POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est colère. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est colère. Afficher tous les articles

mardi 19 mai 2020

Le restaurateur Philippe Etchebest et Macron se fritent

Vif échange entre Philippe Etchebest et Macron: "On va se parler franchement !"

Etchebest, inquiet pour les restaurateurs, interpelle le commis des Français à l'Elysée

Porte-parole des restaurateurs depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, Philippe Etchebest s'est directement adressé à Macron lors d'un entretien à distance révélé par BFMTV, lundi 18 mai 2020.

"On est en plein cauchemar", ne cesse de répéter Philippe Etchebest depuis la fermeture des lieux publics en France, dont les bars et restaurants. Le chef cuisinier, qui a reçu la mission de ses confrères la mission de les représenter est sur le grill en cette période de crise sanitaire. 

Déterminé à sauver les restaurateurs, ce meilleur ouvrier de France 2000 a confectionné avec d’autres professionnels "un plan" qu'il a présenté à Macron lors d’un rendez-vous par visioconférence. Un échange avec le président de la République bref, mais vif, qui est dévoilé sur BFMTV dans le documentaire Au cœur de l'Élysée, face à la crise, lundi 18 mai, dont un extrait a été dévoilé sur Twitter. Pendant cet échange de la plus haute importance, le juré de Top Chef n’hésite pas à hausser le ton pour demander au chef de l’Etat de solliciter les assurances afin qu'elles leur donnent un coup de main.

"Nous vous demandons de convoquer toutes les assurances afin de les pousser à faire une action solidaire. Si vous avez besoin de mettre un petit coup de pression, vous pouvez compter sur moi, je serai là !" lance Philippe Etchebest avec générosité. Puis il ajoute : "Nous sortirons de cette période blessés, mais pas morts. Et vous pouvez être sûr monsieur le Président que nous serons au rendez-vous de la reprise avec notre courage et notre force de travail".
Vraiment pas de quoi mettre le gamin en colère.

La réponse abrupte de Macron

Le président a répliqué au discours de Philippe Etchebest avec autant de vivacité. 
La menthe poivrée pour stimuler la digestion
"Maintenant, on va se parler tous franchement ! Faut pas non plus avoir des pudeurs de gazelle !", lance d’abord le copain des petites frappes de Saint-Martin. Puis "il enfourche le tigre" : "Ce qu'on est en train de faire collectivement et ce que vous acceptez tous gaiement depuis le début de cette crise, c'est une nationalisation des salaires, des charges, et le reste ! Donc, je veux bien que l'Etat ne soit pas joli à voir quand il s'agit de monter au capital, mais l’Etat, vous faites tous appel à lui quand il faut payer tout le reste. Et on est au rendez-vous". 

En bref et en clair: les Français avaleront la note et, contre les ballonnements et les brûlures d'estomac, vous leur servirez de la tisane de menthe poivrée !

Etchebest avait lancé un cri d’alerte après le suicide de deux restaurateurs

Le chef étoilé avait le point de la situation financière et morale des restaurateurs, le jeudi 14 mai 2020, sur LCI, car la crise est loin d’être uniquement sanitaire. Après deux mois où l’économie tourne au ralenti et que certains secteurs ont pu redémarrer leur activité depuis le 11 mai 2020, tels les coiffeurs et les instituts de beauté de Brigitte Macron, d’autres sont toujours à l’arrêt. C’est notamment le cas de la restauration. Dans l'attente interminable de la date de réouverture des restaurants, bars et cafés, la profession est en danger. Depuis le début de la pandémie de coronavirus, Philippe Etchebest, vedette de la télévision, multiplie les prises de parole pour exprimer les inquiétudes de la profession. 

Il avait ainsi poussé un énorme grognement après le discours del Macron qui annonçait le confinement, le 16 mars. Mais depuis, le chef étoilé n'a cessé d'annoncer le pire : “On est en plein cauchemar”, a-t-il déclaré, donnant également donné son avis sur la possible réouverture des restaurants le 15 juin. Or, pour lui, de nombreux fourneaux resteront éteints.

