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mardi 26 mai 2020

Une farouche opposante à Raoult, accusée de conflit d'intérêts avec un laboratoire rival étranger

L'offensive anti-Raoult de K. Lacombe et ses relations avec les laboratoires ont divisé les Français et pollué les soins d'urgence aux patients ?

Accusée d'hostilité au professeur Raoult, sa collègue Karine Lacombe, cheffe de service défend en fait son bout de gras.

Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, parle lors d\'une conférence de presse avec le Premier ministre Edouard Philippe, le 28 mars 2020.La cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, Karine Lacombe est un de ses opposants les plus virulents à être montés au créneau - outre le bon à rien Daniel Cohn-Bendit qui appelle le professeur Raoult à "fermer sa gueule" - , assénant dès mars ses certitudes de "sachant" arrogant et lançant des accusations personnelles sur tous les media. Ainsi a-t-elle milité contre une distribution non-encadrée de l'hydroxychloroquine en France, bien qu'elle n'ait aucun traitement alternatif susceptible de limiter l'"hécatombe" annoncée par la ministre démissionnaire de la Santé, Agnès Buzyn, épouse d'Yves Lévy, alors PDG de l'Inserm, et instigateur de l'éviction de Raoult de son institut. Mercredi 25 mars, sur le plateau de "C à vous", Patrick Cohen - journaliste socialiste au temps de Hollande et macronien à celui de l'ex-banquier - a signé un édito à charge sur la "giletjaunisation" de la crise du coronavirus et Didier Raoult. Le mot d'ordre était visiblement de lui faire la peau.

La population régionale sait gré en revanche à Raoult de son choix de se comporter en médecin, prescrivant une bi-thérapie, plutôt que de prendre son temps, comme Jérôme Salomon, le n°2 du ministère de la Santé qui comptait les morts ou comme les savants qui brandissaient des protocoles, à la différence des polémistes et accompagnateurs de fin de vie soumis aux mandarins parisiens.
 
Le parti-pris et le lynchage lancé par K. Lacombe ont ainsi mis le feu aux réseaux sociaux et l'incendie s'est propagé de la région à la nation. Cette injustice a toutefois suscité des recherches qui ont conduit à la découverte de conflits d'intérêts avec des laboratoires concurrents.

"Très hostile au Professeur Raoult et à l'hydroxychloroquine, le Dr Karine Lacombe est financièrement liée au laboratoire Gilead", laboratoire pharmaceutique américain, écrivent certains internautes sur les réseaux sociaux, depuis quelques jours. 
En 2014, le lancement en France du Sovaldi, traitement contre l'hépatite C, suscita déjà la polémique en raison de son prix, de l'ordre de 40.000 euros, jugé exorbitant: les laboratoires se mènent une guerre sans merci pour faire les profits les plus gros.
La cheffe de service est clairement mise en cause pour conflits d'intérêts avec des laboratoires qui développent des médicaments au banc d'essai pour traiter le coronavirus. 
Moins médiatique que la chloroquine dans la lutte contre le Covid-19, le remdesivir de Gilead a ainsi la préférence d'opposants à Raoult: cet antiviral, étudié au départ contre le virus Ebola, avant d’être pressenti en 2017 dans la lutte contre d’autres coronavirus, avait été intégré à l’essai européen Discovery qui devait évaluer quatre traitements potentiels contre SARS-CoV2. Or, ces essais sont abandonnés et la fauteuse de troubles Karine Lacombe a misé sur le mauvais cheval...
La cheffe de service à Paris est notamment attaquée pour avoir pris position contre un recours non-encadré à l'hydroxychloroquine. 
Or, la "savante" a bien perçu des indemnisations des laboratoires pharmaceutiques américains Gilead et AbbVie, mais pour des travaux sur l'hépatite C et le VIH.
Capture d\'écran d\'un tweet datant du 29 mars, évoquant une relation financière entre le laboratoire pharmaceutique américain Gilead et Karine Lacombe.

Des rémunérations déclarées

Karine Lacombe a perçu 15.000 euros du laboratoire Gilead et 3.000 de AbbVie sur cinq ans. Etonnez-vous que les médicaments soient si chers à l'achat et au remboursement... 
C’est ce qu’elle indique dans une déclaration d’intérêt public datant de 2016. Elle a toutefois fait remarquer "n’avoir touché que 10.000 euros et 2.000 euros, une fois les charges sociales retirées" !... 

Selon la cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, cela n’a "rien d'inhabituel, beaucoup de chercheurs sont dans le même cas", balance-t-elle. Et osent-ils se montrer sur les plateaux de radio et de télévisions? 
Ces affirmations sont confirmées par le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) : "Les chercheurs peuvent travailler avec des laboratoires pour faire avancer les recherches thérapeutiques." Les indemnisations liées à la recherche doivent dès lors être "proportionnées au service rendu", souligne le CNOM. En rapport, les primes des hauts-fonctionnaires sont des roupies de sansonnet, comme dit l'épouse Macron...

Les versements perçus par Karine Lacombe sont déclarés, précise le CNOM, puisqu’ils figurent dans 'Transparence Santé', la base de données publiques censée rendre accessible l'ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d'intérêts, pilotée par... le ministère des Solidarités et de la Santé. "Les informations relatives aux conventions conclues et avantages consentis aux professionnels de santé doivent par ailleurs être déclarées par les entreprises sur le site Transparence Santé piloté par le ministère de la Santé et des Solidarités. Elles sont publiques", explique le Conseil de l’Ordre des Médecins, sur son site internet. K. Lacombe ne pouvait pas dissimuler les versements de Gilead, sans nul doute pour des travaux effectifs...

