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Des dizaines de plaintes déposées par des journalistes contre les forces de l'ordre, en décembre
vendredi 11 décembre 2015
Régionales : les coups bas de Bartolone contre Pécresse en Ile-de-France
"C'est une des régions les plus disputées, ça crée un peu plus de tension qu'ailleurs."
Dès octobre, alors qu'il continuait à occuper la présidence de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone s'attendait à un climat sulfureux et se tenait prêt à pourrir la campagne. Et il a tenu ses promesses, provoquant de vives réactions des Républicains, notamment de Valérie Pécresse, leur candidate -et ancienne ministre du Budget- qui se prépare depuis de longues années avec détermination et une parfaite connaissance des dossiers.
Il est de bonne guerre électorale entre personnes dignes du mandat qu'elles convoitent de tenter de déstabiliser l'adversaire. Mais les provocations doivent être assumées et les mensonges exclus. Or, lorsque ses rivaux dénoncèrent le communautarisme de Claude Bartolone après qu'il ait cité l'intellectuel Tariq Ramadan, un musulman radical, dimanche 25 octobre, l'équipe de Bartolone avait indiqué qu'elle porterait plainte pour diffamation. Dimanche 25 octobre, Claude Bartolone accorda en effet un entretien à Radio J et la tête de liste de la gauche se prévalut d'une phrase de Tariq Ramadan, en clamant que ces propos lui servent de "boussole" dans son engagement politique. La provocation ne manqua pas de faire fuser les condamnations : "Pour nous, la pensée de Tariq Ramadan n'est pas une boussole mais un repoussoir !" déclinèrent sur tous les tons les républicains et les laïcs, dont Valérie Pécresse qui rédigea son propre tweet.
Plaintes en diffamation, polémiques artificielles…
Des tracts de Pécresse montés en épingle
Une enquête contre Bartolone après une saisie par ses opposants
Le CSA saisi du cas Bartolone par la droite
Dans le camp d'en face, on prétend, graphiques fabriqués à l'appui, que le président de l'Assemblée nationale n'aurait utilisé qu'une toute petite partie du temps qui lui était imparti à la campagne des régionales, l'essentiel de son intervention concernant la politique nationale. Pas comme la conférence de presse donnée en juin par Valérie Pécresse devant la même association de journalistes à l'Assemblée, insinue-t-il…
La manoeuvre resta impunie : le 21 octobre, le CSA présidé par le socialiste Olivier Schrameck, nommé par le président Hollande, répondit à Christian Jacob que la régulation de la chaîne LCP n'est pas de son ressort, mais de celui du Bureau de l'Assemblée nationale. Les tracts à usage local, pas bien, mais la promotion de la liste Bartolone sur une chaîne nationale, rien à dire !
Votez, mais votez bien !
jeudi 5 janvier 2012
Ch. Pasqua poursuit Gro Eva Joly, candidate 2012 et ex-magistrate
Lors d'un débat sur la nationalité face à Henri Guaino, le 11 novembre sur France Inter, la candidate des Verts avait qualifié l'ancien ministre de l'Intérieur de "criminel" et de "corrompu".
Engorgement assuré des tribunaux: effectifs insuffisants !
vendredi 26 février 2010
Peillon défend Soumaré mais attaque Madelin et Devedjian
Le poseur de lapin a manqué sa vocation théâtrale
L'affaire Ali Soumaré inspire Peillon-la-honte: il vient de faire entrer en scène deux mineurs d'alors, Patrick Devedjian (20 ans) et Alain Madelin (19 ans).
Vincent Peillon a produit jeudi sur LCI une coupure de presse datant de ...1965. Le socialiste avait cinq ans !
Cet article relate un fait divers qui avait valu à Alain Madelin et Patrick Devedjian une condamnation en correctionnelle. Sur le plateau de Politiquement show, émission de LCI, le socialiste Vincent Peillon a exhumé un fait divers impliquant les deux élus. Il a sorti de sa poche une copie d'un article en disant: "Je vous ai amené un document très intéressant qui est l'édition du Petit varois du 11 novembre 1965. Le titre 'en correctionnelle, deux jeunes dévoyés en vacances à La Croix Valmer avaient essoufflé la police'". Peillon-la-honte ne révèle pas l'identité de l'archiviste du PS qui fiche les Français. Lire PaSiDupes
Il ménage ses effets. "J'ai cherché les noms et c'est finalement une jolie anecdote, on a deux noms : MM. Alain Madelin, Patrick Devedjian (ci-contre)."
Vincent Peillon ironise pour conclure: "Je souhaite véritablement qu'Ali Soumaré fasse une aussi belle carrière."
Une bataille de plaintes pour diffamation
Dans le même temps, Michèle Sabban-Allali (Rassemblement de la gauche et des Verts), née en Tunisie, vice-présidente socialiste sortante du Conseil Régional d'Ile-de-France et tête de liste PS dans le Val-de-Marne, le 9 mars, assignera pour diffamation Axel Poniatowski son rival, tête de liste UMP dans le Val d'Oise, qui avait évoqué les poursuites judiciaires contre la tête de liste PS, "pour emplois fictifs". Or, d'une part, elle avait été relaxée dans cette affaire par un jugement du 2 juin 2003, et, d'autre part, elle est -de surcroît- la présidente de l'assemblée des régions d'Europe (ARE) , autant dire intouchable.Son parcours ?