"Il y aura de la casse," a-t-il prévenu.
Jeudi 14 mai, dans l’émission Audrey & Co, sur LCI, le juré emblématique de 'Top Chef' était venu partager ses craintes sur l’avenir de la profession. "Je pense que nous sommes les globules rouges de la France, à travers nos 250.000 entreprises et nos 2 millions d’emplois directs et indirects", souligne le chef en préambule. Il rappelle d’ailleurs que ces emplois impactent toutes les filières associées, à savoir "l’agriculture, la viticulture, la pêche, et tous les autres artisans qui interviennent". Pourtant, certains sont moins menacés que d’autres par la crise: et de citer McDonald's qui a décidé de rouvrir partiellement ses restaurants malgré le confinement, ou même de cette candidate de 'Master Chef' qui refusait de fermer son établissement malgré le coronavirus. Mais les restaurateurs qui respectent les règles sont au bord du gouffre. Philippe Etchebest a notamment créé le collectif Resto ensemble pour faire face à la crise. Et le Meilleur Ouvrier de France tient à répercuter les appels au secours qu’il reçoit constamment...
"Je vois les messages de détresse qui passent sur mon site, sur le site de Resto ensemble… C’est énorme ! Aujourd’hui, la crise fait des dégâts, mais on n’imagine pas encore ce qu’elle va faire comme dégâts après. Et ils risquent d’être beaucoup plus grands que ça”, s’inquiète le chef. 
Philippe Etchebest tient à insister sur un point : la crise n’est pas seulement pécuniaire. “C'est un combat qui dure, il y aura de la casse. Il y en a d'ailleurs aujourd'hui". 

"Il y a les faillites financières, mais il y a les faillites morales qui sont extrêmement importantes”, insiste-t-il.
Et de préciser, le cœur lourd : "Il y a déjà eu deux cas de suicide aujourd'hui dans notre profession, ce qui est dramatique." Très touché par cette tragédie, l’animateur bourru de 'Cauchemar en cuisine' espère alors encore profondément que l’Etat apporte une aide conséquente au secteur de la restauration. Alors qu’une réouverture est envisagée pour le 2 juin dans les zones classées vertes, Philippe Etchebest aimerait en avoir la confirmation pour que chacun puisse se préparer à affronter la suite.

Macron lui a apporté sa réponse : un crise de nerfs !

dimanche 30 septembre 2018

Saint-Martin: Macron se dit en colère et promet enfin d'accélérer la reconstruction et de relancer le tourisme

Emmanuel Macron a oublié qu'il était président de la République lors de l'ouragan Irma

Le président n'a pourtant pas hésité à se dire en colère d'une trop lente reconstruction de Saint-Martin



Or, cet ouragan dévastateur s'est développé du 30 août au 12 septembre 2017 et il était déjà le chef de l'Etat depuis trois mois...
D'une intensité sans précédent sur l'Atlantique, avec des vents de plus de 350 km/h, Irma a fait 11 morts à Saint-Martin et endommagé 95% du bâti les 5 et 6 septembre 2017. Un an plus tard, seulement 35% des bâtiments détruits ou très dégradés ont été reconstruits. 
Mais, au cours de cinq heures de discussion samedi avec une population impatiente de voir une amélioration de ses conditions de vie, Macron a déplacé le problème, à deux reprises. 

Bien que chef de l'Etat, il a dénoncé "une île dans laquelle il y a eu trop de connivences, trop d'entente parfois même de la corruption. Il faut que ça cesse !" a-t-il lancé à son auditoire, alors qu'il achève son déplacement de quatre jours aux Etats-Unis et, à cette occasion, aux Antilles, avec une mobilisation pour relancer le tourisme dans l'île meurtrie, avant de se rendre à Saint-Barthélemy.

Macron promet de relancer le tourisme à Saint-Martin
Brigitte n'est pas allée voir sur place la grande misère 
Mais l'île, qui s'était concentrée sur un tourisme de masse - à l'inverse de l'île voisine de Saint-Barthélemy qui a misé sur le luxe - avait déjà quasiment perdu la moitié des chambres au cours des 10 dernières années, rappelle Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction. "Le secteur touristique était déjà malade avant Irma, avec des hôtels souvent vieillissants, ne répondant plus aux attentes des touristes".
 
