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lundi 12 octobre 2020

Coronavirus : la France est entrée "dans une 2e vague forte", admet le premier ministre

Jean Castex évoque une deuxième vague: annonçant une troisième?

La semaine s'ouvre sur le risque de voir, en France, certaines zones d'alerte durcir les restrictions. 

La presse aux ordre relativise, soulignant qu'Outre-Manche, l’Angleterre devrait annoncer des mesures plus strictes, comme en Catalogne et en Navarre. Pour appeler  le couple exécutif à l'humilité, notons que plusieurs pays incluant l'Australie, le Japon et Singapour vont assouplir les restrictions qui réduisent les vols internationaux depuis leur sol.

  • Les métropoles de Toulouse et Montpellier ont en revanche été inscrites en zone d’alerte maximale . Aix et Marseille ont été maintenues dans cette alerte qui commande la fermeture des bars, jusqu’au 27 octobre.
  • En France, 16.101 nouvelles contaminations ont été enregistrées entre samedi et dimanche. 46 nouveaux décès sont à déplorer, portant le bilan mortel de l’infection à 21.874 morts à l’hôpital. En une semaine, les cas graves ont augmenté de 10 % .
  • L’Allemagne, deux régions espagnoles proches de la France, ce lundi le Royaume-Uni : un peu partout des mesures plus strictes sont prises .

Cette presse du côté du mensonge insiste sur l'idée que l'exécutif aurait réussi le déconfinement, ou tout du moins, pas plus mal que les pays sélectionnés à l'appui de la démonstration.

Castex s'est exprimé à l'occasion de ses 100 jours à Matignon.   

"C'est pas nouveau", assure Le Parisien, qui met en cause les Français. « Il faut éviter par tout moyen les personnes qui s'agglutinent, qui ne portent pas de masque, dans des lieux clos. Il n'y a vraiment rien de nouveau : je demande que l'on respecte les gestes barrière dans l'espace public et dans la sphère privée ».

«Nous sommes dans une 2e vague forte ». « La réalité de la 2e vague est là. J'appelle à ce que nous nous mobilisions tous et toutes, il ne peut plus y avoir de relâchement », martèle le premier ministre Jean Castex sur France Info.

C'était la bonne méthode, se félicite Castex. «On ne pouvait pas rester confinés plus longtemps. Les conséquences d'un confinement absolu sont terribles, notamment pour les plus jeunes », estime, sur France Info, le chef du gouvernement. Les experts penseraient aussi aux seniors... Ancien «monsieur déconfinement » du gouvernement, Jean Castex s'auto-congratule, estimant que les choses ont été faites dans le bon ordre. Mais avec les vacances, « les Français ont collectivement pensé que c'était fini ». Le problème de l'exécutif, ce sont les Français... Castex est quant à lui à son maximum : « Je n'ai cessé tout l'été d'appeler à la vigilance, je n'ai quasiment pas pris de vacances au motif que le virus, lui, n'en prenait pas ».

Une épidémie toujours pas maîtrisée (sic: parti-pris de la presse) au Brésil. Sous-texte: on est meilleurs ! Les autorités sanitaires ont déploré tard dimanche soir 559 nouveaux décès du covid, et 26.749 nouveaux cas de contamination. Ce qui établit le total à 5.082.637 cas confirmés (plus de cinq fois plus qu'en France) et 150,198 décès (32 683, en France), sachant que tous les spécialistes brésiliens jugent les chiffres très sous-estimés. Sachant aussi que ce sont des chiffres absolus et que la population du Brésil est plus de trois fois supérieure à celle de la France.

L'Iran se masque. Après Téhéran, les autorités prévoient d'imposer le port du masque en public dans d'autres grandes villes.

La Nouvelle-Zélande s'organise. Le gouvernement néo-zélandais a signé un contrat pour acheter 1,5 million de doses de leur vaccin aux sociétés Pfizer et BioNTech.

En Slovaquie, on restreint aussi. Dès jeudi, le masque sera obligatoire en public et les rassemblements limités.

