POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

vendredi 31 mai 2019

La sociologie du vote Macron est de plus en plus minoritaire, observe le sociologue Arnaud Benedetti

Macron se réfugie derrière une apparente réussite, mais la réalité le rattrape 

Pour Arnaud Benedetti, le camp de la majorité aurait tort de crier victoire trop vite

Professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne et rédacteur en chef de la revue politique et parlementairece communicant et observateur attentif de la vie politique note que si LREM confirme qu’elle possède une base électorale solide, elle se resserre néanmoins sur une couche sociale élitiste et peu rassembleuse.

FigaroVox- Arithmétiquement, Emmanuel Macron n’a pas gagné les élections ce dimanche. Pourtant, sa stratégie semble victorieuse?

Arnaud Benedetti.- L’essentiel pour Emmanuel Macron était de ne pas perdre la face. Le faible écart entre le RN et LREM lui assure cet objectif. Il ne gagne pas certes, mais il ne perd pas vraiment. La victoire du RN apparaît en soi peu signifiante, puisqu’elle ne sidère pas les professionnels de l’exégèse politique. Or, la sidération est un facteur-clef de la nature d’un événement. Macron attache, quoi qu’il en dise, une importance aux commentateurs politiques, car il sait qu’ils participent pour une part à la construction de la perception de la situation politique. Ils sont en deuxième rideau, à tort sans doute au demeurant, des «juges de paix» de la représentation politique... après les électeurs. Le storytelling, dans ces conditions, peut perdurer. Le récit communicant suscité par cet échec - Macron avait fait symboliquement de la défaite du RN l’un des enjeux de la consultation - permet d’occulter «ce qui ne se voit pas», pour reprendre la distinction de l’économiste Frédéric Bastiat, au profit de «ce qui se voit». 
Qu’est ce qui se voit? La résistance du socle électoral des marcheurs... Ce qui ne se voit pas? Le fait que le RN ait ["a", puisque c'est une réalité arithmétique] gagné 1 million de voix par rapport à 2014, qu’il soit en tête dans 76 départements, que Macron soit [est] confronté à 8 électeurs sur 10 après deux ans de mandat opposés à sa politique, à sa majorité, à son style aussi... L’effet d’optique irradie l’impression immédiate et dissimule la sociologie politique profonde du scrutin qui est loin de jouer en faveur du pouvoir.

Au-delà de la com’, il semble qu’il y ait une base électorale solide derrière LREM. Ce que de nombreux politologues avaient pourtant nié…
Peut-être comme jamais depuis la moitié du XIXe siècle, la société du haut ne s’était aussi savamment organisée pour assurer la protection de sa vision du monde.
Macron fédère une base sociologique motivée, politisée, consciente que, pour défendre ses intérêts, il faut qu’elle fasse bloc. Marx eut fait son miel analytique de cette séquence historique. Peut-être comme jamais depuis la moitié du XIXe siècle, la société du haut ne s’était aussi savamment organisée pour assurer la protection de sa vision du monde. Il a su récupérer la droite ordo-libérale, conformiste, paternaliste qui a volé à son secours lors de cette élection au détriment de François-Xavier Bellamy. Les scores des marcheurs dans les Hauts-de-Seine, dans les Yvelines, à Versailles entre autres sont autant d’illustrations de ce transfert de voix. Il faudra le vérifier, mais on peut penser qu’entre 2017, date de son élection et aujourd’hui 2019, le fonds électoral, plutôt centre-gauche, voire de gauche sociale-démocrate, a muté, se «droitisant» très certainement. Ce qui ne manquera pas de poser à terme la question des alliances pour Emmanuel Macron: le terreau de la gauche est durablement asséché, mais la zone de chalandise qu’il entend et peut occuper à droite sera l’objet d’une sévère concurrence, même s’il n’a pas renoncé à braconner à gauche .

Au RN, il s’agit maintenant de convertir l’essai en récupérant ce qu’il reste de l’électorat républicain. Pour Marine Le Pen, le «en même temps» doit-il commencer?
Marine Le Pen, comme Emmanuel Macron au demeurant, est confrontée à l’exercice de sa mue. Elle incarne moins l’expression identitaire de la droite nationale dont elle est issue que l’affirmation d’un néo-souverainisme. C’est sa force aujourd’hui dans un contexte où les enjeux de protection et de puissance sont soumis à la faillite du modèle de Maastricht. 
Pour autant, la bataille pour récupérer la droite républicaine est désormais ouverte. Comment? Sous quel format? OPA? Alliance à venir? Les questions se posent. Mais c’est un sujet essentiel. Pourra-t-elle rassurer cet électorat en déshérence, pas hostile à la construction européenne mais charnellement opposé à Macron, tout en conservant la dynamique idéologique qui fait aujourd’hui sa capacité d’attraction? Il faut qu’elle s’invente une nouvelle force de projection électorale, susceptible d’agréger des sensibilités et non pas de les incorporer. Mitterrand à gauche et Chirac à droite avaient su faire cela. On va mesurer maintenant l’aptitude de Marine le Pen à élargir son champ d’attraction, sa capacité à se transformer, à l’instar des deux anciens Présidents de la République, en animal tactique. Max Weber dit de l’entrepreneur politique qu’il lui faut de la «vista». Marine Le Pen est entrée dans une phase de post-dédiabolisation qui suppose de sa part désormais un sens tactique exceptionnel pour devenir une rivale crédible. Cela supposera encore des aménagements doctrinaux et une patience stratégique.
On va mesurer maintenant l’aptitude de Marine le Pen à élargir son champ d’attraction.

