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vendredi 25 janvier 2019

Le phénomène Gilets jaunes a gagné l'U.E. : le mouvement est-il aussi anti-européen ?

En se posant en champion de l'Europe, Macron aggrave-t-il son cas ?

Le hasard des circonstances en ont fait le "maître du chaos"


Emmanuel Macron se voit décerner le titre de "champion du monde de foot", sans rien faire, arrivant simplement au moment de la remise de la coupe. Il accepte aussi d'être sacré "champion de la Terre" à New York (Hollande savait au moins pourquoi il lui avait été décerné, dans la foulée de la COP21 en 2015), à l'automne 2018 (titre partagé avec Narenda Modi, le premier ministre indien), quatre mois seulement après son arrivée à l'Elysée (et bien qu'il n'ait pas réussi à faire venir un représentant de l'administration Trump au One Planet Summit, ce sommet dédié à la finance verte, le 12 décembre 2017, à Paris), par effraction, pour contrer Marine Le Pen, en mai 2017, et alors que la consommation générale d'énergie est en hausse de 4,2%  sur l'année 2017 par rapport aux objectifs fixés et que la consommation des énergies renouvelables est, elle, en-dessous des prévisions. Comprenne qui peut cette conjonction de distinctions honorifiques... Un peu comme la remontée de la popularité du tandem exécutif, selon des entreprises de sondages, en dépit de plus de deux mois de crise sociale, dont on ne voit pas l'issue, et deux shows télévisés 
filtrés par des préfets et encadrés par des maires ruraux sélectionnés   - , qui ne trouvent pas le seul public qui vaille, celui des contestataires.
Alors que Macron cherche toujours auprès d'élus locaux des solutions pour apaiser la colère des Gilets jaunes français à l'origine du phénomène, 
le mouvement de contestation gagne peu à peu d'autres pays européens. 

Les actions de "Gilets jaunes" en Europe
En décembre 2018
La contestation prend toutefois des formes différentes.
La Belgique est le premier pays étranger à avoir repris le mouvement des "gilets jaunes", avec une violence similaire à celle constatée sur les Champs-Elysées les 1er et 8 décembre à Paris. Des centaines de manifestants ont convergé devant les institutions européennes de Bruxelles, pour réclamer la fin du "carnage social". Résultat, deux véhicules de police incendiés et une soixantaine d'interpellations vendredi dernier.
Dès le 30 novembre, près de 300 gilets jaunes s'étaient rassemblés à Bruxelles pour protester contre les hausses du prix du carburant et des taxes. France24 rapporta : "en Belgique, les actions ont commencé dès vendredi [16 novembre], une tradition dans le pays. Plusieurs dizaines de manifestants ont bloqué les raffineries de Feluy (Charleroi), Wierde (Namur) et de Wandre (Liège). L’objectif serait "de mettre à sec le pays" en matière de carburants selon les appels lancés en ligne, afin de faire réagir rapidement les dirigeants politiques".
Certains manifestants ont aussi demandé le départ du premier ministre, Charles Michel. La manifestation qui avait commencé calmement a dégénéré en "jets de pavé contre canon à eau", rapporta l’AFP. Charles Michel a remis sa démission en décembre 2018, mais le souverain l'a chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'aux élections de 2019.


Libération avait cru pouvoir établir une distinction. "Les revendications belges plutôt proches du mouvement français diffèrent toutefois sur un point : la représentativité et le débouché politique. Alors que parmi les propositions des gilets jaunes français on retrouve notamment celle de la création d’une assemblée citoyenne, les gilets belges (au moins une partie) veulent se lancer en politique, et créer un parti politique pour les prochaines élections fédérales. L’annonce avait été faite par Claude Gilles, un des porte-parole du mouvement et ancien membre d’un micro-parti classé à l’extrême droite." En France, une première liste 'Gilets jaunes' s'est déclarée et la différence établie par Libération ne résiste pas à l'épreuve du temps et elle est proche de Macron, pour retirer des voix à ses concurrents aux Européennes, en passant pour contestataire.

