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vendredi 8 mai 2020

Epidémie: Macron a détruit 360 millions masques en pleine pénurie

Philippe passe aux aveux et justifie: "Ils ne pouvaient pas être utilisés"

Les masques disponibles ont été brûlés: 
les Français n'ont pas eu à apprendre à les placer...

Incinération des déchets : la métropole est-elle prête à se ...

La presse aux ordres embrouille tout plutôt que d'informer: "l'Etat a-t-il fait brûler par erreur des masques utilisables pendant l'épidémie de coronavirus ?" interroge La Dépêche, détenu par le radical Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales dans les gouvernements socialistes de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve ! 

Seuls 19 millions de masques ont pu être sauvés d'un stock jugé périmé par erreur, sur un total de 616 millions, selon une enquête du Monde. Selon l'ancien directeur général de la Santé, le Pr. Benoit Vallet (2013-2018), prédécesseur de Jérôme Salomon, bien plus de masques auraient pu être sauvés. 
Mais l'Edouard Philippe nie en bloc tous les chiffres.

Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE comment la doctrine officielle a changé et qui est porteur des nouveaux messages :

Alors, des masques chirurgicaux utilisables ont-ils oui ou non été brûlés pendant la pénurie face à la crise sanitaire du coronavirus en France ? 

Une révélation potentiellement explosive, puisque les soignants ont cruellement manqué de cet outil essentiel au début de l'épidémie.
Au départ, en mai 2017, les stocks stratégiques de l'État comptaient 717 millions de masques, selon le quotidien du soir. Parmi eux : 616 millions dataient de 2004-2005, mais sans date de péremption. Le reste, 98 millions de masques, avait été acquis entre 2014 et 2016. "Or, en mars 2020, il n’en restera plus que 117 millions. En moins de trois ans, les stocks ont été divisés par six ! ", souligne le journal.

19 millions de masques sauvés des flammes ?
Aux protocoles scientifiques démentiels responsables de la létalité au coronavirus s'ajoutent les règlements appliqués à l'aveugle...
Les millions de masques brûlés étaient-ils vraiment périmés et inutilisables ? S'agissant de yaourt, la date de péremption est à considérer avec intelligence. Nos "sachants" de la haute fonction publique en sont-ils dépourvus ? La date limite de consommation (DLC) de votre yaourt est dépassée depuis plusieurs jours ? Vous pouvez encore le manger ! C’est l’enseignement des tests menés sur une soixantaine de yaourts répartis en six familles (nature fermes, nature brassés, fruits en morceaux, fruits mixés, aromatisés, laits fermentés). 

Bataille de chiffres entre Le Monde et Matignon sur des masques sauvés de la destruction.
"Une part substantielle des 616 millions de masques datant de 2005-2006 aurait sans doute pu être mise en circulation", assure Benoît Vallet au journal  Le Monde.
Initialement, une expertise d'une entreprise belge aurait conclu à leur non-conformité, mais des études plus récentes affirment le contraire.
Au final, seuls 19 millions de masques auraient échappé à la destruction, révèle le quotidien. Et de conclure : "Les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés…"
Des accusations auxquelles a répondu le Premier ministre lors de la présentation du plan de déconfinement ce jeudi. 

Edouard Philippe maintient sa version.
Il a sorti une chronologie visant à contester les chiffres publiés par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme dans Le Monde. Pendant l'épidémie de coronavirus, un stock de 75 millions de masques périmés depuis décembre 2019 a été retrouvé, indique le premier ministre. Mais, première lacune, Philou ne précise pas leur date de fabrication.
"Quand on les trouve à l'hiver-printemps 2020 et qu'ils sont périmés, vous pouvez vous dire qu'il est peut-être absurde de les détruire, ce qui normalement devrait être le cas, a expliqué le premier ministre. Mais bien de les garder, de vérifier si on peut les utiliser et c'est ce que nous avons fait." Selon lui, 75 millions de masques chirurgicaux ont ainsi pu être récupérés.
L'Edouard a ensuite évoqué un autre stock de 360 millions de masques.
A défaut de transparence de Philippe, on peut penser qu'il ne veut s'exprimer que sur le reliquat de masques sauvé du stock de 660 millions. "On a regardé dans ce qui était périmé ce qui pouvait être utilisé. Il n'y en avait pas beaucoup qui pouvaient l'être (...) mais on les a fait tester par la Direction générale de l'Armement (DGA) et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le premier sous tutelle de Le Drian et le second, de Véran.

