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jeudi 6 avril 2017

Fillon promet de livrer les noms de ses diffamateurs

Les électeurs doivent savoir qui se terre dans le "cabinet noir"

François Fillon a renouvelé jeudi sa promesse de livrer les noms des animateurs du "cabinet noir"
 
Il réitère la dénonciation des hommes de l'Elysée qui sont à l'origine les diffamations de la presse et dont les emplois présumés fictifs de membres de sa famille sont l'émanation nauséabonde.
Fillon met à nouveau en cause François Hollande et il annonce des poursuites judiciaires en temps opportun.

"Cette opération a été montée, je le prouverai", a déclaré le candidat de la droite et du centre sur France Inter.
"Le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont à l'origine de cette affaire", a-t-il ajouté en précisant disposer de "toutes les indications" qui lui permettront "de poursuivre ceux qui ont fait ça".

"J'ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents. 

Parce qu'il ne faut pas croire que je vais lâcher les accusations que j'ai lancées contre ceux qui ont déclenché cette affaire", a lancé François Fillon.

L'ancien Premier ministre, qui n'avait pas dissimulé que François Hollande est à l'origine de ce dossier, a de nouveau mis en cause le président sortant. A la question "c'est François Hollande qui a déclenché l'affaire ?", il a répondu "oui, bien sûr".

Réagissant sur France Info à la fermeté de François Fillon, le porte-parole du gouvernement et proche collaborateur du président, Stéphane Le Foll, n'a pas hésité à dénoncer "des accusations diffamatoires""Il n'y a jamais eu de cabinet, ni noir, ni blanc, ni gris, ni jaune, jamais !", a-t-il affirmé. Rose, peut-être?

Philippe Poutou ne peut consulter ses fiches, alors il se fait souffler  

Philippe Poutou n'échappera pas non plus à un procès.
 
Résultat de recherche d'images pour "Poutou debat"François Fillon l'en a clairement informé lors du débat télévisé mardi soir entre les onze candidats à la présidentielle, quand le révolutionnaire trotskiste du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) s'est livré à une attaque frontale du candidat sur les affaires dans lequel la presse gouvernementale vise l'ex-Premier ministre.
"Je me réserve la possibilité de poursuivre toute personne qui piétine ma présomption d'innocence", a indiqué le député de Paris.

François Fillon, dont même les sondeurs constatent qu'il refait son retard avec Marine Le Pen et Emmanuel Macron, du fait de diffamations orchestrées hebdomadaires depuis deux mois, serait talonné par Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche, que sondeurs et presse s'accordent à promouvoir sans risques de contrôles du CSA ou du Conseil constitutionnel

La manipulation des Français par les sondeurs, ainsi que le matraquage des téléspectateurs est au service du banquier Macron : BFMTV porte l'ex-conseiller de Hollande à l'Elysée, mais plus l'ancien ministre de l'Economie perd de points (5 en un mois), plus la chaîne de l'homme d'affaires Patrick Drahi a besoin d'affaiblir Fillonunique rival contre Marine Le Pen. Difficile pourtant de crédibiliser la menace du candidat de la gauche révolutionnaire ("La France insoumise" !), après qu'il a insulté les journalistes à plusieurs reprises ("petite cervelle" ou "sale con") et qu'il a déjà été quatrième en 2012, ne rassemblant que 11,1 %.

mercredi 8 mars 2017

Les juges inquiètent Chevènement sur "l'avenir de notre démocratie"

La date de la convocation judiciaire de Fillon est "de nature à fausser le fonctionnement normal de nos institutions"

Chevènement suspecte l'agenda judiciaire de l'affaire Fillon

Alors que la justice refuse de s'imposer une trêve électorale, l'ancien ministre de la Défense de Mitterrand est "inquiet pour l'avenir de la démocratie".
Le socialiste Jean-Pierre Chevènement dénonce l'agenda judiciaire du 'Penelopegate' mercredi dans l'Express. Bien qu'il ne valide pas le programme du candidat désigné de la droite républicaine, François Fillon peut compter sur le soutien inattendu d'un défenseur socialiste respecté. "Je suis très inquiet pour l'avenir de notre démocratie (...) je comprends l'état d'esprit de ceux que choque la convocation judiciaire du candidat de la droite à deux jours de la clôture des parrainages", affirme-t-il, puisqu'en effet l'ancien premier ministre est convoqué par les juges le 15 mars en vue d'une mise en examen annoncée et médiatisée. "La date de cette convocation est de nature à fausser le fonctionnement normal des institutions et je m'alarme des conséquences que cela pourrait avoir", déplore Jean-Pierre Chevènement.

