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mercredi 25 octobre 2017

Macron placerait Castaner d'autorité à la tête de La République en marche

Griveaux prend les militants pour des billes : "Castaner à la tête de LREM, "aussi un choix collectif"...

Le vote du bureau aura lieu le 18 novembre, mais Macron aurait 
déjà choisi  Castaner à la direction de La République en marche!

La direction du parti du président va être confiée à Christophe Castaner : volonté du souverain dit républicain, selon plusieurs sources gouvernementales et parlementaires.

L'autocrate Macron a fait son choix et Castaner pourra même cumuler cette présidence avec sa fonction de porte-parole du gouvernement. 
Macron n'a donc pas mis les formes, puisque sa décision est tombée au dessert lundi soir lors d'un dîner à l'Elysée. D'autant que l'information a aussitôt filtré, avec confirmation de la bouche du même Castaner mardi matin, sur Public Sénat.
  
Sur Twitter, l'intéressé ne dément pas, mais tente de justifier la méthode jupitérienne de l'autocrate élyséen. 
Et le conseil national de LREM ? Court-circuité !

Les godillots aiment prendre le jus s'il jaillit d'en-haut. 

Statutairement, c'est lors d'une convention - ensemble des adhérents - que le conseil national de LREM - parlement (non élu) du parti, composé à 80 % d'un choix de parlementaires, référents territoriaux et représentants des territoires (membres de droit) et de 20 % de conseillers tirés au sort "à intervalle régulier" parmi les adhérents - doit élire son président (et sa direction nationale). 
Mais le scrutin est truqué, puisque le "bureau national" n'existe pas au nombre des instances nationales, mais il devrait entériner le candidat du président de la République, Christophe Castaner, au poste de délégué général du parti du président,  le 18 novembre à Lyon, près d'un mois à l'avance.  


Son "épaisseur" politique aurait joué pour lui, raconte une source autorisée.

Le nom de Christophe Castaner circulait depuis plusieurs jours comme l'un des deux favoris du président à ce poste, avec le secrétaire d'État Benjamin Griveaux. "C'est bien Christophe Castaner qui a été retenu" entre la poire et le fromage, lundi soir à l'Élysée, a déclaré une source parlementaire qui souligne la lourdeur  "l'épaisseur" politique du secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. 
Il "incarne bien le parti", risque cette source sous couvert d'anonymat,  qui rectifie le tir, faisant valoir que Castaner est un des membres historiques. L'Élysée "a voulu une marque de centre-gauche", a appuyé un proche du chef de l'État, en référence au passé socialiste, tendance rocardienne, de Christophe Castaner.


Ainsi se confirme la volonté de Macron d'occuper la place laissée vide par le PS 


Le groupe  LREM est en effet déjà cornaqué par un socialiste, le très suspect Richard Ferrand.
Fondateur du mouvement En marche ! en octobre 2016,  Macron désigna déjà Ferrand secrétaire général. Alors qu'en mai 2017 le parti du président était rebaptisé La République en marche ! (LREM), le 14, Ferrand était nommé ministre de la Cohésion des territoires dans le premier gouvernement Édouard Philippe. 
Or, François Bayrou et Richard Ferrand ont été "à deux doigts d'en venir aux mains", le jour de la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron dans la salle des Fêtes du palais de l'Élysée, juste avant l'allocution du président. Selon plusieurs témoins, il a fallu que s'interposent des 'casques bleus' de l'entourage présidentiel pour éviter un pugilat, illustration de l'opposition observée entre les deux hommes à plusieurs reprises durant la campagne.
En cause, les élections législatives.
Le jour de la publication des candidats investis par le mouvement En Marche !, François Bayrou avait adressé des reproches au nouveau mouvement. Selon lui, il ne respectait pas l'accord sur un nombre de candidats du MoDem, qui est en manque de financement. Un reproche qui avait vite été démenti par Richard Ferrand : "Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais d'accord d'appareils”.Toujours dans Le Journal du Dimanche, François Bayrou a été interrogé au sujet de l'enquête sur des soupçons de conflits d'intérêts qui vise Richard Ferrand.

