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dimanche 7 mai 2017

Alerte de sécurité sur le lieu de la célébration de la victoire de Macron

Présidentielle: l'esplanade du Louvre évacuée en raison d'une menace terroriste

L'évacuation de l'esplanade du Louvre, où Macron a prévu un rassemblement en cas de victoire, a été 

décidée dimanche en début d'après-midi, en raison d'une alerte de sécurité

De source policière, il s'agit "d'une simple levée de doutes" sur un risque sécuritaire, entraînant la mise en place d'un périmètre de sécurité et l'intervention d'une équipe pour vérifier l'absence de tout danger, a-t-on ajouté de même source, sans donner de détails sur la nature de la menace. 

Les services du gouvernement sont crispés

Les vérifications permettant d'écarter toute menace ont duré 90 minutes et se sont achevées peu avant 14h30, a-t-on précisé de même source officielle.

Selon un porte-parole d'En Marche! l'évacuation a eu lieu "suite à la détection d'un colis suspect".


A 13h00, "les 300 journalistes présents ont été évacués par mesure de sécurité et portés à bonne distance de la zone", a ajouté ce porte-parole, précisant qu'une salle de presse a été installée sur l'esplanade en prévision du rassemblement de dimanche soir.
"Vigilants et attentifs à la sécurité de ce type de grands événements, le mouvement En Marche! a mis en place un filtrage précis de tout matériel ou bagage de journalistes entrant sur site", a-t-il ajouté.

Une célébration d'avance peu festive...

Militaires agressés au Louvre : un Égyptien de 29 ans soupçonné Un périmètre a également été délimité pour éloigner passants et visiteurs de la zone et les orienter vers les rues bordant l'édifice, a observé la presse.

Des forces de l'ordre étaient ensuite visibles patrouillant sur l'esplanade, traditionnellement très fréquentée par les touristes venus visiter le musée situé dans le centre de Paris.

Deux machettes en mains, le 3 février dernier, à 10h00 du matin, et deux ans jours pour jour après l'agression au couteau de trois militaires de l'opération Sentinelle, à Nice, un islamiste égyptien de 29 ans avait attaqué une patrouille Sentinelle de militaires, blessant légèrement l'un d'entre eux,  en criant "Allah Akbar", dans la galerie du carrousel du musée du Louvre, à deux pas de l'alerte de ce jour. Il avait été grièvement blessé par les tirs de riposte des soldats.

Le futur président sera-t-il mal élu et contestable ?

L'abstention et le vote blanc affaibliront le président

Conséquence du "ni-ni" de Mélenchon comme du favoritisme pro-Macron de la presse de l'Etat-PS, 

le taux de participation du second tour dira beaucoup de la légitimité du nouveau président de la République. les votes exprimés devraient toucher le fond lors du second tour, tandis que le vote blanc pourrait exploser. Ce sera le troisième résultat le plus scruté dimanche soir.Il viendra aussi confirmer la chimère d'un front républicain poreux face à l’extrême droite. 

Selon les dernières enquêtes d’opinion, l’abstention pourrait passer la barre des 25 %, contre 22,23 % le 23 avril. 
Si ce chiffre se confirme, la participation serait plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier, pour la première fois depuis 1969, plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier.

Les coups bas des institutionnels et les mensonges de la presse et des sondages ont dégoûté l'électorat

En 2002, avait bondi de plus de 8 points, après le choc du 21 avril et la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, avec le concours de Christiane Taubira, future ministre de Hollande honnie de la population, le taux de participation . Pour faire barrage à l’extrême droite et offrir 82 % à Jacques Chirac, les réfractaires aux urnes avaient retrouvé l’adresse de leur bureau de vote entre les deux tours: de 28,4 % le 21 avril, l’abstention était tombée à 20,29 % en deux semaines.

La campagne sans foi ni loi de 2016-2017 a écoeuré l'électeur
Les apprentis-sorciers de l'Etat-PS craignent désormais d'en avoir trop fait pour laminer la rivale de Hollande-bis. Marine Le Pen pourrait en effet profiter de cette forte abstention annoncée pour accrocher la barre des 50 % et faire de ce record historique de suffrages un tremplin pour faire carton plein de députés aux élections législatives.