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Libération a également convoqué la Serbie en appui de sa démonstration. "En Serbie, un leader d’un mouvement de droite nationaliste, Boško Obradović, est intervenu au parlement avec un gilet jaune pour demander une baisse du prix des carburants… menaçant de manifestations comme en France." Quiconque revêt un gilet jaune serait d'extrême droite, selon Libération, dans sa tentative primaire de diabolisation du mouvement : ainsi, le député Jean Lassalle, ci-dessus ?


Aux Pays-Bas, la contestation se fait dans une ambiance plus apaisée.
 Samedi dernier, 120 Gilets jaunes se sont retrouvés devant le parlement à la Haye. Certains ont également bloqué une autoroute, alertant sur leurs difficultés financières. Des rassemblements néerlandais contre la vie chère et la politique de leur gouvernement se sont tenus à Amsterdam, Rotterdam ou La Haye.
Un sondage posté sur un groupe Facebook Gilets Jaunes auquel ont participé plus de 600 internautes, indique toutefois que, outre une meilleure prise en charge des frais de santé ou la démission du Premier ministre Mark Rutte, l’immigration et le "pacte de Marrakech" (un texte émanant de l’ONU et organisant les migrations internationales qui devait être signé le 10 décembre par les chefs d’Etat, et auquel l’extrême droite s’oppose fermement ) occupent deux des trois premières places. 
Libération n'envisage pas que les Gilets jaunes mettent l'Union européenne en question du fait des accords de Schengen, un traité sur la suppression des contrôles aux frontières européennes, signé en 1985.

En Allemagne, c'est l'extrême droite qui s'est emparée du mouvement. Trois organisations ont appelé leurs soutiens à manifester devant la porte de Brandebourg à Berlin. Ils protestaient contre le Pacte des Nations Unies, souhaitant "des migrations sûres, ordonnées et régulières". Un combat éloigné de celui des Gilets jaunes français qui a pris ses racines dans les taxes, notamment la hausse des prix des carburants.
Des Gilets jaunes à Bruxelles, le 8 décembre dernier.

Si la chancelière Angela Merkel avait apporté son soutien à Emmanuel Macron au début de la crise en France, elle a changé de ton avec l'apparition de "Gelbe Westen", des Gilets jaunes. Au début décembre, une manifestation anti-Merkel s’était même tenue à Berlin, à l’appel notamment du mouvement anti-islam Pegida, réunissant moins d’un millier de personnes.

En Hongrie, le jaune fleurit dans les manifestations anti-Orban
Dans ce pays dirigé par le conservateur Viktor Orban, l’actualité sociale est surtout marquée par un mouvement de protestation contre une loi assouplissant le droit du travail et en particulier les heures supplémentaires. Des manifestations sont organisées quotidiennement, celle du 16 décembre ayant rassemblé jusqu'à 15.000 participants. Or, dans ce mouvement, certains manifestants ont enfilé gilets jaunes en écho aux protestations françaises.

En Pologne, les agriculteurs enfilent le gilet
On a pu compter quelque 300 agriculteurs polonais revêtus d'un gilet jaune pour bloquer pendant plusieurs heures une autoroute en direction de Varsovie. La référence au mouvement français était assumée, afin de se faire davantage entendre. Mais l’action s’est terminée dans le calme, après des discussions avec la police et rencontre avec le ministre de l’Agriculture.
Ces manifestants réclamaient une aide aux éleveurs touchés par la peste porcine africaine (PPA). Ils ont lancé un ultimatum au gouvernement, qui avait jusqu’à la mi-janvier pour satisfaire leur demande. 

Et aussi…
  • Au Portugal, des appels à manifester ont été lancés sur Facebook pour mettre le pays "à l’arrêt" en s’inspirant du mouvement français. En décembre, les autorités se préparaient à cette première journée de mobilisation, tout en rappelant l’obligation de déclarer à l’avance toute mobilisation.
  • Au Royaume-Uni, où l’accord sur le Brexit avec l’UE divise, quelques partisans d’une sortie de l’Europe ont sorti pour la deuxième fois le gilet jaune à Londres, perturbant notamment le trafic routier. Libération tient absolument à ce que l'apparition des gilets jaunes en Angleterre soit aussi fortement liée aux groupes d’extrême droite, tout en admettant que le contexte particulier du Brexit puisse avoir un rôle, mais sans indiquer que les pro-Brexit se répartissent également entre Conservateurs et Travaillistes, sachant que la tête de ces derniers, Jeremy Corbyn, chef de l'opposition officielle, marqué à la gauche du parti, et fortement contesté (il fut mis en minorité) est un partisan ambigu de l'UE. Mediapart observa ainsi qu'il se montra "extrêmement réticent à se lancer dans la campagne référendaire"."










