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dimanche 23 décembre 2018

Macron tisse sa toile : les réseaux se forment et se multiplient

De grands entrepreneurs ont mis Macron en selle et des femmes sucent sa roue 

Ces femmes qui applaudissent les " gilets jaunes " et ...les gendarmes

Résultat de recherche d'images pour "macron et ses reseaux"C'est sur une célèbre chanson du crooner Julio Iglesias, " Vous les femmes ",  que se clôt la cérémonie annuelle des 'Femmes d'influence' (défense et promotion de l'entrepreneuriat au féminin). Bonne humeur et féminité assumée, la communicante Patricia Chapelotte, 56 ans, fondatrice de l'agence Albera Conseil (communication d'influence, relations avec les media, affaires publiques, communication digitale, communication de crise, communication sociale des entreprises, communication...), a organisé et mené à un train d'enfer le show sur la scène parisienne de l'auditorium du Palais Brongniart, la Bourse, après avoir été conseillère en communication de Jérôme Kerviel de 2008 à 2010. 
Résultat de recherche d'images pour "Kolinda Grabar-Kitarovic Macron"
Lucie Basch décroche le Prix économique " espoir ", tandis que la ministre qui imposa la Loi Travail à coups de 49.3, Muriel Pénicaud, est lauréate du Prix politique, ex-aequo avec la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic (photo ci-contre, avec Macron à la finale de la Coupe du monde de football 2018). 

Chargée de mettre en musique une loi " d'urgence sociale " en réaction au mouvement des " gilets jaunes ", la ministre du Travail ne retient qu'une facette du prisme : chez ces derniers, beaucoup sont simplement " des femmes seules qui se battent pour leurs enfants ". Elle est fière que cette mission de panser les plaies de la société ait été confiée " à deux femmes du gouvernement ", puisqu'elle va s'atteler à cette tâche avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. 

Dans la foulée, le Coup de cœur du jury est remis à la colonelle Karine Lejeune, en uniforme, qui fait applaudir ses collègues gendarmes, dont 21.000 femmes, " qui en ont bien besoin en ce moment ", sous l'œil de son grand chef, le général Richard Lizurey. Le 29 juin 2018, elle a pris la succession du colonel Jean-Marc Michelet à la tête du groupement de 700 gendarmes de l'Essonne depuis 2015, après avoir participé à la mise en place dans l'Essonne des premiers référents sur les violences conjugales. Ce soir, la France ne paraît pas si divisée. Peut-être grâce à " vous les femmes, qui nous désarment, la la la… "

Retour à l’ambassade de France à Santiago, 45 ans après le putsch

A l'initiative de Margarita Gutiérrez, présidente de l'Association d'amitié franco-chilienne, et de l'ambassadeur Roland Dubertrand, on participe avec émotion en la résidence de ce dernier à l'inauguration d'une plaque commémorative en hommage à son lointain prédécesseur, Pierre de Menthon, son épouse Françoise, et l'ensemble de son équipe. De septembre 1973 à juillet 1974, ils ont accueilli 600 réfugiés politiques dans les locaux diplomatiques français à Santiago, avant de les exfiltrer en France.
On partage ses souvenirs d'enfance un peu particuliers, quarante-cinq ans après, avec quelques dizaines de ces " asilados " revenus au pays, dont l'un des gardes du corps du président Salvador Allende, ou son ministre Jacques Chonchol, qui orchestra la réforme agraire. Les discours rappellent que si l'ambassade de France, à la différence d'autres chancelleries européennes, a eu cette attitude lors du coup d'Etat d'Augusto Pinochet, c'est bien en raison des consignes dictées alors par l'Elysée et le président Georges Pompidou: " S'inspirer des circonstances et faire tout le possible sur un plan humanitaire. "

Jean-Claude Meyer lance "une nouvelle société de pensée"

Avec au menu des pâtes à l'encre de seiche, premier dîner, à la bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, d'une " nouvelle société de pensée " fondée par des patrons de grandes entreprises, Jean-Paul Agon (L'Oréal), Jean-Claude Meyer (Rothschild & Co et administrateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Christophe Ono-dit-Biot (Le Point, détenu par François-Henri Pinault, propriété de l'anciennement Pinault-Printemps-Redoute, PPR) et Carlo D'Asaro Biondo (Google Europe et ancien de Lagardère). 