Pour tenir loin des urnes les deux-tours des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, d'un tiers de ceux de François Fillon, ou bien la masse des abstentionnistes déjà déterminés, la candidate, qui a puisé ses forces électorales dans l'extrême gauche, peut compter sur l'effet boomerang du bilan socialiste de Hollande, ainsi que des bassesses de la presse gouvernementale et des entreprises commerciales de sondages, au premier rang desquelles se situent France Télevisions comme Radio France, dans le secteur public, et BFMTV, dans le prive.

Dégoûtés du vote Macron pour longtemps, l'abstention et le vote blanc font craindre à Emmanuel Hollande, le candidat de l'Elysée, une majorite présidentielle introuvable aux législatives de juin, une cohabitation, voire une France ingouvernable.

L'extrême-gauche "insoumise" promet un redoutable quatrième tour social au banquier Macron

Le candidat de "La France insoumise" (et du PCF) a affirmé  qu’ "aucune voix ne doit aller au Front national", mais Mélenchon n'appelle pas pour autant à voter pour Macron, conseiller, puis ministre de Hollande, auteur de la loi Travail imposée par la force. L'hostilité de la gauche radicale, des partisans socialistes de Hamon aux militants trotskistes d'Arthaud et  Poutou, entrave la marche de Macron, sinon vers l'Elysée, vers les réformes promises. 

Jusqu’au bout, Mélenchon a refusé d'appeler à utiliser le "bulletin de vote Macron" pour "faire barrage à l’extrême droite". Pour lui, le risque est équivalent.
Parmi les 20% d'électeurs de Mélenchon,, les chiffres de l’abstention ou du vote blanc ont grimpé (de 30 % au lendemain du premier tour à près de 40 % à la veille du second, selon l’Ifop. A noter que Benoît Hamon y a été salarié...).

A cette baisse annoncée de la participation, il faudra sûrement ajouter l’explosion des votes blancs 

Ils pourraient atteindre 3 millions de bulletins, selon les études (en 2002, il y avait eu 1,8 million de blancs et nuls au second tour). 
Pour mémoire, s’ils sont décomptés dans la participation - et désormais comptabilisés séparément des bulletins nuls -, ils n’ont pas d’impact sur le résultat final, puisque celui-ci est un pourcentage des suffrages exprimés. 

La barre des 50 % pourrait être abaissée, en  millions de voix… 
"Mais attention, ces militants de l’abstention ou du vote blanc ne sont pas les plus nombreux, assure Céline Braconnier, politologue et directrice de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye. Eux vont dans les manifestations, on les entend dans les media, mais ceux qui s’abstiennent le plus et le plus souvent sont des personnes plus fragiles, empêtrées dans les problèmes économiques. On ne les entend pas."

Selon Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier, cette "abstention sociologique", traditionnelle, serait en revanche défavorable à Le Pen car elle concernerait en premier lieu des départements populaires (comme les Alpes Maritimes, selon Elabe et le fallacieux Niçois Bernard Sananès, sur BFMTV !) où le Front national est fort. C’est dans ces zones que la participation a été la plus faible au premier tour. 

Jean-Yves Dormagen pointe par ailleurs "une abstention plus politique", liée aux malveillances politico-médiatiques de ce scrutin et donc plus favorable à la candidate FN agressée par l'Etat-PS, dont les électeurs pourraient la venger.

"Paradoxalement, l’abstention pourrait prendre plus d’ampleur dans des milieux privilégiés, étudiants, qui sont traditionnellement très pratiquants les jours de vote, affirme sans nuances Céline Braconnier, et qui ne veulent pas légitimer un vote Macron", héritier de Hollande. Or, si -contrairement aux plus politisés (et radicaux), les plus tièdes de ces électeurs se déplaçaient, ils voteraient plutôt Macron, sans volonté de faire barrage à Le Pen. 

"En revanche, ajoute la chercheuse, dans les quartiers populaires des grandes métropoles, impactés par l’immigration et où les taux d’abstention battent des records, les retours de terrain que nous avons depuis plusieurs jours font état d’une volonté d’aller voter" pour s’opposer à l’extrême droite. Macron aurait une dette envers les quartiers, singulièrement la communauté musulmane, depuis que les islamistes de l'UOIF ont appelé à voter pour le protégé de Hollande.

Macron n’a pas fait grand-chose pour empêcher une forte abstention.