  • Même tableau en Irlande, où une centaine de personnes s’était réunie dans le centre-ville de Dublin.




  • En Bulgarie, des blocages d’axes routiers étaient intervenus dès le mois de novembre pour protester contre la flambée du prix des carburants.
  • En Italie, des revendications anti-europe retiennent l'attention de Libération. La mobilisation des gilets jaunes s’est lancée sur les réseaux sociaux en Italie, avec la création le 19 novembre d’une page Facebook, 'likée" plus de 6.000 fois. Parmi les revendications, on retrouve pêle-mêle la baisse du prix du carburant et de certaines taxes, mais aussi des revendications europhobes, clairement hostiles à la directive Bolkestein conférant  l'application du droit du travail au pays d'origine du travailleur et non plus au pays dans lequel s'effectue le travail, le droit), ce que Libération évite de préciser.




  • Dans le reste du monde, des Gilets jaunes ont manifesté vendredi dernier en Israël, contre l'augmentation du coût de la vie, sept ans après un large mouvement de contestation sociale contre la vie chère.
    D’autres tenues fluorescentes ont été aperçues dans des manifestations au Liban, en Afrique du Sud, en Russie et même en Irak, à Bassora, deuxième ville du pays.

  • Macron est vraiment le champion de la planète...


    Quel est le rôle exact d'Ingrid Levavasseur ?
    Cette aide-soignante de 31 ans  a été aussitôt étiquetée "Gilet jaune modérée ". Bizarrement, cette contestataire consensuelle est originaire de l'Eure, tout comme Sébastien Lecornu, son ex-député, avant d'être ministre des Collectivités territoriales et co-"animateur" du "grand débat national" organisé pour circonvenir le mouvement des Gilets jaunes, et département d'accueil de ce Barnum itinérant de Macron pour sa première représentation à Grand Bourgtheroulde, dont le maire (2016-2017) fut Bruno Questel, avant d'être député LREM.
    Cette tête de caravane macronienne est première de cordée sur la liste du "ralliement d'initiative citoyenne", l'autre RIC: pour les Européennes (et les municipales qui suivront) ? Inféodée à LREM, sert-elle à renouer le lien entre le mouvement des gilets jaunes et l'UE ?

    lundi 17 décembre 2018

    COP 24 : l'accord de Paris est sur les rails, selon Rugy, mais reste à quai, selon Etienne

    Rugy y voit pourtant une "étape clé", une transition écologique ?...

    Sans ambitions nouvelles, malgré l'urgence et les catastrophes qui se déchaînent à travers le monde : Rugy se contente parfois de peu

    Mieux vaut voir le verre à moitié plein... Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, l'avait probablement bu, lorsqu'il s'est félicité samedi de l’adoption par près de 200 Etats des règles d’application de l’accord de Paris à la COP24 en Pologne, "une étape clé" de la lutte contre le changement climatique, selon lui, sur place, au cœur du bassin houiller de Silésie.



    La communauté internationale a en effet doté samedi l’accord de Paris de la boîte sans les outils

    Elle a refusé de s’engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l’urgence et les catastrophes qui frappent le monde, phénomènes cycliques amplifiés par les media en mal de buzz vertueux. 

    Il y a quelques semaines, les scientifiques du GIEC tiraient la sonnette d’alarme : c'est la fonction de cet organisme intergouvernemental d'experts attentifs à l'évolution du climat. "Les évaluations de ce groupe sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est reconnue," mais contestées, notamment pour des raisons essentiellement politiques, car biaisées par une orientation idéologique catastrophiste. 
    L'un de ses deux participants français, Valérie Masson-Delmotte, est par ailleurs membre du Haut conseil pour le Climat, créé en 2018 et placé auprès du premier ministre et nommée par Macron, pour conseiller le gouvernement en matière de transition écologique, en doublon avec des comités existants.

    Dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les impacts seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l’accord. Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50 % d’ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats l'estiment à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses, inondations…

    Un brin de mauvaise foi, Rugy transforme un accord a minima en "accord ambitieux"...

    Des participants manifestent pendant la COP 24 qui s’est terminée à Katowice samedi 15 décembre. 
    Des participants manifestent pendant la COP 24 qui s’est terminée
    à Katowice? samedi 15 décembre
    Le ministre de la Transition écologique n'avait pas d'autre choix que de focaliser sur les aspects positifs de la COP24 : "Le chemin est encore long et difficile, mais nous sommes maintenant collectivement mieux armés pour le parcourir", a commenté François de Rugy, amateur de sur-place.

    "Un énorme gâchis", selon Jean-Louis Etienne

    L’explorateur français déplore le manque d’ambition de la conférence mondiale pour le climat qui s’est achevé ce week-end en Pologne, après 15 jours de négociations marathons, sans nouveaux objectifs de réduction des émissions de CO2. Pour Le Parisien, l’explorateur français Jean-Louis Etienne, 72 ans, dresse un bilan contrasté de cette COP24.

    Alors que les ONG déplorent son "manque d’ambition", le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, salue le succès de la COP24. Qu’en pensez-vous ?

    JEAN-LOUIS ETIENNE. François de Rugy est dans son rôle, il n’a pas le choix. Il n’y aurait pas pire option que de dire que le dialogue international est enterré. Et il est vrai qu’à l’issue de ces quinze jours, on a sauvé l’accord de Paris, qui prévoit de limiter à 2 °C la hausse du réchauffement d’ici à la fin du siècle. Mais les Etats n’ont pas réussi à rehausser leurs engagements. C’est un gâchis énorme étant donné l’urgence.

    Comment l’expliquer ?
    Ces négociations sont d’une grande complexité. Le charbon, par exemple, c’est l’ennemi numéro un du climat. Mais pour des raisons économiques, aucun pays n’a pourtant pris de décision d’en sortir définitivement [pas même l'Allemagne et surtout pas la Pologne, pays d'accueil de la COP24...]. 
    Pendant six ans, des militants écologistes ont occupé la forêt de Hambach afin d’empêcher l’expansion d’une mine de lignite, avant d’être expulsés fin septembre 2018.
    [L'Allemagne rechigne à sortir du charbon. 
    En 2013, l’avenir de cette source d’énergie constituait déjà une pomme de discorde dans les négociations entre les futurs membres de la coalition allemande (entre les conservateurs (CDU/CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes Die Grünen : dite 'jamaïcaine', elle n'aboutira pas), alors même que la conférence internationale sur le climat (COP23) se tenait à Bonn. Angela Merkel se garda bien d'ailleurs de définir un calendrier de sortie.
    A l’image de Notre-Dame-des-Landes, des dizaines de militants écologistes allemands ont occupé la forêt de Hambach durant six ans, afin d’empêcher l’expansion d’une mine voisine de charbon à ciel ouvert. Cette occupation a pris fin avec leur expulsion manu militari, fin septembre 2018. Les 80 cabanes de planches installées dans les arbres ont été détruites, et depuis début octobre, RWE, le géant allemand de l’électricité, fait creuser une tranchée autour de la forêt.]
    Il ne fallait pas s’attendre à des miracles en Pologne, pays qui tire 80 % de son électricité du charbon… Le problème est que l’ennemi est invisible. Si le CO2 dans l’atmosphère était noir, on dirait qu’il faut faire quelque chose. Mais on ne le voit pas. Et il est lié aux intérêts énergétiques, donc c’est compliqué.

