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vendredi 22 novembre 2019

A Amiens, Macron "nous prend pour des cons une deuxième fois", gronde François Ruffin (LFI)

Macron rencontre les ex-Whirlpool après deux ans d'abandon et se paie leur tête

Le député LFI de la Somme François Ruffin attendait le président de pied ferme sur les terres qu'il n'a pas, quant à lui, abandonnées

Macron trouve Ruffin sur son chemin à Amiens



Alors que BFMTV nous serinait sur le retour de l'enfant prodige Macron sur la terre de son enfance, l'élu d'Amiens exprimait vendredi sa colère contre la négligence du dossier Whirlpool par le président, pourtant né à Amiens, et le locataire de Bercy, Bruno  Le Maire. Sur l'ancien site de l'usine abandonnée aux repreneurs véreux successifs, le député a  exhorté le président à reconnaître que l'État avait "merdé", le projet de reprise s'étant soldé par un échec.

En 2017, cinq mois après son élection, le président Macron visitait l'usine avec un repreneur, WN, largement subventionné par l'argent public, à charge de sauver une partie des emplois. Après deux ans de quinquennat Macron, WN est liquidée et certains salariés sont occupés à débroussailler la friche industrielle.

"Venir il y a deux ans dire à tous les salariés qu'ils seront repris alors que derrière il n'y a rien, c'est nous prendre pour des cons... 

Macron tourne le dos au député d'Amiens tenu à distance


...Et venir dire qu'aujourd'hui Emmanuel Macron, comme s'il était un citoyen lambda (...), est déçu, c'est nous prendre pour des cons une deuxième fois", a lancé Ruffin aux journalistes en arrivant sur le parking de l'usine, peu avant la rencontre du président avec des ex-salariés triés sur le volet. 

"Moi, j'ai dit la vérité à Whirlpool", a maintenu le chef de l'Etat, quelques minutes avant de revenir sur les lieux de son déplacement de campagne le plus controversé.

VOIR et ENTENDRE la scène de la rencontre Macron-Ruffin - et noter la qualité du son - proposée par Le Parisien, qui titre "Macron pris à partie par Ruffin à Amiens" :
Lors de la visite sur le site, le député de la Somme a de nouveau interpellé Macron: "je pense que vous grandiriez l'Etat à admettre que vous avez merdé, à la limite pas vous personnellement, mais pendant qu'ici rien ne se produisait, que c'était la catastrophe, que tout le monde pouvait voir que ça allait dans le mur, il y avait des signaux envoyés à l'extérieur et on n'a pas eu de réponse"

"J'ai l'impression que cette fameuse reprise, cela a été un montage entre le gouvernement actuel, entre vous, M. Macron, et Whirlpool et un repreneur véreux qui s'appelle Decayeux (ex-patron de WN, ndlr)", a dénoncé Patrice Sinoquet, ex-Whirlpool et délégué CFDT, syndicat proche de tous les gouvernements successifs.

"Il faut qu'il trouve les mots pour expliquer aux salariés comment cela se fait qu'il est venu leur taper sur l'épaule et qu'il n'y a eu aucun suivi derrière", avait souligné F. Ruffin.

VOIR et ENTENDRE
la requête du parlementaire pour un interlocuteur à l'Elysée en sorte que Macron ne "merde" [sic] pas sur le dossier et ne puisse pas dire qu'il n'est pas au courant 
"Il y a beaucoup de choses qui nécessitent des explications et j'espère qu'elles ne se dérouleront pas derrière des portes closes", avait-il ajouté, faisant allusion à l'organisation millimétrée de cette visite présidentielle sous haute sécurité.
"J'espère que tout le monde sera également convié à une jolie promenade à l'intérieur d'entrepôts qui sont vides ! C'est un désert à l'intérieur!," a raillé le député
"Les 190 salariés faisaient des tours Eiffel avec spaghettis pour s'occuper (...) Les syndicats ont alerté, j'ai alerté, et nous n'avons eu aucune réponse de l'Elysée, du ministère du Travail", a-t-il encore regretté.

samedi 15 décembre 2018

Usine de Blanquefort : l’exécutif engage un bras de fer avec Ford

Dans l'"ancien monde", Montebourg n'avait pas fait autrement : avec quel résultat ?