Et de conclure : "Cela nous a permis de dire qu'ils pouvaient être utilisés non pas comme masques chirurgicaux, mais comme des masques grand public (...) , ce que nous avons fait". Au final, selon lui, 85 millions de masques ont pu être récupérés sur ces 360. Le reste sera bien détruit. Or, l'AFP et L'Express, notamment, écrivent que "selon le premier ministre, un stock de 360 millions de masques a été détruit, car "ils étaient périmés" depuis trop longtemps". 
Bataille de chiffres donc : 19 millions de masques sauvés des flammes, selon Le Monde, 160 millions, selon le premier ministre. 
Qui croire ? Pas plus que la préfecture de police de Paris qui publie des chiffres  au soir des manifestations...

Repentance de Philou : "Certains seront distribués gratuitement et d'autres pourront être... achetés", a-t-il indiqué, ajoutant que le gouvernement "a limité le prix des masques chirurgicaux". "Une enveloppe de 5 millions de masques sera distribuée chaque semaine par l'État et les préfets pour que les plus vulnérables puissent disposer de masques gratuits", a précisé le premier sinistre, rappelant que "l'Etat finance 50% des coûts d'acquisition des masques supportés par collectivités territoriales". "C'est pas cher", commentait Hollande...
Quand l'Etat paie, c'est le contribuable qui passe à la caisse, mais de quoi se plaint-il ?

dimanche 3 mai 2020

Polémique des "stocks" de masques "cachés" par la grande distribution

Le gouvernement tente de remettre de l'ordre dans le bazar

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a nié samedi toute existence de "stocks cachés"
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Les acteurs politiques vigilants de l'opposition et des professionnels de santé les ont dénoncés ces derniers jours. Dans la majorité, ils n'ont encore rien vu.

Alors que la pénurie de masques est dénoncée depuis l'origine de l'épidémie, leur production, leur commande et leur livraison auraient dû aboutir. Mais, d'abord déclarés inutiles par les "sommités" scientifiques de ce pays, par les perroquets de la macronie, puis déclarés inutilisables par le commun des mortels français, aux dires d'une fine connaisseuse de la France profonde, la porte-parole du gouvernement, une Française de la 11e heure (elle est Franco-sénégalaise depuis 2016, ce qui lui confère l'autorité de quatre années de pratique), ils sont devenus indispensables mais introuvables, bien que régulièrement annoncés depuis le début de la crise sanitaire,  mais, après sept semaines, ils ne sont toujours pas là pour les "derniers de cordée", notamment ceux qui prennent le métro collés-serrés.

Homme d'Etat aux pieds plats que les photo-journalistes ont l'interdiction de filmer en marche, le ministre de la Santé a assuré qu'à défaut de comprendre ses semblables, il comprend "l'émotion du monde de la santé", car Véran s'est gonflé en quelques semaines à l'échelle de la planète. 
Politicien comme les autres, il a voulu les rassurer de mots, rappelant que si la France se trouvait à manquer de masques - ce qu'à Jupiter ne plaise - à destination (encore et toujours) des soignants et des personnes malades ou vulnérables, et non pas des Français qui ne se sont pas encore exposés au virus tueur, l'exécutif aurait recours à la réquisition. L'objectif est clairement de faire grimper la courbe de la circulation du virus et d'atteindre les 60 à 70% requis d'"immunité collective dans les meilleurs délais, selon le principe à haut risque qui veut que plus les personnes sont infectées par la maladie, plus elles développent des anticorps contre ce virus, et moins l’épidémie se propage dans la population.
Au final, entre tous ceux qui seront habilités à verbaliser et tous ceux qui seront convoqués aux réquisitions, les Français seront-ils encore assez nombreux pour aller travailler au redressement de l'économie? Ou même à porter assistance aux confinés des Ehpad ? 