    Il n’y a donc aucun espoir ?
    Certains Etats ont promis d’être plus ambitieux [une trentaine ont signé une coalition pour une haute ambition, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni). Le problème, c’est que ce sont souvent les pays qui émettent déjà peu de gaz carbonique. J’ai un espoir, c’est que les citoyens prennent la situation en main et fassent pression sur leurs dirigeants. C’est déjà en partie le cas. En France, par exemple, où l’on a été sensibilisé par des épisodes météorologiques sans précédents, les collectivités territoriales agissent désormais davantage en faveur des transports en commun et des modes de circulation doux…

    Greta Thunberg, 15 ans, a appelé les écoliers du monde entier à déserter les classes [un appel à la grève] afin d’inciter les politiques à prendre des mesures pour protéger la planète…
    Cette adolescente suédoise était impressionnante, non pas par son jeune âge mais par la précision de son discours. On aurait pu attendre un message d’espoir un peu gentillet sur l’environnement, mais au contraire, ses mots frappent dur.

    dimanche 27 août 2017

    Rachline (FN) raille les "coups de menton" de Macron en Europe de l'Est

    Les prétendues 'réformes' de la directive détachement des travailleurs sont "cosmétiques"

    Les déclarations d'Emmanuel Macron sur les travailleurs détachés sont des "enfumages"souligne le sénateur-maire FN de Fréjus (Var), David Rachline.
    Résultat de recherche d'images pour "emplois detachés dumping social"
    Il réagissait à ses propos lors de sa tournée en Europe de l'Est qui a tendu
    les rapports diplomatiques avec la Pologne jusqu'à l'incident diplomatique.
    Ce seraient même des "coups de menton" rappelant, selon lui, "les méthodes d'un Nicolas Sarkozy".

    "La directive détachement des travailleurs n'a pas à être modifiée à la marge, elle doit être purement et simplement abrogée. 
    M. Macron doit cesser la com' et défendre réellement les intérêts de la France et des Français", a insistépar communiqué vendredi, le jeune maire de Fréjus (29 ans) et ancien directeur de campagne de Marine Le Pen à la dernière présidentielle.

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    "Les prétendues 'réformes' de la directive détachement des travailleurs sont cosmétiques"

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    Les Français n'ont plus
    les moyens du sourire
    du plombier polonais
    "Elles seront de toute façon refusées par les pays concernés et ne régleront en rien le scandaleux dumping social que subissent les travailleurs français sur leur propre sol", ajoute-t-il.

    "Ces enfumages et coups de menton, qui rappellent furieusement les méthodes d'un Nicolas Sarkozy, ne tromperont personne. 

    Emmanuel Macron feint de s'attaquer à des problèmes qui exaspèrent légitimement les Français, en sachant pertinemment qu'il ne les règlera pas, ne remettant pas en cause les idéologies qui les sous-tendent et qu'il valide : européisme, ultralibéralisme, disparition des frontières." 

    "Schengen n'est pas réformable : pour protéger les Français, il faut y mettre fin et retrouver nos frontières nationales", affirme encore D. Rachline.

    mardi 11 juillet 2017

    Macron a voulu Trump pour le 14 juillet

    Macron a tanné Trump pour qu'il assiste au défilé du 14 juillet 2017 

    Macron-la-grenouille veut se faire aussi gros que le boeuf
    Résultat de recherche d'images pour "service d'ordre Trump"
    Service d'ordre de Trump à Bruxelles
    Donald Trump et son épouse Melania assisteront au défilé du 14 juillet à Paris. L'hyper-président l'a invité par un coup de fil du mardi 27 juin et, après avoir dit "examiner la faisabilité" de ce déplacement, le président américain lui a répondu "Yes, we can" ! 
    Donald Trump a en effet déjà effectué sa deuxième tournée européenne après son premier voyage en Europe lors du sommet de l'OTAN à Bruxelles et du G7 en Sicile, en mai. Entamée cette fois en Pologne, avant le G20, il n'a pas commencé par le gamin qui en est, dit-on, fort marri... Le président américain a préféré son allié polonais dans l'OTAN et a atterri mercredi soir à Varsovie pour participer ensuite au sommet du G20 vendredi et samedi dernier à Hambourg, soit 4 jours consacrés à l'Europe.
    Espérant se défaire progressivement de l'emprise de la Russie pour l'approvisionnement du pays en gaz,
    la Pologne a reçu en juin sa première livraison de gaz de schiste américain. Les autorités polonaises insistent beaucoup sur le fait que c'est la première fois que le président Donald Trump a prononcé un discours en public en Europe.Depuis 2016, la Pologne a lancé "l'Initiative des Trois Mers". Une alliance entre douze pays européens qui vont de la Baltique à la mer Noire et à l'Adriatique (Pologne, Lituanie, Estonie, Lettonie, Hongrie, Autriche, Slovénie, Croatie, République Tchèque, Slovénie, Roumanie et Bulgarie) et qui doit permettre à ces pays de peser plus fortement au sein de l'Union européenne.  
    Le chef de l'État français "a renouvelé son invitation au président Trump et à son épouse", à l'occasion des "100 ans de l'entrée en guerre des États-Unis aux côtés des troupes françaises pendant la Première Guerre mondiale".