Légalement,donc officiellement, le CNOM interdit aux professionnels de santé de recevoir des avantages illicites de la part d’industriels du secteur de la santé. Mais il autorise trois types de dérogations, dont "la rémunération, l’indemnisation et le défraiement d’activités de recherche". Un manquement au règlement entraîne des poursuites par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Le contrevenant encourt une peine d’emprisonnement d’un an et 75 000 euros d’amende, au maximum.
A noter que, depuis sept années, 27 juin 2013, le président du CNOM -classé à gauche -, un médecin généraliste en Seine-Saint-Denis, Patrick Bouet, a été élu en septembre 2017 à l'Académie nationale de médecine qui est présidée par le professeur Jean-François Mattei , et dont son membres, notamment, François Bricaire ou Luc Montagnier.
Des travaux menés sur l’hépatite C et le VIH

Karine Lacombe a perçu de l’argent de Gilead et AbbVie pour deux types de travaux. Il s'agit, non pas de recherches, mais de conférences à l’étranger, ainsi que des conseils de médecins appelés "boards". Contrairement à ce qu’a affirmé le médecin Gérard Delépine sur Sud Radio, un board ne constitue pas un "conseil d’administration", mais un conseil de chercheurs. Le but est d'informer régulièrement les laboratoires de l’efficacité sur le terrain de certaines molécules.
 
D'ailleurs, Karine Lacombe précise "n’avoir aucun lien avec l’essai Discovery", destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19.
Mené en Europe sous l'égide de l'Inserm et du consortium REACTing, cet ensemble d'essais cliniques 'Discovery' visait à tester quatre traitements potentiels contre le coronavirus. Rappelons à Mme Lacombe que ces quatre traitements qui devaient être testés à grande échelle étaient les molécules suivantes : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l'interféron bêta, et l'hyroxychloroquine (mais isolée et non pas en bi-thérapie comme prescrite par le Pr Raoult !), selon un communiqué de l'Inserm, l'organisme qui domine la recherche médicale en France.
"Mes deux spécialités sont l’hépatite C et le VIH, mais cela n’a rien à voir avec l’antiviral Remdesivir, développé contre Ebola ou avec le Kaletra" (lopinavir/ritonavir (LPV/r), poursuit la chercheuse. Elle ajoute avoir travaillé avec d’autres laboratoires comme la compagnie pharmaceutique belge Janssen ou MSD qui produisent, eux aussi, des médicaments pour lutter contre le VIH et l’hépatite C.
Or, le Remdesivir est  étudié contre le coronavirus actuel, en tant que traitement utilisé contre l'infection à virus SARS-CoV-2  en 2003, et la combinaison lopinavir/ritonavir est également étudiée du point de ses effets dans la pandémie de Covid-19.
Opposante débridée à Didier Raoult et à la chloroquine, la cheffe du service  a déclaré "n’avoir aucun lien d’animosité avec Didier Raoult". 

Elle a avoué qu’elle a travaillé plusieurs fois avec l’IHU Méditerranée-Infection de Didier Raoult et animé plusieurs conférences pour l’Institut. En novembre 2018, elle a notamment animé une conférence à l’IHU de Didier Raoult, sur le dépistage de l’hépatite C en Afrique. 
Karine Lacombe estime avoir "juste dit plus fort que d’autres que l’étude manquait de rigueur scientifique". Elle ne critique pas la chloroquine, mais les méthodes du Docteur Raoult, qui selon elle "manquent de rigueur méthodologique et ne permettent pas de dire que la molécule est efficace", assure-t-elle, bien que ce ne soit pas, de son propre aveu, son domaine. 
Elle "espère" toutefois que "l’efficacité de la chloroquine sera prouvée", rappelant qu’aucune des molécules sur les bancs d’essai pour soigner le Covid-19 "n’a pour l’instant prouvé son efficacité". 

Suite à ces querelles d'intérêts,
les décès sont cinq fois plus nombreux parmi les patients des opposants à Raoult qu'à Marseille.

Hydroxychloroquine: l'étude de The Lancet pourrie par plusieurs conflits d'intérêts

Les auteurs de l'étude observationnelle publiée par The Lancet ont tous un conflit d'intérêts sur les bras

La presse médicale prend son boomerang en pleine face
 
L'article est dû à Eric Verhaeghe, énarque, haut fonctionnaire et essayiste belge naturalisé français, ex-président de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), au titre du MEDEF, qu'il quitte en janvier 2011. Il crée cabinet spécialisé dans l'élaboration de réseaux sociaux et devient contributeur pour Atlantico, Contrepoints, FigaroVox. Depuis mai 2018, il tient le blog "libertarien" Le Courrier des stratèges, "d'inspiration libérale mais pas dogmatique"... Il est créateur de "Cosmico", en août 2018, une société de "médecine naturelle".

L’hydroxychloroquine est-elle dangereuse ?
 
"Une étude [rétrospective] le soutient. J’ai rapidement regardé le parcours de chacun de ses auteurs. Aucun n’est vierge de conflit d’intérêt dans ce dossier, et chacun d’eux a des relations d’intérêt patentes avec des concurrents de l’hydroxychloroquine. Voilà un point de détail qui mérite tout de même d’être noté…

Selon la revue "scientifique" The Lancet, l’hydroxychloroquine est [serait] inefficace et même dangereuse pour traiter le coronavirus. Une étude, qu’aucun journaliste ni commentateur politique n’a lue, mais qu’ils citent tous comme preuve de la méchanceté de Didier Raoult et de l’incapacité du petit peuple à se gouverner lui-même, le prouverait à partir d’un échantillonnage particulièrement amusant (officiellement, elle intègre 96.000 patients, mais seulement 15.000 d’entre eux ont été traités à l’hydroxychloroquine)
[Le quarteron de savants explique avoir également utilisé des techniques avancées de modélisation statistique (pour simuler des tests de contrôle randomisés), mais ces techniques ne peuvent pas toujours surmonter les différences non dimensionnées entre les groupes et fait l’objet de beaucoup de controverses concluant que cela ne devrait pas être utilisé.]
L’étude  [concluant à la toxicité de l’hydroxychloroquine et la chloroquine sur des patients "suffisamment malades" pour mériter [sanction?] une hospitalisation probablement 5 à 7 jours après l’infection] de la revue The Lancet [du 22 mai 2020] menée aux Etats-Unis, est signée par quatre noms : Mandeep Mehra, Sapan S. Desai, Frank Ruschitzka et Amit Patel. L’étude du curriculum vitae de chacun des signataires de l’étude en dit long sur l’objectivité de leurs résultats.

