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vendredi 20 mars 2020

Pénurie de masques: où sont passés les stocks constitués par Xavier Bertrand?

Pourquoi la 5e puissance mondiale manque-t-elle de masques de protection respiratoire, s'interrogent les "sachants"  

Les hôpitaux sont sous tension et réclament le matériel nécessaire à la protection du personnel soignant.
 


"En même temps", Macron se veut rassurant, pour gagner du temps ! 
On manque de tout aussi de gel hydroalcoolique (on manque de la base, les ingrédients, alcool à 96° et glycérine). On manque également de tests de dépistage. On manque depuis longtemps de lits d'hôpitaux. On manque depuis peu de respirateurs dans les services de réanimation débordés. Les approvisionnements en masques sont rares et encadrés: réservés aux personnels soignants qui ne doivent devenir des vecteurs du virus Covid-19.t L'Etat a dû relancer à la hâte la fabrication de ces précieuses protections, puisque Martin Hirsch n'a pas tiré le signal d'alarme : est-il, ou non, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et cela depuis sept ans (novembre 2013 ?

"Nous avons assez de masques aujourd'hui pour permettre aux soignants d'être armés face à la maladie et de soigner les malades, a pourtant assuré  Olivier Véran, le ministre de la Santé, mardi 17 mars sur France Inter. Le politicien assortit son assertion d'une nuance... "Mais, en fonction de la durée de l'épidémie, nous ne savons pas si nous en aurons suffisamment à terme."  
Face à la trop faible quantité de stocks disponibles pour combattre l'épidémie, l'inquiétude est "palpable" (comme dit la presse en télé-travail) dans les couloirs des hôpitaux
Arrivent les mauvaises excuses, comme si, aussi odieux que soient les faits, ils justifiaient la pénurie et les carences gouvernementales: des vols et des disparitions ont été enregistrés qui compliquent encore la donne (12.500 masques ont été subtilisés au CHU de Montpellier...).

"Je sais qu'il y a des problèmes de masques qui me remontent, et qui sont ubuesques", a notamment déclaré sur franceinfo Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Et de verser aussi sec dans le cours de première année d'école d'infirmières, puisque depuis quelques années, il est de bon ton de faire de la pédagogie théorique, comme avant on faisait de la prévention de salon"il faut distinguer les masques chirurgicaux, destinés aux malades pour protéger leur entourage, et les masques respiratoires dits "FFP2", qui protègent le porteur contre l'inhalation d'agents infectieux, notamment pas voie aérienne, via les postillons. 
Dans un courrier adressé à une élue, un médecin hospitalier de Grenoble (Isère) livre par exemple cet édifiant constat.
Les stocks sont très faibles. Aussi, en prévision, les équipes d'hygiène nous demandent de ne pas jeter les masques en fin de journée qui sont récupérés pour pouvoir être réutilisés après stérilisation, si la situation tourne à la catastrophe.un médecin de Grenoble à une élue. Comme Schiappa qui préconise d'utiliser le papier-toilette recto-verso?
Cette épidémie-là est certes inédite, mais vu le 'turnover" des professeurs en infectiologie et la noria de chefs de service spécialistes en épidémiologie qui tournent en boucle sur les plateaux de radio et de télévision pour nous apprendre à nous laver les mains ou à tousser dans le creux du bras qu'on va passer autour du cou de nos tout-petits, le terrain n'est pas vierge ou ce seraient des escrocs.  
Contaminé, le Dr Hamon se confie : "Après avoir été testé positif, on ne voit plus les choses sous le même angle". Pas comme sur le marché de Barbès (Paris 18e) ou sur le sable de l'île de Ré envahis de Parisiens venus se protéger du virus (et  le propager)...

Comment la France a-t-elle sombré dans cette situation de pénurie ? 

La question serait plutôt de savoir comment il est possible qu'autant de conseils, comités et autres observatoires "scientifiques" ont pu se laisser surprendre.  Combien de ces savants décorés d'un ruban ou d'un autre sont-ils, leur vie durant, des serviteurs obéissants et soumis aux pouvoirs politiques successifs, complaisants et irresponsables ? Sont-ils, chaque soir à 20h00, associés aux personnels médicaux exposés au virus et applaudis pour leur abnégation par la population reconnaissante ?

