard Schwartzenberg a renchéri : "Si une commission d'enquête parlementaire ne peut être formée sur des faits donnant lieu à une information judiciaire, elle peut être créée sur les dysfonctionnements de ces services et sur leur utilisation, voire leur instrumentalisation, à des fins partisanes. Ce qui importe pour lui, c’est de ne pas lâcher l’affaire…
Et d’ajouter : "Personne ne comprendrait que le Premier ministre reste inerte alors qu'il est soupçonné - à tort ou à raison - d'avoir utilisé les services de renseignement de l'Etat dans un but personnel lié à la préparation de l'élection présidentielle de 2007", a fait valoir le député du Val-de-Marne. Récupération, même si c’est à tort…
Il reste à démontrer que 2007 motivait la dite utilisation. Procès d’intention ? Qu’importe !

- L'UDF, égale à elle-même
Dans un entretien au Parisien dimanche, François Bayrou la haine, son président , estime qu'avec l'affaire Clearstream la France "est au bout de la crise de régime" et juge indispensable de modifier les institutions. "Au départ, il y a la haine réciproque accompagnée de coups tordus entre les principaux responsables de l'Etat et du gouvernement. Mais l'engagement des services secrets, les manipulations du renseignement dans cette guerre intestine révèlent où nous en sommes arrivés dans l'effondrement des principes démocratiques", affirme-t-il.
Il parle en connaisseur de la haine qui le ronge depuis que le poste de Premier ministre lui a échappé.

- Au F.N., les Le Pen, père et fille
La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a qualifié lundi Clearstream "d'affaire d'Etat", qui achève de "décrédibiliser" la classe politique. "La classe politique s'est décrédibilisée totalement dans les 30 dernières années. M. de Villepin ou un autre, c'est pareil", a-t-elle remarqué. "Le chevalier de Villepin est tombé de son cheval, mais à mon avis il continuera à pied jusqu'en 2007". Marine Le Pen n'a cependant pas exclu des élections anticipées. Et de préciser que le parti se préparait à cette éventualité.
Jean-Marie Le Pen, interrogé dimanche sur l'affaire, avait préféré parler d'une "grosse bulle d'air".
Ni l’un ni l’autre n'appelle à la démission de Dominique de Villepin.

Les avocats de la majorité
- Le député UMP Georges Tron, proche de Dominique de Villepin, a contre-attaqué en faisant valoir que l'affaire Clearstream n'était pas une affaire d'Etat mais une tentative de déstabilisation du chef du gouvernement. "On est dans une affaire dont les interlocuteurs sont des gens qui, effectivement, sont en responsabilité de l'Etat. Reste qu'il y a une imbrication évidente entre ce qui relève de la défense des intérêts de l'Etat et ce qui relève de l'exploitation … politicienne, que certains essayent d'en faire". "Je crois que tous ceux qui, aujourd'hui, cherchent d'une façon ou d'une autre à affaiblir le Premier ministre y ont intérêt", a-t-il ajouté.
- Le député de la Drôme Mariton s’est aussi exprimé.
- J’ose espérer qu’il y en a d’autres…

Une certaine presse ne dépasse-t-elle pas ses droits? De l’investigation à la condamnation à Libération : "Villepin doit se démettre pour éviter à la France le ridicule d'une République bananière".
- La liste sera complétée
-
Pour les nauséeux, la fin justifie les moyens. Quant à elle, Diane de Beausacq observe que, ‘la calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.’ Sauf qu’on aimerait être assuré que ces gens-là ne pourraient pas aussi bien l’avoir mise en circulation !
Ayons une pensée pour les victimes de cette exploitation malsaine. Qu’y peuvent-elles ? Que peut-on contre l’innommable ? « La calomnie est une guêpe qui vous importune et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. » C’est Chamfort qui le dit.
L’affaire n’étant pas jugée, il convient en bonne justice de présumer les victimes innocentes, n’est-ce pas ? Nos candidats à la candidature à la magistrature suprême seraient bien avisés de ne pas l’oublier? Ils en sortiraient dignement…Si vraiment il y a linge sale, pourquoi ne pas le laisser laver en famille ? Mais c’est dans les égouts qu’on trouve les rats de la politique et des médias militants.

vendredi 28 avril 2006

CPE -29- Provocations de jusqu’au-boutistes étudiants
Une quarantaine de bloqueurs nostalgiques évacués de la Sorbonne, lundi soir. Commencée dans le calme lundi matin, la réouverture de la Sorbonne s’est achevée dans une ambiance tendue. Une quarantaine d'irréductibles étudiants a occupé l'université pendant environ deux heures, avant d'en être évacuée sans violence vers 20 h 30.
Le matin, les étudiants avaient d'abord repris possession de la Sorbonne : certains d'entre eux souhaitaient connaître le programme des semaines à venir. Puis, en fin de journée, environ 200 étudiants avaient voté la grève et le blocage de l'université. Ils critiquaient notamment la répression lors des manifestations anti-CPE. Le rectorat demandait l'intervention de la police, qualifiant cette action de «pure provocation».
Des incidents ont toutefois eu lieu plus tard dans la soirée, tandis que cinquante à cent personnes maraudaient dans les rues de Paris pour provoquer une manifestation ‘spontanée’. Des vitrines ont été brisées, dont celle du journal Charlie-Hebdo, (allez savoir pourquoi !), ainsi que celles de plusieurs banques. Les manifestants ont également détruit la vitrine de la permanence du PS dans le 3e arrondissement alors qu'une réunion s'y tenait. (Tout peut arriver quand on ne maîtrise plus rien et qu’on s’en désintéresse…)
A Jussieu, le campus avait des allures de lendemain de bataille. Restaient quelques banderoles des revendications anti-CPE. Pour la majorité des élèves et étudiants, l'heure est au rattrapage et non plus au combat. L’AG de Paris-VI et VII a entériné d'abord le report des examens à la fin juin et l'allégement des programmes, malgré la présence des jusqu'au-boutistes. Dès 6 heures, hier matin, «nous étions 150 à vouloir bloquer la faculté, raconte l'un des organisateurs de l'AG. Mais il y avait autant de vigiles et on a senti une mobilisation moins présente ».
Les étudiants de Bordeaux-II ont repris le chemin des amphis hier, et à Bordeaux-III, le blocage a été levé en soirée. Le retour à la normale est prévu aujourd'hui et les examens débuteront la semaine prochaine.