Mandeep Mehra anime des conférences pour Gilead…

On se souvient de la rivalité, évoquée dans ces colonnes, entre Gilead, producteur de l’infortuné Remdesivir qui peine à prouver son efficacité contre le coronavirus malgré des investissements colossaux, et l’hydroxychloroquine, pauvre petit médicament minable, inventé il y a 70 ans, et qui n’est aussi hype que les élites parisiennes le voudraient. Il se trouve que l’étude qui démolit l’hydroxychloroquine a été pilotée par Mandeep Mehra, qui a donné une interview dans France-Soir [lien]. Le quotidien français se sent obligé de préciser que l’intéressé a tout de même, début avril, animé une conférence organisée par Gilead. Non ? Vraiment…

Ce doit être une coïncidence… d’ailleurs, l’intéressé indique qu’il n’y aucun conflit d’intérêt dans cette affaire. Comment ne pas le croire !

Il se trouve quand même que les coïncidences ne s’arrêtent pas là (et nous sommes sans doute loin de l’exhaustivité sur ce chapitre…). Selon son parcours renseigné sur Linkedin, Mehra dirige le centre de cardiologie de l’hôpital de Brigham (à Boston), qui a testé le Remdesivir à grand renfort de publicité. Voilà donc un médecin qui travaille main dans la main avec Gilead, rival des remèdes de Raoult, qui produit une étude pour dire que Raoult est un charlatan…
France Soir écrit : "Mandeep a exploré l’effet de ce médicament sur divers patients et a conclu que dans un milieu hospitalier, très probablement lorsque la charge du virus a atteint un niveau mortel, l’hydroxychloroquine peut augmenter [à quelle dose et sur quel type de co-morbidité non-citée ?] le risque d’arythmie cardiaque et créer des dommages supplémentaires, tout en précisant certaines des nombreuses limites. Cette étude n’inclut pas les utilisations prophylactiques du traitement et ne le compare pas à Remdésivir, une alternative en cours de test."
L’auteur conclut que cela représente
l’équivalent d’un test réel de cet ensemble de médicaments, même s’il précise que ce n’est pas un test réel.
Comment imaginer qu’il pourrait y avait un conflit d’intérêt nuisant à l’objectivité scientifique dans cette histoire ?
Mandeep Mehra a déclaré n'avoir aucun conflit d'intérêt avec les laboratoires et que cette étude a été financée sur les fonds de dotation propres de chaire de professeur. Il a participé à une conférence sponsorisée par Gilead début Avril 2020 dans le cadre du Covid-19.

LIRE aussi
Mandeep R. Mehra , MD [né en 1967 à Delhi, Inde, professeur en cardiologie à Harvard)
Hôpital Brigham and Women's et Harvard Medical School, Boston, MA
Hilary R. Campbell , BA
Université de Californie Santa Barbara, Santa Barbara, Californie
Selon l'épidémiologue Mandeep R. "spécialiste" des études observationnelles de dossiers et statistiques a posteriori, Lisa Gherardini, l'énigmatique Joconde, représentée par Léonard de Vinci, évoque une hypothyroïdie de La Joconde et une probable cyrhose...

Sapan S Desai, le marchand de tests pour coronavirus…

Autre auteur particulièrement objectif [!] dans cette étude, Sapan S. Desai, dont les coordonnées professionnelles sont données par Business Wire (encore un autre acte d’intense investigation qui n’était manifestement pas à la portée de la presse française, toujours prête à donner des leçons de déontologie à la terre entière). Et que découvre-t-on ? Que Sapan Desai est à la tête d’une entreprise de santé appelée Surgisphere, qui produit des tests pour dépister le coronavirus…

Là encore, il faudrait être fameusement gonflé pour imaginer qu’un gars à la tête d’une entreprise qui entend dépister le coronavirus à grande échelle voudrait décourager un produit prévenant cette maladie au moyen d’arguments que personne ne va vérifier…
 
Frank Ruschitzka, le vieux compagnon de route de Gilead

Les liens de Frank Ruschitzka, le très discret cardiologue de Zurich, avec Gilead, sont moins facilement apparents. On notera que le centre de cardiologie de Zurich, où il opère, a testé, en 2010 le Darusentan, produit par Gilead. 

Cette collaboration ne s’est pas arrêtée là. Gilead semble être un financier régulier de l’université de Zurich, comme l’indique un article scientifique de 2019 sur le SIDA, publié dans la prestigieuse revue Nature.
"the University of Zurich received research grants from Gilead Science, Roche, and Merck Sharp & Dohme for studies that Dr. Metzner serves as principal investigator, and advisory board honoraria from Gilead Sciences." NatureTweet
Ceci ne signifie pas que Ruschitzka ait sciemment menti dans une étude. Mais on notera simplement qu’il appartient à une entité subventionnée par Gilead, en lutte ouverte contre l’hydroxychloroquine, et qu’il n’est pas le seul à pouvoir être suspecté de conflit d’intérêt dans l’article publié par The Lancet.