Le constructeur américain Ford veut fermer son usine de Blanquefort après avoir perçu 20 millions d’euros d’aides publiques entre 2011 et 2014 

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"Trahison", "lâcheté", "écœurement", "consternation", "indignité"… La classe politique n'a pas de mot assez blessant pour qualifier l’attitude de Ford.
Entre le fermeture de son usine de Blanquefort et sa reprise par le groupe belge Punch, le groupe Ford privilégierait la première option, selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 847 emplois pourraient être perdus en cas de disparition du site. 
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des finances, s'est senti humilié et a perdu ses nerfs devant l’attitude de Ford, qui a transmis sa décision par un simple communiqué de presse, et dont le PDG, Jim Hackett, n’a pas daigné prendre le ministre au téléphone. "Je suis révolté, je suis écœuré par cette décision qui ne se justifie que par la volonté de Ford de faire monter son cours de Bourse, a déclaré, jeudi, B. Le Maire, au Sénat, à l’occasion de la séance de questions au gouvernement. Je veux dénoncer le mensonge de Ford, qui dit que l’offre de reprise de Punch n’est pas crédible (…). Et je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des salariés du site de Blanquefort."
"Je suis évidemment en désaccord avec ce choix et je souhaite que nous nous mobilisions tous pour maintenir l'activité industrielle sur le site. Nous avons une option solide. Punch est un repreneur solide qui a une bonne réputation, qui a déjà apporté la preuve de sa capacité à reprendre une activité industrielle", a-t-il ajouté. Un porte-parole de Ford France a refusé, quant à lui, de commenter à chaud ces déclarations véhémentes.

Les Américains ont parfaitement tiré parti du mode de fonctionnement français de subventions et de primes. Aujourd'hui, le gouvernement veut contraindre le constructeur américain à accepter l’offre de reprise, plutôt que de fermer son usine. 
"Hostile et inacceptable" : c’est en ces termes qu’en marge d’un sommet européen à Bruxelles, ce vendredi, Emmanuel Macron a jugé  la décision du groupe américain Ford de fermer une usine à Blanquefort, commune socialiste gérée par Vincent Feltesse (dont Hollande avait fait un conseiller à l'Elysée), dans l'aire urbaine de Bordeaux, Gironde, en refusant une offre de reprise.

A Bercy, son ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ne décolère pas. 
Lors d’un entretien téléphonique, ce vendredi, en début d’après-midi avec le PDG de Ford Europe, Steven Armstrong, il aurait exhorté le constructeur américain à "revoir sa décision", assure la presse. Et ce, rapidement, selon son entourage. La vérité est que ce PDG ne répond plus à Le Maire au téléphone. 
Si aucun calendrier n’a été fixé, Bercy prétend pourtant mettre la pression sur Ford pour qu’il accepte l’offre de reprise du belge Punch Powerglide, plutôt que de fermer l’usine fin août, en laissant sur le carreau les 850 salariés.
"S'ils pensent qu'ils peuvent mettre la clef sous la porte sans que ni l'Etat ni les collectivités locales ne réagissent, ils se trompent! Nous allons nous battre et nous ne nous laisserons pas faire", a tonné le ministre, jugeant cette position "indéfendable".
Le Maire dit avoir téléphoné au Secrétaire au Trésor du président Trump, Steve Mnuchin et à son conseiller économique  pour "obtenir leur soutien" et qu'ils alertent "la direction de Ford sur ce qui se passe actuellement sur le site de Blanquefort", près de Bordeaux.
Comme Margaret Thatcher, Macron "wants his money back" 
En effet, le constructeur américain a  pris l'argent offert contre la paix sociale. Il a abondamment bénéficié des aides publiques ces dernières années, sans pour autant se sentir lié. Ford aurait ainsi perçu 20 millions d’euros d’aides publiques entre 2011 et 2014 sur la base d’un premier accord de reprise du site : 10 millions d’euros au titre de l’investissement et 10 autres millions pour financer la formation et le chômage partiel des salariés. 
Parallèlement, il a bénéficié du Crédit impôt compétitivité emploi (CICE). Et même en cas de fermeture, Ford pourra imputer du CICE sur les impôts qu’il doit à l’Etat français en 2019 (au titre de 2018).
1998: accord de coopération signé par Ford et PSA Peugeot Citroën.
1999 : en remportant (ô surprise !) un important contrat avec l'UGAP (la centrale d’achat des administrations et collectivités publiques), Ford devint fournisseur de l'administration française, sous Jospin.

