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mercredi 4 décembre 2019

Manifestations du 5 décembre : Macron oppose la force et la dénonciation au droit de manifester

6.000 policiers à Paris et le préfet Lallement qui appelle à dénoncer les casseurs : retour aux "années les plus sombres de notre Histoire"

Le préfet de police de Paris a appelé les manifestants à "aider" les forces de l'ordre

La notice de la direction départementale de la sécurité publique diffusée depuis ce week-end.
Macron développe la pratique de la dénonciation sécuritaire
Le pouvoir qui se disait serein prend peur: il justifie son appel à la dénonciation par sa volonté de "préserver la paix, la sécurité, et donc le droit de manifester".
"Je suis là pour garantir la démocratie," a expliqué ce préfet de police qui se montre prêt à recourir à tous les moyens. Au centre d'un point-presse donné ce mercredi 4 décembre, à la veille de la journée de grèves interprofessionnelles contre la réforme des retraites, le préfet de police de Paris Didier Lallement a détaillé le dispositif sécuritaire mis en place pour le cortège parisien, qui doit défiler dans les rues de la capitale ce jeudi 5 décembre.

Lallement "ne veut pas émettre un message négatif".

VOIR et ENTENDRE le représentant du gouvernement - qui apparaît en fusible -   annonçant avoir mis en demeure la Mairie de Paris de prendre les dispositions utiles à la sécurisation de la capitale:
"J'ai transmis à la mairie de Paris une réquisition, la nécessité d'évacuer tout ce qui est utilisé par certains manifestants pour en découdre avec les forces de l'ordre. Ma réquisition vise à demander aux autorités municipales d'enlever tous ces objets", a-t-il ajouté.

A la mi-novembre, des groupes de manifestants avaient utilisé de matériel de chantier place d'Italie, lors d'une journée de tensions en marge du 1er anniversaire des Gilets Jaunes". Christophe Castaner avait abondé en ce sens dès le début d'après-midi : "Nous savons qu'il y aura beaucoup de monde dans les manifestations et nous connaissons les risques (...) J'ai demandé que systématiquement dès qu'il y aura des désordres, des émeutes urbaines, des violences, nous puissions interpeller tout de suite", avait commenté le ministre de l'Intérieur.

Face à "
la difficulté des casseurs", la préfecture de police de Paris a mobilisé 6.000 policiers et gendarmes.

Par ailleurs, 180 motos, "un chiffre maximal dont nous sommes capables", seront déployées, a précisé Didier Lallement. "Nous serons extrêmement mobiles", promet-il.

Les dénonciateurs du 5 décembre
seront-ils récompensés ?
Préoccupant : le ministère de l'Intérieur demande aux manifestants "d'aider" la police, "en dénonçant les casseurs" introduits dans le cortège, au risque de provoquer des violences au coeur du défilé.

Le préfet s'est également adressé aux manifestants : "A tous ceux qui veulent venir manifester, qu'ils viennent sans crainte ! Je ne voudrais surtout pas émettre un message négatif qui ferait penser que je cherche à démobiliser je ne sais qui, se défend-il à nouveau. Le droit de manifester est "un droit constitutionnel"; la préfecture de police est une institution républicaine qui vise à préserver la paix et la sécurité, et donc le droit de manifester," ajoute-t-il, prenant les devants face aux critiques qui ont commencé à s'élever.


Le préfet a évoqué sa décision de demander la fermeture des commerces sur le tracé du cortège officiel de la manifestation parisienne, entre la place de la Nation et gare du Nord, "une précaution essentielle", insiste-t-il. 