En mai 2009, Xavier Bertrand était ministre de la Santé lors de l'épidémie de grippe A (H1N1). Les stocks de masques FFP2 relevant du ministère de la Santé étaient évalués à 580 millions d'unités (dont 229 millions étaient périmés) : 
463 millions pour le stock stratégique et 117 millions pour le stock des établissements de santé. Le Sénat, il est vrai, alertait alors sur des "difficultés" dans le suivi du "stock national santé", éparpillé dans 72 sites en France. 
Au mois de juin de la même année, 400 millions de masques FFP2 supplémentaires avaient été commandés, précisait alors un rapport (document en pdf) du sénateur centriste Jean-Jacques Jégou. Ce matériel "coque" (ci-dessus) ou en "bec de canard" est utilisé par les professionnels de santé pour les protéger contre l’inhalation d’agents infectieux en suspension dans l'air. 

Deux ans plus tard, en 2011, Xavier Bertrand était à nouveau ministre de la Santé. "Une grande concertation a été organisée" pour déterminer le matériel dont la France avait besoin en cas "de nouveaux épisodes viraux", expliquait Olivier Véran, le 3 mars dernier. Le ministre de la Santé affirmait que ces réflexions n'avaient alors pas débouché sur la mise en place d'une réserve de masques FFP2. En résumé, si le ministre explique qu'"il n'y a pas de stock d'Etat" pour les FFP2, la France dispose tout de même, début mars, d'une réserve de 145 millions de masques chirurgicaux (anti-projections) – le ministre n'évoque plus désormais que 100 millions d'unités

Mais "que sont devenues les commandes des masques FFP2 et chirurgicaux [passées en 2009] ?"
C'est l'interrogation du député LR du Loiret Jean-Pierre Door, un médecin cardiologue. 
"Ces dernières années, il n'y a pas eu d'épisodes nécessitant leur utilisation et j'aimerais donc savoir ce que sont devenus les achats." Nous avons transmis la question au directeur général de la Santé. Mardi, lors de son point de situation quotidien, Jérôme Salomon a affirmé qu'il existe des stocks stratégiques "de masques chirurgicaux", sans en livrer toutefois le nombre et sans  mentionner des réserves nationales de FFP2.

Beaucoup d'entreprises et d'institutions ont des masques de cette époque, qui sont parfois de type FFP2. Mais sont-ils restés performants ? Ces entreprises peuvent les mettre à disposition et certaines l'ont fait, explique Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, n°2 du ministère.
Contactée à ce sujet, Santé publique France tarde également à répondre aux questions sur les ressources disponibles en masques FFP2 et n'apporte pas plus d'explications que la direction générale de la Santé.

Où est passé le stock de masques FFP2 estimé à 600 millions  en 2011...
Le 1er juillet 2011, dans son avis sur la stratégie à adopter concernant les stocks de masques respiratoires, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) préconisait d'équiper en FFP2 les professionnels de santé tandis que les masques chirurgicaux étaient recommandés pour les professions de la vie générale (éboueurs, boulangers…).

Après les commandes post-grippe A (H1N1), les stocks étaient alors au plus haut et le ministre de la Santé de l'époque, Xavier Bertrand, n'a pas eu besoin de passer de nouvelles commandes. La France disposait en effet de 600 millions de masques FFP2, en phase avec "la valeur cible fixée", selon 'une note confidentielle de la direction générale de la santé datée du 27 juillet 2011.Extrait d\'une note confidentielle de la Direction générale de la santé du 27 juillet 2011.

Les réserves sont donc immenses mais,
problème, ces masques équipés d'une membrane filtrante et d'élastiques ont une durée de vie évaluée à quatre ou cinq ans. Un nouveau fonctionnement a donc été mis en place pour la suite : la question des stocks de masques est gérée chaque année par le ministre de la Santé (par Agnès Buzyn et son bras droit Jérôme Salomon, depuis trois ans) lors de l'examen du projet de loi santé. Il convient d'en assurer la continuité, pour éviter l'obsolescence du parc.