    "Make our planet great again" 
    La présence du président américain place de la Concorde pour le traditionnel défilé militaire du 14 juillet sera un nouveau coup d'éclat diplomatique pour Emmanuel Macron après le sommet qu'il a organisé avec le président russe Vladimir Poutine, le 29 mai à Versailles. Les relations entre les dirigeants français et américain ont été jusqu'à présent rugueuses, Emmanuel Macron défiant son homologue américain qui a décidé de sortir de l'accord de Paris sur le climat en parodiant son slogan de campagne par cet appel: "Make our planet great again" (rendez sa grandeur à notre planète). Le président français avait aussi encaissé la poignée de main virile de Donald Trump lors d'une rencontre en marge d'un sommet de l'Otan, le 25 mai, à Bruxelles.

    Pas d'économies: près de 11.000 policiers et gendarmes seront mobilisés

    Présence du président américain au défilé sur les Champs-Elysées "dans un contexte de menace terroriste élevée", selon le préfet de police.
    "Toute la maison est mobilisée", a résumé mardi le préfet de police Michel Delpuech, y compris la brigade de recherche et d'intervention (BRI) "en réserve, prête à intervenir en tout point de la capitale".

    Obama et ses gardes du corps
    Le préfet s'est abstenu de dévoiler les mesures spécifiques liées à la venue du chef de l'Etat américain attendu dès jeudi, admettant qu'elle représente "un enjeu fort" et fait l'objet d'"un travail de sécurité partagé entre les équipes américaines et nationales".

    Il a simplement reconnu lors d'un point de presse qu'il y aura "un peu plus (de forces de l'ordre) que l'année dernière, notamment 200 à 300 de plus sur les Champs-Elysées".
    Au total, 3.500 policiers et gendarmes seront chargés de la sécurité du défilé, appuyés par 2.500 sapeurs pompiers. Sur l'ensemble de l'agglomération parisienne, entre 2.600 et 2.900 fonctionnaires de police et gendarmes mobiles seront par ailleurs mobilisés. Mais leur point d'indice reste gelé...

    Chaque accès à la zone de sécurité autour des Champs-Elysées sera protégé par des "plots ou des véhicules anti-véhicules béliers", a toutefois confirmé Michel Delpuech, rappelant les dernières attaques en date qui ont visé la capitale: "l'assassinat" du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril, l'attaque d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame le 6 juin et celle d'un fourgon de gendarmerie le 19 juin également sur les Champs-Elysées.

    Comme chaque année, les stations de métro alentour seront fermées, les véhicules garés dans le périmètre retirés et la circulation interdite à partir de 06h30. Les policiers pourront procéder à des fouilles et des contrôles d'identité.

    Un dispositif anti-drone, déjà utilisé ces deux dernières années, a été mis en place, avec détection et brouillage des aéronefs afin de "neutraliser" les engins. Par ailleurs, un drone, mis à disposition par l'Armée de l'air, permettra d'avoir "une vision globale, et de suivre en plan large les mouvements de foule".