Les écologistes sont venus perturber la recomposition d’un nouveau duopole. Est-ce seulement un effet d’aubaine?
Ils ont bénéficié de deux facteurs: la tonalité très écologique donnée par le Président de la République à la campagne de LREM et le fait que l’élection européenne constitue pour les Verts un terrain de jeu électoral traditionnellement favorable. Mais ceci n’explique pas exhaustivement leur succès. 
D’autres déterminants se sont conjugués: l’éclatement de la gauche sociale-démocrate inapte à se restructurer, l’impasse stratégique de Jean-Luc Mélenchon dont l’analyse parfois fondée et talentueuse du malaise dans la démocratie est troublée par une personnalisation perçue comme excessive, voire troublante, dans une société médiatique qui distribue inégalement en fonction de ses propres systèmes de valeurs sa tolérance aux aspérités de tempérament... [Benedetti ne "calcule" même plus le PS-croupion à la remorque de Place publique menée par le dilettante Raphaël Glucksmann. Quant à Benoît Hamon et Génération.s, peut-être sont-ils quelque part dans son cerveau reptilien]. 
Les Verts ont manifestement bénéficié du crédit qu’on porte à ce qui s’impose chez eux comme une forme de constance et de cohérence doctrinale. Et de la socialisation des jeunes - les 18/25 ans ont majoritairement voté pour eux - pour lesquels la préoccupation environnementale fait office d’une éducation aussi sentimentale que civique, un romantisme de l’urgence, une injonction politique comme le fut le républicanisme sous la IIIe République. La communication massive autour des enjeux climatiques partout et tout le temps suscite des effets d’adhésion. Pour autant, le vote écologique en France demeure fragile, fugace, liquide. Un succès électoral peut alterner avec un désastre. Les Verts français n’ont pas la structuration des «Grünen» allemands. La culture gauchisante peut à tout moment les réduire à une peau de chagrin.

Comme spécialiste de la communication, il ne vous a pas échappé non plus que Laurent Wauquiez a beaucoup attiré l’œil médiatique sur lui dans la fin de la campagne. Quelles leçons doit-il tirer de cette défaite?
Il en tirera les leçons que les circonstances lui dicteront. Il ne peut bien évidemment s’exonérer de sa propre responsabilité, même si le procès en personnalisation me paraît très excessif, tout en étant de bonne guerre dans ce genre de situations. Wauquiez a hérité d’un parti qui a été ruiné politiquement par la présidentielle de 2017. Il a adopté une stratégie de copier-coller assez light [modérée?] des thèses du RN, mais à un moment où l’accaparement n’était plus possible - comme ce fut le cas en 2007 avec Nicolas Sarkozy. L’électorat de Marine Le Pen est épidermique quant à la question de la sincérité. Il juge avoir été trompé sous Sarkozy, tant sur le sujet migratoire que sur la question européenne. On ne lui refera pas les poches deux fois, si j’ose dire... 
Un autre élément a contribué sans doute à la fragilisation de la ligne Wauquiez: sa brutalité supposée. Cette dernière est mieux acceptée lorsque le rapport de force vous est favorable. On pardonne aux puissants par crainte, on n’a aucune indulgence pour ceux dont la position est loin d’être assurée. Machiavel est intemporel!

Arnaud Benedetti a publié "Le coup de com’ permanent" (éd. du Cerf) dans lequel il détaille les stratégies de communication d’Emmanuel Macron.

Européennes : le RN arrive premier dans les principales villes communistes

Le Parti Communiste Français a-t-il reçu le coupde grâce du Rassemblement National de Marine Le Pen ?  

Les bastions communistes se sont-ils rendus au Rassemblement national ?

Résultat de recherche d'images pour "Lenine mort"
Avec un réseau de 759 maires communistes et apparentés, 235 conseillers généraux, 2 397 maires adjoints, 6 596 conseillers municipaux, le PCF est la troisième force politique de France, en termes d'élus de proximité.

Sur les 404 communes de France métropolitaine de plus de 20.000 habitants, 37 de ces communes ont un ou une maire communiste ou apparenté. 67 % de ces communes sont en Ile-de-France, les autres se répartissent entre les départements des Bouches-du-Rhône (4), de l’Isère (3), de la Seine-Maritime (2), du Rhône (2) et du Cher (1). Ces 37 communes totalisent 1.595.151 habitants. 73 % d’entre elles sont gérées dans le cadre de majorités rassemblant les communistes, les Verts et les socialistes, ainsi que des citoyens issus de la société civile.
Toutes les "municipalités communistes" restent marquées par un très fort ancrage à gauche, mais aussi en zone urbaine dense par une abstention et une non inscription électorale plus fortes que la moyenne départementale et nationale.
Il y a les villes qui ont été liées à une histoire industrielle particulière comme Vénissieux, La Courneuve, Saint-Denis, d’autres sont issues d’anciens bassins miniers ou sidérurgiques. Elles sont aussi le produit des différentes vagues d’immigration : Bretons, Savoyards, Auvergnats, Polonais, Italiens, Espagnols, Maghrébins, Africains, Chinois… Or, dans les années 1980-2000, ces villes ont subi des mutations profondes de leur territoire, liées à une désindustrialisation brutale et violente. Moins que d'autres, elles ont su préserver leurs activités traditionnelles et ont cédé la place soit aux friches industrielles et au chômage et à la précarité de masse, en particulier chez les jeunes, soit aux PME-PMI de services.
Dans toutes ces communes, la gauche a été largement majoritaire au second tour de la présidentielle de 2017 et,  dans une part importante d’entre elles, la droite politique - hors Front national - obtient des résultats électoraux faibles. 