Le garde des Sceaux n'a pas voulu commenter cette procédure, mais Bayrou a néanmoins distillé son venin. "C'est une difficulté, qui alourdit quelque peu la campagne [des législatives]".
Mais le ministre de la ...Cohésion (des territoires) dut démissionner dès le 19 juin, suite à une affaire immobilière au profit de sa maîtresse, tandis que court toujours l'affaire de ses collaborateurs familiaux au Parlement) et Bayrou, le 21 juin, pour emploi fictif de sa collaboratrice au Parlement européen, après seulement 35 jours passés à la chancellerie. Macron recasa Ferrand à la présidence du groupe des députés LREM qui entérina servilement sa désignation, le 24 juin 2017 et laissa Bayrou à Pau.
Castaner qualifie d'"absolument passionnante" cette présidence partisane

Christophe Castaner se voit déjà à la tête du parti du président. 
Interrogé mardi matin par Public Sénat sur l'"enjeu" qui est le sien, il répondit : "Il faut construire un nouveau mouvement politique, qui va rassembler le plus grand nombre d'acteurs qui sont engagés dans le mouvement en France. Je trouve ça absolument passionnant. Bien sûr que ça m'intéresse", avait-il confirmé.


Va-t-on vers un mini remaniement ? 
Agé de 51 ans, Christophe Castaner fait partie du cercle restreint des premiers macroniens. Député socialiste, il s'est fait apprécier de Macron en 2015, en le servant comme rapporteur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, CICE, portée par celui qui était alors ministre de l'Économie. 

Député des Alpes de Haute-Provence, réélu en juin dernier, il est convenu de dire qu'il s'est imposé comme une figure politique, mais il a en vérité dû abandonner la course à la présidence de la région PACA : il a déclaré forfait en se ralliant à Christian Estrosi (LR)... 
En manque d'élus politiques et bien que Castaner n'ait pas passé le seuil régional, Macron l'a néanmoins recruté après ce flop et propulsé de la mairie de Forcalquier à l'échelon national. On dit maintenant qu'il a marqué la campagne présidentielle. Porte-parole du candidat Emmanuel Macron, il est logiquement devenu celui du gouvernement en mai, incarnant en même temps son aile gauche. 
Son départ programmé pour la tête du parti devrait entraîner un petit remaniement au sein du gouvernement. 

Benjamin Griveaux pourrait ainsi reprendre le porte-parolat, selon des sources concordantes. Mais d'autres accepteraient que le président jupitérien le maintienne dans les deux fonctions cumulées, si telle est la volonté du souverain...

La montée de Castaner en puissance a de quoi inquiéter
François Ruffin (LFI) le déclare "malhonnête et incompétent" sur la base de la liquidation d'Ecopla : 


Les têtes de gondoles de LREM font la tronche.
Ils peinent à trouver démocratique le processus de désignation du futur chef du parti. Selon l'habitude des favoris du président de la République, Christophe Castaner parle d'une volonté de "faire différemment", de se "détourner des vieilles recettes".
Ce mercredi 25 octobre, le porte-parole du gouvernement a officiellement annoncé sur RTL qu'il est "candidat" au poste de "délégué général" du parti, qui sera intronisé lors de son premier "congrès" (ou 'convention' ?) prévu le 18 novembre. 
Résultat de recherche d'images pour "Castaner et Macron"
"Candidat" mais surtout "candidat unique" élu à coup sûr, à la cubaine ou à la coréenne (c'est le seul choix !) puisqu'il est, à ce stade, seul en marche pour l'hôtel particulier de la rue Sainte-Anne (comme l'hôpital), que LREM a acquis dans le très central deuxième arrondissement, surnommé "arrondissement de la Bourse". 
Tous les parvenus du parti se sont alignés: on ne peut voir qu'une seule tête.

dimanche 20 décembre 2015

Hollande et sa popularité font le yoyo

Les sondeurs nous soûlent avec les montagnes russes de la popularité de ce président 

Les Républicains Pécresse et Bertrand en forte hausse


La cote de popularité de François Hollande a rechuté de 3 points en décembre 
et celle de Manuel Valls quasiment stagné,
selon un sondage BVA pour Orange et i-télé publié samedi, qui note aussi un bond de la cote d'influence de présidents de régions, notamment Xavier Bertrand.