"Il y a aujourd'hui une volonté d'améliorer ce qui existait (...), d'être dans une logique de montée en gamme en terme de qualité, mais aussi de développement durable et de sécurité. C'est une réalité qui entraîne des délais plus longs parce qu'il ne s'agit pas de refaire rapidement n'importe quoi", s'est défendu le président. 
François-Xavier Lauch, le chef de Cabinet de Macron, était du voyage

Comme il l'avait fait la veille dans une très longue déambulation à Quartier d'Orléans, quartier pauvre et populaire, Macron a pointé les chefs d'entreprises, bailleurs sociaux et Collectivité de Saint-Martin, les rappelant à "leur responsabilité". Ainsi le chef de l'Etat s'est-il à nouveau dégagé des siennes, dimanche. 

Il s'est notamment dit "en colère avec un système qui s'est habitué à l'inefficacité, avec manifestement des entreprises qui ont décidé que ça allait à leur rythme qui n'était pas forcément le rythme des besoins des gens, avec des grands groupements, on l'a vu sur les logements sociaux dont je n'ai pas cru comprendre qu'ils manquaient d'argent, et qui n'ont pas été fichus de réparer les toits."

Le chef de l'Etat venait de déjeuner avec des restaurateurs et des hôteliers, autour de la question du tourisme, seul moteur économique de l'île fortement impacté par Irma, puisque les hôtels et restaurants étaient le plus souvent situés sur le littoral et ont été violemment touchés par les submersions et les vents violents de l'ouragan. 

Saint-Martin mise sur une reprise partielle du tourisme pour la saison haute en décembre, avec environ 800 chambres (hôtels, chambres d'hôte, villas en location, etc.) opérationnelles, soit les deux tiers de ce qui existait avant le passage de l'ouragan. 

En fin de journée, le chef de l'Etat s'est envolé pour Saint-Barth

Les stigmates de l'ouragan y sont peu visibles et la reconstruction quasiment terminée. Mais l'île connaît une grave crise du logement et la population se sent quelque peu oubliée, par rapport à Saint-Martin. 
Le chef de l'Etat doit rencontrer les élus et visiter le centre opérationnel de crise, censé faire face à tout nouvel ouragan. 

Une grave interrogation demeure : 
profitera-t-il de son passage pour se rendre sur la tombe de Johnny Hallyday, décédé le 5 décembre 2017 à 74 ans et enterré dans le petit cimetière marin de Lorient, au bord de la mer ? Son entourage assure qu'aucun arrêt au cimetière n'est prévu, malgré la proximité de la star avec le chef de l'Etat, lequel avait assisté avec sa rockeuse d'épouse à une messe d'hommage à la Madeleine à Paris, laisse planer un doute insoutenable. 

Emmanuel Macron quittera Saint-Barth en fin de journée pour un retour à Paris lundi matin.

jeudi 13 septembre 2018

Macron provoque la colère des Harkis

Macron a le devoir de mémoire sélectif

"Une supercherie" : les Harkis du Lot-et-Garonne crient leur colère contre Macron

Des Harkis ont manifesté contre "le manque de reconnaissance" de l’Etat envers leur communauté, ce vendredi après-midi, à Villeneuve-sur-Lot, 

"Désabusés", "en colère", "c’est une supercherie", "on a été pris pour des c…". Les représentants de la communauté harkie, André Hazni et Mohammed Badi, sont passés à l’offensive pour fustiger "le manque de reconnaissance à notre égard dont fait preuve le président Macron".

Histoire des harkis dans le Lot-et-Garonne, en trois dates 

En 1975, c’est tout le camp de Bias qui se révolte.

En septembre 2016, lors d’une cérémonie d’hommage à Paris, le président Hollande  a reconnu les responsabilités des gouvernements français dans "l’abandon des Harkis". 