Le tournant a lieu en 2013,
sous la présidence de François Hollande et le ministère de la socialiste Marisol Touraine, avec la "nouvelle doctrine" du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Claire Landais, depuis mars 2018. Son prédécesseur, Louis Gautier considère notamment que "le recours systématique aux masques de protection respiratoire de type FFP2 a montré ses limites en termes d'efficacité car la gêne voire la difficulté respiratoire liées à leur port, conduisent à un faible taux d'utilisation", peut-on lire dans ce document. Ce changement de modèle est évoqué deux ans plus tard dans un rapport sénatorial : "Le stock national géré par l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires [Eprus] concerne désormais uniquement les masques de protection chirurgicaux à l'attention des personnes malades et de leurs contacts." 
Ce stock est géré depuis 2016 par Santé publique France et correspond aux 100 millions d'unités récemment évoquées par Olivier Véran.

Produire et/ou acheter en urgence

Par ailleurs, "la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé [notamment FFP2] sont désormais à la charge des employeurs". La nouvelle doctrine suppose donc de ne pas "renouveler certains stocks arrivant à péremption", car la responsabilité est désormais transférée "vers d'autres acteurs", à savoir les établissements de santé et médico-sociaux pour leurs personnels. Dans une logique d'harmonisation, ceux-ci font toutefois des points réguliers avec la direction générale de la santé (DGS).

Cette mission relevant désormais des établissements, sur décision de Marisol Touraine, les réserves d'Etat en FFP2 ont donc fondu année après année. Mais au-delà des stocks, qui ont une durée de vie limitée, ce sont surtout les capacités de production qui priment, explique un connaisseur du dossier. La France a désormais besoin de 50 millions de masques chaque semaine, contre quatre à cinq en temps normal. Dans ce contexte, un stock de 600 millions de masques ne représente donc qu'une avance d'une dizaine de jours, cette période correspondant à la période de politique de "freinage" vantée par Macron. Mais a-t-elle été mise à profit pour produire ?. Le plus important est en effet d'être en mesure de produire ou d'acheter vite. Et beaucoup.

Il aurait fallu passer des commandes massives il y a plusieurs semaines, dès le début de l'épidémie. 
Autre problème non résolu par Agnès Buzyn et Macron... Depuis plusieurs années, la France s'en est remise aux capacités industrielles de la Chine, aux dépens de la production nationale. L'Asie, fort logiquement, n'a pas pu maintenir ses exportations dans une période de crise continentale, d'où la situation de pénurie actuelle. Olivier Véran a d'ailleurs observé que "les crises sanitaires peuvent parfois entraîner des crises industrielles", en référence aux fabricants chinois défaillants auprès desquels la France a délocalisé pour s'assurer un coût plus bas. Au risque d"aliénation de sa souveraineté nationale et de sa santé publique.

Cette aliénation française aurait donc plusieurs explications, résume Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Ce dernier estime notamment que "les difficultés d'approvisionnement n'ont pas été suffisamment anticipées" et que "cette histoire de coronavirus va remettre en question certains aspects de la mondialisation" en ce qui concerne la capacité française à produire du matériel sanitaire en période de crise.
Quand vous avez des patients intubés, vous ne pouvez pas leur mettre un masque pendant les soins. Si les médecins ne peuvent s'en protéger avec des masques FFP2, c'est une catastrophe (Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF)
Face à ces difficultés, la France a finalement passé "les commandes publiques les plus massives qui soient" - formule aussi impressionnante et rassurante que floue, une fois de plus - auprès de "quatre grandes entreprises sur le territoire national" capables de confectionner les masques. Il leur a été demandé "de fonctionner jour et nuit, H-24 et sept jours sur sept", a expliqué le ministre de la Santé. 
Contacté, le groupe Kolmi-Hopen - qui n'est pas spécialement français, mais canadien (propriété du groupe Medicom !) - est littéralement débordé et n'a pas pu nous répondre. "Nous avons une demande pour 350 millions de masques de la part des distributeurs européens, expliquait déjà fin janvier son PDG, Gérald Heuliez, à Ouest-France. Inutile de vous dire qu'on ne peut pas la satisfaire."

L\'entreprise Kolmi-Hopen consacre désormais l\'intégralité de son activité à la production de masques.