Amit Patel, l’inconnu de l’Utah… qui milite pour Merck

Enfin, le quatrième signataire de l’étude est un peu connu praticien de Nashville, Amit Patel, qui vient de signer une étude sur l’efficacité d’un médicament produit par Merck, l’Ivermectine, dans la lutte contre le coronavirus. Voilà qui ne ressemble pas, non plus, à un conflit d’intérêt !

On remarquera que l’intéressé a écrit, sur le réseau social Reddit, un post tout à fait éloquent sur le sujet : "It is sold under the brand name Stromectol, and produced by Merck. Merck’s stock traded SIDEWAYS yesterday. Remember how Gilead stock shot up over 15% overnight off of a RUMOR?? This has strong evidence to do more than just maybe work, and it’s not harsh on the system like an antiviral or choloroquinine." (Il est vendu sous la marque Stromectol, et produit par Merck. Les actions Merck ont peu bougé hier. Souvenez-vous comment l’action Gilead a fait un bond de 15% hier sur la foi d’une rumeur. Il y a pourtant une évidence d’efficacité plus solide qu’un simple peut-être).

Autrement dit, Amit Patel n’est pas simplement un chercheur qui cherche, c’est aussi un chercheur qui investit en bourse, fait des calculs sur les cours, et roule pour ceux de Merck…
Au royaume des conflits d’intérêts…

Tous ces éléments, redisons-le, ne prouvent pas que l’hydroxychloroquine, commandée par précaution par l’armée française (signe qu’elle n’était pas si dangereuse), fonctionne. Ils ne prouvent pas non plus que l’étude publiée par The Lancet est fausse. Ils prouvent simplement que, dans cette affaire, il faut arrêter la pensée binaire et manichéenne qui domine nos élites décadentes, selon laquelle il y aurait la vérité d’un côté (celle qu’elle détient), et l’erreur de l’autre (professée par des Marseillais aux cheveux longs), sans nuance et sans calcul d’intérêt. Sur le fond, l’étude publiée par The Lancet est rédigée par des chercheurs qui sont dans un monde réel, et leur prise de parole ne peut être entendue en dehors de cette réalité, faite d’intérêts et d’influences économiques.

Il est donc urgent d’attendre et de ne prendre position ni pour l’un ni pour l’autre.

Peu après la parution de l’étude, j’ai reçu un mail rageur et vengeur d’un camarade de promotion de l’ENA qui travaille à la représentation française auprès de l’Union, à Bruxelles, dont le manichéisme simpliste m’étonne, qui jubilait devant les « blaireaux » français que Lancet venait, selon lui, d’enfoncer. Il me paraît qu’il vaut mieux, loin de ce mépris social complètement crétin, faire preuve d’intelligence face à cette étude et noter que, dans tous les cas, il est plus rentable de ne fermer aucune porte à l’expérimentation. Car le tâtonnement fait partie de la démarche scientifique, et certainement pas la mise à l’index comme Didier Raoult en a été l’objet pour des raisons d’étiquette aristocratique et non de vérité scientifique."

lundi 25 mai 2020

Avant The Lancet, Le Monde prenait déjà fait et cause pour les mandarins

Dès mars 2020, Le Monde menait la bataille pro-Buzyn-Levy 

"Coronavirus et hydroxychloroquine : le couple Buzyn-Lévy cible de publications mensongères," jugeaient en titre les Décodeurs 
Décodex : des extensions pour vérifier l'info directement dans ...
Quand le 'fact-checking' est détourné de sa mission vertueuse officielle et vire à la défense militante du pouvoir en place
Des messages accusent l’ancienne ministre de la Santé et l’ex-directeur de l’INSERM d’avoir saboté le travail de Didier Raoult et empêché le recours à ce médicament pour lutter contre l’épidémie, attaquaient la fact-checkeuse, Assma Maad, le 27 mars 2020 à 14h08, et encore quarante minutes plus tard. 

"Si tous ces faits sont confirmés, nous allons vers un des plus grands scandales d’Etat que la France ait connus." Sur les réseaux sociaux, des partisans de Didier Raoult, défenseur de l’hydroxychloroquine comme remède à l’épidémie de Covid-19, sont convaincus que si les résultats de son essai clinique ont été froidement accueillis par la communauté scientifique, la "caste médiatique" n’y est pas pour rien. Selon eux, les coupables sont tout trouvés [jugement ironique d'emblée]: l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son mari, l’ex-directeur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Yves Lévy.

Des messages partagés des centaines de milliers de fois accusent la candidate à la Mairie de Paris et son époux d’avoir torpillé les travaux de Didier Raoult et de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection qu’il dirige à Marseille [Ce que fait Le Monde plus haut en évoquant un traitement qui, à la vérité, ne se réduit pas à une molécule, mais est une bi-thérapie incluant un macrolide]Le tout sur fond de soupçons de conflits d’intérêts. Parmi la multitude de publications, nous en avons sélectionné deux, extrêmement virales sur Facebook [Le Monde a déjà planté un décor tendancieux qui pointe "les réseaux sociaux" infames et crée les a priori hostiles du lecteur, avec les mots "partisans", "selon eux", "convaincus", "coupables tout trouvés", "accusent" et "soupçons". Manquent encore les mots "rumeur" ou "complot"].

Ce que disent les rumeurs
Dans un premier texte [qui n'est pas cité et sur lequel il n'est pas donné au lecteur de se faire une opinion personnelle], il est notamment écrit [tournure impersonnelle qui élude l'identité de l'auteur] qu’Yves Lévy aurait inauguré [conditionnel exprimant le doute personnel de la Décodeuse] le laboratoire P4 de Wuhan "d’où le virus est sorti", que celui-ci était en conflit avec Didier Raoult et qu’il a refusé des labels à son établissement, l’IHU de Marseille.

