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lundi 15 juin 2020

Coronavirus : un cluster identifié en Ardèche samedi 13 juin

L'ARS révèle un cluster d'au moins 38 cas positifs identifiés

L'autoritarisme de la préfète Souliman n'a pas fait barrage au virus


D'abord portée à 22 cas positifs,
la contamination s'est étendue à un nombre total de 38 personnes testées positives au Covid-19.
Ce premier un foyer épidémique (cluster) du coronavirus en Ardèche a été identifié à Aubenas par l’Agence régionale de santé depuis le déconfinement.

Selon l’ARS, ce cluster aurait développé huit chaînes de contamination, surtout à Aubenas

Les 38 personnes testées positives au Covid-19 sont fixées pour 34 en Ardéche, sur Aubenas, et pour quatre dans la Drôme, à Valence et Bourg-lès-Valence, détaille le Dauphiné Libéré. Un agent périscolaire d’une école de Valence fait notamment partie des personnes contaminées.

Ce nouveau cluster se serait déclenché autour d’une réunion familiale dans le quartier des Oliviers, précise France Bleu.
L’agence sensibilise actuellement les habitants au respect des gestes barrières et à l’importance de l’isolement, nécessaires pour briser la chaîne de contamination.
Détails dont les trois organes de presse cités privent leurs lecteurs: ce quartier "sensible" compte aujourd'hui 1.800 habitants répartis dans 540 appartements classés en ZUS (Zone Urbaine Sensible:  à quoi ? pour qui ?) et majoritairement destinée aux arrivants des années 50, puis de la deuxième vague dans les années 70. L'offre de logements sociaux représente 20% du parc total de la ville et concentre plus de 54% de l'offre de la commune. En février dernier, était annoncée (période électorale oblige) l'implantation d'une maison de services et la création d'une maison pluridisciplinaire de santé pour "finaliser la rénovation de l'ensemble du quartier des Oliviers".
La préfète, Françoise Souliman, s'était pourtant montrée fermée à toute mesure d'assouplissement. 
Venue de Haute-Marne où le ministre socialiste de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, l'avait promue en 2016 (bien qu'elle n'ait été titularisée dans le cadre des préfets qu'en 2015), elle avait d'abord été chargée de mission au cabinet du ministre de l'Intérieur (mais aussi auprès du directeur de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure), puis préfète déléguée pour la défense et la sécurité auprès du préfet de la région Bretagne, préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine. A son arrivée en Ardèche, sa rigueur militaire n'était un mystère pour personne. 
La préfète de l’Ardèche s'était adressée aux Ardéchois dans une lettre publiée sur... les réseaux sociaux (!) et sur le site internet de la préfecture. Elle y abordait le déconfinement commencé le lundi 11 mai 2020. C’était la deuxième fois que la préfète s’adressait ainsi à la population: c’était alors pour appeler à la prudence alors que l’Ardèche enregistrait un triste record de... morts sur les routes.
Le coronavirus a démontré les limites de l'autoritarisme.

mardi 2 juin 2020

Application 'StopCovid', gadget pour nous pister...

Elle arrive trop tard et sera plus dangereuse qu'utile

Macron cherche-t-il à se donner bonne conscience ?

Il n'avait pas les masques de protection, ni les tests de dépistage, ni les lits, ni les respirateurs, ni les effectifs, alors il nous sort un bidule...

L'application StopCovid finalement disponible mardi 2 juin à midi, annonce Cédric O

Elle arrive avec quinze jours de retard: était-elle en quatorzaine ?
Prévue pour débarquer à midi sur les plateformes en ligne, l'application a accusé un retard supplémentaire. Du coup, de nombreux utilisateurs se sont tournés vers une autre appli "Stop Covid"... mise en place par le gouvernement de Catalogne...
C'est ainsi que les maladresses des arrogants au pouvoir ont amené une application du gouvernement de Catalogne, Stop Covid 19 CAT, en tête des téléchargements en France ce mardi sur le magasin d'application d'Apple, devant Zoom, TikTok et WhatsApp, selon un classement établi par la société spécialisée AppAnnie. Il s'agissait probablement d'internautes confondant les deux applications, analysent les cocus.
Après des semaines de débats et d'affrontements avec Google, l'application de traçage de contacts StopCovid est enfin disponible au téléchargement dans le magasin d'applications Google Play, mardi 2 juin. 

