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mardi 26 mai 2020

Hydroxychloroquine: l'étude de The Lancet pourrie par plusieurs conflits d'intérêts

Les auteurs de l'étude observationnelle publiée par The Lancet ont tous un conflit d'intérêts sur les bras

La presse médicale prend son boomerang en pleine face
 
L'article est dû à Eric Verhaeghe, énarque, haut fonctionnaire et essayiste belge naturalisé français, ex-président de l'Association pour l'emploi des cadres (APEC), au titre du MEDEF, qu'il quitte en janvier 2011. Il crée cabinet spécialisé dans l'élaboration de réseaux sociaux et devient contributeur pour Atlantico, Contrepoints, FigaroVox. Depuis mai 2018, il tient le blog "libertarien" Le Courrier des stratèges, "d'inspiration libérale mais pas dogmatique"... Il est créateur de "Cosmico", en août 2018, une société de "médecine naturelle".

L’hydroxychloroquine est-elle dangereuse ?
 
"Une étude [rétrospective] le soutient. J’ai rapidement regardé le parcours de chacun de ses auteurs. Aucun n’est vierge de conflit d’intérêt dans ce dossier, et chacun d’eux a des relations d’intérêt patentes avec des concurrents de l’hydroxychloroquine. Voilà un point de détail qui mérite tout de même d’être noté…

Selon la revue "scientifique" The Lancet, l’hydroxychloroquine est [serait] inefficace et même dangereuse pour traiter le coronavirus. Une étude, qu’aucun journaliste ni commentateur politique n’a lue, mais qu’ils citent tous comme preuve de la méchanceté de Didier Raoult et de l’incapacité du petit peuple à se gouverner lui-même, le prouverait à partir d’un échantillonnage particulièrement amusant (officiellement, elle intègre 96.000 patients, mais seulement 15.000 d’entre eux ont été traités à l’hydroxychloroquine)
[Le quarteron de savants explique avoir également utilisé des techniques avancées de modélisation statistique (pour simuler des tests de contrôle randomisés), mais ces techniques ne peuvent pas toujours surmonter les différences non dimensionnées entre les groupes et fait l’objet de beaucoup de controverses concluant que cela ne devrait pas être utilisé.]
L’étude  [concluant à la toxicité de l’hydroxychloroquine et la chloroquine sur des patients "suffisamment malades" pour mériter [sanction?] une hospitalisation probablement 5 à 7 jours après l’infection] de la revue The Lancet [du 22 mai 2020] menée aux Etats-Unis, est signée par quatre noms : Mandeep Mehra, Sapan S. Desai, Frank Ruschitzka et Amit Patel. L’étude du curriculum vitae de chacun des signataires de l’étude en dit long sur l’objectivité de leurs résultats.

Mandeep Mehra anime des conférences pour Gilead…

On se souvient de la rivalité, évoquée dans ces colonnes, entre Gilead, producteur de l’infortuné Remdesivir qui peine à prouver son efficacité contre le coronavirus malgré des investissements colossaux, et l’hydroxychloroquine, pauvre petit médicament minable, inventé il y a 70 ans, et qui n’est aussi hype que les élites parisiennes le voudraient. Il se trouve que l’étude qui démolit l’hydroxychloroquine a été pilotée par Mandeep Mehra, qui a donné une interview dans France-Soir [lien]. Le quotidien français se sent obligé de préciser que l’intéressé a tout de même, début avril, animé une conférence organisée par Gilead. Non ? Vraiment…

Ce doit être une coïncidence… d’ailleurs, l’intéressé indique qu’il n’y aucun conflit d’intérêt dans cette affaire. Comment ne pas le croire !

Il se trouve quand même que les coïncidences ne s’arrêtent pas là (et nous sommes sans doute loin de l’exhaustivité sur ce chapitre…). Selon son parcours renseigné sur Linkedin, Mehra dirige le centre de cardiologie de l’hôpital de Brigham (à Boston), qui a testé le Remdesivir à grand renfort de publicité. Voilà donc un médecin qui travaille main dans la main avec Gilead, rival des remèdes de Raoult, qui produit une étude pour dire que Raoult est un charlatan…
France Soir écrit : "Mandeep a exploré l’effet de ce médicament sur divers patients et a conclu que dans un milieu hospitalier, très probablement lorsque la charge du virus a atteint un niveau mortel, l’hydroxychloroquine peut augmenter [à quelle dose et sur quel type de co-morbidité non-citée ?] le risque d’arythmie cardiaque et créer des dommages supplémentaires, tout en précisant certaines des nombreuses limites. Cette étude n’inclut pas les utilisations prophylactiques du traitement et ne le compare pas à Remdésivir, une alternative en cours de test."
L’auteur conclut que cela représente
l’équivalent d’un test réel de cet ensemble de médicaments, même s’il précise que ce n’est pas un test réel.
Comment imaginer qu’il pourrait y avait un conflit d’intérêt nuisant à l’objectivité scientifique dans cette histoire ?
Mandeep Mehra a déclaré n'avoir aucun conflit d'intérêt avec les laboratoires et que cette étude a été financée sur les fonds de dotation propres de chaire de professeur. Il a participé à une conférence sponsorisée par Gilead début Avril 2020 dans le cadre du Covid-19.