Quelque 245 rassemblements et manifestations sont prévus jeudi en France contre la réforme des retraites.

samedi 20 avril 2019

Acte XXIII des Gilets jaunes: Castaner attend les casseurs de pied ferme, samedi 20 avril

Le ministre de l'Intérieur lance un défi aux casseurs infiltrés parmi les Gilets jaunes de l'Acte XXIII 

Castaner communique sa psychose aux media alignés

Résultat de recherche d'images pour "France CRS"Des casseurs de l'ultra-gauche anarcho-révolutionnaire se mêleront de nouveau aux manifestants lors du 23e samedi consécutif de mobilisation des Gilets jaunes résilients, notamment à Toulouse, Montpellier, Bordeaux et Paris, a déclaré ce vendredi 19 avril le ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse, dans laquelle il prévient que ses forces de police ont des consignes de mobilité et de coup pour coup. Des gilets jaunes ont été confisqués aux manifestants, en sorte que leur nombre puisse étre plus aisément minimisé. 

Le temps pris par Macron à énoncer ses mesures pourrait conduire à un deuxième "16 mars", lequel fut marqué par des scènes de casse révolutionnaire et de pillage anti-capitaliste de commerces, en particulier sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris et que Christophe Castaner redoute, communiquant sa fébrilité (70 interpellations auront déjà eu lieu à 11 heures en région et le journaliste Antoine BessonCNews, indiquera qu'il a été contrôlé et a dû présenter sa carte de presse, parce que casqué...)
D'autant que le fuitage des mesures présidentielles indique qu'il n'a l'intention de satisfaire ni les plus démunis, ni les retraités qui se voient discriminés: il ré-indexerait à la marge les petites pensions de retraites qu'il a lui--même désindexées du coût de la vie. "Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous : Toulouse, Montpellier, Bordeaux et tout particulièrement à Paris", a-t-il prévenu, visiblement tendu. 
Plus de 60.000 policiers (5 escadrons de CRS) et gendarmes, des militaires, seront mobilisés, pour 15.000 manifestants attendus, dans toute la France, dont 5.000, rien qu'à Paris où il attend jusqu'à 15.000 personnes. Des estimations qui permettront d'assurer que le mouvement s'essoufflent...
Les rassemblements seront interdites aux abords de Notre-Dame de Paris "pour des raisons de sécurité" après l'incendie à la cathédrale, a annoncé jeudi la préfecture de police. L'interdiction sera en vigueur toute la journée de samedi, dans un périmètre qui comprend essentiellement l'île de la Cité, sur laquelle se dresse la cathédrale, et ses abords immédiats sur la rive gauche de Paris, a expliqué la préfecture par communiqué.
Quant au frêle préfet de police, il montre également les muscles.
Venu de Bordeaux qui a enregistré des manifestations très radicales non maîtrisées, Didier Lallement a affirmé que les projets de rassemblement de Gilets jaunes aux abords de Notre-Dame relèvent de la "pure provocation".
Le préfet Lallement a annoncé l'interdiction de deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'Est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile. Comme chaque samedi depuis plusieurs semaines, les Champs-Elysées et les abords du palais de l'Elysée seront également interdits à la manifestation.
Préfecture de police
@prefpolice
#NotreDame | Suite à l'incendie survenu à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, la @prefpolice a pris un arrêté instaurant un périmètre de sécurité dans lequel la circulation des personnes et des véhicules est interdite.
Davantage de précisions : http://bit.ly/2GkAPn3 
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<br>La communication anxiogène du gouvernement exploite l'incendie à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Image associéeLa communication officielle justifie l'interdiction d'accès aux abords de Notre-Dame : "aucune manifestation revendicative ne saurait se tenir aux abords" du périmètre d'interdiction mis en place après l'incendie "pour des raisons de sécurité" et pour assurer la sécurisation de l'édifice. La préfecture lui fait à nouveau écho pour justifier également sa décision car "certains appels invitent à des rassemblements, rendez-vous ou fins de parcours à proximité de la cathédrale". Sens honorable des responsabilités ou dramatisation malsaine ?

Par ailleurs, les manifestations non déclarées ont également été interdites samedi par arrêtés préfectoraux dans les centres-villes de Nantes (PS, Loire-Atlantique), Rouen (PS, Seine-Maritime) et de Caen (LR, Calvados), ainsi qu'au niveau d'un rond-point à Saint-Etienne-du-Rouvray (PCF, Seine-Maritime).

jeudi 28 mars 2019

Gilets jaunes : un député propose de suspendre le RSA des "casseurs"

Ce député de l'Aveyron veut frapper l'ultra-gauche, mais la police ne les attrape jamais

La question se posera quand Castaner les interpellera... 

