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jeudi 19 mars 2020

Trop laxiste, la maire de Paris, contrainte de fermer de nouveaux sites

La mairie menace de fermer des sites encore trop fréquentés du fait des mesures molles de  confinement

Rattrapés par leur populisme, Anne Hidalgo, maire PS de Paris, et Didier Lallement, préfet de police, brandissent la menace de mesures supplémentaires

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Le rappel aux Parisiens de rester chez eux pendant l’épidémie de coronavirus est à l'évidence trop peu clair.  
Hidalgo et Lallement ne devraient s'en prendre qu'à eux-mêmes, mais ils pointent des "comportements irresponsables", faute de pédagogie intelligible et  cohérente : annuler un semi-marathon en plein-air, mais autoriser un match de football avec l'Italie dans un stade fermé a eu pour effet de déboussoler la population.
 
Un "appel solennel aux Parisiens à limiter leurs déplacements privés au strict nécessaire" est-il à la hauteur des enjeux ?
C'est un avertissement sans frais, alors que l'épidémie de coronavirus progresse, à la suite d'un confinement assorti de dérogations multiples et incompréhensibles mis en place depuis mardi midiS'ils ne sont pas entendus,  le préfet de police Didier Lallement et la maire de Paris Anne Hidalgo menacent de prendre des mesures plus restrictives.

Les forces de l’ordre vont effectuer des contrôles supplémentaires dans plusieurs secteurs de la capitale
"A l'heure où les personnels soignants se battent jour et nuit pour sauver des vies dans les hôpitaux", ils précisent les consignes : "les sorties liées à l'activité physique, à l'équilibre des enfants, et aux besoins des animaux de compagnie doivent être brèves et à proximité immédiate du domicile".

Au lieu de se remettre en cause, ils pointent "certains comportements inacceptables qui perdurent".
En cause, l'affluence dans certains lieux de Paris où encore trop de personnes profitent du soleil. "Certains secteurs de la capitale restent encore trop fréquentés par des promeneurs et sportifs, en particulier le parc des Rives-de-Seine, le Champ-de-Mars, les Invalides et les bois de Boulogne et Vincennes", souligne le texte.

La préfecture de police a donc dépêché ce jeudi des patrouilles dans ces endroits pour assurer "des contrôles stricts des motifs de déplacement privés". Chaque personne doit présenter une attestation, téléchargeable ici, justifiant sa présence hors de son domicile. 
T
rop de monde dans les marchés parisiens, notamment "populaires".
Or, les réseaux sociaux et la télévision diffusent des scènes de refus d'obtempérer ou des excuses invraisemblables - une habitude prise dès l'enfance dans les établissements scolaires sans respect des autorités - qui  n'entrent pas dans les critères définis.  

Les verbalisations ont été infligées au deuxième jour de confinement: priorité à l'information et à la pédagogie, comme si le Covid-19 attendait. 
Dans certaines zones de Paris et des grandes agglomérations, la police entre moins facilement que le virus. Les contrevenants s'exposent à une amende théorique de 135 euros, mais les policiers doivent subir les menaces physiques des coreligionnaires, proches ou inconnus solidaires et agressifs. 
Des agents de la Ville sont aussi mobilisés pour rappeler les consignes sanitaires, mais chacun vit sa vie depuis des années.

Autre zone de Paris pointée du doigt dans le communiqué : "les marchés les plus fréquentés, notamment dans le nord-est de Paris", localisation vague qui ménage les susceptibilités raciales des habitants. Un travail est en cours pour " améliorer le dispositif de contrôle de la fréquentation" et pour "faire respecter les distances de sécurité entre chaque client". Aveu que les forces de l'ordre ne sont pas en mesure d'accomplir leur mission et que ces communautés -  de la Goutte d'Or à  Barbès (XVIIIe) au XXe arrondissements -  ne comprennent ni ne pratiquent notre langue (notamment les femmes), écrite et même orale , et que d'autres sont juste en opposition idéologique systématique.

