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vendredi 6 septembre 2019

Complotisme : François de Rugy accuse EELV de "vengeance politique"

L'ancien ministre de l'Ecologie de Macron verse dans la paranoïa 

L'ancien ministre réserve les preuves qu'il dit avoir à la publication d'un livre dans les mois qui viennent.

Résultat de recherche d'images pour "Rugy Cormand"Tout le monde lui en veut.
Un peu plus tôt, l'ancien ministre d'Etat en charge de la Transition écologique - second personnage du gouvernement Macron - avait accusé le parti écologiste d'être à l'origine des révélations qui ont provoqué sa démission dans le courant de l'été. 
"J'ai bien identifié, depuis, une vengeance politique, ça c'est très clair, de la part de mon ancien parti. Cela ne fait aucun doute", a dénoncé le renégat. 
Redevenu député, il assure également avoir identifié une vengeance "politico-syndicale liée à ce que j'ai fait à la fois à l'Assemblée nationale - où j'avais engagé une réforme de la fonction publique parlementaire - et également au ministère de la Transition écologique et solidaire, où j'avais engagé un certain nombre de changements, qui évidemment déplaisaient fortement et bousculaient un certain nombre d'intérêts bien établis."

L'ancien ministre menace d'ailleurs de revenir plus tard sur ses accusations "tranquillement, sereinement, mais avec beaucoup de détermination". 
Il a même assuré avoir des "preuves", mais il s'est refusé à les rendre publiques, les réservant à un livre qu'il publiera. "Ce n'est pas du tout un complot", "il n'y a pas quelqu'un qui tire toutes les ficelles dans l'ombre". 
En même temps, "il ne faut pas être naïf, tout cela n'est pas le fruit du hasard", a estimé François de Rugy.

L'ancien président de l'Assemblée, posé par Macron au perchoir, pointe aussi d'une "chasse à l'homme" 
Résultat de recherche d'images pour "Rugy Macron Philippe"
du cabinet de Matignon, indépendante de Mediapart : "Depuis le début du mandat, il y a des gens du cabinet du premier ministre qui me débinent et qui ont essayé de nous opposer. Quand j’étais président de l’Assemblée nationale, il y avait régulièrement des échos malveillants dans la presse, notamment dans Le Canard enchaîné, venant de Matignon."

Goullet de Rugy, l'homme parfait mal aimé

Résultat de recherche d'images pour "Rugy Cormand"
"Il est complètement en 'nervous breakdown'", observe le secrétaire national (polyglotte) d'EELV, David Cormand - pour dire que l'élu de Nantes a pété un cable -, commentant vendredi 6 septembre, les menaces de Rugy de se venger.
"On n'avait aucun moyen de savoir qu'il avait payé une partie de ses cotisations d'élu avec son IRFM", l'indemnité des parlementaires, se défendent les écologistes radicaux. 
"Nous venger de quoi ? Ça fait un moment qu'on est passés à autre chose. Bref, c'est quand même pathétique...", s'est-il exclamé. 

A l'origine de ces révélations, le site révolutionnaire trotskiste Mediapart est également ciblé.
Il "fonctionne à la fois avec de la mauvaise foi (...), de la malhonnêteté intellectuelle et des mensonges, lance Rugy. En effet la justice ne va pas juger de la mauvaise foi ou de la malhonnêteté intellectuelle, (...) elle va juger des mensonges" lors d'une audience le 9 octobre au tribunal correctionnel de Paris, a-t-il précisé.

L'arriviste  a aussi confirmé avoir remboursé trois dîners familiaux ou amicaux 
Image associée
- dîners privés sur fonds publics, à l'hôtel de Lassay, sa résidence administrative, recourant au personnel de l'Assemblée nationale, au matériel et aux consommables ("grands crus directement issus des caves de l’Assemblée") - épinglés par une enquête du secrétaire général de l'Assemblée nationale, Michel Moreau, 59 ans en 2016, à sa nomination par Claude Bartolone (PS). "Je l'ai fait", a dit l'ancien ministre déchu, époux en secondes noces de la journaliste de Gala (presse caniveau), Séverine Servat, ex-compagne de l'ancien député socialiste Jérôme Guedj, rejeté de tous ses mandats électifs, tandis que  est redevenu simple député en août dernier. 