S'agissant de l'exécutif, la dernière enquête, réalisée une semaine après les attentats du 13 novembre, avait montré une hausse pour les deux instigateurs de l'état d'exception.

En décembre, le président de la République a suscité 
69% de mauvaises opinions 
contre seulement 30% de bonnes (25% plutôt bonnes et seulement 5% très bonnes) et 1% qui ne se prononce pas, selon cette enquête réalisée après le second tour des régionales.
F. Hollande a perdu un point (62%) chez les sympathisants de gauche, mais augmenté de deux points chez les sympathisants du seul PS (83%) qui s'est pourtant fait éliminer au premier tour dans les 13 régions, sauf cinq.



Avec 59% d'opinions défavorables, la cote de Manuel Valls, son Premier ministre, s'est "repliée", selon le terme choisi de l'AFP, malgré une nette majorité de mécontents et seulement 39% de bonnes opinions. Si on veut positiver, il a progressé (+3 points à 64%) chez les sympathisants de gauche et davantage chez les sympathisants PS (+6 pts à 85%).

L'action gouvernementale en décembre est sanctionnée sans équivoque: seulement 17% des Français ont jugé Hollande et Valls "efficaces", en chute de -5 points.

L'opposition républicaine confirme, quant à elle, ses scores aux Régionales


Quant aux acteurs politique d'opposition,

Xavier Bertrand (Les Républicains, ci-contre), vainqueur face à la gauche (PS, EELV et Front de gauche) désunie au 1er tour, et à Marine Le Pen dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, après retrait de la liste PS conduite par un homme de paille de Martine Aubry, s'est hissé en troisième place du classement des cotes d'influence (+ 16 points à 38%). 

Vainqueure du président  de l'Assemblée nationale qui a fait capoter la liste de la gauche en place depuis 17 ans, Valérie Pécresse a remporté la présidence de la région capitale, l'Ile-de-France (photo 1), et a progressé de 13 points (33%). 

Elu président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, deuxième région la plus riche prise à la gauche, après plus de dix années, Laurent Wauquiez a progressé  de 5 points, à 29%.

En divergence solitaire (avec J.-P. Raffarin) sur la ligne du "ni FN, ni PS" de son parti et écartée de la direction  de LR  en début de semaine, Nathalie Kosciusko-Morizet a vu son score augmenter (+ 9 points) à 34% largement dus à des sympathisants de gauche pour avoir fait l'actualité.

Nicolas Sarkozy, qui subit les charges les plus diverses, de la part de francs tireurs en interne et de soutiens de la majorité socialiste qui lui préfèrent un adversaire LR moins pugnace, s'est classé 21e à 22% (-2 points), soit la même cote que Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Luc Mélenchon. Cherchez le candidat le plus redouté de la gauche et du centre...

Alain Juppé, justement, est resté en tête de la trentaine de personnalités testées avec 57%, en recul d'un seul point par rapport à novembre, bien que son influence soit proche de zéro en Aquitaine socialiste où le septuagénaire est maire de Bordeaux. 

Au gouvernement, 
l'ex-banquier et actuel ministre socio-libéral de l'Economie, Emmanuel Macron (ci-contre, face à Fabius de profil), est deuxième à 48% (+ 4 pts), battant Jean-Yves Le Drian, qui vient de s'imposer comme cumulard à Rennes en Bretagne, tout en s'incrustant à Paris, au ministère de la Défense, est quatrième à 38%. Nettement derrière, Laurent Fabius (Affaires Etrangères) est à 32%, malgré l'effet COP21 escompté mais finalement très mitigé.

Sondage réalisé par internet les 15 et 16 décembre auprès d'un échantillon de 1.172 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Bernard Tapie annonce son retour en politique: pour suppléer au pouvoir socialiste ?

L'ancien ministre compte montrer à Hollande comment combattre le chômage des jeunes

A 72 ans, Bernard Tapie a "décidé de revenir en politique"

Ruiné par la gauche, l'homme explique avoir pris cette décision après le "signal d'alarme" du résultat des régionales. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994", explique, dans un entretien au JDD publié dimanche 20 décembre, celui dont la liste Energie radicale avait obtenu plus de 12%.

