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lundi 27 avril 2020

Des Parisiens du 18e dansent dans la rue pendant que meurent des contaminés au Covid19

Des rebelles aux règles de la vie en communauté ont sottement brisé le confinement, méprisant leurs congénères

Des passants se sont trémoussés sur un air de Dalida samedi, dans le 18e arrondissement de la capitale, jusqu’à l’intervention de la police.

Vidéo. À Paris, des passants dansent dans la rue en plein confinement
'Le Parisien' en dénombre objectivement une vingtaine...
Les images ont provoqué de vives réaction d'indignation sur les réseaux sociaux. Samedi, en fin d’après-midi à Paris, plusieurs dizaines de passants se sont amassés sur une place du 18e arrondissement pour danser sous un balcon, qui diffusait de la musique, rapporte Le Parisien.
Dans une vidéo postée sur Twitter et partagée près de 20.000 fois, un journaliste écrit : "Le 18e vient officiellement de s'auto-déconfiner (et il aimerait qu'on le laisse danser)".

"Laissez-moi danser"

Coronavirus : sauvez des vies, restez chez vous | Agence régionale ...
Place Constantin Pecqueur ('square Joël-Le-Tac'), dans le quartier des Grandes-Carrières, au pied de la butte Montmartre, des écervelés se sont laissé entraîner par la musique de la célèbre chanson de Dalida, bravant jusqu’à l’arrivée des policiers les règles de confinement et de distanciation sociale qui sont édictées pour les protéger, mais aussi tous ceux que menacent le virus tueur, au premier rangs desquels, les soignants, mais aussi les transporteurs et livreurs qui leur permettent de continuer à s'alimenter.

Sur la vidéo postée sur Twitter, on peut en effet voir "une vingtaine" d’habitants  - en vérité, plusieurs vingtaines, si on élargit le plan (cf. ci-dessous) - danser sous le regard de passants responsables étonnés, certains fixant même les preuves avec leur téléphone
Tandis qu'une certaine presse se refusait à faire des vagues, les internautes ont lâché des commentaires de condamnation.

Le 18ème vient officiellement de s’auto-déconfiner (et il aimerait qu’on le laisse danser).


"Dépassé" par les événements

L'Express parle de "bal de rue" "organisé", alors, face au scandale, l’auteur de la vidéo s’est senti obligé de rétro-pédaler pour ne pas subir la colère des "libertaires" du 18e arrondissement (qui dispose de quatre mosquées), géré comme il peut par un socialiste, successeur de Daniel Vaillant. Au premier tour des municipales de 2020, Eric Lejoindre a rassemblé 31,66% des suffrages exprimés, contre 39,86 %, six ans plus tôt. Et le député est Pierre-Yves Bournazel (Agir !): ni l'un ni l'autre ne s'est exprimé sur cette rupture du confinement...

Mais l'argumentaire du vidéaste vole bas...
Quand la presse foireuse faillit à son rôle éducatif

"Précision pour nuancer des réponses très violentes.
Le 18e est très confiné [le contexte n'est-il pas le même dans le 15e ?]. Il s’agissait de 20–30 personnes [jugez vous-même] dansant sous un balcon plus des badauds ébahis [et participants sans respecter les règles de distanciation]Une minute après mon arrivée [et depuis combien de temps avant ?], la police a mis fin à la musique avant même que Dalida ait fini de chanter", a-t-il tenté d'expliquer dans un second tweet. 

Un "bal" de rue qui avait été organisé dans le 18e arrondissement de Paris a été interrompu ce samedi par la police.Le résident qui a diffusé la musique sur son balcon, a tenu lui aussi à s’expliquer sur Instagram. L'individu à l'origine du "concept" et des troubles tient un compte "Discobalcons" sur lequel il fait régulièrement des directs vidéo, indique Le Point. Il y filme des passants interpellés par sa musique, mais cette fois l'artiste a été "dépassé par les événements" !...
La presse lui donne largement la parole et il assure qu’il "n’a jamais rassemblé autant de monde sous son balcon" et que ces petits rendez-vous musicaux organisés le samedi [et nous en sommes à la 7e semaine de confinement] "n’auraient désormais plus lieu". Il diffusera uniquement une musique à 20 heures en semaine pour soutenir les soignants, mais "l’éteindra si un rassemblement venait à se reformer". 