Il a refusé tout amendement de son projet présidentiel, notamment sur la future loi travail. Lors du virulent débat de mercredi, la prestation de Marine Le Pen face à la condescendance du banquier Macron, aura donc pu convaincre la gauche sceptique tentée par le "ni-ni" de voter ce dimanche pour l'alternance ?
Comme Bayrou, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ministre absente de son ministère de l'Education depuis plusieurs mois, soutien de Hamon, ralliée à Macron pour sauver sa candidature à Lyon (comme celle de son mari dans la circonscription des Landes  d'Emmanuelli !) a estimé mercredi, dans Libération, que "ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN." 

Et d’affirmer, comme l’économiste Thomas Piketty, ex-compagnon frappeur d'Aurélie Filippetti et soutien de Hamon, lui aussi, que plus la victoire de Macron sera large, moins celui-ci pourra prétendre en être le propriétaire exclusif. 
Une petite victoire étriquée serait sa force ! Pareil pour sa rivale ?

Macron, favorable à une intervention militaire en Syrie

Le candidat Macron s’est déclaré pour une intervention militaire en Syrie 

Macron a réagi à chaud à l’attaque chimique dont est accusée l’armée syrienne de Bachar el-Assad 

Macron (à gauche) et la pucelle d Orléans (8 mai 2016)
dans la ville de Khan Cheikhun, fief rebelle de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Ce bombardement aurait fait au moins 86 morts, dont 27 enfants et 546 blessés. 
Invité de "l’Emission politique" de France 2, le candidat à l’élection présidentielle, le néophyte de la politique s’est déclaré en faveur d’une intervention militaire sous l’égide des Nations unies. "Bachar el-Assad n’en est pas à son premier crime, a affirmé le banquier. Si les faits se confirment, il faut une intervention militaire internationale sous l’égide de l’ONU. On ne peut pas laisser ce qui s’est passé sans sanction", a déclaré le va-t-en guerre.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-uni ont demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de voter ce jeudi sur le projet de résolution Optimiste, le trentenaire sans aucune formation militaire a affirmé que la Russie pourrait l’accepter, ce qui serait une vraie nouveauté dans le dossier syrien. 

Emmanuel Macron a néanmoins prôné le dialogue avec le clan Assad, 
Résultat de recherche d'images pour "macron va-t-en guerre"
ce qui ne clarifie pas sa position internationale, alors que le dialogue n’a pas été la voie diplomatique choisie par le Quai d’Orsay depuis le début de la crise. "Notre priorité ce sont les terroristes. Donc, on doit d'abord les éradiquer. On doit ensuite construire une solution politique, sortir Bachar al-Assad du jeu, mais dans un premier temps cette transition se fera avec lui".

En revanche, Macron n'est aussi pas déterminé à "éradiquer" les islamistes en France, puisqu'il a accepté le soutien de l'UOIF. 
A la suite de la désignation de l'UOIF comme organisation terroriste par les Émirats arabes unis en novembre 2014, le Front national demande à Hollande sa dissolution.
Sur la même ligne, 
un sympathisant de Macron, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi, a envisagé la dissolution de l'UOIF : "C'est l'occasion peut-être pour l'UOIF de prendre enfin des positions claires. De deux choses l'une, soit ils sont décidés à dénoncer définitivement toute forme de djihadisme et à le combattre dans leur propos, dans leur comportement, dans leur organisation, soit ils sont décidés à se reconnaître dans toutes les valeurs de la République, soit il faudra que le gouvernement en tire toutes les conséquences jusqu'à aller à sa dissolution."
Au sujet de la Russie, François Macron n'a pas hésité à dénoncer la "complaisance" de ses adversaires à la présidentielle, François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. La Russie est "une puissance régionale importante" et il faut lui "parler", mais "elle n'a pas nos valeurs ni nos préférences", a poursuivi l'ancien conseiller de Hollande et ex-ministre de Manuel Valls.

Marine Le Pen est opposée à la politique du Hollande-bis

 

Candidate FN à la présidentielle, Marine Le Pen a exprimé l’opinion contraire, sur LCI,
critiquant le président des Etats-Unis Donald Trump qui a évoqué une intervention. "Attention, je le dis clairement, à ne pas se relancer dans une opération militaire en Syrie. J'ai entendu des propos de M. Trump qui évoque une intervention... Je crois qu'il a tort", a-t-elle estimé. "En faisant cela, il entre dans la roue des anciennes administrations américaines, que ce soit l'intervention en Irak ou en Libye; ça n'a pas été une réussite pour le moins. Il faut être prudent avec ce type de menaces," a insisté la rivale de Macron.

samedi 6 mai 2017

Nouveau déboire de Macron, collaborateur de l'Etat-PS: Whirlpool ferme à Amiens

Une augmentation des indemnités de licenciement pour assurer le départ des salariés

Un accord des salariés avec la direction de Whirlpool 

Deux semaines, selon France Info;
trois mois, selon les salariés en colère
Après deux semaines de grève, miracle, les salariés de l'usine américaine Whirlpool d'Amiens ont voté vendredi la reprise du travail. Syndicat et direction sont tombés d'accord sur un plan social plus généreux.