Indignation à l'annonce de mise en vente massive de masques par la grande distribution 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenté samedi de désamorcer cette nouvelle colère de la population et des professionnels de santé qui ont "bien compris" et "clairement" à leur tour que des stocks avaient été gelés pour accélérer l'"immunité de groupe". 
Macron a donc donné l'ordre à ses gens de faire distribuer du pain des millions de masques de protection à compter de lundi.

Olivier Véran nie l'existence de "stocks de masques"

L'affaire est remontée au Conseil des ministres du 2 mai 2020 et le ministre de la Santé a reçu d'en haut l'ordre d'éteindre la polémique sur les masques vendus par la grande distribution, alors même que certaines professions de santé sont toujours en manque.
A l'échelle de la douleur provoquée par l'annonce de ventes de masques chirurgicaux en supermarchés, les médecins libéraux ont atteint le seuil de l'insupportable.

"La grande distribution a annoncé non pas des stocks de masques, mais des commandes de masques", a raconté Véran, surnommé Véreux, lors d'un point de presse à l'Elysée. "La grande distribution me dit disposer en pratique aujourd'hui de l'équivalent de 5, voire 10 millions de masques [en stock], a minimisé cet observateur que se présente en acteur. Et de tenter d'éteindre l'incendie en recourant une comparaison: l'évocation des 45 millions de masques qui sont consommés chaque semaine en France pour les hôpitaux et médecins de ville. "Donc on est très, très loin des 500 millions dont on a cru comprendre que la grande distribution disait disposer", a-t-il commenté, misant à nouveau sur la sottise de ses confrères.

"Les masques tombent", dénoncent les présidents des ordres professionnels de la santé.
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) avait aussitôt démenti l'existence de "stocks cachés". «Les chiffres annoncés par les enseignes concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables," a expliqué cette fédération connue pour son lobbying intense à l'Assemblée nationale et accusée de conflits d'intérêts puisqu'elle dispose d'un budget global de 7.210.000 euros, dont 550.000 euros de financement public, alors qu'elle avoue seulement des coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement n’excédant pas 10.000 euros. 

L'hypocrite ministre de la Santé a ajouté qu'il comprend "l'émotion du monde de la santé" 
Puisque ça ne coûte pas cher, il a tenu à le rassurer en rappelant que si la France se trouve à manquer de masques pour les soignants et les personnes malades ou vulnérables, l'exécutif aura recours à la manière forte, la réquisition. "Je comprends la polémique, j'espère aussi y mettre un terme", a-t-il dit.

Une lettre ouverte publiée jeudi sous le titre "Les masques tombent" a retenti comme le tonnerre