Une soixantaine de convives, parmi lesquels Xavier Darcos, Yannick Bolloré, Arnaud de Puyfontaine ou Laurent Dassault, sont venus entendre l'universitaire Gilles Kepel, sur le thème de l'islam en France. Alors que Strasbourg pleure ses morts, l'intellectuel explique froidement que les djihadistes vont encore profiter du mouvement des " gilets jaunes " pour déstabiliser un peu plus la société française, qu'ils observent en permanence.
En juillet 2007, Agon assuma mener une politique d'embauche sur la consonance ethnique du prénom qu'il qualifie de "discrimination positive", indiquant : "lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d'origine étrangère, il a plus de chance d'être recruté que celui qui porte un prénom français de souche".
Quel est l'objectif de ce nouveau cercle très " France d'en haut " ? 
Jean-Claude Meyer affirme que le Club de l'Arsenal n'est pas un " énième think-tank " et veut être moins dans la réflexion que dans l'action et dans l'influence : " Fini le temps des rapports, place au lobbying des idées. "

La paire Jouyet-Macron

On doit à Jean-Pierre Jouyet l'entrée de Macron au gouvernement 
Le secrétaire général de l'Elysée n'a plus eu qu'à intimer l'ordre aux ministères d'adresser dorénavant les dossiers économiques à Macron dont il a été le chef à l'inspection des finances entre 2005 et 2007. C'est déjà lui qui avait suggéré son nom à Jacques Attali pour être rapporteur de sa commission sur la croissance. Et si Attali a fait les présentations avec François Hollande, c'est bien Jouyet qui a œuvré à leur rapprochement avant la primaire socialiste.Technos brillants, dotés d'un sens politique aigu, le "secgen" de l'Elysée et son poulain forment une redoutable machine d'influence, dont la ligne sociale-libérale est enfin assumée par l'exécutif. Arrivé à la tête de Bercy sans jamais avoir été élu, son profil de banquier lui vaut les quolibets d'une partie de la gauche, mais l'arriviste pourra compter sur son réseau, l'un des plus beaux de la République. "Emmanuel est un grand séducteur, confirme un proche. Il écoute beaucoup et vous donne toujours l'impression que vous êtes son meilleur ami, même si ce n'est pas le cas." Prendre le bras de son interlocuteur ou poser la main sur sa cuisse n'a aucun sens. 

Macron avait d'abord embobiné Manuel Valls, qui avait déjà proposé au président de le nommer au Budget lors du remaniement d'avril. Leurs lignes économiques sont proches et ils partageaient le même agacement pour Jean-Marc Ayrault. Macron s'entend alors aussi très bien avec Bernard Cazeneuve, passé du Budget à l'Intérieur, et avec Laurent Fabius, le patron du Quai d'Orsay, qu'il a connu en 2009 lors d'un voyage au Chili, au Forum du progressisme, pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès. En revanche, ses rapports avec le ministre des Finances Michel Sapin, autre fidèle de François Hollande, étaient hyper-tendues.

Mais c'est surtout dans les cabinets ministériels et de l'administration que le réseau Macron est le plus étendu et efficient. "Jeune inspecteur des finances, il multipliait déjà les petits déjeuners informels, nouait des contacts avec les cabinets de droite et les directeurs de Bercy", raconte un ex-collègue. A l'Inspection Générale des Finances (IGF°, il se lie d'amitié avec Pierre Heilbronn, un autre affidé de Jouyet, qui était directeur adjoint du cabinet de Michel Sapin aux Finances : le ver était dans la pomme. Plus récemment, durant la campagne de 2012, Macron s'est aussi rapproché de l'économiste de l'Insee Sandrine Duchêne, qui l'a ensuite suivi à l'Elysée avant de devenir directrice adjointe du Trésor.

Aux contacts noués à Bercy, il faut ajouter les petits camarades de la fameuse promo Sédar Senghor de l'ENA, dans laquelle Macron n'était pas un élève lambda. Avant le remaniement, ils n'étaient pas moins de treize dans les cabinets ministériels, dont cinq directeurs de cabinet. 
Le patron de Bercy est surtout proche des "académiciens", ce petit groupe de potes qui avaient l'habitude de s'encanailler à L'Académie de la bière, un bar de Strasbourg. Gaspard Gantzer est le plus connu d'entre eux depuis qu'il est devenu le conseiller communication de Hollande à l'Elysée, avant de le trahir pour Macron. Trois autres travaillent auprès d'Anne Hidalgo, dont Mathias Vicherat, son directeur de cabinet. Une connexion précieuse, la mairie de Paris étant devenue le principal vivier de recrutement des cabinets socialistes. Il y a enfin Aymeric Ducrocq, en charge de l'industrie à l'Agence des participations de l'Etat (chargée d'incarner l'actionnaire des établissements publics ou des entreprises détenues par l'Etat), dont Macron a désormais la tutelle. Les deux amis ont notamment travaillé ensemble sur le dossier Alstom.

