POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est plaintes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est plaintes. Afficher tous les articles

lundi 14 janvier 2019

La Rochelle : un photographe blessé par un tir de flash-ball en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes

Logiquement, la presse devrait se liguer à nouveau contre la police


Parce qu'ils apportent des preuves factuelles, les photo-journalistes  sont particulièrement visés. C'est le cas de l'un d'entre eux, 46 ans, qui travaille pour le journal Sud Ouest et l'AFP. Il affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balles de défense - plus connu sous le nom de "flash-ball" - alors qu'il couvrait l'acte IX des "gilets jaunes" à La Rochelle. 
Samedi 12 janvier, Xavier Leoty se trouvait dans les rues de La Rochelle (Charente-Maritime) pour rendre compte de la mobilisation des "gilets jaunes". Dans la soirée, le photographe a été blessé par ce qu'il affirme être un tir de lanceur de balles de défense (LBD), alors que des heurts éclataient sur le Vieux Port entre forces de l'ordre et manifestants. Le photo-reporteur a eu la rotule fracturée et s'est vu prescrire 45 jours d'arrêt de travail.
Les LBD, vendus notamment par la marque 'Flash-Ball', sont principalement utilisés par la police. "J'étais clairement identifiable au milieu de manifestants dispersés par les gaz lacrymogènes. Ils m'ont visé, ça a touché le genou", a raconté Xavier Leoty à l'AFP, on employeur. Tombé à terre, il a été secouru par des "gilets jaunes".

Le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, a dit "regrette(r)" cette situation. "Ce journaliste n'éta(i)t évidemment pas ciblé", a-t-il affirmé, avant les conclusions de l'enquête. "C'est vraisemblablement un tir de LBD mais on n'a pas vu le dossier médical", a en outre nuancé la préfecture, qui fait un amalgame entre les 'casseurs' et les journalistes, même identifiables. "Les forces de l'ordre ont été prises à partie à plusieurs reprises par un groupe d'une cinquantaine d'individus", samedi en fin d'après-midi, se justifie la préfecture, donc le ministère. Les policiers ont essuyé des "jets de bouteilles en verre, pavés et pétards", insiste le représentant du gouvernement, étayant les accusations d'absence de discernement et de tirs dans le tas. Ils ont alors "répliqué en utilisant les moyens de défense en dotation (grenades lacrymogènes, lanceurs de balles de défense) soumis à un cadre d'emploi strict", a finalement insisté la préfecture.

En tout, 13 personnes ont été interpellées samedi à La Rochelle, 75.000 habitants, chef lieu socialiste du département présidé par un proche de Valérie Pécresse, tandis que l'acte IX des "gilets jaunes" a rassemblé environ 2.000 personnes dans la ville. Lors de cette même journée de mobilisation,plusieurs journalistes, dont une équipe de , ont été pris pour cible par des manifestants, ailleurs dans le pays.


Des dizaines de plaintes déposées par des journalistes contre les forces de l'ordre, en décembre

A French riot police officer shoots a tear gas during clashes with protestors during a demonstration of yellow vests (gilets jaunes) against rising costs of living they blame on high taxes in Mondeville near Caen, northwestern France, on December 8, 2018. The "yellow vest" movement in France originally started as a protest about planned fuel hikes but has morphed into a mass protest against President's policies and top-down style of governing.
Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, 24 plaintes ont été déposées par des journalistes à l'encontre des forces de l'ordre, pour confiscation de matériel ou de casque de protection, mais aussi pour violences volontairesL'avocat Jérémie Assous, qui se charge actuellement de réunir les différentes plaintes de ce type, estimait d'ailleurs avant Noël que d'autres seront bientôt déposées.

Une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, au préfet de police de Paris, ainsi qu'au Procureur de la République.
Me Assous justifie ces plaintes en expliquant que le travail des journalistes et photographes "qui participe des fondements de l'Etat de droit" a été "gêné, empêché, entravé par ceux là même qui ont pour seule mission le maintien de l'ordre public".
Dans ces accusations, il évoque entre autres sur de la confiscation de matériel, y compris de matériel de protection comme des casques, mais aussi sur des soupçons de violences volontaires avec arme de la part de personnes dépositaires de l'autorité publique.