Peu de temps pour réviser ou apprendre, mais il est vrai que les programmes sont allégés… Qu’en reste-t-il ??Quelle sera la valeur des diplômes délivrés, des bouts de papier ?
Pendant ce temps, croyez-vous que le féal P'tit Bruno Julliard prépare son master? Que nenni! La rave-party continue, cette fois non pas dans sa fac de Lyon, mais à Lille, , à deux pas, chez Mamie Nova, au congrès des camarades du PCF, où, par contrat, il se montre auprès de ses maîtres de stage syndical -les nouveaux seigneurs de gauche- tout en se défendant d'être récupéré et tout en affirmant qu'il ne fait pas carrière.
Il renouvelle son serment d'allégeance à Martine Aubry, sa protectrice. Et ne se soucie pas de son master... Ses suiveurs étudiants, eux, doivent essayer de mériter leur parchemin: à l'UNEF, on parle d'égalité, on est même républicain, démocrate et que-sais-je, mais pas trop!

jeudi 27 avril 2006

Sécurisation des stages.
Pendant une trentaine d’années et malgré une longue période avec la gauche unie au pouvoir, les jeunes se sont plus ou moins résignés à ce que se dégradent les stages non ou peu rémunérés, les missions d’intérim et autres CDD : si la gauche n’y apportait pas de remèdes, c’était que la condition du stagiaire était inévitablement précaire. Or, c’est la droite qui s’est intéressée à leur situation.

La charte des stages en entreprise, signée mercredi, permettra de "sécuriser" le secteur selon le gouvernement et le patronat. Cette charte "renforce l'équilibre entre la nécessité de développer les stages, meilleure passerelle vers l'emploi, et le besoin de les sécuriser", a déclaré le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher, lors de la cérémonie de signature.
"Dans les prochaines années, nous allons avoir besoin de centaines de milliers de stages, et c'est pourquoi nous appelons à une stricte application de la charte", a ajouté François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur, selon lequel "l'arbre des abus ne doit pas cacher la forêt des stages utiles".
L'Etat va demander au ministre de la Fonction Publique, Christian Jacob, de "réfléchir" à la manière dont ce secteur devra "accueillir ses stagiaires", a précisé M. Larcher.

La charte énonce les grands principes à respecter, rappelant la "fonction pédagogique" d'un stage qui "ne peut être assimilé à un emploi".
Elle s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'égalité des chances du 31 mars 2006, qui impose
-une "convention de stage obligatoire,
-une limitation de la durée des stages hors parcours pédagogique à six mois
-et une gratification obligatoire pour les stages de plus de 3 mois".

->Une franchise de cotisations sociales à hauteur de 360 euros est ainsi prévue par l'Etat pour permettre une meilleure indemnisation des stagiaires.
->Le montant de la rémunération devra, lui, être négocié entre les partenaires sociaux au niveau des branches professionnelles, dans un délai de "moins d'un an", a précisé M. Larcher.
->La charte sera complétée par une "convention de stage type" engageant pour la première fois les trois parties (entreprise, établissement d'enseignement supérieur et stagiaire) et qui fera l'objet d'un décret.
->L'encadrement du stagiaire, aussi bien par l'enseignant que par l'entreprise, devient ainsi obligatoire, de même que le suivi de son stage, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Côté patronal, le Medef, la CGPME, l'UPA et l'Unapl se sont engagés à promouvoir la charte et à la "respecter"."Je crois que cette charte va limiter les abus. Car ils existent, même s'ils sont difficiles à évaluer", a déclaré la présidente du Medef, Laurence Parisot, tandis que la CFE-CGC a salué "un code de bonne conduite, une mesure incitative indispensable" qui doit "conduire à mettre un terme aux abus".
Côté étudiant, la charte a été signée par l’association Fage et les syndicats Uni et PDE, mais l'UNEF a dénoncé "une opération de communication qui ne résoudra en rien la précarité des stagiaires".
L’UNEF démontre encore, s’il était besoin, combien elle est REACTIONNAIRE et se complaît dans l’archaïsme. Pourtant, le temps passant, elle ne manquera pas de revendiquer cette avancée qu’elle aura tenté de bloquer. Se nourrit-elle de tous les malaises ?
Le collectif de stagiaires "Génération précaire", qui demande l'inscription du stagiaire dans le Code du travail et une rémunération minimale et progressive, a refusé de signer une charte "cache-misère".
Veulent-ils vraiment que leur condition s’améliore ? On en serait convaincu s’ils saluaient ces mesures comme il se doit. Mais ce ‘collectif’ bidon, affidé de l’UNEF, s’aligne servilement sur celle-ci. Son existence ne se justifie donc pas, sinon que pour donner à croire qu’un plus grand nombre est hostile à cette charte de progrès !
Les Verts ont dénoncé "un ersatz", proposant quant à eux de "limiter les stages à 6 mois et de les rémunérer de façon à permettre aux jeunes de couvrir leurs besoins élémentaires".
Les Verts n’existent que lorsqu’ils s’opposent et ils ont cruellement besoin de rappeler qu’ils sont encore là. Ma foi… ! Ils empruntent des mots allemands comme pour se grandir les petits Verts amers face aux Grünen ?
Critiquez, critiquez, il en reste toujours quelque chose.

mercredi 26 avril 2006

Restaurateurs, cible de Marianne.
Toujours diviser les Français. Lutte des classes et des corporations, encore et toujours.
Les restaurateurs se sont montrés patients et respectueux de la loi. Qu’ils soient pendus. L’heure est à la violence, et ils ne sont pourtant pas descendus dans la rue ; ils n’ont saccagé aucun établissement de restauration rapide ; leurs syndicats n’ont pas battu leur amertume en neige. Honte sur eux d’avoir dialogué et obtenu gain de cause sans casser d’assiettes: un exemple à ne pas suivre, camarade !
Il convient donc de les désigner à l’ire populaire, tant il est vrai que, longtemps signe d’absence de maîtrise de soi, la colère est désormais légitime en toutes circonstances. La haine, ce serait même mieux et plus tendance encore, dans certaines zones.

‘Les restaurateurs touchent le gros lot’, tel est le titre de l’article. Tout le monde devrait s’en réjouir. Pas Marianne. Que penser dès lors du ralentissement de l’activité économique de tout un pays pendant de nombreuses semaines, si ‘les grands triomphateurs de la révolte anti-CPE’ sont les restaurateurs qui obtiennent ce qu’ils méritent sans prise d’otages. Les actions violentes de la gauche s’en trouveraient–elles désavouées? Qu’importent tous ceux qui ont perdu des heures de travail pour que les grèves anti-CPE servent à renforcer l’autorité de B. Thibault à la CGT.

Pour éviter que ne s’ouvre un nouveau front, et pour faire passer la pilule de la baisse promise mais refusée de la TVA.’ Ce respectable journaliste est tellement déformé par l’ESJ (major de sa promotion ?) qu’il ignore les vertus du dialogue. La formation y serait-elle déformante?
Il n’y a pas appris non plus l’honnêteté intellectuelle, car le refus vient de l’Europe et non du gouvernement français : Marianne, à l’évidence, ne craint pas de déplacer les responsabilités -par omission.... Le magazine chercherait-il à attiser les jalousies corporatistes ?

‘Le gouvernement leur a lâché un maximum.Marianne trouve même à redire à ’une ‘aide à l’emploi en hausse de 70%’, en pleine période de CPE… Le ministre Renaud Dutreil souligne bien que : ‘L’économie sera gagnante grâce au retour sur investissement et que ‘La profession va contribuer à faire baisser le chômage, mais, à en lire l’illustre P.M.O., le chômage n’est un problème que dans la presse en générale, et à France-Soir en particulier. ‘C’est peut-être vrai’, déclare l’économiste distingué de Marianne. On admirera le ‘peut-être’, au passage. Cà lui arrache ‘peut-être’ la bouche.