    L'espace où se déroulera un spectacle vendredi soir, sur le thème des jeux Olympiques, avec un concert classique suivi du feu d'artifice tiré depuis la Tour Eiffel, s'étendra sur le Champ-de-Mars dans "un espace barriéré, entièrement clos", où l'alcool sera interdit.

    Inspiré des "fanzones" installées pendant l'Euro de football l'été dernier en France, cet espace mobilisera 1.900 effectifs des forces de l'ordre, à lui seul.
    Résultat de recherche d'images pour "restaurant Jules Verne de la Tour Eiffel"
    Le président Trump pourrait profiter de la première partie de la journée pour "visiter le cimetière militaire américain de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, ou déposer une gerbe devant le mémorial de l'escadrille La Fayette érigé à Marnes-la-Coquette toujours dans les Hauts-de-Seine, en mémoire des pilotes américains engagés dans les opérations aériennes en France entre 1917 et 1918". Le président américain sera ensuite reçu à l'Élysée à 15h45 pour un "entretien bilatéral" qui débouchera sur "un point presse commun". 
    Résultat de recherche d'images pour "restaurant Jules Verne de la Tour Eiffel"Le JDD et Paris Match révèlent que les couples Macron et Trump pourraient se retrouver au restaurant Jules Verne de la Tour Eiffel, le prestigieux établissement du chef Alain Ducasse. Contacté, le Palais confirme la "recherche d'un lieu extérieur", mais l'Élysée ne confirme ni n'infirme la privatisation de la Tour Eiffel.


    samedi 6 mai 2017

    Nouveau déboire de Macron, collaborateur de l'Etat-PS: Whirlpool ferme à Amiens

    Une augmentation des indemnités de licenciement pour assurer le départ des salariés

    Un accord des salariés avec la direction de Whirlpool 

    Deux semaines, selon France Info;
    trois mois, selon les salariés en colère
    Après deux semaines de grève, miracle, les salariés de l'usine américaine Whirlpool d'Amiens ont voté vendredi la reprise du travail. Syndicat et direction sont tombés d'accord sur un plan social plus généreux.

    A deux jours du second tour de la présidentielle, trois jours de négociations ont suffi à débloquer la situation. faire grimper les indemnités de licenciement. Une petite victoire sans réconfort, 
    Résultat de recherche d'images pour "Macron Whirlpool"

    L'usine fermera quand même en 2018

    Les syndicats se sont mis d'accord sur la durée du congé de reclassement et sur des indemnités supplémentaires qui permettront aux plus anciens salariés de toucher jusqu'à 80.000 euros.
    "La priorité absolue de Whirlpool dans les prochains jours (...), permettre l'émergence d'une solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés". Trouver un nouveau patron, c'est le souci des salariés. 

    En juin 2018, l'usine sera délocalisée en Pologne. 
    290 salariés et près de 350 intérimaires et sous-traitants pourraient se retrouver sans emploi.

    Pour mémoire, Emmanuel Macron est né à Amiens où, de la sixième à la première, il a accompli sa scolarité au lycée La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des Jésuites.

    samedi 8 octobre 2016

    Hollande veut sanctionner la Pologne pour annulation de contrat d'hélicoptères militaires

    Crise entre Paris et Varsovie après l'annulation d'un contrat d'hélicoptères d'Airbus

    Hollande a ouvert une crise diplomatique entre Paris et Varsovie

    suite à l'annulation par la Pologne d'une commande de 50 hélicoptères militaires Caracal d'Airbus, au point que les autorités françaises envisagent des mesures de rétorsion.
    La relation entre les deux pays membres de l'Union européenne et de l'OTAN va être "gravement affectée" par la décision polonaise et la France va "réexaminer l'ensemble" de sa coopération en matière de défense avec la Pologne, fait savoir une source française "proche du dossier"".

    L'Etat français, actionnaire d'Airbus à hauteur de 11%, a besoin de ressources financières et Hollande ne tolère aucune réticence de ses "alliés". Contestant la souveraineté de l'Etat de Pologne, Hollande n'hésite pas à brandir le bâton pour que la Pologne réexamine ses projets d'investissements auprès du groupe européen, a ajouté cette source.

