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jeudi 25 juin 2020

Covid-19: Véran procède à des tests, maintenant qu'il en a

Le ministre de la Santé a reparu, pour annoncer une campagne de tests d'identification des "clusters dormants"

Tout arrive, au moment d'une "deuxième vague" redoutée


Une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" va être lancée pour "identifier les éventuels clusters dormants" : on avait eu le "grand débat national" bidon de Macron, en réaction au mouvement des Gilets-Jaunes, et voici la grande parade de Véran contre la covid-19... Trente communes d'Ile-de-France sont dans le collimateur, a annoncé Olivier Véran, ministre de la Santé, jeudi dans Le Monde. L'Ardèche doit se débrouiller seule, sans annonce claironnée: elle est en cours sur un parking d'Aubenas, ces mercredi, jeudi et vendredi 25juin. 

Cette "campagne de très grande ampleur qui s'adresse à tous les habitants" le la Région Ile-de-France va cibler "des territoires à proximité de clusters identifiés où (...) il y a du réservoir viral, avec des personnes asymptomatiques, qui peuvent transmettre le virus sans le savoir", expose le responsable. En fait, ils vont faire enfin ce que le professeur Didier Raoult a aussitôt fait, constituer une banque de données pour savoir de quoi ils parlent.

Des chiffres époustouflants, méthode soviétique de com'

"Près de 1,3 million de personnes vivant dans trente communes d'Ile de France vont ainsi recevoir des 'bons' de l'Assurance maladie leur proposant d'aller faire un test virologique dans n'importe quel laboratoire public ou privé, même s'ils n'ont pas de symptômes", a zozoté Véran : une grande première en France, après six mois d'épidémie et 30.00 morts. L'objectif est "d'identifier les éventuels clusters dormants".
"On est pour l'instant au stade de l'expérimentation pour regarder si cela correspond à un souhait des Français. Cette expérimentation pourra ensuite être étendue à d'autres régions", avoue encore Olivier Véran, qui a tout son temps, mais peut-être pas autant de tests que nécessaires...
Quatre régions (Ile de France, Grand-Est, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation en raison de la Covid-19. Onze décès supplémentaires ont encore été rapportés mercredi par la Direction générale de la santé (DGS).

"Le pic de mars-avril est derrière nous, mais nous n'en avons pas terminé avec le virus," a insisté le ministre de la Santé, pour son retour devant les media. "Il faut éviter les grands rassemblements et les comportements à risque", insiste-t-il, après coup: les apéros du Canal Saint-Martin et plus prévisible, mais non anticipé, la Fête de la musique, ce 21 juin, marquée par des scènes d'inconscience collective, sans gestes barrière ni masque.

Probable réalisation d'une promesse datant de la mi-mai...

Le ministre de la Santé avaiT promis que 500.000 tests virologiques seraient effectués chaque semaine à partir du 11 mai. La question des tests sérologiques, elle, restait alors entière. Et toujours aujourd'hui, six semaines plus tard

La stratégie post-confinement du gouvernement, particulièrement floue pendant de longues semaines, devait commencer à s'affiner, mais cet affinement s'avéra être une valse-hésitation, voire un tango: un pas en avant, deux en arrière. 

Lors de son allocution télévisée lundi 13 avril, Macron avait indiqué qu'à partir du 11 mai, la France testerait "toute personne présentant des symptômes" du Covid-19. C'est donc dix longues semaines lourdes de conséquences qu'il aura fallu à Macron pour se retourner... 
Dubitatifs, plusieurs "savants" qui le conseillent avaient d'ailleurs rappelé que les campagnes de dépistage se doivent d'être les plus massives possible pour être réellement efficaces et ne pas seulement se limiter aux personnes exprimant des symptômes. Une réalisation impossible au vu des stocks déficitaires: périmés, ils n'ont pas été reconstitués, par souci d'économie et de gestion fine des fonds publics: un respect qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de patients... Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy avait notamment plaidé pour que les personnes asymptomatiques craignant d'avoir été contaminées puissent également être testées.
Il n'en a rien été. Maintenant, la macronie semble être prête pour la seconde guerre mondiale. Enfin, c'est ce qu'on espère...

dimanche 21 juin 2020

 La femme enceinte interpellée à la gare d’Aulnay-sous-Bois reconnaît avoir mordu un agent 

Interpellée avec son compagnon sans masques ni billets en gare d'Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis 

La rebelle dans l'air du temps décide que c'est une réaction "injustifiée"


Elle devra s’expliquer de sa rebellion brutale devant le tribunal. 
La future jeune maman, âgée de 23 ans, qui a opposé de la résistance à son interpellation en gare d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, mardi avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux toujours hyper-réactifs dans l'émotion, nouveau tyran de la vie publique. 