A Paris,
Ford et PSA Peugeot-Citroën présentèrent le 1er moteur ...diesel issu de la coopération technique entre les deux groupes. En 10 ans, quatre familles de moteurs diesel seront ainsi développées en commun.
2002 : installation du Groupe Ford France dans de nouveaux locaux à Saint Germain en Laye.
2006 : Ford livre la première flotte de Focus Flexifuel, fonctionnant au super-éthanol E85, au conseil Général de la Marne.
De quoi faire hurler un peu plus Philippe Martinez. 
Le patron de la CGT a répliqué, jeudi, que Ford doit "rembourser l’argent public " versé à la satisfaction de Louis Viannet, et Martinez a demandé ni plus ni moins que la "réquisition" de l’entreprise ! Irréaliste, selon Bercy, car cela enverrait un très mauvais signal aux groupes étrangers qui voudraient s’implanter en France.

Dissuader Ford de fermer

"Si la volonté de Ford est de fermer l’usine et de quitter le pays le plus vite possible, il doit comprendre que la meilleure solution est d’accepter l’offre de reprise", insiste une source anonyme proche du dossier. Mais pour l’en convaincre, le gouvernement a peu de moyens de pression. Il pourrait, par exemple, placer des obstacles administratifs sur sa route en lançant une commission parlementaire ou freiner, voire retoquer, le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que Ford souhaite engager. 
Le PSE est un dispositif légal visant à limiter les conséquences des licenciements collectifs. Mis en place en août 1989 par la loi 'Soisson', ce plan social a été renommé "plan de sauvegarde de l'emploi" par Martine Aubry dans loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002.
Bercy n’a pas non plus apprécié l'annonce par communiqué de la fermeture de l’usine à la fin août 2019, moins de vingt-quatre heures après avoir arraché un accord avec les syndicats et salariés du groupe. "Nous n’avons pas été prévenus de cette décision même si on sentait Ford devenir évasif dans les échanges", confirme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès de Bruno Le Maire.

Ford, prêt à se retirer dans les formes
Le constructeur américain trouve  des défenseurs parmi les experts du secteur automobile. "L’offre du belge Punch n’est pas robuste, détaille un fin connaisseur du dossier qui garde l'anonymat. Punch a fait la promesse de conserver un certain niveau production, mais rien ne prouve qu’ils seront en mesure de la tenir."
Punch Powerglide Strasbourg est un concepteur et fabricant mondial de boîtes de vitesse automatiques. Mais son site, qui a appartenu jusqu'en 2013 au groupe General Motors, a fait faillite deux années plus tôt et se trouve encore en profonde restructuration.
Ford fait aussi valoir que son intention est de bien faire les choses. Sur les 850 salariés que compte l’usine, la moyenne d’âge est de 51 ans. Dans le cadre d’un PSE, 150 d’entre eux pourraient être transférés à l’usine voisine, GFT (Getrag Ford Transmissions), qui fabrique elle aussi des boîtes de vitesses. Il resterait 700 salariés, dont la moitié partirait en pré-retraite, et l’autre moitié bénéficierait d’un accompagnement pour retrouver un emploi, lancer son entreprise, etc.