L'avocat reproche aux autorités d'avoir donné pour consigne de "ne pas distinguer manifestants et journalistes". Une comportement mettant "gravement en danger la vie des journalistes", considérés comme "des suspects". Implicitement, cet avocat souligne que la vie des manifestants est pareillement mise "gravement en danger".

Il cite en exemple plusieurs faits et journalistes victimes de ces violences ou confiscation de matériel, photos à l'appui. Parmi eux, une femme s'est vue contrainte de remettre son casque et ses masques de protection à des policiers aux abords du Louvre. Un autre, pourtant porteur d'un brassard indiquant sa fonction [profession], a été menacé et frappé à coups de matraque par un CRS, développe-t-il.

Lors des différentes journées de mobilisation des gilets jaunes, plusieurs journalistes ont été blessés, dont certains par des tirs de flash-ball. L'un d'entre eux a été touché à l'oeil et n'a pu en conserver l'usage que parce qu'il portait justement un casque.

Le gouvernement appelle les journalistes concernés à porter plainte.
C'est pourquoi Me Jérémy Assous demande aux destinataires de la lettre "d'user de leur pouvoir", pour faire cesser ces pratiques et "garantir la sécurité des personnes qui oeuvrent pour la liberté de la presse".

Interpellé par des syndicats de journalistes dénonçant des "dérapages inadmissibles" des forces de l'ordre à leur encontre, Christophe Castaner avait appelé mardi les membres de la profession victimes de violences policières à porter plainte.

vendredi 11 décembre 2015

Régionales : les coups bas de Bartolone contre Pécresse en Ile-de-France

Invectives, plaintes, polémiques… En Ile-de-France, le duel Bartolone-Pécresse pour le Conseil régional vire au pugilat.

"C'est une des régions les plus disputées, ça crée un peu plus de tension qu'ailleurs."



La presse, qui se fie aux sondages bien qu'ils n'engagent que ceux qui y croient, décrit le duel gauche-droite comme un coude à coude et, sur BFMTV, Hervé Gattegno présente le second tour comme difficile pour la gauche, bien  qu'elle gère l'Ile-de-France depuis 17 ans. Peut-être suggère-t-il donc que c'est à cause de son bilan, malgré la mobilisation de l'Etat-PS, y compris l'exécutif, puisque, délaissant les affaires de l'Etat, le chef du gouvernement est partout sur le terrain ? A l'exception du Nord-Pas-de-Calais-Picardie où la maire de Lille, Martine Aubry, l'a d'ailleurs déclaré persona non grata... 

Dès
 octobre, alors qu'il continuait à occuper la présidence de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone s'attendait à un climat sulfureux et se tenait prêt à pourrir la campagne. Et il a tenu ses promesses, provoquant  de vives réactions des Républicains, notamment de Valérie Pécresse, leur candidate -et ancienne ministre du Budget- qui se prépare depuis de longues années avec détermination et une parfaite connaissance des dossiers.

Iest de bonne guerre électorale entre personnes dignes du mandat qu'elles convoitent de tenter de déstabiliser l'adversaire. Mais les provocations doivent être assumées et les mensonges exclus. Or, lorsque ses rivaux dénoncèrent le communautarisme de Claude Bartolone après qu'il ait cité l'intellectuel Tariq Ramadan, un musulman radical, dimanche 25 octobre, l'équipe de Bartolone avait indiqué qu'elle porterait plainte pour diffamation. Dimanche 25 octobre, Claude Bartolone accorda en effet un entretien à Radio J et la tête de liste de la gauche se prévalut d'une phrase de Tariq Ramadan, en clamant que ces propos lui servent de "boussole" dans son engagement politique. La provocation ne manqua pas de faire fuser les condamnations : "Pour nous, la pensée de Tariq Ramadan n'est pas une boussole mais un repoussoir !" déclinèrent sur tous les tons les républicains et les laïcs, dont Valérie Pécresse qui rédigea son propre tweet.