Elle devra motiver ses infractions et sa violence devant la justice. 
Elle comparaîtra au tribunal le 25 août prochain pour outrage et violences, indique le Parquet de Bobigny.
 
Elle reconnaît avoir mordu l’un des agents SNCF de la sûreté ferroviaire, mais dénonce une réaction "injustifiée" des agents, qui avaient dû la plaquer au sol pour l’interpeller. 
Son compagnon est également convoqué au tribunal pour rébellion. 
 
Sur des vidéos, filmées par des usagers de cette gare de 9.3 et diffusées sur les réseaux sociaux, on voit la jeune femme en venir aux mains avec les agents, malgré son état, puis se rouler par terre et les agents contraints de la maîtriser au sol, alors qu’elle hurlait qu’elle était enceinte. 

Des images impressionnantes mais diffusées "sans aucune contextualisation", dénonce la SNCF

Des réactions violentes d'usagers pris en défaut dont les images impressionnantes et diffusées font oublier les causes. Un certain public se déclare choqué par la fermeté des agents et prend fait et cause pour les délinquants. Mais cette mentalité de la fraude et du non-respect des règlements fait monter la colère des citoyens respectueux de la loi, singulièrement en période de crise sanitaire et notamment chez une future maman. 

Le public citoyen condamne la délinquance en zone de non-droit.
Elle a un coût pour la collectivité. Il s'étonne par ailleurs que les indigénistes qui manifestent contre le racisme supposé de fonctionnaires en charge du respect de la loi et des règlements, puisse demander la contextualisation des hommages aux grands hommes de la nation dont ils contestent certains aspects de leur parcours: Gallieni ou Faidherbe, pour commencer, alors que la presse s'en dispense, sautant aux conséquences en éludant les causes.

La SNCF dénonce les critiques des contrevenants violents véhiculées par les media "sans aucune contextualisation"

Cette entreprise publique précisait dès mercredi que la jeune femme avait refusé d’obtempérer après avoir été contrôlée sur le quai de la gare, quelques minutes auparavant, sans masque, ni titre de transport, au mépris des règles de distanciation physique imposées à toutes et tous par l'état d'urgence sanitaire décrété par Macron.
 
Les trois agents de la sûreté ferroviaire ont porté plainte pour violences et outrages, précisant la femme les a poussés, mordus et griffés, alors qu’ils lui demandaient de quitter la gare RER. Ils se sont vus prescrire trois jours d’ITT. 

Déférée jeudi après-midi, la délinquante a reconnu avoir mordu un agent qui l’avait saisie par le bras, mais dénonce une interpellation et des gestes totalement disproportionnés, une critique qui est monnaie courante et suggérée par les avocats et les associations. Elle a d’ailleurs également porté plainte contre eux. Un volet de l’enquête qui n’a pas encore abouti, précise le Parquet de Bobigny.
 
Son compagnon est également convoqué au tribunal pour rébellion.

lundi 15 juin 2020

Coronavirus : un cluster identifié en Ardèche samedi 13 juin

L'ARS révèle un cluster d'au moins 38 cas positifs identifiés

L'autoritarisme de la préfète Souliman n'a pas fait barrage au virus


D'abord portée à 22 cas positifs,
la contamination s'est étendue à un nombre total de 38 personnes testées positives au Covid-19.
Ce premier un foyer épidémique (cluster) du coronavirus en Ardèche a été identifié à Aubenas par l’Agence régionale de santé depuis le déconfinement.

Selon l’ARS, ce cluster aurait développé huit chaînes de contamination, surtout à Aubenas

Les 38 personnes testées positives au Covid-19 sont fixées pour 34 en Ardéche, sur Aubenas, et pour quatre dans la Drôme, à Valence et Bourg-lès-Valence, détaille le Dauphiné Libéré. Un agent périscolaire d’une école de Valence fait notamment partie des personnes contaminées.