Le Maire mise sur une mobilisation nationale







Date butoir fin octobre
Lors de sa précédente visite dans l'usine il y a trois semaines, Bruno Le Maire avait affiché l'espoir de voir aboutir les négociations entre Ford qui entend se séparer de Blanquefort d'ici la fin de l'année 2019, et l'équipementier Punch, repreneur de l'usine de boîtes de vitesse que détenait General Motors à Strasbourg.

Le ministre avait fixé la fin du mois d'octobre comme date butoir pour trouver une solution. Les collectivités locales et l'Etat se sont engagés à investir 5 millions d'euros, dont trois millions d'euros pour des mesures de chômage technique qui seraient nécessaires et deux millions d'euros pour investir et moderniser le site, a précisé Bruno Le Maire.

Négociations sur un PSE
Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a ajouté que Bordeaux Métropole et la Région Nouvelle-Aquitaine présidée par Alain Rousset (PS) sont prêts à apporter ensemble 12,5 millions d'euros pour "imposer" une reprise. "Ça veut dire mettre en cause le cas échéant la réputation de Ford sur le marché européen. Ça veut dire agir auprès des instances européennes qui peuvent peser sur la décision de Ford. Ça veut dire nous solidariser de toutes les actions que les organisations syndicales pourraient envisager", a-t-il dit.

Devant la représentation nationale, Le Maire a rendu un hommage appuyé à Philippe Poutou, ouvrier à Ford Blanquefort, syndicaliste CGT, ancien candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à l’élection présidentielle de 2017, et qui a pesé pour que son syndicat accepte de rentrer dans les clous de l’offre de Punch.

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Ford, qui a pris la décision de ne plus investir dans cette usine ouverte en 1972, avait lancé fin juin un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en parallèle à la recherche d'un repreneur. Les négociations sont toujours en cours et les membres du Comité d'entreprise se battent toujours pour obtenir des améliorations importantes dans les mesures proposées en cas de fermeture. La dernière réunion serait fixée au 18 décembre.

vendredi 2 mars 2018

Tupperware ferme sa boîte française définitivement

Tupperware, une boîte de plus qui ferme en France 

Ses 
235 salariés de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) sont sans travail 

Les deux dernières machines qui produisaient encore dans l'unique usine Tupperware arrêtées définitivement mercredi matin à l'aube, quarante-cinq ans après son implantation, comme annoncé par le fabriquant américain de boîtes alimentaires en plastique en octobre dernier A l'issue d'une grève de deux semaines en janvier, un accord avait été conclu avec le groupe américain sur les conditions de licenciement des salariés du site, en activité depuis 1973. 

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l'entreprise, "la majorité des salariés sont satisfaits de l'accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait". Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l'entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros. 

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l'usine par "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France". 


"Un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron"

C'est ainsi  que  l'élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille explique la décision de fermeture de l'usine. "Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu'on coûte trop cher !", avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre, encore sous le choc de l'annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes. 

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Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle expliqué. "Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, il y en a 8 et elles ne tournent pas à plein régime", a encore fait valoir la direction de Tupperware.
La fabrication est délocalisée au Portugal et en Grèce, où les coûts de main d'oeuvre sont moindres.

Joué-lès-Tours, deuxième commune du département et pourtant  sinistrée 

Cette cessation d'activité de Tupperware à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l'agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d'un plan social de 2013.  En fermant son usine française, Tupperware va supprimer 235 emplois. Avec le renoncement de principe d'avoir un "état-stratège", il n'y a rien d’étonnant à ce que la France devienne un "désert industriel" et connaisse une situation de "chômage pour tous" au lieu du "plein-emploi".