A-t-il perdu pied ce mardi 16 juillet 2019 où, acculé par les révélations, il a été reçu par Edouard Philippe ?  Un membre du cabinet de la nouvelle ministre de la Transition écologique l’affirme : "Il s’est liquéfié; c’est ce qu’Edouard Philippe a répété à Elisabeth Borne. Le premier ministre aurait alors vu que ce n’était pas un homme d’État," rapporte Ouest France. Alors, mal-aimé aussi en Bretagne?

jeudi 30 mai 2019

Marlène Schiappa dénonce les media qui remettent en cause sa version de l'"attaque" de son domicile

Les 'fake news' de plusieurs ministres posent le problème du rapport de l'exécutif à la vérité

Marlène Schiappa dénonce les media qui remettent en cause sa version de l'"attaque" de Gilets jaunes en pleine nuit devant son domicile  

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres menace tout ce qui bouge.
Elle a porté plainte pour des "menaces" de Gilets jaunes devant son domicile du Mans. 
Elle prévient également qu'elle "poursuivra" en justice "toute publication d'images" susceptible d'identifier son domicile.

Dans un long post publié jeudi 30 mai sur Facebook, Marlène Schiappa s'insurge contre la remise en cause des menaces subies par sa famille lors de l'irruption de Gilets jaunes en pleine nuit devant son domicile, au Mans (Sarthe).  "A quel moment notre société a renversé son système de valeurs au point de considérer que les victimes sont les coupables et les agresseurs des victimes ? A quel moment des personnes trouvent normal, excusable, pas grave ce qui s'est passé ?"

Une vidéo de Gilets jaunes démontre l'affabulation de Marlène Schiappa chahutée devant son domicile.
Lien PaSiDupes

Plusieurs media ont en effet publié des articles s'interrogeant sur les circonstances de l'incident et donnant la parole aux manifestants présents devant le domicile de la secrétaire d'Etat, alors que le doute plane sur sa présence sur place au moment des faits. Sommes-nous donc face à un faux-témoignage d'une citoyenne qui n'a pas vécu personnellement la scène ?


Violence et menaces de mort des Gilets jaunes chez Marlène Schiappa : que s’est-il passé ?

Voici le compte-rendu du journal lemonde.fr, le 29 mai 2019 à 07h49 :
"Plusieurs internautes et des « gilets jaunes » relaient une vidéo des manifestants présents devant le domicile de la secrétaire d’Etat dans la nuit de vendredi. Selon eux, elle aurait exagéré la violence des événements.
« Schiappa, on est venu te crever ! » Marlène Schiappa a raconté sur Facebook le 27 mai avoir été menacée par un groupe de « gilets jaunes » à son domicile du Mans (Sarthe). Selon la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, la scène s’est déroulée dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 mai, alors qu’elle se trouvait chez elle avec son époux et ses deux enfants.
La secrétaire d’Etat affirme que ces « gilets jaunes » se sont montrés extrêmement violents. Elle affirme avoir déposé plainte. Mais selon des témoins présents sur place et d’après une vidéo filmée le soir même, les accusations de Mme Schiappa seraient exagérées.

Que contient le témoignage de Marlène Schiappa ?

Elle s’est exprimée plusieurs fois sur ce qui lui est arrivé. Tout a commencé avec son post Facebook publié lundi. Dans ce long témoignage, Marlène Schiappa révèle que les événements « sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité ». La secrétaire d’Etat explique qu’elle se trouvait au Mans avec son mari, ses deux enfants et une amie de sa fille lorsqu’ils ont « été violemment tirés du lit par une quarantaine de “gilets jaunes” furieux », qui ont proféré des« slogans agressifs », des « menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison » et fait du bruit avec des « outils, sifflets, cornes de brumes » :

« Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant, car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes/fenêtres et « Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère. Après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste/antipolice/antiordre. »

Elle indique que son mari a tenté, en vain, de dialoguer avec ces personnes et ajoute qu’une « plainte est évidemment déposée », et que « cette violence chez elle, dans la maison familiale, là où elles dormaient paisiblement, est intolérable ».
Accoutumée a une forme de violence dans le débat public et aux menaces diverses et variées au quotidien, je n’en fais que rarement état publiquement. 


Je tiens cette fois à partager avec vous, les élections passées, les événements de la nuit de vendredi à samedi qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité.

Nous dormions, mon mari, nos deux enfants, une amie de notre fille cadette venue pour le week-end, et moi-même chez nous, au Mans.