"L'étroit concubinage de la justice et des media"

Il a "entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence," insiste Jean-Pierre Chevènement

"Je crains qu'une partie de ces électeurs n'accepte pas ce glissement vers ce qu'on appelle 'le gouvernement des juges' ", insiste l'ancien ministre de l'Education nationale. 

La publication, dimanche dernier dans le Journal du dimanche, des procès verbaux des auditions des différents protagonistes, l'indigne particulièrement. Il se souvient d'une de ses tribunes parue "il y a une dizaine d'années" dans Le Monde: "L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, le tribunal devenant bien souvent le pilori". "Je ne changerai pas un mot aujourd'hui", assure l'ancien ministre de l'Intérieur.

"Ma réflexion porte sur le fonctionnement de notre démocratie: la République, c'est d'abord le suffrage universel et la sérénité avec laquelle les citoyens doivent pouvoir s'exprimer", poursuit Chevènement. Et de plaider que, face au score important que devrait réaliser le Front national, "chacun devrait (s')imposer un minimum de déontologie et de sens des responsabilités".
Il est juste étrange que Chevènement soit le seul à gauche à exprimer un raisonnement de probité.


lundi 6 mars 2017

Les Juppéistes recherchent un candidat sans passé judiciaire

Des cadres des Républicains tentent de dénicher une alternative au candidat Fillon

Christian Estrosi avait annoncé ce dimanche qu'il allait proposer une "initiative" sous peu

Résultat de recherche d'images pour "Alain Juppé"
Avec d'autres cadres du parti Les Républicains, comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, il promettait de sortir la droite de la crise ouverte par les soucis judiciaires de François Fillon, initiés par des soupçons du Canard enchaîné, journal anarchiste. 

Il préconise le choix d'Alain Juppé. 
Alors que François Fillon a pu mobiliser une centaine de milliers de sympathisants lors du rassemblement de soutien de son projet ce dimanche au Trocadéro, le "plan B" n'a pas fait long feu. Lucide et las, Juppé reconnaît avoir échoué à constituer un socle de relance de la campagne.
Ses proches, notamment Georges Fenech ou Philippe Gosselin en fers de lance, ont mis en oeuvre une stratégie d'éviction de François Fillon. Plusieurs centaines de petits et grands élus ont misé sur le maire de Bordeaux qui leur fait finalement faux bond. Nombreux ont été ceux et celles qui ont pris parti pour Juppé dans les media, mais le recours a pris sa décision terminale de renoncer, à la grande surprise de ses soutiens, visiblement stupéfaits par la retraite du septuagénaire en rase campagne. 

La promotion d'une candidature Juppé aura beaucoup nui à la droite républicaine

LR est donc dans une "impasse"
L'annonce de Christian Estrosi est plus que jamais engageante, tant le parti est déboussolé. 
Trois mois après sa désignation à la présidentielle d'avril-mai, les chances du candidat officiel, vainqueur de la primaire de novembre 2016, seraientpour l'heure, compromises, selon ce "sarkozyste" historique, lequel en avait profité pour estimer qu'Alain Juppé pourrait être le meilleur recours en cas de "plan B". "Dans les heures qui suivent, nous allons proposer une initiative", a dit Christian Estrosi sur BFM TV, en citant les noms de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand (trois des présidents de région) parmi les autres contributeurs. "Nous allons sans doute faire une déclaration.

"Le plus simple, c'est de prendre Juppé" 
Les manoeuvres en coulisses se sont en effet accélérées depuis l'annonce, mercredi, d'une possible future mise en examen de François Fillon dans l'affaire des emplois supposés fictifs de membres de sa famille, mais les discussions sur une solution de secours avaient jusqu'à présent achoppé sur l'identité du remplaçant. "Je pense qu'aucun des quinquagénaires de notre formation politique, dont beaucoup ont des talents, n'est en mesure d'assumer ce rôle pour être sûrs de rassembler à coup sûr une immense majorité de celles et ceux qui aujourd'hui soutiennent encore François Fillon", s'était aventuré à déclarer Christian Estrosi. 