Les économistes qui le portent aux nues

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Pénicaud et Macron au salon de l'électronique, 
à Las Vegas, le 7 janvier 2016
A l'extérieur de l'Etat, c'est surtout grâce à la commission Attali qu'il a pu développer ses réseaux auprès des patrons et des économistes, comme Philippe Aghion, fervent défenseur d'une politique de l'offre. En 2012, il signa l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande. 
Très important : Macron n’a pas choisi La Rotonde par hasard… Révélations de choc
Ensemble, ils ont monté le groupe dit de "La Rotonde", ultra-libéral, chargé d'alimenter le programme de Hollande, rassemblant des technos et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani-Ferry. En janvier 2017, celui-ci donna sa démission de 'France Stratégie' pour rejoindre l'équipe de campagne de Macron et inspirer sa réforme du droit du travail, pour finalement prendre ses distances sur la politique migratoire du gouvernement. Déjà, ils prônaient un véritable choc de compétitivité. Mais, à l'époque, Michel Sapin n'a pas retenu l'idée. Prudent, Macron n'a pas forcé le mouvement
Après les élections, trois rencontres avec Hollande suivront. Macron s'en sert pour faire passer des messages. En août 2013, Macron mobilise ces économistes pour encourager le président à la surtaxation des entreprises françaises et à vanter les mérites de la fiscalité suédoise. Pisani-Ferry a d'ailleurs été nommé, avec son appui, commissaire général à la Stratégie et à la Prospective, rattaché à Matignon. Et, lorsqu'il quitte l'Elysée, c'est à Aghion que Macron demande de lui trouver un point de chute dans l'enseignement, à Harvard et à la London School of Economics.
Autre économiste qui compte, Marc Ferracci, un ami de Sciences-Po et l'un de ses deux témoins de mariage (avec l'homme d'affaires Henry Hermand) : le retour d'ascenseur l'a conduit au cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, comme conseiller spécial. Ce spécialiste du marché du travail a été convié à déjeuner à deux reprises à l'Elysée avec ses confrères Pierre Cahuc et Francis Kramarz, partisans d'une réforme drastique du paritarisme et des professions réglementées. Macron fréquente aussi régulièrement le père de Marc Ferracci, Pierre Ferracci, à la tête du groupe de conseil Alpha, très influent dans la sphère sociale, qui l'a mis en relation avec les principaux leaders syndicaux. Le père a construit en Corse sur un terrain non constructible, sans que la justice ne le tracasse outre mesure.
Les élus territoriaux n'intéressent pas Macron.

Macron doit beaucoup à un think-tank proche du patronat

Résultat de recherche d'images pour "INSTITUT mONTAIGNE"L'adresse postale légale d'En marche correspond à celle d'un des dirigeants de l'Institut Montaigne, un cercle de réflexion réputé proche des grands patrons français avec l'objectif de concilier les enjeux de compétitivité et de cohésion sociale.
En marche! est son bébé. "Ni de droite, ni de gauche", il n'est pourtant pas neutre et indépendant. En effet, comme l'a relevé Mediapart, des liens directs existent entre l'association du candidat-ministre de l'Economie et l'Institut Montaigne, groupe de pression.

Le site trotskiste souligne que, dans les mentions légales du site internet d'En marche, sous la mention "Directeur de publication", était inscrit Véronique Bolhuis. L'adresse postale, elle, est située dans une rue du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Or, Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l'Institut Montaigne. Et l'adresse correspond à celle de ce même dirigeant. 
Depuis juin 2018, Laurent Bigorgne est désormais membre du Comité action publique 2022, un groupe composé d'une trentaine de personnalités, chargé en octobre 2017 par le premier ministre Edouard Philippe de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat.

L'Institut Montaigne est un club de réflexion créé en 2000 par l'homme d'affaires Claude Bébéar, président d'honneur d'Axa assurances. Ce think tank se définit comme "une plateforme de réflexion, de propositions et d’expérimentations consacrée aux politiques publiques en France". Il est surtout connu pour appuyer des positions proches de celles du MEDEF.
Rien d'étonnant donc, selon Mediapart, à ce que Pierre Gattaz, le président du Medef, ait jugé "rafraîchissante" la création d'En marche !, sur France Inter.

samedi 17 février 2018

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

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Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

samedi 18 novembre 2017

PS: un tweet antisémite de G. Filoche vise Emmanuel Macron


Gérard Filoche sera-t-il exclu du PS ?