Mais il y a plus, car Joué-lès-Tours n'est pas une commune réputée sans histoires.
Épilogue judiciaire pour les « mariages chinois ».
Cette commune fait partie de l'agglomération de Tours dont le maire de juin 1995 à avril 2014, fut le socialiste Jean Germain, notamment connu pour sa citation en 2011, dans l' "affaire des mariages chinois", où quatre autres personnes furent mises en examen,   notamment pour escroquerie et détournement de fonds de la mairie, dont une ancienne maîtresse, Lise Han, condamnée à 12 mois ferme. Pendant trois ans, la ville avait organisé pour de jeunes couples chinois des mariages "romantiques" en Touraine, sous des caméras de télés nationales qui faisaient ainsi de la publicité pour la ville. Mais, en 2011, la presse s'est fait l'écho de pratiques jugées illégales autour de ces unions chinoises.

Le 20 décembre 2014, vers 14h00, à l'approche des fêtes de Noël,
 
"un homme" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu.
Le petit ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait commenté avec une "grande" sobriété : " C'est un acte de grande violence", après avoir salué "la grande maîtrise, la grande compétence et le grand sang-froid des policiers" qui se sont retrouvés "en situation de se défendre".
De l'auteur des faits,  on sait qu'il habitait Joué-lès-Tours, où il était connu pour des actes de délinquance. Il faut toutefois compléter les informations retenues par la presse: l'agresseur des quatre policiers est un jeune musulman d'origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours. Certains tiennent à préciser que le jeune Africain, un adulte de 20 ans né en 1994, du nom de Bertrand "Bilal" Nzohabonayo, est français, pour ne pas dire 'franco-burundais'. Son frère cadet,  Brice, également tenu sous surveillance par la police burundaise, sera arrêté à Bujumbura.



D'après les premiers témoignages des policiers, l'homme aurait crié "Allahu Akbar" ("Allah est plus grand") au moment de l'agression. 
Selon l'AFP en fin d'après-midi, une enquête devait néanmoins être ouverte aux chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, en lien avec une entreprise terroriste, version qui reste à confirmer par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Une "source proche du dossier" affirma que "l'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical". Elle ressemble précisément "au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique".  Le Figaro affirma un peu moins de quatre heures après les faits, que l'individu «était un islamiste» connu des renseignements. A Joué-lès-Tours, la France faisait donc face à sa première attaque terroriste liée à Daech.

Le 19 février dernier, les policiers ont interpellé un homme de 28 ans à son domicile de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Lors de la perquisition, ils ont découvert 3 kg de résine de cannabis et quelques centaines de grammes d’herbe. Et, dans la voiture que l'individu partage avec son amie, la police a trouvé un pistolet automatique de marque Browning, calibre 6,35. L’homme, qui est bien connu des services de police et de la justice, a déjà été condamné à maintes reprises pour violences sous la menace d’une arme, dégradations, conduite sans permis, trafic de stupéfiants et violences sur concubine.

14.504 crimes et délits ont été recensés pour l'année 2014 à Joué-lès-Tours et ses environs. En 2016, la délinquance a nettement augmenté dans l'agglo tourangelle : forte hausse des cambriolages, ainsi que des agressions sexuelles. 

samedi 6 mai 2017

Nouveau déboire de Macron, collaborateur de l'Etat-PS: Whirlpool ferme à Amiens

Une augmentation des indemnités de licenciement pour assurer le départ des salariés

Un accord des salariés avec la direction de Whirlpool 

Deux semaines, selon France Info;
trois mois, selon les salariés en colère
Après deux semaines de grève, miracle, les salariés de l'usine américaine Whirlpool d'Amiens ont voté vendredi la reprise du travail. Syndicat et direction sont tombés d'accord sur un plan social plus généreux.