Image associée
Les "casseurs" anarcho-révolutionnaires sont-ils des Français "démunis" ?
Arnaud Viala et plusieurs députés LR ont déposé une proposition de loi visant à suspendre le versement du RSA aux manifestants auteurs de dégradations.

Leur proposition de loi frapperait parmi les plus démunis les plus exaspérés. Déposée le 20 mars, et signée par 22 autres parlementaires, elle suggère tout bonnement de suspendre le Revenu de solidarité active (RSA) aux personnes interpellées pour des dégradations ou violences en marge de la mobilisation des Gilets jaunes.

Le RSA devienda-t-il un moyen de museler les plus défavorisées?
Le président du Conseil départemental du Nord a déjà proposé que dès début 2019 soit expérimentées les sanctions contre les bénéficiaires du RSA refusant plus de deux propositions d’emploi dans leur domaine de compétence. Jean-René Lecerf, qui a annoncé en décembre 2015 qu'il ne renouvellerait pas son adhésion au parti Les Républicains, voulait sanctionner les bénéficiaires de ce revenu minimum qui refuseraient "plus de deux propositions d’emploi dans le secteur de domiciliation et le domaine de compétence de la personne". 

Ont-ils estimé le nombre d'activistes d'ultra-gauche concernés ?

Nord : bientôt des sanctions contre les allocataires du RSA refusant trop d’offres ?Seraient  touchés au porte-monnaie les casseurs "amateurs", dits "opportunistes".  Il n’est pas tolérable que des citoyens français, bénéficiant de prestations sociales, puissent dégrader des biens publics ou privés et s’en prendre aux forces de l’ordre dans l’intention de porter atteinte à leur intégrité physique. La suppression du RSA pour les personnes reconnues coupables de tels faits permet de leur infliger une sanction lourde, aussi bien matérielle que morale, pouvant les empêcher de recommencer", dit le texte déposé. 
Et si ils sont insolvables, puisque leurs fins de mois sont plus que prématurées? Les révolutionnaires de l'ultra-gauche peuvent compter sur la solidarité révolutionnaire, mais les autres ?


Pour les éventuels bénéficiaires du RSA, ces députés proposent "une suspension maximum d’un an"… 
Les 22 signataires laissent le soin au Conseil d’Etat de déterminer les conditions d’une suspension, pour tenir compte notamment des charges de famille de la personne incriminée.
Un bon nombre des activistes du Black bloc viennent d'Allemagne ou de Belgique. Qu'ont prévu pour eux nos législateurs agiles ?

dimanche 24 mars 2019

Acte XIX des Gilets jaunes: participation en forte hausse, dès que la mobilisation est sécurisée

Les mesures sécuritaires inédites de la mobilisation des Gilets jaunes permettront le retour des manifestants pacifiques 

Macron se résout à protéger les manifestants contre l'ultra-gauche


L'état d'urgence est en marche : après le terrorisme islamiste, contre les "Gilets noirs". 

Résultat de recherche d'images pour "dessin politique enfinen securité marianne"Après un "acte XVIII" marqué par des scènes d'émeutes à Paris, le gouvernement avait réorganisé son dispositif de maintien de l'ordre, mobilisant l'armée et déclarant les manifestations interdites dans des zones de certaines villes. 

Aussi, malgré quelques heurts, les dégâts et affrontements furent beaucoup moins nombreux samedi 23 mars, et le nombre de manifestants fut en nette hausse, de l'aveu du ministère de l'Intérieur. 

Carte du dispositif des forces de l'ordre à Paris. 
Dans la capitale, des contrôles ont lieu dans les sept gares parisiennes, ainsi qu'aux portes de Paris et dans les bois de Vincennes et de Boulogne.

