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lundi 24 avril 2017

Les Whirlpool en grève attendent Macron de pied ferme à Amiens

Sans attendre, le candidat Macron est appelé à faire ses preuve sur le terrain

Les salariés de Whirpool Amiens sont en grève ce lundi 24 avril, depuis 5 heures du matin. 

Un piquet de grève est installé sur le parking de l’usine, route d’Abbeville.

La date est symbolique, trois mois exactement après l’annonce de la fermeture du site, programmée en 2018.

Les grévistes attendent notamment la venue d’Emmanuel Macron. 
Mardi 18 avril, à six jours du premier tour, le candidat amiénois d’En Marche en campagne avait promis de venir faire des propositions dans l’entre deux tours, même s'il était éliminé dimanche.
"Même si je ne suis pas qualifié entre les deux tours, j'irai à Amiens, qui est ma ville natale, donc je les visiterai, ne vous inquiétez pas", a-t-il dit à un journaliste lui demandant s'il considérait comme acquis qu'il serait au second tour.
"Ce à quoi il faut veiller, ce à quoi je veillerai personnellement si je suis élu président de la République, c'est qu'il y ait bien un repreneur du site d'Amiens", a-t-il jugé.
E. Macron avait déclaré le 6 avril refuser toute "démagogie" dans le dossier Whirlpool, en réponse au réalisateur du documentaire "Merci patron" et candidat aux législatives François Rufin, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine d'Amiens. 
"Moi, le défaitisme, le misérabilisme, ça suffit!", a-t-il encore lancé.
En déplacement dans les Yvelines, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande était interrogé de savoir pourquoi il avait préféré rendre visite à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, plutôt qu'auprès des salariés du géant américain Whirlpool dans sa ville natale. "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent. Nous sommes la cinquième économie mondiale, il y a beaucoup d'entreprises dans ce pays qui marchent", avait argumenté l'ancien conseiller élyséen de François Hollande, le président sorti, son parrain.
Environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté mardi 18 avril à Paris pour interpeller les politiques sur leur sort. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima.Fin janvier, le groupe américain avait indiqué son intention de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels, dont celle de Goodyear.

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