Ce nouveau cluster se serait déclenché autour d’une réunion familiale dans le quartier des Oliviers, précise France Bleu.
L’agence sensibilise actuellement les habitants au respect des gestes barrières et à l’importance de l’isolement, nécessaires pour briser la chaîne de contamination.
Détails dont les trois organes de presse cités privent leurs lecteurs: ce quartier "sensible" compte aujourd'hui 1.800 habitants répartis dans 540 appartements classés en ZUS (Zone Urbaine Sensible:  à quoi ? pour qui ?) et majoritairement destinée aux arrivants des années 50, puis de la deuxième vague dans les années 70. L'offre de logements sociaux représente 20% du parc total de la ville et concentre plus de 54% de l'offre de la commune. En février dernier, était annoncée (période électorale oblige) l'implantation d'une maison de services et la création d'une maison pluridisciplinaire de santé pour "finaliser la rénovation de l'ensemble du quartier des Oliviers".
La préfète, Françoise Souliman, s'était pourtant montrée fermée à toute mesure d'assouplissement. 
Venue de Haute-Marne où le ministre socialiste de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, l'avait promue en 2016 (bien qu'elle n'ait été titularisée dans le cadre des préfets qu'en 2015), elle avait d'abord été chargée de mission au cabinet du ministre de l'Intérieur (mais aussi auprès du directeur de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure), puis préfète déléguée pour la défense et la sécurité auprès du préfet de la région Bretagne, préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine. A son arrivée en Ardèche, sa rigueur militaire n'était un mystère pour personne. 
La préfète de l’Ardèche s'était adressée aux Ardéchois dans une lettre publiée sur... les réseaux sociaux (!) et sur le site internet de la préfecture. Elle y abordait le déconfinement commencé le lundi 11 mai 2020. C’était la deuxième fois que la préfète s’adressait ainsi à la population: c’était alors pour appeler à la prudence alors que l’Ardèche enregistrait un triste record de... morts sur les routes.
Le coronavirus a démontré les limites de l'autoritarisme.

samedi 23 mai 2020

La prefète Souliman n'obtient pas de prime pour les soignants de l'Ardèche

Soignants ardéchois privés de prime Covid : "les erreurs seront corrigées", assure le ministre de la Santé

La préfète excelle à sanctionner, mais échoue à soutenir et récompenser

https://cdn-s-www.ledauphine.com/images/EAC3631A-2F93-418A-94D9-35130200F17E/NW_detail_M/francoise-souliman-prefet-de-l-ardeche-et-le-commandant-de-police-pascale-thiebault-se-sont-rendues-sur-le-controle-routier-de-labegude-photo-le-dl-i-g-1590089273.jpg
Elle pourrait porter sa casquette, mais c'est l'autre, ici
Promise à toutes et tous par Macron fin mars, la "prime Covid de 1.500 euros maximum ne sera pas versée à l'ensemble du personnel soignant, mais... "sans distinction" dans... 40 départements. Soit moins de la moité d'entre eux: quatre sur dix ! Et les 61 autres ? 
Seuls 79 autres hôpitaux jugés en "première ligne" durant l'épidémie de coronavirus, la somme ne pourra être attribuée qu'à 40% des effectifs, selon des quotas.

La tension hospitalière est élevée dans un département peu peuplé:
sa densité de population est de 56 habitants par km carré en 2009

(environ moitié moins que la moyenne de la France)

L’Ardèche compte au nombre des déserts médicaux et a donc été particulièrement meurtrie par le coronavirus. Le département ne figure pas parmi les territoires où les soignants toucheront la prime maximale de 1500 euros et pourtant, le député Hervé Saulignac avait tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière. "Incompréhensible," déplore le député socialiste, sauf si l'autoritaire préfète a failli à sa mission.

Carte de synthèse présentée par le ministre de la Santé lors de son point presse le 30 avril.
Au 30 avril, l'Ardèche apparaissait toujours en orange
L'élu du Nord du département a directement interpellé le ministre de la Santé à ce sujet, ce mardi 19 mai lors des questions d’actualité au gouvernement. "Un mécanisme national, distribué en urgence, peut connaître des ajustements territoriaux. (…) Je ne sais pas si tout le département basculera dans la zone de prime maximale. Je regarde de près la situation ardéchoise. Ne vous inquiétez pas. Les erreurs seront corrigées et des ajustements opérés", a promis O. Véran...