Alors qu'en 1962 la guerre civile en Algérie n'en finit pas de chercher son terme dans un contexte de révolution algérienne et malgré les accords d'Evian par lesquels le FLN s'engagea à ne pas exercer de représailles, une petite partie des Harkis et leurs familles, menacés en Algérie, ont été rapatriés en France à partir de l'été 1962. Chargée de leur transfert, de l'hébergement et de l'encadrement de l'ensemble des opérations, l'armée française a utilisé différentes structures (dont certaines ont fonctionné successivement, d'autres simultanément) appelées généralement camp de transit et de reclassement, au nombre de sept: Bias (Lot-et-Garonne), Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), La Rye-Le Vigeant (Vienne), Larzac-La Cavalerie (Aveyron), Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales)

Le terme 'harkis', au sens strict, désigne les membres d’une harka, l’une des formes d’unités supplétives de l’armée française en Algérie. Mais, progressivement, le terme s’est étendu à l’ensemble des 'Français musulmans d’Algérie' engagés dans ou au côté de l’armée française. Au total, fin 1960, on comptait 60.000 'Français de souche nord-africaine' – selon la terminologie de l’époque – dans les forces régulières et supplétives, dont 20.000 Harkis.
Qu'on les ait appelés 'Français musulmans rapatriés' (à partir de juin 1962), puis 'Français rapatriés de confession islamique', et enfin 'Rapatriés d’origine nord-africaine' (dans les années 1980), ils ont toujours été étiquetés en fonction de leur origine, une survivance durable de discrimination coloniale, qui a doublement marginalisé les Harkis : ni rapatriés comme les autres, ni Français comme les autres,
les 'Pieds noirs', pareillement stigmatisés, singulièrement lorsqu'ils n'avaient pas de famille en métropole.
En date du 31 janvier 1964, une note du ministre des Rapatriés relative à "
l’attribution des logements HLM aux anciens harkis", rappelle certes que "les anciens harkis sont considérés comme rapatriés et bénéficiaires, à ce titre, de la loi du 26 décembre 1961", mais donne aux préfets la directive de ne "reloger les anciens harkis qu’après avoir relogé tous les rapatriés demandeurs de logement et particulièrement mal-logés." Dans le contexte d'un hébergement massif d'urgence, les harkis et leurs familles sont majoritairement logés en camps de transit, puis en "cités d’accueil", lesquels perdurent jusqu’au milieu des années 1970.
75 hameaux de forestage : Pertuis, Apt, Cucuron, Ongles, Manosque, La Roque d’Anthéron, Fuveau, Jouques, Saint-Maximin, Brignoles, Rians, Le Muy, Collobrières…

Voici comment ils ont été accueillis dans le département du Lot-et-Garonne

François Hollande a reconnu solennellement "les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France". Dans le département, cette déclaration tant attendue a un écho particulier, parce que ce territoire a été fortement marqué par cette histoire, celle d’une injustice de la décolonisation française.

1962, le rapatriement

Au lendemain des accords d’Evian du 18 mars 1962, qui marquent la fin de la guerre civile et l’indépendance de l’Algérie, des militaires français organisent le repli de leurs supplétifs algériens – les harkis – restés loyaux à la France, et celui de leurs familles. Tandis que le FLN rompt ses engagements et massacre 70.000 harkis dans les semaines qui suivent les accords, 90.000 autres débarquent sur le sol français. Ils seront pour l’essentiel dirigés vers des camps de transit, dans des baraquements qui, jadis, avaient accueilli les réfugiés espagnols, comme c’est le cas à Bias. Là, près du Cafi de Sainte-Livrade-sur-Lot, qui accueille les Indochinois, le Cara (le centre d’accueil des rapatriés d’Algérie) voit le jour. Il est question d’un hébergement temporaire. Le provisoire va durer plus de dix ans.

Le Cara et les 'incasables'

Ce sont jusqu’à 12.000 Harkis qui seront hébergés dans le camp de Bias. Selon la formule employée par l’administration, ce sont les 'incasables' qui y sont logés, autrement dit, ceux qu’on ne peut pas faire travailler : les infirmes, les invalides, les personnes âgées, les veuves et leurs enfants. Le préfet va instaurer un régime plus de camp militaire, avec barbelés et couvre-feu à 22 heures. 

La révolte en 1975

Ce régime disciplinaire, combiné aux conditions de logement souvent précaires et insalubres, conduit à une révolte des camps au printemps 1975. Elle part de Bias, où un responsable de l’amicale des Algériens, un ancien du FLN, est pris en otage pour empêcher les 500 CRS et les blindés qui cernent le camp de charger. L’été passé, l'administration du camp est transférée à la commune, c’est la fin du Cara. Mais les jeunes révoltés de l’époque sont ceux qui, encore aujourd’hui, portent les revendications des Harkis.