Gérard Filoche, "déséquilibré" depuis longtemps
Cet agitateur de l'aile gauche du PS se croit vertueux, mais un tweet à caractère antisémite visant Emmanuel Macron lui vaut des poursuites de la LICRA, bien qu'il l'ait très rapidement effacé.

Une image d'Emmanuel Macron les bras tendu devant un globe terrestre et garni d'un brassard ressemblant à un signe nazi où la croix gammée est remplacée par le signe dollar, sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali: ce montage diffusé sur Twitter sur le compte de Gérard Filoche était accompagné de quelques mots: "un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt".

Le PS face à ses ambiguïtés

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable. Il porte atteinte aux [supposées] valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu'à l'engagement de chaque jour et à l'action de terrain de ses militants contre le racisme et l'antisémitisme. [Et à l'anti-sionisme ?] Il constitue à ce titre un motif d'exclusion", a indiqué le PS dans un communiqué. Y a pu ka !
"Nous prendrons une décision rapide", a assuré le coordinateur du parti, Rachid Temal, un apparatchik.

Dénonçant "un photomontage immonde", la Licra (Ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme) va saisir la justice, a-t-elle annoncé dans un communiqué samedi.
"Ce tweet de Gérard Filoche est une honte absolue relayant des contenus complotistes trempés dans l'obsession des juifs", a également souligné l'organisation sur Twitter.

Le socialiste Filoche s'aligne sur l'extrême droite.
En effet, le même photomontage avait déjà été diffusé sur le site Egalité et Réconciliation, en février, ce qui vaut à l'essayiste d'extrême droite Alain Soral d'être poursuivi par le parquet, le 24 janvier prochain devant le tribunal Correctionnel, rappelle aussi la LICRA, partie civile dans ce dossier.

Gérard Filoche se rétracte comme un minable

Résultat de recherche d'images pour "gerard filoche"Pour le septuagénaire, "a priori l'image Macron + argent est totalement banale. Il y en a 100 comme ça. A l'examen, ce montage et sa source sont bad, reconnaît-il. Dès que je l'ai su je l'ai retiré aussitôt, raconte le pleutre. Tout à fait désolé!, ajoute-t-il cyniquement, en guise d'excuse. Quant à la cabale en meute, elle vise autre chose non?", a-t-il twitté samedi matin. Et en plus, le socialiste se pose en victime ! Celui qui le traite d'"immonde" est encore en deça de la vérité.

Ce tweet "a été retiré, il ne sera plus là, j'ai fait mes excuses", a également déclaré Filoche, confondant avec légèreté 'excuses' et 'regrets'. "Qu'est-ce qu'on veut de plus?" a ajouté l'odieux personnage, soulignant qu'il est "fondateur de SOS Racisme".  Le vieillard pense-t-il ainsi redorer le blason de cette association démonétisée par ses partis-pris ? Elle ne s'est d'ailleurs pas encore sentie obligée de pousser des cris d'orfraie...

"Je suis de gauche et contre la droite et l'extrême droite", a ajouté ce contributeur à différents media révolutionnaires et pro-palestiniens d'extrême gauche (L'Humanité, communiste, ou Mediapart, trotskiste, Siné Hebdo etc...). "S'ils disent que je suis antisémite qu'ils le prouvent, que je suis raciste, qu'ils le prouvent", a-t-il encore défié, mettant en cause les attaques de "macroniens d'un côté et l'aile droite du PS de l'autre". Le gros plein de soupe atteint des sommets d'indignité

Mais Rachid Temal reconnaît dans cette image "tous les codes que, malheureusement, on a pu voir dans les années 30". "C'est un tweet ouvertement antisémite. C'est sur cette base que s'engage la procédure d'exclusion, au nom du PS et au nom de ses valeurs", a souligné le responsable socialiste.

Le tweet de Gérard Filoche a suscité de très nombreuses réactions, notamment parmi les membres du gouvernement? comme Benjamin Griveaux, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie.
"Il y a bien longtemps que le PS aurait dû exclure Gérard Filoche (...) et il faut attendre un tweet innommable et antisémite pour engager une procédure d'exclusion", a twitté pour sa part l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Résultat de recherche d'images pour "gerard filoche"François Kalfon, proche d'Arnaud Montebourg et classé à l'aile gauche du PS, proche de Benoît Hamon, joue la surprise. Il a lui aussi exprimé sa stupéfaction devant l'utilisation de ce visuel. "Je suis halluciné", a-t-il déclaré sur France Info.
"Cette image est totalement abjecte et cette tendance qui existe à gauche de confusion du monde de l'argent et des juifs, ça nous renvoie aux années" sombres, concède-t-il. "Ca pose un grave problème d'appartenance au parti socialiste et (...) je souhaite que (Gérard Filoche) puisse s'en expliquer devant nos instances, parce que je ne reconnais pas le Gérard Filoche que je connais, prétend Kalfon. Je ne sais pas ce qui s'est passé"...