Plus les jours passent, et plus le respect du confinement devient pénible et difficile à respecter par les Français qui ne savent pas prendre sur eux-mêmes. Et la capitale - encore moins la Butte Montmartre - n'est difficile à vivre le samedi, même au 40e jour de confinement, le même pour tous... Certains y voient une chance.

L'ennui, c'est aussi que cette vidéo postée sur Twitter révélé ce que dissimulait la presse institutionnelle qui fait moins d'information de terrain que de propagande en salle et en studio

Le document a bien naturellement mis le feu sur le réseau social, et bien au-delà, puisque les slogans tels que "Restez chez vous: sauvez des vies" paraissent bien vains dans certains milieux.

Si cette extravagance n'a pas duré très longtemps, c'est que les forces de l'ordre n'ont pas tardé à ramener les inconscients à la raison.
Et si elles sont arrivées vite, c'est aussi que ce n'était pas la première fête de rue à cet endroit.

Le Parisien, qui n'hésite pas à publier des contre-vérités, écrit en revanche que le "spectacle" a pris fin au bout de "quelques secondes de relâchement", certes qualifiées avec indulgence de "coupables", mais le quotidien condamne "en même temps" les nombreux internautes que cette mise en danger de la vie d'autrui a "suffi à rendre fous de rage".

Cette incitation au déconfinement n'est pas la première.
Alors qu'avec constance d'autres applaudissent chaque soir les soignants en respectant à leurs fenêtres les règles de distanciation sociale, certains  bravent les recommandations des "scientifiques" et prennent des risques qui mettent en péril des vies humaines, celles de leurs proches et des soignants.

La presse ne précise pas si les inconscients ont été verbalisés.
Il se dit toutefois que la dispersion s'est effectuée dans une ambiance bon enfant: les danseurs se sont carapatés comme des garennes.

Alors que la France est confinée depuis plus de quarante jours, le gouvernement doit annoncer mardi un plan déconfinement qui devrait prendre effet à partir du 11 mai. Seulement pour ceux et celles que ça intéresse ?...

samedi 28 janvier 2017

Dernier meeting de Valls interrompu par la gauche radicale dans le 18e arrondissement de Paris

Valls interrompu à plusieurs fois en meeting à Paris aux cris de "49.3, on n'oublie pas !" 

La campagne de Manuel Valls pour la primaire de la "Belle Alliance Populaire" aura été impopulaire jusqu'à son terme
Important service d'ordre policier pour l'ex-premier ministre 
en campagne de la primaire socialiste
(Trianon, Paris18e, le 20 janvier 2017)
Vendredi 20 janvier au soir, l'ex-premier ministre a été interrompu par un manifestant, au théâtre Le Trianon, boulevard de Rochechouart, dans le très socialiste 18e arrondissement de Paris, de Daniel Vaillant (1995-2001, puis 2003-2014) et d'Annick Lepetit (2001-2003), députée PS, géré depuis 2014 par Éric Lejoindre, ex-collaborateur parlementaire de Vaillant.
Cette saison, ce théâtre programme Stéphane Guillon.

Un partisan de son rival Benoît Hamon a crié depuis le balcon : "49.3, on n'oublie pas", lors de l'ultime meeting du premier tour de Valls devant ses partisans, alors qu'il était à peine arrivé à la tribune.  

Le service d'ordre a expulsé cinq militants 
Le  public des partisans de l'ex-premier ministre a immédiatement conspué le contradicteur et Manuel Valls a débuté son discours. Cinq contestataires ont été évacués de la salle par le service d'ordre.

A l'extérieur du Trianon, gardé par un important service policier, quelques dizaines de manifestants ont exprimé leur rejet du bilan de l'ancien chef du gouvernement aux cris de : "Et tout le monde déteste Manuel Valls", selon la vidéo filmée par un journaliste sur place.

A la différence de France Info, PaSiDupes publie ce tweet pourtant accessible à tous:
Community manager sur les radios Ado, Voltage et Latina, invité du "Grand journal" de Canal+ aux côtés d'Olivier Besancenot et de Miguel Urban Crespo, député européen du parti espagnol Podemos, Rémy Buisine est le jeune "périscopeur" des Nuit debout de mars et avril derniers sur la 0place de la République, à Paris.Plusieurs articles de la presse du Nord le décrivirent comme un... "génie du web", selon Le Monde.

