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dimanche 10 mars 2019

Laurent Ruquier a une Elise Lucet aux fesses et c'est un homme

Laurent Ruquier, poursuivi par un "journaliste de rue : "Je vais te péter la gueule !"

Cet espèce d'ex-apôtre socialiste applaudissait quand une femme politique était harcelée par une journaliste du service public...




Laurent Ruquier a pris peur face à ce journaliste de rue qui le filmait à son insu pour la deuxième fois. "Je vais te péter la gueule. Tu te tires, tu te tires tout de suite," a menacé Laurent Ruquier, hystérique, en face à face avec Marc Rylewski qui se déclare "journaliste Gilet jaune". L'animateur qui agresse nombre de ses invités depuis treize ans (2006), dans l'émission que France 2 lui a confiée, On n'est pas couché, n'était pas préparé à ce retour de boomerang, puisqu'il est, plus sûrement qu'un internaute anonyme, à l'abri des ripostes, retranché derrière un important service d'ordre, une claque et une tribune de spectateurs acquis à son humour partisan.

C’est la deuxième confrontation entre Laurent Ruquier et Marc Rylewski, qui attire hors de leur zone de confort les célébrités qui combattent le mouvement social incarné par les Gilets jaunes. 

Le "journaliste des Gilets jaunes" n'apparaît brutal qu'à ceux qui le sont, tel Jean-Michel Aphatie, agressif, à la différence de Stéphane Guillon, qui a préféré la fuite, tandis que Laurent Ruquier, pris de panique, a proféré des menaces.

Mark Rylewski (alias Isadora Duncan sur YouTube) a tenté d'interroger l’animateur, sans fiches ni prompteur, mais, échaudé par une première expérience avec l’ex-paparazzo, Laurent Ruquier s’est emporté et a tenté de le frapper en le rattrapant par le bras : "Je vais te péter la gueule, tu te tires. Je vais appeler les flics" s’est-il écrié. Il a même demandé à deux hommes dans la rue de le protéger
Un troisième passant s’est interposé en se disant avocat : "Je suis avocat; vous n’avez pas le droit de filmer des gens à leur insu dans la rue", lui a-t-il lancé, alors que l’animateur poursuivait son chemin, visiblement encombré dans ses brailles.


Une récidive du faux journaliste, mais vrai homme de spectacle

Ce phénomène de contestation est une riposte adressée aux arrogants de la politique, de la presse et des media, connus, mais détestés.

L'entarteur qui s'en prenait aux acteurs politiques recueillait l'approbation des journalistes qui aujourd'hui soutiennent Ruquier, agitateur des media. 
Dans deux vidéos publiées le 18 février déjà, Marc Rylewski avait cueilli Laurent Ruquier à sa descente de taxi, le tutoyant [pensez donc : nous le payons à la télé depuis tant d'années  !] et le filmant avec son portable [cf. un précédent, ci-contre] sans son consentement, mais comme un vrai photo-reporter ou un journaliste d'investigation. 

Puisque, depuis juillet 2011, le co-producteur de ONPC est aussi propriétaire à 50 % des parts de la société de gestion du Théâtre Antoine-Simone-Berriau dans le 10e arrondissement de Paris, en partage avec Jean-Marc Dumontet, idolâtre de Macron et producteur de Canteloup, son interviewer lui avait notamment suggéré de faire des spectacles "à dix euros" pour les Gilets jaunes.

Ruquier s'était mis dans une colère folle : "Je connais très bien votre système, je vous ai vu avec Aphatie, tout ça… Je n’ai pas envie que vous me filmiez. […] Vous me virez ça, avait lancé le méprisant Ruquier. "vous n’avez pas le droit de me filmer [sans doute était-il déjà escorté du même pseudo-avocat !] et je n’ai pas à répondre à vos questions," avait-il encore expliqué, au bord de la crise de nerfs.