Par cette définition du meilleur "plan B" possible, le président du conseil régional de Paca a écarté l'option François Baroin, un autre sarkozyste dont le nom a circulé ces dernières semaines. Et bien que la liste des prétendants possibles soit extrêmement réduite. "Le plus simple, de toute évidence c'est de prendre (...) le second qualifié pour le deuxième tour des élections primaires, à savoir Alain Juppé", avait risqué Christian Estrosi, tout en rappelant ses différends passés avec l'ex-Premier ministre. 

Le "plan B" chargé de toutes les vertus se délite
Le portrait dressé du champion de substitution paraît bien inexact, désormais: "connaissant la personnalité d'Alain Juppé, qui est un homme d'écoute, qui est un homme de rassemblement, qui a dirigé lui-même notre famille politique, (...) je ne doute pas un seul instant que, si demain il devait assumer cette si lourde responsabilité, il soit capable d'écouter chacun." L'ancien ministre a insisté sur l'urgence de la situation, à moins de deux semaines de la clôture de la période ouverte pour le recueil des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle et à moins de 50 jours du premier tour.

Cédant sans combattre au dénigrement  d'un journal anarchiste, plutôt que de combattre les soupçons en faisant front au côté du candidat désigné, des caciques ont contribué à l'affaiblissement de leur propre candidat. L'"initiative" d'Estrosi devra maintenant favoriser la recherche des moyens d'une réparation.

Il ne reste plus à la justice qu'à décider pour les ténors de LR. 
En toute hypothèse, la "république des juges" aura profité de ces tensions internes pour asseoir son autorité sur celle des parlementaires. Soit elle ne poursuit pas et le premier parti de France est ridiculisé, soit elle confirme la mise en examen et le candidat est atteint. Avec lui, l'ensemble des républicains de droite comme de gauche, dès lors que le scrutin est faussé. 
 

vendredi 3 mars 2017

Dimanche, rassemblement de soutien au projet LR de Fillon, à Paris

Fillon appelle à venir "très nombreux" le soutenir dimanche  5 mars au Trocadéro

Le candidat désigné de la droite républicaine a appelé ses partisans à venir "très nombreux" soutenir son projet, dimanche  à 15h à Paris

Il leur demande "de résister", avec "la force calme", dans une vidéo postée sur Twitter et sur Facebook. "Je vous attends nombreux dimanche à 15h place du Trocadéro, pour montrer, aux yeux de tous, ce qu'est la volonté des militants de la France", écrit F. Fillon. 

"Ne vous laissez pas faire, ne laissez personne vous priver de votre choix. Je vous demande de résister et encore plus, je vous invite à aller de l'avant", ajoute-t-il. 

"Mes chers compatriotes, mes amis, dans sept semaines ce seront les élections présidentielles et vous aurez à trancher entre plusieurs conceptions de la France et de son avenir. (…) 
Devant nous, il y a la gauche et ses 32 heures, il y a l'extrême droite et son retour au franc, il y a l'alliance Macron-Bayrou. Bref, rien qui ne puisse à mes yeux restaurer la force de la France", lance le candidat, menacé par la justice contrainte de donner suite aux soupçons du journal anarchiste Le Canard enchaîné sur de présumés emplois fictifs de son épouse et lâché par de très nombreux soutiens, essentiellement des Juppéistes revanchards et des centristes volatiles. 

"C'est bien plus que ma personne qui est maintenant en jeu. La France est plus grande que moi", souligne-t-il, comme il l'avait déjà dit mercredi, en annonçant sa convocation chez les juges le 15 mars, pour "mise en examen". 

L'ex-Premier ministre demande à ses partisans de venir au rassemblement du Trocadéro pour "faire entendre (leurs) voix, avec la force calme et la force assurée de ceux qui respectent nos institutions démocratiques". "Je vous attends nombreux, très nombreux, pour montrer aux yeux de tous ce qu'est la volonté populaire des militants de la France", conclut-il.

jeudi 2 mars 2017

Qui sont les lâcheurs de Fillon et violeurs de la présomption d'innocence ?

"Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer"

Combien de ténors, combien de faussets ?

Résultat de recherche d'images pour "juppé fillon"Une quinzaine de maires - plus ou moins identifiables du grand public - de moyennes et grandes villes et d’élus locaux ont lancé ce 2 mars un appel à François Fillon pour qu'il cède sa place à un substitut non encore identifié. 
La plupart sont de nouveaux venus sur la scène politique et la plupart ne sont pas des proches au candidat désigné par 4 millions d'électeurs de la primaire à la candidature pour l'élection présidentielle dans moins de deux mois.