LIRE aussi
Mandeep R. Mehra , MD [né en 1967 à Delhi, Inde, professeur en cardiologie à Harvard)
Hôpital Brigham and Women's et Harvard Medical School, Boston, MA
Hilary R. Campbell , BA
Université de Californie Santa Barbara, Santa Barbara, Californie
Selon l'épidémiologue Mandeep R. "spécialiste" des études observationnelles de dossiers et statistiques a posteriori, Lisa Gherardini, l'énigmatique Joconde, représentée par Léonard de Vinci, évoque une hypothyroïdie de La Joconde et une probable cyrhose...

Sapan S Desai, le marchand de tests pour coronavirus…

Autre auteur particulièrement objectif [!] dans cette étude, Sapan S. Desai, dont les coordonnées professionnelles sont données par Business Wire (encore un autre acte d’intense investigation qui n’était manifestement pas à la portée de la presse française, toujours prête à donner des leçons de déontologie à la terre entière). Et que découvre-t-on ? Que Sapan Desai est à la tête d’une entreprise de santé appelée Surgisphere, qui produit des tests pour dépister le coronavirus…

Là encore, il faudrait être fameusement gonflé pour imaginer qu’un gars à la tête d’une entreprise qui entend dépister le coronavirus à grande échelle voudrait décourager un produit prévenant cette maladie au moyen d’arguments que personne ne va vérifier…
 
Frank Ruschitzka, le vieux compagnon de route de Gilead

Les liens de Frank Ruschitzka, le très discret cardiologue de Zurich, avec Gilead, sont moins facilement apparents. On notera que le centre de cardiologie de Zurich, où il opère, a testé, en 2010 le Darusentan, produit par Gilead. 

Cette collaboration ne s’est pas arrêtée là. Gilead semble être un financier régulier de l’université de Zurich, comme l’indique un article scientifique de 2019 sur le SIDA, publié dans la prestigieuse revue Nature.
"the University of Zurich received research grants from Gilead Science, Roche, and Merck Sharp & Dohme for studies that Dr. Metzner serves as principal investigator, and advisory board honoraria from Gilead Sciences." NatureTweet
Ceci ne signifie pas que Ruschitzka ait sciemment menti dans une étude. Mais on notera simplement qu’il appartient à une entité subventionnée par Gilead, en lutte ouverte contre l’hydroxychloroquine, et qu’il n’est pas le seul à pouvoir être suspecté de conflit d’intérêt dans l’article publié par The Lancet.

Amit Patel, l’inconnu de l’Utah… qui milite pour Merck

Enfin, le quatrième signataire de l’étude est un peu connu praticien de Nashville, Amit Patel, qui vient de signer une étude sur l’efficacité d’un médicament produit par Merck, l’Ivermectine, dans la lutte contre le coronavirus. Voilà qui ne ressemble pas, non plus, à un conflit d’intérêt !

On remarquera que l’intéressé a écrit, sur le réseau social Reddit, un post tout à fait éloquent sur le sujet : "It is sold under the brand name Stromectol, and produced by Merck. Merck’s stock traded SIDEWAYS yesterday. Remember how Gilead stock shot up over 15% overnight off of a RUMOR?? This has strong evidence to do more than just maybe work, and it’s not harsh on the system like an antiviral or choloroquinine." (Il est vendu sous la marque Stromectol, et produit par Merck. Les actions Merck ont peu bougé hier. Souvenez-vous comment l’action Gilead a fait un bond de 15% hier sur la foi d’une rumeur. Il y a pourtant une évidence d’efficacité plus solide qu’un simple peut-être).

Autrement dit, Amit Patel n’est pas simplement un chercheur qui cherche, c’est aussi un chercheur qui investit en bourse, fait des calculs sur les cours, et roule pour ceux de Merck…
Au royaume des conflits d’intérêts…

Tous ces éléments, redisons-le, ne prouvent pas que l’hydroxychloroquine, commandée par précaution par l’armée française (signe qu’elle n’était pas si dangereuse), fonctionne. Ils ne prouvent pas non plus que l’étude publiée par The Lancet est fausse. Ils prouvent simplement que, dans cette affaire, il faut arrêter la pensée binaire et manichéenne qui domine nos élites décadentes, selon laquelle il y aurait la vérité d’un côté (celle qu’elle détient), et l’erreur de l’autre (professée par des Marseillais aux cheveux longs), sans nuance et sans calcul d’intérêt. Sur le fond, l’étude publiée par The Lancet est rédigée par des chercheurs qui sont dans un monde réel, et leur prise de parole ne peut être entendue en dehors de cette réalité, faite d’intérêts et d’influences économiques.

Il est donc urgent d’attendre et de ne prendre position ni pour l’un ni pour l’autre.