Un homme avait tenté de s’interposer lui demandant d’arrêter de "harceler" l’animateur de France 2, ce à quoi cet auteur de canulars 
avait répondu : "c’est mon amant". Et d’ajouter "pourquoi vous ne voulez pas reconnaître qu’on a couché ensemble il y a 20 ans ?". Des propos particulièrement décalés en ces temps de chasse aux homophobes, d'autant que l'humoriste  s’était rendu place de la République à Paris pour poser des questions dérangeantes lors d’un rassemblement anti-homophobie.

Très prolifique depuis quelque temps, puisqu’en moins d’une semaine, Marc Rylewski a publié 15 vidéos dans lesquels il aborde des personnalités médiatiques et politiques du moment, plus ou moins courtoisement.
"J’ai vécu pendant des années en Amérique et j’ai vu là-bas qu’ils peuvent pratiquer un journalisme autrement plus "in your face" [frontal, agressif], avait expliqué Marc Rylewski, en janvier dernier. Cette pratique, je pense, arrive à point nommé pour servir la cause des Gilets jaunes."

Le petit monde de la télé et de la presse se sert les coudes 


Au menu des vidéos de celui qui a notamment interpellé Jean-MIchel Aphatie: complotisme anti-élites, quenelle et "bétail goy qui se rebelle".



Ce qu'il trouvent acceptable de la part de la haineuse Elise Lucet, journaliste pro, est intolérable chez un humoriste s'improvisant "journaliste de rue".


Bien que les méthodes soient les mêmes, l'agresseur du sérail bénéficie de la solidarité de la profession, laquelle fait front, comme l'Elysée, dans un premier temps, autour de Benalla, ou les socialistes (tel le journaliste Jean-François Kahn) auprès de Dominique Strauss-Kahn dans son affaire d'agression sexuelle à l'hôtel Hilton de New-York, ou les islamistes au côté de Tariq Ramadan, leur prédicateur-violeur.

C'est déjà lui qui avait diffusé la vidéo dans laquelle le comédien Franck Dubosc prenait ses distances avec les gilets jaunes. Copieusement injuriée dans la foulée, la star populaire du film "Camping" avait dû revenir sur ses propos.

Sa vidéo consacrée à Jean-Michel Aphatie aurait eu "moins de succès", selon le HuffPost, beaucoup d'internautes saluant le calme et le sang-froid de l'éditorialiste - ce qui ne fait pas buzzer ! - face à un" interlocuteur ambigu et protégé par son anonymat" [la presse publie pourtant son nom plus volontiers que celui d'un terroriste islamiste]. Ce "journaliste en gilet jaune" serait, selon nos informations, un certain Marc Rylewski, inconnu du grand public et sans affiliation politique apparente. [On ne peut en dire autant des journalistes du Huffington Post...] 
Quant à vouloir tenter de discriminer les internautes [on les flatte ou on les salit en fonction de la thèse soutenue : le secret des sources de la presse ne s'applique pas à eux !], le HuffPost peut prendre l'exemple d'un confrère, pour faire utilement la différence. Olivier Truchot a réagi autrement plus calmement que Aphatie, pour dire la vérité.
Ce "journaliste de rue se présente sur le site Copains d'avant comme un photographe de 49 ans, divorcé mais "toujours vivant". En 2005, contrairement à ce qu'assure plus haut le méprisant Clavel, un article de presse américain de CBS décrit Marc Rylewski comme un "paparazzi bien connu" sur la place de Paris. Bien connu des Américains, déjà il y a 14 ans, quand Clavel assure le contraire, par mépris ?
Un autre article du Matin, il explique sa frustration. "J'aimerais créer un programme avec des gilets jaunes comme invités, une émission quotidienne un peu dans l'esprit de 'C dans l'air', avec une parole libre, mais autour du mouvement", expliquait-il alors. 
Sur sa chaîne Youtube, créée en mai 2018 avec pour mot d'ordre "Aller au coeur de la pensée du système" et sous le pseudonyme d'Isadora Duncan (du nom de la célèbre danseuse américaine), "l'individu" [c'est l'individu Clavel qui le dit, ce qu'il ne dirait pas d'Elise Lucet] s'est depuis un mois fait une spécialité d'interpeller des personnalités de tous bords, essentiellement des figures médiatiques et politiques, sur leur adhésion ou leur analyse du mouvement des gilets jaunes. Si on connaît les méthodes de Lucet, on n'a rien de plus à ajouter sur celles du cauchemar de Ruquier.