Plus de 3.300.000 citoyens vivent encore dans une commune gérée par un ou une maire communiste ou apparenté. Les départements zones de forces en matière de densité de d’implantation municipale du PCF sont : l’Aisne, l’Allier, les Bouches-du-Rhône, le Cher, la Corrèze, les Côtes-d’Armor, la Dordogne, le Gard, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, le Puy-de-Dôme, la Seine-Maritime, la Somme, la Haute-Vienne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

La perméabilité historique entre l'électorat communiste et l'électorat frontiste se confirme aux européennes de 2019

Résultat de recherche d'images pour "PCF mort"
Arles, Bouches-du-Rhône 

Six listes sur les 34 en lice recueillent plus de 5% des voix et, avec 4,67%, le PCF n'en est pas. Le Rassemblement national (32,41%), 'Renaissance', soutenue par la République en marche, les juppéistes et le MoDem, (16,37 %).

Dieppe, Seine-Maritime

Le PCF est en troisième position avec 9,67%, derrière le Rassemblement national avec 27,86% et la liste LREM-Modem (18,11%). 

Fontaine, Isère

Dans ce département, le nord a voté Rassemblement national et le sud, LREM.
A Fontaine, c'est la liste Prenez le pouvoir de Marine Le Pen qui a récolté le plus de voix avec 21,31% des suffrages exprimés. La liste d'alliance de LREM et de ses partenaires juppéistes d'Agir et du MoDem de Bayrou s'est classée deuxième en totalisant 17,95% des votes. Ensuite la liste Europe Ecologie arrive troisième avec un total de 15,91% des votes.

La Courneuve, Seine-Saint-Denis

C'est l'une des deux villes, avec l’Ile-saint-Denis, qui ont voté pour la France insoumise (LFI) en première place, avec 16,21% des suffrages exprimés. La liste RN s'est classée deuxième avec 15,49% des voix. Enfin la liste de la majorité présidentielle, renforcée d'Agir (juppéiste) et du MoDem (Bayrou) arrive troisième avec un total de 12,57% des voix. La participation de 32,17% est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Sept autres villes du département, qui constituaient avec d’autres la "ceinture rouge" de Paris, ont voté Europe Ecologie-Les Verts (dont Saint-Ouen, Montreuil, Pantin, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais). Ce département était un fief historique de la gauche. 

Sur les quarante villes qui composent la Seine-Saint-Denis, le RN est arrivé en première place dans 17 d’entre elles dont Bondy (17,1%), Clichy-sous-Bois (22,7%), Aulnay-sous-Bois (18,5%) ou Aubervilliers (16%).

Martigues, Bouches-du-Rhône

La liste de Marine Le Pen a reçu le plus de voix avec 30,99% des suffrages exprimés, devant la liste présidentielle qui se classe deuxième (14,76%). La liste communiste n'arrive que troisième avec un total de 12,14% des votes.

Sa voisine Port-de-Bouc a également cédé, mais de peu : RN 29,96% contre la liste communiste (Pour l'Europe des gens contre l'Europe de l'argent) qui s'est classée deuxième avec 29,61% des suffrages, suivie de LFI (11,02%), LREM, quatrième (7,92%), EELV (6,37%). La participation atteint 43,87%.

Vénissieux, Rhône

C'est la liste du Rassemblement national qui a rassemblé le plus de voix avec 22,02% des suffrages exprimés. La liste LREM, MoDem et Agir s'est classée deuxième avec 17,01% des voix. Enfin la liste EELV arrive troisième avec un total de 12,15% des voix.
La participation atteint 34,91%: elle est plus faible qu'au niveau national (51,3%).
Un phénomène remarquable dans l'ensemble des villes communistes, à l'exception de Martigues (51,45%, plus élevée qu'au niveau national (51,3%)..

jeudi 30 mai 2019

Marlène Schiappa dénonce les media qui remettent en cause sa version de l'"attaque" de son domicile

Les 'fake news' de plusieurs ministres posent le problème du rapport de l'exécutif à la vérité

Marlène Schiappa dénonce les media qui remettent en cause sa version de l'"attaque" de Gilets jaunes en pleine nuit devant son domicile  

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres menace tout ce qui bouge.
Elle a porté plainte pour des "menaces" de Gilets jaunes devant son domicile du Mans. 
Elle prévient également qu'elle "poursuivra" en justice "toute publication d'images" susceptible d'identifier son domicile.

Dans un long post publié jeudi 30 mai sur Facebook, Marlène Schiappa s'insurge contre la remise en cause des menaces subies par sa famille lors de l'irruption de Gilets jaunes en pleine nuit devant son domicile, au Mans (Sarthe).  "A quel moment notre société a renversé son système de valeurs au point de considérer que les victimes sont les coupables et les agresseurs des victimes ? A quel moment des personnes trouvent normal, excusable, pas grave ce qui s'est passé ?"

Une vidéo de Gilets jaunes démontre l'affabulation de Marlène Schiappa chahutée devant son domicile.
Lien PaSiDupes

Plusieurs media ont en effet publié des articles s'interrogeant sur les circonstances de l'incident et donnant la parole aux manifestants présents devant le domicile de la secrétaire d'Etat, alors que le doute plane sur sa présence sur place au moment des faits. Sommes-nous donc face à un faux-témoignage d'une citoyenne qui n'a pas vécu personnellement la scène ?