Peu après la parution de l’étude, j’ai reçu un mail rageur et vengeur d’un camarade de promotion de l’ENA qui travaille à la représentation française auprès de l’Union, à Bruxelles, dont le manichéisme simpliste m’étonne, qui jubilait devant les « blaireaux » français que Lancet venait, selon lui, d’enfoncer. Il me paraît qu’il vaut mieux, loin de ce mépris social complètement crétin, faire preuve d’intelligence face à cette étude et noter que, dans tous les cas, il est plus rentable de ne fermer aucune porte à l’expérimentation. Car le tâtonnement fait partie de la démarche scientifique, et certainement pas la mise à l’index comme Didier Raoult en a été l’objet pour des raisons d’étiquette aristocratique et non de vérité scientifique."

vendredi 15 mai 2020

Macron infantilise les soignants avec des médailles

Des moyens plutôt que des médailles : les "héros" se sentent humiliés par les annonces du gouvernement

"On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail", insistent ces personnels de santé, après des annonces jugées déplacées.

Médaille en chocolat lait de Chocolatier de Paris | Photo 8
 


Une "médaille de l’engagement" aux soignants, un hommage le 14-Juillet et même une Légion d’honneur, cadeaux pas chers de l'Etat reconnaissant.
Alors que des particuliers ou des entreprises offrent des chèques-vacances ou des jours de RTT Le gouvernement égraine depuis plusieurs semaines les annonces et les propositions pour récompenser les soignants qui luttent contre le Covid-19. Mais, pour de nombreux personnels de santé, les annonces gouvernementales sont simplement désobligeantes.

Elles sont même une "provocation", gronde le docteur Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat (Paris) et membre du Collectif Inter-Hôpitaux. "Nous, on ne demande pas de médaille. On a fait notre travail. On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail," insiste-t-il.

Cette mentalité des politiques explique comment en est-on arrivé à un tel niveau d’indigence à l'hôpital public 

Sur l’hommage national aux soignants le 14-Juillet, ce médecin est très réservé. 
Annoncé par la porte-parole Sibeth Ndiaye, c'est déjà peu valorisant en soi: "Le 14-Juillet, c’est un défilé militaire, qu’est-ce qu’on va y faire ? s’interroge-t-il. On va défiler avec les sacs-poubelles qu’on a été obligés de mettre dans les services parce qu’on n’avait pas de protection, et qu’on n’a pas été capable de nous en donner ?"

La prime pour les soignants le laisse également de marbre, comme un pansement sur une jambe de bois.
"On demande clairement une revalorisation des salaires, on ne veut pas de prime", assène-t-il, notant au passage que "les infirmières [françaises] gagnent 500 euros en moins par mois par rapport à la moyenne dans l’OCDE." 
"On veut une modification du mode de financement de l’hôpital qui a conduit au fait qu’il y a 60 % des hôpitaux qui sont en déficit."

"L’hôpital public n’est pas du tout considéré"
Pour Sophie Crozier, cofondatrice du Collectif Inter-Hôpitaux et neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), c’est la "consternation" et le " désespoir" qui priment : "C’est consternant d’imaginer qu’on puisse considérer qu’une revalorisation des carrières, salariale, passe par des primes et des médailles, assène-t-elle sur LCI. C’est très inquiétant."

"Ce qui est dit, c’est que l’hôpital public n’est pas du tout considéré par nos responsables politiques, continue-t-elle, voire même méprisé par des ministres issus de ses rangs. Et sans moyens suffisants, il faut être très clair, l’hôpital public ne tiendra pas."

mercredi 13 mai 2020

Covid-19: le professeur Didier Raoult dédramatise la sortie du confinement

Le célèbre infectiologue popularisé par la crise sanitaire du coronavirus s'exprime sur "les leçons à tirer" de l'épidémie de Covid-19

"L'épidémie est en train de se terminer," 
annonce-t-il

 
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L'épidémiologiste européen le plus cité dans les études internationales a mis les pendules à l'heure dans une vidéo de 8 minutes diffusée mardi sur sa chaîne YouTube, au grand dam des savants de luxe à Paris
"Un peu partout (dans le monde), les choses sont en train de s'arrêter, qu'il s'agisse des cas détectés, des cas hospitalisés, des cas hospitalisés en réanimation - les morts, ce sera plus long", explique le professeur Didier Raoult, qui règne sur l'IHU (Institut hospitalo-universitaire) qu'il a fondé de Marseille. 

"Il n'y a nulle part de deuxième vague", observe le professeur en infectiologie, même si "il y aura quelques cas sporadiques qui apparaîtront ici ou là".


Puisque l'épidémie est bientôt derrière nous, le Pr Raoult en dresse son bilan. 
Il défend une nouvelle fois son traitement à base d'hydroxychloroquine, associée à un antibiotique - protocole que les essais foireux de Discovery ne respectent pas -, outre que les savants du "conseil scientifique" se refusent à traiter dès l'apparition des symptômes, et regrette le choix des autorités de ne pas en avoir fait autant : "on ne peut pas, dans une épidémie, dire : on ne soigne pas les gens", estime-t-il. 

'Discovery' n'a pas décollé, du fait que la plupart des 3.000 volontaires annoncés ont refusé d'être sacrifiés d'office par des essais "en double aveugle" qui les condamnaient, dès lors qu'il leur était administré un... placebo !