L'homme d'affaire souligne la défaite de la gauche au pouvoir dès le premier tour. "Le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu'il faut saluer, déclare Bernard Tapie au Journal du Dimanche. Mais en faisant cela, on a, en quelque sorte, 'cassé le thermomètre' pour ne pas montrer qu'on avait de la fièvre."

Un plan contre le chômage des jeunes

L'actionnaire principal du quotidien La Provence estime que, pour contrer le parti de Marine Le Pen, il faut "apporter des remèdes aux causes" des problèmes des électeurs FN. En commençant par s'attaquer au chômage, surtout celui "des jeunes, les plus nombreux à voter FN". En creux, Tapie remue le couteau dans cette plaie de Manuel Valls (PS), son incapacité à redresser la situation aggravée par son prédécesseur socialiste, Jean-Marc Ayrault, malgré sa "détermination" en bandoulière.

En moins d'un mois, Bernard Tapie compte "mettre sur pied, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans", qui sera remis "aux chefs de groupe de l'Assemblée nationale, du Sénat et aux ministères concernés", d'ici à fin janvier.

Bernard Tapie sera-t-il candidat à la présidentielle ? 

Début décembre, dans les colonnes du journal Le Monde, Bernard Tapie se disait
Le Phocea,  ancien voilier de Tapie
"abattu" et "ruiné",
24 heures après l'arrêt de la cour d'Appel de Paris qui lui demande de rembourser 405 millions d'euros 
obtenus en 2008 dans l'affaire Crédit lyonnais-Adidas. Depuis plus de vingt ans, Bernard Tapie estime avoir été trahi par 
son banquier historique, le Crédit lyonnais (rebaptisé CL), dans la revente d'Adidas à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus. 
"C'est ahurissant ! La justice me demande de rembourser des sommes astronomiques que je n'ai même pas touchéesJe n'ai pas touché ces 405 millions d'euros, clame Tapie. Pourquoi tant de haine ? Parce que vraiment, quand on lit le jugement, on sent que je leur ai inspiré de la haine aux magistrats". 
Bernard Tapie a d'ores et déjà fait savoir qu'il comptait mener l'affaire devant la cour de Cassation, ce qui ne le dispense toutefois pas de devoir rembourser la somme demandée.
Jean-Claude Gaudin est député-maire (UMP, puis LR) de Marseille depuis... 1995. Il a été réélu en 2001, 2008 et 2014 ! Et les Marseillais n'en veulent pas, dites-vous, Bernard Tapie?


Les grandes manoeuvres de recentrage des battus des régionales pourraient servir l'homme d'affaires. 
Ex-yacht de Bernard Tapie 
Mais, pour l'heure, "chaque chose en son temps, réplique celui qui a été vendeur de téléviseurs, chanteur et animateur de télévision, repreneur d'entreprises en dépôt de bilan (Manufrance, Terraillon et Testut, La Vie claire, Wonder et Donnay), quatre ans député et quatre mois ministre de la Ville de Mitterrand,  patron d’Adidas et président de l’OM.
Et il rappelle ce que la justice ne peut lui retirer. "Personne ne peut contester mes succès passés face au FN, notamment aux européennes de 1994, quand je l’avais ramené, comme je l’avais promis, à 10% des voix. C’est toujours faisable à condition d’adopter les bonnes méthodes." En 1994, sa liste radicale avait drainé 12,03 % des voix, à seulement deux points de la liste du PS conduite par Michel Rocard qui lui voue une rancune tenace.
La politique, ce n'est pas seulement être élu. 
"La seule élection qui me faisait envie, c'était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s'est dépêché de me rendre inéligible", poursuit celui qui a tout connu, outre ses poursuites judiciaires qui lui ont barré l'entrée du port de Marseille.

Lucien Weygand ? Un élu socialiste qui a prospéré dans les quartiers nord de Marseille. Lien PaSiDupes - "Les socialistes Bernardini et Weygand, condamnés dans l'affaire de l'OCID par la Cour des Comptes"

Nanti au service des "défavorisés" a donc tout dit et  tout connu. La fortune des affaires. La gloire en politique. Le succès au théâtre. Le triomphe en sport. Puis les mises en examen et les séjours en prison.

samedi 19 décembre 2015

Fillon exhorte Hollande à un effort de compréhension de "la colère" dans le pays

Si le président "n'entend pas l'avertissement", il sera "responsable du naufrage national"

Le gouvernement n'a pas pris conscience du résultat qui a placé au premier tour le FN en tête dans six régions
,
déplore l'ancien Premier ministre dans Le Monde. 