Peu avant une heure du matin, nous avons été violemment tirés du lit par une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé devant chez nous sous nos fenêtres en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec des outils sifflets cornes de brunes etc.
Les enfants tirées du sommeil se sont levées en pleurant et criant et sont venues en courant car je vous laisse imaginer l’effet sur des enfants endormis des bruits de détonation couplés aux bruits de frappe sur les portes / fenêtres et « Schiappa, on est venu te crever ! » et assimilés adressés à leur mère.
Après avoir tagué les environs et la chaussée ils ont dégradé la porte en collant une affiche anticapitaliste / antipolice / anti ordre.
Mon mari est sorti pour entamer un dialogue, rejeté au profit de la persistance de l’action violente - mais sa simple présence les a fait reculer. 
Oui, tant qu’ils pensaient que c’était juste une femme et des enfants à terroriser, ça allait...
Ils sont finalement partis en jetant des pétards et en chantant.
Vous me direz, c’était festif pour eux.
Ça l’était moins pour nous. Je vous laisse imaginer l’état des petites filles de l’autre côté qui, pendant les chants « festifs », répétaient que les gilets jaunes disant sans cesse dans des manifs à la télé ou sur Facebook qu’ils vont tuer le gouvernement sont venus le week-end de la fête des mères mettre leurs menaces à exécution, tuer leur mère et envahir leur maison.
Une plainte est évidement déposée.
Je peux subir un certain nombre de choses avec résistance et résilience.
J’ai une ligne rouge.
On ne touche pas aux enfants. 
Cette violence chez elle, dans la maison familiale, là où elles dormaient paisiblement, est intolérable ! 
Une plainte étant en cours, je donne rendez-vous à ces « gilets jaunes » en pleine journée, sans leurs pétards et leurs outils, sans enfants à terroriser, dans la salle du tribunal pour répondre de leurs actes devant la justice. 
Merci à toutes celles et tous ceux, bien plus nombreux qu’eux, qui nous ont depuis adressé des mots de soutien qui nous font chaud au cœur, et ont partagé leur indignation face à la violence que rien, jamais, ne justifie.
Marlène Schiappa est revenue sur cet incident sur RMC et CNews. Sur le plateau des « Grandes Gueules » de RMC elle a évoqué la « furie » des « gilets jaunes » et la « violence inouïe ». Le soir même, dans l’émission « Punchline », sur CNews, elle a de nouveau accusé les manifestants d’avoir « tapé sur la porte, pour certains d’entre eux, dégradé les environs avec des tags et collé des affiches, et tout cela avec des menaces de mort répétées ».

Plusieurs élus politiques, dont la députée Yaël Braun-Pivet et le maire du Mans, Stéphane Le Foll, ont publiquement témoigné de leur soutien.





Des témoins tempèrent la version de la secrétaire d’Etat

Pour certains témoins de la scène, Marlène Schiappa a exagéré ce qu’il s’est passé. Le groupe Facebook « Gilets jaunes sarthois » a publié une lettre ouverte à l’attention de Marlène Schiappa, avec le récit de « gilets jaunes » présents sur place.
Le groupe réfute les accusations de violence. Ils affirment que la durée de l’incident était courte :
« L’intervention des “gilets jaunes” à votre domicile a duré 3 min 30. Durant ce temps, en effet, des pétards ont été lancés, des coups de sifflet et de corne ont retenti et des chants “gilets jaunes” ont été chantés. Une affiche A4 a été collée sur votre porte avec de l’eau (cette dégradation, comme vous la nommez, s’enlève avec une éponge humide). »
Le texte est accompagné d’une courte vidéo. Cette séquence filmée est également reprise sur Twitter par des internautes qui accusent Marlène Schiappa d’avoir menti.

Un autre témoignage a été publié dans l’édition sarthoise d’Ouest-France. Il contredit aussi les propos de Mme Schiappa : « Le post Facebook est truffé de mensonges et d’approximations », affirme l’un des « gilets jaunes » interrogé. « Il n’y a pas eu de menaces de mort, pas d’intrusion. On n’a frappé ni aux portes ni aux fenêtres. On n’a rien tagué. Des gens des renseignements généraux étaient derrière nous pendant toute la marche. Si on avait fait quelque chose de grave, ils l’auraient rapidement signalé », ajoute le manifestant. Contacté par Le Monde, l’administrateur de la page « Gilets jaunes sarthois » confirme cette version.

Agé d’une trentaine d’années, ce technicien du Mans a souhaité rester anonyme : « Cela n’a pas été violent, quelques noms d’oiseaux sont sortis, une affiche a été collée à l’eau sur sa porte et il y a eu des pétards. Et c’est resté là, ça n’a pas duré cinq minutes. Personne n’a crié de menaces de mort, aucun coup n’a été porté sur la porte ou les volets », soutient-il. « C’est regrettable, mais il n’y a pas eu mort d’homme non plus », dit-il au sujet des insultes entendues.