Dans la presse aux mains d'hommes d'affaires, l'argent est tabou.
Si on choisit de passer sur les accusations d'antisémitisme (l'antisionisme est en revanche de bon aloi) ou d'homophobie qui buzzent aujourd'hui très fort, on peut citer des répliques inconvenantes de Marc Rylewski ("Gilet jaune? J'en fréquente, ils sont moins cons que toi") ou l'humour de certaines victimes comme Enrico Macias qui, à la question "Vous êtes gilet jaune?", répliqua "Je suis déjà pied noir". Ruquier a des leçons à prendre.

Les salaires disproportionnés des haut fonctionnaire sont un sujet de colère chez les Gilets jaunes. On pourrait citer celui de Jacques Toubon, ou celui d'Alain Duhamel interpellé sur sa "grosse carrière au service du pouvoir"...mais c'est ce que touche Chantal Jouanno qui a suscité une question de Rylewski puisqu'il "représente celui de 176 gilets jaunes".

Bien que pris de haut et ciblé par la presse qui voit en lui une menace dans un contexte général de colère populaire envers la presse vendue aux puissants, cet empêcheur de tourner en rond autour de la gamelle n'a pas fini son action républicaine de salut public.  
Il reste encore à ce "journaliste de rue" d'interroger Clavel, Elkrief ou Aphatie sur leur abattement fiscal de 7.650 euros : que ces humanistes à la solde de patrons multi-millionnaires - au service du pouvoir, quelque soit l'alternance -lui disent donc si ils reversent cet avantage fiscal disproportionné à des oeuvres humanitaires...


L'entarteur qui s'en prenait aux acteurs politiques recueillait l'approbation des journalistes qui aujourd'hui soutiennent cet agitateur des media. 

Petit florilège d'entartrages célèbres, une pratique initiée par Noël Godin, un agitateur anarcho-humoristique belge:
Lorsqu'il a reçu le Grand Prix de l'humour noir en 1995 et le Prix de la dent dure en 1996, il s'est entarté lui-même.

En matière d'enfarinage, une variante de l'entartage,
outre celui de Manuel Valls, visionné ci-dessus, citons celui d'Adrien Taquet, LREM, à Toulouse, le 16 novembre 2018 :

Ce député a voté la loi ELAN du nouveau ministre du Logement Julien Denormandie - dont le père est directeur général de l'Institut du Bien Vieillir Korian, - , faisant passer le taux de logements neufs aux personnes à mobilité réduite de 100 à 10 %.
Et parce qu'il est aux taquets dans son soutien de la politique de régression de Macron, le 25 janvier 2019, le président a fait Taquet secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, A. Buzyn. 
C'est la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, MoDem, qui était chargée de la Ville et du Logement et de la Loi Elan, dans sa première version.
A qui le tour, farine sans gluten ou Chantilly ?


dimanche 26 août 2018

Edouard Philippe accueilli par des jets d'oeufs à Charleville-Mézières

Dans les Ardennes, les migrants sont mieux reçus que le premier ministre 

Fin octobre 2016, Charleville-Mézières accueillait 29 migrants issus de la jungle de Calais. 