Sa publication sur le magasin d'Apple n'est toujours pas effective mais devrait suivre rapidement, a promis l'entourage du secrétariat d'Etat au numérique Cédric O, qui n'a pas osé trop montrer sa face.

Ce truc est extrêmement décrié dans son principe

Sortie sous une nuée de quolibets, l'application suscite avant tout de nombreux soupçons d'atteintes aux libertés individuelles.
Les apprentis sorciers prétentieux assurent que le choix de Bluetooth (contre la géolocalisation) apporte des garanties de respect de la vie privée des utilisateurs, tous volontaires pour un traçage.

Mais encore faudrait-il que 60% des Français pratiquent cette appli pour qu'elle devienne efficiente dans la lutte contre la Covid19. Dans l'hypothèse d'une seconde vague, puisque, tels les flics, StopCovid arrive après la bagarre.

StopCovid doit permettre de prévenir les utilisateurs s'ils ont croisé récemment, à moins d'un mètre et pendant plus de 15 minutes, un autre utilisateur qui s'est découvert, mais surtout signalé, contaminé par le coronavirus.

vendredi 27 mars 2020

Chair à coronavirus, la police réclame des masques

Les syndicats font monter la pression sur la crise des masques 

Sur le front des contrôles et des sanctions dans la crise du coronavirus, les policiers sont en colère contre le ministère de l'Intérieur et leurs syndicats menacent de suspendre les contrôles du confinement

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Dès fin février, l'exposition sans protections au Covid-19 a fait très tôt monter la colère dans la Police nationale qui a très tôt demandé à l'exécutif de placer la France sous cloche.

Depuis le 16 mars et les annonces du chef de l'Etat, notamment sur le confinement général, les syndicats policiers relaient les inquiétudes de la base s'alarmant de leur prise de risques dans l'attente sans cesse différée  de masques. 
Il  dénoncent aussi les manques de considération et d'anticipation de leur ministère de tutelle, mais aussi les conditions restrictives d'utilisation de ce matériel.

Alors que 100.000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour faire respecter les mesures de confinement et que les verbalisations pleuvent sur tout le territoire, les agents considèrent être un maillon essentiel contre la propagation du virus. Placés en "première ligne", ils sont
"non seulement des victimes potentielles du virus mais des vecteurs possibles de l'épidémie"dans les rangs des forces de l'ordre, mais aussi jusque dans leurs familles, soulignent les syndicats policiers.
L'annonce du décès d'un sous-officier de la gendarmerie, âgé de 51 ans, jeudi, n'a pu que renforcer ces craintes, alors qu'on attend que les causes de sa contamination soient connues et que soit établie la certitude qu'il n'a pu contaminer personne..

Organisée lundi, en visio-conférence, entre les partenaires sociaux, le secrétaire d'Etat, Laurent Nunez et le Pr. Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DGS), une réunion n'a pas rassuré les organisations syndicales.
La décision du ministère de l'Intérieur, rendue publique mercredi, de donner ses stocks de masques FFP2 (1,4 million d'unités) au personnel soignant qui en manque également cruellement, a renforcé le sentiment d'amertume de la Police nationale.

Tous grades confondus, les policiers ont lancé un ultimatum à Castaner
photo les premiers contrôles en ville effectués par des policiers, le 17 mars, à rennes.

La colère des organisations syndicales a enflé sous l'effet de cette annonce du gouvernement. "Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle du confinement". 
Les gardiens de la paix de l'Unsa-Police et Alternative-CFDT - tout deux réformistes - ont d'ores et déjà appelé "à alléger, voire à ne pas effectuer les contrôles", et les deux grands syndicats de commissaires, le SCPN et le SICP, ont engagé les chefs de service "à la compréhension" en privilégiant "la sécurité des effectifs". De quoi sérieusement ébranler l'efficacité de ces mesures. 