Les présidents des ordres professionnels de la santé se sont déclarés stupéfaits par la capacité des acteurs de la grande distribution à annoncer la mise en vente de "chiffres sidérants" de masques de protection à compter de lundi, quand ils manquaient tant jusqu'alors. 
"Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", écrivaient-ils. 
Comment "comprendre que ce qui n'existait pas hier tombe à profusion aujourd'hui", ajoutaient les présidents des conseils nationaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Le président de l'Association des régions de France demande des preuves
A Marseille, Renaud Muselier, le président de la région PACA, également président de l’Association des régions de France, a relayé leur incompréhension samedi en donnant trois jours aux enseignes de la grande distribution pour prouver qu’elles n’ont pas constitué de stocks secrets de masques de protection et menace de déposer plainte si c’était le cas.
"J’ai demandé la justification complète de l’achat de ces masques, date de commande et surtout date de livraison à l’appui. Je donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu’elle n’avait pas de stocks secrets de masques pendant la crise !», écrit celui qui s'est fait voler un chargement de masques sur un tarmac d'aéroport, dans un communiqué.
"S’il était avéré que ces commandes et ces
livraisons sont très antérieures à la mise en vente ce lundi, dans les établissements de ces enseignes, cela signifierait une chose très claire: pendant que notre pays subissait une pandémie mondiale et sans précédent, ces entreprises ont stocké des produits de première nécessité et ne les ont pas mis en circulation, dans un but commercial et de communication." Muselier s'est dit prêt, dans ces conditions à déposer plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non assistance à personne en danger". Leclerc a sursauté, associant un autre vertueux, Système U.
Pour l'extrême gauche, Mélenchon se dit "écoeuré", quand le patron de Leclerc, insultant, parle de "scénario de débiles"...

Malgré les promesses de l'exécutif, sur le terrain, les équipements n'arrivent qu'au compte-gouttes. Comment en est-on arrivé là ?

Système D à Nice : des pharmaciens en sont réduits à
dresser des panneaux de plastique pour protéger personnel et clients
La polémique face au déblocage inattendue de de masques continue de battre son plein. La grande distribution persiste à nier et, samedi, le patron du groupe Leclerc a moqué une polémique "nulle", cataloguée "insensée" par celui de Système U. Ils auraient pu aussi bien crier "Allahou akbar" et se déclarer islamistes "déséquilibrés"...

"100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence," se sont offusqués indignés les divers Ordres des professions de santé, lundi.
"Je trouve ça dégueulasse, car ça casse le front qui s'est construit entre le personnel de santé et le monde économique", s'est offusqué le président du géant Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, dans un entretien avec le Journal du dimanche.
Au plan économique, Macron ne parvient pas à endiguer les ravages de la  crise sanitaire.

La SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant une aide de l'Etat - les Français, dont les retraités confinés jusqu'à la Saint Glin-Glin et ceux des Ehpad - et des suppressions de postes.

Ccôté transports, la crainte est grande en¨Ile-de-France où la présidente de la région, Valérie Pécresse, demande que les salariés aujourd'hui en télétravail ne retournent pas au bureau le 11 mai pour éviter l'engorgement du métro ou du RER. 

L'après-11 mai reste aussi sujet d'inquiétudes pour le monde de la culture, à l'arrêt complet depuis le confinement. 

Samedi, les organisateurs de la Route du Rock ont finalement annoncé  l'annulation pure  et simple de l'événement, initialement prévu du 19 au 22 août, soit bien après le début du déconfinement.

Macron reçoit du muguet à l'Elysée vendredi et promet samedi de "premières mesures" pour mercredi en faveur du monde de la culture qu'il soutient puisque des éléments non représentatifs pétitionnent et font des déclarations de soutien. En attendant, des artistes arpentent depuis quelques jours les rues de Bordeaux - ville de Juppé -  pour "crier" aux habitants, spontanément et contre subventions municipales, à la manière des anciens allumeurs de réverbères, les messages de bonne nuit : "Il est minuit, bonnes gens ! Dormez, le guet veille! ".

samedi 18 avril 2020

Vente de masques au public : les groupements pallient les déficiences de l'Etat

Le "conseil scientifique" entrave-t-il le bon fonctionnement de l'Etat ?

Les groupements prennent en mains le vente de masques au public 

Masques
Artisanat et système D, ça suffit !
Hausse des exigences des qualifications de prototypes de masques, importations accrues de matériels introuvables en France qui a délocalisé à outrance... Face à la négligence en termes de renouvellement des stocks et face à la pénurie de masques, l'exécutif multiplie les obstacles à leur fabrication et ne parvient pas à booster les initiatives pour favoriser la production sur le sol français.