Le deuxième texte vise [terme militaire offensif] à son tour Yves Lévy, mais également Agnès Buzyn qui, "au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses".
[on notera que la décodeuse ne se prononce sur le bien-fondé d'aucun des deux textes: "encore faut-il le prouver", dirait-elle: ils feront l'objet d'un amalgame].

Ces publications ont un but [la journaliste fait l'impasse sur la vérification des faits pour bondir directement aux intentions prêtées:] prouver que Didier Raoult a trouvé avec la chloroquine (il s’agit en réalité de l’hydroxychloroquine, un de ses dérivés) [la nuance est évidemment maîtrisée par le chercheur et l'approximation signalée n'est pas de son fait] le remède pour lutter contre le nouveau coronavirus, et que le couple Yves Lévy-Agnès Buzyn aurait agi [conditionnel de soupçon par la décodeuse] pour le décrédibiliser [Mme Maad fait-elle de l'information lorsqu'elle sonde ainsi les reins et les coeurs d'inconnus?]. Encore faut-il le prouver [ce qui vaut pour elle]. Ici, les techniques sont bien connues [nous sommes tombés sur une "sachante" rangée aux côtés des "savants" officiels]: mêler de vraies informations [lesquelles le sont-elles?] avec des faits détournés [lesquels?], voire inventés [assertion diffamatoire]. Les peurs et incertitudes engendrées par cette épidémie assurent à ces diatribes un succès certain [jugement de journaliste partisane: on attend toujours d'avoir accès à ce que cette dame qualifie de "diatribes", attaques violentes, sans doute à la hauteur de la violence des décès en nombre par incurie des acteurs, ministres et savants].

[Ce long paragraphe de conditionnement du lecteur conduit aux conclusions assénées par la décodeuse :] Yves Lévy était-il en conflit avec Didier Raoult, au point de « retirer leur label aux nouvelles unités de l’IHU de Marseille en 2018 » ?

PLUTÔT VRAI [remarquable "plutôt", du bout des lèvres: voyons donc à qui la faute...]
Yves Lévy est un médecin reconnu [la décodeuse n'a encore pas admis que le professeur Raoult l'est au moins tout autant], spécialiste dans le domaine du VIH [Raoult ne serait donc spécialiste en rien, ni en virologie, ni en épidémiologie]. En 2014, il a pris la tête de l’Inserm [coup de force?]. 
Cette institution est placée sous la cotutelle des ministères de la santé et de la recherche. Lorsque sa femme, Agnès Buzyn, a été nommée ministre de la santé en mai 2017, des soupçons de conflits d’intérêts ont émergé. Dès la prise de fonctions de cette dernière [FAUX: prise de fonction mai 2017; retrait le 30 juillet de l'année suivante], un décret avait été pris [non pas spontanément, mais sous la pression] pour retirer au ministère de la santé la cotutelle de l’Inserm [lequel serait devenu une affaire de famille!]. Mais la situation a continué à créer l’embarras, poussant M. Lévy à retirer en 2018 sa candidature pour un second mandat.
[L’opacité de la procédure de nomination est critiquée par le journal médical The Lancet. Yves Lévy est reconduit comme président de l’INSERM par intérim le 11 juin 2018, alors que son épouse est sa ministre de tutelle. Mais, le 30 juillet 2018, face à l’embarras dans lequel elle plongeait le gouvernement, il retire sa candidature à un second mandat  Le 11 octobre 2018, il est nommé conseiller d'Etat en service extraordinaire, sur proposition de la ministre de la Justice. Selon Le Figaro sa nomination est déjà entachée du soupçon de copinage]Le 24 octobre 2018, à l'Assemblée nationale, le député centriste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle (groupe Libertés et territoires, LTdéclare que la ministre de la Santé a fait des "efforts" pour "promouvoir son mari".
Entre Didier Raoult et Yves Lévy, il y a bien eu un différend [pourquoi donc ce "plutôt vrai", si tout est avéré?] L’infectiologue marseillais a été l’un des premiers à dénoncer un possible conflit d’intérêts entre l’Inserm et le ministère de la santé [le professeur Raoult est alors lui-même chercheur de l'INSERM]. Il s’est aussi montré très critique envers l’institution, comme l’explique le journaliste Hervé Vaudoit, auteur de L’IHU Méditérranée Infection [pub confraternelle masquée : élément d'appréciation non négligeable, ce collègue n'est pas un scientifique. Il a été correspondant de Libération dans le Sud-Est pendant près de 20 ans] : "Avec des articles (…) pour déplorer que l’Inserm ait, depuis trente ans, fait sortir la recherche médicale des hôpitaux universitaires, il pouvait difficilement espérer le soutien indéfectible d’Yves Lévy." [La liberté de parole du professeur dérange, mais s'il est établi dans la ville portuaire de Marseille, c'est que c'est une capitale régionale ouverte sur la Méditerranée et lieu cohérent d'observation des maladies tropicales à virus, tel le paludisme].

Le conflit s’est cristallisé autour des statuts et labels de l’IHU de Marseille [fondé par le professeur Raoult après un long combat pour en faire un haut-lieu de recherche et de traitement doté d'une organisation plurielle innovante et originale en France]. Ces instituts hospitalo-universitaires bénéficiaient, depuis leur création en 2010, d’un statut de fondation de coopération scientifique, qui leur accordait une large autonomie et liberté de recherche. Or Yves Lévy plaidait pour l’abandon de ce statut, selon le journaliste Hervé Vaudoit [il s'agissait de centraliser et encadrer, donc de couper les ailes aux IHU]. Quand Mme Buzyn a annoncé vouloir changer ce statut en septembre 2017, l’annonce a provoqué la colère [mot excessif à la mode: "indignation" et "révolte" face à cette tentative totalitaire de récupération par les mandarins parisiens] de M. Raoult, qui s’en est ému dans la presse. Matignon a été contraint d’intervenir.