Début mars, pour rattraper le retard à l'allumage de Macron-le-diseur, le premier ministre, Edouard Philippe, a également fait ce qui ne demande aucune compétence (juste de la réactivité): il a réquisitionné par décret "l'ensemble des stocks et productions de masques sur le territoire national". Cela concerne à la fois les fameux masques FFP2 (canadiens) et les masques anti-projections, détenus par les personnes privées, morales et par les "entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution". Au début du mois, deux opérations nationales de déstockage ont permis de fournir 25 millions de masques aux personnels de santé.

La plupart des grands CHU - uniquement dans les zones où l'épidémie est la plus intense - ont été livrés aujourd'hui [mardi]. Le reste se fera au plus tard [mercredi] matin, selon Jérôme Salomon, directeur général de la santé, mardi 17 mars, sachant que la promesse avait été déjà faite la semaine précédente.

Pour surmonter la pénurie, les pis-allers ont donc fleuri, comme narcisse macronien au printemps. 
En Nouvelle-Aquitaine, deux millions de masques périmés issus de stocks de "plusieurs administrations et collectivités" vont être distribués aux médecins libéraux et aux établissements de santé. "L'inquiétude des professionnels de santé est légitime", a reconnu Michel Laforcade, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS). Si le délai de péremption est dépassé, ces masques présentent tout de même "les mêmes garanties" que les autres, a-t-il raconté. Dès lors pourquoi sont-ils "périmés"?...  Et de préciser : "la seule fragilité" pouvait se trouver au niveau des élastiques. Le ministère des Armées a également déstocké cette semaine cinq millions de masques chirurgicaux au bénéfice du ministère de la Santé. Juste retour des choses après l'envoi de 17 tonnes de matériels médicaux à la Chine, è la mi-février...

Au niveau local, certaines mairies fouillent également dans les armoires : la mairie de Montargis (Loiret), par exemple, va fournir 5 000 masques à l'hôpital local. 
Pour le gouvernement qui sait les trouver quand il en a besoin, Jérôme Salomon a également encouragé "les entreprises privées qui en ont encore à les offrir aux hôpitaux", pour aider "les professionnels de santé en première ligne". Il a ajouté que les masques sont des "denrées rares" et "un bien précieux". Une valeur refuge !

jeudi 2 mai 2019

1er mai à la Pitié-Salpêtrière : les mensonges des autorités confirmés par une nouvelle vidéo

La version officielle est une dramatisation politicienne malsaine
"A la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital," avait grondé Castaner

Image associéeLe ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est désormais accusé de "mensonge", un an après l'affaire Benalla, ancrant dans les esprits la notion de mensonge permanent au sommet de l'Etat

Dans les deux cas, des documents et des témoignages contredisent en effet les allégations macroniennes qui désignent à la vindicte populaire les deux bêtes noires du gouvernement, gilets jaunes et black bloc.
"Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger. Indéfectible soutien à nos forces de l’ordre : elles sont la fierté de la République", a ainsi tweeté le premier flic de France. "Nos forces de l'ordre sont intervenues pour sauver le service de réanimation", a même insisté le ministre devant la presse.
Or, tous les éléments réunis dès le lendemain des faits indiquent que l'intrusion n'a rien de commun avec l'ampleur décrite par les histrions au pouvoir. Les infirmiers et urgentistes de La Pitié-Salpêtrière tentent d'empêcher l'accès à des manifestants à leur service
Si un petit groupe de manifestants a effectivement pénétré dans l'hôpital, il n'est pas entré dans le service de réanimation de public, les vidéos et témoignages rassemblés, ainsi que le bilan des dégâts, en font fois et contredisent la version d'un raid.

Dans la chaîne officielle des accusateurs,
citons un médecin, le professeur Mathieu Raux, qui accuse les "réfugiés" d'un vol de "l'ensemble du matériel informatique du service":

Résumons : le professeur Mathieu Raux de la Pitié-Salpêtrière atteste que l'ensemble du système informatique d'un service a été vandalisé, mais ce serait tout de même une fake news de dire que des manifestants s'en sont pris à cet hôpital ? Ce pays va mal.https://t.co/rZIqOEd5yr
on trouve aussi la directrice de l'hôpital, Marie-Anne Ruder, qui n'a pas mieux à faire que de formuler son faux-témoignage à l'antenne de RTL:
Puis Martin Hirsch, patron de l'AP-HP : 

Et d'ajouter :

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été plus circonspecte.