Le groupe de travail mis sur pied par Macron ces derniers mois, "c’est un écran de fumée", dénoncent-ils. 

"On a aidé le président lors de son élection [sic], idem au niveau local, avec le député Olivier Damaisin, reprend Mohammed Badi. Il n’était pas impliqué lors des réunions, quand il était là…"

Les descendants de Harkis avaient fait chiffrer le montant du préjudice pour "la souffrance" de leur communauté. Il s’élevait à près de 40 milliards d’euros. "Mais ils sont arrivés à un chiffre de 40 millions d’euros sur quatre ans, peste André Hazni contre les représentants de Macron. C’est encore moins que ce que le président Hollande avait fait pour nous [17 millions]"

Plusieurs banderoles ont été déposées devant la sous-préfecture pour marquer leur protestation.  André Hazni et Mohammed Badi ont donné rendez-vous à la communauté, dans la salle de la Rotonde à Agen à partir de 14 heures "pour voir quelle suite donner au mouvement."

samedi 28 avril 2018

Taxation du numérique : "colère" Le Maire lâché par de nombreux ministres européens

Le Maire se démonte face aux réserves européennes

L
a proposition de la Commission européenne portée par Macron suscite l'opposition 
de plusieurs ministres européens samedi à Sofia

Le Maire mis en minorité à Sofia sur les propositions de Macron

Le Français Bruno Le Maire voulait taxer dans l'UE les géants du numérique.
Les ministres européens des Finances débattaient pour la première fois de ce projet, présentée fin mars par l'exécutif européen, qui prévoit la mise en place rapide d'une taxe sur le chiffre d'affaires des géants du net opérant dans l'Union européenne, comme Facebook et Amazon, le temps qu'une solution soit négociée à l'échelle mondiale.

Mais les  pays accusés de tirer profit de leur fiscalité avantageuse vis-à-vis de ces entreprises, tels que Malte, l'Irlande et le Luxembourg, des paradis fiscaux, ont manifesté leur circonspection, tout comme la Suède, le Danemark, la Finlande, mais aussi le Royaume-Uni. Sept pays "frondeurs"...

Il faut "discuter avec les Américains, car si l'UE fait ça de son côté, cette taxe sera très inefficace et mauvaise pour la compétitivité européenne", a fait valoir le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna.

Celui-ci a évoqué un risque d'"escalade" avec les Etats-Unis, avec lesquels les relations sont déjà tendues sur le plan commercial, en raison des lourds droits de douane sur l'acier et l'aluminium que le président Donald Trump menace appliquer à l'UE à partir du 1er mai.

"Ce n'est pas une taxe contre les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), ce n'est pas une taxe contre les Etats-Unis (...) C'est quelque chose qui va dans l'intérêt de tous les Européens", a répondu le commissaire européen à la Fiscalité, le socialiste Pierre Moscovici, qui défend le projet au nom de la Commission.

Le ministre français des Finances a laissé éclater "une colère froide" 

Dernier des ministres à prendre la parole pendant un tour de table samedi matin, Bruno Le Maire s'est irrité des réticences que suscite cette taxe, dont Emmanuel Macron a fait une priorité.
"L'Europe est-elle capable de se montrer forte ?", a-t-il lancé. "Une chose que j'ai apprise lors de la semaine que je viens de passer aux Etats-Unis avec le président Macron : les Américains ne respecteront que les démonstrations de force," a-t-il polémiqué avec aigreur.

"Si vous voulez aller jusqu'aux élections européennes l'an prochain avec le message 'nous avons beaucoup parlé, beaucoup débattu, mais pris aucune décision' bonne chance !", a éructé Le Maire, prenant conscience de son isolement, en contradiction avec les louanges de la presse hexagonale pour la politique européenne macronienne.

Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, a fait défection. 
Résultat de recherche d'images pour "Olaf Scholz Macron"
Alors que la chancelière allemande Angela Merkel est à Washington et que l'Allemagne avait jusqu'à présent soutenu la proposition européenne, il n'a pas pris la parole. Interrogé en conférence de presse, le grand argentier allemand  n'a pas expliqué son silence. D'après une source diplomatique anonyme, l'idée de taxer le chiffre d'affaires, et non les bénéfices, comme cela se fait habituellement, n'a pas les faveurs de Berlin. Huitième pays "frondeur'...
"Aucun pays ne pourrait accepter ce que nous voyons aujourd'hui" avec les géants du net, a cependant dit le ministre allemand, membre du SPD (Parti social-démocrate) à la presse, évoquant "une grande question morale".

Quelles sont les dispositions proposées par le texte de la Commission ? 

Dans un premier temps, il envisage de taxer à hauteur de 3% les revenus générés par l'exploitation d'activités numériques.
Cette taxe ne viserait que les groupes dont le chiffre d'affaires annuel mondial s'élève à plus de 750 millions d'euros et dont les revenus dans l'UE excèdent 50 millions d'euros.

Outre cette mesure "ciblée" de taxation du chiffre d'affaires des entreprises numériques, la Commission a aussi proposé une réforme de fond des règles relatives à l'imposition des sociétés, qui prendrait le relais de la première proposition de "court terme".
Cette proposition de "long terme" permettrait aux pays de l'UE de taxer les bénéfices réalisés sur leur territoire, même si une entreprise n'y est pas présente physiquement.

Macron a fixé unilatéralement l'objectif d'adopter la solution de court terme au plus tard début 2019.
Mais la nécessité d'obtenir l'unanimité dans l'UE pour toute réforme de la fiscalité rend le consensus difficile.

Macron ne fait pas l'unanimité et la presse française va devoir en tirer les conclusions avant de redéployer la propagande élyséenne.

mercredi 18 avril 2018

Strasbourg : Macron refuse toute critique de son intervention militaire en Syrie

Le "chef de guerre" français a dénoncé avec véhémence ceux qui "à chaque fois s'indignent", mais "restent assis"

A Strasbourg, Macron a haussé le ton pour défendre ses frappes sur la Syrie 


Résultat de recherche d'images pour "colere Macron parlement Strasbourg"
Emmanuel Macron assure qu'il "aime particulièrement l'exercice du débat avec le Parlement". Mais, alors qu'il s'exprimait pour la première fois devant les 750 députés européens, dont 74 Français, réunis en séance plénière à Strasbourg ce mardi, le chef de l'Etat est monté sur ses grands chevaux. Au cours de son allocution de vingt-cinq minutes, le président de la République n'a fait aucune annonce nouvelle : il n'a fait que haranguer son auditoire.Tout juste a-t-il repris, au nom de la France, une idée qui circule depuis plusieurs semaines au Parlement européen: un programme européen pour financer les collectivités locales accueillant des réfugiés. Macron a surtout développé sa vision de la démocratie en Europe pour faire face aux tentations autoritaires; objectif "raviver l'Europe des peuples".

D'abord lorsqu'il a sèchement répondu aux eurosceptiques Florian Philippot et Nicolas Bay. 

Mais surtout lorsqu'il a évoqué l'intervention française en Syrie qu'il "assume parfaitement", une phrase creuse. "Je vous le demande: les mêmes qui, à chaque fois, s'indignent devant les images que nous avons vues, d'enfants (et) de femmes morts d'attaques de chlore, restons-nous assis ? Défendons-nous des droits en disant: “les droits, c'est pour nous", "les principes, c'est pour nous", mais "la réalité, elle est pour les autres" ?  Non ! Non ! (...) Trois pays sont intervenus et, je vous le dis avec beaucoup de franchise [ou d'aplomb]: pour l'honneur de la communauté internationale !", a-t-il pensé en haussant le ton, pour tenter de donner force à son propos. 
  
Image associée
El-Assad "mène une guerre parallèle contre le peuple syrien et ses opposants" Rappelant que la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont intervenus "dans un cadre légitime, multilatéral (et) de manière ciblée" - une affirmation controversée, puisque la triade a passé outre l'aval de l'ONU - qu'il a contribué à "impuissanter" - et ignoré les états de la région - il a fait valoir qu'"aucune victime humaine" n'est à déplorer. 