Le gouvernement fait des choix discriminants
https://static.actu.fr/uploads/2020/03/971182ce-dc0e-454a-b0cd-ddef7dfed14a1761397020848974434-854x569.jpgFace à l'incendie qui couve, la place Beauvau qui pilote la cellule interministérielle de crise (CIC), campe sur la doctrine gouvernementale.
Les masques FFP2 "sont normalement destinés aux personnels soignants, qui interviennent auprès des malades les plus graves, et notamment en réanimation. La doctrine du gouvernement est de réserver ces masques aux personnels soignants", a déclaré Laurent Nuñez sur TF1.
"Les 1,4 million masques que le ministère de l'Intérieur met à disposition des agences régionales de santé, pour un million d'entre eux, étaient à disposition de la Gendarmerie nationale, et non de la Police", a-t-il ajouté.

Interrogé sur France 2, Christophe Castaner a affirmé jeudi soir que le ministère de l'Intérieur avait distribué 800.000 masques chirurgicaux à la police, "dans les jours qui ont précédé" la restitution des stocks de FFP2.
"Les forces de l'ordre doivent veiller à respecter les gestes barrières et sont équipées de kits de protection à utiliser uniquement en cas de besoin, lors d'un contact avec une personne présentant un ou des symptômes du Covid", rappelle l'entourage du ministre de l'Intérieur. "Un réassort interviendra ce week-end", assure-t-on.

Des "solutions innovantes" (sic) sont également prévues en test, avec des "masques textiles lavables, lunettes plastiques, visières", fait-on encore valoir.

Cette même source "n'imagine pas" que les syndicats puissent mettre leur ultimatum à exécution.

"Les policiers ont, comme les gendarmes, un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le covid-19. Ils sont les garants du bon respect des règles du confinement, et le ministre est à leurs côtés. Les policiers savent que les Français reconnaissent la dangerosité de leur métier. Les Français ne comprendraient pas que les gendarmes cèdent leurs masques FFP2 pour les professionnels de santé et que les organisations syndicales de la police appellent à cesser le travail".

mardi 17 mars 2020

Macron n'a pas pris les mesures "les plus strictes d'Europe" comme l'affirme Castaner

Castaner tente de faire passer le diseur de l'Elysée pour un faiseur énergique

La France est en confinement obligatoire depuis ce mardi midi

 En Europe, cette mesure a déjà été appliquée à l'Italie et l'Espagne, en plus d'autres règles sanitaires, et bien avant que Macron n'admette l'échec de sa politique molle du "freinage" de l'épidémie. Mais contrairement à ce qu'a déclaré le premier ministre à mi-temps lundi soir, la France n'est pas plus restrictive que ses voisins subissant eux aussi l'épidémie de coronavirus.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a écouté la voix de son maître et pris la parole lundi soir, précisant les conditions de confinement dans lesquelles la France va être plongée pour les 15 jours à venir, afin de limiter la propagation du Covid-19.

"Il s'agit de mesures de confinement sur le modèle que nos voisins espagnols ou italiens ont mis en place. Ce que le président de la République a décrit, ce sont les mesures les plus restrictives aujourd'hui en vigueur en Europe", a déclaré le cireur de pompes, encore lundi soir.

Face à la menace épidémique, la plupart des pays européens ferment leurs frontières et interrompent les transports avec leurs voisins, notamment les pays les plus touchés: l'Italie (2158 morts, 27.980 cas selon les derniers chiffres), l'Espagne (491 morts, 11.178 cas), la  France (148 morts, 6633 cas) et l'Allemagne (16 morts, 6012 cas). Ces derniers pays se sont isolés il y a plusieurs jours pour différentes raisons sanitaires, endiguant ainsi la propagation du coronavirus. 

Comparées à celles des pays voisins, difficile de prétendre que les nouvelles règles françaises sont les plus strictes

Le confinement obligatoire en cas d'épidémie.