Image associéeArrivés en bus et conduits à la Cité des Jeunes et des Etudiants, dans le quartier de La Houillère, ils logeront tous face à l'ancienne mairie de quartier, dans un foyer qui héberge une association venant justement en aide aux migrants, aux réfugiés et aux plus démunis : 'Les Locataires de la planète Terre". 

Ces migrants venaient en majorité du Soudan. Une arrivée de nuit, dans le calme, sous l’œil de deux ou trois curieux et avec le soutien de la Croix Rouge et des services préfectoraux.
Au total, 368 personnes furent accueillies dans toute la région Grand-Est, en une semaine.

Le premier ministre Edouard Philippe a bénéficié d'un tout autre accueil...

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De passage au festival du Cabaret Vert organisé à Charleville-Mézières le 24 août 2018, le premier ministre Edouard Philippe n'a pas su esquiver un double jet d'œufs, tout boxeur qu'il soit. 
Durant sa déambulation Square Bayard, Edouard Philippe a bu – au moins trois bières – mais n’a rien mangé. Il n’a pourtant pas échappé à l’omelette ardennaise. Le premier projectile ira s'échouer sur la chaussure du premier ministre. Un deuxième œuf lancé du même chalet atterrira, quant à lui, sur sa cuisse, laissant ainsi une belle tâche sur son pantalon. 


Ce Carolo, un fonctionnaire de l'Education nationale (renseignements pris), avoue n’avoir eu aucune motivation à son geste : son bras est parti tout seul... L'instinct rebelle à l'état brut...  "Mais je ne le regrette pas ! Est-ce que je suis contrit ? Non. Mais contraint. C’est un geste malencontreux",  expliquera cet intello décalé, par ailleurs membre du groupe rock local, les Sliping Kangooroos, comme le précise le journal L'Union. Côté organisation, on explique que c’est "un non-événement". Tel le chevalier, Edouard Philippe est resté "sans peur et sans reproche" puisqu'il n'a pas du tout réagi à cette "attaque" physique. Les deux protagonistes devaient donc être passablement imbibés !

A l'instar du ministre de l'Economie, Emmanuel  Macron, qui avait reçu un œuf en pleine tête lors de sa visite au Salon de l'Agriculture à Paris durant la campagne présidentielle, le premier ministre a failli subir le même sort, lorsqu'il est passé devant un stand qui proposait des recettes à base d'œufs, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne.
Une mésaventure similaire était arrivée en décembre 2016 à Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, lorsqu'il fut proprement enfariné au cours d'une visite à Strasbourg, et en souvenir de son usage immodéré de l'article 49.3. 



Un Albanais de 42 ans a été arrêté devant une école élémentaire de Charleville-Mézières. 

Quatre enseignants du collège Léo-Lagrange de Charleville-Mézières ont alerté les autorités sur le danger de renvoyer deux jeunes Albanais dans leur pays.
Marjana et Bilbil, deux Albanais arrivés en France en 2015, allaient chercher leur fils de 8 ans à l'école élémentaire Franck-Mozart de Charleville-Mézières, lorsqu' à moins de 50 m de l'école, un policier présente sa plaque à Marjana et son fils.
Il s'adresse alors à Bilbil et lui demande de sortir de la voiture. L'homme est alors menotté et conduit au commissariat.

Cette arrestation a suscité une vive émotion à l'école carolo et la préfecture ardennaise reconnaît que le choix du lieu d'arrestation n'était pas approprié. Cependant, Frédéric Clowez, le secrétaire général de la préfecture des Ardennes, souligne : "Il y a l'humain et le réglementaire. Ces personnes ne sont pas dans la légalité sur le sol français. 

