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mardi 21 avril 2020

Grande distribution: la prime Macron ne sera pas versée à tous les salariés

Les syndicats alertent sur les discriminations entre salariés

La prime Macron pour tous les salariés de la grande distribution qui travaillent, c'était une carabistouille, s'indignent les syndicats
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Une prime de 1.000 pour aller travailler: appât
pour s'exposer à la contamination par les non-porteurs de masques
Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, l'exécutif a claironné qu'il encourage les entreprises à récompenser leurs salariés au travail pendant l'épidémie mortelle. Les entreprises qui n'ont pas de système d'intéressement peuvent verser, jusqu'au 31 août, une prime défiscalisée et exonérée de cotisations patronales de 1.000 euros à leurs salariés.

Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a annoncé le 20 mars que le montant de cette prime défiscalisée à la charge des entreprises - privées, celles qui exercent une activité essentielle à la Nation -  pourra même aller jusqu'à 2.000 euros pour les structures qui ont un plan d'intéressement. "Toutes les entreprises ayant un accord d'intéressement pourront aller jusqu'à 2.000 euros", a déclaré le ministre lors d'un point de presse téléphonique.

Par ailleurs, le gouvernement a assoupli les conditions pour bénéficier du fonds de solidarité, une manne d'1,2 milliards d'euros doit venir en aide aux petits patrons, indépendants, professions libérales qui ne peuvent prétendre à une indemnisation de Pôle emploi. Alors qu'en mars, la condition principale pour y accéder était une perte de chiffre d'affaires de 70%, ce seuil est abaissé à 50% en avril. En clair, le professionnel devra constater une baisse de chiffre d'affaires d'au moins 50% entre le mois d'avril 2019 et ce mois d'avril 2020. L'aide versée est de 1.500 euros. "Nous voulons renforcer notre dispositif de soutien à l'économie pour apporter une réponse immédiate concrète aux entrepreneurs comme aux salariés", a expliqué Bruno Le Maire. Et le ministre n'a pas caché son sentiment sur la crise sanitaire et économique en cours. Elle devrait être "violente, globale, durable", et "le retour à la normale sera lent, progressif, difficile".

Où en est-on, un mois après l'appel du gouvernement aux entreprises ?

Dans la grande distribution, les salariés commencent à déchanter: la récompense promise de 1.000 euros défiscalisés va-t-elle leur passer sous le nez? 

Dans la grande distribution, Auchan est le premier à répondre à l’appel du gouvernement. Le groupe s’est engagé à verser une prime forfaitaire de 1.000 euros à 65.000 collaborateurs pour saluer leur exceptionnel engagement. 
Mais un mois plus tard, adieu la prime forfaitaire. Aux dernières nouvelles, elle sera finalement calculée en fonction du temps de travail effectif, sur une période définie, c'est-à-dire réduite. Ainsi les stagiaires sont-ils  les dindons de la farce.

"Les salariés se projetaient déjà avec une prime de 1.000 euros, quel que soit leur temps de travail effectif, et là c'est la douche froide, dénonce Christian Roy, délégué syndical Force ouvrière chez Auchan. Selon lui, tous les contrats de plus de 28 heures auraient la totalité de la prime. "Pour le reste, c'est proratisé en fonction du temps de travail effectif, et quelque part, il y a de la frustration qui naît à travers cette nouvelle annonce !"

À la direction d’Auchan, on affirme que le sujet n’est pas encore tranché, comme partout ailleurs dans la grande distribution. Et l'attente commence à vriller la tête des salariés, parce qu'ils "ne savent plus s'ils vont pouvoir l'avoir dans leur intégralité ou partiellement", souligne Laurence Gilardo, déléguée syndicale FO à Casino. "L'attente pour obtenir cette prime, ça met vraiment une ambiance de merde dans les magasins, honnêtement !," ajoute la déléguée syndicale FO.
Selon elle, beaucoup de rumeurs circulent, "notamment que le personnel qui met en rayons de nuit chez Casino n'aura pas la prime puisqu'ils ne sont pas exposés aux clients ! Sauf qu'il y a eu des centaines de clients qui sont venus déposer leurs virus, tousser sur les produits que les salariés manipulent, donc ils sont tout à fait légitimes à toucher la prime ! Il n'y a pas de raison !"