Le texte (écrit !) prévient : un nouveau point ( ! ) sera fait vendredi. 
Encore un jour de perdu dans la course de vitesse contre le coronavirus ... 
Et si "cet appel à la responsabilité ne porte pas ses fruits", le préfet de police - qu'on a connu plus radical contre les Gilets Jaunes -  "prendra toutes les mesures utiles pour interdire l'accès aux lieux les plus fréquentés". 
C'est quoi les "mesures utiles" ?

mardi 17 mars 2020

Macron n'a pas pris les mesures "les plus strictes d'Europe" comme l'affirme Castaner

Castaner tente de faire passer le diseur de l'Elysée pour un faiseur énergique

La France est en confinement obligatoire depuis ce mardi midi

 En Europe, cette mesure a déjà été appliquée à l'Italie et l'Espagne, en plus d'autres règles sanitaires, et bien avant que Macron n'admette l'échec de sa politique molle du "freinage" de l'épidémie. Mais contrairement à ce qu'a déclaré le premier ministre à mi-temps lundi soir, la France n'est pas plus restrictive que ses voisins subissant eux aussi l'épidémie de coronavirus.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a écouté la voix de son maître et pris la parole lundi soir, précisant les conditions de confinement dans lesquelles la France va être plongée pour les 15 jours à venir, afin de limiter la propagation du Covid-19.

"Il s'agit de mesures de confinement sur le modèle que nos voisins espagnols ou italiens ont mis en place. Ce que le président de la République a décrit, ce sont les mesures les plus restrictives aujourd'hui en vigueur en Europe", a déclaré le cireur de pompes, encore lundi soir.

Face à la menace épidémique, la plupart des pays européens ferment leurs frontières et interrompent les transports avec leurs voisins, notamment les pays les plus touchés: l'Italie (2158 morts, 27.980 cas selon les derniers chiffres), l'Espagne (491 morts, 11.178 cas), la  France (148 morts, 6633 cas) et l'Allemagne (16 morts, 6012 cas). Ces derniers pays se sont isolés il y a plusieurs jours pour différentes raisons sanitaires, endiguant ainsi la propagation du coronavirus. 

Comparées à celles des pays voisins, difficile de prétendre que les nouvelles règles françaises sont les plus strictes

Le confinement obligatoire en cas d'épidémie.

Il a été instauré ce midi en France. Or, l'Espagne l'avait mis en place il y a quelques jours, et l'Italie observe cette règle depuis déjà une semaine. Comme enfin en France, seuls les déplacements "absolument nécessaires" sont autorisés: sortir pour acheter à manger, se rendre chez le médecin ou aller au travail, quand le télétravail n'est pas possible. A chaque fois un justificatif est nécessaire.

En Allemagne, où le nombre de cas est moins important pour le moment, pour  près de 83 millions d'habitants, est pour l'instant appelée à "rester à la maison", et en Grande-Bretagne elle doit éviter tout "contact social".

Des amendes plus fortes en Italie et en Espagne

En Espagne, en France et en Italie, les gouvernements ont prévu des amendes en cas de non-respect du confinement, soit de déplacement non-autorisé. En France, les récalcitrants à ces règles pourront se voir infliger une amende allant jusqu'à 135 euros selon les déclarations actuelles du gouvernement.

En Italie, les sanctions encourues sont beaucoup plus lourdes: trois mois de détention ou une amende allant jusqu'à 206 euros, selon Le Parisien. En Espagne, les sanctions s'étalent de 100 à 600 euros, explique le quotidien El Mundo. 

Distance sociale d'un mètre pour tous

La règle demandant de laisser un mètre entre deux personnes, pour réduire le risque de contamination a été appliquée au moins en Espagne, en Italie et en France. Elle fait partie des mesures barrières à suivre en cas de contact avec d'autres personnes. Les autres gestes à connaître sont le lavage régulier des mains, l'éternuement dans son coude, l'arrêt des gestes de socialisation entraînant un contact, comme le serrage de main ou la bise, et l'utilisation de mouchoirs à usage unique à jeter immédiatement.