Une demande d'asile et un recours rejetés.
Depuis leur arrivée en France en 2015, la famille de Bilbil et Marjana préoccupe les autorités. Leur fils de 15 ans est soigné par un psychiatre, pour des suites supposées de menaces sur sa famille et lui, lorsqu'ils étaient en Albanie : une possible fable pour étayer une demande d'asile. Un suivi leur a ainsi permis de monter un dossier de protection d'enfant malade. Dossier jugé "incomplet" par la préfecture.
Après une demande d'asile et un recours, tous deux rejetés, Marjana, Bilbil, et leurs enfants se trouvent sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. C'est de l'acharnement, s'indigne Pascale Adrian, une avocate qui dispose d'un cabinet à ...Bucarest, Roumanie. Cette famille a rempli tous les papiers comme il le fallait et l'aîné est le premier de sa classe, raconte-t-elle, à qui veut l'entendre. 

Des illégaux parfaitement "coachés".
Le 7 mars dernier, alors que le père est assigné à résidence depuis le mois de février, Marjana et son époux se rendent au commissariat pour signer leur assignation. Ils sont alors arrêtés, sans raison, selon eux. La police va chercher le petit de 8 ans, alors qu'il est au centre aéré et recherche aussi son frère. Les enfants étant introuvables, les forces de l'ordre sont dans l'incapacité de réunir la famille, ce qui rend impossible son expulsion.
On ne peut pas laisser un mineur à la charge du département, explique la bénévole du Secours Catholique. Donc le risque aujourd'hui, c'est que la famille soit réunie. Si tel est le cas, elle sera reconduite à la frontière.

Le juge des libertés de Strasbourg a jugé le cas de Bilbil et a estimé que l'internement en centre de rétention administrative n'était pas justifié. L'Albanais est désormais libre, mais il est inscrit sur le fichier des personnes recherchées. Accompagné par des associations, il tente de rentrer à Charleville auprès de Marjana, menacée elle aussi d'expulsion. Elle ne sait pas conduire, mais sait déposer un recours.

La famille de Bilbil et Marjana serait sous le coup de la loi du Kanun en Albanie
Résultat de recherche d'images pour "loi du Kanun"En Albanie, le père de famille a été impliqué dans un accident de la route, dans lequel un homme a "perdu la vie" : il est même carrément mort....
Même s'il n'a pas été jugé responsable par la justice albanaise, Bilbil est menacé de mort par la famille de la victime. Ces menaces le concernent lui et sa famille.

"Cette famille est sous la loi du Kanun. C'est une vendetta qui sévit en Albanie (et au Kosovo) et qui fait que lorsqu'un membre de la famille est atteint, le sang de l'autre famille doit être versé en réparation. Aujourd'hui, si cette famille est reconduite en Albanie, elle risque sa vie", colporte Pascale Adrian, bénévole au Secours catholique de Charleville-Mézières.

Alors, à Charleville-Mézières, des oeufs qui volent c'est en effet un 'non événement"... Si la loi du Kanun s'applique désormais en France, le maître  chanteur risque seulement un retour d'oeufs volants dans sa classe.

samedi 28 janvier 2017

Dernier meeting de Valls interrompu par la gauche radicale dans le 18e arrondissement de Paris

Valls interrompu à plusieurs fois en meeting à Paris aux cris de "49.3, on n'oublie pas !" 

La campagne de Manuel Valls pour la primaire de la "Belle Alliance Populaire" aura été impopulaire jusqu'à son terme
Important service d'ordre policier pour l'ex-premier ministre 
en campagne de la primaire socialiste
(Trianon, Paris18e, le 20 janvier 2017)
Vendredi 20 janvier au soir, l'ex-premier ministre a été interrompu par un manifestant, au théâtre Le Trianon, boulevard de Rochechouart, dans le très socialiste 18e arrondissement de Paris, de Daniel Vaillant (1995-2001, puis 2003-2014) et d'Annick Lepetit (2001-2003), députée PS, géré depuis 2014 par Éric Lejoindre, ex-collaborateur parlementaire de Vaillant.
Cette saison, ce théâtre programme Stéphane Guillon.

Un partisan de son rival Benoît Hamon a crié depuis le balcon : "49.3, on n'oublie pas", lors de l'ultime meeting du premier tour de Valls devant ses partisans, alors qu'il était à peine arrivé à la tribune.  