Il est cosigné par des proches de candidats éliminés 
Laurent Hénart (Parti radical), Arnaud Robinet (soutien de Bruno Le Maire) et Catherine Vautrin (soutien de Sarkozy), Franck Riester (soutien de Bruno Le Maire ), Jean Rottner (Nicolas Sarkozy), Gaël Perdriau (Bruno Le Maire), David Valence (Parti radical), Jean-René Etchegaray (soutien d'Alain Juppé), Valérie Debord (Sarkozy, puis Fillon), Ludovic Jolivet (Bruno Le Maire), Pascal Blanc (UDI), Karl Olive (Alain Juppé), Laurent Lafon (UDI), Brigitte Fouré (Bruno Le Maire), Virginie Duby-Muller (Sarkozy), François Werner (UDI pour Bruno Le Maire), Bernard Bonne (Alain Juppé), etc 

D'autres orchestrent la fuite des rats du navire, mais ne sont pas signataires de cet appel, car trop visibles, tels Philippe Gosselin (soutien de Mariton, puis de Juppé) ou l'amer Georges Fenech, outre les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Grand ou Gilles Boyer ...trésorier de la campagne présidentielle de Fillon, qui était décidément bien entouré.

Le conseil stratégique des Républicains avait décidé de sanctionner Georges Fenech, député sarkozyste, en lui retirant son investiture aux législatives dans le Rhône pour avoir - bien que magistrat - bafoué la présomption d'innocence de Fillon, jugeant par avance - dès le début février - que "la situation est très compromise" à droite après la diffusion par le journal anarchiste, le Canard Enchaîné, de soupçons d'emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et que "le résultat de la primaire est caduc".

Voici le texte des motifs des opposants à François Fillon

"Le fonctionnement de notre démocratie est aujourd’hui à bout de souffle. A la veille d’une échéance capitale pour notre pays, nous n’avons jamais connu une telle situation de confusion et de désordre.

Sur le fond, une majorité de nos concitoyens estime que seule une alternance pourrait sortir notre pays du marasme. Mais les conditions ne paraissent plus réunies pour que notre candidat puisse porter sereinement notre projet et nos valeurs et nous risquons de connaître, soit une prolongation des années Hollande, soit l’élection de Marine le Pen. C’est une alternative que nous ne pouvons pas laisser advenir sans réagir.

Si, hier, la primaire légitimait un homme et son programme, aujourd’hui un pacte moral a été rompu. Il ne s’agit plus de faire de la résistance mais de reconstruire notre pays. [Une chose après l'autre, pourtant ?] Les Français, que nous rencontrons quotidiennement dans nos mandats de proximité [mais qui sont un reflet fragmentaire et ponctuel], l’expriment avec fermeté [plus d'incertitude que de rigueur, en vérité]. Ils adhèrent à nos idées [dans certaines circonscriptions à leurs images de LeMairistes, centristes ou Juppéistes], mais ils ne valident plus ces pratiques d’un autre âge. Les Français exigent de la transparence et le respect de la parole donnée [les signataires ne représentent pas "les Français", mais une partie des électeurs de leurs villes, le plus souvent de moyenne importance].

La situation est exceptionnellement grave et menace d’une instabilité durable nos institutions et notre cohésion nationale. [Font-ils référence à l'état insurrectionnel dans lequel l'Etat-PS laisse la France, comme à Nantes, ou en oublient-ils l'intérêt général ?] Nous sommes des élus issus du terrain et de la proximité [comme les soutiens du candidat légitime désigné par quatre millions d'électeurs de la  primaire qui a écarté leurs favoris]. Chaque jour, nous prenons le pouls de la vie des Français et nous sommes en mesure, dans le temps qui nous sépare des échéances, d’impulser un débat de fond [qui, en France et Outre-mer, connaît Jean-René Etchegaray, Pascal Blanc ou Gaël Perdriau ?] qui puisse mettre la droite et le centre en situation de l’emporter. [Ont-ils un nom fédérateur à proposer ? Et qui n'ait pas été déjà éliminé ?]

Dans ce contexte et ce climat délétère, nous, élus de la droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de prendre ses responsabilités et de tenir sa parole face aux Français en retirant sa candidature en cas de mise en examen. C’est à cette condition que le peuple retrouvera sa pleine et entière liberté afin de choisir le projet de redressement dont la France a besoin.