En effet, François Fillon ne voit rien dans l'agenda gouvernemental "qui soit à la hauteur de l'avertissement des régionales". Dans sa tribune au Monde, le candidat à la primaire de LR va jusqu'à juger que François Hollande sera "responsable du naufrage national" s'il "n'entend pas l'avertissement" des régionales.
"François Hollande a un devoir : comprendre la colère et combattre le désespoir en faisant en sorte que les 16 mois qui lui restent ne soient pas les plus longs et les plus inutiles de la Ve République", écrit l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans cette tribune intitulée "M. Le Président, reprenez-vous, il y a urgence !" Pour lui, François Hollande "ferait bien de ne pas jouer au monarque au-dessus de la tempête, car lui et son gouvernement [ou son gouvernement et lui] sont les premiers responsables du climat délétère dans lequel s'est tenue l'élection régionale".

Hollande doit écarter Taubira

"Il est consternant d'entendre dire qu'à l'Élysée, on est
soulagé de pouvoir faire de la tactique sur les décombres d'un scrutin inquiétant pour tous", explique François Fillon. "Monsieur le Président, notre nation n'est pas seulement en état d'urgence face aux terroristes, elle est en alerte rouge sur le plan économique, social et démocratique. Le temps n'est plus aux demi-mesures. Si vous n'entendez pas l'avertissement, vous serez responsable du naufrage national", lance encore l'élu LR.

A propos de l'état d'urgence, Pierre-Olivier Sur, le bâtonnier du barreau de Paris, pointe les lacunes de la justice française face à la radicalisation. "On le sent, depuis quelques temps, il y a en ce moment quelque chose qui recule dans les grandes valeurs de notre société. A commencer par les libertés publiques. Ce que l'on voudrait aujourd'hui, c'est que l'on restreigne les libertés des terroristes et pas les nôtres."
Et d'ajouter: "Il faut que soit respecté un certain nombre de principes: l'état d'urgence doit être limité dans le temps. Il doit être ciblé exclusivement contre les terroristes en puissance. Enfin, toutes les procédures doivent prévoir le respect des droits de la défense et être soumises aux juges judiciaires sans désemparer."

Pour sa part, l'ancien chef du gouvernement considère aussi, entre autres, que si la ministre de la Justice Christiane Taubira "persiste à douter" du "bien-fondé" de l'état d'urgence, "alors, elle doit être écartée du gouvernement".

Ni le gouvernement, ni Les Républicains n'a besoin de francs-tireurs en interne.

mercredi 16 décembre 2015

Chassé-croisé à LR: NKM recule; Wauquiez progresse


Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) quitte officiellement son poste de numéro deux du parti Les Républicains (LR)

Isolée dans ses critiques de la ligne du "ni PS ni FN" préconisée par Nicolas Sarkozy et soutenue par le parti
, 

NKM en campagne
chez les "sans dents" de Hollande
NKM a dû se démettre officiellement de ses fonctions au poste de numéro deux du parti Les Républicains (LR). Selon un sondage CSA de mars dernier pour RTL, une majorité de Français de toutes obédiences (53%) désapprouvait la stratégie du "ni-ni" de l'UMP et de Nicolas Sarkozy pour le second tour des élections départementales, mais, lors de la réunion de leur bureau politique du lundi 7 décembre, c’est à une quasi-unanimité que les principaux responsables du parti Les Républicains (LR) ont validé la ligne "ni retrait ni fusion" de leurs listes pour contrer le Front national (FN) au second tour des élections régionales.