Le service d'ordre a expulsé cinq militants 
Le  public des partisans de l'ex-premier ministre a immédiatement conspué le contradicteur et Manuel Valls a débuté son discours. Cinq contestataires ont été évacués de la salle par le service d'ordre.

A l'extérieur du Trianon, gardé par un important service policier, quelques dizaines de manifestants ont exprimé leur rejet du bilan de l'ancien chef du gouvernement aux cris de : "Et tout le monde déteste Manuel Valls", selon la vidéo filmée par un journaliste sur place.

A la différence de France Info, PaSiDupes publie ce tweet pourtant accessible à tous:
Community manager sur les radios Ado, Voltage et Latina, invité du "Grand journal" de Canal+ aux côtés d'Olivier Besancenot et de Miguel Urban Crespo, député européen du parti espagnol Podemos, Rémy Buisine est le jeune "périscopeur" des Nuit debout de mars et avril derniers sur la 0place de la République, à Paris.Plusieurs articles de la presse du Nord le décrivirent comme un... "génie du web", selon Le Monde.

"Tout le monde déteste Manuel Valls !"
Les attaques des détracteurs de Manuel Valls ne se sont pas arrêtées là et, à l'extérieur de la salle, près d'une trentaine de personnes hostiles (selon la presse valsiste), mais une cinquantaine, selon les autres, étaient mobilisées. Ils criaient: "tout le monde déteste Manuel Valls !" 

Ces manifestants de la gauche radicale se mirent à jeter des oeufs sur la façade du Trianon en hurlant : "j'ai voté 15 ans socialo, mais maintenant je suis repenti".
Le Trianon, théâtre privé: qui paie son occupation?
Capacité: 1091 places
Manuel Valls est poursuivi par ses opposants
Cette primaire de gauche n'est véritablement pas un long fleuve tranquille pour le chef de gouvernement démissionnaire. En effet, ce prétendant à l'Elysée a une nouvelle fois été perturbé lors de son dernier grand meeting dans le XVIII ème arrondissement de Paris, Valls n'en était pas à son premier accrochage.

Les Français n'ont pas oublié la brutalité de Valls 
Le jeudi 22 décembre, lors d'un passage à Strasbourg, Manuel Valls était accueilli par un sac de farine lancé par un opposant au 49.3. 

Le 17 janvier, l'ancien premier ministre essuyait encore l'affront d'une gifle administrée par un Breton de Lamballe. La jeune "priorité" de Hollande, un régionaliste de 18 ans, a d'ailleurs finalement accepté d'écoper de trois mois de prison -assortis du sursis, malgré une atteinte à la fonction à propos du recours au 49.3 - et à 105 heures de travaux d'intérêt général.

Le 20 janvier, la presse "indépendante" aux ordres n'avait pas ébruité l'accrochage de Paris avec Valls.

En fait, Valls a des emmerdes à tous ses meetings

La campagne de l’ex-locataire de Matignon est pour le moins compliquée.
A Alfortville, des professeurs en lutte dans le cadre du mouvement "Touche pas à ma ZEP" sont encore une fois venus pendant son grand meeting de campagne. Ils se sont rapidement faits sortir par la sécurité.

Les journalistes ont en outre pu constater que ce meeting avait regroupé très peu de militants. A en croire les organisateurs, 800 personnes étaient venues écouter Manuel Valls. 500, selon l’AFP. Une chose est sûre, il n’y avait pas 800 sièges et on était loin des 3.500 personnes annoncées à Montreuil pour Benoît Hamon. Dur, dur d’être l’extrême droite du PS... "Optimisme", répétait pourtant en boucle Luc Carvounas, porte-parole de Manuel Valls et organisateur de cet ultime meeting dans sa bonne ville d'Alfortville.