A la municipale de mars 2008, la strauss-kahnienne Michèle Sabban-Allali, attachée parlementaire devenue secrétaire fédérale du PS et candidate à Boissy, avait été combattue par Désirdavenir Royal: elle arriva donc en troisième position (26,2%) derrière Régis Charbonnier (PS diss, 29,5 %) et Daniel Urbain (UMP, 31,9 %).
Jean-Paul Huchon n'a pas manqué d'éreinter l'équipe adverse en prétendant supporter le « multirécidiviste »: "Je veux avoir un mot pour Ali. Je sais combien c'est dur pour lui, pour les siens, pour sa famille. Je sais combien il est difficile de voir son honneur livré aux chiens".
Le président de la région Ile-de-France paraphrasait ainsi François Mitterrand, qui s'était indigné en mai 1993 aux obsèques de Pierre Bérégovoy "que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme". Espérons que Huchon ne veut que du bien à Soumaré, si on songe à la fin brutale et mystérieuse de Bérégovoy.
Autre strauss-kahnien et donc en concertation, Huchon-Ronron n'a en revanche fait aucune allusion à l'assignation d'Axel Poniatowski par la cumularde Sabban-Allali, accusée d'emploi fictif. Le Huchon sait nager: ce n'est pas seulement le président sortant du Conseil Régional d'Ile-de-France; c'est aussi un poisson d'eau douce. Alors Huchon -déjà connu pour son incurie dans la gestion des lycées de la région- n'a pas réactivé une comparaison qui lui serait défavorable:
=> En novembre 2004, suite à la dénonciation par lettre anonyme de l'existence d'emplois fictifs au sein du Conseil Régional d'Ile de France, le président socialiste fut jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts lors de marchés publics, passés en 2002 et 2003, entre le Conseil Régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant Dominique Le Texier. Condamné à 6 mois de prison avec sursis -et non pas relaxé-, 60 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis la peine d'inéligibilité...
A la municipale de mars 2008, la strauss-kahnienne Michèle Sabban-Allali, attachée parlementaire devenue secrétaire fédérale du PS et candidate à Boissy, avait été combattue par Désirdavenir Royal: elle arriva donc en troisième position (26,2%) derrière Régis Charbonnier (PS diss, 29,5 %) et Daniel Urbain (UMP, 31,9 %).
Arlette Chabot encaisse; les élus UMP poursuivent
Rappel du coup de pute de Vincent-la-honte à Arlette Chabot sur France 2
=> L'ex-ministre Alain Madelin (ci-contre), désormais retiré de la vie politique, conteste fermement la condamnation en correctionnelle que lui a attribuée jeudi soir Vincent Peillon, et va assigner en diffamation l'eurodéputé socialiste, a indiqué vendredi son avocat, Me Jean-Marc Fedida.
N.B.
vendredi 24 avril 2009
Caterpillar: les syndicats devront rendre compte des séquestrations
Pas de prise d'otage sans poursuitesLes quatre cadres de Caterpillar ont déposé plainte pour séquestration: ils avaient été pris en otages 24 heures fin mars par des salariés au siège de l'entreprise à Grenoble. Alors que la menace de procédures de ce type planait depuis quelques temps, il s'agit du premier cas rendu public en France depuis le début de la crise économique et sociale.
«Ces cadres ont déposé plainte contre X, car ils n'ont pas souhaité fournir les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ni le constat d'huissier», a souligné une source judiciaire ajoutant que la plainte était en cours d'instruction. Les démarches ont été effectuées mercredi auprès du commissariat de police de Grenoble, précise le «Dauphiné libéré» qui révèle l'information dans son édition de ce vendredi.
Ces violences physiques ne seraient pas sanctionnées
Un connaisseur du dossier, cité par le «Dauphiné libéré», se montrait dubitatif quant à l'aboutissement des poursuites, soulignant que les cadres ayant pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, ne pouvaient être juridiquement considérés comme séquestrés. Ce n'était pas Guantanamo: et alors ?
Les précédents ne dégagent encore aucune tendance
Avec la multiplications des privations de liberté, les temps vont changer.Avant le début de la crise, d'autres séquestrations de cadres notamment à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en février 2008 ou de trois dirigeants d'EDF Guyane en 2007 avaient fait l'objet de plaintes. La première a été classée sans suite et la deuxième a débouché sur des condamnations. Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: il reste quelque trois semaines.
Aucune des récentes séquestrations qui ont eu lieu notamment à Scapa , 3M ou Molex n'a officiellement pour l'heure donné lieu à des poursuites pénales, malgré les appels du patronat à étudier au cas par cas des possibilités de plainte.
Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: ils ont mis 3 semaines pour se tourner vers la justice: Scapa (7 mars), Sony, (12 mars), 3M (25 mars) ou Molex (20 avril) ont au moins trois semaines pour se déterminer...
"Dix-sept d'entre nous ont reçu hier matin une lettre stipulant leur mise à pied conservatoire. Ils pourraient être licenciés pour faute grave. Ils partiraient donc sans rien, c'est inimaginable". Pierre Piccarreta, délégué syndical CGT, prévient que son syndicat n'aura pas les états d'âmes des cadres séquestrés.