A deux jours du second tour de la présidentielle, trois jours de négociations ont suffi à débloquer la situation. faire grimper les indemnités de licenciement. Une petite victoire sans réconfort, 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Whirlpool"

L'usine fermera quand même en 2018

Les syndicats se sont mis d'accord sur la durée du congé de reclassement et sur des indemnités supplémentaires qui permettront aux plus anciens salariés de toucher jusqu'à 80.000 euros.
"La priorité absolue de Whirlpool dans les prochains jours (...), permettre l'émergence d'une solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés". Trouver un nouveau patron, c'est le souci des salariés. 

En juin 2018, l'usine sera délocalisée en Pologne. 
290 salariés et près de 350 intérimaires et sous-traitants pourraient se retrouver sans emploi.

Pour mémoire, Emmanuel Macron est né à Amiens où, de la sixième à la première, il a accompli sa scolarité au lycée La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des Jésuites.

vendredi 5 mai 2017

Bayrou nie le risque d'une cohabitation, si Macron était élu président

Macron n'écarte pas cette hypothèse, sinon il livrerait le nom de son premier ministre

Président d'un parti sans député, le MoDem, François Bayrou ne veut pas entendre parler de cohabitation, si Macron venait à accéder à l'Elysée.

Soutien d'Emmanuel Macron, le président du MoDem écarte l'hypothèse d'une cohabitation en cas de victoire du candidat d'En Marche !, dans un entretien au Parisien vendredi.
"Après avoir assisté au débat et à la révélation de l'énergie et du courage du futur président, qui peut se présenter devant les Français en disant: 'Votez pour nous, pour que nous empêchions cet homme de gouverner'? interroge le maire de Pau. Qui va suivre une telle absurdité?", se demande Bayrou qui, comme les Français, redoute la possibilité d'une nouvelle coexistence institutionnelle forcée entre un chef de l'État et un chef du gouvernement politiquement opposés, à l'issue des législatives de juin prochain.

Le centriste socialo-compatible veut croire "que les Français vont donner une majorité nette au président de la République" 

Et le patron de parti virtuel "fera tout ce qu'il faut pour cela", dit-il, d'autant que le MoDem est menacé de disparition définitive à l'Assemblée Nationale. "Il est aussi probable que d'autres, qui n'auront pas été élus sous l'étiquette de la majorité présidentielle, puissent la rejoindre pour participer à la reconstruction", ajoute-t-il.

Concernant le débat télévisé mercredi soir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, l'ancien ministre inexistant de l'Education: "l'a trouvé absolument éclairant et significatif" ! Et, pour ce flagorneur en quête de poste ou prébende, avant que les jeux soient faits, "le temps de l'abattement national, qui a duré si longtemps, est fini". Il fallait que la page se tourne pour que s'ouvre un temps nouveau d'optimisme", a estimé le grincheux.

Enfin, à la question, "Pourriez-vous être Premier ministre?", François Bayrou, qui disait ne plus rechercher ni les responsabilités, ni les honneurs, répond : "J'ai deux règles de conduite (!): je suis profondément attaché à ma ville et en même temps je servirai le renouveau du pays. Pour le reste, c'est la responsabilité du président élu que de définir ses équipes. Et il ne doit pas le faire avant son élection."
Bayrou n'a pas perdu tout espoir de réincarnation.

Emmanuel Macron se voyait déjà célébrer sa victoire sur le Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel

Contesté et exposé, Emmanuel Macron se rabat sur la cour du Louvre

En cas de victoire, Emmanuel Macron ferait la fête devant la pyramide du Louvre

Macron, cantonné à un environnement clos:
la cour ...Napoléon
Le risque terroriste impacte la vie de la République
Les deux candidats n'ont plus que deux jours pour s'accorder avec le ministère de l'Intérieur sur le lieu où se déroulera leur soirée électorale en cas de victoire et, malgré l'état d'urgence et Vigipirate, les Champs Elysées ne seraient pas sûrs, avoue le pouvoir socialiste, selon  plusieurs media citant l'entourage du candidat d'En Marche !. 