L'ancien Premier ministre UMP, Alain Juppé, a déclaré qu'il "respecte" la consigne du ni FN ni PS au second tour des départementales. 
"En cas de duel FN/PS, le bureau politique de l'UMP a fixé sa ligne. Je la respecte," avait commenté le maire de Bordeaux sur son blog lors des premiers résultats.
Dès les départementales également, François Fillon avait défendu le "ni-ni" de Sarkozy.
"Aucune voix ne doit aller à un parti qui prône un nationalisme dangereux, qui veut faire éclater l'unité européenne et dont le programme économique s'apparente à celui de l'extrême gauche", avait-il fait savoir en février. Pour pour combattre le FN, il ne faut pas voter PS, précisait l'ancien premier ministre. 
"Il n'y aucune bonne raison de redonner la majorité absolue à l'Assemblée nationale à un Parti socialiste qui mène depuis trois ans une politique désastreuse qui a conduit à l'explosion du chômage, à la perte d'influence de la France et à l'aggravation des inégalités", avait-il alors asséné dans un communiqué, alors que depuis les résultats aux régionales le Parti socialiste aux abois milite pour un regroupement au centre.
Seuls Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux du parti, et Jean-Pierre Raffarin – sur 67 votants – s'étaient prononcés en faveur d’un retrait de la liste LR en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, où le parti est arrivé en troisième position. Or, c'est vers les deux opposants que se tendent aujourd'hui les micros et à eux que les media font largement échos...

"Je suis heureuse que les électeurs n'aient pas appliqué le ni-ni" et s'ils l'avaient fait "nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région Paca auraient été battus", avait-elle soutenu sur TF1 dimanche soir. Xavier Bertrand et Christian Estrosi, nettement devancés au premier tour, ont bénéficié du désistement de la gauche pour battre au second respectivement Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Marion-Maréchal Le Pen en PACA.

Sa probable éviction du nouvel organigramme sera annoncée en janvier. "Croire que le parti se renforce en s'épurant, c'est une vieille idée stalinienne" est une déclaration de trop et à l'heure où le PS cherche son salut dans une union avec le centre, dont le MoDem de Bayrou, sa voie est toute tracée. 

Pourtant, "Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec Nathalie Kosciusko-Morizet au téléphone
dans un climat d'amitié. Il lui a proposé sa nomination au bureau politique, à la commission nationale d'investiture, ce qu'elle a accepté", a précisé l'entourage du président de Les Républicains. En tant que numéro 2, NKM était de facto membre de ces deux entités et son éviction aurait entraîné son départ de l'une et de l'autre. 

Des primes aux vainqueurs
Au poste de vice-président délégué, elle est d'ores et déjà remplacée par Laurent Wauquiez, jusque-là numéro 3, et valeureux vainqueur en Rhône-Alpes-Auvergne de Jean-Jack Queyranne, président socialiste sortant de Rhône-Alpes, annonce ce mardi le parti. 

Eric Woerth devient quant à lui secrétaire général
chargé du projet
et Isabelle Le Callennec est nommée vice-présidente. D'autres nominations interviendront début 2016, annonce le parti Les Républicains. 

NKM s'était montré extrêmement virulente à l'issue du bureau politique de LR 

Evanescente et ...visionnaire,
au clair de lune
Lundi, au lendemain des élections régionales, la députée de l'Essonne avait publiquement dénoncé une "vieille idée stalinienne" consistant à "commencer le débat par la mise à l'écart de ceux qui ne sont pas d'accord". Devant la presse, Jean-Pierre Raffarin, plus onctueux et moins capricieux, a opté pour la fermeté, avec modération.  

La franc-tireuse renonce à ses ambitions parisiennes
La présidente du groupe LR au Conseil de Paris a par ailleurs annoncé lundi qu'elle ne sera pas candidate à la présidence de la métropole du Grand Paris. 

Candidate à la primaire à droite ?
Et ce mardi matin sur France Info, NKM s'est positionnée sur une éventuelle candidature lors de la primaire à droite, en novembre 2016, en vue de désigner le ou la candidat (e) à la présidentielle en 2017. "C'est une question qui se pose. Ce qui s'est passé dimanche, avec les résultats des élections régionales, m'a rapprochée de cette hypothèse", a-t-elle lancé sous le coup de la colère.
Il faut rappeler qu'à sa différence, Valérie Pécresse est allée à la bataille des régionales en Ile-de-France et qu'elle l'a arrachée à la gauche après une gestion de 17 années. En région capitale réputée imprenable, Pécresse n'a bénéficié des voix ni de la gauche, ni du FN... 