Plaintes en diffamation, polémiques artificielles… 

Des tracts de Pécresse montés en épingle
Fin septembre, la mairie de Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), dirigée par les Républicains, sollicite, par mail, une vingtaine de mairies du canton pour venir chercher "des tracts pour les élections régionales". Des documents qui sont, en fait, des tracts de Valérie Pécresse : près de 4.000, constate un huissier, après que des mairies socialistes ont sonné l'alerte. Bien que rien n'oblige à venir prendre livraison, "c'est totalement interdit par le Code électoral", estime le directeur de campagne de Claude Bartolone, le jeune marié, Luc Carvounas, le 1er octobre, dénonçant même "un vrai dispositif à l'échelle départementale". Le PS dépose plainte pour "aide prohibée d'une collectivité à un candidat".

Dans le camp de Valérie Pécresse, on dénonce "une nouvelle boule puante dans la campagne détestable" de Claude Bartolone. Le porte-parole de l'ancienne ministre, Geoffroy Didier, invoque "une initiative malheureuse" d'un militant. Le lendemain, l'équipe de campagne de Valérie Pécresse annonce le dépôt d'une plainte contre X pour éclaircir ce qu'elle décrit comme un "détournement" de ses documents. Mais aussi pour diffamation contre Claude Bartolone et Luc Carvounas.


Une enquête contre Bartolone après une saisie par ses opposants

Le 6 octobre, le parquet de Bobigny annonce avoir ouvert une enquête préliminaire sur un recrutement du cabinet de Claude Bartolone, en 2012, alors que celui-ci présidait le conseil général de Seine-Saint-Denis. L'objectif ? Déterminer si l'emploi de Didier Ségal-Saurel, ancien élu socialiste devenu chargé de projet, était fictif ou non. En pleine campagne, l'affaire tombe mal.
Claude Bartolone élude le problème de fond en polémiquant. "Il n’a échappé à personne qu’une campagne électorale est engagée. La ficelle est un peu grosse," un élément de langage réapparu dans l'affaire de la "race blanche" que Bartolone utilise pour stigmatiser Valérie Pécresse et discriminer les Français de la couleur de faciès qui déplaît à gauche. En effet, c'est le président du groupe Les Républicains en Seine-Saint-Denis qui a saisi le parquet, après la publication d'un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion départementale de Claude Bartolone. Le PS l'aurait-il fait ?? La CRC, obligée d'avertir le parquet quand elle constate un délit, avait failli à son obligation de saisir du cas de Didier Ségal-Saurel. Preuve, pour le candidat socialiste, qu'il est visé par "une campagne de calomnies" ou que la CRC a craint les représailles du parrain du 9-3... "Je fais confiance à la justice", commente, quant à elle, Valérie Pécresse.

Bartolone distille le soupçon: il a le sentiment d'être espionné par ses rivaux
Le lendemain, mercredi 7 octobre, Claude Bartolone tient sa conférence de rentrée devant les journalistes parlementaires à l'Assemblée nationale et s'emporte. D'abord contre son surnom de "Parrain du 9-3", ressurgi dans les media à la faveur de l'enquête pour emploi fictif, et dont il dénonce la "connotation raciste" en lien avec ses racines italiennes. Or,  l'un des media est... Libération, qui n'est pas connu pour ses sympathies de droite: lire PaSiDupes (Régionales : Bartolone accusé d'être un "mafieux" par un maire de son département)

Mais il accuse surtout ses opposants, sans les nommer, d'employer "des méthodes qui relèvent de la Stasi" pour espionner ses déplacements. "Hier, je faisais une émission à BFM et j'ai découvert que l'on m'envoyait un jeune gamin de 18 ans prendre en photo, à 6h30 du matin, la voiture avec laquelle j'arrivais", raconte le paranoïaque. "Claude Bartolone pète les plombs. (...) C'est surréaliste et diffamant pour Valérie Pécresse", riposte un de ses porte-parole.

Le CSA saisi du cas Bartolone par la droite
Une semaine plus tard, le 15 octobre, la quasi-totalité des députés des Républicains, dont François Fillon et le président du groupe à l'Assemblée, Christian Jacob, adressent un courrier au président du CSA, pour se plaindre de la diffusion de la conférence de presse de Claude Bartolone par LCP, chaîne de télévision de l'Assemblée nationale que préside Claudio Bartolone, et que dirige depuis 2015 Marie-Eve Malouines, journaliste et ex-directrice du service politique de France Info, qui refusa une décoration de Nicolas Sarkozy. "Un mélange des genres", estiment-ils, le président de l'Assemblée ne s'étant pas privé de commenter la campagne. Pour les démocrates, "la diffusion de cet événement porte un coup à la nécessaire équité dans le débat politique".