De renommée internationale, le professeur peut se permettre de critiquer aussi la politique de tests du gouvernement.
"On a été incapable, dans ce pays, de développer les stratégies de tests systématiques qui ont été mis en place dans la plupart des pays". Pour cette sommité, attaquée par la majorité et ses media, "il y a eu une tentative de monopoliser la capacité à diagnostiquer les gens qui est très profondément anti-médicale"

"On ne peut pas dire, on ne soigne pas les gens, on ne peut pas empêcher les médecins de soigner, on ne peut pas empêcher les gens de faire du diagnostic quand ils ont les moyens de le faire", conclut Didier Raoult.

Les mandarins parisiens qui n'ont pas hésité à le fouler aux pieds vont-ils le couvrir de bave ? 

vendredi 8 mai 2020

Epidémie: Macron a détruit 360 millions masques en pleine pénurie

Philippe passe aux aveux et justifie: "Ils ne pouvaient pas être utilisés"

Les masques disponibles ont été brûlés: 
les Français n'ont pas eu à apprendre à les placer...

Incinération des déchets : la métropole est-elle prête à se ...

La presse aux ordres embrouille tout plutôt que d'informer: "l'Etat a-t-il fait brûler par erreur des masques utilisables pendant l'épidémie de coronavirus ?" interroge La Dépêche, détenu par le radical Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales dans les gouvernements socialistes de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve ! 

Seuls 19 millions de masques ont pu être sauvés d'un stock jugé périmé par erreur, sur un total de 616 millions, selon une enquête du Monde. Selon l'ancien directeur général de la Santé, le Pr. Benoit Vallet (2013-2018), prédécesseur de Jérôme Salomon, bien plus de masques auraient pu être sauvés. 
Mais l'Edouard Philippe nie en bloc tous les chiffres.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Alors, des masques chirurgicaux utilisables ont-ils oui ou non été brûlés pendant la pénurie face à la crise sanitaire du coronavirus en France ? 

Une révélation potentiellement explosive, puisque les soignants ont cruellement manqué de cet outil essentiel au début de l'épidémie.
Au départ, en mai 2017, les stocks stratégiques de l'État comptaient 717 millions de masques, selon le quotidien du soir. Parmi eux : 616 millions dataient de 2004-2005, mais sans date de péremption. Le reste, 98 millions de masques, avait été acquis entre 2014 et 2016. "Or, en mars 2020, il n’en restera plus que 117 millions. En moins de trois ans, les stocks ont été divisés par six ! ", souligne le journal.

19 millions de masques sauvés des flammes ?
Aux protocoles scientifiques démentiels responsables de la létalité au coronavirus s'ajoutent les règlements appliqués à l'aveugle...
Les millions de masques brûlés étaient-ils vraiment périmés et inutilisables ? S'agissant de yaourt, la date de péremption est à considérer avec intelligence. Nos "sachants" de la haute fonction publique en sont-ils dépourvus ? La date limite de consommation (DLC) de votre yaourt est dépassée depuis plusieurs jours ? Vous pouvez encore le manger ! C’est l’enseignement des tests menés sur une soixantaine de yaourts répartis en six familles (nature fermes, nature brassés, fruits en morceaux, fruits mixés, aromatisés, laits fermentés). 

Bataille de chiffres entre Le Monde et Matignon sur des masques sauvés de la destruction.
"Une part substantielle des 616 millions de masques datant de 2005-2006 aurait sans doute pu être mise en circulation", assure Benoît Vallet au journal  Le Monde.
Initialement, une expertise d'une entreprise belge aurait conclu à leur non-conformité, mais des études plus récentes affirment le contraire.
Au final, seuls 19 millions de masques auraient échappé à la destruction, révèle le quotidien. Et de conclure : "Les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés…"
Des accusations auxquelles a répondu le Premier ministre lors de la présentation du plan de déconfinement ce jeudi. 

Edouard Philippe maintient sa version.
Il a sorti une chronologie visant à contester les chiffres publiés par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans Le Monde. Pendant l'épidémie de coronavirus, un stock de 75 millions de masques périmés depuis décembre 2019 a été retrouvé, indique le premier ministre. Mais, première lacune, Philou ne précise pas leur date de fabrication.
"Quand on les trouve à l'hiver-printemps 2020 et qu'ils sont périmés, vous pouvez vous dire qu'il est peut-être absurde de les détruire, ce qui normalement devrait être le cas, a expliqué le premier ministre. Mais bien de les garder, de vérifier si on peut les utiliser et c'est ce que nous avons fait." Selon lui, 75 millions de masques chirurgicaux ont ainsi pu être récupérés.
L'Edouard a ensuite évoqué un autre stock de 360 millions de masques.
A défaut de transparence de Philippe, on peut penser qu'il ne veut s'exprimer que sur le reliquat de masques sauvé du stock de 660 millions. "On a regardé dans ce qui était périmé ce qui pouvait être utilisé. Il n'y en avait pas beaucoup qui pouvaient l'être (...) mais on les a fait tester par la Direction générale de l'Armement (DGA) et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le premier sous tutelle de Le Drian et le second, de Véran.