"Tout le monde déteste Manuel Valls !"
Les attaques des détracteurs de Manuel Valls ne se sont pas arrêtées là et, à l'extérieur de la salle, près d'une trentaine de personnes hostiles (selon la presse valsiste), mais une cinquantaine, selon les autres, étaient mobilisées. Ils criaient: "tout le monde déteste Manuel Valls !" 

Ces manifestants de la gauche radicale se mirent à jeter des oeufs sur la façade du Trianon en hurlant : "j'ai voté 15 ans socialo, mais maintenant je suis repenti".
Le Trianon, théâtre privé: qui paie son occupation?
Capacité: 1091 places
Manuel Valls est poursuivi par ses opposants
Cette primaire de gauche n'est véritablement pas un long fleuve tranquille pour le chef de gouvernement démissionnaire. En effet, ce prétendant à l'Elysée a une nouvelle fois été perturbé lors de son dernier grand meeting dans le XVIII ème arrondissement de Paris, Valls n'en était pas à son premier accrochage.

Les Français n'ont pas oublié la brutalité de Valls 
Le jeudi 22 décembre, lors d'un passage à Strasbourg, Manuel Valls était accueilli par un sac de farine lancé par un opposant au 49.3. 

Le 17 janvier, l'ancien premier ministre essuyait encore l'affront d'une gifle administrée par un Breton de Lamballe. La jeune "priorité" de Hollande, un régionaliste de 18 ans, a d'ailleurs finalement accepté d'écoper de trois mois de prison -assortis du sursis, malgré une atteinte à la fonction à propos du recours au 49.3 - et à 105 heures de travaux d'intérêt général.

Le 20 janvier, la presse "indépendante" aux ordres n'avait pas ébruité l'accrochage de Paris avec Valls.

En fait, Valls a des emmerdes à tous ses meetings

La campagne de l’ex-locataire de Matignon est pour le moins compliquée.
A Alfortville, des professeurs en lutte dans le cadre du mouvement "Touche pas à ma ZEP" sont encore une fois venus pendant son grand meeting de campagne. Ils se sont rapidement faits sortir par la sécurité.

Les journalistes ont en outre pu constater que ce meeting avait regroupé très peu de militants. A en croire les organisateurs, 800 personnes étaient venues écouter Manuel Valls. 500, selon l’AFP. Une chose est sûre, il n’y avait pas 800 sièges et on était loin des 3.500 personnes annoncées à Montreuil pour Benoît Hamon. Dur, dur d’être l’extrême droite du PS... "Optimisme", répétait pourtant en boucle Luc Carvounas, porte-parole de Manuel Valls et organisateur de cet ultime meeting dans sa bonne ville d'Alfortville.

Et pour finir, la presse dévote n'avait pas mentionné une coupure de courant revendiquée par la Fnme-CGT sur sa page Facebook !

jeudi 30 juin 2016

Vives réactions au transfert par Hidalgo du campement de migrants de la Halle Pajol

La maire PS attire les clandestins pour les envoyer dans les arrondissements d'opposition

Hidalgo pratique l'"immigration de peuplement" en terre ennemie
Le camp de clandestins de la Halle Pajol en juin 2015
Un campement de plus d'un millier de migrants s'était reconstitué à la Halle Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris, après qu'un autre a été évacué en juin 2015. Ce camp de migrants s'était reformé à la fin du mois sur l’esplanade Nathalie-Sarraute (après que ses occupants avaient aussi été délogés du camp du jardin d’Eole) et des bus étaient venus les chercher pour les conduire dans des centres d'hébergement d'urgence, cinq à Paris et un à Pantin. La mairie assurait alors que l'ensemble des migrants avait accepté une solution de relogement. "Nous ne savons pas où ils vont [la mairie refuse de communiquer les adresses des centres], soulignait Françoise, qui se définissait comme une militante des droits de l'Homme au sens large. Mais on va suivre ça de près." Certains revendiquaient appartenir à des collectifs "citoyens" sans plus de précisions, d’autres enfin, expliquaient être "chez les Verts".
Au jardin d'Eole, la mairie socialiste avait dépêché un collaborateur pour tenter de naviguer à travers le camp encerclé par la foule. Chemise blanche et costume gris anthracite, parapluie à carreaux façon Burberry dans la main, le contraste avec les migrants dormant sous des bâches alors que l'orage grondait était saisissant.