Violence et menaces de mort des Gilets jaunes chez Marlène Schiappa : que s’est-il passé ?

Voici le compte-rendu du journal lemonde.fr, le 29 mai 2019 à 07h49 :
"Plusieurs internautes et des « gilets jaunes » relaient une vidéo des manifestants présents devant le domicile de la secrétaire d’Etat dans la nuit de vendredi. Selon eux, elle aurait exagéré la violence des événements.
« Schiappa, on est venu te crever ! » Marlène Schiappa a raconté sur Facebook le 27 mai avoir été menacée par un groupe de « gilets jaunes » à son domicile du Mans (Sarthe). Selon la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, la scène s’est déroulée dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 mai, alors qu’elle se trouvait chez elle avec son époux et ses deux enfants.
La secrétaire d’Etat affirme que ces « gilets jaunes » se sont montrés extrêmement violents. Elle affirme avoir déposé plainte. Mais selon des témoins présents sur place et d’après une vidéo filmée le soir même, les accusations de Mme Schiappa seraient exagérées.

Que contient le témoignage de Marlène Schiappa ?

Elle s’est exprimée plusieurs fois sur ce qui lui est arrivé. Tout a commencé avec son post Facebook publié lundi. Dans ce long témoignage, Marlène Schiappa révèle que les événements « sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité ». La secrétaire d’Etat explique qu’elle se trouvait au Mans avec son mari, ses deux enfants et une amie de sa fille lorsqu’ils ont « été violemment tirés du lit par une quarantaine de “gilets jaunes” furieux », qui ont proféré des« slogans agressifs », des « menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison » et fait du bruit avec des « outils, sifflets, cornes de brumes » :

« Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant, car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes/fenêtres et « Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère. Après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste/antipolice/antiordre. »

Elle indique que son mari a tenté, en vain, de dialoguer avec ces personnes et ajoute qu’une « plainte est évidemment déposée », et que « cette violence chez elle, dans la maison familiale, là où elles dormaient paisiblement, est intolérable ».
Accoutumée a une forme de violence dans le débat public et aux menaces diverses et variées au quotidien, je n’en fais que rarement état publiquement. 


Je tiens cette fois à partager avec vous, les élections passées, les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité.

Nous dormions, mon mari, nos deux enfants, une amie de notre fille cadette venue pour le week-end, et moi-même chez nous, au Mans.

Peu avant une heure du matin, nous avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils sifflets cornes de brunes etc.
Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes / fenêtres et « Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère.
Après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / anti ordre.
Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente - mais sa simple présence les a fait reculer. 
Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait...
Ils sont finalement partis en jetant des pétards et en chantant.
Vous me direz, c’était festif pour eux.
Ça l’était moins pour nous. Je vous laisse imaginer l’état des petites filles de l’autre côté qui, pendant les chants « festifs », répétaient que les gilets jaunes disant sans cesse dans des manifs à la télé ou sur Facebook qu’ils vont tuer le gouvernement sont venus le week-end de la fête des mères mettre leurs menaces à exécution, tuer leur mère et envahir leur maison.
Une plainte est évidement déposée.
Je peux subir un certain nombre de choses avec résistance et résilience.
J’ai une ligne rouge.
On ne touche pas aux enfants. 
Cette violence chez elle, dans la maison familiale, là où elles dormaient paisiblement, est intolérable ! 
Une plainte étant en cours, je donne rendez-vous à ces « gilets jaunes » en pleine journée, sans leurs pétards et leurs outils, sans enfants à terroriser, dans la salle du tribunal pour répondre de leurs actes devant la justice. 
Merci à toutes celles et tous ceux, bien plus nombreux qu’eux, qui nous ont depuis adressé des mots de soutien qui nous font chaud au cœur, et ont partagé leur indignation face à la violence que rien, jamais, ne justifie.
Marlène Schiappa est revenue sur cet incident sur RMC et CNews. Sur le plateau des « Grandes Gueules » de RMC elle a évoqué la « furie » des « gilets jaunes » et la « violence inouïe ». Le soir même, dans l’émission « Punchline », sur CNews, elle a de nouveau accusé les manifestants d’avoir « tapé sur la porte, pour certains d’entre eux, dégradé les environs avec des tags et collé des affiches, et tout cela avec des menaces de mort répétées ».

Plusieurs élus politiques, dont la députée Yaël Braun-Pivet et le maire du Mans, Stéphane Le Foll, ont publiquement témoigné de leur soutien.





Des témoins tempèrent la version de la secrétaire d’Etat

Pour certains témoins de la scène, Marlène Schiappa a exagéré ce qu’il s’est passé. Le groupe Facebook « Gilets jaunes sarthois » a publié une lettre ouverte à l’attention de Marlène Schiappa, avec le récit de « gilets jaunes » présents sur place.
Le groupe réfute les accusations de violence. Ils affirment que la durée de l’incident était courte :
« L’intervention des “gilets jaunes” à votre domicile a duré 3 min 30. Durant ce temps, en effet, des pétards ont été lancés, des coups de sifflet et de corne ont retenti et des chants “gilets jaunes” ont été chantés. Une affiche A4 a été collée sur votre porte avec de l’eau (cette dégradation, comme vous la nommez, s’enlève avec une éponge humide). »
Le texte est accompagné d’une courte vidéo. Cette séquence filmée est également reprise sur Twitter par des internautes qui accusent Marlène Schiappa d’avoir menti.