A deux jours du second tour de la présidentielle, trois jours de négociations ont suffi à débloquer la situation. faire grimper les indemnités de licenciement. Une petite victoire sans réconfort, 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Whirlpool"

L'usine fermera quand même en 2018

Les syndicats se sont mis d'accord sur la durée du congé de reclassement et sur des indemnités supplémentaires qui permettront aux plus anciens salariés de toucher jusqu'à 80.000 euros.
"La priorité absolue de Whirlpool dans les prochains jours (...), permettre l'émergence d'une solution viable et de long terme pour l'usine et ses employés". Trouver un nouveau patron, c'est le souci des salariés. 

En juin 2018, l'usine sera délocalisée en Pologne. 
290 salariés et près de 350 intérimaires et sous-traitants pourraient se retrouver sans emploi.

Pour mémoire, Emmanuel Macron est né à Amiens où, de la sixième à la première, il a accompli sa scolarité au lycée La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des Jésuites.

lundi 24 avril 2017

Les Whirlpool en grève attendent Macron de pied ferme à Amiens

Sans attendre, le candidat Macron est appelé à faire ses preuve sur le terrain

Les salariés de Whirpool Amiens sont en grève ce lundi 24 avril, depuis 5 heures du matin. 

Un piquet de grève est installé sur le parking de l’usine, route d’Abbeville.

La date est symbolique, trois mois exactement après l’annonce de la fermeture du site, programmée en 2018.

Les grévistes attendent notamment la venue d’Emmanuel Macron. 
Mardi 18 avril, à six jours du premier tour, le candidat amiénois d’En Marche en campagne avait promis de venir faire des propositions dans l’entre deux tours, même s'il était éliminé dimanche.
"Même si je ne suis pas qualifié entre les deux tours, j'irai à Amiens, qui est ma ville natale, donc je les visiterai, ne vous inquiétez pas", a-t-il dit à un journaliste lui demandant s'il considérait comme acquis qu'il serait au second tour.
"Ce à quoi il faut veiller, ce à quoi je veillerai personnellement si je suis élu président de la République, c'est qu'il y ait bien un repreneur du site d'Amiens", a-t-il jugé.
E. Macron avait déclaré le 6 avril refuser toute "démagogie" dans le dossier Whirlpool, en réponse au réalisateur du documentaire "Merci patron" et candidat aux législatives François Rufin, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine d'Amiens. 
"Moi, le défaitisme, le misérabilisme, ça suffit!", a-t-il encore lancé.
En déplacement dans les Yvelines, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande était interrogé de savoir pourquoi il avait préféré rendre visite à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, plutôt qu'auprès des salariés du géant américain Whirlpool dans sa ville natale. "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent. Nous sommes la cinquième économie mondiale, il y a beaucoup d'entreprises dans ce pays qui marchent", avait argumenté l'ancien conseiller élyséen de François Hollande, le président sorti, son parrain.
Environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté mardi 18 avril à Paris pour interpeller les politiques sur leur sort. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima.Fin janvier, le groupe américain avait indiqué son intention de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels, dont celle de Goodyear.

mercredi 25 janvier 2017

L'usine de sèche-linge Whirlpool ne tournera plus à Amiens en 2018

Les licenciements de plus de 300 salariés sont programmés pour l'après-présidentielle...

Whirlpool a annoncé la fermeture de son usine amiénoise au 1er juin 2018. 

L’usine de sèche-linge Whirlpool basée à Amiens depuis 70 ans emploie actuellement 290 salariés et 250 intérimaires. Sans oublier les 56 salariés du sous-traitant Prima installé in situ. Pour une production d’un peu plus de 1.300 pièces par an.
Le site de 17.000 m2 a compté jusqu’à 1.300 salariés au début des années 2000 avant une succession de plans sociaux (2002, 2005 et 2008). A l’époque, l’usine produisait des sèche-linge, mais aussi des lave-linge.