Des contrôles de température obligatoires en Italie

En Italie, parmi les six règles pour aller au travail en temps de coronavirus, le contrôle de la température, écrit le quotidien Corriere della Serra. A l'entrée des stades, avant que les matchs ne soient annulés, les supporters italiens étaient déjà soumis à des tests de température début mars. A la frontière franco-allemande, les policiers font également des tests aléatoires de fièvre, et appellent les autorités sanitaires en cas de températures trop élevées.

En France, ces contrôles n'ont pas été évoqués par le gouvernement hier, sont peu nombreux, et surtout non obligatoires, même dans les aéroports. Fin février, les reporters de BFM Paris constataient à l'aéroport de Roissy que les tests concernaient très peu de personnes.

Pas de dépistages généralisés en France

Depuis le début de l'épidémie, la France maintient un certain flou concernant sa politique de dépistage. Des chiffres différents ont été fournis au fil des semaines. Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé, a lui déclaré à plusieurs reprises que la France réalise "plus de 1.000 tests par jour". D'après des relevés du ministère de la Santé italien, au 10 mars l'Italie en était déjà à plus de 60.000 tests de dépistage. 
Il est difficile de comparer ces chiffres, étant donné que l'Italie se trouve à un stade plus avancé que la France dans l'épidémie. De plus, l'Italie a fait beaucoup de tests au début de la contamination, sur des personnes ne présentant parfois pas de symptômes. C'est le principe de précaution vs. l'insouciance macronienne d'Etat.

En France, si une personne présente les symptômes d'une infection respiratoire ou une fièvre au-dessus de 37,5 degrés, elle doit rester chez elle, contacter son généraliste et limiter au maximum le contact avec d'autres personnes. Le 15 ne doit être contacté qu'en cas de forte fièvre ou de difficultés respiratoires. Ce service de secours lui indiquera alors si elle doit se rendre, ou non, dans un centre de dépistage.

Commerces fermés et événements annulés

Chez nos voisins espagnols et italiens, les commerces non-essentiels, les écoles, les divers événements et rassemblements ont aussi été annulés. Si les élections municipales ont bien été maintenues dimanche, le second tour prévu ce week-end a lui été reporté. Le premier ministre Edouard Philippe a proposé de le reporter au 21 juin

mercredi 4 décembre 2019

Manifestations du 5 décembre : Macron oppose la force et la dénonciation au droit de manifester

6.000 policiers à Paris et le préfet Lallement qui appelle à dénoncer les casseurs : retour aux "années les plus sombres de notre Histoire"

Le préfet de police de Paris a appelé les manifestants à "aider" les forces de l'ordre

La notice de la direction départementale de la sécurité publique diffusée depuis ce week-end.
Macron développe la pratique de la dénonciation sécuritaire
Le pouvoir qui se disait serein prend peur: il justifie son appel à la dénonciation par sa volonté de "préserver la paix, la sécurité, et donc le droit de manifester".
"Je suis là pour garantir la démocratie," a expliqué ce préfet de police qui se montre prêt à recourir à tous les moyens. Au centre d'un point-presse donné ce mercredi 4 décembre, à la veille de la journée de grèves interprofessionnelles contre la réforme des retraites, le préfet de police de Paris Didier Lallement a détaillé le dispositif sécuritaire mis en place pour le cortège parisien, qui doit défiler dans les rues de la capitale ce jeudi 5 décembre.

Lallement "ne veut pas émettre un message négatif".

VOIR et ENTENDRE le représentant du gouvernement - qui apparaît en fusible -   annonçant avoir mis en demeure la Mairie de Paris de prendre les dispositions utiles à la sécurisation de la capitale:
"J'ai transmis à la mairie de Paris une réquisition, la nécessité d'évacuer tout ce qui est utilisé par certains manifestants pour en découdre avec les forces de l'ordre. Ma réquisition vise à demander aux autorités municipales d'enlever tous ces objets", a-t-il ajouté.