L'AFP transforme des tentatives en actes délictueux. 
"Plusieurs personnes ont tenté de pénétrer, via une passerelle, au sein du service de réanimation chirurgicale. Une cinquantaine d'entre elles étaient montée sur cette passerelle, selon des témoins [qui ne sont pas identifiés !]. Le secret des sources autorisent aux journalistes toutes les manipulations...

Un interne de l'hôpital infirme les accusations d'attaque, selon Castaner :

L'AFP colle toujours à la thèse officielle, évoquant "la confusion [qui] règne toujours au lendemain de l'intrusion d'individus dans l'enceinte de l'hôpital parisien. Edouard Philippe s'est élevé contre un acte "totalement irresponsable", et l'agence de presse n'hésite pas à dénoncer "des membres de l'opposition [qui] accusent le gouvernement d'instrumentaliser l'incident".

Pour quelles raisons des individus ont-ils pénétré dans l'enceinte de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière? 
L'enquête déterminera s'il y a eu volonté d'envahissement d'un hôpital ou nécessité pour des manifestants "nassés" de chercher refuge contre les forces de l'ordre et leurs grenades lacrymogènes. 
Ce qui est avéré par l'AP-HP, c'est que l'accusation de vols d'ordinateurs à l'intérieur de l'hôpital est pure diabolisation visant à donner des manifestants l'image de délinquants. Or, "à ce stade aucun lien ne peut être fait" avec l'intrusion de manifestants lors du défilé du 1er mai, a commenté la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dirigée par Martin Hirsch.
Suite à la dénonciation par Castaner d'une "attaque" de l'hôpital, Jean-Luc Mélenchon accuse le ministre de l'Intérieur de "mensonge". 

Une nouvelle vidéo, filmée depuis l'intérieur du service, a depuis été publiée jeudi 2 mai dans l'après-midi.
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Les "attaquants" ne sont visiblement pas agressifs
La vidéo montre des manifestants fuir soudainement vers des soignants, installés sur la passerelle, alors que des policiers entrent sur le site. Le personnel de l'hôpital se replie en quelques secondes dans le bâtiment et s'emploient à plusieurs pour bloquer la porte d'accès à leur service. Les premiers manifestants, sur une vingtaine au total (entre dix et cinquante, selon d'autres versions), arrivent déjà sur la passerelle et tirent sur la poignée pour entrer. Parmi eux, quelques Gilets jaunes, certains âgés, mais aucun personne encagoulée, ni masquée. Au bout d'une minute, des policiers arrivent sur la passerelle et commencent à les évacuer dans le calme.

"Monsieur Castaner doit démissionner", estime Adrien Quatennens
Jeudi soir sur Europe 1, le député La France insoumise du Nord a demandé à Christophe Castaner de "partir sans délai".

Des mauvais traitements, voire des brutalités policières, et l'urgence de se protéger ?






samedi 17 février 2018

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

Résultat de recherche d'images pour "Wauquiez EM Lyon"
Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

dimanche 31 janvier 2016

Taxis : Valls traite avec les auteurs de violences "inadmissibles"

Valls condamne des violences "inadmissibles" de chauffeurs de  taxis, mais les invite à Matignon...

Plusieurs mouvements de mobilisation sociale 
ont convergé ce mardi 26 janvier en France
, et aussi les taxis. 
Forts de leur monopole et d'une réglementation sur mesures,
les puissants taxis traditionnels n'ont pas su évoluer 
Les 5,6 millions d’agents de la fonction publique étaient appelés à cesser le travail et à défiler pour une hausse du pouvoir d’achat. Les deux premiers syndicats de contrôleurs aériens ont aussi participé au mouvement, entraînant l’annulation préventive de 20 % des vols. 
Côté éducation nationale, enfin, un tiers des enseignants des écoles maternelles et élémentaires devaient se mettre en grève, selon leur habitude, d'après le syndicat hégémonique. Les professeurs du second degré ont, quant à eux, été plus nombreux que prévu à débrayer contre la réforme du collège.