Un autre témoignage a été publié dans l’édition sarthoise d’Ouest-France. Il contredit aussi les propos de Mme Schiappa : « Le post Facebook est truffé de mensonges et d’approximations », affirme l’un des « gilets jaunes » interrogé. « Il n’y a pas eu de menaces de mort, pas d’intrusion. On n’a frappé ni aux portes ni aux fenêtres. On n’a rien tagué. Des gens des renseignements généraux étaient derrière nous pendant toute la marche. Si on avait fait quelque chose de grave, ils l’auraient rapidement signalé », ajoute le manifestant. Contacté par Le Monde, l’administrateur de la page « Gilets jaunes sarthois » confirme cette version.

Agé d’une trentaine d’années, ce technicien du Mans a souhaité rester anonyme : « Cela n’a pas été violent, quelques noms d’oiseaux sont sortis, une affiche a été collée à l’eau sur sa porte et il y a eu des pétards. Et c’est resté là, ça n’a pas duré cinq minutes. Personne n’a crié de menaces de mort, aucun coup n’a été porté sur la porte ou les volets », soutient-il. « C’est regrettable, mais il n’y a pas eu mort d’homme non plus », dit-il au sujet des insultes entendues.

Dans Ouest-France, le sous-préfet de La Flèche, Jean-Michel Delvert, a déclaré qu’il n’y a pas eu d’intrusion dans la maison : « Absolument aucune tentative d’intrusion dans le domicile de la ministre n’a été constatée, ni aucune dégradation. »

Une vidéo diffusée en direct montre une séquence qui dure trois minutes
Mais c’est une vidéo diffusée en direct sur Facebook qui éclaire le plus sur ce qui s’est passé. D’une durée de trois heures, cette vidéo postée sur la page Facebook (supprimée depuis) anti-Macron « Direct 21 » suit « une manifestation nocturne » dans les rues du Mans le vendredi 24 mai au soir. La vidéo débute à 22 h 04, au départ du petit cortège d’une cinquantaine de personnes.

La séquence qui nous intéresse se situe deux heures plus tard. Il est plus de minuit. Le groupe de « gilets jaunes » se dirige dans une rue bien éclairée. L’individu qui filme, un certain Romuald, annonce :« Nous sommes devant la maison de Schiappa ! » Le cortège est réduit de moitié, environ vingt manifestants sont encore présents. Ils s’arrêtent devant une maison, et on entend distinctement plusieurs insultes : « salope », « collabo », « Gestapo ».


Le groupe fait beaucoup de bruit, il jette des pétards et scande des slogans anti-Macron. L’un des « gilets jaunes » colle ensuite une petite affiche sur la porte. C’est à ce moment-là que l’époux de Marlène Schiappa sort pour tenter de calmer les militants. En vain. Au bout d’une vingtaine de secondes, il regagne son domicile, et quelques minutes après, le groupe s’en va. Au total, la séquence aura duré environ trois minutes.

Les insultes et les nuisances sonores sont parfaitement audibles dans cette séquence. En revanche, il est impossible, avec cette seule vidéo, de prouver que ces « gilets jaunes » ont prononcé des menaces de mort ou frappé aux fenêtres. Contactée par Le Monde, la secrétaire d’Etat n’a pas souhaité s’exprimer.

Dans son texte, Marlène Schiappa pointe la responsabilité des media et des journalistes, citant nommément Edwy Plenel, fondateur de Mediapart. "A quel moment on se dit que la version des auteurs des faits est la version qui fait foi ?! A quel moment on ne pense pas que si l'on n'entend pas ce que dit mon mari, on n’entend pas non plus ce qu'on lui dit à cet endroit, plus loin du téléphone qui filme, et donc les menaces de mort que six témoins certifient formellement avoir entendues ?", s'interroge encore la femme politique.

Et la secrétaire d'Etat de poursuivre, toujours interrogative : "A quel moment Edwy Plenel estime pertinent de m'attaquer, de me traiter de menteuse (précisément de 'fake news avec un problème avec la vérité') sans rien condamner de l’action en question ? À quel moment s'interesse-t-il au cyberharcèlement en meute contre moi et ma famille qu'il sait pertinemment déclencher avec ce tweet mensonger ?" 

"Ca va, c'est cool, c'est pas grave, c'est normal ?"
Marlène Schiappa ajoute : "A quel moment on considère que hurler sous la fenêtre de la chambre d’enfants à 1 heure du matin 'salope collabo grosse salope sors de là' (version des 'gilets jaunes') agrémentés de jets de pétards et hurlements au point que des voisins appellent la police, ça va, c'est cool, c'est pas grave, c'est normal ?"

Enfin, la secrétaire d'Etat précise que ses avocats "poursuivront devant la justice toute publication portant atteinte à la vie privée ou à la sécurité" et elle dénonce "des gens partagent des vidéos de chez moi agrémentés d’appels aux violences", ainsi que celles et ceux pour qui "le sujet important traité c'est 'Est-ce que Schiappa a signalé ces contenus à Twitter ?'"

LIRE PaSiDupes :
La commère du gouvernement réclame "une brigade anti-discrimination pour alerter"
Le délire de persécution est une manifestation de la paranoïa.

mercredi 29 mai 2019

Après-européennes : Macron laisse General Electric licencier, après avoir retardé l'annonce

A Belfort, GE envisage la suppression de plus de 1.000 emplois en France

Avatar de la transition écologique :  le plan social touche principalement la branche turbines à gaz de l’entreprise américaine 


L'annonce avait été différée pour ne pas mettre en difficulté la liste ...Renaissance de Macron aux Européennes. 
Implanté dans le Territoire de Belfort, le géant américain General Electric (GE) a confirmé, mardi 28 mai, deux jours après le scrutin, son projet de suppression de plus de 1.000 postes en France. Au lendemain des élections européennes, Macron est rattrapé par son passé de ministre de l'Industrie, .