Et pour finir, la presse dévote n'avait pas mentionné une coupure de courant revendiquée par la Fnme-CGT sur sa page Facebook !

mardi 17 janvier 2017

Valls, tête à claques, s'en prend une en Bretagne

Après la farine à Strasbourg, la châtaigne en Bretagne: tous les ingrédients pour un prochain entartage ?

En pleine campagne pour la primaire socialiste et en pleine poire 

Le pitbull du service d'ordre saute à la gorge de l'agresseur
Manuel Valls a reçu, mardi 17 janvier, "un léger coup au visage", "une "légère gifle", une tapette ?, au cours d'un déplacement à Lamballe (Côtes-d'Armor), à l'invitation de Jean-Yves Le Drian. L'ex-homme fort du gouvernement n'a pas riposté... Aucune volonté de se défendre d'homme à homme, aucun réflexe d'auto-défense.

Après avoir annulé sa venue à Rennes, initialement prévue le 16 janvier, Manuel Valls était à Lamballe ce mardi. "Jean-Yves Le Drian étant retenu par des obligations ministérielles lundi 16 janvier, la réunion publique prévue à Rennes autour de Manuel Valls est reportée". C'est ce qu'avait annoncé "l'Ille-et-Vilaine avec Manuel Valls", le comité de soutien local de l'ex-premier ministre, candidat à la primaire socialiste, ce mardi 17 à 18 h.

Cette annulation du meeting de Manuel Valls aux halles Martenot est la confirmation de ses craintes d'"un déplacement de tous les dangers" pour le candidat à la primaire. Plusieurs pages Facebook appelaient ainsi à profiter de cette occasion pour "enfariner" l'ancien premier ministre.
Le syndicat FO appelait également à manifester contre la Loi Travail en marge du meeting.

Les forces de sécurité, ainsi que des élus socialistes locaux, redoutaient des troubles à l'ordre public. Jusqu'au service de renseignements territoriaux, cités par Le Point.

Il a été accueilli par le ministre de la Défense et président cumulard du conseil régional Jean-Yves Le Drian, le maire de Lamballe, Loïc Cauret, Loïg Chesnais-Girard, premier vice-président de la région Bretagne, Vincent Le Meaux, conseiller départemental, et Philippe Le Goff, maire de Guingamp. Une centaine de personnes sont sur place.

16 h 30 : Manuel Valls, giflé à la sortie de la mairie

Après 20 minutes passées dans le bureau du maire socialiste de Lamballe, un représentant syndical, l'ancien premier ministre est sorti de la mairie sous des applaudissements et quelques sifflets. Alors qu'il saluait les militants, l'une des personnes l'a giflé à son passage, avant d'être plaquée au sol par des gardes du corps.


Le candidat devait se rendre à la structure d'économie sociale et solidaire Ressourc'ECO, puis visiter l'entreprise Centigon, spécialisée dans la production de voitures et camions blindés. 

Sur les images diffusées par Le Télégramme, on peut voir le jeune auteur du crime de lèse-majesté se faire immédiatement plaqué au sol par un membre de la sécurité qui entourait l'ancien Premier ministre et interpellé, indique France Bleu Armorique.


Ce n'est pas la première fois que Manuel Valls suscite des réactions de  rejet lors de cette campagne. 
Le 22 décembre 2016, le candidat à la primaire s'est fait enfariner, alors qu'il se promenait sur le marché de Noël de Strasbourg.
Lien PaSiDupes

L'homme, un contestataire de l'usage de l'article 49.3, six fois en deux projets controversés, lorsqu'il était en fonction. "49.3, on n'oublie pas ! On n'oublie pas !" avait hurlé l'auteur des faits avant d'être interpellé. Depuis, Valls a fait volte-face et annoncé vouloir le supprimer s'il était élu à la présidence de la République en 2017. 
Nul ne sait quelles suites le premier ministre a donné à ce premier outrage physique.