Le Cap-Vert rouvre ses frontières. L'archipel atlantique situé au large du Sénégal rouvre ses frontières ce matin après plus de six mois de fermeture. Les visiteurs devront présenter un test PCR négatif pour pouvoir embarquer dans un vol à destination du pays. Les îles Canaries espagnoles sont ouvertes, notamment aux migrants clandestins qui débarquent en France dans le port de Sète (Hérault): dimanche 11, les autorités préfectorales ont autorisé le débarquement des 300 passagers d'unferry,  malgré des suspicions de Covid-19, officiellement cinq cas positifs, "asymptomatiques" et "au sein du personnel navigant". Bizarrement, les clandestins sont en pleine forme et ils pourraient porter plainte pour le risque encouru au contact de l'équipage... 

A l'inverse en Italie. Le Comité technique et scientifique (CTS) italien, l'organe qui conseille le gouvernement dans la lutte contre l'épidémie, a proposé des mesures allégeant le protocole sanitaire, comme la réduction de la quarantaine à dix jours au lieu de quinze.  

La colère de Lantieri. Le Pr Laurent Lantieri, qui estime que la 2e vague est bien là en France, regrette sur Twitter qu'on ferme des blocs opératoires dans le cadre du plan Blanc pour laisser la place aux patients covid. « Pour ouvrir une salle de réa en plus pendant 15 jours en utilisant les ressources des blocs il faut fermer deux blocs. Un patient en réa Covid-19 contre 100 à 300 interventions annulées. La déprogrammation, c'est inefficace, c'est un outil de com », écrit-il sur Twitter de bon matin.

L'étude qui fait peur. Selon une étude de l'Agence scientifique nationale australienne, dans un milieu frais et sombre, le covid-19 survit jusqu'à 28 jours. Les chercheurs du département de prévention des maladies ont découvert qu'à 20 °C, le SARS-CoV-2 est « extrêmement résistant » sur des surfaces lisses, comme un écran de téléphone, du verre, de l'acier et des billets en polymère. A 30 degrés, ce taux de survie tombe à 7 jours et à 40 degrés, il n'est plus que de 24 heures. Sur des surfaces poreuses comme le coton, il survit 16 heures à 40° et 14 jours à 20°. Mais cette étude a été menée avec des niveaux fixes de virus, correspondant probablement au pic d'une infection, et en l'absence d'exposition à une lumière ultraviolet pouvant rapidement altérer le virus. Il n'est donc pas certain qu'une personne touchant ces surfaces soit rapidement contaminée.

Rose-rouge-écarlate outre-Manche. Le Royaume-Uni a enregistré 13.000 nouveaux cas hier. Boris Johnson présente cet après-midi aux députés britanniques un nouveau système avec trois niveaux d'alerte - « moyen », « élevé » et « très élevé » – qui déterminera les mesures à appliquer localement selon la propagation du virus. L'Angleterre se prépare à un durcissement des restrictions.  

Des restrictions au seuil de la France. Dans la Navarre, région espagnole  frontalière des Pyrénées atlantiques, dès demain, les réunions seront limitées à six personnes. Bars et restaurants vont devoir fermer à 22 heures. Cinémas, théâtres et librairies devront réduire leur fréquentation à 30 % et les supermarchés à 40 %.

En Catalogne. Les autorités ont appelé les entreprises à encourager le télétravail et les universités à éviter les cours présentiels. Les clandestins marocains à destination de Sète (Hérault) font escale à Barcelone.

samedi 3 janvier 2015

Immigration: la pompe aspirante de l'UE fait les affaires des passeurs

Les passeurs adaptent leurs méthodes à la législation européenne 

Un business lucratif qui n'indigne pas la gauche

Ces trafiquants d'êtres humains ont changé de stratégie et d'échelle pour rançonner toujours plus les migrants. En 48 heures, cette semaine, les autorités italiennes ont dû secourir plus d'un millier de passagers clandestins abandonnés en Méditerranée à bord de deux bateaux-fantômes.
Ce vendredi 2 janvier, les garde-côtes italiens ont hélitreuillé six hommes sur le cargo Ezadeen avec à son bord 450 personnes, mais sans équipage, à 35 km du port de Crotone en Calabre. Ils ont pu remettre les moteurs en marche et porter assistance aux passagers."Tout le monde se porte bien. On a apporté de la nourriture et de l'eau. Les gens sont calmes et on pilote le navire jusque vers nos côtés au Nord-Ouest", déclare Filippo Marini, porte-paroles des garde-côtes.
Le cargo se rendait en France
L'Ezadeen était parti, le 11 octobre, de Tartous, en Syrie, a fait escale à Chypre, le 19 décembre, et se rendait à Sète, en France. Il y a deux jours, l'Italie avait déjà dû secourir le Blue Sky M, un autre navire qui transportait 900 clandestins.