Passons donc à la suite : l’inévitable couplet sur ‘l’augmentation générale des bas salaires’ qu’il suggère finement et dont, sans lui, on ‘n’invoque (évoque?) jamais’ les retombées (c’est lui qui l’affirme).°Nous atteignons le niveau d’une copie moyenne d’élève de 1° SES…Superficiel, jugera le correcteur vachard, si çà existe encore.
2,50 € en kiosque pour çà !

‘Benoîtement’, pour ma part, j’y vois un soutien mérité à un secteur qui peine à survivre, bien que pourtant généralement reconnu, hors les murs de la cuisine de Marianne, pour sa contribution au rayonnement de la culture française, grâce à sa gastronomie. Le journaliste (très) moyen de Marianne est peut-être réduit à la portion congrue (je n'y crois pas!) –ou être partisan jusqu’à la moelle- pour lui préférer le kebab voisin, où la TVA est nettement plus favorable. Normal, selon le gastronome militant de Marianne. Ils prolifèrent pour les mêmes raisons fiscales que les ‘McDo’ et autres ‘Quick’, mais cette fois, çà devient injuste. Ce n’est certes pas de la gastronomie non plus, mais nul doute que les derniers nommés indisposent bien davantage cette fine bouche de P.M.O. et qu’ en vérité il a fait sa cantine du trois fois toqué le plus proche, en dépit de la TVA exorbitante et donc malgré l’addition trop salée au palais de quiconque ne se fait pas rembourser ses notes de frais.

En attendant le tour des prochains, les pêcheurs, par exemple, dans le collimateur de P.M.O., j’attends un article documenté de Marianne (et non pas du fin gourmet P.M.O.) qui s’intitulerait : « Sauvons la gastronomie française ». C’est ‘peut-être’ un peu franchouillard ?

lundi 24 avril 2006

CPE -28- La reprise des cours est normale.
François Goulard , le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, a estimé que "pratiquement partout la reprise est normale", même si "on peut avoir ici ou là quelques dizaines de militants d'extrême gauche qui vont perturber les cours".
Il ajoute que tout est bien dans le meilleur des mondes : "Beaucoup d'examens vont être retardés de quelques semaines" à la fin juin, mais cela devrait être suffisant pour que les programmes soient vus (ou entrevus ?) dans leur ensemble", a plaidé François Goulard. Il y aura "trois, quatre semaines de prolongation des cours avec des examens décalés".
Ce qui mènerait à la fin juillet. On a peine à y croire, puisque le bac finit d’habitude aux environs du 10 juillet… Préparation à marche forcée donc, survol des programmes et 81% de réussite au bac ? L’année scolaire est par conséquent trop longue de quatre semaines car, après huit semaines de perturbations (six à sept semaines à l'université de Rennes-II), le compte n’y est pas… Souvenez-vous du cru 2006. Diplômes au rabais (plus que d’habitude) à prévoir et que les entreprises se débrouillent !
En vérité, la rentrée est progressive à la Sorbonne, du fait des travaux de remise en état qui restent à accomplir, notamment le système de détection incendie qui a été détruit pendant l'occupation. La commission de sécurité de la Préfecture de police avait considéré que "certaines zones du bâtiment ne sont pas susceptibles d'accueillir des personnes dans des conditions satisfaisantes de sécurité".

Quelques mètres plus loin, place de la Sorbonne, un groupe d’une vingtaine d'irréductibles contre la loi Egalité des chances prépare sa rentrée, mais continue le tractage.
"On a gagné la bataille du CPE mais pas le reste, on veut continuer la lutte contre la loi Egalité des chances et le CNE. On va distribuer des tracts, lancer des actions, peut être en bloquant des sites mais pas des facs", assure Thomas, membre du "Comité de mobilisation de la Sorbonne". Le tandem Julliard-Stoeckel va donc même reprendre du service. Les examens pourraient avoir lieu à la Toussaint. Courage !

A la différence de leurs congénères ordinaires de retour au travail, ces deux délicieux jeunes gens ne sont pas soucieux de leurs examens: Karl, le bien nommé, a les épreuves orales et écrites du bac de français à passer et P’tit Bruno, un master à présenter.
Bagatelle ! Sont-ils en alternance ? En effet, ils sont indispensables partout et bien qu’ils se défendent de toute récupération, ils passent leur temps, non pas à apprendre, mais à parader ici et là, main dans la main, comme ce week-end au 48° congrès du PCF…
Comme ils sont bien-aimés des enseignants, militants certes, mais impartiaux (cohérent ?), ils ne devraient pas être en difficultés, malgré deux à trois mois loin de leurs établissements. Les cours ne sont nécessaires qu’aux autres. Et puis, l’acquisition des savoirs n’est plus guère évaluée et il suffit de savoir improviser, remplir du papier et tenir le temps imparti. Mais vont-ils seulement se présenter, comme tout un chacun ? A vérifier… Il convient de rappeler que les interrogations orales sont ouvertes au public : à bon entendeur, salut !

dimanche 23 avril 2006

CPE -27 - Qui va payer ?
Les dégradations des étudiants anti-CPE dans les 8 sites universitaires de la capitale s’élèveraient à 1,5 millions d’euros selon les assurances : Sorbonne, Jussieu, Tolbiac et EHESS, à eux seuls. Pas loin de 1000 millions d’anciens francs, tout de même. Sans compter le reste de la France : le coût total des dégâts sera-t-il chiffré et publié ?
A la Sorbonne, la facture est évaluée à 550,000 euros, soit près de 2,000 euros pour chacun des 300 raveurs-étudiants qui a mis ses outils de travail à sac (mobilier, ordinateurs, etc…), entre le 8 et le 11 mars… Ils s’en sont pris aussi à la chaudière et le système de détection d’incendie. Les cadres français de demain ont le sens des responsabilités? Deux années dans un premier emploi suffiraient-elles à les former et à les rendre fiables ?
Attitude mature en effet de ceux à qui le pays ne donne pas assez et qui ne reçoit pas le respect qu’il mérite !

Merci à la police, en revanche, qui a évacué notre sympathique jeunesse irritée (ou du moins, une partie), car la note aurait pu être bien plus salée.

Le bilan par tête de pipe à l’EHESS est encore plus flatteur : 70 jeunes ‘intellectuels’, l’avenir de la France, ont cassé pour 600,000 euros (avoués…). L’Ecole est maintenant privée de ses ressources jusque-là précieusement constituées pendant des années et sauvegardées. Soit quelque 8600 euros chacun (c’est-à-dire au moins 5,6 millions d’anciens francs par étudiant casseur).
Grenoble = 200 000 euros, pour le moins…
Nantes = 50 000 € de dégâts, au bas mot
Rennes 2, taggée du sol au plafond = 100 000 €, ce qui paraît peu, au total
Toulouse-II (Le Mirail) = 150 000 euros
etc, etc...