Assassinat par la majorité socialo-écolo, mais lynchage par les battus de la primaire à droite

Fillon est convoqué par le juge Serge Tournaire, "capable de tout", le 15 mars. Personne ne sait jusqu'alors s'il sera mis en examen, mais les élus semblent avoir tout à craindre du pouvoir judiciaire. La vingtaine d'élus locaux - des foireux qui se donnent des airs de matamores - a-t-elle anticipé la décision de la triade de trois juges ou se charge-t-elle de la basse besogne de la majorité politico-médiatique ?

Du juge désigné contre Fillon, un avocat d'Aix-en-Provence, Luc Febbraro, dit: "Ses qualités du point de vue technique ? C'est quelqu'un de très intelligent, fin limier, travailleur, performant", confie le pénaliste, mais "il a une mentalité d'inquisiteur", lâche-t-il. Son état d'esprit : "tout faire pour que les bonshommes soient condamnés, à partir du moment où il les pense coupables". Les co-signataires de l'appel accorde-t-il une prime à un juge "capable de tout" ?
"Sincèrement, il [Tournaire] fait peur. Il débarque comme un cow-boy, après il réfléchit. J'ai eu le sentiment qu'il m'a mis dans une machine à laver avec le bouton essorage, pour voir ce qui en sortait. Pour savoir s'il n'y a rien, il déclenche la bombe atomique. Quand vous êtes irradié et qu'il constate qu'il n'y a rien, il vous relâche." (François Pupponi
à franceinfo)
Quel est leur "plan Z" ?
Leur alternative à un possible mis en examen est-elle un authentique recours ? 
Quand en 1995, l’Association des contribuables parisiens - création ad hoc d'Arnaud Montebourg - déposa contre Alain Juppé une plainte pour "prise illégale d’intérêts" dans une affaire de logement de la ville de Paris, une information judiciaire fut ouverte par le procureur de la République de Paris, mais le procureur général près la cour d'Appel de Paris, jugea que l’infraction n'était pas constituée.

Et en 1999, ses démêlés judiciaires dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris conduisent Juppé à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et au RPR : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député en septembre et Nicolas Sarkozy est désigné pour le remplacer à la direction de l'UMP. 

En 2005, des remous dans le monde universitaire québécois l'empêchent d'obtenir, pour des raisons d'éthique, un poste à l'université du Québec à Montréal (UQAM).

samedi 25 février 2017

Penelopegate: les faits reprochés ne sont pas "délictuels", souligne pour Gérard Longuet

Les électeurs de la présidentielle jugeront

Le Parquet (PNF) s'est dessaisi : trois juges d'instruction ont été désignés pour enquêter sur les accusations d'emplois fictifs


Procureure Houlette et Taubira,
sa ministre de tutelle
Dans la soirée de vendredi, le parquet national financier a annoncé avoir ouvert une information judiciaire contre X, transmise au procureur du Tribunal de Grande Instance (TGI). avec volonté d'infamer: "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d'influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique". La totale !

"Sur le fond", les faits qui sont reprochés au candidat pourtant désigné de la droite et du centre ne sont pas "délictuels," fait observer Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse et conseiller politique de François Fillon, ce samedi 25 février sur franceinfo. En conséquence, le candidat LR "a raison" de continuer à faire campagne.

Le PNF s'est déconsidéré et ne peut continuer

"Paradoxalement, c’est une bonne nouvelle que le parquet national financier ait été saisi", commente l'ancien ministre, car "le PNF communique notoirement avec la presse. Il est sans doute à l’origine des fuites vers le journal Le Monde."
"C’est donc une institution qui ne respecte pas les règles du jeu." 

Les trois juges d’instruction (et non un seul comme indiqué par Mediapart) désignés par le doyen des juges de Paris, instruiront désormais à charge et à décharge. Ils vont écouter les griefs éventuels, mais aussi les explications. Cela va prendre du temps car les faits sont anciens, ils ont plus de 20 ans.
La défense peut enfin accéder au dossier, ce qui a été refusé pendant un mois à la défense.

L'instruction est ouverte contre X

Houlette et le sinistre Molins,
procureurs 
La plainte est déposée contre X, si l'identité de l'auteur des faits est inconnue, à charge de l'instruction d'essayer d'identifier l'auteur du délit, là où l'enquête préliminaire diligentée par la procureure Houlette, présidente du PNF (nommée en Conseil des ministres) a échoué.