Dans le camp d'en face, on prétend, graphiques fabriqués à l'appui, que le président de l'Assemblée nationale n'aurait utilisé qu'une toute petite partie du temps qui lui était imparti à la campagne des régionales, l'essentiel de son intervention concernant la politique nationale. Pas comme la conférence de presse donnée en juin par Valérie Pécresse devant la même association de journalistes à l'Assemblée, insinue-t-il…

La manoeuvre resta impunie : le 21 octobre, le CSA présidé par le socialiste Olivier Schrameck, nommé par le président Hollande, répondit à Christian Jacob que la régulation de la chaîne LCP n'est pas de son ressort, mais de celui du Bureau de l'Assemblée nationale. Les tracts à usage local, pas bien, mais la promotion de la liste Bartolone sur une chaîne nationale, rien à dire !

Votez, mais votez bien !

jeudi 5 janvier 2012

Ch. Pasqua poursuit Gro Eva Joly, candidate 2012 et ex-magistrate

La candidate altermondialiste a insulté l'ancien ministre de l'Intérieur

Charles Pasqua va déposer plainte pour diffamation contre Joly

Lors d'un débat sur la nationalité face à Henri Guaino, le 11 novembre sur France Inter, la candidate des Verts avait qualifié l'ancien ministre de l'Intérieur de "criminel" et de "corrompu".

La magistrate ne connaît pas la "présomption d'innocence"
Devant l'indignation du conseiller spécial du président de la République, l'ancienne juge ajoutait : "Je vous rappelle peut-être les faits, monsieur Pasqua a reçu des crédits sur son compte dans l'affaire Falcone. Il a touché ! (...) Il a touché, c'est un homme corrompu, qui a touché de..." avait martelé l'exaltée venue du froid.
Pour avoir "singulièrement manqué de prudence" - selon le juge -, Eva Joly a déjà été condamnée récemment à 1 000 euros d'amende avec sursis, 1 euro de dommages et intérêts et 3 000 euros au nom des frais de justice pour avoir diffamé David Douillet.

Qui a tenu le compte des poursuites en justice contre la candidate bio ?

Engorgement assuré des tribunaux: effectifs insuffisants !
Bernard Tapie a abandonné sa plainte en diffamation contre François Bayrou, et annoncé qu’il allait retirer sa plainte contre Eva Joly, visant leurs déclarations concernant l’arbitrage Adidas, un dossier qui devait être plaidé le 18 mai 2011.
Mais, le 23 décembre 2011, le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a annoncé une plainte en diffamation contre la candidate EELV à la présidentielle, qui l'a qualifié de "tortionnaire en Algérie".
Il va tout de même falloir qu'un confrère se décide à la frapper au porte-monnaie...

vendredi 26 février 2010

Peillon défend Soumaré mais attaque Madelin et Devedjian

Madelin et Devedjian, nouvelles victimes de Vincent-la-honte

Le poseur de lapin a manqué sa vocation théâtrale


Coup de théâtre du deuxième acte

L'affaire Ali Soumaré inspire Peillon-la-honte
: il vient de faire entrer en scène deux mineurs d'alors, Patrick Devedjian (20 ans) et Alain Madelin (19 ans).

Vincent Peillon a produit jeudi sur LCI une coupure de presse datant de ...1965. Le socialiste avait cinq ans !
Cet article relate un fait divers qui avait valu à Alain Madelin et Patrick Devedjian une condamnation en correctionnelle. Sur le plateau de Politiquement show, émission de LCI, le socialiste Vincent Peillon a exhumé un fait divers impliquant les deux élus. Il a sorti de sa poche une copie d'un article en disant: "Je vous ai amené un document très intéressant qui est l'édition du Petit varois du 11 novembre 1965. Le titre 'en correctionnelle, deux jeunes dévoyés en vacances à La Croix Valmer avaient essoufflé la police'". Peillon-la-honte ne révèle pas l'identité de l'archiviste du PS qui fiche les Français. Lire PaSiDupes

La synthèse Peillon: "la fin nous apprend que ces deux jeunes avaient volé une Simca 1000, volé des moteurs de bateaux, avaient des papiers d'identité faux, des plaques d'immatriculation fausses, avaient avec eux un pistolet 6,35 et avaient fait courir la police", a poursuivi l'ex-lieutenant de Sa Cynique Majesté Royal.
Il ménage ses effets. "J'ai cherché les noms et c'est finalement une jolie anecdote, on a deux noms : MM. Alain Madelin, Patrick Devedjian (ci-contre)."
Vincent Peillon ironise pour conclure: "Je souhaite véritablement qu'Ali Soumaré fasse une aussi belle carrière."