Joli palmarès et vous n’imaginez pas l’état des locaux. Jugez plutôt :
Pendant tout le week-end de Pâques, quatorze employés d'une entreprise spécialisée de Lyon ont travaillé d'arrache-pied pour nettoyer la galerie qui permet l'accès aux amphithéâtres : «Les lieux étaient dans un état de saleté absolument inimaginable, sans compter l'odeur épouvantable qui y régnait», s'indigne encore Jacques Fontanel, vice-président de l'université. Et pour cause. Les dizaines d'occupants, des étudiants mais aussi des SDF, des anarchistes, ont mangé, bu et dormi sur place pendant plus d'un mois. Dans l'amphi 2, baptisé «l'amphi cuisine», des cageots de nourriture récupérés dans les poubelles de l'hypermarché voisin ont été entreposés pendant des jours dans des conditions d'hygiène déplorables. Les employés de la société de nettoyage ont dû tout passer au Kärcher (mot tabou). Devant le bâtiment, des détritus de toutes sortes, bouteilles de bière, vieux matelas, chaises cassées, ont été entassés dans des bennes. Pour Hadji Mekki, le concierge chargé de l'entretien des locaux, c'est incompréhensible : «Comment des étudiants ont-ils pu détériorer à ce point leur outil de travail ? Occuper, c'est une chose. Mais pourquoi casser des portes, des serrures, des éclairages, endommager le réseau électrique, abîmer les trappes de désenfumage, vandaliser des ordinateurs ?»

Pas coupable,Jérémie Giono, un ‘responsable’ du syndicat Unef de Grenoble, condamne lui aussi ces dégradations (Ben, voyons…). «On nous fait passer pour des irresponsables (les gens sont malveillants, c’est pas difficile ; et y va nous faire une crise, si on lui manque de respect), mais on ne pouvait pas contrôler tout le monde ! plaide-t-il (coupable ?)

Vont-ils toucher à la fin du mois les bourses que l’impôt de tous leur permet? Leurs organisations étudiantes et le PS, lequel en profite pour remplir les caisses, vont-ils indemniser le pays ?? Et si jamais les travailleurs venaient à constater une augmentation de leurs impôts, leurs plaintes seraient-elles récupérées par la gauche indignée. La boucle serait bouclée…

Thierry Breton, ministre des Finances, et son collègue François Goulard indiquent que les universités paieront les pots cassés. Les universités sont-elles financièrement autonomes ? Bien sûr que non ! Et l’Etat, c’est nous, quand il faut passer à la caisse : C’EST DONC NOUS QUI PAIERONS LES POTS CASSES.

Les plus privilégiés de nos jeunes, sans pudeur, ni respect pour les plus précaires, ont la haine et les Français seraient ravis : ils auraient même pour eux de la sympathie, affirment médias et instituts de sondage, en choeur. Pour qui nous prennent-ils ? Avons-nous l’opportunité de dire ce que nous avons vraiment sur le cœur ?

Ils ont la haine et à nous, on nous a demandé ce que nous en pensions…? On nous ignore. Sauf quand il faudra bien trouver quelqu’un pour payer : suivez mon regard !

A chacun de ne pas oublier d’ici les présidentielles de 2007 et de manifester notre désapprobation de ceux qui, à gauche, leur font des grâces, qui les ont instrumentalisés, qui ont ignoré ceux qui ne demandaient qu’à travailler et les ont méprisés. Ils ne nous respectent pas, mais ce n’est pas une raison pour oublier et avoir la faiblesse de la violence. Votons bien ! C’est nécessaire à la réconciliation nationale.

Nous sommes à ce point humiliés par ces comportements primitifs, ces basses manipulations et cette bêtise collective que je soupçonne soudain que l’étude comparée britannique sur les QI des différents pays européens ne nous a pas tout dit sur la réalité de l’intelligence moyenne française. Il faudrait avoir un sursaut…

Dernière minute - Interrogé sur le bilan des dégâts causés dans les universités, le ministre a précisé que la Sorbonne (ou nous ?), qui "a été très durement occupée", en a pour "500.000 euros". "Dans les universités qui ont été occupées, c'est généralement 40.000 à 50.000 euros". (Le rapport des coûts entre universités ‘touchées ‘ et ‘coulées’ n’est pas clair, me semble-t-il.) Et de conclure que "c'est tout à fait absorbable par le budget de l'université".
Elle ne manque plus de crédits ? Nous allons devoir cracher au bassinet…

vendredi 21 avril 2006

Les ‘grands frères’ du mouvement étudiant:
ce que les jeunes ne savaient pas.
La plupart des étudiants ne sont pas les victimes du manque de respect qu’ils croient.
Le respect aurait été de ne pas tenir le plus grand nombre d’une minorité d’exaltés dans l’ignorance des réalités du mouvement, dont le CPE n’est que prétexte, pour mieux les entraîner et les manipuler, à des fins qui leur échappaient.
Dans de nombreux lycées et facultés, certains lycéens ou étudiants sont actifs et suscitent la sympathie du plus grand nombre, sans que ces derniers sachent que les plus militants d’entre eux ont été repérés, parfois dès le collège, et poussés à la prise de responsabilités par des profs militants attentifs et des Conseillers Principaux d’Education zélés, en préparation des élections de délégués-élèves, pour lesquels des heures de formation sont réglementairement prévues. D’autres sont issus de milieux familiaux qui assurent cette formation politique, avant d’être syndicale.
Les meneurs anti-CPE nous en font encore la démonstration.

- Entre les mains du PS, tendance gauche radicale.
L’UNEF, syndicat étudiant (tendance ‘majorité nationale’ au PS), est politiquement très marqué et sous la coupe de Benoît Hamon député européen, membre et porte-parole du courant NPS (Nouveau Parti Socialiste -NPS, mené par les St-Just-Montebourg et Vincent Peillon, jeunes loups qu’on ne réintroduirait pas dans nos montagnes voisines).
Riton Emmanuelli (tendance ‘transformation sociale’ au PS) n’est jamais loin. Evidemment, son caractère avenant n’est pas spécialement sympathique aux étudiants puisqu’ils ignorent qui mène la danse. La vitrine Julliard suffit à la masse des étudiants qui ne seront jamais chercheurs de la vérité, mais seulement des suiveurs hurlants. Il ne fait que succéder en 2003 à son mentor…Julien Dray, ancien président de l’Unef lui-même. A qui le tour? Pas de souci à se faire, les petits ne sont jamais livrés à eux-mêmes.
Son président , est le fifils d’Arlette (non pas celle que vous croyez !), mais A. Arnaud–Landau, maire PS du Puy-en-Velay. Pourquoi P'tit Bruno s’appelle Julliard ne vous regarde pas, pas plus que les raisons qui l’avaient fait s’encarter au PS sous un autre nom. On se croirait à la LCR qui se régale de transparence tout en préférant l’anonymat et les faux noms. Ce ne sont pas des gens comme nous autres : mais qu’ont-ils donc à cacher au peuple, tous ces purs ?