La maire de Paris récidive
En juin 2015, Le Monde, journal officieux du PS, avait obtenu les adresses des huit centres d’hébergement, destinés à l'accueil de la centaine de migrants présents sur le camp, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, révéla sur son compte Twitter la journaliste Maryline Baumard, du Monde. Une proposition présentée par Pascal Brice, le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui assurait que l’hébergement proposé serait durable.
Or, le journaliste Raphaël Krafft expliqua avoir échangé avec Amr, un réfugié soudanais. Ce dernier lui assura avoir été expulsé du centre d’hébergement dix jours après l’évacuation du Jardin d’Eole. Or, lors de l’évacuation du campement, l’Ofpra avait déjà garanti une solution pérenne... 
"L'hébergement sera assuré jusqu'au bout des démarches administratives [pour les migrants qui demanderont l'asile]", précisa Pascal Julien, élu EELV de l'arrondissement (ci-contre). "Y compris pour ceux qui réfléchissent encore à faire une demande d'asile", précise l'élu qui voyait là un dispositif "acceptable".

L'Express utilise la même image en juin 2015 et en juin 2016
"La gendarmerie a évacué plusieurs centaines de migrants de leur campement de fortune installé à la halle Pajol à Paris le 29 juin 2016 afp.com/MATTHIEU ALEXANDRE", lit-on ce matin...
En juin 2016, à deux mois de la création d'un camp humanitaire à Paris, ils sont au total 1.139 illégaux, dont 58 classés comme "vulnérables" (femmes, enfants...) avait été conduits dans près de 70 centres d'hébergement à Paris et en banlieue, soit plus du double de la population estimée il y a quelques jours, a précisé la préfecture de région. L'année dernière, l'opération d'évacuation avait été musclée; cette année, elle s'est déroulée dans le calme. 
Tenue à distance, la presse n'a d'autres photos que celles diffusées par les militants sur les réseaux sociaux... 

Les élus d'opposition veulent que cesse la partie de ping-pong avec les migrants

La maire de Paris, Anne Hidalgo, juge "inadmissible" le ras-le-bol de l'opposition. 
Mercredi 29 juin, le maire LR du 15e arrondissement de Paris, Philippe Goujon, et le député Jean-François Lamour ont en effet décidé le blocage de l'entrée d'un gymnase (gymnase Cévennes, ci-dessous) prévu pour accueillir - sans leur accord - des réfugiés expulsés de la Halle Pajol.

Ils dénoncent l'autoritarisme de la maire socialiste
Tout en saluant la mobilisation de l'Etat et de la ville de Parisle directeur général d'Emmaüs France a d'ailleurs souligné que la capitale "ne peut pas tout concentrer, sinon on va à l'explosion. Il faut qu'on arrive à une approche nationale", avait diagnostiqué Bruno Morel devant la halle Pajol mercredi matin, diagnostic partagé par les autorités et les associations.

11.300 personnes ont été évacuées depuis 2015, lors de 25 opérations.
Malgré la cruelle réalité des chiffres, "nous sommes dans un Etat de droit: lorsqu'une décision préfectorale est prise, celle-ci doit pouvoir s'appliquer", a estimé la maire socialiste militante, évoquant  dans un communiqué des "mots vifs" prononcés et "des coups de pieds" "donnés dans les baluchons" des réfugiés.

Les élus incriminés réagissent à la désinformation de  la maire-activiste
Bien que nul ne sache à quoi la ministre du Logement occupe son temps depuis sa nomination, Emmanuelle Cosse (ex-EELV) a pour sa part qualifié ce refus de "scandaleux et irresponsable" et "contraire aux valeurs de la République". "Aucun territoire, aucun élu de la République n'est dispensé de la nécessaire solidarité qui fait de la France une terre d'accueil", a ajouté dans un communiqué celle qui a besoin de mettre de l'ordre dans sa vie privée depuis les plaintes en justice pour harcèlement sexuel à l'encontre de son compagnon, Denis Baupin (ex-EELV).