A la mi-novembre, des groupes de manifestants avaient utilisé de matériel de chantier place d'Italie, lors d'une journée de tensions en marge du 1er anniversaire des Gilets Jaunes". Christophe Castaner avait abondé en ce sens dès le début d'après-midi : "Nous savons qu'il y aura beaucoup de monde dans les manifestations et nous connaissons les risques (...) J'ai demandé que systématiquement dès qu'il y aura des désordres, des émeutes urbaines, des violences, nous puissions interpeller tout de suite", avait commenté le ministre de l'Intérieur.

Face à "
la difficulté des casseurs", la préfecture de police de Paris a mobilisé 6.000 policiers et gendarmes.

Par ailleurs, 180 motos, "un chiffre maximal dont nous sommes capables", seront déployées, a précisé Didier Lallement. "Nous serons extrêmement mobiles", promet-il.

Les dénonciateurs du 5 décembre
seront-ils récompensés ?
Préoccupant : le ministère de l'Intérieur demande aux manifestants "d'aider" la police, "en dénonçant les casseurs" introduits dans le cortège, au risque de provoquer des violences au coeur du défilé.

Le préfet s'est également adressé aux manifestants : "A tous ceux qui veulent venir manifester, qu'ils viennent sans crainte ! Je ne voudrais surtout pas émettre un message négatif qui ferait penser que je cherche à démobiliser je ne sais qui, se défend-il à nouveau. Le droit de manifester est "un droit constitutionnel"; la préfecture de police est une institution républicaine qui vise à préserver la paix et la sécurité, et donc le droit de manifester," ajoute-t-il, prenant les devants face aux critiques qui ont commencé à s'élever.


Le préfet a évoqué sa décision de demander la fermeture des commerces sur le tracé du cortège officiel de la manifestation parisienne, entre la place de la Nation et gare du Nord, "une précaution essentielle", insiste-t-il. 

Quelque 245 rassemblements et manifestations sont prévus jeudi en France contre la réforme des retraites.

mercredi 20 mars 2019

Castaner sur un siège éjectable : la presse a déjà le doigt sur le bouton

Castaner, un bon bilan à l'Intérieur ? "Pas sûr", estime Jean-Michel Aphatie  

Le limogeage de Michel Delpuech à la suite de la foirade de Castaner, son donneur d'ordre, est une lâcheté de l'exécutif

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"Casta m'a tuer" !
Les annonces négligées d'un regain de participation et de promesses de violences mettent en évidence l'incurie du ministre de l'Intérieur. Les "mesures fortes" frappant les subalternes de l'irresponsable Christophe Castaner ne masquent pas les négligences de sa gestion condescendante de l'Acte XVIII des Gilets jaunes infiltrés par l'ultra-gauche

Mercredi matin, le préfet de police Michel Delpuech est officiellement remplacé par Didier Lallement, le préfet d'Aquitaine. Un changement annoncé lundi par Edouard Philippe, dans la foulée des émeutes parisiennes sur les Champs-Elysées. L'éditorialiste Jean-Michel Aphatie met l'entière responsabilité sur le compte d'une mauvaise communication entre les différentes pièces de la maison police dont Castaner a la charge...

"Le limogeage de Michel Delpuech est mille fois justifié, commente le suppôt du pouvoir et caisse de résonance du ministère. Ce n'est pas moi qui le dit, se défend l'antenne-relais, il faut écouter Christophe Castaner, qui s'était invité mardi matin sur la radio de service public France Inter. Là, on se dit vraiment que Michel Delpuech est nul." Ce qui est énorme, si on songe que le sexagénaire est ancien préfet de Corse dont la carrière est jalonnée de fonctions sensibles sous les présidences de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, et de François Hollande comme préfet de Paris et de la région Ile-de-France le 27 février 2017.
 