    Le contrat, qui portait sur la livraison de 50 hélicoptères Caracal pour un montant de 13,5 milliards de zlotys (3,14 milliards d'euros), représentait plus de 3.000 emplois... en Pologne, selon Airbus.
    Airbus Group n'emploie actuellement qu'environ 900 salariés en Pologne, dans le spatial, les hélicoptères et les avions militaires, avec un centre de recherche dans le pays.

    Au plan diplomatique, 
    les consultations envisagées le 13 octobre à Varsovie en présence de François Hollande ont été reportées sine die après la confirmation, vendredi, par le ministre polonais de la Défense de l'annulation de l'appel d'offres remporté en avril 2015 par Airbus Helicopters.
    Prévue lundi dans la capitale polonaise, une visite du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian,  a elle aussi été annulée.
    "Le président de la République a demandé au ministre des Affaires étrangères [le fameux Ayrault] de se rendre rapidement à Varsovie", indique-t-on dans l'entourage de François Hollande. 

    Le Quai d'Orsay a fait savoir un peu plus tard que Jean-Marc Ayrault ne se rendra  pas jeudi à Varsovie, contrairement à ce qui avait été auparavant annoncé et à l'usage consistant à maintenir les contacts diplomatiques.

    "Les consultations entre les gouvernements polonais et français ont été reportées, pas annulées".
    Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a ainsi apporté la nuance que la presse a dissimulée, avec pour objectif de donner à penser en France que le président "normal" est un foudre de guerre diplomatique.
    Expliquant que "l'offre finale d'Airbus Helicopters ne répondait pas à nos attentes", il a ajouté rester confiant dans la poursuite de la coopération avec la France. Un pataquès français qui n'a donc pas lieu d'être, sauf à considérer que l'état des finances publique est préoccupant. 
    "Nos relations bilatérales sont stratégiques par nature et sont fondées sur un large éventail de priorités et de projets communs", a déclaré le Polonais.

    "Négociation erratique"

    L'accord sur le contrat avait été conclu par le précédent gouvernement polonais (libéral-conservateur, démocrate-chrétien et pro-européen de centre droit, Plateforme civique), battu aux législatives d'octobre 2015 par le parti Droit et Justice (PiS), national-conservateur (c'est le parti de Jarosław Kaczyński, membre et président du parti et juriste du comité de défense des ouvriers à l'époque du régime communiste) et eurosceptique. Airbus avait à l'époque été préféré à l'américain Sikorsky et à l'italien AgustaWestland.
    "Avant on avait une plateforme de centre-droit qui comprenait qu'il était dans l'intérêt de la Pologne, au-delà de l'axe avec les Etats-Unis, d'entretenir une relation bilatérale avec les Français et les Allemands", admet une source diplomatique française, donc socialiste.
    "Là on a un PiS qui manifestement ne réussit pas à comprendre les bénéfices que tire la Pologne, qui sont pourtant massifs, de son ancrage européen", ajoute-t-elle.

    Dans la manière dont ont été menées les négociations, "il apparaît évident que les Polonais n'ont jamais eu l'intention de respecter l'appel d'offres", polémique une source française proche du dossier. "Dans cette négociation un peu erratique, Airbus a toujours cherché à coller aux règles de l'appel d'offres et donc à la souveraineté de la Pologne".

    Plus tôt vendredi, Manuel Valls avait fait part de la préoccupation de la France pour l'avenir de la Défense européenne.
    "Les choix qui viennent d'être annoncés, pour ce qui concerne la France, nous préoccupent - y compris par rapport à des négociations qui avaient été engagées - mais aussi (par rapport) à la conception de la Défense européenne", a raconté le premier ministre.

    Jeudi, pointant les pays européens achetant uniquement des armes américainesFrançois Hollande avait appelé l'ensemble des pays de l'UE à se coordonner pour "participer à un effort de Défense" qui pourrait l'arranger"Il y a des pays européens qui pensent que les Etats-Unis seront toujours là pour les protéger, au point même d’acheter des armes uniquement aux Etats-Unis et pas aux Européens", avait tancé le chef de l'Etat dans un discours sur l'Europe.
    Ce qui s'appelle du protectionnisme européen.