L’annonce, redoutée depuis des mois par les salariés, a été officialisée mardi matin par un communiqué du groupe : GE a présenté aux instances représentatives du personnel "des projets d’évolution de l’organisation de ses activités gaz et de ses fonctions support". Celles-ci, détaille-t-il, sont susceptibles d’ "entraîner un maximum de 1.044 réductions de postes", essentiellement sur les sites franc-comtois de Belfort et de Bourogne (Territoire de Belfort), ainsi qu’à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Résultat de recherche d'images pour "macron belfort"Le groupe américain avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom : le 4 novembre 2014, le ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, avait approuvé et autorisé l’investissement de General Electric dans Alstom.
Emmanuel MACRON autorise l’investissement de General Electric avec Alstom
Emmanuel MACRON, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a accordé aujourd’hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d’investissement en France avec Alstom et la constitution d’une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l’énergie.
Cette autorisation était une étape nécessaire. Elle a été délivrée sur la base du décret n°2014-479 du 14 mai 2014 sur les investissements étrangers soumis à autorisation préalable. Par ce décret, la France soumet l’acquisition d’entreprises nationales exerçant des activités stratégiques (défense nationale, transports, approvisionnement énergétique…) à l’engagement formel par l’acquéreur d’assurer la pérennité de ces activités, sous peine de sanctions. Elle vient clore un processus de six mois de discussions approfondies associant l’Etat (Agence des participations de l’Etat et Direction générale des entreprises, sous le pilotage du Ministre de l’Economie), GE, Alstom, mais aussi EDF et Areva qui sont les entreprises clientes d’Alstom. Les engagements pris par GE s’incarnent dans un ensemble de contrats signés respectivement avec l’Etat et les entreprises nationales concernées, dont les principes avaient été définis dans le protocole d’accord signé entre l’Etat, GE et Alstom le 21 juin dernier. Emmanuel MACRON s’est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l’Etat, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opération.
Le nouveau groupe Alstom, par le biais de cette transaction disposera de
tous les moyens pour développer un champion français et européen dans le secteur des transports. Ces différents accords et contrats, signés le 4 novembre par les parties prenantes, constituent un dispositif juridique solide et complet, qui protège pleinement les intérêts nationaux que le gouvernement a poursuivis dans ce dossier depuis le mois d’avril. Un mécanisme de suivi des engagements sera immédiatement mis en place pour s’assurer de leur respect dans la durée. Par ailleurs, le Ministre rappelle que les dispositifs de l’accord conclu entre l’Etat et le groupe Bouygues, qui porte notamment sur un prêt de titres et une série de promesses de vente de Bouygues au bénéfice de l’Etat, portant sur un volume de titres pouvant représenter jusqu’à 20% du capital d’Alstom, seront activés à compter de la réalisation complète des opérations entre Alstom et GE.

En septembre 2016, Macron maintenait toujours qu'il n'avait pas fait des "promesses intenables"
, contrairement à d'autres responsables politiques...:


L'Américain envisage désormais jusqu’à 792 suppressions de postes
dans l’entité gaz, et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé un porte-parole du groupe.

Aux abords du site de Belfort, 
les salariés se sont dit, la mine fermée,
 "abasourdis" et "assommés" par l’ampleur de l’annonce et sa "rapidité après les élections européennes".
"C’est une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté, et plus largement pour la filière énergie en France", ont fustigé dans un communiqué commun plusieurs élus locaux, parmi lesquels le maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, et la présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Insistant sur le timing de l’annonce, "au lendemain des élections européennes", ils ont sonné "la mobilisation générale" et prévenu : "nous ne lâcherons rien !"

VOIR et ENTENDRE
ce reportage mettant en cause le "développement des ...énergies renouvelables":


La "mort annoncée" du site

Au total, General Electric emploie à Belfort environ 4.300 personnes, dont 1.900 dans l’entité turbines à gaz visée par l’annonce et qui subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés : en France, l'entreprise se trouve en situation de surproduction. 
Il y a près de 6 ans, une commission travaillant pour le président Hollande conseillé par l’actuel président Macron engageait une course folle à la compétitivité, que poursuivit le conseiller devenu ministre, puis président : CICE, pacte de responsabilité, loi travail 1 (El Khomri), loi travail 2 (Pénicaud). Les statistiques du chômage et celles de la croissance sont venues démontrer le fiasco de leur politique de l'offre.
Pour GE, il s’agit "d’améliorer les performances opérationnelles et financières de ses activités gaz, de simplifier son organisation en adaptant ses fonctions support aux contraintes des divisions et ainsi retrouver le chemin d’une compétitivité durable".

Les procédures d’information-consultation auprès des organisations représentatives du personnel doivent s’ouvrir à la mi-juin. "Ces projets ne seront pas finalisés et aucune décision ne sera prise avant l’issue des procédures de consultation", insiste GE.
Même si salariés et élus redoutaient depuis plusieurs mois ces suppressions de postes, elles ont fait l’effet d’un électrochoc sur le site. C’est un "coup de tonnerre", a réagi sous couvert de l’anonymat un délégué syndical de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), à Belfort. "C’est la mort annoncée du site", a renchéri Dominique Thiriet, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) à GE Belfort, qui a fustigé l’absence de "volonté de General Electric de [le] faire vivre".