Le sujet de la discrimination est sensible.
Chez Leclerc, le ton monte aussi. Les salariés des entrepôts et des bases logistiques ont la certitude de recevoir une prime. Mais pas ceux des magasins franchisés. Ce sera au bon vouloir du directeur. Injuste pour cette salariée Leclerc qui souhaite rester anonyme. "On travaille tous pour la même enseigne, mais pourquoi favoriser des plateformes logistiques et non des caissières, des vendeurs à la coupe ? Pourquoi faire une sélection comme ça de telle catégorie et pas telle catégorie ?", interroge-t-elle.

La seule certitude, finalement, c’est qu’aucune prime n’a encore été versée aux salariés de la grande distribution.

vendredi 29 mars 2019

Gilets jaunes: le maire juppéiste de Bordeaux dramatise l'Acte XX a priori et discrimine

En annonçant une journée "apocalyptique", Nicolas Florian sème la peur et attise la colère

Le successeur du macronien Alain Juppé "décrète la ville morte demain" samedi
Image associéeSe disant "très inquiet de ce qui pourrait se passer", il se révèle en fait inapproprié à la fonction. A défaut de sérénité, il transmet ses angoisses en demandant aux commerçants de "baisser leur rideau pour se protéger" et aux Bordelais de "rester chez eux". La préfecture de Gironde - qui est en concertation - met en garde contre des "risques avérés de dégradations et de violences" pour l'acte 20 des "gilets jaunes". 

"C'est une journée qui peut être apocalyptique", s'alarme le successeur d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux Nicolas Florian appelle habitants et commerçants à faire de la capitale girondine une "ville morte" samedi, pour l'acte 20 des "gilets jaunes". Ainsi fracture-t-il la ville, dressant une partie de la population contre l'autre, alors que les juppéistes? alliés de Macron? ne cessent de clamer avec lui que le mouvement social s'essouffle...
Florian a déjà atteint son niveau d'incompétence.
"Je décrète la ville morte demain à Bordeaux. Je suis très inquiet de
ce qui pourrait se passer. On nous annonce [fake news ?] des centaines de casseurs, de gens qui sont là pour en découdre", a-t-il déclaré devant la presse, vendredi 29 mars, sans crainte de manipulation de l'opinion. "Je demande aux commerçants de baisser leur rideau pour se protéger, et je demande aux Bordelaises et aux Bordelais de rester chez eux afin de permettre aux forces de police de faire leur travail et qu'on ne prenne pas le risque d'un accident", insiste M. Florian. A Nice, jusqu'à plus ample informé, le risque est venu d'une charge de la police aux ordres de Castaner et Macron...
Contre l'ivresse, le maire de Bordeaux casse la bouteille de Petrus 

Florian fait-il de la prévention ou de la politique politicienne ? "J'ai bien conscience que (cet appel) dramatise la situation, mais je préfère prévenir, alerter", explique-t-il. "Je n'ai pas envie d'avoir des drames humains derrière des drames matériels". Le maire appelle les "gilets jaunes dits de bonne foi [l'ensemble de la population appréciera le distinguo discriminant] à prendre bien conscience maintenant de leurs responsabilités", car "s'il n'y a pas de défilé des gilets jaunes en ville, il n'y aura pas de casseurs, pas de black blocs".
Bordeaux menacé par des Stukas, des Iliouchine Il-2 ou des sauterelles

Depuis le début de la contestation, mi-novembre, la Bordeaux de Juppé et de Ford-Blanquefort reste un fief des Gilets jaunes". Chaque samedi, la ville à elle seule rassemble plusieurs milliers de manifestants. Les rassemblements sont régulièrement ponctués de heurts en fin de journée : le contexte social de suppressions d'emplois y exacerbe la colère sociale. Ce qui paraît contradictoire à l'homme de la rue qui entend dire "en même temps" que l'affluence a baissé ces derniers week-ends : un peu plus de 2.500 manifestants - selon la préfecture ! - samedi dernier seraient négligeables !). Pour cet Acte XX, les manifestations ayant été interdites à Toulouse, ville plus rouge et noire que rose, des appels sur les réseaux sociaux invitent les Toulousains à se joindre au défilé de Bordeaux. Et le nouveau maire panique...