Le procureur de la République peut :
ouvrir une information judiciaire et demander la désignation d'un juge d'instruction lorsqu'il estime que l'affaire doit faire l'objet d'une enquête plus approfondie ;
proposer des mesures alternatives aux poursuites, telles que le paiement d'une somme d'argent ou un simple rappel à la loi ;
classer l'affaire sans suite s'il estime qu'un traitement judiciaire n'est pas nécessaire.

Si le procureur de la République décide d'ouvrir une information judiciaire, la partie civile peut tenter d'obtenir réparation du préjudice subi. Cela peut être fait à tout moment de l'instruction, même le jour de l'audience.

Un éventuel délit du couple Fillon n'est toujours pas établi
Ce qui concerne François Fillon n’est pas délictuel et s'il y a des sujets qu’il faut approfondir, ils le seront peut-être. (...) "Aucun des faits de mon point de vue n’est délictuel, sinon les bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale se seraient saisis, en vertu de l’article 40 qui oblige un fonctionnaire à dénoncer ce qui serait un délit dont il aurait connaissance, fait valoir l'ancien ministre de la Défense. 
Cela n’a jamais été fait parce que manifestement la façon dont il a géré ses assistants n’est peut-être plus ce qui se fait aujourd’hui, mais sur le fond, ce n’est pas délictuel. Les juges vont pouvoir l’établir, simplement ça va durer longtemps. Le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique.

Fillon est conforté dans sa détermination à aller jusqu'au bout

Etonnement, cette justice découvre des faits qui ont parfois 20 ans d’ancienneté, alors que, dans le cas des assistants de Marine Le Pen, ils ont deux ou trois ans d’ancienneté. 
Le dossier n'est traité qu’au moment où Fillon est désigné candidat à la surprise générale, prenant de cours les malveillants de gauche. 

La volonté de l'Etat-PS est donc de chercher à impressionner les électeurs et de leur dire : "Vous n’avez pas le droit de choisir un tel ou un tel", insiste Gérard Longuet. Ingérence du pouvoir politico-médiatique dans le bon fonctionnement de la démocratie.

"Je pense profondément que les électeurs doivent choisir librement et ne pas se laisser impressionner. Je ne pense pas que la justice puisse être l’arbitre du choix des Français dans des faits qui ne sont pas des délits établis.

vendredi 24 février 2017

Penelopegate: le ministère de la Justice passe la main aux juges

L'innocence des époux Fillon "sera enfin reconnue" par "des juges indépendants"

Suite à l'ouverture d'une information judiciaire
, les avocats des époux Fillon ont déclaré vendredi soir ne pas douter que l'innocence de leurs clients "sera enfin reconnue" par "des juges indépendants".

Le parquet national financier (PNF), dépendant du ministère de la Justice, a confié vendredi les investigations à trois juges d'instruction. La procureure Houlette nommée en conseil des ministres avait diligenté une enquête préliminaire sous son autorité, il y a un mois, sur des soupçons d'emplois fictifs visant la famille du candidat désigné de la droite et du centre à la présidentielle, François Fillon.  

"Le PNF confirme, ce faisant, qu'il n'a pas pu démontrer la réalité des infractions poursuivies", puisqu'il aurait pu choisir plutôt la voie d'une "citation directe devant le tribunal", estiment les avocats du couple, Mes Antonin Lévy et Pierre Cornut-Gentille, dans un communiqué.

La loi sur la réforme de la prescription en matière pénale, doit entrer en vigueur la semaine prochaine

La majorité présidentielle l'a été adoptée définitivement le 16 février et l'ouverture de cette instruction devient automatique. "C'est uniquement afin d'interrompre la prescription en raison d'une loi qui vient d'être votée qu'une information judiciaire a été ouverte", expliquent-ils aussi. 

Certains des faits visés par l'enquête contre le candidat Fillon pouvaient tomber sous le coup de la loi et couraient un risque de prescription. C'est pourquoi le PNF justifie, dans son communiqué, l'ouverture de cette instruction, ce vendredi, en reconnaissant "l'ancienneté d'une partie des faits concernés" et "l'exigence de la mise en oeuvre de l'action publique", c'est-à-dire notamment d'ouvrir une information judiciaire.