Mais les Tartufe de l'aile gauche socialiste croient-ils que sont oubliées les injures de Filoche, ex-LCR, vitupérées en octobre 2014 à la mort de Christophe de Margerie, PDG de Total et apparenté par sa mère à la famille Taittinger, comme Jean-Pierre Jouyet ? Ses propos avaient déjà conduit Patrick Mennucci ou Manuel Valls à demander son exclusion du PS.
Filoche était toujours membre du Bureau national du PS en octobre 2015 quand il fit écho aux accusations de Noël Mamère rendant responsable la loi Macron d'un accident de car ayant coûté la vie à 43 personnes.
Mieux, en juin 2016, Filoche se déclara candidat à la primaire à gauche pour l'élection présidentielle de 2017... Ecarté de la primaire, faute d'un nombre suffisant de parrainages, l'indésirable annonça son intention de déposer 2 recours, qui seront rejetés. Il soutiendra successivement Montebourg, puis Hamon.
Les électeurs n'ont pas eu à finir le travail; Gérard a fini par renoncer à sa candidature aux législatives de 2017, mais sa fille Léa est conseillère de Paris (PS) et adjointe au maire du ...19e arrondissement. Et, comble d'insanité, il est donneur de sperme...

jeudi 19 octobre 2017

Des CRS en mission doivent partager le même hôtel que des migrants

Le gouvernement loge des CRS dans le même hôtel que les migrants qu'ils viennent d'évacuer

Collomb et ses services manquent-ils d'égards envers les policiers ?

Nord : des CRS logés dans le même hôtel que les migrants qu'ils venaient d'évacuerChargés du service d'ordre du démantèlement du camp de migrants du Puythouck, à Grande-Synthe (Nord), mardi 19 septembre au matin, des policiers ont appris que des clandestins étaient logés dans le même hôtel que le leur, rapporte La Voix du Nord. 
Très tôt le mardi 19 septembre, les forces de l’ordre ont bouclé la zone. Plus de 200 policiers – des gendarmes mobiles, des CRS, des fonctionnaires de la police aux frontières (PAF), des hommes du commissariat de Dunkerque – ont empêché toute entrée ou sortie au Puythouck. Les bénévoles des associations ont été escortés jusqu’aux abords du Puythouck pour les écarter du dispositif.

Ce n'est que lorsque le premier des douze bus mobilisés au transport des migrants  évacués s'est dirigé vers leur propre hôtel que les fonctionnaires de police de leur escorte se sont rendus compte de la délicatesse de leurs supérieurs.

Stupéfaits, les fonctionnaires de police ont alors prévenu leurs syndicats des risques que leur hiérarchie leur faisait courir. Il était inconcevable que des personnes évacuées le matin même contre leur gré partagent le même bâtiment le soir venu. 
"C'est la première fois que ça arrive", lance à franceinfo Christophe Canon, au nom des 22 CRS logés dans l’hôtel Première Classe de Rouvignies, près de Valenciennes.


"Evidemment, c’était une situation intenable pour les CRS. Il a fallu monter au créneau pour trouver un nouvel hôtel aux collègues", explique à franceinfo Christophe Canon, délégué du syndicat UNSA du Nord pour les CRS.

"Si on avait su, on aurait escorté directement les migrants à l’hôtel, plutôt que d’affréter des bus privés pour les acheminer," ironise-t-il.
"Maintenant, on cherche à savoir qui a pris cette initiative de débloquer des places dans le même hôtel que les CRS", poursuit le syndicaliste, certain qu’il ne s’agit pas d’une décision délibérée. "Mais il y a eu de toute évidence un dysfonctionnement. On cherche à comprendre pour que ça ne se reproduise plus."

Les CRS ont finalement changé d'hôtel

Le service logistique de la police a alors pris la décision de mettre en sécurité les fonctionnaires concernés dans un autre établissement, dans la même zone.