Il s'est également félicité que "trois sites de production et de transformation d'armes chimiques" ont été détruits. Or, la Syrie ironise en précisant que l'une des cibles atteintes était une usine de production de liquide vaisselle...

"Regardons nos principes en face; regardons le droit international en face, et demandons-nous où nous voulons aller ?", a-t-il poursuivi, en dépit du mépris des alliés pour leurs parlements respectifs, l'ONU et les états arabes, telle l'Arabie saoudite, sous les applaudissements d'une partie de l'hémicycle et le silence glacé de l'autre. 

Enfin, des questions pour dénoncer cette action sans mandat de l'ONU ont déstabilisé Macron

En réponse, le cowboy est entré dans une colère noire pour défendre les frappes.


Emmanuel Macron a concédé que "ces frappes ne règlent rien". "Mais elles mettent fin, simplement, à un système auquel nous nous étions habitués qui est que, en quelque sorte, le camp du droit serait devenu le camp du faible. Et je ne m'y résous pas", a-t-il considéré.

"Nous continuons le travail (...) diplomatique et humanitaire", a-t-il ajouté, se défendant encore de n'avoir "déclaré la guerre à personne" d'autre que Daech. 

Et d'accuser le pouvoir - pour le coup légitime - de Bachar el-Assad, qui "mène une guerre parallèle contre le peuple syrien et ses opposants", en fait contre les rebelles soutenus par l'étranger et contre Daech.  

Macron a été ridiculisé par un eurodéputé écolo belge

L'élu lui a offert une corde, non pas pour qu'il se pende, mais pour dénoncer son expression "premiers de cordée".


mercredi 15 novembre 2017

Terroristes et chroniqueurs "déséquilibrés" ont la cote auprès des media

Jérémy Ferrari conseille à Christine Angot de se faire aider

Il prescrit un tranquillisant
 à la chroniqueuse de Ruquier sur France 2

Aux grands maux, les grands remèdes. 
Les terroristes s'exposent à l'enfermement en hôpital psychiatrique, mais l'humoriste y est allé doucement quand il s'est fait agresser par la chroniqueuse sur le plateau de l'émission de Laurent Ruquier.

La chroniqueuse était remontée comme un ressort et a vite poussé des cris stridents samedi 30 septembre 2017 sur le plateau d' "On n'est pas couché", émission de politique spectacle qui s'apparente au stand de tir des fêtes foraines. Invité de la chaîne de service public,  pour faire la promotion de son livre "Happy Hour à Mossoul", Jérémy Ferrari s'est fait écharper par Christine Angot, harpie connue pour ses désordres mentaux et son activité sexuelle très marginale. 
Bille en tête et sans préliminaires, la polémiste a prévenu le comédien qu'elle est a priori "complètement imperméable" à son humour, lui reprochant notamment de s'en prendre à des cibles faciles comme Bernard-Henri Lévy.

"Vous n'allez pas encore vous énerver, je n'ai rien fait !
Je ne fais que faire des vannes", explique Jérémy Ferrari, alors que Christine Angot le prend à parti, dans une tentative pour raisonner la locataire des lieux.
"Je ne suis pas énervée, je ne vous trouve pas drôle", lui répond alors la chroniqueuse. 
"Ça, on avait compris", réplique l'humoriste, devant un public hilare: il est venu pour s'éclater jusqu'à la mise à mort hebdomadaire. 

Voyant l'échange tourner en faveur de Jérémy Ferrari, Chris­tine Angot ne lâche pas sa proie, puisque le taulier laisse aller: "C'est pratique l'humour. Je ne suis pas sur votre terrain; vous voulez qu'on se mettent sur mon terrain ?", le défie l'hôtesse. Visiblement amusé, l'humo­riste se met une nouvelle fois le public de son côté : "Ben, on y est là, c'est chiant !".

"Prenez un Xanax !"

La maîtresse SM s'enferre et interroge Jérémy Ferrari sur les Unes de 'Charlie Hebdo" qui seraient sa "seule limite" en matière d'humour. "C'est bizarre que les Unes de "Charlie Hebdo" soit votre seule limite, comme cela par hasard", soupçonne ainsi l'écrivaine.
Mais l'humoriste, qui est décidément fort peu soumis, d'avouer en milieu pourtant hostile : "Charlie Hebdo, je n'ai jamais trouvé ça très drôle, ni avant les attaques, ni après".