Les trafiquants ont changé de tactique

Ces deux cargos laissés à la dérive fin 2014 et début 2015 au large de l'Italie, avec au total plus de 1.500 migrants à leur bord, montrent que
 le trafic d'êtres humains a changé de braquet. Leur économie souterraine a fait prospérer les trafiquants et aux canots de pêche et autres frêles embarcations, ils préfèrent désormais de vieux navires destinés au fret ou au transport de bétail, où ils entassent plusieurs centaines de personnes qu'ils abandonnent en pleine mer pour échapper aux autorités, mettant la vie des passagers en péril.

L'agence européenne Frontex (en anglais) estime qu'un convoi entre la Libye et l'Italie avec 450 migrants à bord rapporte environ un million d'euros aux passeurs, mais cette somme peut aussi tripler. L'administration européenne dresse des constats, mais peine à endiguer le phénomène, alors que - faute de moyens -  la Marine militaire italienne met un terme à "Mare Nostrum", une opération humanitaire débutée le 15 octobre 2013, suite à la catastrophe maritime de Lampedusa, en octobre 2013. En un an, la mission a permis de secourir plus de 150.000 personnes, soit plus de 400 par jour en moyenne, et d'arrêter 351 passeurs. Elle n'a toutefois pas empêché les drames : au moins 3 300 migrants ont trouvé la mort en Méditerranée cette année.

Le 1er novembre 2014, une autre opération navale baptisée "Triton" a été lancée aux frontières de l'Europe. Elle a été confiée à Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières. Huit pays participent à cette opération : la France, l'Espagne, la Finlande, le Portugal, l'Islande, les Pays-Bas, la Lituanie et Malte. Cette aide consistera à mettre à disposition, à tour de rôle, du matériel technique et des gardes-frontières. Elle est pour l'instant jugée insuffisante par Frontex, qui estime avoir un besoin plus important en matériel technique.
Concrètement, Triton peut pourtant compter sur 21 navires, quatre avions, un hélicoptère et 65 officiers détachés par les Etats membres pour des rotations à durée variable. Triton permettra des patrouilles près des côtes, sur une zone comprenant le sud de la Sicile, les îles Pélages et la région de la Calabre, dans le sud de l'Italie. 

Les trafiquants ciblent désormais les zones de conflit

Le "printemps arabe" a boosté les affaires
Plus de 207.000 personnes ont entrepris la traversée de la Méditerranée en 2014, observe l'Agence des nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Et pour la première fois, les migrants fuyant des pays en guerre ou des régimes dictatoriaux, comme la Syrie et l'Erythrée, sont majoritaires. Il s'agit de réfugiés de guerre, plus que de migrants économiques. 
Alors que les pays frères voisins sont de plus en plus réticents à accueillir, la législation communautaire européenne exerce un fort pouvoir d'attraction. "Les Syriens fuyant les bombes partent avec femmes et enfants. Issus des classes moyennes, ils disposent de ressources financières plus importantes que les autres migrants. [Ils peuvent être] médecins, ingénieurs, commerçants. (...) Les passeurs en profitent pour augmenter les tarifs", détaille Mediapart (article payant !). La traversée de la Méditerranée peut ainsi s'élever à 6 000 euros par tête sur un cargo, d'après les estimations de Frontex.

Les trafiquants
 sont devenus des hommes d'affaires

Les trafiquants endossent toutes les responsabilités: c'est autant de moins pour l'Union européenne et les états membres... S'il est parfaitement illégal, ce business repose néanmoins sur une stratégie économique digne d'une compagnie aérienne à bas coût : des "services" supplémentaires très chers. Un trafiquant tunisien arrêté en Sicile a détaillé au Daily Beast (en anglais) quelques-uns des "suppléments" proposés aux migrants, à des prix exorbitants. De l'eau et du thon en boîte atteignent 100 dollars, tandis que gilets de sauvetage et couvertures valent 200 dollars à bord de ces bateaux surchargés. Pour voyager sur le pont du cargo, "en première classe", comme l'appelle Karim El-Hamdi, c'est au moins 200 dollars de plus et 300 dollars pour un appel grâce au téléphone satellite. "Les Syriens achètent tout. Cela a poussé les trafiquants à proposer plus", explique-t-il. 