- Entre les mains du PS, encore, mais tendance contre nature LCR-PC
La FIDL , syndicat lycéen en apparence mené par Tristan Rouquier, est en fait l’émanation des ex-UNEF-ID (OCI, trotskiste) et UNEF-SE (PC) et, comme SOS-Racisme et Ni putes ni soumises, sous l’influence directe de Julien Dray, député de l’Essonne (91), vice-président du Conseil Général chargé de…la jeunesse et porte-parole du PS. J. Dray, faut-il le rappeler, est un transfuge de la LCR (mais on dit bien ‘LCR un jour, LCR toujours’), avant de devenir lui-même secrétaire général de…l’UNEF.

- Entre les mains du PS, toujours, mais tendance Strauss-Kahn
La présidente de la Confédération étudiante (CE), Julie Coudry, a moins bien supporté la tutelle des ‘grands frères’, que P’tit Bruno, mais n’a pas réussi à s’émanciper. La CFDT l’a recueillie et DSK l’a reconnue, avec l’accord du papa artiste et de maman conseillère principale d’éducation (CPE).

- Et la tendance Marie-SEGOlène Royal ? C’est pour bientôt !

- Entre les mains du PC
L’UNL est la chose de la CGT, donc du PC. Karl Stoeckel reçoit ses ordres directement de Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, mais a reçu de son père allemand et de sa mère malaise une formation selon la pédagogie de Rudolf Steiner. Son frère, quant à lui, s’est orienté vers l’anarchisme. Le jeune Karl a donc été conçu et programmé pour l’action révolutionnaire.

-Entre les mains de l’UDF, pendant un temps
François Bayrou, docte ex-ministre et puant prétendant à la présidence de la République, ne pouvait pas ne pas avoir un syndicat à sa dévotion : ce fut la FAGE, une association.
Mais çà n’a pas duré. Comment les étudiants ont pu se passer de lui, je l’ignore. C’est Jean-François Martins qui est à leur tête.

Par conséquent, on ne devient pas président d’un syndicat lycéen ou étudiant pour d’hypothétiques qualités personnelles : c’est une affaire de famille ou bien on se coopte. Certains pensent qu’on se reproduit entre soi. En somme, ce n’est pas encore là, à gauche, que vous trouverez une illustration de la démocratie…
Les lycées et facultés sont les éprouvettes où sont artificiellement fécondés des produits de manipulations politico-syndicales très peu démocratiques, car, si l’identité des donneurs est gardée quasiment secrète, ils ne sont pas des inconnus. Leurs meneurs sont les rejetons de familles de l’aristocratie militante, qui se succèdent souvent de père ou mère en fils ou fille, perpétuellement recomposées et ces organisations sont l’enjeu de rivalités syndicales et d’appétits politiques entre des parents en lutte permanente, voire en instance de divorce et parfois même séparés.
On n’oubliera pas qu’au départ du mouvement anti-CPE, ni la FIDL, ni la FAGE, ni la Confédération Etudiante n’avaient été associés : hégémonique, l’UNEF, qu’allez-vous imaginer ?
En revanche, l’UNL était acceptée par l’UNEF: ce qui montre, si besoin, de quel côté penche l’Unef, et il serait donc probablement malveillant de parler de favoritisme à propos du petit dernier du PC.
Leurs manifestations sont nécessaires au développement des syndicats étudiants, comme elles le sont à la promotion des hommes politiques.
La FIDL est née en 1987 à la suite de la mobilisation de 1986 contre le projet Devaquet, mais a végété jusqu’en 2005.
L’UNL fut créée par Michaël Delafosse en 1994 à la suite des manifestations contre le CIP, et compte 5 000 adhérents à la suite des manifestations lycéennes du printemps contre la loi sur l'école.
Un nouveau syndicat pourrait bien apparaître à la suite des manifs anti-CPE, à moins qu’une énième scission ne s’opère.
Elles permettent aussi de renflouer les caisses parfois très déficitaires. Pourtant, ce sont les contribuables, et non les fauteurs de troubles, qui paient la casse anti-CPE.
Tous les syndicats et partis politiques ont leurs réseaux étudiants qu’ils téléguident davantage en fonction de leurs propres intérêts que de ceux des étudiants.
Strauss-Kahn et Bayrou sont candidats à la présidence.
Dray et Thibault travaillent en sous-main, soit pour Marie-SEGOlène, soit pour la camarade Buffet.

Au total, la contestation étudiante orchestrée par les 12 organisations aura permis au PS de meubler en attendant de combler le vide de son programme et à l’ensemble de la gauche de s’unir en attendant de se désunir.
Et les étudiants dans tout çà ?

mardi 18 avril 2006

CPE -26-Le balai à la main, les étudiants reprennent possession de la fac de Nantes.
L'occupation de la fac (J.M. Ayrault, maire PS et porte-voix du compagnon de la candidate providentielle du PS) a pris fin dans la nuit de lundi à mardi: la moitié de la quinzaine de marginaux qui y dormaient a été évacuée par les vigiles de l'université à 03h00, l'autre est partie d'elle-même avant 08h00.
Le balai à la main, une quinzaine d'étudiantes (pas féministes ?), motivées mais amères, ont aidé mardi matin les employés de l'université de Nantes à effacer les traces de ce qui était depuis le 7 février et jusqu'à lundi le QG des partisans les plus radicaux du blocus.
Les plafonds sont défoncés et les murs maculés de tags, qui proclament "Je bloque des gens et je suis content", "La meilleure façon de voter, c'est de ramasser les pavés et de leur balancer!". Sur le tableau est encore écrit: "Si tu sais faire un gâteau, tu sais faire une bombe".
"Je suis arrivée avec des amies à 08h00 ce matin et quand on a vu le bordel, on a décidé de filer un coup de main (Ni Pute Ni Soumise aurait refusé les tâches avilissantes ?). C'est un peu écoeurant de voir notre fac dans cet état", explique Marie-Eugénie, 20 ans. "C'est ahurissant!", réagit Camille, étudiant en sociologie, en constatant que les extincteurs ont été vidés et les issues de secours bloquées. Responsables, mais pas coupables…
Dans les salles à peu près épargnées des étages supérieurs, les premiers cours reprennent peu à peu en Lettres, Langues et Sciences Humaines, où sont inscrits 11.200 étudiants.
François Resche, le président de l'université, évalue que les réparations coûteront entre 40.000 et 50.000 euros. "On va profiter des vacances scolaires pour tout nettoyer à fond", assure-t-il.
Et les anarcho-trotskistes comptent sur les bourgeois pour payer…Sauf que les Français ne sont pas tous des nantis ! Vont-ils faire payer les casseurs ?