On est en droit de s'interroger en outre sur la légitimité de ce flot de belles paroles, en l'
absence de dialogue républicain sur le lieu d'implantation du Centre humanitaire pour réfugiés tenu secret par la mairie de Paris.
L'opération, 25e du genre en un an

Menée comme chaque fois par la préfecture de région, la préfecture de police, la ville de Paris,
les associations Emmaüs et France Terre d'asile et l'Office français de l'intégration et de l'immigration (Ofii), elle a démarré dans le calme peu avant 06h30 et s'est achevée en fin de matinée.


Philippe Goujon a assuré que "ni l'Etat, ni la ville ne l'avaient prévenu" de la réquisition de l'enceinte sportive
et qu'"injecter dans un gymnase, sans préparation, des centaines de personnes, ce n'est pas possible".

Le maire LR de Palaiseau (Essonne) confirme lui aussi que les maires 
concernés n'ont pas été informés  l'arrivée d'une soixantaine de migrants: "il y a un manque de préparation flagrant de la part de l'Etat. On les déplace comme du bétail. Ce n'est absolument pas respectueux des populations concernées ni des collectivités territoriales", a-t-il souligné.

Le souvenir de l'évacuation de gymnase, le 19 juin 2015

Avec l'aide de militants CNT et d'élus communistes, une centaine de migrants expulsés des jardins d'Eole ont trouvé refuge dans le gymnase du lycée Jean Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, il y a un an, quasiment jour pour jour.

Ces images tournées par France 2 témoignent d'un important dispositif de sécurité.
VIDEO. Les migrants évacués du lycée Jean Jaurès à Paris

"Dans le calme" ? Certains migrants ont refusé de descendre des bus...

Les migrants, essentiellement soudanais, afghans et érythréens, se sont pressés pour monter dans des bus. Mais une fois arrivés dans les centres d'hébergement, certains "ont refusé de descendre des bus", et 150 migrants ont décliné les offres faites sur cinq sites en Ile-de-France, a-t-on appris auprès de la préfecture de région. Le préfet Jean-François Carenco expliquait avoir "du mal à comprendre le niveau d'exigence des gens": "beaucoup ont connu la guerre ou la dictature et ne veulent pas aller en province ou dans un centre d'hébergement en Ile-de-France".

"Cette répétition a quelque chose d'absurde. Il est nécessaire que les politiques prennent la mesure de la question", a commenté sur place Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile. Depuis un an, les campements se sont régulièrement reconstitués dans les quartiers proches de la gare du Nord, débouchant à chaque fois sur une évacuation. Au total, quelque 12.000 offres d'hébergement ont été faites par les pouvoirs publics. 

Terre d'Asile plaide pour "des capacités d'accueil temporaires dans toutes les capitales régionales". Anne Hidalgo a annoncé la création à la mi-septembre d'un centre humanitaire de réfugiés dans le nord de Paris. Mais sans que nul ne sache où... Le sait-elle ?

Une rixe entre migrants a éclaté sur l’esplanade Nathalie-Sarraute de la halle Pajol

D'une grande violence, elle a opposé des Soudanais, des Erythréens et des Afghans dans la nuit du 24 au 25 juin, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, rapporte Le Parisien.

Alors qu'il était un peu plus de 23h le 24 juin, plusieurs hommes armés de barres de fer et de branches de bois se sont battus avec une violence inouïe, en plein milieu du camp où ils sont installés à Paris.

mardi 12 janvier 2016

Inversion de la courbe du chômage: la ministre du Travail se contredit

Myriam El Khomri ne s'améliore pas: elle s'enfonce
Deux jours après avoir estimé que les créations d'emplois attendues ne permettraient pas d'inverser la courbe du chômage, 
Une el Khomri, ça va (?) ;
deux, attention les dégâts !
Myriam el Khomri utilise les mêmes chiffres pour affirmer le contraire.

Samedi 9 janvier sur France Inter, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, était formelle: "La croissance avec 40.000 créations d'emplois, ce n'est pas suffisant pour faire reculer le chômage". En effet, la locataire de la rue Grenelle avait expliqué qu'il y a chaque année "entre 800.000 et 850.000 entrées sur le marché du travail" pour environ "700.000 départs à la retraite", un constat qui ne permet pas d'espérer la fameuse inversion de la courbe du chômage dont François Hollande a fait un préalable incontournable à une nouvelle candidature en 2017. 