Chargement en cours
 Dates clés de la carrière politique de François Fillon et chronologie de l'enquête qui le vise depuis les révélations du Canard enchaîné.
"Très logiquement, le parquet national financier est parvenu au constat que son enquête ne pouvait se poursuivre dans sa forme actuelle", se félicitent Mes Lévy et Cornut-Gentille. "La procédure d'enquête préliminaire, non contradictoire et émaillée de fuites à charge préjudiciables à l'exercice serein de la justice, était inacceptable, surtout à quelques semaines de l'élection présidentielle", insistent-ils.

"Alors que depuis le début, la présomption d'innocence a volé en éclats, nous ne doutons pas qu'à l'issue d'une procédure sereine, avec des juges indépendants, l'innocence de François et Pénélope Fillon sera enfin reconnue", ajoutent les avocats.

vendredi 17 février 2017

Le président de 'La Revue des deux mondes' dénonce l'accusation du Monde de Pierre Bergé

L’emploi de Penelope Fillon "n’a rien de fictif", affirme Marc Ladreit de Lacharrière

Le président de "La Revue des deux mondes" a employé Penelope Fillon en qualité de conseillère littéraire en 2012 et 2013

Homme d’affaires ami de tous les hommes politiques, Marc Ladreit de Lacharrière ne peut pas laisser écrire qu'il aurait accepté de salarier Penelope Fillon en échange d’une décoration. Le quotidien du soir n'hésite pas à parler de "trafic d’influence", mais sans l'affirmer, puisqu'il reste "éventuel" pour l'accusateur même. Si la vanité de l'un reste à démontrer, la bassesse du journal officieux du PS n'est pas moins avérée depuis que Le Monde est passé aux mains du milliardaire Pierre Bergé, un riche comme ne les aime pas Hollande, lequel se laisse toutefois financer par l'argent du capitalisme et du luxe, comme précédemment sa concubine Marie-Ségolène Royal, en 2007. 

En réaction aux supputations du Monde, le président de La Revue des deux mondes a réaffirmé lundi 6 février que l’emploi de Mme Fillon dans cette publication entre mai 2012 et décembre 2013 n’avait "rien de fictif".

"Je suis très choqué de lire que certains articles font un lien entre mon élévation au grade de Grand croix de la Légion d’honneur (1er janvier 2010) et l’emploi de Mme Penelope Fillon à La Revue des deux mondes (4 mai 2012)", a souligné l’homme d’affaires à l’AFP qui colporte des attaques sans queue ni tête, reprises par la presse de l'Etat-PS sous le vocable de 'révélation' ou de 'décryptage'.

Parmi les promus du 1er janvier 2017, sont élevés- à la dignité de grand officier : Jean-Marie Burguburu, ancien bâtonnier, ancien président du Conseil national des barreaux, avocat d’affaires chez Gide Loyrette Nouel et leader de grève, notamment contre la taxe sur le chiffre d'affaires des cabinets d'avocats qui aurait permis de collecter 60 millions d'euros;- au grade de commandeur: Gilbert Santel, président d’Emmaüs Habitat ; Amar Dib, conseiller spécial de la Grande Mosquée et co-fondateur de Convergences, avec Azouz Begag et Jihade Belamri (BEE, entreprise implantée à la fois à Villeurbanne et à Alger) ; Soeur Anne-Claire Esquillan, fondatrice et coordonnatrice de l’association Anyma ('Protégeons les Malades', 1993) ;Dominique Méda, sociologue et membre de l'équipe du candidat Hamon (après avoir appartenu à l'équipe Royal en 2007), et aussi bien Zabou Breitman, comédienne et petite-cousine de Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Stefanini, homosexuel dont la nomination ambassadeur près le Saint-Siège par Hollande avait été vécue comme une provocation et refusée par le Vatican.
Une action commando

Résultat de recherche d'images pour "Michel Crépu"
Le 25 janvier, le Canard enchaîné accusa Penelope Fillon de travail fictif à la Revue des Deux mondes et dès le lendemain, 26 janvier, les enquêteurs perquisitionnèrent les locaux parisiens de La Revue des deux mondes après l’ouverture instantanée d’une enquête préliminaire par le parquet national financier (PNF), liée à des soupçons d’emploi fictif qui aurait bénéficié à Penelope Fillon. La revue a publié deux recensions de livres écrites par Mme Fillon sous le pseudonyme de Pauline Camille, à l’automne 2012, sans que le directeur de l’époque, Michel Crépu (ci-contre), ne les ait jamais sollicitées. 
Mais Crépu est journaliste à La Croix et également critique littéraire à la fois sur France Inter, et sur France Culture, deux stations progressistes du service public de Radio France.