Il a été instauré ce midi en France. Or, l'Espagne l'avait mis en place il y a quelques jours, et l'Italie observe cette règle depuis déjà une semaine. Comme enfin en France, seuls les déplacements "absolument nécessaires" sont autorisés: sortir pour acheter à manger, se rendre chez le médecin ou aller au travail, quand le télétravail n'est pas possible. A chaque fois un justificatif est nécessaire.

En Allemagne, où le nombre de cas est moins important pour le moment, pour  près de 83 millions d'habitants, est pour l'instant appelée à "rester à la maison", et en Grande-Bretagne elle doit éviter tout "contact social".

Des amendes plus fortes en Italie et en Espagne

En Espagne, en France et en Italie, les gouvernements ont prévu des amendes en cas de non-respect du confinement, soit de déplacement non-autorisé. En France, les récalcitrants à ces règles pourront se voir infliger une amende allant jusqu'à 135 euros selon les déclarations actuelles du gouvernement.

En Italie, les sanctions encourues sont beaucoup plus lourdes: trois mois de détention ou une amende allant jusqu'à 206 euros, selon Le Parisien. En Espagne, les sanctions s'étalent de 100 à 600 euros, explique le quotidien El Mundo. 

Distance sociale d'un mètre pour tous

La règle demandant de laisser un mètre entre deux personnes, pour réduire le risque de contamination a été appliquée au moins en Espagne, en Italie et en France. Elle fait partie des mesures barrières à suivre en cas de contact avec d'autres personnes. Les autres gestes à connaître sont le lavage régulier des mains, l'éternuement dans son coude, l'arrêt des gestes de socialisation entraînant un contact, comme le serrage de main ou la bise, et l'utilisation de mouchoirs à usage unique à jeter immédiatement.

Des contrôles de température obligatoires en Italie

En Italie, parmi les six règles pour aller au travail en temps de coronavirus, le contrôle de la température, écrit le quotidien Corriere della Serra. A l'entrée des stades, avant que les matchs ne soient annulés, les supporters italiens étaient déjà soumis à des tests de température début mars. A la frontière franco-allemande, les policiers font également des tests aléatoires de fièvre, et appellent les autorités sanitaires en cas de températures trop élevées.

En France, ces contrôles n'ont pas été évoqués par le gouvernement hier, sont peu nombreux, et surtout non obligatoires, même dans les aéroports. Fin février, les reporters de BFM Paris constataient à l'aéroport de Roissy que les tests concernaient très peu de personnes.

Pas de dépistages généralisés en France

Depuis le début de l'épidémie, la France maintient un certain flou concernant sa politique de dépistage. Des chiffres différents ont été fournis au fil des semaines. Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé, a lui déclaré à plusieurs reprises que la France réalise "plus de 1.000 tests par jour". D'après des relevés du ministère de la Santé italien, au 10 mars l'Italie en était déjà à plus de 60.000 tests de dépistage. 
Il est difficile de comparer ces chiffres, étant donné que l'Italie se trouve à un stade plus avancé que la France dans l'épidémie. De plus, l'Italie a fait beaucoup de tests au début de la contamination, sur des personnes ne présentant parfois pas de symptômes. C'est le principe de précaution vs. l'insouciance macronienne d'Etat.

En France, si une personne présente les symptômes d'une infection respiratoire ou une fièvre au-dessus de 37,5 degrés, elle doit rester chez elle, contacter son généraliste et limiter au maximum le contact avec d'autres personnes. Le 15 ne doit être contacté qu'en cas de forte fièvre ou de difficultés respiratoires. Ce service de secours lui indiquera alors si elle doit se rendre, ou non, dans un centre de dépistage.

Commerces fermés et événements annulés

Chez nos voisins espagnols et italiens, les commerces non-essentiels, les écoles, les divers événements et rassemblements ont aussi été annulés. Si les élections municipales ont bien été maintenues dimanche, le second tour prévu ce week-end a lui été reporté. Le premier ministre Edouard Philippe a proposé de le reporter au 21 juin

jeudi 13 février 2020

Macron a emprunté un jet présidentiel pour aller parler "empreinte carbone" en Haute-Savoie

Pour davantage de crédibilité écologiste, ne pouvait-il pas faire campagne depuis l'Elysée ?