Dans Ouest-France, le sous-préfet de La Flèche, Jean-Michel Delvert, a déclaré qu’il n’y a pas eu d’intrusion dans la maison : « Absolument aucune tentative d’intrusion dans le domicile de la ministre n’a été constatée, ni aucune dégradation. »

Une vidéo diffusée en direct montre une séquence qui dure trois minutes
Mais c’est une vidéo diffusée en direct sur Facebook qui éclaire le plus sur ce qui s’est passé. D’une durée de trois heures, cette vidéo postée sur la page Facebook (supprimée depuis) anti-Macron « Direct 21 » suit « une manifestation nocturne » dans les rues du Mans le vendredi 24 mai au soir. La vidéo débute à 22 h 04, au départ du petit cortège d’une cinquantaine de personnes.

La séquence qui nous intéresse se situe deux heures plus tard. Il est plus de minuit. Le groupe de « gilets jaunes » se dirige dans une rue bien éclairée. L’individu qui filme, un certain Romuald, annonce :« Nous sommes devant la maison de Schiappa ! » Le cortège est réduit de moitié, environ vingt manifestants sont encore présents. Ils s’arrêtent devant une maison, et on entend distinctement plusieurs insultes : « salope », « collabo », « Gestapo ».


Le groupe fait beaucoup de bruit, il jette des pétards et scande des slogans anti-Macron. L’un des « gilets jaunes » colle ensuite une petite affiche sur la porte. C’est à ce moment-là que l’époux de Marlène Schiappa sort pour tenter de calmer les militants. En vain. Au bout d’une vingtaine de secondes, il regagne son domicile, et quelques minutes après, le groupe s’en va. Au total, la séquence aura duré environ trois minutes.

Les insultes et les nuisances sonores sont parfaitement audibles dans cette séquence. En revanche, il est impossible, avec cette seule vidéo, de prouver que ces « gilets jaunes » ont prononcé des menaces de mort ou frappé aux fenêtres. Contactée par Le Monde, la secrétaire d’Etat n’a pas souhaité s’exprimer.

Dans son texte, Marlène Schiappa pointe la responsabilité des media et des journalistes, citant nommément Edwy Plenel, fondateur de Mediapart. "A quel moment on se dit que la version des auteurs des faits est la version qui fait foi ?! A quel moment on ne pense pas que si l'on n'entend pas ce que dit mon mari, on n’entend pas non plus ce qu'on lui dit à cet endroit, plus loin du téléphone qui filme, et donc les menaces de mort que six témoins certifient formellement avoir entendues ?", s'interroge encore la femme politique.

Et la secrétaire d'Etat de poursuivre, toujours interrogative : "A quel moment Edwy Plenel estime pertinent de m'attaquer, de me traiter de menteuse (précisément de 'fake news avec un problème avec la vérité') sans rien condamner de l’action en question ? À quel moment s'interesse-t-il au cyberharcèlement en meute contre moi et ma famille qu'il sait pertinemment déclencher avec ce tweet mensonger ?" 

"Ca va, c'est cool, c'est pas grave, c'est normal ?"
Marlène Schiappa ajoute : "A quel moment on considère que hurler sous la fenêtre de la chambre d’enfants à 1 heure du matin 'salope collabo grosse salope sors de là' (version des 'gilets jaunes') agrémentés de jets de pétards et hurlements au point que des voisins appellent la police, ça va, c'est cool, c'est pas grave, c'est normal ?"

Enfin, la secrétaire d'Etat précise que ses avocats "poursuivront devant la justice toute publication portant atteinte à la vie privée ou à la sécurité" et elle dénonce "des gens partagent des vidéos de chez moi agrémentés d’appels aux violences", ainsi que celles et ceux pour qui "le sujet important traité c'est 'Est-ce que Schiappa a signalé ces contenus à Twitter ?'"

LIRE PaSiDupes :
La commère du gouvernement réclame "une brigade anti-discrimination pour alerter"
Le délire de persécution est une manifestation de la paranoïa.

samedi 17 février 2018

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

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Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

samedi 3 février 2018

Meurtre d'Alexia : la procureure de Besançon fustige les agissements de la presse

L'information en continu produit de la "surenchère médiatique"

Outre que la presse en mal d'audimat saoule les Français avec ses redites en boucle, elle perturbe le bon fonctionnement de la société.