Après avoir tenu des messages contradictoires depuis le début de l'épidémie de Coronavirus sur l'utilisation des masques, le gouvernement dit et promet plus qu'il ne fait, se laissant entraver par le milieu scientifique: aujourd'hui, il dit encore, fin mars (le 28), qu'il fait ce qu'il fallait depuis des semaines pour leur importation et leur production, principalement en ChinePlus de quinze jours après que l'exécutif a annoncé qu'il donne la priorité au dopage de la production sur le sol français, où en sommes-nous ? 

Un besoin de 40 millions de masques par semaine.
Parmi les différentes mesures prises par l'Etat ces derniers jours en faveur de produits 'made in France', on peut d'abord citer la décision de mieux sécuriser l'approvisionnement des quatre (Valmy, Paul Boyé, Kolmi et VSP) en matière première et en matériel. "Nous travaillons à décupler ces capacités d'approvisionnement, notamment en important des machines additionnelles, précise-t-on à Bercy. Nous encourageons aussi les grandes entreprises à acheter plus que leurs propres besoins pour en faire profiter les PME". Décuplement sans échéance.

La colère populaire enfle.
Notamment depuis l'annonce du report du déconfinement au 11 mai et de la priori au redémarrage de l'économie, priorité réelle de Macron"En même temps" que la pénurie de masques perdure, Macron demande en outre aux salariés de fournir un effort supplémentaire, en travaillant plus et en  sacrifiant une semaine de congés payés, cet été.

Face à l'incurie du pouvoir macronien, passent à l'action les régions qui ne sont pas déconnectées et les maires qui ne sont pas perchés.
Ainsi la Région SUD (PACA) a-t-elle commandé 5 millions de masques le 22 mars, alors que, au troisième mois de pandémie, les collectivités venaient d’arracher à l'Administration le droit d’acquérir des masques sur les marchés internationaux. Ils seront livrés le mercredi 22 avril.
Mi-avril, le département de la Seine-Maritime annonce avoir commandé plusieurs centaines (?) de milliers de masques pour équiper les personnels des structures et établissements médico-sociaux et ses agents départementaux. Mais rien pour les salariés à la livraison dans un mois...

Problèmes de piraterie
L'Etat se sert-il dans les commandes des régions ?
Plusieurs cas de "confiscation" sur le tarmac d'aéroports sont rapportés par les collectivités territoriales...

L'UDGPO et Federgy annoncent que leurs adhérents vont pouvoir - sans délai- vendre des masques chirurgicaux à la population.
Las d'attendre une réponse ministérielle en dépit des multiples appels de la profession, les groupements représentés par leur chambre syndicale, Federgy, la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacie, et l'UDGPO, Union des groupements de pharmaciens d'officine, ont décidé de passer à l'acte. Ils annoncent leur intention de vendre des masques chirurgicaux à la population qui "en fait une demande toute légitime".

"Nous avons les moyens d'approvisionner nos adhérents avec des masques conformes à la réglementation, importés légalement en France", déclarent Alain Grollaud, président de Federgy, et Laurent Filoche, président de l'UDGPO. Les groupements membres de ces deux entités totalisant plus de 11.000 pharmacies adhérentes, ce sont donc plus d'une pharmacie sur deux qui, demain, sera en capacité de distribuer des masques aux Français

Les conditions de ventes sont encadrées  et sûres

Masque anti coronavirus : obligatoire pour chaque Français ?
Cette commercialisation se fera avec une traçabilité très stricte de ces masques, garantissent Federgy (16 groupements et enseignes de pharmaciens (Alphega pharmacie, Apsara, APFK, Ceido, Evolupharm, Giphar, Giropharm, Népenthès, Objectif Pharma, Optipharm, Pharma Group Santé, Pharmactiv, Pharmodelgroup, PHR, Groupe Plus Pharmacie, Réseau Santé) et l'UDGPO (8 groupements (DPG, Le Gall Santé Services, ExcelPharma, PharmaCorp, que préside L. Filoche, Univers Pharmacie, Mutualpharm, iPharm et Pharmacyal). Ils ne pourront être confondus avec la dotation des stocks de l’Etat ou des ARS, lesquelles sont de plus en plus dénoncées comme répressives plutôt que bienveillantes.