Ce constat venait contredire la promesse martelée par Manuel Valls mercredi soir sur BFMTV: "le chômage baissera," avait lancé le Catalan, dans un coup de menton... mussolinien. Mais il semblerait que l'analyse de Myriam El Khomri ait passablement changé au cours de ces trois derniers jours. 

Trois jours plus tard, invitée ce mardi matin d'Europe 1, l'ancienne élue de Paris livre une tout autre partition: "Je pense que la courbe du chômage s'inversera en 2016", assure-t-elle.
La ministre a notamment salué à nouveau les "près de 46.000 créations nettes d'emploi" en 2015. "Nous sommes dans une phase de stabilisation" du chômage, a estimé la ministre, qui a également le sentiment que "le chômage des jeunes a diminué de 25.000 sur la dernière année. Donc nous voyons bien que sur le chômage des jeunes, la politique que nous menons produit des résultats". Reste que les 46.000 créations d'emplois annoncées ne sont qu'une prévision de l'Insee, selon lequel le secteur marchand n'a créé que 20.700 postes sur les trois premiers trimestres. L'institut en attend 25.000 de plus au quatrième trimestre.

"Nous amplifions le mouvement pour aller plus vite, plus loin, pour mieux répondre aux territoires afin que le chômage, en France, recule durant l'année 2016", a insisté Myriam El Khomri. 

Un coup de poker de la ministre
La petite n'a pas froid aux yeux et mise notamment sur le plan d'urgence qui reste inconnu puisqu'il sera détaillé le 18 janvier prochain par François Hollande, ainsi que sur la réforme du code du travail qu'elle doit présenter en conseil des ministres... le 9 mars prochain et qui divise déjà les syndicats, dont la CFDT ! De plus, une interrogation demeure  sur la possible fusion de son projet de loi avec la Loi Macron II sur les nouvelles opportunités économiques: "Il n'y aura peut-être qu'une seule loi, et d'autres aspects qui seront pris d'un point de vue réglementaire", a-t-elle hasardé sur Europe 1, sans altérer ses espoirs. Ce "choix politique" reviendra au final au président et du premier ministre, dans trois mois et ce sera encore un trimestre de perdu.

Encore un DESS (de droit public, administration du politique) attribué en 2001 sur recommandation socialiste et sur la base d'un mémoire de fin d’études... co-rédigé ! Claude Bartolone l'a adressée à une modeste licenciée en histoire, mais diplômée du "prestigieux" Centre de perfectionnement des journalistes (CFPJ Paris, en fait, un organisme de formation professionnelle de l'AFPA ouvert aux demandeurs d'emploi et aux salariés, à partir de 16 ans), Annick Lepetit, alors qu'elle était maire du 18e arrondissement de Paris, celui où le terroriste islamiste est passé à l'assaut d'un commissariat, un hachoir au poing... Le diplôme aurait posé la benjamine née au Maroc, si elle s'était contentée de rester une collaboratrice, plutôt que d'attraper le melon et d'accepter un poste au gouvernement de Manuel Valls en août 2014. L'ascenseur social peut desservir aussi bien les étages supérieurs que le troisième sous-sol. 
Promue ministre du Travail, sans doute parce qu'elle est la meilleure d'entre eux, elle s'est révélée sur BFMTV, le jeudi 5 novembre 2015. A la question du nombre de renouvellements possibles d'un CDD, la pauvresse a d'abord répondu "trois fois", avant de rectifier en bafouillant, pour finalement reconnaître qu'elle ne connaissait pas la réponse. Et cette erreur, la ministre l'assume: "j'ai merdé", a-t-elle confié à une proche, tout en s'en prenant au buzz qui occulte, selon elle, tout le reste de son travail.  

El Khomri confirme aujourd'hui le bien-fondé des railleries des réseaux sociaux. Ce qui ne l'empêche pas d'en vouloir au monde entier.
Cet après-midi, elle était très agressive à l'Assemblée nationale, mais la colère est le mode d'expression préféré de l'exécutif, derrière l'insulte.

dimanche 10 janvier 2016

L'Allemagne hébergeait le terroriste du 18e en foyer de réfugiés...