Le maire inspirera la peur, bien que la préfecture déploie ses effectifs 

Fait inhabituel, la préfecture de Gironde est en alerte rouge, mettant en garde contre la "volonté manifeste de certains groupes, violents et très déterminés, de provoquer d'importants troubles à l'ordre public et des dégradations ce samedi dans le centre-ville, et de se confronter aux forces de l'ordre". 
Dans un communiqué publié vendredi matin, les commerçants sont appelés à "prendre des mesures de précaution particulières", en retirant notamment de la voie publique tout ce qui peut "faire office de projectile". 

Comme pour chaque samedi, la préfecture a publié des arrêtés d'interdiction de manifester dans une longue liste de rues et places du centre, encore élargie, ainsi que de transporter ou vendre toute forme de produits d'artifice, carburant au détail ou autres produits inflammables.

La préfecture et le maire ne pointent pas l'autre manifestation interdite.

Comme à Paris, quand Macron était à la neige et Castaner en boîte, plusieurs mobilisations auront à Bordeaux, samedi. Or, les terroristes de la préfecture et de l'hôtel de ville ne mettent pas en garde contre la CGT-Ford qui a lancé un appel à manifester dans la rue, le même jour que les Gilets jaunes. 

Contre "la loi anti-casseurs" et "pour la liberté de manifester", une convergence des luttes, le syndicat d'extrême gauche et plusieurs branches de SUD, syndicat révolutionnaire trotskiste animé par Philippe Poutou, seront mobilisés

En revanche, le "village jaune citoyen", organisé depuis deux samedis en bord de Garonne, sans incidents mais sans grande affluence, a de nouveau été autorisé. 
La manifestation des professionnels de l'Education nationale est également autorisée.

Jeudi, plus d'une centaine de commerçants se sont rassemblés rue Sainte-Catherine, la grande artère piétonne de Bordeaux, pour dire leur "ras-le-bol" de la casse des samedis. 
L'extrême gauche s'expose-t-elle à des interpellations et des condamnations ?

vendredi 15 février 2019

Les pro-palestiniens de "La France insoumise" renâclent pour signer l'appel contre l'antisémitisme

La France insoumise (LFI) se fait tordre le bras pour signer l'appel à l'union contre l'antisémitisme

Après 24 heures de polémique, LFI a signé l'appel contre l'antisémitisme

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Mélenchon et Clémentine Autain (LFI) devant un drapeau palestinien

Jean-Luc Mélenchon a prétendu qu'il n'avait pas été invité à participer à cet
 appel
 lancé par les principaux partis politiques : dans un premier temps, précise-t-il... 

Résultat de recherche d'images pour "Melenchon palestine"
Une affirmation démentie par le premier secrétaire du PS Olivier Faure. Le logo de La France insoumise apparaît maintenant sur la nouvelle version de l'appel à l'union contre l'antisémitisme publiée ce vendredi en début de soirée.

La première version envoyée la veille ne comprenait pas la signature du mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon, alors que le premier secrétaire du PS Olivier Faure assurait l'avoir bien invité à souscrire à l'appel, par message Telegram, crypté. Le chef de file de LFI avait réagi en répondent ne pas avoir de "courrier". Mélenchon avait d'ailleurs dénoncé sur Twitter une "grossière provocation du PS". 
Résultat de recherche d'images pour "savoir vivre baronne de Rothschild"Le représentant légal de LFI, Manuel Bompard, avait également expliqué sur Twitter que LFI n'avait "pas été sollicitée pour signer", mais qu'elle "sout(enait) bien sûr" cet appel.

Tête de liste LFI aux élections européennes, Manon Aubry, avait accusé le PS d'"instrumentalisation"sur Radio Classique vendredi 15 février, tout en reconnaissant qu'il "a envoyé un message Telegram".
Mais "je n'appelle pas ça une invitation officielle (...) Nous n'avons pas été invités en bonne et due forme dans les temps nécessaires pour répondre, 
mais il est évident que nous répondons à cet appel", a souligné cette adepte des bonnes manières, selon la baronne de Rothschild.

Participera-t-elle au rassemblement contre l'antisémitisme prévu mardi 19 février à 19 heures place de la République à Paris avec l'ancien candidat à la présidentielle ? "Oui, Jean-Luc Mélenchon et l'ensemble des membres de La France insoumise qui seront disponibles à cette heure-là", a-t-elle répondu.