Une bataille de plaintes pour diffamation

Dans le même temps, Michèle Sabban-Allali (Rassemblement de la gauche et des Verts), née en Tunisie, vice-présidente socialiste sortante du Conseil Régional d'Ile-de-France et tête de liste PS dans le Val-de-Marne, le 9 mars, assignera pour diffamation Axel Poniatowski son rival, tête de liste UMP dans le Val d'Oise, qui avait évoqué les poursuites judiciaires contre la tête de liste PS, "pour emplois fictifs". Or, d'une part, elle avait été relaxée dans cette affaire par un jugement du 2 juin 2003, et, d'autre part, elle est -de surcroît- la présidente de l'assemblée des régions d'Europe (ARE) , autant dire intouchable.
Son parcours ?
A la municipale de mars 2008, la strauss-kahnienne Michèle Sabban-Allali, attachée parlementaire devenue secrétaire fédérale du PS et candidate à Boissy, avait été combattue par Désirdavenir Royal: elle arriva donc en troisième position (26,2%) derrière Régis Charbonnier (PS diss, 29,5 %) et Daniel Urbain (UMP, 31,9 %).

=> Quant à Ali Soumaré, candidat socialiste vertueux, il tenait son premier meeting depuis les révélations sur son passé judiciaire vendredi 19 février (lien PaSiDupes). Présent à son côté, Laurent Fabius l'a assuré de son total soutien, de quoi convenir à Georges Frêche, puisque l'exemplaire tête de liste du PS n'est pas joueur de football.

Jean-Paul Huchon
n'a pas manqué d'éreinter l'équipe adverse en prétendant supporter le « multirécidiviste »: "Je veux avoir un mot pour Ali. Je sais combien c'est dur pour lui, pour les siens, pour sa famille. Je sais combien il est difficile de voir son honneur livré aux chiens".
Le président de la région Ile-de-France paraphrasait ainsi François Mitterrand, qui s'était indigné en mai 1993 aux obsèques de Pierre Bérégovoy "que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme". Espérons que Huchon ne veut que du bien à Soumaré, si on songe à la fin brutale et mystérieuse de Bérégovoy.

Autre strauss-kahnien et donc en concertation, Huchon-Ronron n'a en revanche fait aucune allusion à l'assignation d'Axel Poniatowski par la cumularde Sabban-Allali, accusée d'emploi fictif. Le Huchon sait nager: ce n'est pas seulement le président sortant du Conseil Régional d'Ile-de-France; c'est aussi un poisson d'eau douce. Alors Huchon -déjà connu pour son incurie dans la gestion des lycées de la région- n'a pas réactivé une comparaison qui lui serait défavorable:
=> En novembre 2004, suite à la dénonciation par lettre anonyme de l'existence d'emplois fictifs au sein du Conseil Régional d'Ile de France, le président socialiste fut jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts lors de marchés publics, passés en 2002 et 2003, entre le Conseil Régional et les sociétés de communication Image Publique, Sertis et LM Festivals, employant Dominique Le Texier. Condamné à 6 mois de prison avec sursis -et non pas relaxé-, 60 000 euros d'amende et un an d'inéligibilité le 20 février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, la peine est confirmée en appel le 21 novembre 2008, hormis la peine d'inéligibilité...

A la municipale de mars 2008, la strauss-kahnienne Michèle Sabban-Allali, attachée parlementaire devenue secrétaire fédérale du PS et candidate à Boissy, avait été combattue par Désirdavenir Royal: elle arriva donc en troisième position (26,2%) derrière Régis Charbonnier (PS diss, 29,5 %) et Daniel Urbain (UMP, 31,9 %).