Du côté des taxis, des milliers de chauffeurs  ont répondu à l'appel à se mobiliser en France pour protester contre les "dérives" de leurs concurrents du secteur des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Des actions se sont notamment déployées à Paris et autour des aéroports de Roissy et d’Orly, mais aussi en régions.

Le déroulé de la journée de mobilisation

En début de matinée, une navette force un passage, un manifestant est blessé
Selon la préfecture de police, 1.200 taxis ont été comptabilisés sur différents sites de protestation, notamment à l'aéroport d'Orly, où quelques dizaines de manifestants ont organisé un filtrage sur l'A106 en installant des plots sur la chaussée, ne laissant passer que les taxis en grève, dans une ambiance surchauffée. Mais, peu après 7 heures, une navette a forcé le passage et percuté un manifestant qui a été blessé à la jambe. Les autres manifestants ont frappé aux vitres du minibus, et ont forcé ses passagers à en descendre.
Le conducteur de la navette a été interpellé, et est entendu dans les locaux de l'hôtel de police à Orly. Il dit avoir accéléré sous l'effet de la panique.

Cette photo a été postée sur Twitter peu avant 9h00  par un journaliste de France TV Info. Depuis, les pompiers sont intervenus pour éteindre les pneus en feu. Le calme est revenu sur le périphérique parisien et la circulation a repris.
Vingt personnes ont été interpellées en Ile-de-France lors des manifestations de chauffeurs de taxi. 19 manifestants ont été arrêtés à la Porte Maillot, après plusieurs blocages du périphérique parisien, et le chauffeur de navette qui a renversé un manifestant est entendu dans les locaux de la police à l'aéroport d'Orly.

A 12h15, des représentants des chauffeurs de taxis seront reçus par Manuel Valls à Matignon, alors que devant le ministère de la Santé, une centaine de grévistes des hôpitaux de Paris manifestent aussi pour protester contre la réforme du temps de travail dans les hôpitaux franciliens. "Hirsch vole le repos des héros", pouvait-on lire sur une pancarte. Dans les grandes lignes, cet aménagement du temps de travail repose sur des suppressions de RTT et instaure de nouvelles organisations pour les 75 000 agents (hors médecins) des 39 établissements de l'institution. Au retour de la délégation reçue par le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, les manifestants devaient rejoindre le cortège des fonctionnaires.


Valls condamne les violences "inadmissibles" lors de la manifestation des taxis
Le premier ministre fait référence à des jets d'oeufs ou des pneus brûlés. "Il y a un droit de manifester. Il faut le respecter, même dans cette période d'état d'urgence. Mais les violences sont inadmissibles: aucune cause ne peut justifier une telle violence", a-t-il dramatisé à la sortie de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée, avant de recevoir à 12h15 à Matignon une délégation d'organisations professionnelles de taxis.

A la mi-journée, le ministère de l'Education annonce un taux de grévistes de 22,32% au collège, 12,24% dans le primaire et 3,66% parmi le personnel non enseignant. Pour le second degré dans son ensemble (collèges et lycées), le taux atteint 13,66%.

Manuel Valls propose l'ouverture d'une concertation avec les taxis, ainsi que la nomination d'une personnalité qualifiée, à l'issue d'une réunion avec les représentants des chauffeurs de taxis qui protestent contre la concurrence des voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Les forces de l'ordre viennent pourtant d'interpeller vingt-deux personnes, dont 14 placées en garde à vue, après des incidents au cours des manifestations, selon l'annonce de la préfecture de police de Paris.