Les Ardéchois atteints par le coronavirus doivent être transférés hors du département...
La circulation du virus continue d'inquiéter,
et la préfète s'en prend à la population isolée qu'elle contraint et punit
Dans ce territoire rural oublié du pouvoir central, où la représentante de l'Etat ne trouve rien de mieux à faire que d'interdire et sanctionner, les patients atteints par le coronavirus ne peuvent être accueillis sur place: outre un centre intercommunal, le département ne dispose que de deux centres hospitaliers, sur quelque 150 km du Nord au Sud et aucun n'est en capacité d'accueillir des malades en réanimation, faute de matériels adaptés et d'effectifs compétents. Ils doivent être dirigés soit sur Alès (Gard) ou Montpellier (Hérault), soit sur Lyon (Rhône).  
Véran a-t-il donné de vraies raisons d’espérer à son collègue socialiste Hervé Saulignac, et aux soignants ardéchois démunis.

La mortalité est en hausse de 29% en Ardèche et de 19,5% dans la Drôme par rapport à 2019.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2020/05/20/dussopt-4831650.jpg?itok=484DJZyo
Fait accablant : le député-maire d'Annonay est Olivier Dussopt, ancien membre du Parti socialiste, ci-contre, au pouvoir de 2012 à 2017, et secrétaire d'Etat depuis novembre 2017 dans le gouvernement Philippe (Juppéiste) - en charge de la Fonction publique, notamment hospitalière -, nommé par Macron, qu'il a rallié en créant, à l'aile gauche du parti présidentiel, le parti 'Territoires de progrès': il fallait oser !
Il a aussi osé mettre de côté deux oeuvres d'art reçues en cadeau de la SAUR...
(lien PaSiDupes)
 

samedi 9 mai 2020

Plan de déconfinement: masques facultatifs dans l'espace public

Philippe est content de lui: l'Etat faisait largement sa part, selon lui, en ciblant les distributions de masques 

L’Etat ne procédera pas à la distribution générale et gratuite de masques jetables ou lavables à l’ensemble des Français.

Cette mesure était pourtant réclamée par une très large part de l’opinion publique. Face à l'incurie du pouvoir, elle est même déjà appliquée par de nombreuses collectivités locales de tous bords politiques, mais l'Etat en fait bien assez dans les distributions de masques, a estimé Edouard Philippe dans son allocution sur le plan de déconfinement du 11 mai, laissant les commandes, la distribution et le financement aux collectivités territoriales.
L’Etat entend limiter ses efforts à des publics cibles, a insisté le premier ministre.
“L’État va distribuer des masques” gratuitement, a indiqué l'Edouard. “Il va distribuer des masques aux professeurs qui devront les porter dans leurs classes, il va distribuer des masques aux agents qui travaillent pour l’Etat et qui doivent les porter, il va distribuer des masques aux plus vulnérables”, a-t-il énuméré, en rappelant que 5 millions de masques seront distribués gratuitement par les préfets chaque semaine aux malades et aux “plus vulnérables économiquement”. Encore une action reportée à l'avenir et sans date.

Selon Philippe, "c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie" ! 

Sans attendre le bon vouloir de l'exécutif, alors que l'épidémie en est au troisième mois, de nombreuses collectivités (régions, départements, mairies) ont commencé à distribuer des masques gratuitement à leurs administrés, le Premier ministre rappelle que 50% du coût d’acquisition de ces masques est subventionné par l’Etat - c'est-à-dires les Français - depuis le 13 avril, après deux mois de crise sanitaire. Une manière de souligner que la générosité de certains élus est en partie rendue possible par l’appui budgétaire offert par le gouvernement.

Les partis politiques s’indignent du coût des masques vendus dans le commerce pour exiger une mise à disposition gratuite pour tous. Edouard Philippe juge que cela "correspond à du bon sens si l’on veut que chacun s’équipe dans la durée", justifiant le plafonnement des prix des masques chirurgicaux dans les pharmacies et la grande distribution.