"C'est un couac dans l'organisation de la préfecture, dénonce le syndicaliste. Ce sont eux qui ont pris la réservation de l'hôtel." La préfecture aurait, selon le syndicaliste, été pris de cours devant le nombre de migrants. Sans place suffisante dans les centres d'accueil, ils se sont repliés sur cet hôtel de Rouvignies. "Nous allons demander à notre hiérarchie et à la préfecture de prendre des mesures afin que cela ne se reproduise pas".
Lors de l’opération d’évacuation de la 'jungle' du Puythouck, la préfecture a annoncé qu’elle avait pris en charge 557 migrants dont 60 enfants – seize personnes ont été interpellées, faisant pour la plupart l’objet de reconduite à la frontière.

Affectés à des missions de maintien de l'ordre dans des quartiers sensibles de Lille et de sa banlieue, les policiers étaient détachés spécialement à Grande-Synthe pour l'évacuation du camp. 

La préfecture n'a pas manifesté sa volonté de transparence avec franceinfo qui l'interrogeait. De son côté, le groupe hôtelier - Louvre Hotels Group, détenu (avec Kyriad et Campanile) par Starwood Capital Group (SCG), une société privée américaine de gestion d'investissements - affirme en revanche à franceinfo que le groupe de migrants n'est resté qu'une seule nuit dans l'hôtel.
En 2005, Starwood Capital Group fit l’acquisition du Groupe Taittinger et de sa filiale, la Société du Louvre et de ses sociétés affiliées, dont la Cristallerie Baccarat, l’Hôtel Lutetia, l’Hôtel du Louvre à Paris, l’Hôtel Martinez à Cannes et les parfums Annick Goutal. 
Or, la présidente des parfums Annick Goutal n'est autre que Brigitte Taittinger qui laissa toute la place aux Sud-Coréens d'Amore Pacific, propriétaires de l'entreprise, déjà propriétaire de la licence des parfums Lolita Lempicka. 
Et Brigitte Taittinger est l'épouse en secondes noces de Jean-Pierre Jouyet qui fut secrétaire général de la présidence de la République sous ...François Hollande, lequel a donné sa première conférence internationale rémunérée à l'occasion du "World Knowledge Forum", mardi 17 octobre 2017, à Séoul (lieu de naissance de Fleur Pellerin et de Jean-Vincent Placé qui furent ses ministres) en ...Corée du Sud. 

vendredi 3 février 2017

Affaire Penelope: secret des sources contre secret du travail des collaborateurs parlementaires

Qui est la taupe ? Jouyet serait la source secrète du Canard enchaîné

"Cette opération ne vient pas de chez nous, pas de notre camp.
Cette affaire [Penelope] vient du pouvoir", a affirmé François Fillon devant ses sympathisants, mercredi 1er février. Le candidat LR à la présidentielle, harcelé dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, a aussi dénoncé une "tentative de coup d'État institutionnel" venu de "la gauche". Ses soutiens les plus fervents jugent les attaques plus dangereuses  pour le scrutin que pour le candidat dans l'opinion soumise au matraquage médiatique de la gauche qui a perdu toute chance de victoire et balance entre Hamon et Macron, faisant le jeu de l'extrême droite, comme en 2002. 

La presse retranchée derrière le secret des sources a reçu le soutien du Parquet
L'opération lancée par l'hebdomadaire anarchiste repose sur un montage de soupçons. Les montants avancés sur les sommes perçues par l'épouse du candidat de la droite républicaine se sont d'ailleurs avérés inexacts d'une semaine à l'autre.

Depuis 2012, chaque nouvelle élection présidentielle est entachée d'un complot.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn fut la première victime des media avec la révélation de son activité sexuelle pourtant connue de longue date, notamment par François Hollande, alors premier secrétaire et candidat du Parti socialiste. A qui le crime profita-t-il ?


Puis, en mars et avril 2012, à seulement quelques jours de l'élection présidentielle, l'affaire Kadhafi fut déclenchée par le journal trotskiste en ligne Mediapart, avec deux documents pouvant laisser croire à l’existence d’un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par le régime libyen en 2007. L'information judiciaire n'a toujours pas abouti.


Après DSK et Sarkozy, Fillon, avec pour point commun à ces complots successifs, François Hollande et son entourage.

VOIR et ENTENDRE d'ailleurs ce petit échange discret mais révélateur, entre Hollande et Edwy Plenel, animateur du site révolutionnaire :


Les députés LR E. Ciotti et B. Debré ont quelques motifs de citer Jean-Pierre Jouyet comme taupe du gouvernement Fillon et indic du Canard

Jouyet a été secrétaire d'État au gouvernement Fillon en charge des Affaires européennes en 2007, avant d'être nommé secrétaire général de la Présidence de la République par... Hollande qui , bien qu'il n'aimât pas les riches, appela cet ex-président de Barclays France à l'Elysée.