Au final, le premier ministre se calme

Qu'a donc promis Valls aux chauffeurs de taxis contre les conducteurs de 
VTC - qu'il n'a pas offert aux éleveurs bretons ? Les représentants des taxis en colère des compagnies hégémoniques étaient moins agressifs à l'issue de la rencontre avec Manuel Valls jeudi soi, après trois jours de mobilisation des taxis et une première réunion avec le médiateur chargé de mener une concertation avec les VTC. Le Premier ministre a repris le dossier en recevant, jeudi soir, l’ensemble des organisations professionnelles de taxis, deux jours après une précédente rencontre où certaines n’avaient pas été conviées. Diviser pour régner?
Après trois heures de discussion, plusieurs organisations professionnelles ont appelé les chauffeurs en grève à lever les barrages, comme l’Union nationale des taxis (UNT) qui a salué l’entrée dans une "phase positive". Mobilisés par solidarité, d’autres syndicats (CFDT, proche du gouvernement, FO, SDCTP) ou associations (Taxis de France), se sont aussitôt montrés ouverts à une levée du mouvement, et ont indiqué vouloir consulter la base avant toute décision. La situation devait donc se dénouer vendredi matin. La préfecture de police de Paris joue le jeu, recommandant aux automobilistes d’éviter les secteurs de la Porte Maillot et de la Porte de Bercy, ainsi que les abords des aéroports d’Orly et de Roissy.

1 400 taxis mobilisés jeudi
Jeudi, pour la troisième journée consécutive, des centaines de taxis ont manifesté en région parisienne contre les véhicules de transport avec chauffeurs (VTC). Les rassemblements, réduits en matinée, ont grossi au fil de la journée, notamment porte Maillot où la CGT recensait 1.600 chauffeurs. En milieu d’après-midi, la police comptabilisait elle-même 1.400 taxis mobilisés, un peu plus que la veille (un millier), mais moins que mardi (2.100). Dans les aéroports, plus de 160 taxis ont bloqué les têtes de station à Orly. A Roissy, un manifestant a été renversé par un chauffeur de VTC, qui a été aussitôt interpellé.

La colère des taxis vise le ministre de l’Economie 
Si Uber, qui, en quelques années,  a ouvert ce secteur protégé à la concurrence avec son application leader du marché international, et reste ainsi leur cible dans les media, c'est Emmanuel Macron qui concentre actuellement la fureur de la profession. En effet, le ministre de Valls s’est fait, jeudi, le porte-parole d’une des idées lancées par Uber, à savoir l’ouverture aux artisans taxis des plateformes de géolocalisation des VTC.  
Mais les taxis conservateurs protestent aussi contre cette avancée
Ce jeudi, pour la première fois, plusieurs organisations professionnelles de taxis avaient commencé par rencontrer le médiateur finalement chargé, à défaut de Hollande ou Valls, de mener la concertation entre VTC et taxis, laquelle était refusée sur le terrain par des centaines de chauffeurs mobilisés encore à Paris, Marseille et Toulouse. 
La réunion avec le député PS Laurent Grandguillaume, qui a débuté vers 12h30 à Matignon, en présence de conseillers du premier ministre, visait à préparer l'entrée en scène de Valls en "poursuivant le dialogue entre les taxis et le gouvernement dans la suite de la feuille de route tracée par le premier ministre mardi", avait indiqué le cabinet de Manuel Valls.

Vers une coexistence
Mais, dans l’intersyndicale à l’origine des rassemblements porte Maillot et dans les aéroports parisiens, la CGT, Sud et la CFDT, sur 13 organisations invitées, ont décliné et menacé de "durcir" le mouvement. 
Et deux autres (FO et FNTI), très mécontents, ont claqué la porte à 15h30. "Rien de concret," même s’il y a "une volonté de faire quelque chose. On ne peut pas attendre", a déclaré Nordine Dahmane (FO). 
Restaient présents, des membres plus modérés de l’intersyndicale, dont l’UNT et Gescop, déjà reçus mardi.

Votée en 2014 pour encadrer la coexistence des deux services, la loi Thévenoud était favorables aux grosses compagnies traditionnelles et prévoyait une application nationale réservée aux... taxis, mais celle-ci n’a pas encore été mise en place. Et surtout, elle n’est "pas appliquée", répètent les taxis, qui dénoncent l’absence de contrôles des VTC, censés travailler uniquement sur réservation préalable. Pour avoir "incité" ses chauffeurs à pratiquer le maraudage, privilège des taxis, Uber a été condamné mercredi à verser 1,2 million d’euros à l’Union nationale des taxis (UNT) dite "modérée" mais surtout proche du PS.