Bilan de Castaner, peu avant les JT de 20h00 : 

Arrivé au 19e samedi de mobilisation, "la doctrine adoptée après le 1er décembre a été appliquée à la lettre" et "les bonnes consignes ont été bien appliquées". Le ministre a résumé cette doctrine à "mobilité, réactivité, dispersion immédiate et interpellation". Auxquels il faut ajouter "dissuasion", "interdiction de manifester" et "menaces".

40.500 personnes ont manifesté en France dont 5.000 à Paris, encadrées par 65.000 policiers et gendarmes. Soit 1,5 policiers par manifestant, dont des personnes âgées et des manifestants pacifiques.

- 8.545 contrôles ont eu lieu, dont 5.547 dans des périmètres interdits aux manifestations. Des armes et du matériel de protection ont été saisis. 233 personnes ont été interpellées en France, dont 83 rien qu'à Paris et 80 à Nice, 107 ont été verbalisées, 172 placées en garde à vue à 17h.
Bilan, selon LCI, à 17h30
A 14h00, LCI cite les chiffres de la participation dus au ministère de l'Intérieur: "8.300 personnes manifestaient en France à 14 heures, dont 3.100 à Paris., contre 14.500 à la même heure le 16 mars dernier, dont 10.000 à Paris." Voir maintenant le graphique ci-dessous:
Si "la doctrine adoptée après le 1er décembre" continue
d'être "appliquée à la lettre" par Castaner,
les manifestants pacifiques pourront revenir en nombre... 
Paris : après avoir défilé sur environ 13 kms, de la place Denfert-Rochereau (sud) jusqu'à la basilique du Sacré-Coeur (nord), plusieurs milliers de manifestants - 20% plus nombreux que le 16 mars, en France - se sont dispersés, mais des heurts ont lieu au niveau du boulevard de Strasbourg. 
Pour ne pas se faire cibler,
les manifestants ne portent plus leurs gilets jaunes 
70 personnes ont été interpellées, 45 autres verbalisées pour avoir défilé dans un périmètre interdit et 5.628 contrôlés préventivement, selon la préfecture de police.
Eric Drouet n'a pas échappé à la verbalisation de masse :

Montpellier : des échauffourées ont éclaté 2 heures après le départ d'un cortège d'environ 4.500 personnes, selon la préfecture.
Nice : des heurts ont éclaté quand quelques centaines de manifestants ont tenté de pénétrer dans le périmètre interdit aux rassemblements, déclenchant des tirs nourris de gaz lacrymogène. 26 personnes ont été interpellées, selon la préfecture, et une septuagénaire pacifiste a été blessée dans une charge de police: elle est actuellement dans le coma.

Bordeaux : dans la capitale régionale qui est depuis plusieurs semaines l'épicentre de la contestation violente en Aquitaine placée sous l'autorité du préfet Lallement - pourtant promu dans la semaine à la tête de la préfecture de police de Paris - des tensions ont eu lieu dans le centre-ville interdit aux manifestations, avec l'arrivée de militants organisés en "black bloc".
La préfecture avait autorisé les mesures de palpation de sécurité préventives dans les "gares, stations, arrêts et véhicules de transport relevant de la SNCF dans les limites du département de la Gironde" et elle avait étendu à tout l'hyper-centre la zone d'interdiction de manifester .
Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes Bordeaux"
Bordeaux le 26 février 2019, quand Lallement y était préfet de police
La Rochelle : la police a fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants qui leur lançaient des projectiles aux abords du Vieux-Port, interdit d'accès.

Nantes : 400 manifestants ont défilé en périphérie de la ville. Des tensions ont été signalées quand les gendarmes ont voulu faire reculer les manifestants qui refusaient d'obtempérer.

Lyon : quelques centaines de Gilets jaunes ont été expulsés de la place Bellecour par des tirs de gaz lacrymogènes, puis ont manifesté sur les quais du Rhône et bloqué la circulation, avant d'être repoussés par les forces de l'ordre qui ont tirés des gaz lacrymogènes. 