Un autre passeur assure au Guardian (en anglais) : "Je ne suis pas un criminel, j’offre un service." C'est oublier notamment les violences subies par les passagers, dont certains racontent avoir été battus, quand d'autres évoquent des passagers poignardés et jetés par-dessus bord, rapporte Frontex.

Les trafiquants achètent des vieux cargos sur internet

L'Internet est également pointé
L'âge des deux cargos à la dérive au large d'Italie, l'Ezadeen (ci-contre), immatriculé en Sierra Leone, et le Blue Sky M (ci-dessous), battant pavillon moldave, était de plus de 40 ans. Outre les canots de pêche, les réseaux de trafiquants utilisent de plus en plus des cargos d'occasion ou des bateaux attendant la casse. Ils leur permettent de transporter plus de migrants bien sûr, mais surtout de tromper les garde-côtes qui patrouillent aux frontières maritimes. "Ces bateaux - parfois pourvus d'équipage russe - sont chers et difficiles à trouver, mais la demande est très élevée (....), évoque Antonio Saccone, responsable des études à Frontex. Cela montre à quel point ces filières sont devenues puissantes et sophistiquées."

Ces vieux bateaux sont vendus partout dans le monde, "ce qui est légal", affirme David Olsen, expert du journal maritime Lloyd's List. "Ils sont vendus sur des sites internet et même sur Ebay". Ces cargos valent "moins que le prix d'un appartement à Londres". En effet, sur plusieurs sites, francetv info a trouvé des listes de cargos à vendre : des navires de 80 mètres de long, pour moins d'un million de dollars, immatriculés à Panama, en Serbie, ou même en Norvège.

mercredi 18 septembre 2013

Sète: la police sauve des eaux un braqueur de 17 ans

Le braqueur maniait les armes mais ne savait pas nager

Deux jeunes auto-entrepreneurs en braquage

Hollande a quelque chose
contre les boulangers
Un jeune homme, âgé de 17 ans, s'était jeté à l'eau pour tenter d'échapper aux policiers lancés à sa poursuite, après avoir commis un braquage dans une boulangerie. 
Il a été sauvé de la noyade par un policier, ce lundi, vers 19h30, à Sète (Hérault).

Le jeune braqueur "présumé", accompagné d'un complice, majeur, avait fait irruption dans le commerce, munis d'armes de poing et le visage encagoulé.

Après s'être fait remettre 1 000 €, les deux malfrats avaient pris la fuite à pied avant d'être repérés par une patrouille de police. 

Le complice du mineur a également été arrêté. 
Tous deux ont été placés en garde à vue.
Leurs identités n'ont encore pas été divulguées, pas même celle de l'homme majeur.

Plus la courbe du chômage tarde à s'inverser, plus celle de la délinquance se redresse
Les Vingt-Sept se sont mis d'accord pour allouer 8 milliards d'euros du budget européen à l'emploi des jeunes, et ce dès 2014. La Commission européenne évalue les fonds nécessaires à plus de 20 milliards pour mettre en place la garantie jeunesse.
Ces deux braqueurs n'ont pas pu attendre.

Le ministre de l'économie, Michel Sapin, a annoncé, mardi 17 septembre, que 56.000 contrats d'avenir avaient été conclus. "Déjà", applaudit une certaine presse ! 
Mais, créés par une loi entrée en vigueur le 2 novembre 2012, l'objectif des 100.000 contrats d'avenir signés n'est qu'à moitié atteint à bientôt un an et à quatre mois de l'échéance fixée.

La mise en place des emplois d'avenir connaît de grandes disparités et ne recense pas suffisamment de CDI, souligne la mission d'évaluation du dispositif dans un rapport publié mardi 17 septembre.

Les emplois d'avenir qui s'adressent à des jeunes de 16 à 25 ans dépourvus de tout diplôme et qualification et comportent une exigence de formation, peine à séduire les amateurs de gains faciles.