"Manuel Valls a su se montrer convaincant", assure BFMTV


Jeudi soir, les représentants des taxis considéraient que les VTC étaient acceptables. Ils ont décidé la levée du mouvement de contestation contre la concurrence des VTC, malgré un contentieux d'incidents violents d'incidents
A part une poignée d'irréductibles qui campaient encore Porte maillot, à Paris, refusant "les promesses" et les assurances données à la profession dans la nuit par le Premier ministre, les taxis ont repris le travail ce vendredi.
Quel compromis les services de Matignon ont-ils proposé ? 
"Le Premier ministre a d'abord dit sa considération pour la profession", commente Alain Griset, président de l’Union nationale des taxis (la fameuse UNT, qui représente des artisans taxis), en préambule sur RMC. "Puis, il a affirmé la volonté du gouvernement de faire respecter la totalité de la loi. Ensuite, il a dit son engagement à travailler sur le modèle économique, sa volonté d'anéantir cette concurrence déloyale" des VTC et de réparer le préjudice de la profession. Arrivée des courses: les Français vont douiller.
Achoppement sur le rachat des licences: "c'est compliqué, il y a pleins de paramètres"...
Tous les sujets ont été mis sur la table, assure encore Alain Griset, un modéré très en pointe. Même l'épineux sujet des licences payées (parfois plus de 200.000 euros) par la mafia des taxis pour pouvoir exercer la profession. "La question du rachat des licences est sur la table. Oui, c'est une piste. Le Premier Ministre s'est engagé à ce que ce sujet soit abordé et qu'on trouve, parce que ce n'est pas facile, le modèle économique qui permette de sortir de cette situation". Qui finance ? L'Etat ? Quoi qu'en dise Hollande, l'Etat, ce sont les contribuables et ils sont moins de 50% des Français.
Interrogé sur le coût du rachat des licences, Alain Griset souligne que "c'est compliqué"... Va-t-on vers une plus-value des taxis sur le rachat de leurs licences ?
"Il y a pleins de paramètres, dont l'ancienneté. Avec quel argent ? Sur quels critères ? Il y a un travail à faire, et nous allons le faire dans les prochains jours et prochaines semaines", promet-il.

"Création de brigades spéciales pour contrôler les chauffeurs"
L'incapacité des taxis archaïques à s'adapter à l'ubérisation du marché va nous coûter un maximum. Manuel Valls a en effet engagé le budget de la nation, en sorte de pouvoir renforcer les contrôles des chauffeurs illégaux.
L'accord que vante Griset achoppe encore sur un autre point. Les taxis se veulent intransigeants sur "les plateformes (de réservations de VTC) [qui] utilisent 70% de chauffeurs illégaux, insiste Alain Griset. Le Premier ministre s'est engagé à fermer ces plateformes si elles continuent ces pratiques. 
Il a également annoncé la création dans 12 départements de brigades spéciales chargées de sanctionner et d'arrêter les 70% de VTC dans l'illégalité". Sur quel crédit et par quel basculement d'effectifs - en période de mobilisation anti-terroriste maximale - Valls compte-t-il réaliser la quadrature du cercle des taxis ? Les 12 départements concernés sont : Paris, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Rhône, Gironde, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Alpes-maritimes et Nord.

Pour Macron, les demandes des taxis ne sont pas acceptables

Mettant Valls en difficultés, "il ne peut être question de fermer certains plateformes et d'empêcher d'autres professionnels de travailler", a lancé le ministre de l’Économie, appelant à la levée des blocages menés par les taxis en grève. "La solution dans l'agitation et par le blocus, moi, je la considère comme inacceptable", a déclaré  Emmanuel Macron. "Je leur demande la levée des blocus", a-t-il ajouté à Fos-sur-Mersur le thème du renouveau industrielen marge d'une visite d'usine devant laquelle une vingtaine de taxis étaient stationnés à son arrivée dans l'après-midi.

"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis"
"Il y a des Françaises et des Français qui vont à leur travail, qui ont aussi une vie très difficile et qu'on prend en otage pour simplement que les pouvoirs publics cèdent: ça n'est pas ma philosophie des choses", a martelé le patron de Bercy. 
"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis, ce sont les Françaises et les Français qui en ayant recours à d'autres services ont simplement dit "on a besoin d'une mobilité parfois différente'", a-t-il expliqué.
Mais, sous la pression de la rue, Valls s'est résolu à recevoir les preneurs d'otages.