Fin de l'occupation des locaux de La Tribune
La centaine de manifestants qui avaient envahi mardi vers 17H00 les locaux du journal économique La Tribune, dans le quartier de la Bourse à Paris, pour empêcher la sortie du numéro de mercredi, ont quitté les lieux vers 19H00, a déclaré la rédaction.
Les manifestants ont collé sur les fenêtres du journal des dizaines d'affichettes proclamant "La Tribune est à nous", ou demandant le retrait du CNE, de la loi sur l'Egalité des chances, et encore la démission du gouvernement.
Ils affirmaient être "200 étudiants, chômeurs, précaires, intermittents, lycéens", qui auraient choisi d'occuper La Tribune parce que c'est un journal où "on échafaude les mesures et on fabrique l'ambiance mentale qui naturalise inégalités et violence sociales".
La police est intervenue pour les inviter à quitter les lieux.
Nous vivons dans une France d’envahisseurs, casseurs, pilleurs. Qui allez-vous envahir demain matin ? Moi, j’hésite entre une crèche et l’Académie Française : facile, ils sont faibles et sans défense! Remarquez, on pourrait aussi se solidariser avec France-Soir : on leur doit bien çà ! En fait, on a l’embarras du choix…

CPE: syndicats "plus forts" selon Thibault.
Le Medef n'a pas "pris conscience" que la contestation contre le CPE a "changé la donne", commente Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, au moment où l’organisation patronale adresse une lettre aux syndicats pour discuter "de flexibilité et de séparabilité".
Plus que jamais ouverte au dialogue, la CGT ?

Par ailleurs, le secrétaire général de la CGT affirme ne pas être "certain que ce soit avec la poursuite des mêmes formes d'actions (que ces dernières semaines)" que les partisans d'un retrait de l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances "seront entendus […] A nous de tirer avantage de ce mouvement pour obtenir de vrais changements sur les garanties et les droits sociaux dans notre pays", a-t-il ajouté.
La CGT passe maintenant ses consignes directement dans les médias.
Le mouvement anti-CPE est né spontanément et s’est développé au moment opportun des élections à la CGT, où les mandats sont pourtant renouvelables à l’infini. La CGT n’a pensé qu’à l’intérêt des étudiants : les benêts, on les a bien eus !

CNE: 410.000 intentions d'embauche
Créé en août, le CNE est un CDI réservé aux entreprises de 20 salariés maximum, doté d'une période "de consolidation" de 2 ans durant laquelle le salarié peut être licencié sans justification.
Un CDI ? C’est pas bon du tout çà. Comme il l’a dit Bernard : "A nous de tirer avantage de ce mouvement pour obtenir de vrais changements sur les garanties et les droits sociaux dans notre pays". Les jeunes doivent pouvoir choisir leurs patrons et les renvoyer sans explications !

Quelque 410.000 intentions de recrutement en CNE (Contrat nouvelle embauche) ont été comptabilisées depuis septembre, dont 52.000 intentions d'embauche en mars, selon l'estimation provisoire de l'Agence centrale des Organismes de Sécurité sociale (Acoss) parue mardi.
52.000 intentions… Bof ! Moi, de toute façon, je préférais les emplois-jeunes de Jospin. C’était tellement formateur et çà débouchait sur…RIEN. Mais çà venait de la gauche, alors c’était mieux. Obligé !

dimanche 16 avril 2006

Jean Lassalle et le traitement de son action dans la presse.
En ce jour de Pâques, plusieurs manières de faire don de sa personne viennent à l’esprit, si jamais l’idée effleure certains: le Christ, en premier lieu et c’est pour de bon. Mais aussi Marie-Ségolène Royal: et alors là on sombre brutalement dans le grotesque.
En revanche, nous devons rendre hommage, à Jean Lassalle, député UDF, qui a fait 5 semaines de grève de la faim, jusqu’à être hospitalisé d'urgence, le 14 avril, pour empêcher une délocalisation dans les Pyrénées-Atlantiques d'une usine du groupe japonais Toyal Europ, qui emploie 150 salariés dans la vallée d'Aspe située dans son département. Que sont 5 semaines de grève individuelle contre 8 d’un collectif de teuffeurs étudiants ?
Qu’un élu fasse preuve d’abnégation laisse le monde pantois, mais devrait remotiver les Français qui pensent avoir des raisons de ne plus croire en rien, et en premier lieu en leurs représentants. Les jeunes et le monde politique en auront-ils pris de la graine ? Chacun interprétera selon ses orientations personnelles.

La majorité parlementaire n’a certainement pas reçu cette leçon de courage : quand on vote une loi pour se renier ensuite, on ne peut pas comprendre.

Ailleurs, les préjugés de la presse s’étalent sous nos yeux, dans la prose du directeur de la rédaction de Libération, A. de Gaudemar, qui y détecte finement «l'impuissance du monde politique à trouver des solutions à des problèmes échappant à la sphère classique notamment lorsqu'il s'agit d'enjeux économiques à dimension internationale.» Quoi qu’il arrive, toujours les mêmes schémas paresseux de pensée d’un altermondialiste obnubilé: le malheureux peut chaque matin à jeun vous pondre des pages sur ce thème rebattu. C’est vendeur et ça ne coûte rien. Du style perspicace et innovant:« Le plus souvent, ce sont les citoyens de base, agriculteurs, ouvriers ou employés, qui subissent cette tyrannie de la mondialisation. » Le plumitif bien pensant est cohérent avec lui-même -parfois aussi avec les siens- et en rajoute : « ils n'ont aucun pouvoir, [et] sont obligés de recourir à des actes plus radicaux, violents ou non violents, qui échappent aux formes d'action traditionnelles ». Ce Monsieur de Gaudemar, qui a pourtant la plume radicale, en reste baba(-cool), mais ne craint donc pas de justifier la violence depuis son bureau. Risquerait-il sa pauvre vie pour ‘ses’ idées (si jamais) et une cause révolutionnaire amie ? Il est clair qu’il a subi, sans analyse, l’enseignement des professeurs FSU et LCR formés à la doctrine dominante marxiste de l’Université française et n’a plus évolué.
Le petit monsieur n’aime pas être dépassé par plus radical et, qui plus est,… sur sa droite: « Jean Lassalle n'a pas seulement assuré une publicité maximale (le ton est un tantinet dépréciatif, non ?) à sa révolte et à sa détresse. (On apprend que toute révolte n’est pas bonne : la lutte contre les multinationales appartient à la gauche !). Son geste est devenu un grave acte d'accusation contre la faiblesse du système auquel lui-même appartient." (Et reprise de la rengaine, en détournant du sujet qu’on n’a pas su défendre : CPE oblige…) Ce directeur intello-bobo s’exonère à nouveau ‘lui-même’, et son canard n’appartient donc plus au monde politico-médiatique: responsable, mais pas coupable, comme d’hab… Jean Lassalle, déjà oublié !