La presse partisane qui reçoit les supputations du Canard et Mediapart comme argent comptant, disqualifie "pêle-mêle" les indications des deux députés, d'un revers de clavier, "sur la base de vagues "suspicions" ou simples déductions, selon elle, parfois très suspicieuse.

Les media auraient-ils aussi oublié le dîner de cons entre Fillon et Jouyet ?
Selon le livre Sarko s'est tuer, lors d'un déjeuner le 24 juin, François Fillon aurait pressé Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Élysée, d'accélérer les procédures judiciaires visant Sarkozy. Au plus fort de la tempête qui secouait l'UMP, avec les révélations concernant de supposées fausses factures et le rôle de Bygmalion, l'ancien premier ministre aurait insisté auprès de son interlocuteur sur un point précis: le paiement par le parti des pénalités de plus de 500.000 euros infligées à Nicolas Sarkozy pour dépassement de son budget de campagne.
Fillon-Jouyet : Le dîner de cons...Dans Le Monde, les journalistes de la nuit profonde et auteurs du livre Gérard Davet et Fabrice Lhomme rapportent plusieurs extraits de l'échange entre les deux hommes, tel que Jean-Pierre Jouyet lui-même les leur aurait rapportés : "Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça'." Toujours selon ce récit, Fillon aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" Le secrétaire général de l'Élysée, aura-t-il en revanche la volonté d'accélérer les procédures judiciaires visant... Fillon ?

Dès avril 2014, Jouyet est un homme incontournable du quinquennat de Hollande. Le secrétaire général de l'Élysée a d'abord nié catégoriquement avoir fait un tel récit aux journalistes, bien que ceux-ci assurent disposer de plusieurs sources concordantes mais également des enregistrements (!) de leur entretien avec Jouyet. Dimanche, Jouyet est pourtant revenu sur son démenti. "François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Le ladre s'en est déclaré profondément choqué", a-t-il simplement synthétisé.

VOIR et ENTENDRE Macron soutenir Jouyet lors de l'affaire du "dîner de cons" 
à l'Elysée avec Fillon, selon France Info, organe de presse partisan  :

Jouyet a-t-il en fait travaillé pour le candidat Macron en lançant le Canard enchaîné sur la trace de Pénelope ? Membre du Parti socialiste (2006-2009), Emmanuel Macron a été fait secrétaire général adjoint de l'Elysée par François Hollande en 2012, au côté de Jouyet et à sa demande, avant de le nommer ministre de l'Économie et de le propulser dans le paysage politique et sous les projecteurs des media.

Jouyet roule pour Macron


Jeudi 2 février, Jean-Pierre Jouyet, François Hollande, Emmanuel Macron ou encore l'ancien procureur Jean-Louis Nadal, président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), sont apparus en grands organisateurs de cette chasse à l'homme. 
Le journal Libération pointe par ailleurs les hashtags de soutien au candidat Fillon et, sans encore les traiter de fachos, cloue au pilori les militants qui prennent sa défense sur les réseaux sociaux. Parmi eux a émergé le mot-clef 'StopChasseàlhomme' ce mercredi sur Twitterparce qu'il dénonce le ciblage malveillant dont est victime le candidat du parti Les Républicains. Il ferait pschitt selon Le Point qui ne précise pas qu'il est envahi de tweets hostiles de la gauche radicale désunie sur un programme commun, mais une dans la salissure et le grippage de la démocratie. #ProFillon n'est pas non plus apprécié du quotidien tenu par Laurent Mouchard-Joffrin.