VOIR et ENTENDRE Juppé casser les genoux du ministre Macron sur le sujet d'Alstom, lorsqu'il avait encore des espoirs à l'UMP :


Indignation de l’intersyndicale

Pour le gouvernement, ces suppressions tombent au plus mal, dans un contexte social dégradé et avec d’autres déconvenues industrielles, comme la reprise chaotique de l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord), la fermeture annoncée de Ford à Blanquefort (Gironde) ou les difficultés de trésorerie du repreneur de Whirlpool choisi .

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait l’objet de "la plus grande vigilance de la part de l’Etat". Dans un "contexte économique difficile", Belfort "dispose d’atouts", mais il est "indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d’adapter l’outil industriel pour expertiser la faisabilité" des projets à l’étude, telle la "diversification dans le secteur aéronautique, dans l’hydrogène" ou dans "de nouvelles centrales nucléaires à l’international", avait-il, cependant, averti.

Fin mars, le ministre de l’Economie, Bruno
Le Maire, avait précisé qu’il entendait "étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l’emploi". Parmi ces pistes : puiser dans un fonds de 50 millions d’euros abondé par GE pour ne pas avoir respecté son engagement, pris après le rachat de la branche énergie d’Alstom, de créer un millier d’emplois net en France.

La semaine dernière
, B. Le Maire avait toutefois soulevé la colère de l’intersyndicale de GE Belfort, déclarant qu’
"aujourd’hui, [GE] a une empreinte très forte sur les turbines à gaz", secteur dans lequel ..."il n’y a pas de débouchés".

La responsabilité de Macron depuis 2014
Une responsabilité personnelle de Macron que ne manque pas de souligner sur son blog Jean-Pierre Chevènement, actuel sénateur du Territoire-de-Belfort :
"Je n’imagine pas que le Président de la République, que j’ai accompagné à Belfort en 2015 quand il était ministre de l’Economie et qui connait parfaitement bien le dossier Alstom, ne prenne pas aujourd’hui des initiatives d’abord pour rappeler à General Electric que le slogan 'America first !' ne saurait s’appliquer en violation des engagements pris", s'indigne l'ancien ministre.


"Etes-vous prêt vous aussi à vous battre à nos côtés ?", a demandé au gouvernement le député Michel Zumkeller (UDI) à l'Assemblée nationale mardi après-midi. Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron lui a répondu en promettant d'être "extrêmement vigilant":
"Le gouvernement est à l'oeuvre et les engagements qui avaient été pris par General Electric devront être tenus", a clamé le chef de l'Etat à l'issue d'un sommet informel de l'Union européenne, visant à contrecarrer la candidature de Weber.
De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est engagé à préserver "l'avenir industriel de Belfort". 
Des promesses qui ne suffisent pas à rassurer les salariés: "Le gouvernement fait rien pour nous aider, ils s'en foutent", gronde un salarié de l'usine.

A l'Elysée, la parole de l'ex-banquier est complètement démonétisée.
VOIR et ENTENDRE une synthèse du sujet mettant en cause Macron personnellement:

Le 18 mai 2017, Richard Ferrand, alors ministre de la Cohésion des Territoires, député du Finistère et secrétaire général d’En Marche!, affirmait sur Europe 1: "C'est le gouvernement de la promesse tenue !"

Sondage : Macron doit changer radicalemement sa politique

Une majorité de Français ne fait pas le lien entre politique intérieure et Union européenne

Les résultats des européennes traduisent les préférences des lobbies : presse, sondeurs et associations

audience4
Les hommes d'affaires Arnault (LVMH : Les Echos-Le Parisien, sondages Odoxa),
Vivendi (groupe Bolloré: groupe Canal+, dont C8 et CNews)
et Altice de Patrick Drahi (Libération, L'Express, BFM TV et RMC)
Car, les votants placent encore Macron en 2, malgré les mouvements sociaux et son impopularité.
En même temps, pour une majorité des Français interrogés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. 

Deux jours après les élections européennes, qui ont vu la liste Rassemblement national portée par Jordan Bardella l'emporter sur celle de LREM prise en mains par Macron, la sujet de l'orientation de la politique de Macron est sur la table. Or, dimanche, quelques minutes après les premières estimations, l'Elysée avait clamé le contraire, assurant vouloir "intensifier l'acte 2 du quinquennat", et qu'il n'y aura "pas de changement de cap."

92% des sondés estiment que Macron ne sort pas renforcé de ce scrutin 

Considérant la désaffection lente mais continue des Français pour les partis historiques, PCF, PS et UMP, et le caractère distinct du scrutin des européennes ( à la proportionnelle et à un seul tour, alors que les législatives et les présidentielles sont des scrutins majoritaires à deux tours), la deuxième place de la liste du parti présidentiel ne devrait pas affaiblir outre-mesure la position du président par défaut. Selon une enquête Elabe commandée par BFMTV, 48% des sondés estiment en effet que le président de la République ne sort "ni affaibli ni renforcé" des élections européennes. En revanche, ils sont 44% à penser que le locataire de l'Elysée en sort uniquement "affaibli" et 8% "renforcé".
Dans le détail, et assez logiquement, ce sont les électeurs de la coalition LREM, MoDem et juppéistes d'Agir qui veulent croire à 68% que Macron ne sort ni affaibli ni renversé. A l'inverse, les sympathisants Rassemblement national et France insoumise sont les plus libres de penser, pour 73 et 58% d'entre eux qu'il en sort affaibli... 