Le terroriste abattu devant un commissariat du 18e venait d'un foyer de réfugiés en Allemagne

Une vague de compassion récompensée

En septembre dernier, un nombre record de migrants était arrivé en Allemagne à l'invite d'Angela Merkel et tandis que l' "audacieux" François Hollande appelait les "réfugiés" à se diriger Outre-Rhin, son premier ministre, Manuel Valls, avait appelé l'Europe – et donc l'Allemagne – à fermer sa porte aux migrants.

De part et d'autre du Rhin, les populations ont depuis compris leur douleur, notamment à Cologne où une action concertée d'islamistes très bien intégrés a donné lieu à des agressions sexuelles aux abords de la gare centrale pour la Saint-Sylvestre. A Paris, un terroriste, un peu allemand et beaucoup djihadiste, se lançait quant à lui à l'assaut d'un commissariat du 18e arrondissement, un hachoir à la main.

Lors d'une perquisition de routine,  samedi, dans un foyer de demandeurs d'asile dans l'ouest de l'Allemagne, à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la police allemande a découvert que l'assaillant abattu devant un commissariat 18e arrondissement de Paris y était hébergé. L'islamiste hâtivement décrit  comme "déséquilibré" et dont l'identité double n'est toujours pas confirmée, avait déposé une demande d'asile sous un troisième nom, soupçonne la police allemandeElle n'a pas précisé si cet homme était enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne, mais une source proche du dossier l'affirme. Une carte SIM allemande avait d'ailleurs été retrouvée en la possession du terroriste. 

Le terroriste islamiste 
avait peint un symbole de l'EI sur un mur de son foyer,
Remerciements à "Mama" Merkel...
révèle dimanche l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag
. Le magazine Spiegel assure aussi qu'il a posé dans le centre d'accueil avec un drapeau de l'organisation, ce qui a amené les autorités locales à le surclasser de "déséquilibré" à "potentiellement dangereux". Puis, il a disparu de Recklingshausen au mois de décembre, note Spiegel Online. 

Welt am Sonntag précise pour sa part que "l'homme" (comme s'obstine à le désigner l'AFP et, derrière elle, les godillots de la presse "libre et indépendante") 
- bien qu'il crie "Allah Akbar" un hachoir au poing - était enregistré en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Ainsi, sa demande d'asile aurait-elle été déposée sous le nom syrien ou albanais de Walid Salihi, selon le journal. 

Une volonté de désinformation:

Les auteurs des crimes sexuels étaient en majorité des demandeurs d’asile: "Lors des contrôles d’identité effectués, les personnes ne disposaient, majoritairement, que de documents remis aux demandeurs d’asile par l’Office fédéral des migrations et des réfugiés. En règle générale, ils ne disposaient pas de papiers d’identité."

Les services français ne disposaient jusqu'à présent que de deux identités pour le même djihadiste

Star Wars à la Goutte d'Or, Paris 18e
Sallah A., le nom donné lors d'une précédente affaire en 2013, et Tarek B., comme il a été identifié par une famille en Tunisie. Et encore l'Agence de presse française fait-elle de la dissimulation. Ce Tarek B. s'appellerait Belkacem, comme la ministre de l'Education de Hollande, Najat Vallaud-Belkacem...
BFMTV assure toutefois avoir rencontré un proche de la famille de l'individu,qui assure qu'il se prénomme Tarek Belgacem. L'agresseur marocain (ou tunisien, allez savoir) n'est pas son cousin...

"Aucun indice" d'autres attaques
Lors de la perquisition de ce foyer situé à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, "aucun indice de possibles autres attaques" n'a été trouvé. Précisant avoir agi sur information des autorités françaises, la police judiciaire assure que "les enquêtes se poursuivent" et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

Un an jour pour jour après les attentats contre Charlie Hebdo, le terroriste islamiste était arrivé en courant vers les policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d'Or, un quartier multi-culturel de Paris, en brandissant un hachoir de boucher, et muni d'un dispositif explosif factice. Il n'a pas répondu aux injonctions de s'arrêter des policiers, qui ont alors ouvert le feu. Une revendication djihadiste incluant une profession de foi de l'organisation Etat islamique a été retrouvée sur "l'homme", selon les autorités françaises.
Les tensions dans Barbès, où se situe le quartier de la Goutte d'Or, sont très préjudiciables à l'activité touristique de Montmartre qui se trouve au nord du 18e arrondissement d'Annick Lepetit, députée, et de Daniel Vaillant, (ex-) député, PS.