Et de conclure : "Cela nous a permis de dire qu'ils pouvaient être utilisés non pas comme masques chirurgicaux, mais comme des masques grand public (...) , ce que nous avons fait". Au final, selon lui, 85 millions de masques ont pu être récupérés sur ces 360. Le reste sera bien détruit. Or, l'AFP et L'Express, notamment, écrivent que "selon le premier ministre, un stock de 360 millions de masques a été détruit, car "ils étaient périmés" depuis trop longtemps". 
Bataille de chiffres donc : 19 millions de masques sauvés des flammes, selon Le Monde, 160 millions, selon le premier ministre. 
Qui croire ? Pas plus que la préfecture de police de Paris qui publie des chiffres  au soir des manifestations...

Repentance de Philou : "Certains seront distribués gratuitement et d'autres pourront être... achetés", a-t-il indiqué, ajoutant que le gouvernement "a limité le prix des masques chirurgicaux". "Une enveloppe de 5 millions de masques sera distribuée chaque semaine par l'État et les préfets pour que les plus vulnérables puissent disposer de masques gratuits", a précisé le premier sinistre, rappelant que "l'Etat finance 50% des coûts d'acquisition des masques supportés par collectivités territoriales". "C'est pas cher", commentait Hollande...
Quand l'Etat paie, c'est le contribuable qui passe à la caisse, mais de quoi se plaint-il ?

jeudi 7 mai 2020

Coronavirus: qui est le patient zéro de décembre 2019 en France ?

Le dernier patient zéro en France nous fait remonter le temps de l'épidémie  ?

Mi-mars 2020 : on a retrouvé le patient zéro du nouveau coronavirus, annonce la presse, en mode mineur

La France dispose d'un plan de réaction à l'épidémie, le saviez-vous ?
Sur le papier, la pandémie de coronavirus aurait donc pu être combattue par le plan Orsan - pour Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles, dispositif national datant de 2014 -, et plus précisément le volet Orsan REB, consacré aux risques épidémiques et biologiques. Activé pour l'épidémie saisonnière de grippe de l'hiver 2014-2015, les attaques terroristes survenues à Paris le 13 novembre 2015, pour l'attentat survenu à Nice le 14 juillet 2016, ainsi que pour l'épidémie de coronavirus SARS-CoV-2 de 2020, il a été déclenché le... 23 février 2020.

Pourtant, sur le territoire national, et bien avant, des Français ont été atteints par le coronavirus et leurs symptômes alors confondus avec ceux de la grippe: volonté des acteurs politiques ou des scientifiques défaillants de minimiser le danger ? 
Le 3 mai 2020, reprenant toutes les PCR (tests par le nez) testées chez les patients atteints de pneumonie en décembre et janvier, le chef de deux services de réanimation dans les hôpitaux Avicenne à Bobigny et Jean-Verdier à Bondy, Seine-Saint-Denis, le professeur Yves Cohen, déclare que ses équipes ont découvert un cas positif au Covid-19 le 27 décembre 2019, âgé de seulement 43 ans et qui n’avait pas voyagé.

L'identification du tout premier malade n'est que l'une des nombreuses questions restées sans réponse avérée sur l'origine de la pandémie
liée au Covid-19. Au-delà de la polémique sur l'attitude initiale des autorités chinoises, accusées d'avoir tardé à réagir, à mesurer la gravité de la situation et à informer le monde, de nouvelles pistes s'ouvrent sur l'identité du "patient zéro", mais aussi sur la date de surgissement du virus. 
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne déclarera pas l'état de pandémie mondiale avant le 11 mars 2020.

Qui a attrapé pour la première fois le coronavirus du Covid-19 ?

En décembre 2019, le docteur Ai Fen, directrice du département des urgences de l'hôpital de Wuhan, signale les cas de commerçants du marché couvert de Huanan, à Wuhan, tenus pour être les premiers suspects. C'est Wei Guixian, 57 ans, vendeuse de poisson au marché de Huanan, qui s'est plainte la première, dès le 10 décembre. Elle consulte ce médecin qui, au vu des symptômes qu'elle prend alors pour ceux d'une grippe, lui prescrit des antibiotiques et la renvoie chez elle. Mais elle y manifeste une détresse respiratoire et sa fille insiste pour qu'elle soit hospitalisée. Or, face à une maladie dès alors "vraiment sérieuse", les médecins ne seront pas écoutés de leur hiérarchie. "Arrêtez de répandre des fausses rumeurs," leur répond-on dans un hôpital voisin du marché.
Bien plus tard, et trop tard, les autorités médicales chinoises reconnaîtront que, si elles avaient réagi plus vite "le nombre de malades aurait pu être massivement réduit"En effet, le 16 décembre, ce médecin avait reçu un autre patient, un homme de 65 ans qui jouera fin décembre un rôle majeur dans la détection du caractère viral de l'infection.
Selon la thèse officielle chinoise qui accuse ce médecin du Hubei Provincial Hospital of Integrated Chinese and Western Medicine, le docteur Zhang Jixian, se serait tu jusqu'au 17 décembre quand il informe alors les autorités qu'il ne s'agit pas d'une simple pneumonie atypique, comme les autorités le prétendront encore 10 jours plus tard, mais bien d'une forme inconnue de coronavirus. Le marché aux poissons de Wuhan, d'abord désigné aux soupçons de départ de l'épidémie, semble donc être un leurre, laissant perdurer le doute sur la véritable origine du mal - antérieure à décembre - et donnant le temps de la recherche d'une stratégie de communication et de mensonge. 