Autre motif de courroux [justifié par cette deuxième attaque ciblée concertée] en 2018, l’Inserm et le CNRS ont retiré leur label aux unités de recherche de l’IHU de Marseille [Le Monde ne précise pas le(s) prétexte(s) invoqués: l'intérêt des patients est-il que Raoult soit empêché?]. Une conséquence de cette bataille engagée entre les deux hommes, selon le camp Raoult [et le lecteur objectif, en dépit de la sale besogne de la décodeuse]. L’Inserm explique au Monde [entre-soi médiatico-politique] que cette décision n’émanait pas d’Yves Lévy seul [l'époux de Buzyn n'assume pas !]:

"Les projets d’unités de recherche sont évalués par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, puis par les instances d’évaluation de l’Inserm : commissions scientifiques spécialisées et conseil scientifique [peut-on parler de mafia de mandarins?]. Ces dernières émettent un avis sur lequel la direction de l’Inserm se base pour accepter ou non la création ou le renouvellement de l’unité avec un label Inserm. La décision a été prise à la suite du processus décrit" [Macron ne fait pas autrement: il attribue aux autres la responsabilité de ses coups bas].

En outre, la même année, un autre organisme de recherche [mais déjà impliqué précédemment], le CNRS, a également retiré son label aux unités de l’IHU dirigé par M. Raoult [pourquoi l'IHU de Marseille est-il le seul à faire tant d'ombre à Paris ?]. Or, le CNRS n’a jamais été dirigé par M. Lévy [si ce n'est lui, c'est donc son frère, dit le loup à l'agneau...].
Indice politique: les instituts hospitalo-universitaires (IHU) sont des établissements de formation et de recherche médicale créés grâce à la politique d'"investissements d'avenir", initiée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2009. Or, les époux Buzyn-Lévy sont socialistes. Yves Lévy a été conseiller spécial pour la santé au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, ex-députée (2007-2017)  de l'Isère, comme l'actuel ministre de la Santé, Olivier Véran. 
Yves Lévy a-t-il participé à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan "d’où le virus est sorti" ?

A NUANCER [!]
Un laboratoire P4 est un établissement de haut confinement consacré à l’étude des micro-organismes "pathogènes de classe 4", c’est-à-dire très dangereux. En Chine, ce centre de recherche, sis [ah ah ah !] à Wuhan, a été conçu en coopération avec la France, au lendemain de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère de 2003 [en clair, on parle ici du SARS impliquant un virus de la famille des coronavirus, connus surtout pour provoquer de simples rhumes, capables de sauter les barrières de l'espèce, passant du bétail à l'homme et acquérant de nouvelles caractéristiques en mutant, et apparu lui aussi en Chine dans la région de Guangdong, celle de Canton et de Shenzhen, centre commerçant frontalier de Hong Kong].

Un accord entre les deux pays a été signé en 2004, afin de développer la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses émergentes. Le projet a été mené en collaboration avec le laboratoire P4 Inserm Jean-Mérieux à Lyon. L’inauguration s’est déroulée le 23 février 2017 en présence du premier ministre d’alors, Bernard Cazeneuve, et d’Yves Lévy, qui faisait partie de la délégation française.

Jusque-là, les publications Facebook [seule indication de sources] disent vrai. Mais elles tombent dans le complotisme [c'était annoncé !] lorsqu’il est écrit que le nouveau coronavirus serait né dans ce centre de recherche chinois, situé à Wuhan, la ville où est apparu le SARS-CoV-2. Les chercheurs du laboratoire P4 de Wuhan ont démenti cette fausse information [d'ordinaire, les Français sont très suspicieux en matière d'information d'origine chinoise] : "Ces rumeurs ont gravement nui à nos chercheurs, en première ligne, et sérieusement perturbé notre mission de recherche pour combattre l’épidémie."

L’Inserm précise d’ailleurs que "es coronavirus sont des agents pathogènes de classe 3 et pas de classe 4 : il n’y a donc pas de nécessité de les étudier dans un laboratoire P4" [sauf en cas de mutation et c'est l'une des caractéristiques de ce coronavirus que l'INSERM ne maîtrise pas non plus...]. Les travaux se poursuivent toujours pour déterminer avec certitude [ambitieuse mission non réalisée depuis 2003] l’origine de ce nouveau virus. Mais comme l’indique l’Institut Pasteur, il est très probablement d’origine animale [la probabilité n'étant pas une certitude].
[Une autre petite nuance échappe à notre décodeuse: Yves Lévy s'est fait peu à peu évincer du laboratoire P4 et, avec sa déchéance de paternité le PDG de l'INSERM a perdu la garde et jusqu'à l'accès à l'information de ce qui s'y passe].
Agnes Buzyn a-t-elle classé la chloroquine dans les substances vénéneuses le 13 janvier, "alors que l’épidémie se répandait en Chine" ?

L’ancienne ministre de la santé est accusée [victime?] d’avoir barré volontairement [personne ne l'"accuse" d'agir "à l'insu de son plein gré" !] l’accès à l’hydroxychloroquine [inscrite sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS], "alors que cela fait cinquante ans qu’elle est en vente libre". Les auteurs [anonymés] de ce message s’interrogent : "Comment ne pas voir aussi le conflit d’intérêts avec la décision d’Agnès Buzyn qui, au mois de janvier, a classé la chloroquine, expérimentée par Didier Raoult, dans la catégorie des substances vénéneuses ?"