Le candidat d'En Marche ! aurait choisi l'esplanade du Louvre. 
La candidate du Front national opterait, quant à elle, pour le bois de Vincennes, rapporte de son côté le site lexpress.fr

Première déconvenue : Emmanuel Macron espérait pouvoir choisir librement d'organiser sa soirée sur le Champ-de-Mars

Résultat de recherche d'images pour "VIGIPIRATE Pyramide Louvre"Sa requête d'investissement du pied de la Tour Eiffel lui a  été refusée par la mairie de Paris, non pas seulement parce que la maire PS était un soutien de Benoît Hamon, moins de 6%, mais pour cause d'insécurité, en plein Paris, a-t-on appris ce jeudi 4 mai. "Le Champ-de-Mars doit être visité le week-end suivant par les membres de la commission d'évaluation du CIO", dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux olympiques 2024, avait raconté Bruno Julliard, premier adjoint de la ville. Avant d'ajouter : "Comme le Champ-de-Mars doit accueillir plusieurs épreuves, on ne peut pas prendre le risque que les pelouses soient détériorées... Or, on sait très bien qu'elles le sont systématiquement pour ce type d'événement".

L'inauguration du quinquennat sera marquée par une première restriction et un premier repli sécuritaire.
La place de la Concorde où Nicolas Sarkozy en 2007 et Jacques Chirac en 1995 avaient célébré leurs victoires, trop ouverte à un possible attentat, ou encore la place de la Bastille qui avait servi de cadre à la victoire de François Hollande en 2012, devenue incontrôlable et le repaire de la gauche contestatrice, doivent donc être écartés par l'ancien ministre de l'Économie de Hollande. 
Excroissance au Louvre, centre culturel emblématique de la capitale, la célèbre pyramide de verre,  commandée en 1983 par François Mitterrand et construite par l'architecte chinois Ieoh Ming Pei, 100 ans, incarnera le "Made in France"...

Séance de rattrapage manquée à la déclaration de Macron, pour qui "il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse". 
Les islamistes de l'UOIF - qui appellent à voter pour lui -  disent-ils autrement ?

dimanche 30 avril 2017

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan s'associe à Marine Le Pen

Nicolas Dupont-Aignan passe des accords avec Marine Le Pen 

Le leader de Debout la France participera à la campagne de la candidate du Front national

Dupont-Aignan en a fait l'annonce au journal télévisé de France 2, ce vendredi 28 avril, précisant qu'il a "signé un accord de gouvernement". Après plusieurs jours de tergiversations, Nicolas Dupont-Aignan a révélé son rapprochement avec Marine Le Pen. "Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai même campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a lancé le souverainiste qui a obtenu 4,7% des voix dimanche dernier, soit un million de suffrages de plus qu'en 2012, avec le soutien de la presse socialiste qui comptait nuire à F. Fillon, mais qui n'a réussi qu'à favoriser la candidate du FN. 

Les deux responsables politiques participeront ensemble au meeting de Paris, samedi à 11 heures

"Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, avec des éclaircissements, des infléchissements et même des ajouts de mon programme présidentielle", a d'ores et déjà précisé Nicolas Dupont-Aignan qui a estimé que "Madame Le Pen n'est pas d'extrême droite". 

Dupont-Aignan n'a pas manqué de tacler Emmanuel Macron
"Je ne veux pas donner la France à la Bourse de Paris."   

Le député-maire de Yerres a toutefois précisé qu'aucun accord électoral n'avait été conclu pour les élections législatives de juin: "Mon parti, Debout la France, aura des candidats partout. Les Français auront le choix. Il y aura des candidats DLF face à des candidats FN. Les Français conserveront le choix entre deux patriotismes, comme ils l'ont eu au premier tour de la présidentielle." 
Or, les discussions sont houleuses entre l'ancien candidat à l'élection présidentielle et les cadres de son parti.
 
Le risque d'"être satellisé et marginalisé"

Cette entente n'a pas ravi tous les cadres de Debout la France.Réuni lundi, le bureau politique de Debout La France a été incapable de se départager. Lors du conseil national, consulté vendredi pendant quatre heures trente, des proches du député l'ont mis en garde contre le risque de voir DLF "être satellisé et marginalisé". 
Mais en fin d'après-midi, Nicolas Dupont Aignan a discrètement retrouvé Marine Le Pen et Florian Philippot dans un appartement du 17e arrondissement de Paris. Là, il a acté son rapprochement malgré des résistances au sein de son mouvement.