Éric Ciotti explique sur Franceinfo :
Les éléments qui sortent, les contrats, les chiffres, qu'ils soient dans le domaine privé ou dans celui de l'Assemblée nationale, du Sénat, il n'y a qu'un lieu où tous ces éléments sont recensés de façon exhaustive : c'est à Bercy. C'est à Bercy. Voilà. Donc après... [...] Il y a en tout cas les déclarations de revenus de façon exhaustive sur toutes les années, bien entendu. [...] Ça veut dire que le pouvoir en place a la capacité de disposer de ces éléments et on voit bien que c'est une possibilité. Si on converge, si on rapproche ces deux éléments - à qui profite le crime et qui dispose des éléments pour commettre le crime - vous avez déjà des indices pour mener l'enquête.
[...]
[Emmanuel Macron] est très proche de l'actuel président de la République, du secrétaire général de l'Élysée qui a fait monter monsieur Macron. Le secrétaire général de l'Élysée, c'est monsieur Jouyet. Moi je le dis très clairement, ce sont des faits.Monsieur Macron n'est pas éloigné de ce pouvoir; au contraire, il bénéficie, au sein de l'appareil d'État, d'un soutien très important. Nul n'ignore que monsieur Jouyet a été un acteur majeur dans la montée en puissance de monsieur Macron. Et nul n'ignore, aussi, l'opportunisme légendaire de monsieur Jouyet, qui a été jusqu'à être ministre de Nicolas Sarkozy avant d'être secrétaire général [de l'Élysée] de François Hollande et d'être un soutien de monsieur Macron.
Est-ce donc Jean-Pierre Jouyet "qui tire les ficelles" ? 
"Ce n'est pas ce que j'ai dit, répond Ciotti. J'ai dit : 'A qui profite le crime ?'. C'est manifestement au pouvoir."






 "A qui profite le crime ? C'est manifestement au pouvoir" et à Emmanuel Macron, estime Eric Ciotti 

Bernard Debré affirme qu'une "officine" est derrière tout ça, même s'il ne "sait pas laquelle", assure-t-il à Cyril Viguier, sur Public Sénat et Radio Classique, avec la participation de Christophe Bordet (Sud Radio, groupe Fiducial) et Michaël Szames (Public Sénat, détenu à 100% par le Sénat). S'en suit cet échange :
- Bernard Debré : On n'a pas de preuve [pas plus que le Canard?], mais on sait tr...
- Journaliste : Alors pourquoi avancer que c'est une officine ?
- Bernard Debré : Parce qu'on est en train de chercher et qu'on a des suspicions. Ces suspicions, c'est monsieur Nadal, qui a été nommé par le gouvernement, c'est monsieur... un conseiller de François Hollande qui est là pour ça  On le sait bien ! Voilà.
Nadal, 75 ans, mais qui n'a toujours pas cédé sa place à une jeune priorité de Hollande, est un ancien procureur général à la cour de Cassation, qui s'en prit déjà au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Magistrat évidemment indépendant par définition, il s’engagea toutefois politiquement au côté de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011. En 2012, il soutint ouvertement le candidat François Hollande. 

C'est dire si la Haute autorité pour la transparence de la vie publique peut être équitable.
Pour mémoire, cet homme intègre a été conseiller technique au cabinet du garde des Sceaux, ministre socialiste de la Justice, Robert Badinter, chargé des questions de... nominations dans la magistrature (1983-1984, puis en 1986).

C'est Nadal (ci-contre), animé par le seul louable souci de la recherche de transparence, qui avait exercé une pression politique en 2004 dans l'affaire Tapie-Crédit lyonnais, et avait requis en 2011 l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République en marge de la contestation de l'arbitrage rendu en 2008. Coupeur de têtes ?

Bernard Debré, quant à lui, ne cible donc pas Jouyet. "Pas du tout, monsieur Jouyet n'est pas venu dans ma bouche, c'est vous...", rectifie Bernard Debré. Et de poursuivre sur le cas du juge Nadal : "Bien entendu : il a été nommé pour ça ainsi que d'autres". 





.@Bernard_Debre sur les "officines" : "On a des suspicions, ces suspicions c'est M. Nadal qui a été nommé par le gouvernement..." 

La suite :
- Journaliste : Ça profite à qui ?

- Bernard Debré : Bah à la gauche, à qui voulez-vous que ça profite ? Ça profite à monsieur Macron, c'est évident. Quand l'affaire a commencé, on pouvait imaginer entre Hamon et Valls, l'un des deux. Alors ça profitera pas beaucoup à Hamon mais ça profitera à...
- Journaliste : Tout est monté depuis l'Élysée ?
- Bernard Debré : Ah bah, j'en suis absolument persuadé, persuadé ! Qui voulez-vous qui monte ça, qui voulez vous qui ait ces informations?


La gauche républicaine se donne du mal pour débusquer les conjurés.
Le moyen d'encadrer la rumeur est simple, comme l'a très calmement suggéré Éric Woerth (lien PaSiDupes) : que Le Canard Enchaîné révèle sa ou ses source(s) dans ce dossier... Taire ses sources, c'est entretenir le soupçon de complot anti-républicain. Aussi longtemps que le "secret des sources" de la presse ne pourra pas être levé, les rumeurs les plus folles pourront courir.