VOIR et ENTENDRE un précédent affrontement de Christine Angot (30 septembre 2017) - face à Sandrine Rousseau (EELV), victime d'agression sexuelle par son camarade Denis Baupin, époux d'Emmanuelle Cosse - sur la chaîne de service public  :

Le "politiquement incorrect" hérisse la mère Fouettarde
"Je ne trouve pas que toutes les Unes de "Charlie Hebdo" soient drôles", tacle l'humoriste, avant de souligner que "de toutes façons", Christine Angot "ne trouve rien drôle". 
"Rassurez-vous, ce n'est pas parce qu'on ne vous trouve pas drôle qu'on ne trouve rien drôle", riposte encore la diablesse, très agitée. 
"Ce n'est pas ce que j'ai dit ! Prenez un Xanax", conclut Jérémy Ferrari.


VOIR et ENTENDRE le parti-pris de Léa Salamé, prédécesseur d'Angot dans le fauteuil de chroniqueuse d'ONPC et représentante du système, faisant au passage la confidence du viol de la malheureuse par inceste du père, alors qu'elle ne l'évoque pas elle-même, se livrant, dans un souci de solidarité confraternelle (prix France Culture en 2005), à un amalgame avec l'agression sexuelle commise par l'élu écologiste Denis Baupin, époux d'Emmanuelle Cosse, sur Sandrine Rousseau, également EELV, entre adultes : "Christine Angot n'est que colère, indignation et souffrance" :

VOIR et ENTENDRE une autre présentation de la confrontation Angot-Rousseau:



"Est-ce qu'une roman­cière parmi les plus médiocres de ces dernières années fera une bonne critique ?", avait interrogé Eric Naul­leau, suite à l'offi­cia­li­sa­tion de Chris­tine Angot, remplaçante de Vanessa Burg­graf chez Ruquier.

Le terrorisme, qu'il soit islamiste ou intellectuel, se traite en milieu psychiatrique fermé
 
Le pouvoir -et donc les media à sa solde- n'osent pas "nommer l'ennemi" intérieur : il est satirique, parlant des anarchistes du Canard enchaîné, ou radical, s'agissant du site trotskiste révolutionnaire Mediapart, et tous tentent ainsi d'anesthésier l'opinion face au risque de subversion en présentant les terroristes comme des "déséquilibrés" ordinaires. Certes, un meurtrier est a priori déstabilisé, au moins momentanément, mais est-il irresponsable?
Les accusations assassines vont bon train dans le milieu mediatico-politique. Mediapart a ainsi accusé Charlie Hebdo et une frange de la classe politique, une gauche égarée, "une gauche qui ne sait plus où elle est, alliée à une droite, voire une extrême droite identitaire, trouvent n'importe quel prétexte, n'importe quelle calomnie, pour en revenir à leur obsession, faire "la guerre aux musulmans" de France. En réponse, Valls souligne que Plenel utilise "les mêmes mots que Daech", dénonçant  sa "complaisance" et sa "complicité intellectuelle" avec le terrorisme et d'avoir lancé "un appel au meurtre". Invectives de déséquilibrés  qui ne font pas avancer le débat sur la menace djihadiste et l'islamo-fascisme en FranceDe quoi irriter l’ancien magistrat chargé de la lutte antiterroriste et ancien député LR Alain Marsaud qui, le vendredi 18 août à 20h25, a décidé de dire aux journalistes de BFM TV, qui l’avaient invité sur leur plateau pour parler des attentats de Catalogne, leurs quatre vérités :"Je peux vous assurer que si on a peur de nommer l’ennemi, on ne risque pas de gagner cette guerre. Et que ce soit les journalistes dans ce pays comme nos responsables politiques, pas un seul en deux jours n’a dit qu’on était en présence d’attentats islamistes. Mais on a peur de quoi, bon sang ?"Déni de l'islamo-fascisme; déni des agressions sexuelles. 
Le déni du terrorisme en France véhiculé par la presse alignée :