Aussitôt l'entretien de Nicolas Dupont-Aignan avec Ouest France terminé, plusieurs contestataires auraient claqué la porte du parti. Parmi eux, Dominique Jamet, le vice-président de DLF ou encore le responsable du projet, Eric Anceau. "Je renonce ce jour à toutes mes fonctions au sein de DLF", a annoncé ce dernier sur Twitter.  

Au même moment, Marine Le Pen annonçait qu'elle donnera  le nom du premier ministre qu'en cas de victoire elle aimerait nommer, probablement lundi, lors de son meeting à Villepinte. 
Il y a plusieurs semaines, elle avait précisé que celui-ci pourrait ne pas être issu des rangs du FN.  

Les macronistes voient s'envoler plus de 4% des voix qui leur étaient promises.
L'annonce a été accueillie avec amertume. "Qu'on ose se dire gaulliste en faisant un tel choix, immense honte!", a tweeté François Bayrou. Nicolas Dupont-Aignan avait été membre de son cabinet au ministère de l'Education nationale. Mais, après avoir trahi Alain Juppé, le maire de Pau est-il devenu le gardien du temple gaulliste ?  
Résultat de recherche d'images pour "mitterrand PCF"
Mitterrand, à droite, accroché aux basques
du communiste Georges Marchais, lors de sa campagne de 1988
En 1987, le Parti communiste avait reçu 1 million de dollars de Moscou 
pour financer la campagne présidentielle d'André Lajoinie.
A droite, Christian Estrosi, que l'on dit désormais en sympathie avec Macron, a asséné un rude coup : "Contrairement au général de Gaulle, Nicolas Dupont Aignan n'a pas su dire non à l'extrême droite. Honte à lui. Restons du côté de la résistance." 
François Mitterrand avait-il résisté à l'extrême gauche ?

samedi 29 avril 2017

Macron s'imagine accéder en solo à l'Elysée

Aucun grand parti ne trouve grâce aux yeux de Macron: il exclut une "coalition"...

Vers une présidence personnelle

Valls a déteint sur Macron
Emmanuel Macron a exclu toute "coalition" avec LR ou le PS s’il est élu président. 
L'ambitieux néophyte s'est même autorisé une critique contre le sénateur-maire (Les Républicains) de Troyes François Baroin, selon lui constant dans "la recherche de son intérêt personnel”, dans un entretien au Figaro.

"L’objectif que je fixe est clair: obtenir aux législatives une majorité absolue qui soit une majorité présidentielle"
Mis en garde contre les risques de son splendide isolement, Macron a d'abord lancé dans un entretien avec Le Figaro mis en ligne vendredi soir : "Il n’y aura pas de coalition avec les deux grands partis existants, ni avec LR, ni avec le PS". 

"Mais dans les temps qui arrivent, il y aura une refondation de la vie politique qui verra des socialistes et des Républicains me rejoindre individuellement”, a ensuite tempéré le candidat d’En Marche! "C’est la clé pour ne pas avoir de majorité coulissante. On ne peut pas se le permettre dans les temps d’incertitude que nous traversons”, a-t-il argué.

Favori du second tour de l’élection présidentielle, E. Macron cherche désormais à rassembler à droite comme à gauche. 

Mais le protégé de Hollande a déjà ses têtes de turc.
Il a fustigé l’attitude de certains responsables, singulièrement François Baroin, avec mépris. "Nous avons M. Baroin, qui est l’un des responsables d’un parti qui fait 20%" au premier tour de la présidentielle. Macron n'a-t-il pas commencé en politique par un CV adressé à Nicolas Sarkozy ?
"Et il dit de manière absolument invraisemblable: 'moi je veux bien être Premier ministre de M. Macron'. Vous me direz, il a voulu être celui de M. Sarkozy. Il a voulu être ensuite celui de M. Fillon. Il voudrait devenir le mien. Il manifeste donc une vraie constance: la recherche de son intérêt personnel”, a raillé Macron, semblant prendre l'offre de service de Baroin au premier degré. 
Après Monsieur P'tite blague, un président sans aucun sens de l'humour ?