Les organes de presse qui colportent les fuites et les "off", on n'en veut pas. Qu'ils fassent de l'investigation et cessent les ragots, qu'ils mènent de vrais débats non scénarisés avec de vrais experts ès-qualités plutôt que des porte-parole d'officines gouvernementales et de micro-partis ou d'associations et réseaux qu'ils ne nomment pas : la population veut de l'authentique. 
Assez de supputations et dissimulations de sources, de lobbies et connivences, de confidences partisanes et avis personnels, de manipulation et instrumentalisation de l'opinion. Les journalistes eux-mêmes ont renoncé à la noble ambition de l'objectivité et prétendent nous expliquer le monde et ce que sera notre vie qu'ils ne partagent pas, parce que nous serions "les gens" et ils seraient l'élite. Nous les observons se frotter aux élus, aux décideurs et aux acteurs de la vie politique et économique. 

Ils sont le quatrième pouvoir ? 
Non élu, qui la presse représente-t-elle, sinon les puissances d'argent qui les détiennent ? Nous sommes le peuple souverain et ils doivent rester la cinquième roue du carrosse, le kleenex que nous prenons pour le jeter. Il n'a pas le consensus de la population pour se vautrer avec volupté dans la satisfaction de soi, ni légitimité pour imposer ses vues, que ce soit Ruth, la manucurée, Elise, le T-64, ou le Jean-Jacques, le piston. Nous n'acceptons aucune arrogance de la part d'usurpateurs des réseaux médiatiques et de l'opinion.
Nous lui dénions toute autorité sur nous qui sommes des électeurs, des contribuables et les consommateurs des produits de leurs annonceurs. Nous repoussons toute tentative d'emprise sur nous. Un "journaliste" de RMC peut oser faire de l'anti-parlementarisme, alors que nos représentants lui donnent du "Monsieur Bourdin". Mais la procureur de Besançon le rappelle à l'ordre, lui et ses confrères.

Procès de la presse intrusive


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Derrière cette histoire, qu'on [la presse en continu] déroule de manière indécente, se joue le destin d'un homme qui doit bénéficier de la présomption d'innocence," a rappelé la magistrate jeudi soir, après de nouvelles révélations dans la presse.
Depuis les aveux de Jonathann Daval, le meurtre d'Alexia Daval est revenu au centre de l'actualité. Jusqu'à occulter le reste de l'actualité, notamment chez les mono-maniaques de BFMTV, sans doute intéressés (ou incités) à effacer Gérald Darmanin des écrans radars de l'opinion. Egalement poursuivi pour viol, mais en mis en examen, lui, Tariq Ramadan prendra-t-il le relais de Jonathann Daval, au profit du ministre de Macron ? aux affrontements 
VOIR et ENTENDRE ce zapping évoquant d'abord les affrontements armés entre clandestins afghans et érythréens manipulés par les associations dites 'humanitaires' de la 'jungle de Calais' qu'on dit démantelée (selon la "méthode Macron" ?) ou le coup de gueule anti-républicain de Bourdin : 

Au-delà de leurs choix éditoriaux, les media font sortir Edwige Roux-Morizot de sa réserve. En charge de l'affaire, elle est très indignée par les interférences répétées et insistantes de la presse faiseuse d'opinion et de coupables. Militante contre la peine de mort, mais praticienne du lynchage médiatique. Buzz et recettes publicitaires obligent ? 

La procureure de Besançon dénonce la couverture intempestive du dossier par les media

La magistrate a pris la parole jeudi soir 1er février pour dénoncer, avec mesure, la "surenchère médiatique".
Elle met en cause les sources anonymes, les "proches du dossier" qui alimentent la presse en ligne directe avec elle sur leurs portables. "Ni les enquêteurs, ni le juge d'instruction ne peuvent prendre la parole. Alors (...), c'est moi, la procureure, qui la prend pour porter la raison au milieu de cette folie médiatique qui oublie que, derrière cette histoire qu'on déroule de manière indécente, se joue le destin d'un homme qui doit bénéficier de la présomption d'innocence, bafouée chaque jour", a-t-elle déploré.

Ainsi fustige-t-elle les "violations répétées et inadmissibles du secret de l'instruction". Son intervention faisait notamment suite à la révélation, jeudi par BFMTV, du contenu d'échanges de SMS entre les époux Daval, a précisé une source judiciaire.

La compétence du CSA doit-elle être étendue au privé ?