Le premier patient aurait été repéré dès le mois de novembre...
Le premier cas confirmé de Covid-19 remonterait en fait au 1er décembre 2019, selon une étude chinoise publiée dans The Lancet. Et il n'aurait eu aucun contact avec ce marché aux poissons. D'après la BBC, il s'agirait d'un homme âgé atteint de la maladie d'Alzheimer. Ce qui règle opportunément la question de l'authenticité de son témoignage.

Puis, selon des documents confidentiels du gouvernement chinois "consultés" ou confiés par le journal South China Morning Post, un quotidien en langue anglaise basé à Hong Kong, il s'agirait en fait d'un résident de la province de Hubei, où se situe Wuhan à l'épicentre de l'épidémie. 

Agé de 
55 ans, le patient zéro du Covid-19 aurait manifesté la maladie  dès le 17 novembre 2019, soit un mois plus tôt que ce que les autorités chinoises affirmaient jusqu'à présent.  Si Wei Guixian présentait pour beaucoup le profil du patient zéro, elle ne l'était donc pas. 
Selon les sources du journal, ce porteur originel du Covid-19 ferait partie d'un groupe de neuf cas - 5 femmes et 4 hommes âgés de 39 à 79 ans - contaminés à la même période. Le coronavirus se serait alors propagé de façon exponentielle : neuf cas en novembre, 27 le 15 décembre, 60 le 20 décembre, 266 le 31 décembre et 381 le 1er janvier 2020.

VOIR et ENTENDRE comment la Chine finit par fermer des hôpitaux de fortune suite à la baisse de l'épidémie:

L'improbable thèse de la piste américaine

Si la date du 17 novembre est désormais privilégiée comme celle du premier signalement d'un Chinois malade du Covid-19, des thèses complotistes font cependant remonter l'infection au mois d'octobre, avec la présence de… soldats américains de ... Trump!
L
e jeudi 12 mars, reprenant une partie des théories du complot développées sur Twitter sur le sujet, Zhao Lijian, 
porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a laissé entendre  que le coronavirus pourrait avoir été introduit par la délégation américaine participant aux Jeux mondiaux militaires organisés en octobre à Wuhan. "Les Etats-Unis doivent être transparents ! Les Etats-Unis nous doivent une explication!," a-t-il ainsi lancé. Depuis ce jour, imperturbablement et sous la raillerie des envoyés spéciaux de la presse française, Donald Trump  évoque désormais "le virus chinois" pour décrire l'infection, renvoyant la balle à Pékin.

En France, c'est à partir de l'Oise que le coronavirus s'est répandu.
A la date du 9 mars, les autorités françaises identifient neuf foyers épidémiques de coronavirus: l'Oise (la base militaire aérienne de Creil), la Haute-Savoie (La Balme-de-Sillingy), le Morbihan (le 1er mars, l'ARS Bretagne signale 7 cas testés positifs dans les communes voisines de Crac'h, Auray et Carnac), le Haut-Rhin (un rassemblement évangélique, du 17 au 21 février à Mulhouse), le Val-d'Oise et Ajaccio. 

Il faudrait citer
un dixième foyer de contagion, celui de l'Assemblée nationale, selon une analyse du quotidien Le Monde, avec 26 personnes la fréquentant déclarées contaminées le 16 mars, dont 18 députés. 
Les maires de Décines et de Meyzieu écrivent en outre au préfet pour demander le "principe de précaution" face à l'arrivée de 3.000 supporteurs turinois pour le match de Ligue des champions qui voit l'Olympique lyonnais accueillir le 26 février la Juventus de Turin. Le préfet autorise toutefois la tenue du match, ne considérant comme "à risque" que les habitants de Milan, en Lombardie, plus touchée par l'épidémie de "grippette". Le docteur Marcel Garrigou-Grandchamp, juriste de la Fédération des Médecins de France, écrit, sans succès non plus, au ministre de la Santé, Olivier Véran, pour demander le report du match car le club de Turin draine en réalité des supporters de toute l'Italie, y compris en Lombardie
Parmi ces foyers de contagion (clusters) de la maladie à coronavirus 2019 en France, ceux de l'Oise et du Haut-Rhin sont pointés comme sources majeures de la propagation du virus.
C'est donc là que démarre l'enquête sur l'épidémie de coronavirus en France, présentée le jeudi 9 avril 2020 par Baptiste Morin, dans sa chronique "Les indispensables", diffusée dans 24h Pujadas du 09/04/2020 présentée sur LCI par David Pujadas soi-même: "David Pujadas apporte toute son expertise" - un scientifique de plus ! - pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. On note au passage la foule des chefs de service des hôpitaux de France, des infectiologues, virologues et autres réanimateurs, professeurs et généralistes, spécialistes, sociologues et psy quelque chose pour assurer "on voit bien", "clairement" jusqu'à ce que soit décelées les limites de leurs connaissances : ils se répandent pourtant devant les micros et caméras et chaque matin en voit poindre un nouveau pour nous expliquer et nous faire comprendre...