Marseille, quand la manifestation est interdite :
Marseille acte 19

Toulouse : quelques milliers de Gilets jaunes ont manifesté en début d'après-midi dans le centre-ville. Les forces de l'ordre ont dû charger pour les disperser dans le périmètre entourant la place du capitole, où les manifestations ont été interdites, et interpellé au mois trois personnes.
Toulouse acte 19 : plus de 21.500 manifestants recensés 
14:22 - Toulouse : un gilet jaune en garde à vue met le feu à sa cellule
Un gilet jaune qui avait été arrêté à Toulouse lors de la manifestation de l'acte 19 samedi 23 mars a mis le feu à sa cellule dans la soirée, selon des informations recueillies par La Dépêche du Midi. L'incendie a rapidement été maîtrisé et n'a provoqué que des dégâts limités, mais malgré l'intervention des sapeurs-pompiers, la fumée a eu le temps de gagner une grande partie du commissariat central de Toulouse. Les policiers ont été contraints d'évacuer 25 gardés à vue mais aucun blessé n'est à déplorer. Le gilet jaune ayant déclenché le feu avait été arrêté par les forces de l'ordre durant la manifestation après avoir été repéré en train d’embraser une barricade.
Le préfet de police en grand uniforme était sur les Champs dès 8h00 du matin.
Didier Lallement,
préfet dit 'à poigne'
Didier Lallement, muté de Bordeaux dans l'urgence, était présent sur la place de l'Etoile à Paris : "Nous ferons preuve tout au long de la journée d'une fermeté à l'égard de ceux qui voudraient se livrer à des dégradations et des destructions".
Soviétiques
"Les militaires de Sentinelle ne seront jamais dans des tâches de maintien de l'ordre," a-t-il précisé, après la polémique soulevée par le gouverneur militaire de Paris qui avait annoncé "l'ouverture du feu" sur la population, si nécessaire.
La manifestation des «gilets jaunes» devant l'hôtel de ville de Bordeaux, samedi 1er décembre, a dégénéré.
La manifestation des Gilets jaunes a donné lieu à des affrontements 
devant l'hôtel de ville de Bordeaux, 
samedi 1er décembre, au temps du préfet Lallement
"Fermeté, professionnalisme et réactivités sont nos mots d'ordre".
On trouvait encore quelques tags dimanche matin sur la place Pey-Berland à Bordeaux
Tag vu à Bordeaux, le 1er décembre 2018,
 quand Lallement était aux commandes
"Les forces de sécurité intérieure n'ont pas l'intention de subir," promet Lallement. Pourtant, à Bordeaux, sa gestion donnait ça, à Bordeaux:#GiletsJaunes #bordeaux devant la Mairie assiégée. pic.twitter.com/pictRlrZCP
A peine arrivé à ses nouvelles fonctions, Lallement peut-il donc vraiment se prévaloir d'avoir maté les Gilets noirs de Paris ?A peine arrivé, il n'hésite pas à déambuler en uniforme sur les Champs-Elysées, un soir de mobilisation de l'armée, une scène qui en rappelle une autre à plus d'un, un jour des "années 40", le 28 juin ...


lundi 14 janvier 2019

La Rochelle : un photographe blessé par un tir de flash-ball en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes

Logiquement, la presse devrait se liguer à nouveau contre la police


Parce qu'ils apportent des preuves factuelles, les photo-journalistes  sont particulièrement visés. C'est le cas de l'un d'entre eux, 46 ans, qui travaille pour le journal Sud Ouest et l'AFP. Il affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balles de défense - plus connu sous le nom de "flash-ball" - alors qu'il couvrait l'acte IX des "gilets jaunes" à La Rochelle. 
Samedi 12 janvier, Xavier Leoty se trouvait dans les rues de La Rochelle (Charente-Maritime) pour rendre compte de la mobilisation des "gilets jaunes". Dans la soirée, le photographe a été blessé par ce qu'il affirme être un tir de lanceur de balles de défense (LBD), alors que des heurts éclataient sur le Vieux Port entre forces de l'ordre et manifestants. Le photo-reporteur a eu la rotule fracturée et s'est vu prescrire 45 jours d'arrêt de travail.
Les LBD, vendus notamment par la marque 'Flash-Ball', sont principalement utilisés par la police. "J'étais clairement identifiable au milieu de manifestants dispersés par les gaz lacrymogènes. Ils m'ont visé, ça a touché le genou", a raconté Xavier Leoty à l'AFP, on employeur. Tombé à terre, il a été secouru par des "gilets jaunes".