FAUX
[Pris sur avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, ANSES, affiliée à cinq ministères), de l'environnement et du travail en date du 12 novembre 2019, un arrêté [signé de Jérôme Salomon]a bien été pris le 13 janvier [tout de même!] afin de modifier la liste des substances vénéneuses, des substances aux principes actifs dangereux pour la santé [quel est l'élément nouveau justifiant ce déclassement ?]. [Indiquée en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices], l’hydroxychloroquine est depuis en effet [évidence suspecte sur le motif] "classée sur la liste II" [jusqu'alors listes I et II] [Motif avancé : "principe de précaution dans le cadre d'une procédure antérieure à la pandémie mondiale"]. Vendue sous la marque Plaquenil, le médicament est délivré désormais obligatoirement sur ordonnance. [L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM, notamment, est chargée de l'exécution de cet arrêté. L'agence est dirigée par un politique, accessoirement docteur en psychiatrie, Dominique Martin, qui a notamment été directeur des programmes à Médecins sans frontières (MSF) et conseiller social auprès du préfet de Paris, puis conseiller technique, de 2001 à 2002, au cabinet de Bernard Kouchner, ministre de la Santé, avant de prendre la tête de la branche des risques professionnels à la Caisse nationale d'assurance-maladie en 2011].

Mais Agnès Buzyn n’a pas agi en pleine épidémie de Covid-19 [la belle affaire!]. Cette décision n’a pas été prise en début d’année, mais quelques mois avant [ce qui change quoi à ce coup de pied de l'âne ? Le classement de la molécule sur les listes I et II datait de 1990, soit près de trente années d'exposition de la population à un produit "toxique" ! ]. L’Agence nationale de sécurité sanitaire avait donné son feu vert à cette nouvelle classification le 12 novembre, quelques semaines avant l’apparition du nouveau coronavirus 
[Buzyn affirme toutefois avoir informé Macron en 2019 et le Canard enchaîné révèle que Laurent Bili, ambassadeur de France à Pékin, a alerté le Quai d’Orsay et l’Elysée dès le mois de décembre 2019 sur les dangers du virus alors signalé à Wuhan, soit plusieurs semaines avant son arrivée en Europe. Or, le ministre des Affaires étrangères n’a organisé le rapatriement des ressortissants français que fin janvier.].

Agnès Buzyn a-t-elle déclaré que "ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" ?

FAUX
"Il y a quelques semaines, Agnès Buzyn a dit avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas de remède" [ni d'effectifs et de lits d'hôpitaux], lit-on sur les réseaux sociaux. Cette phrase n’a jamais été prononcée telle quelle [on finasse?] par l’ancienne ministre. Il s’agit d’une interprétation [affirme Le Monde !] de ses "regrets" rapportés dans un article du... Monde publié le 17 mars. Celle qui avait quitté son ministère pour être candidate à la Mairie de Paris, après le retrait [démission pour faits de perturbation sexuelle] de Benjamin Griveaux, avait confié [sic!], deux jours après le premier tour des municipales : "Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous."








Dans un billet publié par Marianne le 18 mars, un avocat a commenté ses déclarations en employant le terme d’hécatombe : "On peut déduire de ses propos le caractère criminel du comportement des décideurs publics dont c’était la responsabilité de prendre toutes les mesures permettant d’affronter la catastrophe et d’éviter une hécatombe." Ce texte a été très relayé sur Facebook [déplore la journaliste spécialisée en désinformation], et repris dans d’autres messages. Contactée par [le zélé] Le Monde, l’équipe d’Agnès Buzyn a indiqué que cette dernière avait "repris son activité de médecin le temps de la crise", et que "la campagne est suspendue ainsi que toute activité de communication liée " [sans rapport avec le fond du sujet, d'autant que tous les candidats à la mairie de Paris sont logés à la même enseigne].

Il n’existe toujours pas de "remède" contre le nouveau coronavirus. Le traitement à base d’hydroxychloroquine, préconisé par [le Professeur] Raoult dans son essai clinique, divise encore. Actuellement, le Haut Conseil de santé publique [dépendant du minitre de la Santé] recommande de ne l’utiliser que dans les cas sévères de Covid-19, à l’hôpital et avec l’avis des médecins [ce qui est la pratique observée depuis le départ à Marseille].

Plus d’une centaine d’études sont en cours ou en passe d’être lancés [lancée(e)] dans le monde pour trouver un traitement contre le Covid-19 [S'agissant de 'Discovery', les essais cliniques sont sur le point de cesser, faute de participants]. Un essai européen de grande envergure coordonné par l’Inserm, Discovery, a démarré le 22 mars. Les résultats préliminaires devraient être connus d’ici environ deux semaines [gag: ils ne le sont pas à ce jour].

Non, "Le Monde" n’a pas qualifié de « fake news » les recherches du professeur Raoult sur la chloroquine [quand on se sent morveux, on se mouche dans le coude...]

Le 16 février, le professeur Didier Raoult diffusait une vidéo sur YouTube et sur le site de l’institut (IHU Méditerranée Infection) qui l’emploie [il en est en vérité le créateur et patron !] dans laquelle il expliquait l’état de ses recherches et l’espoir qu’il mettait dans un traitement à base de chloroquine contre le coronavirus.
Cette vidéo était intitulée "Coronavirus : fin de partie". Nous avons qualifié ce titre de "trompeur" [surprise] et l’avons signalé comme tel à Facebook, avec qui nous avons noué un partenariat de lutte contre les fausses informations [la page de l'Elysée intitulée 'Desinfox Coronavirus' est du même tonneau: elle a dû fermer pour atteinte aux libertés de pensée et d'expression, tout en  discriminant les organes de presse, mais Le Monde pactise en revanche avec les GAFA...] . A aucun moment nous n’avons parlé de "fake news" comme le prétend M. Raoult aujourd’hui [si ce n'est 'fake news', c'est 'infox'. Et quoi qu'il en soit, les Décodeurs démontrent avec cet article que Le Monde est de parti-prix].