Pas d’obligation du masque dans l’espace public

Avant la présentation de ce pan de déconfinement, plusieurs élus de grandes villes avaient mis la pression sur l’Etat pour qu’il rende obligatoire le port du masque dans l’espace public. Outre la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), qui juge "extrêmement salutaire" le port du masque et le maire LREM de Lyon Gérard Collomb, l’édile de Nice Christian Estrosi (LR) a annoncé qu’il entend prendre un arrêté pour rendre le masque obligatoire.

Mais sur ce point, l’exécutif a refusé de céder. “Le masque n’est jamais qu’un complément à la distanciation physique. Lorsque vous vous promenez tout seul dans la rue ou à la campagne, porter un masque ne présente pas d’intérêt", a jugé Édouard Philippe.

Le port du masque sera  obligatoire uniquement dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants seront passibles d’une amende de 135 euros, a indiqué jeudi la ministre Elisabeth Borne en présentant le plan de déconfinement du gouvernement.

Des masques "grand public" - ceux qui ne sont rien" seront mis à disposition dans les transports en commun "dans les premiers jours du déconfinement pour les distribuer en appoint aux personnes qui n’auraient pu s’en procurer", a ajouté E. Borne.

dimanche 26 avril 2020

Promis mardi, l'avis du Conseil scientifique sur le déconfinement fuite dès samedi...

Edouard Philippe s'est fait brûler la politesse !

On connaît déjà, avant les députés, les recommandations des "savants" au gouvernement 

Mai 68 : "sous les pavés, l'entreprise" ?
L'enfer du déconfinement est pavé de bonnes intentions
Ce que le Conseil scientifique recommande pour une “levée progressive et contrôlée du confinement” à partir du 11 mai.

"Tout s'accélère", raconte BFMTV, chaîne experte en infox politique vertueuse. Déplacements possibles entre régions mais déconseillés à l’étranger, masques obligatoires au collège et au lycée, maintien du télétravail: le Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement - mais qui navigue à vue - a livré ce samedi 25 avril  ses recommandations pour une “levée progressive et contrôlée du confinement” à partir du 11 mai. Sylvain Maillard assure ce matin que ces scientifiques "connaissent parfaitement" le virus... Sibeth Ndiaye a fait des petits à Macron et sont-ils tous faits au même moule?

Le premier ministre Edouard Philippe présentera mardi après-midi sa “stratégie nationale du plan de déconfinement” face au coronavirus. Il devait s'adresser à tous les Français, puisqu'ils serot les acteurs principaux de leur retour à une vie active quasi-normale, mais il se tournera plutôt vers leurs représentants.... 
Cette présentation -groupée avec une autre déjà prévue sur l’application de traçage “StopCovid”- sera suivie d’un débat et d’un vote. Macron tient en effet énormement à diluer les responsabilités

L’enjeu est de réussir à lever le confinement, en vigueur depuis la mi-mars, pour faire redémarrer un pays à l’arrêt, sans provoquer un rebond de l'épidémie qui, depuis le 1er mars, a causé 22.614 morts en France, avec 369 nouveaux décès en 24 heures. Voici les principales mesures à prendre en compte pour y arriver, selon le Conseil scientifique.

Masques

Le diable est dans les détails » - Paris (75000)
Le port d’un masque dans les lieux publics ―pas seulement dans les transports et les lycées et les collèges― doit être "systématique" pendant les mois suivants la levée du confinement, selon le Conseil scientifique.

Ainsi, pour être faisable, le déconfinement nécessite que des "masques alternatifs de production industrielle ou artisanale anti-projection" soient "disponibles pour l’ensemble de la population et distribués en priorité aux personnes en contact régulier avec le public".

Les lieux recevant du public doivent proposer à leurs clients ou usagers des masques de protection et des solutions hydroalcooliques. "Un manquement à ces règles doit pouvoir aboutir à une fermeture administrative de ces lieux", selon l’avis.

Déplacements

Disposition en rangée et en quinconce des chicanes | Download ...Les déplacements d’une région à l’autre par transports en commun pourraient à nouveau être autorisés dès lors que les mesures barrière et les règles de distanciation sociale sont respectées.

Les transports urbains et périurbains devraient reprendre avec leurs cadences habituelles. Un ”étalement des horaires” des salariés, ajouté au maintien du télétravail, devrait éviter une saturation des transports en commun à certaines heures.