Macron s'est rendu en Falcon 7X pour faire la photo sur le Mont-Blanc ?

Résultat de recherche d'images pour "macron mer de glace"
Macron espère-t-il voir la fin du tunnel ?
Il aurait pu passer par Istres où transitent les pestiférés par le Coronavirus, mais, par cohérence et pour des raisons d'économies et de respect de l'environnement, il a préféré aller prendre un bol d'air non contaminé, jeudi matin sur la Mer de Glace, glacier serpentant au pied du Mont-Blanc dont la fonte accélérée est devenue emblématique des effets du réchauffement climatique. Son agenda ne lui permettra pas non plus d'aller claquer la bise aux enfants confinés contre le virus dans les écoles de Haute-Savoie.
Le Falcon 7x (ci-contre) de Macron contournera aussi la station de ski de Contamines-Montjoie, foyer potentiel, où des tests ont été pratiqués sur une centaine de personnes après la contamination de cinq Britanniques. Les autorités locales appellent à ne "pas céder à une panique irraisonnée", mais Macron n'est pas téméraire... Il n'a d'ailleurs pas pris Agnès Buzyn avec lui : la ministre de la Santé a "trop de travail sur la table"

Vêtu d'une combinaison étanche catégorie III type 3,4,5 et 6 pour prévention, anti-contamination tenue de ski, le grand garçon a pris le petit train à crémaillère touristique du Montenvers menant à plus de 1.900 m d'altitude et s'est rendu sans Mamie sur le célèbre glacier. Il a également retrouvé son âme d'enfant dans la grotte de glace, tunnel bleuté creusé dans le glacier et aménagé de meubles de glace. Les Savoyards ont-ils perçu toute l'humanité du président jupitérien brisant l'armure sur l'Olympe français? 

"Je n'imaginais pas une fonte aussi rapide : c'est impressionnant ! s'est exclamé la Madame Michu de l'Elysée

Macron tente de démontrer qu'il n'est pas un "animal à sang froid",
comme les poissons et reptiles


 "On se rend compte comment les non-décisions ont fait en arriver là", n'a pas hésité à commenter le quadra, accusateur arrogant de ses prédécesseurs à la tête de l'Etat, accompagné de guides, experts et "grottiers" qui chaque année passent quatre mois à retailler la grotte de glace. Macron est pourtant là pour prononcer quelques mots qui tiendront d'action contre le réchauffement climatique, alors que les acteurs écologistes - élus et hommes et femmes de terrain -  soulignent les incohérence de l'exécutif en matière d'environnement et lson absence de la politique environnementale.

On estime que la mer de Glace recule de 8 à 10 mètres par an, faisant du site l'illustration la plus spectaculaire de l'impact du réchauffement en France. La température moyenne observée près du Massif du Mont-Blanc a augmenté de 4° entre les années 1950 et les années 2000.Le plus long glacier français (7 kilomètres) a reculé d'environ 2 kilomètres depuis 1850, faisant place à un lit de cailloux au pied de la "vallée blanche" et a perdu 120 mètres d'épaisseur au cours du siècle passé. Cette année, la neige n'a pas tenu sur la glace vive, parsemée de petits cailloux et de traces grises de pollution.
Mathieu Dechavanne, PDG de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), a expliqué au président qu'il souhaite installer une nouvelle télécabine arrivant plus haut sur le glacier afin d'y avoir plus facilement accès, car actuellement, avec la fonte, il est de plus en plus difficile d'y descendre. L'année dernière, 80 marches ont du être ajoutées au très long escalier qui descend de la plate-forme de Montenvers au glacier. A la différence de la grotte de Lascaux ou de la grotte Chauvet, pas question de protéger le glacier des touristes et de leurs déchets.