Un règlement de comptes au sommet
D'abord, Christophe Castaner a commencé par accuser le préfet de police de n'avoir pas appliqué les consignes pour l'utilisation des forces de l'ordre, donc il a été limogé.
Mais surtout, Castaner a raconté deux histoires à propos des LBD, les lanceurs de balles de défense. Ce sont deux histoires sidérantes. On savait déjà que les policiers qui préposés aux LBD avaient été dotés de munitions courtes, moins efficaces que les munitions traditionnelles. Le jour où on attendait beaucoup de casse, le jour de l'"ultimatum", doter les policiers de munitions moins performantes est parfaitement irresponsable. Sauf pour les élus LREM, que rien n'étonne. 
Or, le 23 juillet 2018, dans l'affaire Benalla et des violences commises par les Pieds-Nicklés à la solde de Macron du 1er mai, Delpuech est entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. Il répond alors aux révélations du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, en niant toute implication. Il explique l'absence de réaction en rejetant la responsabilité sur l'autorité exécutive. Il y dénonce, en outre, des dérives liées, selon lui, à des "copinages malsains". Impardonnable ! D'où le limogeage en différé.
Castaner a expliqué mardi qu'il n'est ni responsable ni coupable de rien Place Beauvau

C'était un membre de l'état-major de la préfecture de police qui en avait décidé ainsi avant la manifestation de samedi, bien qu'elle ait été annoncée comme "historique". "Et le préfet de police n'était pas au courant. Quand on entend ça, on se dit qu'il n'est pas très bon," conclut Aphatie, en parlant, bien évidemment, du sous-fifre.

Alors, d'où viennent les consignes de laisser-faire dans la "chaîne de commandement" ?
Le "kéké" de Forcalquier a raconté une deuxième anecdote. Il dit : 'dimanche matin, j'étais sur le terrain et je croise un policier [anonyme et, par chance, tenu au secret professionnel] qui me prend à part et me dit que c'est dommage d'avoir donné des consignes restrictives pour l'utilisation des LBD samedi. Je suis très étonné', dit Christophe Castaner, 'parce que moi je n'ai donné aucune consigne de ce type', raconte le  joueur de poker marseillais.

Christophe Castaner raconte avoir enquêté dimanche après la manifestation et assure avoir découvert qu'il y avait une consigne à la préfecture de police d'utilisation restrictive des LBD et que Michel Delpuech n'était pas au courant. Effectivement, si le préfet de police ne sait pas ce qui se passe, il vaut mieux en changer. Et si le ministre ne s'intéresse pas à ce que fait son préfet, qu'est-ce qu'on fait ?

Le préfet de police de Paris avait-il reçu carte blanche ?

Car Christophe Castaner n'était au courant de rien non plus. Qui est le patron réel de l'administration ? Aphatie répond : "C'est Christophe Castaner, et il fait l'aveu qu'il ne sait rien de ce qui se passe à la préfecture de police. Il y a deux décisions crétines qui sont prises avant la manifestation et personne n'alerte le cabinet du ministre de l'Intérieur ? 
Le ministre de l'Intérieur n'a-t-il aucun correspondant [des yeux et des oreilles] à la préfecture de police ? Le cabinet du ministre et la préfecture de police ne se parlent-ils pas ? On se rend compte, quand on écoute Christophe Castaner, que peut-être parmi toutes les administrations françaises, celle de l'Intérieur est peut-être la plus mal gérée. Dans la période actuelle, c'est quand même un problème." 

Macron a-t-il confié à une arsouille la charge de fonctions régaliennes ? 
Certes relégué  au 11e rang, après le démission de Gérard Collomb, son prédécesseur,  numéro 2 du premier gouvernement et ministre d'Etat?

Le responsable devant le président, c'est Castaner.
Et devant le peuple, c'est Macron. 

Le préfet de police est remplacé et Christophe Castaner peut continuer à déléguer à ses collaborateurs. Alors Aphatie estime qu' "on peut se poser la question ce matin de savoir si c'est un bon bilan ou pas. Personnellement, je n'en suis pas sûr."

Si Castaner demande au premier ministre, Philippe lui répond-il : "ça va ma poule ?" 
Mais Aphatie commence à douter de l'exécutif, c'est un très mauvais signal. Quand  les rats quittent le navire.