Le 31 janvier 2010, 193 Français ont été rapatriés de Wuhan, le foyer de l'épidémie en Chine, une hypothèse écartée par le directeur général de la Santé, l'illustre Jérôme Salomon qui savait tout depuis qu'il collaborait avec la ministre socialiste de la Santé de François Hollande, Marisol Touraine. Prolongé dans ses fonctions par Agnès Buzyn, qui assure, avant de démissionner, avoir alerté Macron, Salomon est-il celui qui a alerté Buzyn, plutôt que son mari Yves Levy (INSERM) ? Buzyn a-t-elle menti ? Ou Macron a-t-il superbement ignoré les signaux d'alarme ? 
Les supputations se multiplient, hors des réseaux sociaux, preuve que le brouillage des pistes est orchestré d'en haut. 

En France, les trois premiers cas officiellement recensés le sont le 24 janvier 2020. Il s'agit d'un Français d'origine chinoise et de deux touristes chinois ayant séjourné à Wuhan, foyer d'origine du virus en Chine centrale. Ces trois personnes sont également les premiers cas annoncés en Europe. Deux d'entre elles sont hospitalisées à Paris, la troisième à Bordeaux. L'un d'eux meurt le 14 février. Âgé de 80 ans, ce touriste arrivé en France le 23 janvier 2020 décède dans le service de réanimation de l'hôpital Bichat, à Paris.

Six cas sont ensuite localisés dans la commune de La Balme-de-Sillingy, à quelques kilomètres d'Annecy en Haute-Savoie. Henri, un chef d'entreprise qui a récemment séjourné en Italie, est suspecté d'être le "patient zéro" du village, c'est-à-dire celui qui y aurait rapporté le virus.

Certains pensent que l'avion du transfert des Français de Wuhan - dont le laboratoire P4 franco-chinois installé sous le contrôle du Pr Yves Levy - n'aurait pas été désinfecté. D'autres soupçonnent un agent secret atteint à bord du vol Wuhan-Istres, et donc une intervention salutaire du Professeur Didier Raoult sur leur lieu de quatorzaine à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), ou encore qu'une hôtesse aurait été atteinte lors d'un vol Pékin-Paris en novembre 2019.D'Italie en Haute-Savoie ?Nul ne sait en fait comment le virus est bien pu arriver en France ?  

mercredi 6 mai 2020

Covid-19: les patients zéro proviendraient des Jeux Mondiaux Militaires d'Eté

Une athlète française partage ses soupçons 

Les 'JO' militaires ont eu lieu en octobre dernier à Wuhan

La délégation française aux 7e Jeux mondiaux militaires d'été à ...

La délégation française était présente à l'
épicentre chinois de l’épidémie de coronavirus 
du 18 au 27 octobre 2019 à... Wuhan, en Chine. Or,  les milieux spécialisés dans la gestion de la crise sanitaire ne négligent pas cette hypothèse de l’origine de la diffusion mondiale de la Covid-19 à ces Jeux militaires mondiaux d’été (JMME), organisés par le Conseil international du sport militaire (CISM). Près de 10.000 personnes étaient réunies dans la capitale du Hubei quelques semaines avant que l'épidémie ne se déclare officiellement.

Certains sportifs ont été malades le mois suivant de ce qui pourrait bien avoir été déjà la Covid-19..Aucune preuve ne permet pour l’instant de valider cette hypothèse, mais la piste épidémiologique devra être explorée, du fait de témoignages rendus publics par les intéressés.

Les autorités chinoises ont évoqué cette hypothèse dès le 12 mars

Mais la France, dont sa presse aux ordres, avait écarté cette possibilité, la jugeant malveillante. La Chine suggérait ainsi que le virus avait pu être introduit en Chine par l’armée américaine, c’est-à-dire les athlètes militaires américains.

L'armée française balaie d'un revers de main toute contamination dès octobre lors des jeux militaires mondiaux à Wuhan. Pourtant, plusieurs participants à ces jeux militaires mondiaux d'été ont révélé être revenus malades de l'événement. Le patient zéro se trouve-t-il parmi eux ?
 