Maintenir le cap est-il tenable ? 

Pour une majorité des sondés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. Une volonté de changement qui n'est pas partagée par 31% des sondés qui estiment, quant à eux, que de simples aménagements sur certains aspects sont nécessaires, tandis que 11% jugent que le cap actuel doit être maintenu. 

Dans le détail, le changement est surtout voulu par les trois quarts des catégories sociales populaires et plus de 60% des catégories sociales moyennes. Ils sont également la moitié des retraités à avoir choisi cette option. 
A l'inverse, 38% des sondés issus des classes supérieures attendent des aménagements plus à la marge du "président des riches".

Politiquement, les divisions sont également notables. 
Ainsi, ils sont 82% des électeurs du Rassemblement national, 67% de la France insoumise, 53% pour LR, 53% pour EELV et 23% des abstentionnistes à vouloir un changement de cap significatif. Parmi les sondés plus favorables à de simples aménagements, ils sont 60% à être sympathisants LREM.
Le pouvoir d'achat en question 

Interrogés sur les suites à donner au quinquennat, les Français ont une vision assez claire du futur. Pour 53% d'entre eux, l'épineux sujet du pouvoir d'achat doit être pris à bras-le-corps par le gouvernement. Viennent ensuite la protection sociale (39%), le volet portant sur la fiscalité et les impôts (31%) et le système de santé (27%  des sondés).

D'autres thèmes ont également été abordés: le chômage (24%), l’immigration (23%), les dépenses publiques et la dette publique (23%) (thème le plus cité par les électeurs de la liste LREM-MoDem-Agir: 43%), la croissance économique (19%), la lutte contre le terrorisme (14%) et la place de la France en Europe et dans le monde (9%).

Seulement 4 Français sur 10 estiment que Macron mènera une politique plus écologique.

Classé en troisième position du scrutin métropolitain, la liste EELV portée par Yannick Jadot a récolté 13,47% des voix. Cette "vague" est typique des élections européennes, mais morcelée en plusieurs nuances de vert, en France et dans d'autres pays européens, dont l'Allemagne. Or, les scrutins précédents ont montré que la traduction nationale de ce vote vert européen n'est pas automatique et que le gouvernement français pourrait ne pas être contraint de renforcer ses propositions en matière de préservation de l'environnement.

Seuls 4 Français sur 10 estiment d'ailleurs que la majorité présidentielle mènera une politique plus écologique dans les mois à venir. Pire, seul un tiers d'entre eux pense que l’exécutif sera plus à l’écoute et un quart seulement qu’il sera plus rassembleur en la matière.

Logiquement, ce sont les sympathisants LREM qui, à plus de 80%, sont les plus confiants dans un tournant écologique du quinquennat. En revanche, les électeurs d'EELV, mais aussi du Parti socialiste, se veulent plus dubitatifs: respectivement 54 et 56% croient en une politique plus écologique.

Sondage mené sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 mai 2019.

Les entreprises de sondages sont-elles "scientifiques" et désintéressées ?


Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. 
Le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, est l’un des administrateurs de LVMH, en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS, dont est salarié un fils de Brigitte Macron. 
Notons au passage que Brigitte Macron a enseigné à l'école Franklin (lycée catholique privé Saint-Louis-de-Gonzague), haut lieu de l'éducation jésuite à Paris, par laquelle sont passés Jacques-Antoine Granjon (fondateur et PDG de vente-privee.com), Léa Salamé, journaliste et compagne de Raphaël Glucksmann (liste Place publique-PS aux européennes) ou Bruno Le Maire ou Bruno Ledoux, président du conseil de surveillance du journal Libération, Jean-Claude Meyer, banquier d'affaires et vice-chairman international de Rothschild & Cie où Macron - recruté par François Henrot, que Macron fera chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 2017 en tant que ministre de l'Economie et des finances) bras droit de David de Rothschild - l'a eu pour mentor (lequel est, en outre, conseiller financier de la Côte d'Ivoire, où Guillaume Soro est l'ami ivoirien d'Alexandre Benalla, également lobbyiste au Tchad), et François Villeroy de Galhau, conseiller européen du ministre des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy dans les années 90, ancien PDG de Cetelem, ex-directeur général délégué de BNP Paribas et actuel gouverneur de la Banque de France. Mais le plus intéressant ici c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild, comme Macron avec qui il a travaillé.
Et l'épouse du président a été professeur des enfants Arnault...

80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. 
Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Deux mois après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, alors que son programme était toujours attendu, Le Parisien clama que "Emmanuel Macron continue d'engranger des soutiens, principalement de personnalités de la société civile. Laurence Haïm [journaliste autodidacte et opportuniste, proche d'Hervé Chabalier, agence CAPA, ex-militant fondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire] et Jean Pisani-Ferry [socialiste, fils d'Edgard Pisani, instigateur de plusieurs mesures phares proposées par le candidat Macron, mais critique des politiques migratoires et sociales du président] figurent parmi les derniers arrivés dans l'équipe de campagne", ainsi que l'architecte Roland Castro, ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis UJC, mitterandien, soutien de Montebourg aux primaires socialistes, puis de Macron...

Elabe a été créé en avril 2015 par CSA dont il est une filiale. Or, l’unique actionnaire de 
CSA, depuis 2008, est Vincent Bolloré, .

Employeur de Sébastien Trogneux, fils de Brigitte Macron,
IPSOS est sous la coupe de François Pinault et Fidelity.