Le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, a dit "regrette(r)" cette situation. "Ce journaliste n'éta(i)t évidemment pas ciblé", a-t-il affirmé, avant les conclusions de l'enquête. "C'est vraisemblablement un tir de LBD mais on n'a pas vu le dossier médical", a en outre nuancé la préfecture, qui fait un amalgame entre les 'casseurs' et les journalistes, même identifiables. "Les forces de l'ordre ont été prises à partie à plusieurs reprises par un groupe d'une cinquantaine d'individus", samedi en fin d'après-midi, se justifie la préfecture, donc le ministère. Les policiers ont essuyé des "jets de bouteilles en verre, pavés et pétards", insiste le représentant du gouvernement, étayant les accusations d'absence de discernement et de tirs dans le tas. Ils ont alors "répliqué en utilisant les moyens de défense en dotation (grenades lacrymogènes, lanceurs de balles de défense) soumis à un cadre d'emploi strict", a finalement insisté la préfecture.

En tout, 13 personnes ont été interpellées samedi à La Rochelle, 75.000 habitants, chef lieu socialiste du département présidé par un proche de Valérie Pécresse, tandis que l'acte IX des "gilets jaunes" a rassemblé environ 2.000 personnes dans la ville. Lors de cette même journée de mobilisation,plusieurs journalistes, dont une équipe de , ont été pris pour cible par des manifestants, ailleurs dans le pays.


Des dizaines de plaintes déposées par des journalistes contre les forces de l'ordre, en décembre

A French riot police officer shoots a tear gas during clashes with protestors during a demonstration of yellow vests (gilets jaunes) against rising costs of living they blame on high taxes in Mondeville near Caen, northwestern France, on December 8, 2018. The "yellow vest" movement in France originally started as a protest about planned fuel hikes but has morphed into a mass protest against President's policies and top-down style of governing.
Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, 24 plaintes ont été déposées par des journalistes à l'encontre des forces de l'ordre, pour confiscation de matériel ou de casque de protection, mais aussi pour violences volontairesL'avocat Jérémie Assous, qui se charge actuellement de réunir les différentes plaintes de ce type, estimait d'ailleurs avant Noël que d'autres seront bientôt déposées.

Une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, au préfet de police de Paris, ainsi qu'au Procureur de la République.
Me Assous justifie ces plaintes en expliquant que le travail des journalistes et photographes "qui participe des fondements de l'Etat de droit" a été "gêné, empêché, entravé par ceux là même qui ont pour seule mission le maintien de l'ordre public".
Dans ces accusations, il évoque entre autres sur de la confiscation de matériel, y compris de matériel de protection comme des casques, mais aussi sur des soupçons de violences volontaires avec arme de la part de personnes dépositaires de l'autorité publique.

L'avocat reproche aux autorités d'avoir donné pour consigne de "ne pas distinguer manifestants et journalistes". Une comportement mettant "gravement en danger la vie des journalistes", considérés comme "des suspects". Implicitement, cet avocat souligne que la vie des manifestants est pareillement mise "gravement en danger".

Il cite en exemple plusieurs faits et journalistes victimes de ces violences ou confiscation de matériel, photos à l'appui. Parmi eux, une femme s'est vue contrainte de remettre son casque et ses masques de protection à des policiers aux abords du Louvre. Un autre, pourtant porteur d'un brassard indiquant sa fonction [profession], a été menacé et frappé à coups de matraque par un CRS, développe-t-il.

Lors des différentes journées de mobilisation des gilets jaunes, plusieurs journalistes ont été blessés, dont certains par des tirs de flash-ball. L'un d'entre eux a été touché à l'oeil et n'a pu en conserver l'usage que parce qu'il portait justement un casque.