Plus que la politique, ce sont les médias qui sont en cause, tant leur influence est grande et leurs objectifs partisans. Les Pyrénées sont éloignées du microcosme gauchiste. Le député kamikaze n’est ni palestinien, ni de la gauche grand teint. Hélas, les bonnes causes ne sont pas nécessairement celles qui conviennent à la presse militante.
Le Dauphiné Libéré souligne que: « le christique élu au béret basque ne méritait pas la course à la récupération dont sa lutte a fait l'objet. » et Le Journal de la Haute Marne se lamente « …le spectaculaire (la pub, selon notre Antoine cité plus haut) devient le passage obligé de l'efficacité. La contestation de masse contre le CPE avait fait reculer le pouvoir sur une loi dûment votée. Une grève de la faim, peut-être légitime eu égard aux attentes d'une population spécifique, vient maintenant de faire mordre la poussière à un groupe international. (imagerie éculée, mais inusable de la lutte du pot de terre contre le pot de terre.) Qu'il s'agisse de l'insertion des jeunes dans le monde du travail ou de la saine articulation de la France avec un monde en plein bouleversement économique, notre pays ne paraît pas vraiment comprendre ce qui se passe. (Quant à la gauche réac ? Et les avantages acquis?) On peut incriminer la classe politique, mais ce serait trop facile. (C’est pourtant ce que l’opposition développe !) Il y a plus globalement toute une élite qui est en train de dévisser. » Mais l’Antoine n’appartient à aucune élite et s’accroche à la doctrine de son adolescence: il va continuer à nous servir sa soupe réchauffée.

Les exégètes patentés se sont longtemps désintéressés de l’action désintéressée de ce représentant du peuple et pointent maintenant du doigt une médiatisation excessive ! Mais qui est responsable ?? Nous avons pu observer que nos braves journalistes s’y sont finalement collés, tant il est vrai qu’ils n’ont de convictions que les plus colportées, mais dont aucune ne justifierait le sacrifice de leurs vies. Ceux qui ne prétendent même pas penser personnellement, mais tentent de nous dicter ce qu’il est juste de croire, découvrent que d’autres existent et agissent sans eux.

Politiquement, La République des Pyrénées note que : « on peut voir aussi dans ce genre d'issues, le même symptôme regrettable d'un écrasement des procédures négociées de réglement des conflits. (Exit les syndicats ? Mais où va-t-on ?)°Rien n'avance tant qu'une affaire n'a pas produit des images de violence collective -effectivement racoleuse- (ou de souffrance individuelle) -et ça ne vaut la une, faute de mieux- qui lui donne droit de cité à la télé. [...] Toute crise doit être portée au paroxysme avant d'être prise en considération.(...)" Auto-critique ? Justification implicite de la violence ? Incitation ??

Le problème est que, si la cause est juste, la méthode est contestable. La Liberté de l’Est s’interroge : « La grève de la faim fait-elle partie de l'arsenal mis à la disposition d'un élu du peuple? (Réaction conventionnelle ?) On veut croire que non et que le parlementaire a d'autres moyens pour défendre ses dossiers. (...) Il serait affligeant que cette stratégie, que Le Figaro qualifiait avec justesse de "marketing politique du désespoir", fasse école. »
Outre qu’elle a été dans l’incapacité de s’adapter à ce cas inconnu dans le petit livre de la révolution permanente et non enseigné à l’ESJ, il reste que la presse démontre encore en la circonstance qu’elle se complaît dans le dénigrement et la haine ordinaires. Trop de journalistes nous font honte en passant à côté d’une occasion de valoriser le courage d’un représentant d’un système qu’ils préfèrent décrier à propos de tout et de rien. Multinationales, globalisation, etc, etc…
Il ne faut pas, en outre, manquer de respect aux jeunes…, mais ricaner du courage d’un élu de 50 ans, c’est permis dans la presse, au nom du civisme et… de la citoyenneté ! Le détournement qui est fait par la plupart des médias de l’action de cet élu est indigne de l’homme qu’est Jean Lassalle.

samedi 15 avril 2006

Le crise du CPE n’est qu’une machination politique.
Pour le PS, le13 avril, la question du maintien de Villepin se pose."Je regardais hier sur les bancs de l’Assemblée nationale (...) la tête de M. de Villepin et je me demandais s’il n’avait pas déjà la tête de quelqu’un qui s’apprêtait à partir", a dit Julien Dray, le manipulateur de l’UNEF, invité de l’émission Questions d’Info, comme par hasard, sur Radio-France.
Délit de faciès ? St-Just-Montebourg n’est pas loin : les têtes vont tomber.

Julien Dray a estimé que la décision du gouvernement de surseoir à des mesures d’interdiction de fumer dans les lieux publics illustrait le "vrai problème qui est posé désormais".
Julien Dray aimerait-il qu’on interdise ?? Que le PS le garde à son poste de porte-parole est révélateur de l’état d’esprit général et de l’abaissement du niveau de la démocratie au sein du PS.
"On a un Premier ministre qui est très affaibli et qui a un problème d’autorité. Et la vraie question qu’on se pose c’est : peut-il encore rester à Matignon et peut-il diriger le pays encore pendant 11 mois (jusqu’à l’élection présidentielle de 2007), ce qui est très long ?", a-t-il insisté.
Le PS envoie son ballon sonde. Tout à coup, il regrette que le pouvoir ne soit pas assez autoritaire : le PS atteint des sommets dans l’impudeur et qu’il croie pouvoir dire tout et son contraire est significatif du mépris qu’il a du peuple français.
Il a cependant estimé qu’il serait "trop facile" de dire que la crise du CPE était "la faute à M. de Villepin" car "tout le gouvernement et toute l’UMP (ont) voté le CPE".
Voici le retour de la Terreur. Dray réclame des charrettes.

Ainsi, le PS met bas les masques : voilà le vrai visage de la gauche démocratique et républicaine (ex: le PCR…)
Espérons que les lâches vont avoir un sursaut d’honneur et dire à ce triste sire à quel point il est sinistre.
C’est clair : la crise du CPE est la tentative de coup d’état des battus amers aux élections.

jeudi 13 avril 2006

CPE -25- La tension monte dans les facs de Rennes et Nantes..
Rennes 2
En raison du climat de tension qui règne entre étudiants pro et anti-blocage, "Je déclare l'université fermée jusqu'à nouvel ordre", a déclaré ce matin le président de Rennes 2, bastion anti-CPE, à plusieurs centaines d'étudiants réunis aux portes bloquées par des pro-blocage, .
En effet, les étudiants avaient voté lundi soir pour la levée du blocage, qui paralysait l'université des Lettres et Sciences humaines depuis le 7 février, mais une nouvelle assemblée, organisée mercredi soir, s'est terminée dans la confusion. Les étudiants grévistes ont organisé un vote à main levée et affirmé qu'il appelait à la reprise du blocage.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, des étudiants grévistes se sont introduits par effraction dans les locaux pour en bloquer les accès, a précisé le secrétaire général de l'université.
Le président a déclaré ce vote illégitime et exigé soit un vote à bulletin secret, soit la reconnaissance du vote organisé lundi.