L’article que nous avons écrit [absence de lien !] relatait [à quelle date ?] les recherches de M. Raoult (qui estimait alors "que le coronavirus était l’infection la plus facile à traiter"), tout en enjoignant [ordonnant expressément ??] à nos lecteurs d’avoir "une lecture prudente de cette annonce" [crime de lèse-majesté?]. Cette évaluation n’a pas abouti à une quelconque censure de la vidéo de M. Raoult [la moindre des choses de la part d'un journal...], mais à une simple mise en garde [légitime ?] à l’attention des utilisateurs de Facebook [nuance !] avant qu’ils décident de la visionner [volonté dissuasive, première "mise en garde" en effet, avant censure].

Le professeur Raoult s’est ému [un terme inapproprié] du fait que nous ayons signalé sa vidéo [signalement veut dire demande de censure] – et en l’occurrence son titre – par la voix du chargé de communication de l’IHU Méditerranée Infection. Ce dernier a cependant convenu que le titre d’origine pouvait poser problème, et l’a remplacé par un autre, plus mesuré [lequel]. Cette rectification nous a amenés à retirer notre avertissement sur la vidéo [avertissement et non susceptibilité, nuance].

Plus largement [généralisation a posteriori, dernier verre "pour la route"], Didier Raoult a relativisé à plusieurs reprises aux mois de janvier et février 2020 la portée de l’épidémie en cours : "Ce virus n’est pas si méchant", déclarait-il notamment au JDD début février. [En 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté un total de 8.096 cas probables des SARS signalés, dont 774 décès (taux de létalité de 9,6%). 
En février, Buzyn et Macron - informés en avaient-ils anticipé 342.295 morts dans le monde et 5,3 millions de cas recensés? 
Plus de 28.367 décès confirmés Covid-19 en France, tout en restant les bras ballants et en pleurnichant?

dimanche 24 mai 2020

La chanteuse Camélia Jordana dénonce des violences policières

Ces accusations sont-elles les équivalents racistes anti-Blancs de l'antisémitisme des anti-sionistes ?

Le ministre de l'Intérieur réagit ce dimanche au discours tenu par la chanteuse samedi soir

Racisme anti-blanc : la réponse cinglante d'un policier au ...

Elle s'est fait connaître comme chanteuse et a utilisé sa notoriété sur France 2, samedi soir, dans 'On n'est pas couché'. Ruquier et la chaîne de service public auraient pu anticiper l'esclandre mais, en l'invitant à échanger avec l'auteur Philippe Besson - un intime de Macron (participant à un meeting de soutien au candidat En marche ! à Bercy et présent, comme un autre homosexuel, Stéphane Bern, aux agapes organisées à La Rotonde, le soir de son succès au premier tour) -  sur le sujet des violences policières qui ont marqué la France ces dernières années, c'était assurer le buzz. 
Comme escompté, la vingtenaire s'en est prise à la police, une habitude dans la communauté à laquelle elle s'identifie. L'occasion donc de manifester son appartenance à l'une et son rejet de l'autre, celle qui l'a pourtant sortie de l'anonymat en en faisant une vedette de la chanson. C'est sur M6 en effet qu'elle s'est fait un nom en 2009, grâce à l'émission Nouvelle Star, où elle finit 3e. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces media, chaînes publique (France télévisions) et privée (groupe RTL) indistinctement, ne l'ont pas discriminée au faciès, bien au contraire.
C'est ensuite Yvan Attal, issu de la communauté des Juifs séfarades d'Algérie, qui a fait de Camélia Jordana une actrice dans "Le brio" (2017), film produit par Pathé et France 2  qui lui valut en 2018 le César du meilleur espoir féminin. Le jury des Cesar n'avait donc pas failli dans ses partis-pris...  
Le plus raciste n'est pas celui que l'on veut bien faire croire ...

"Quand (elle a) les cheveux frisés, (elle ne se sent) pas en sécurité face à un flic en France".


Cette accusation de l'artiste, dont le grand-père était un référent local du FLN, s'ajoute aux propos isolés par Christophe Castaner. 

Le ministre de l'Intérieur appelle ce dimanche à "une condamnation sans réserve" des propos de Camélia Jordana Riad-Aliouane 
La France a sa première association contre le « racisme anti-blanc »
Les "toubabs", "faces de craie" et "culs blancs", se rebiffent ?
En voulant dénoncer les violences policières, samedi soir dans On n'est pas couché, cette petite-fille d’immigrés algériens a "alimenté la haine et la violence", condamne le ministre de l'Intérieur, un ancien élu socialiste:
"Non madame, 'les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue' ne se font pas 'massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau'", écrit-il, citant la protégée du monde du spectacle. "C propos mensongers et honteux alimentent la haine et la violence. Ils appellent une condamnation sans réserve." Condamnation judiciaire ?

Ces artistes aux poitrines et torses exhibés, rappeurs haineux ou acteurs qui se prennent pour des penseurs - tels NTM (Nique ta mère...), Rohff (Comorien condamné quatre fois pour port d'armes et violences), Rost (Franco-togolais nommé au Conseil économique, social et environnemental par François Hollande (lequel rend visite au calomniateur Théo sur son lit d'hôpital et ignore les policiers hospitalisés), mais qui lance à son interlocuteur sur CNews; "ce sont des gens comme toi qu’il faut assassiner")  Omar Sy (Franco-sénégalo-mauritanien qui traite Eric Zemmour de "criminel" et qualifie Anne-Elisabeth Lemoine de "teubée" en direct), aussi impunément que des conducteurs de scooters volés qui fauchent des passants dans leurs rodéos urbains délictueux, sont-ils plus respectables que Camélia Jordana ?