Les transports internationaux sont eux très fortement déconseillés jusqu’à l’été - inclus ou non, on ne sait pas encore - pour "réduire le risque de réintroduction du virus sur le territoire national": en macronie, l'étranger est suspect... Les voyageurs s’exposent à des mesures de quarantaine à l’arrivée à leur destination? comme au retour en France.

Le Conseil recommande également "une multiplication de l’offre" de transports scolaires pour que les élèves soient moins serrés. Sachant que les espacer en ligne n'a pas  de sens s'ils ne le sont pas aussi en colonnes ! 

 Ecoles

Les parents sont invités à prendre la température des enfants chaque jour avant le départ pour l’école [et au retour??]. En cas de symptômes, l’enfant ne devrait pas s’y rendre [ ! ] et les parents devraient prendre avis auprès de leur médecin traitant.

"Le port de masque doit être obligatoire" pour les collégiens et les lycéens, indique le Conseil, considérant en revanche le port du masque "impossible" en maternelle et adaptable en fonction de l’âge en primaire.

Les règles de distanciation sociale en vigueur de façon générale dans la société devraient être adoptées dans tout l’établissement, 
Lunch box bento - %Manufacturer% : Soins Kiné médicalles tables étant notamment écartées d’un mètre en classe. Les chicanes et le quinconce (ci-dessus) devraient s'imposer aussi, comme dans les écoles.

Les établissements devraient également faire en sorte que les élèves d’une classe ne croisent pas les élèves d’une autre classe ou que les élèves d’un même niveau ne croisent pas les élèves d’un autre niveau, pour repérer les élèves à risque en cas de contamination. 

Et "si c’est possible", qu’ils déjeunent tous en classe, à leur table [repas fourni par les familles, avec la boisson].

 (Télé)travail

Le Conseil propose que les entreprises maintiennent le télétravail lorsqu’il est possible, “sur la totalité ou plus de la moitié du temps de travail”.

Pour les commerçants et artisans, il est proposé de reprendre une activité en respectant scrupuleusement les règles de distanciation sociale, si ubuesques soient-elles. “L’objectif est de reprendre progressivement une activité présentielle ne concernant si possible que la moitié des travailleurs”. 

Dans les administrations, il est aussi proposé de maintenir les plans de continuité de l’activité permettant un télétravail pour une part importante des personnels. 

Personnes à risque

Sous les pavés la plage», «Il est interdit d'interdire»... les ...
Retour du boomerang
sur la génération de Mai 68 
Le Conseil scientifique conseille aux personnes âgées de plus de 65 ans et/ou présentant des pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladie coronarienne) de respecter “un confinement strict et volontaire, qui les protège de risques de contamination". "Ce choix doit pouvoir être proposé aux personnes à risque qui travaillent", précise les "savants".

Macron avait assuré le 17 avril qu’il ne souhaitait "pas de discrimination" des personnes âgées ou fragiles dans le déconfinement progressif après le 11 mai, en appelant ”à la responsabilité individuelle”.

Pas de festivals

Pendant les deux premiers mois suivant la levée du confinement, il est "nécessaire de maintenir fermés ou interdits tous les lieux et événements" rassemblant "du public en nombre important, qu’il s’agisse de salles fermées ou de lieux en plein air".

Dès le 13 avril, Macron avait souligné que ce type d’événements ne pourrait avoir lieu jusqu’à mi-juillet au moins. Les grands rendez-vous culturels ont déjà tous renoncé, de Cannes à Avignon en passant par les Francofolies ou les Vieilles Charrues. 

samedi 25 avril 2020

Les "gens" volent à la rescousse d'Air France-KLM avec 7 milliards d'euros de prêts

Tous ne prennent pas l'avion, mais tous contribueront avec 7 milliards d'euros de prêts

Air France-KLM est le premier grand groupe de transport aérien à obtenir une aide massive d'Etat sous la forme de prêts pour un montant total de 7 milliards d'euros.