Elodie Clouvel et Valentin Belaud étaient présents à Wuhan fin octobre 2019 pour les Jeux militaires mondiaux.
Une sportive de haut niveau, la championne de pentathlon Elodie Clouvel, a en effet expliqué avoir été malade après les jeux, comme d'autres athlètes. Après consultation médicale, elle a conclu avoir été atteinte de la covid-19, a révélé cette sous-lieutenante - assermentée - dans la Gendarmerie nationale, fin mars à la télévision Loire7 (TL7) qui diffuse dans le département de la Loire, notamment à Saint-Etienne. 
"Il y a beaucoup d'athlètes des Jeux mondiaux militaires qui ont été très malades", avait-elle témoigné. "On a eu un contact avec le médecin militaire récemment qui nous a dit : je pense que vous l'avez eu parce qu'il y a beaucoup de gens de cette délégation qui ont été malades", avait-elle ajouté. Mais les propos rapportés ne sont pas exactement les mêmes selon l'organe de presse. Comparé Le Figaro ci-dessus et 20minutes, ci-dessous
"Je pense qu’avec Valentin on a déjà eu le coronavirus, enfin le Covid-19, parce qu’on était à Wuhan pour les Jeux mondiaux militaires fin octobre. Et en fait, il s’avère qu’après les Jeux mondiaux militaires on est tous tombés malades avec les mêmes symptômes. Valentin a loupé trois jours d’entraînement. Moi, j’ai été malade aussi. J’avais une grosse conjonctivite (…) c’était trop bizarre… j’avais eu des trucs que j’ai pas eus avant, a-t-elle déclaré. On ne s’est pas plus inquiété que ça parce qu’on n’en parlait pas encore mais c’est vrai qu’on rentrait de Wuhan et c’est à ce moment-là que le virus s’est développé et on a commencé à en parler."
L'hypothèse d'une contamination en octobre est "abracadabrantesque", soutient l'un des participants qui se confie anonymement. Cet officier  - qui porte clairement la voie officielle du ministère -  met en garde aussi contre la "bobologie" inhérente à une pratique sportive qui ne peut pas présager d'une infection par le coronavirus. Une autre sportive, Aloïse Atornaz ajoute ses doutes: "Je ne pense pas qu'il y ait eu de grands risques d'avoir été contaminés", a-t-elle estimé en écho. "On a vécu sous cloche", a-t-elle raisonné, comme si l'incubation de la covid-19 n'avait pas démarré autour du 18 octobre jusqu'en début novembre

Sur les réseaux sociaux chinois où se joue la guerre médiatique, l'hypothèse a aussi été émise que le virus ait été "importé" en Chine à l'occasion des JMME. 
La cycliste américaine Maatje Benassi a été soupçonnée. Pour en avoir le coeur net, elle a été testée. La réponse a été négative pour ce qui la concerne, en admettant que le test soit fiable à la date où il a été pratiqué.

Le ministère des Armées n'a pas pu refuser de communiquer.
Dans sa réaction tardive  - et mûrement réfléchie -  il égare lee raisonnement, insistant sur le fait qu'au moment des épreuves, "l'épidémie liée au à la Covid-19 n'était pas connue". Connu ou non, le virus a pu surgir aux JMME...
La délégation française qui a participé à l'événement était composée de 406 personnes dont 281 athlètes, une centaine de sportifs de haut niveau et 18 militaires blessés. Cette délégation "a bénéficié d'un suivi médical avant et pendant les jeux avec une équipe médicale dédiée composée de près d'une vingtaine de personnels. Si ce virus est alors inconnu, il n'a pu être repéré...
Il n'y a pas eu, dans la délégation française des JMME, de cas déclarés auprès du service de santé des armées de grippes ou d'hospitalisation pendant et au retour des JMME pouvant s'apparenter, a posteriori, à des cas de Covid-19", a-t-on complété au ministère. Le coronavirus a pu gagner en puissance et en virulence avec le temps, se renforçant au contact d'autres porteurs.
Si en octobre personne n'avait effectivement connaissance du coronavirus, ces commentaires de la ministre Florence Parly n'apportent aucune réponse fiable et crédible. 

Pas de tests rétrospectifs, oppose la "Grande Muette"

La délégation française aux derniers Jeux olympiques militaires.

La ministre Parly fait de l' "infox coronavirus"...
 
Le suivi médical qu'elle évoque pour preuve n'avait rien à voir avec la prise en compte de risques infectieux : il s'agissait plutôt de kinésithérapeutes et autres médecins du sport. Les sportifs qui auraient déclaré des symptômes ont pu consulter plus tard des médecins hors SSA (service de santé des armées). 
De plus, la réalisation de tests sérologiques rétrospectifs n'est a priori ni envisagée, ni envisageable. Aussi longtemps après les faits, les résultats ne seraient pas pertinents, dit-on au service de santé des armées. 

En Belgique, on oppose pareillement une fin de non-recevoir : "rien de concret ne permet de confirmer l'hypothèse" d'une contamination en octobre, assène-t-on. 
Pourtant, certains participants aux jeux - soit une délégation de 80 personnes - ont connu "fin novembre, début décembre des maux de gorge, de la toux ou encore des extinctions de voix, mais cela n'a pas nécessité des mesures particulières et n'a jamais été mis en lien avec la participation aux jeux militaires", ajoute-t-on au ministère de la défense belge qui est toutefois amené à s'interrogé depuis...

Cent dix pays étaient représentés lors de ces jeux militaires mondiaux. 
Tous ne participaient pas aux mêmes épreuves (31) et l'une d'entre elles a pu être l'occasion singulière d'une contamination d'un porteur-euse sain(e)...

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La moisson avait été bonne pour la France, la troisième nation la plus représentée après la Chine et le Brésil : 26 médailles d'or, 27 médailles d'argent et 29 médailles de bronze. Les sportifs français avaient aussi reçu le trophée du fair-play. La Chine avait récolté 239 médailles. La fête avait été réussie, dit-on. Les lendemains le sont nettement moins.