Nantes
Mercredi entre 500 à 600 étudiants pro-blocus réunis en assemblée générale avaient décidé à la majorité au nom de la "défense de la démocratie" d'empêcher la tenue du vote de ce jeudi "qui ne reconnaît pas la légitimité de l'assemblée générale de lundi", ont-ils expliqué.
Ce matin jeudi quelque 150 étudiants pro-blocage de l'université de Nantes ont empêché plusieurs centaines d'étudiants de voter au référendum organisé par la présidence de l'université sur la reprise des cours, a constaté un journaliste de l'AFP. Lundi, le président de l'université a plusieurs fois appelé, en vain, les étudiants à reprendre les cours, avant d’annoncer mardi soir qu’il ne validerait pas les années et les diplômes des étudiants s'ils ne reprenaient pas les cours et qu’un référendum serait organisé ce jeudi sur la reprise des cours.

Toulouse 2
Quelque 500 étudiants réunis en assemblée générale à l'université Toulouse 2 ont voté à main levée à une large majorité la poursuite du blocage jusqu'à la prochaine AG qui doit se tenir ce midi.

Aix-Marseille
Les étudiants de la faculté de lettres de l'Université d'Aix-Marseille I, bloquée depuis le 1er mars, se sont eux aussi prononcés mercredi en faveur de la poursuite du blocage jusqu'au 2 mai, date de fin des vacances universitaires.
Le résultat du vote a provoqué "la colère des anti-blocage" qui ont essayé de "débloquer par la force l'accès au bâtiment en jetant des chaises.
Au même moment, à la faculté des sciences Saint-Charles de Marseille qui dépend aussi d'Aix-Marseille I, les étudiants ont décidé à "une immense majorité", au terme d'une assemblée générale, de lever le blocage.

Paris
Les murs anti-émeutes encerclant la Sorbonne (6ème) depuis quatre semaines ont été levés la nuit dernière et l'accès à la place conduisant à l'université était libre ce matin. L'université elle-même ne rouvrira ses portes que le 24 avril, à la fin des vacances scolaires.

Les forcénés voulaient le dialogue et le retrait du CPE. Ils l’ont eu.
Le blocage continue…
Qui dirige le mouvement contestataire ? Les organisations étudiantes ne maîtrisent plus rien : elles sont débordées par leurs alliés les plus extrêmistes qui pendant un temps leur ont rendu service…Que vaut la parole de l’UNEF, de la FIDL et de l’UNL? Et la Coordination Etudiante, que cherche-t-elle ?

Le pays a compris que leurs intentions sont inavouables. Les étudiants réalisent qu’ils ont été trompés et manipulés, comme les syndicats ont été instrumentalisés par la bande des quatre : Dray, Emmanuelli, Montebourg et Mélanchon.

Les candidats déclarés à la présidence –telle Marie-Ségolène Royal– ont-ils appelé au respect de la loi ? Le secrétaire général du PS n’encourage-t-il pas l’illégalité par son silence? Et la camarade Buffet, que connaît-elle de la démocratie ?
Qui votera pour ce type d’irresponsables ?

mercredi 12 avril 2006

CPE -24- Les députés adoptent le texte de loi remplaçant le CPE.
Sans surprise, les députés ont adopté la proposition de loi UMP , par 151 voix pour et 93 contre (l’UMP et l’UDF de Bayrou ont voté pour).
Ce texte se substitue à l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances, article qui créait le CPE, à l’origine de plus de deux mois de crise sociale et de manifestations. Il remplace le CPE et porte sur "l’accès des jeunes à la vie active en entreprise".
Après son examen au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté par le Parlement jeudi soir, conformément aux souhaits des opposants au CPE qui souhaitaient aller vite sur ce dossier : après avoir reproché au gouvernement d’aller trop vite…. Le texte prévoit la mise en place d’un dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté.

Le groupe PS et le groupe communiste et républicain (PCR) ont cependant voté contre.
On ne les changera pas !
Ce sont des propositions passéistes qui ne donnent jamais aucun résultat", a estimé pour sa part Maxime Gremetz (PCR).
Il en connaît un rayon sur le sujet, le ravi stalinien.

Le premier article du texte détaille le dispositif dont le coût est estimé à 150 millions d’euros pour 2006 et le double pour l’année prochaine, soit 450 millions, sur deux ans.
1- Il prévoit une aide à tout employeur qui embauche en contrat à durée indéterminée (CDI) un jeune de 16 à 25 ans faiblement qualifié
ou résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS)
ou titulaire d’un contrat d’insertion dans la vie sociale (CIVIS).
Cette aide est en fait l’extension à tous ces jeunes du dispositif du soutien à l’emploi des jeunes en entreprise (SEJE), appelé aussi "contrat jeune en entreprise", qui était réservé à certaines catégories de jeunes de 16 à 25 ans.

2- Un décret fixera le montant de cette aide qui devrait être de 400 euros par mois la première année et 200 euros par mois la deuxième année.

3- Enfin, la proposition de loi prévoit la mise en place d’un accompagnement personnalisé via le CIVIS. Un référent devra faire au jeune en difficulté des propositions (emploi, formation, action spécifique en cas de difficultés particulières d’insertion ou bien encore assistance renforcée dans la recherche d’un emploi ou à la création d’entreprise).

C'est parfait, mais pour les jeunes qui ne sont pas en difficulté, ce sera plus dure...

Retour progressif à la normale dans les universités.
La tendance était mercredi au retour à la normale dans les universités, l'appel de Jacques Chirac à la reprise des cours intervenant dans une situation déjà presque stabilisée.

De multiples universités, parfois bastion de la contestation comme les trois universités de Grenoble et Nancy II, bloquées à des degrés divers depuis cinq semaines, ont encore voté mercredi la reprise des cours. C'est le cas à Caen (plus de quatre semaines), Perpignan (plus de trois semaines), mais aussi Toulon ou Arras.

D'autres en revanche résistent toujours (Tours, Toulouse II et III, Brest, La Havre, Nice ou encore Lille III...) mais, dans beaucoup de cas, des référendums à bulletins secrets (Nantes, Montpellier II et III...) doivent être organisés mercredi et jeudi pour déterminer la poursuite du mouvement.
Au total, 17 universités étaient encore perturbées et 2 totalement bloquées, selon le ministère de l'Education nationale, sur 62 qui ne sont pas en vacances. La conférence des présidents d'université a estimé mardi que l'organisation des examens était "gérable à peu près partout".

Dans les lycées, la situation était presque normale, avec une trentaine d'établissements perturbés sur 3.500 lycées pas encore en vacances. Quelques irréductibles ont cependant prolongé leurs actions.

Un dépôt de camion-poubelle a été bloqué à Nantes (maire Ayrault, PS), un centre de tri postal près de Dijon (PS) a été momentanément bloqué, puis ses entrées filtrées, derrière une banderole affirmant qu'"il ne suffit pas d'un retrait pour avoir la paix".
A Toulouse, plusieurs dizaines d'étudiants ont organisé une opération métro gratuit dans deux stations de la ville.
Quelques étudiants et squatters ont monté un village d'une dizaine de tentes sur le campus de Rennes II, université emblématique, car la première à avoir voté la grève le 7 février, et occupé certains locaux, alors que les cours ont repris mercredi matin.

Les activistes n'ont jamais été représentatifs de la majorité: on le voit bien à Nantes ou Rennes.