NKM ne décolère pas et nuit à sa formation en se mettant en scène
Au passage, NKM, enfant gâtée de l'UMP, puis de LR, multiplie les tacles. Parce que sa personne est -à ses yeux- primordiale, elle assure aussi que "l'on ne redressera pas la France avec des réactionnaires mais avec des visionnaires". 
Le cannabis, ça décoiffe, mais ça peut aider...
 

mardi 15 décembre 2015

Bartolone, communautariste battu aux régionales, doit partir, mais Le Drian doit-il envahir le paysage politique ?

Vainqueurs ou battus, les socialistes s'incrustent partout

Prenez Jean-Yves Le Drian...
Un républicain exemplaire, grave !
Ministre et président de région, un passe-droit ? Théoriquement impossible sous la présidence de François Hollande. Mais Jean-Yves Le Drian  a obtenu du président socialiste une dérogation, après son élection à la tête de la région Bretagne dimanche 13. Une entorse à la déontologie que le candidat Hollande disait inaugurer avec sa présidence! Mais cette exception pour ce proche serait liée à la "situation particulièrement dramatique, tragique, tendue" en France. Une situation qui autorise déjà un "état d'urgence" que les républicains contestent, mais que le premier ministre Valls aimerait proroger pendant trois autres mois: et pourquoi pas jusqu'à la présidentielle ?  
En 2012, Jean-Yves Le Drian avait pourtant quitté la présidence de la région pour rejoindre le gouvernement Ayrault. Pas cette fois, car Le Drian veut tout. Or qui mal étreint . Elu avec 51,4% des voix, il reprend la tête de la Bretagne, une région qui a pourtant violemment réagi aux portiques d'autoroutes et s'est enflammée à chaque fermeture d'usine de la filière sinistrée du porc, mais aussi plus largement de l'agroalimentaire, avec des exploitants agricoles sur les routes et devant les préfectures... Mais, à l'inverse, il restera ministre de la Défense "tant que le président jugera (sa) présence nécessaire", comme il l'a indiqué sur TF1 dimanche soir. 

Le Drian devient sereinement le premier cumulard officiel sous la présidence de François Hollande.
Interrogé sur RTL ce lundi, le ministre de la Défense a rappelé qu'il avait prévenu ses électeurs (mais aussi les militaires) après les attentats de Paris le 13 novembre dernier. "Dans la période actuelle, le président de la République a souhaité que pour l'instant, je continue d'exercer mes fonctions," avait prévenu Jean-Yves Le Drian au lendemain des élections régionales, tout en martelant que, malgré ses 68 ans, il "ne [sera] pas ministre de la Défense à mi-temps". 
Sera-t-il président de région à mi-temps?  L'élu affirme qu'à la présidence de la région Bretagne il a "auprès de [lui] à Rennes une équipe qui est prête à assurer la complémentarité de [ses] fonctions"...

"Moi, président, les ministres ne pourraient pas cumuler"...
S'il estime ne pas avoir trahi les électeurs bretons en restant ministre, ni en les abandonnant en 2012, pour donner à Hollande la priorité, Jean-Yves Le Drian bafoue toutefois à la règle qu'avait fixé François Hollande pour son quinquennat en matière de cumul des mandats, soulignent les commentateurs. Mais ces analystes désinformateurs ne font que dédouanner Hollande: qui dirige, qui est supposé prendre les décisions, Le Drian ou Hollande ? 

Le premier ministre, Manuel Valls, va-t-il prend en charge les armées en complémentarité de Le Drian,
comme il prend en charge le fardeau Myriam el Khomeri, ministre néophyte du Travail et du chômage ?
On se souvient de la tirade de Hollande dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle en 2012: "Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches". 

Une règle qui avait été gravée dans le marbre de l'article 4 de la Charte de déontologie des membres du gouvernement: "Les membres du gouvernement consacrent tout leur temps à l'exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu'ils peuvent détenir". 
Jusqu'à présent, la consigne avait été fermement appliquée. Pour se consacrer aux élections, Carole Delga - élue dimanche présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées - avait notamment démissionné en juin dernier de son poste de secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat. L'exception Le Drian pose un problème dont le Parlement doit se saisir. 