En 2014, la multinationale américaine a racheté l’Italien Indesit et engagé une réflexion sur son organisation en Europe. En 2016, elle a ainsi mis en place un nouveau plan social qui concernait, cette fois, la fusion des sièges sociaux à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Ce mardi 24 janvier, les salariés de l’usine de sèche-linge Whirlpool d’Amiens ont appris que l’activité cessera au 1er juin 2018. La production amiénoise sera transférée à Lódz, en...Pologne, a annoncé la multinationale américaine, géante de l’électroménager aux plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Whirlpool a justifié cette restructuration au nom "de la sauvegarde de (sa) compétitivité", dans un contexte "de plus en plus concurrentiel". Une nouvelle accueillie par des cris de colère et des pleurs dans l’usine.

Fonctionnant en intersyndicale, comme à chaque crise traversée, les représentants du personnel jouent collectif. 

(Photo DOMINIQUE TOUCHART)

Les représentants du personnel, réunis en intersyndicale, ont fustigé la décision du groupe. *
"L’épée de Damoclès nous est tombée sur la tronche, lâche Frédéric Chantrelle (CFDT, proche du pouvoir socialiste). Tout le monde est sur le cul. Cette multinationale gagne des milliards, nous fait trimer comme des fous et voilà ce que l’on récolte. C’est une honte de fermer un site industriel comme ça, qui a plus de 70 ans." Whirlpool précise qu’aucune suppression d’emploi n’aura lieu cette année, année électorale (présidentielle et législatives) et qu’il fera "tout son possible pour rechercher des solutions appropriées pour les salariés, pour la réindustrialisation du site, et pour trouver un repreneur."
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Un engagement qui ne convainc pas les syndicats. " On ne croit pas à la venue d’un repreneur, coupe F. Chantrelle. En 2015, la présidente de Whirlpool Europe a présenté une carte des nouveaux sites industriels où l’usine amiénoise n’apparaissait pas. Déjà… Elle nous a répondu que c’était une erreur. On se rend compte aujourd’hui qu’elle nous a bien roulés dans la farine !"

François Gorlia (CGT) est du même avis. "On attendait une mauvaise nouvelle mais pas aussi violente, commente-t-il. Comment voulez-vous retourner travailler sereinement jusqu’en juin 2018 après ça ? Ce sera dur pour les salariés et on a fait comprendre à la direction qu’elle n’a pas intérêt à leur mettre la pression, sinon ça va mal tourner !" a-t-il menacé. Peut-on s’attendre à un mouvement de grève ou d’autres actions ? " On y réfléchit", répond-il.

Cécile Delpirou (CFE-CGC) – la première à avoir donné l’alerte – ne cache pas sa colère.  Sa rapide mobilisation a vraisemblablement permis un report de la fermeture mais " c’est une faible consolation", dit-elle. La secrétaire du comité d’entreprise n’hésite pas à parler d’ "arrogance américaine", persuadée que Whirlpool s’inscrit dans la même veine que Goodyear (Amiens) et Continental (Clairoix dans l’Oise), qui ont fermé "uniquement pour des raisons de rentabilité financière".
Et, globalement, qui ont échoué dans le reclassement des salariés. " On va se battre mais aujourd’hui, nous n’avons pas prévu d’actions coup de poing. Des salariés me disaient qu’ils avaient déjà du mal à finir le mois, ils ne peuvent pas perdre de l’argent en plus", souligne Cécile Delpirou, qui attend une aide des pouvoirs publics, même si "je ne crois plus au Père Noël depuis longtemps".

700 licenciement à Continental  Clairoix
Incompréhension et amertume dominent chez bon nombre de salariés interrogés. " En 2016, l’usine a prouvé qu’elle pouvait avoir de bons résultats (800.000 pièces). On s’aperçoit que la fusion avec Indesit n’a pas apporté les résultats escomptés. Cette fermeture intervient seulement pour rassurer les actionnaires. A notre détriment", commente Ludovic Creusé (CFE-CGC).



A Saint-Nazaire, le repreneur italien du Chantier naval fait peur aux syndicats de STX.