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lundi 17 avril 2017

Macron dispute le vote catholique à Fillon

Macron oppose une vision ..."généreuse" du catholicisme à celle de Fillon  
Macron ne crache ni sur les "Catho", ni sur les "Tradi"... 

Macron prêche aux Cathos
Emmanuel Macron tente d'arracher le vote catholique à François Fillon
Lors de son déplacement dans un centre d'hébergement géré par le Secours catholique, les Catholiques sont devenu un enjeu de l'élection présidentielle. Alors que la presse dénigre ces Français en les classant globalement à droite, le candidat de l'Elysée a provoqué cette occasion pour lancer quelques flèches à son concurrent.
L'Express considère que Macron n'a "pas de répit en ce dimanche de Pâques" et ne soupçonne pas un instant que cette visite de la Cité Saint Martin, un centre d'hébergement géré par le Secours catholique, n'a pas d'autre objectif que de séduire les Catholiques indécis, à tout juste une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. 

Macron n'a pas hésité à opposer sa vision politicienne du catholicisme à celle, universelle, de François Fillon

"Etre catholique, c'est défendre les droits des plus pauvres", a affirmé le banquier. "Ce n'est pas se battre pour retirer des droits à des hommes et des femmes", a-t-il polémiqué, faisant référence au "mariage" entre personnes du même sexeLes "illettrés" de Macron ne sont-ils pas aussi bien catholiques ? 

Le candidat de la droite et du centre n'exclue pas de nommer dans son éventuel gouvernement des personnalités issues de Sens Commun. Macron ne néglige pas l'impacte grandissant de ce mouvement auprès des Catholiques modérés  et pourtant humiliés par les laïcards de gauche. Ce mouvement créé en 2014 rassemble environ 10.000 militants que l'Etat-PS tente de diaboliser.
"Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels j'ai beaucoup de respect", a donc raconté Macron lors d'un entretien avec Forum Radio, diffusé en ce dimanche de Pâques, fête religieuse centrale dans la vie spirituelle des Catholiques attachés à la croyance en la Résurrection du Christ, Dieu et Fils de Dieu.

Des déclarations démago qui n'ont pas manqué de susciter de l'agacement à droite comme à gauche

Macron et Ph. de Villiers
Macron fait entrer sa sphère intime dans la campagne. Ce qui fut reproché à François Fillon transparent sur sa foi peine également à passer à propos de Macron. Interrogé en décembre sur son rapport à la religion par La vie, Emmanuel Macron expliqua s'être fait baptiser à l'âge de douze ans, à sa demande, sa famille était de tradition plus laïque. Ce baptême correspondait à son entrée à la Providence, école de Jésuites d'Amiens. "Aujourd'hui, j'ai une réflexion permanente sur la nature de ma propre foi. Mon rapport à la spiritualité [le mot 'religion' est pour lui un tabou !] continue de nourrir ma pensée mais je n'en fais pas un élément de revendication", expliqua-t-il.
Développer "une offre massive de logement social et très social" 
Lors de sa visite organisée du centre du Secours catholique, lequel compte 46 appartements pour accueillir des personnes seules ou des familles en situation de grande fragilité sociale, Emmanuel Macron a déjeuné avec le personnel et plusieurs familles hébergées. Plusieurs d'entre elles ont pu interpeller le candidat sur la pénurie de logements, malgré la nomination de deux écologistes EELV au ministère du Logement, Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, au cours du quinquennat de Hollande. Certaines d'entre elles lui ont ainsi expliqué avoir déposé des dossiers de demande de logement il y a de nombreuses années.  
Le candidat ne leur a pas promis de "miracle", d'autant moins que Macron n'était pas là pour apporter des solutions, mais pour capter l'attention des Catholiques. Il a vaguement répondu vouloir développer "une offre massive de logement social et très social" dans les zones tendues, et favoriser "l'intermédiation locative", qui consiste à louer des logements privés à des associations pour qu'ils soient sous-loués temporairement à des ménages en difficulté.

Des cadres de 'Sens Commun' dans un hypothétique gouvernement de En marche ?

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