Le parti socialiste érige le sectarisme en vertu
Le Parti socialiste assume la discrimination du parti de Marine Le Pen

Tout comme Debout la France.
"Pas de main tendue vers le Rassemblement national," prétexte la gauche radicale, alors que le logo du Rassemblement national (RN) n'apparaît toujours pas sur l'appel. 
Dans un communiqué de riposte à cet ostracisme, le Rassemblement national a pourtant apporté "son soutien à toutes initiatives visant à condamner cet antisémitisme et à assurer la solidarité de la République" avec les victimes. 

mardi 16 octobre 2018

Le Conseil d’Etat donne raison à Zemmour contre le CSA

Le Conseil d’Etat annule une décision du CSA visant Zemmour

Le CSA
 avait mis en demeure RTL pour un "éloge de la discrimination", selon luipar Eric Zemmour

Résultat de recherche d'images pour "Le Livre noir du CSA : enquête sur les dérives et gaspillages du Conseil supérieur de l’Audiovisuel ("Le Conseil d’Etat a annulé lundi 15 octobre 2018 une mise en demeure infligée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à RTLle 14 juin 2017, pour une analyse de son chroniqueur Eric Zemmour dans l'émission 'On n’est pas forcément d’accord' du 2 février 2017. 
Le journaliste et essayiste Eric Zemmour avait déjà comparu le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris pour un "éloge de la discrimination" qualifié de provocation à la haine raciale. 

"La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité, alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d’un individu roi", avait déclaré le polémiste dans l’émission matinale d’Yves Calvi, parlant de la nomination par le président Républicain Donald Trump d’un nouveau juge conservateur à la Cour suprême américaine.

Le CSA avait jugé que la station avait diffusé un "éloge de la discrimination" sans aucune "contradiction, ni mise en perspective", manquant aux obligations de la convention qu’elle a signée avec le régulateur.

Le groupe M6, qui détient RTL, s’est félicité de l’annulation de cette mise en demeure par le Conseil d’Etat, estimant dans un communiqué qu’elle confirme ainsi "l’importance et la portée du principe de liberté de communication des pensées et des opinions ».

Le "Grand remplacement"

Le groupe se félicite du "droit de revenir vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel et le Conseil d’Etat" concernant la mise en demeure du 12 septembre 2018 visant l’émission 'Zemmour et Naulleau' sur Paris Première (groupe M6), et qui, selon son propriétaire, la Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion (CLT) , "soulève des enjeux comparables".

Dans cette émission de Paris Première et dans le cadre d’un débat sur la loi " asile et immigration" de janvier 2018, Eric Zemmour avait "en particulier" justifié, selon le CSA,  son "déni" aux migrants de confession musulmane " du bénéfice du droit d’asile au motif qu’ils seraient, du fait de leur religion et contrairement à d’autres, source “d’énormes problèmes” et qu’ils contribueraient au “grand remplacement” de la population française", d'après le Conseil présidé par le socialiste Olivier Schrameck, depuis janvier 2013 et pour six ans.

Très "affectée" par cette affaire, Hapsatou Sy avait fait savoir qu'elle comptait porter plainte contre le polémiste et n'avait pas hésité à lancer une pétition pour que le journaliste ne soit plus invité sur les plateaux télé.

Plus récemment encore, invité sur le plateau de Thierry Ardisson dans l’émission "Les Terriens du dimanche" du 16 septembre, Eric Zemmour avait invité les migrants à donner des preuves de leur volonté d'intégration en donnant des prénoms du calendrier à leur enfants, suggérant ainsi que le prénom de l'ancienne esthéticienne franco-sénégalaise  Hapsatou Sy, devenue chroniqueuse sur C8, est une "insulte à la France", terre d'accueil. Napoléon avait établi une règle - abolie par les socialistes en 1993 - selon laquelle le prénom devait être choisi dans le calendrier - sachant que 'Adam' est commun aux trois religions révélées - et appartenir à l'Histoire française.

Ces polémiques s'inscrivent dans la dénonciation du risque de "grand remplacement", selon lequel un processus de substitution de population est en cours sur le territoire français métropolitain, consistant au remplacement de la civilisation judéo-chrétienne européenne par une civilisation non européenne et musulmane, véhiculée par des populations originaires en premier lieu d'Afrique noire et du Maghreb, mais aussi du Proche et du Moyen Orient. La fille de Cerruti et Sy s'appelle Abbie, "ma joie est en Dieu".
D'ascendance martiniquaise et réunionnaise par son père, Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, note la dénonciation de la "promotion" de l'avortement par les musulmans et souligne la fécondité des "croyants musulmans".