"Ils seront destinés par ordre de priorité.
Les critères sont transparents:
l’utilisation par le personnel des officines (notamment aux préparateurs en pharmacie, oubliés des dotations de l'État) et aux pharmaciens eux-mêmes, 
la vente aux professionnels de santé, en complément de la dotation de l'Etat, 
la vente aux patients disposant d’une ordonnance,
et enfin la vente au public, en priorisant les catégories devant poursuivre une activité professionnelle et/ou présentant des facteurs de risque", précisent les groupements.
 
Laurent Filoche (UDGPO) préconise par ailleurs un prix de vente à prix coûtant, soit environ d'un euro pièce.

samedi 21 mars 2020

Sibeth Ndiaye “ne sait pas utiliser un masque”

Aussi bête que Ndiaye, il faut faire des (milliers de) kilomètres  

Elle ne se range pourtant pas au nombre des "bras cassés" LREM


Pourquoi fallait-il qu'elle vienne jusqu'à nous 
et que nous soyons confinés ensemble ?
Déjà pas mal cabossée, elle récidive...



L'arrogante pipelette n'est pas consciente de son handicap.
La porte-parole du gouvernement a encore lâché une petite phrase qui la juge. Ce vendredi 20 mars, abordant le sujet grave de la pandémie mortelle du coronavirus, Sibeth Ndiaye n'a encore pas fait décoller son QI. Prétendant éclairer la lanterne des "gens qui ne sont rien" et clarifier une nouvelle position floue de Macron, elle s'est vautrée sur BFMTV: pas facile d'éclairer le peuple.

La bécasse charge l’administration Fillon.
"Vous savez quoi ? Je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire : ‘Je suis une ministre [anglicisme], je me mets un masque’, mais en fait, je ne sais pas l’utiliser", a insisté la cruche, avec la lourdeur des débiles profonds mais prétentieux, bien que détectés: comme chacun sait, la France n'a plus de kits de test, ni sanitaire ni intellectuel..
Tentant de justifier pourquoi, puisqu'elle pense que son pauvre cas intéresse la planète, elle affirme alors que "les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde" (sic). En effet, "fake news" se propageant depuis la Goutte d'or (Barbès, Paris 18e), il se dit dans certains milieux qui sont "une chance pour la France", que le coronavirus est une maladie de Blancs et qu'Allah les protège"...

Et d’ajouter : "Parce que l’utilisation d’un masque, ce sont des gestes techniques précis, sinon on se gratte le nez sous le masque, on a du virus sur les mains ; sinon on en a une utilisation qui n’est pas bonne, et ça peut même être contre-productif." Elle peut tenir ainsi pendant un quart d'heure...


La porte-parole du gouvernement a par ailleurs chargé l’administration Fillon


Pour décharger le pouvoir macronien de toute responsabilité dans le manque de ces protections indispensables aux soignants dans leur prise en charge des patients contaminés, après trois années de pouvoir sans partage, elle aurait pu aussi bien tacler la socialiste Marisol Touraine et Martin Hirsch (pour l'Ile-de-France), mais elle n'hésite pas à pointer le gouvernement Fillon. Si les politiciens arrivistes sont "gonflés", ce n'est pas à une quelconque éthique. Et celle-là explose : 

"A partir de 2011 (…), il a été considéré que nous n’avions plus besoin de stocks de masques parce que les moyens de production à l’échelle mondiale étaient suffisants pour assurer le coup en cas de pandémie", a-t-elle affirmé avec l'aplomb des cheffes d'immeuble en zone de non-droit.
Est-ce qu'une porte-parole de cet acabit peut faire fonction encore longtemps ?

mardi 17 mars 2020

Buzyn révèle avoir prévenu Macron de l'ampleur de l'épidémie de coronavirus

Une bombe dans le jardin du chef de guerre d'opérette

Agnès Buzyn livre des confessions qui accablent Macron

L'ex-ministre de la Santé qualifie de "mascarade" la tenue des élections municipales. 