Le gouvernement appelle les journalistes concernés à porter plainte.
C'est pourquoi Me Jérémy Assous demande aux destinataires de la lettre "d'user de leur pouvoir", pour faire cesser ces pratiques et "garantir la sécurité des personnes qui oeuvrent pour la liberté de la presse".

Interpellé par des syndicats de journalistes dénonçant des "dérapages inadmissibles" des forces de l'ordre à leur encontre, Christophe Castaner avait appelé mardi les membres de la profession victimes de violences policières à porter plainte.

lundi 7 janvier 2019

L'exécutif se radicalise face aux Gilets jaunes et se fait qualifier d' "ultra"

L'exécutif a fanfaronné sur la baisse de régime du mouvement et s'est exposé à un retour de flamme

Le premier ministre E. Philippe a annoncé des mesures anti-casseurs après les violences qui ont émaillé les manifestations de "gilets jaunes",  samedi 5 janvier à Paris et en régions.


Edouard Philippe veut "une nouvelle loi" durcissant les sanctions contre "les casseurs" et les manifestations "non déclarées", bien que les dernières l'aient été. Et autorisées. Trompé par les media qui ont instrumentalisé les fêtes de fin d'année pour clamer que la révolte sociale s'essoufflait, Macron a baissé la garde et Castaner n'a pas mobilisé les effectifs en nombre suffisant pour faire face au regain de colère, ce samedi 5 janvier. A  vouloir protéger les bâtiments institutionnels prioritairement, dans leur immense arrogance, ils ont sous-estimé les risques prévisibles sur les trajets des deux défilés de l'après-midi à Paris, se félicitant de surcroît de ce qu'ils ont pris pour une fracture entre Gilets jaunes.

L'exécutif amateur a eu tout faux et réagit en montrant les muscles
"Aujourd'hui, si l'on veut défendre la liberté de manifester (...), il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législatif", a-t-il annoncé sur le plateau du 20 Heures de TF1, ce soir.

Cette nouvelle loi contre les "agitateurs" sera inspirée par les mesures prises contre le hooliganisme

Résultat de recherche d'images pour "hooliganisme"Le "monde nouveau" voulu par Macron prend pour référence les troubles qui ont secoué le milieu du football dans les années 2.000. Les Gilets jaunes acquièrent ainsi le statut de hooligans...
Les "casseurs identifiés" n'auront plus le droit d'accéder aux manifestations. Ce nouveau dispositif prendra la forme d'un "fichier dédié", a précisé Matignon qui ne réalise pas que le "fichier S" est déjà une vaste fumisterie. Cette loi pourrait être débattue à l'Assemblée nationale dès "le début du mois de février", estime Edouard Philippe, soit après quatre mois d'"insurrection" sociale... 

Résultat de recherche d'images pour "cantona  kick"Le premier ministre a également annoncé la mobilisation de 80.000 agents de forces de l'ordre samedi 12 janvier, pour l'acte 9 des "gilets jaunes", soit le niveau du dispositif de la mi-décembre. Pour le coup, Macron veut taper fort, s'il doit mettre avoir plus d'un policier derrière chaque manifestant ! 
5.000 policiers et gendarmes seront déployés à Paris avec pour mission de procéder à de nombreuses interpellations. Macron montre le bâton...

Les agitateurs définis par Castaner, demi-ministre ultra de l'Intérieur, "n'auront pas le dernier mot", a menacé le locataire de Matignon. Edouard Philippe estime même que, depuis le début du mouvement, "plus de 1.000 condamnations" ont été prononcées, sur les "5.600 gardes à vue".

"Investir dans du nouveau matériel, être plus mobile", le premier ministre a indiqué que
la doctrine du maintien de l'ordre sera revue en France. "Ceux qui profitent des manifestations pour casser changent leurs pratiques ; nous devons donc faire évoluer nos méthodes".

La France va-t-elle basculer dans l'ultra-droite ou l'ultra gauche ?