"En même temps", Air France rembourse aux Etats-Unis, mais pas en France : quand un vol est annulé pour cause de pandémie, la compagnie aérienne nationale française ne rembourse pas le passager français en numéraire mais émet un avoir. C’est le grief qu'adresse l’UFC-Que Choisir à  Air France, ainsi qu’à 56 autres transporteurs, dans sa mise en demeure dévoilée le 24 avril.
Une porte-parole du groupe Air France/KLM assume : "Effectivement, en cas de vols annulés, nous émettons un avoir, remboursable s’il est non utilisé au bout d’un an, explique-t-elle. En fait, nous ne refusons pas les remboursements, mais nous les différons." Soutenu par le gouvernement français, le principe provoque la colère des agences de voyages et de nombreux voyageurs, d’autant qu’en l’absence de caisse de garantie des compagnies aériennes, si un transporteur devait faire faillite, les avoirs émis seraient perdus pour les consommateurs… Or, le risque est grand.

Pour mémoire, l’Europe refuse toujours le principe de l’avoir, et l'UE demande pour l’instant aux compagnies de rembourser les clients des vols annulés en raison de la pandémie, en vertu du règlement (CE) 261/2004. Mais pour les compagnies, qui regardent avec envie le système des avoirs de 18 mois mis en place pour les voyages (hors transports secs) par l’ordonnance du 25 mars 2020, les remboursements représentent une trop grosse ardoise, alors même que l’activité est à l’arrêt. A titre d’exemple, Air France opère seulement 5% de son trafic normal, sa compagnie soeur KLM moins de 10%.
A noter toutefois qu'alors qu'on s'interroge si il y a un pilote dans l'avion-France, le ministère américain des Transports est intransigeant.

Les Pays-Bas, dans les prochains jours, devraient suivre avec pour 3 milliards supplémentaires de prêts. Air France-KLM, qui perd actuellement 25 millions d'euros par jour, obtient ainsi de quoi tenir pendant une crise longue.

Tourisme - Transport

Vingt-six ans après la recapitalisation de 20 milliards de francs (3 milliards d'euros), qui avait permis au groupe Air France d'échapper à la faillite et d'effectuer par la suite un spectaculaire redressement, l'Etat-actionnaire français vole de nouveau au secours de l'ex-compagnie nationale.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a lui-même annoncé la signature de plusieurs accords de prêts bancaires garantis par l'Etat français. Six banques promettent les 7 milliards d'euros, garantis par l'Etat pour 4 milliards d'euros et un prêt direct de l'Etat-actionnaire de 3 milliards d'une maturité de 4 ans. "Il faut sauver notre compagnie nationale", a-t-il ajouté, ce vendredi soir sur TF1, qualifiant ce plan d' "historique" (niveau supérieur à "inédit", en rhétorique officielle) et précisant qu'une nationalisation n'est toutefois "pas à l'ordre du jour" ("sur la table" étant l'expression consacrée actuelle réservée au quotidien, voire à l'"inédit"...).

"Ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye", disait Hollande: Macron, pareil !

Contrairement au gouvernement français, qui gouverne par ordonnances et réforme à coups d'article 49.3, le gouvernement hollandais a jugé utile de demander le feu vert de son parlement. 
A ces 7 milliards d'euros pourrait en effet s'ajouter la contribution hollandaise au sauvetage de KLM, dans les prochains jours, mais toujours en "discussion", avoue Bruno Le Maire - pour un montant d'ailleurs encore imprécis, mais qui devrait avoisiner les 3 milliards d'euros. 

L'enveloppe totale, qui reste subordonnée à son approbation par la Commission Européenne, devrait donc atteindre les 10 milliards d'euros. De quoi permettre au Air France-KLM, dont l'activité a chuté de plus de 95 % et qui perd 25 millions d'euros par jour, de faire face à ses échéances financières du troisième trimestre et pouvoir accompagner une lente reprise de l'activité, qui pourrait s'étaler jusqu'en 2022. Les dernières prévisions d'Air France-KLM tablent sur un trafic toujours en recul de 80 % en juin, de 60 % en juillet et de 40 % en août… Et encore de moins 10 % fin 2021.

Prêts directs et prêts garantis?
Les gouvernements français et néerlandais ont accepté d'aller au-delà de la limite de 25 % du chiffre d'affaires fixée par la réglementation européenne, en garantissant 90 % du montant des prêts bancaires. Et comme les prêts bancaires ne suffisaient pas, le gouvernement français a également accepté de procéder à une injection supplémentaire de capital, sous forme d'un prêt directement consenti par l'Etat. Prêt qui pourrait n'être jamais remboursé : est-ce que l'Etat demande aux Etats africains de rembourser leur dette?