"Cette valeur fondamentale de la présomption d'innocence et du secret de l'instruction ne se marchande pas"
, a-t-elle clamé. "Cette affaire, c'est aussi une jeune femme morte il y a si peu de temps, dans des conditions terribles, et dont la mémoire chaque jour est salie un peu plus", a déclaré la magistrate. 
Alexia Daval, employée de banque de 29 ans, avait été retrouvée morte fin octobre, asphyxiée et battue, le corps partiellement brûlé, en Haute-Saône. Trois mois, jour pour jour, après la découverte de son cadavre dans un bois d'Esmoulins, non loin de son domicile, son mari, Jonathann Daval, qui apparaissait en public effondré par la mort de son épouse, a finalement avoué mardi 30 janvier, en garde à vue, l'avoir lui-même tuée au cours d'une dispute.
L'enquête sur ce meurtre se poursuit, même après les aveux de Jonathann Daval, qui "a le droit de modifier ses déclarations, de les préciser, de les ajuster, et ce jusqu'à l'issue de l'instruction judiciaire", a précisé la représentante du Parquet.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) est censé garantir l'exercice de la liberté de communication audiovisuelle en France. 
Toutes les opinions sont-elles équitablement et librement exprimées dans l'audiovisuel - télévision et radio - français ? Le CSA est-il réceptif aux pressions des associations féministes qui ont déjà condamné le mari d'Alexia, à la radio, à la télévision et sur les réseaux ? Peut-il laisser faire les groupes de pression qui opèrent dans les media ? 

Les représentants de la nation n'ont toujours pas entendu la secrétaire d'Etat en commission parlementaire. 
Et que le président de la République soit un peu plus souvent présent sur le territoire, plutôt que de faire voyager aux frais de la princesse sa retraitée désoeuvrée en Tunisie et au Sénégal... Il a fallu que ce soit Christophe Castaner qui la gronde ! "Un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire", a-t-il rappelé à sa collègue militante. 

Se prenant pour la procureure, elle a en effet porté un jugement sur la défense de Jonathann Daval, mercredi, considérant "proprement scandaleux", les arguments de Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, mis en examen pour "meurtre sur conjoint", et bafouant le principe constitutionnel de séparation des pouvoirs et celui de l'indépendance de la Justice, qualifiant par avance les faits  en cours d'instruction d' "assassinat".

VOIR et ENTENDRE la cacophonie instaurée par Marlène Schiappa au gouvernement, en outrepassant ses prérogatives 'ministérielles' sur un dossier qu'elle ne maîtrise pas :


Encore faudrait-il aussi que le président de l'Assemblée, de Rugy, je crois, se mouillât ! 
VOIR et ENTENDRE Schiappa tenter de se justifier, grâce à LCI :

L'activiste Schiappa prend les femmes pour des c*nnes. 
"Je pense à toutes les femmes qui vivent actuellement des violences conjugales qui vont entendre ça et qui vont se dire "peut-être que je mérite d’être frappée", a déclaré la secrétaire d'Etat, inconsciente de l'énormité de son argument... Est-il adressé à des sous-chiennes? Ou le sont-elles toutes, à ses yeux?
Schiappa a de surcroît appelé (en CC) les féministes (Thomas Mesnier, député LREM, association des étudiants en médecine de France, Maison des potes (réseau d'associations des quartiers populaires et 4 collaborateurs à l'Assemblée, dont 3 femmes...), L. Rossignol, PS, sexiste qu'on ne présente plus, G. Gouffier-Cha, député et trésorier LREM, ex-PS, A. Benziane, militante féministe, adjointe au maire Front de Gauche de Fontenay-sous-Bois, PCF, et Titiou Lecoq, Marie-Pierre Rixain, députée LREM, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes) à la relayer en se mobilisant :
Rappelons que, dans une tribune publiée dans Libération du 9 novembre 2015, Assiane signa à plusieurs 'non-Blancs', dont ...Danièle Obono, militante afro-féministe et altermondialiste, aujourd'hui députée mélenchonnienne: "En Ile-de-France, deux des têtes de liste n’habitent pas dans le département dans lequel elles se présentent. Elles sont donc «parachutées». Deux sont déjà élues à d’autres mandats et donc potentiellement cumulardes, toutes sont membres des partis du cartel, et toutes sont blanches." 
VOIR et ENTENDRE l'appel de Me Eric Dupont-Moretti à Mme Schiappa :


Des sanctions doivent-elles être prononcées contre la sous-ministre et les media coupables ? 
En même temps, qui rappellera les féministes à la raison et à l'équité si la blogueuse faisant fonction de secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes s'égare et faute ?