Le ministre de Valls et Hollande s'en est également pris au Parti socialiste

L'homme du président sortant soupçonne de calcul politique le parti de Hollande. "Jeudi, M. Cambadélis disait que, s’il était réélu député, il ne voterait pas l’habilitation à réformer le Code du travail. Très bien ! Mais moi je suis clinique: M. Cambadélis [secrétaire du PS] est le chef d’un parti qui fait 6 %… Donc, sa principale préoccupation est surtout de savoir combien de députés il aura avec l’étiquette socialiste", a-t-il souligné. 
Macron et Philippe de Villiers, coalisés ?
"Cette cécité prouve qu’ils ne sont pas en situation d’avoir une majorité”, a encore taclé le présomptueux Macron, quant à lui en recherche de partisans plus compétents et éligibles qu'arrivistes. 
Mais Macron, "combien de divisions" aux législatives ?

mercredi 26 avril 2017

La Rotonde ou Le Fouquet's: Macron ne se reconnaît pas "bling-bling"

"Aucun regret" de l'ex-banquier d'avoir célébré à La Rotonde sa première place, anticipant - un peu vite - le second tour

Le candidat a riposté, dénonçant le "diktat de la bien-pensance triste"

Qualifié pour le second tour de la présidentielle, l'insolent fêtard a assuré ce mardi 25 avril n'avoir "aucun regret" d'avoir célébré dimanche sa première place à la brasserie parisienne La Rotonde.

Le candidat d'En Marche! s'était attiré des critiques en anticipant sa victoire dans cette brasserie huppée, en présence de proches et de plusieurs personnalités du monde politique et du show-business, avant que les Français ne l'ait porté à l'Elysée,  face à Marine Le Pen. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron La Rotonde"
"C'était sincère et je l'assume totalement", a naïvement rétorqué l'ancien ministre de Hollande au JT de France 2, ajoutant, hautain, "ne pas avoir de leçon à recevoir".
Image associée
"J'assume totalement", a enchaîné "Emmanuel Hollande". "François Macron" a défié l'opinion, assurant qu'il n'obéira pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".
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Macron s'est encore défendu mercredi à Amiens

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Le favori des sondages et de la presse sociale-libérale s'est aussi dit "triste" pour "les électeurs de Mélenchon" qui "valent beaucoup mieux", alors que le candidat du PCF masqué derrière le slogan 'La France insoumise' n'a pas à ce stade donné de consigne de vote pour le second tour. 

Le candidat d'En Marche! a donc précisé que Jean-Luc Mélenchon "n'avait pas hésité, il y a quinze ans, à appeler à faire rempart au FN" au côté de Jospin (éliminé au premier tour, comme Hamon en 2017) et à appeler à voter Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.


Le banquier a vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée

L'arrogant Macron s'est considéré élu à la présidence face à David Pujadas : "Je resterai le maître des horloges, il faudra vous [les media] y habituer". 
Une phrase qu'il avait d'ailleurs déjà prononcée quelques heures plus tôt lors d'un déplacement à Garches dans les Hauts-de-Seine.
Résultat de recherche d'images pour "Macron La Rotonde"
Imbu de sa personne, le p'tit gars ?


Critiques à droite comme à gauche. 
A droite, Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, a dénoncé un "petit Fouquet's, avec le showbiz". "On a vu cette France du bling bling qui revenait", s'est-il indigné sur Europe 1. "Les Français ne veulent plus voir ça et c'est le marqueur d'Emmanuel Macron : les start-ups, le champagne, les paillettes, non merci." 

Le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, a pointé une attitude "indécente au moment où l'extrême droite est au second tour". 

A gauche, c'est David Cormand, numéro un d'EELV, qui a jugé cette "fête assez indigne".

46 euros entrée-plat-dessert : bio ?
Les inconditionnels de l'entourage d'Emmanuel Macron - des socio-démocrates ?-  se sont pourtant empressés de prendre sa défense au lendemain de la soirée. Le maire de Lyon et fidèle soutien, Gérard Collomb, a ainsi posté le menu du restaurant sur Twitter pour montrer que les prix, dans la moyenne de ceux d'une grande brasserie parisienne, n'avaient rien d'extravagants. Ce n'est ni Flunch, ni McDo !... 
Lundi sur Europe 1, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a enfoncé le clou. "Le repas coûtait 46 euros entrée-plat-dessert", a-t-il souligné. Surtout si la soirée est financée sur les "frais de bouche" de Bercy ...