Arlette Chabot encaisse; les élus UMP poursuivent

Rappel du coup de pute de Vincent-la-honte à Arlette Chabot sur France 2

=>
L'entourage de Patrick Devedjian a annoncé qu'une plainte pour diffamation serait déposée contre Vincent Peillon.

=> L'ex-ministre Alain Madelin (ci-contre), désormais retiré de la vie politique, conteste fermement la condamnation en correctionnelle que lui a attribuée jeudi soir Vincent Peillon, et va assigner en diffamation l'eurodéputé socialiste, a indiqué vendredi son avocat, Me Jean-Marc Fedida.

N.B.

  • Si Patrick Devedjian est ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en œuvre du plan de relance, Peillon consacre son énergie à une relance fort "nauséabonde" qui n'apporte rien à la lutte contre la crise et au bien-être des Français les plus défavorisés. Alain Madelin est quant à lui rangé des voitures ministérielles...


  • C'est dire que, dans l'affaire des affaires judiciaires d'Ali Soumaré, tête de liste de la diversité PS aux Régionales, l'attaque de l'ex-proche de Sa Cynique Majesté Royal, le teigneux du congrès de Reims, ne vise pas des têtes de listes UMP: la contribution du pollueur non payeur Peillon à la campagne est donc plus que malsaine, vile.

  • vendredi 24 avril 2009

    Caterpillar: les syndicats devront rendre compte des séquestrations

    Les dirigeants séquestrés de Caterpillar portent plainte
    Pas de prise d'otage sans poursuites

    Les quatre cadres de Caterpillar ont déposé plainte pour séquestration: ils avaient été pris en otages 24 heures fin mars par des salariés au siège de l'entreprise à Grenoble. Alors que la menace de procédures de ce type planait depuis quelques temps, il s'agit du premier cas rendu public en France depuis le début de la crise économique et sociale.
    «Ces cadres ont déposé plainte contre X, car ils n'ont pas souhaité fournir les identités des salariés qui les retenaient dans leur bureau, ni le constat d'huissier», a souligné une source judiciaire ajoutant que la plainte était en cours d'instruction. Les démarches ont été effectuées mercredi auprès du commissariat de police de Grenoble, précise le «
    Dauphiné libéré» qui révèle l'information dans son édition de ce vendredi.

    Ces violences physiques ne seraient pas sanctionnées


    Un connaisseur du dossier, cité par le «Dauphiné libéré», se montrait dubitatif quant à l'aboutissement des poursuites, soulignant que les cadres ayant pu maintenir un contact téléphonique avec l'extérieur, ne pouvaient être juridiquement considérés comme séquestrés. Ce n'était pas Guantanamo: et alors ?

    En outre, les cadres retenus, parmi lesquels le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik n'avaient pas souhaité l'intervention des forces de l'ordre, avant d'être libérés par les salariés, le 1er avril, au bout de 24 heures. Avait-il le choix dans le contexte de violences physiques ?

    Les précédents ne dégagent encore aucune tendance

    Avec la multiplications des privations de liberté, les temps vont changer.
    Avant le début de la crise, d'autres séquestrations de cadres notamment à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en février 2008 ou de trois dirigeants d'EDF Guyane en 2007 avaient fait l'objet de plaintes. La première a été classée sans suite et la deuxième a débouché sur des condamnations. Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: il reste quelque trois semaines.

    Aucune des récentes séquestrations qui ont eu lieu notamment à
    Scapa , 3M ou Molex n'a officiellement pour l'heure donné lieu à des poursuites pénales, malgré les appels du patronat à étudier au cas par cas des possibilités de plainte.
    Les séquestrés de Caterpillar avaient été retenus le 31 mars: ils ont mis 3 semaines pour se tourner vers la justice:
    Scapa (7 mars), Sony, (12 mars), 3M (25 mars) ou Molex (20 avril) ont au moins trois semaines pour se déterminer...

    "Dix-sept d'entre nous ont reçu hier matin une lettre stipulant leur mise à pied conservatoire. Ils pourraient être licenciés pour faute grave. Ils partiraient donc sans rien, c'est inimaginable". Pierre Piccarreta, délégué syndical CGT, prévient que son syndicat n'aura pas les états d'âmes des cadres séquestrés.