Qui trop embrasse mal étreint 

Jean-Yves Le Drian à la Défense R est-il à ce point indispensable ? Ne pensait-on pas d'Europe 1 à Libération, en passant par France Télévisions et Le Monde, qu'Arnaud Montebourg l'était ?  Que le président de la République craigne de changer de têtes est en soit inquiétant sur ses facultés de changements et d'adaptation, mais c'est aussi et surtout un déni de parole. 
Ni l'un, ni l'autre ne sait donc faire de choix et ils n'ont pas pris de risque: ils ont laissé faire les choses ! Quoi qu'on pense de l'aboutissement de longs pourparlers de vente de Rafale ou de l'enlisement de nos troupes au Mali ou en Centrafrique, mais aussi en Syrie, avec les conséquences terroristes sanglantes sur notre territoire, cible des assassins islamistes de masse, à 67 ans, ce ministre de François Hollande s'est rendu indispensable en multipliant les terrains d'opérations et entend donc être désormais à la fois au four militaire et au moulin breton.
Une femme, première ministre de la guerre  Défense, ça aurait pourtant de la (grande) gueule: on pense d'ailleurs à la ch'tite Aubry !...

Le parrain du 9.3 s'est fait déjuger en région mais veut rester à l'Assemblée nationale !

Le président socialiste de l'Assemblée nationale refuse de tirer les conséquences de son échec aux régionales. Battu en région capitale, Bartolone veut retourner sur son perchoir...  Après les déclarations polémiques de Claude Bartolone sur Valérie Pécresse, "candidate qui défend la race blanche" et à la femme politique qui "fait la danse du ventre", Laurent Wauquiez s'élève contre les pratiques anciennes de la classe politique que le nombre grandissant d'abstentionnistes condamne. Bartolone doit tirer les conséquences du désaveu dans les urnes de ses comportements. Valérie Pécresse ne promettait-elle pas de porter plainte contre ses insultes ?
Le parrain du 9.3 doit se retirer puisque les électeurs -libres, hors de Seine-Saint-Denis- l'ont rejeté, comme les électeurs de France ne veulent pas à la présidence de l'assemblée nationale d'un communautariste anti-Blancs, doublé d'un mafieux sicilien, aux manières sexistes et aux propos injurieux, à la façon de l'amère PS de Lille, Martine Aubry, autre complotiste et élue à la langue fétide.
Le président de Région Rhône-Alpes considèrent la politique  que le président socialiste de l'Assemblée n'est "plus digne d'occuper sa fonction au perchoir. Il a perdu l'autorité et le respect d'un certain nombre d'élus. Il s'est abaissé et n'a pas eu une conduite digne", affirme-t-il sur BFMTV et RMC.

"Bartolone n'est plus digne d'occuper ses fonctions au perchoir de l'Assemblée", souligne Laurent Wauquiez.
Laurent Wauquiez, élu président de Rhône-Alpes, région la plus riche de France derrière l'Ile-de-France,  considère que Claude Bartolone "doit se retirer de sa fonction" de président de l'Assemblée, insiste l'ancien ministre.

Invité de de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin sur BFMTV et RMC, Laurent Wauquiez s'est déclaré favorable à une démission de Claude Bartolone de son poste de président de l'Assemblée nationale. "Il n'est plus digne d'exercer cette fonction (…) Je considère que Claude Bartolone a perdu l'autorité et le respect d'un certain nombre d'élus. Et qu'un président de l'Assemblée nationale doit pouvoir être respecté par tous les partis. Il s'est abaissé, il a une conduite qui n'est pas digne. Pour moi, si lui-même était à la hauteur, il se retirerait de cette fonction", a expliqué le maire du Puy-en-Velay. 
BFMTV continue de désigner comme maire de Puy-en-Velay le député de Haute-Loire, alors que Laurent Wauquiez est depuis dimanche le brillant vainqueur des régionales en Rhône-Alpes-Auvergne: il  a en effet largement battu de quatre points Jean-Jack Queyranne, 70 ans et sorti ce proche de Ségolène Royal, président socialiste depuis onze années (2004). 
Le candidat des Républicains (LR), de l’UDI et du MoDem a obtenu 40,61% des voix (113 sièges), contre 36,84% pour JJ. Queyranne (57 sièges) et 22,55% au candidat du Front national Christophe Boudot (34 sièges).