L'onde de choc provoquée par les propos explosifs de l'ex-ministre de la Santé dans Le Monde du 17 mars ne fait que commencer à se propager, en pleine crise du coronavirus, contre laquelle Emmanuel Macron a pris la posture du "chef de guerre"... sanitaire.
Humiliée par son classement au troisième rang du premier tour de la municipale à Paris, celle qui a dû remplacer au pied levé le candidat LREM chéri de Macron, Benjamin Griveaux, contraint à l'éjection précoce pour des vidéos de masturbation diffusées, affirme qu’elle était parfaitement au courant de l’ampleur que prendrait l’épidémie du covid-19, assure-t-elle - ce qui a pu la décider à abandonner le navire du gouvernement pour tenter de sauter dans le siège occupé par Anne Hidalgo, la maire PS sortante. 

"En même temps", elle se trahit, admettant en creux avoir menti aux électeurs puisqu’elle s'est tue, n' hésitant pas à se lancer prioritairement à la conquête de la capitale, plutôt que de livrer son combat de médecin contre le virus. "On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade," déclare-t-elle du premier tour des municipales pendant la phase 2 de l'épidémie au Covid-19.

Elle avait prévenu Emmanuel Macron et Édouard Philippe dès le mois de janvier de la catastrophe sanitaire qui se profilait. 

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"Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu", affirme celle qui, il est vrai, ne cachait pas ses larmes lors de sa passation de pouvoirs avec Olivier Véran. Le chef de guerre l'a-t-il écartée pour défaitisme ou pour incompétence ?

Buzyn libère-t-elle sa conscience ou la "buse" se venge-t-elle de son envoi au casse-pipe?
Agnès Buzyn poursuit: "Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée." 

Pourtant, c’est bien son équipe de campagne qui a contacté, via SMS, 500.000 électeurs pour les appeler à voter Agnès Buzyn dimanche 15 mars, avec tous les risques sanitaires que le déplacement aux bureaux de vote comportait. 

Pourquoi, alors, a-t-elle vidé les stocks français de masques, à la mi-février, pour les envoyer en Chine, en pleine conscience ?
Le député européen du Rassemblement national Thierry Mariani a regretté l'envoi par la France de "17 tonnes de masques et de gants en Chine", alors que les hôpitaux français manquaient déjà de masques. Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères confirme dans un communiqué de son ministère, daté en effet du 19 février dernier. "La France a décidé de manifester sa solidarité à l’égard du peuple chinois confronté à l’épidémie de Coronavirus", précise le quai d'Orsay. "Un Airbus A 380 affrété par la France a décollé ce soir de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à destination de Wuhan", précise le communiqué.

Plus incohérent, la ministre-médecin avoue avoir pris conscience très tôt de l’ampleur de la crise à venir. 
“Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président [Macron] sur la situation”, indique l’ex-ministre. 
Elle précise même avoir prévenu Edouard Philippe dès le 30 janvier pour l’avertir "que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir". Pourtant, quand Griveaux a giclé de la campagne, l’ex-ministre de la Santé a quand même quitté le ministère de la Santé pour tenter l’aventure électorale. 
"Je recevais des milliers de textos me disant : ‘Il n’y a que toi…’ Je me suis dit que je n’allais pas laisser La République en marche dans la difficulté… Paris est un beau mandat. J’ai appelé moi-même le président pour lui dire que j’y allais", admet la vaniteuse. Des propos rétrospectifs surprenants, sachant qu’elle avait elle-même attaqué Anne Hidalgo sur sa gestion du coronavirus. Ce mardi dans Le Monde, ce choix de Macron d'une ministre inappropriée prédit maintenant des “milliers de morts” dans l’Hexagone.