Par ailleurs, ces prêts garantis sont complétés par les différentes aides consenties par l'Etat français depuis le début de la crise : les reports de paiement de taxes et de charges et surtout, des mesures dites "d'activité partielle", qui ont permis à Air France de mettre temporairement au chômage 76 % de ses effectifs au frais de l'Etat. En y ajoutant les mesures équivalentes prises par l'Etat néerlandais pour préserver l'emploi chez KLM, le groupe a ainsi pu économiser quelque 1,1 milliard d'euros pour 2020.

En contrepartie de ces aides, Air France-KLM a néanmoins dû s'engager sur un certain nombre de points. 
Le premier, dicté par les pressions environnementales, porte sur un engagement à oeuvrer en faveur d'un "développement durable". "Il faut qu'Air France nous présente un plan de réduction des émissions de CO2", a indiqué Bruno Le maire sur TF1. 
Mais l'engagement principal concerne sa capacité à rembourser ces sommes. Pour cela, le groupe s'est engagé à amplifier les réductions de coûts et à accélérer son "plan de transformation", présenté en novembre dernier, qui visait à doubler son bénéfice d'exploitation d'ici à 2024 pour atteindre une marge opérationnelle "de 7 % à 8 %", contre 4,8 % en 2019 (et 2,1 % seulement pour le groupe Air France).
D'après les premières indications esquissées en interne et lors d'une audition par le Sénat, ce plan, initialement prévu sur 5 ans, devrait être réalisé en deux ans d'ici à fin 2021. Il pourrait se traduire par une réduction sensible de l'offre d'Air France, notamment sur son réseau domestique, avec un impact sur les effectifs : des suppression d'emplois.

"A l'issue de l'élaboration de ce plan, le conseil d'administration du groupe envisage de procéder à une opération de renforcement de ses fonds propres, qui pourrait intervenir au plus tard à l'issue de l'assemblée d'approbation des comptes de l'exercice 2020", précise Air France. "Dans ce cadre, l'Etat français a indiqué son intention d'examiner les conditions de sa participation à une telle opération de renforcement des fonds propres", ajoute-t-il.

Un effort sans précédent

Après Fnac-Darty , Air France-KLM est ainsi le deuxième grand groupe français à bénéficier d'un prêt garanti par l'Etat, mais dans des proportions quatorze fois plus importantes en l'espèce. Air France-KLM est également le premier des grands groupes de transport aérien européen à bénéficier d'une aide d'Etat. Les compagnies scandinaves SAS et Norwegian, le groupe Lufthansa en Allemagne, Virgin Atlantic au Royaume-Uni ou encore Alitalia en Italie ont également reçu le soutien de leurs gouvernements respectifs, mais, pour l'heure, aucun Etat européen n'a consenti un tel soutien financier.
Ailleurs dans le monde, Singapore Airlines et les principales compagnies américaines ont toutefois obtenu des montants supérieurs ou équivalents. 

Macron passe outre les règles européennes
A Delta Air Lines, le partenaire américain d'Air France-KLM, devrait ainsi toucher 11 milliards de dollars du gouvernement américain sous forme de prêt direct et de prêts bancaires garantis.
A l'inverse du gouvernement américain qui a conditionné l'octroi de son aide à l'obligation de préserver à la fois les effectifs et le réseau intérieur, le gouvernement français étatiste n'a, semble-t-il, pas mis de frein aux possibilités de "restructuration" d'Air France et de KLM.

Cette aide massive sera-t-elle suffisante ? 
En 1994, les 20 milliards de francs consentis par Edouard Balladur à Air France avaient permis au groupe de revenir aux bénéfices trois ans plus tard, après huit années de pertes. Et d'achever sa transformation en compagnie de "hub" internationale, ouvrant ainsi la voie à sa privatisation. Dix ans plus tard, le rachat de KLM avec l'aval de Raffarin (2004) permettait même à Air France de se hisser au premier rang européen…
Tout est remis en cause et Macron craint de se voir reprocher de n'avoir pas su veiller à la consolidation du géant aux ailes d'argile.