Le buzz, c'est du business
Moins de trois semaines après son altercation avec Eric Zemmour dans 'Les Terriens du dimanche' sur C8 et ses différends avec son animateur Thierry Ardisson, Hapsatou Sy a dévoilé un nouveau projet ambitieux de création de son propre média ! Le 3 octobre 2018, l'épouse de Vincent Cerutti a annoncé qu'elle lancera très prochainement sa propre webtélé intitulée... HapsatouSy TV. "Un concept inédit : une TV digitale avec du contenu intéressant (reportages, talk-show). Vous achetez ce que vous voyez sans bouger !"

Thierry Ardisson soupçonne Hapsatou Sy d'avoir mis en scène son clash
Hapsatou Sy a pris le temps de la réflexion. Si elle a aussitôt appelé les media à boycotter Zemmour, elle a mis un mois pour porter plainte contre l’auteur de "Destin français".
A-t-elle tout prémédité et mis en scène ?
Thierry Ardisson accuse sa chroniqueuse, non seulement de vouloir créer un bad buzz autour de son émission, mais aussi, à propos du choix des prénoms, de jouer la comédie: "Hapsatou connaît très bien Zemmour. Je ne vois pas pourquoi elle s’est montrée surprise là-dessus." 

Ardisson a également souligné qu’elle a signé un contrat stipulant qu’elle devait respecter la confidentialité autour de l’émission : "Je suis désolé qu’Hapsatou se soit crue obligée d’aller sur Twitter pour s’épancher. Ce n’est pas bien."

Selon l'animateur, "c’est Hapsatou Sy qui a lancé la polémique sur Twitter", et non pas lui ou son invité Eric Zemmour. Thierry Ardisson ne regrette d’ailleurs " pas du tout" d’avoir reçu le polémiste dans 'Les Terriens du dimanche' : "On invite qui on veut  ! Eric Zemmour, ce n’est pas n’importe qui : son dernier livre s’est vendu à 500.000 exemplaires et je ne vois pas pourquoi je ne l’inviterais pas. Qu’est-ce que c’est cette histoire où maintenant, on ne doit inviter que les gens avec qui on est d’accord ?", a-t-il déclaré sur CNews, assurant que "le débat avec Zemmour était de haut niveau".

L'homme de télévision a en outre indiqué que son coproducteur et lui ont financièrement soutenu la chroniqueuse ces dernières semaines : "Ce qui prouve, en plus, notre bonne volonté, c’est que comme elle a pas mal de problèmes d’argent, on lui a avancé six émissions. On est tellement méchants que quand quelqu’un nous dit “Je n’arrive pas à payer mes impôts”, on lui avance…" Une précision qui sonne comme un ras-le-bol des procédés de l'ingrate. "Si elle revient pour nous faire des scènes comme ça tous les jeudis soir, je ne souhaite pas qu’elle revienne, c’est très clair."

jeudi 13 septembre 2018

Macron provoque la colère des Harkis

Macron a le devoir de mémoire sélectif

"Une supercherie" : les Harkis du Lot-et-Garonne crient leur colère contre Macron

Des Harkis ont manifesté contre "le manque de reconnaissance" de l’Etat envers leur communauté, ce vendredi après-midi, à Villeneuve-sur-Lot, 

"Désabusés", "en colère", "c’est une supercherie", "on a été pris pour des c…". Les représentants de la communauté harkie, André Hazni et Mohammed Badi, sont passés à l’offensive pour fustiger "le manque de reconnaissance à notre égard dont fait preuve le président Macron".

Histoire des harkis dans le Lot-et-Garonne, en trois dates 

En 1975, c’est tout le camp de Bias qui se révolte.

En septembre 2016, lors d’une cérémonie d’hommage à Paris, le président Hollande  a reconnu les responsabilités des gouvernements français dans "l’abandon des Harkis". 

Alors qu'en 1962 la guerre civile en Algérie n'en finit pas de chercher son terme dans un contexte de révolution algérienne et malgré les accords d'Evian par lesquels le FLN s'engagea à ne pas exercer de représaillesune petite partie des Harkis et leurs familles, menacés en Algérie, ont été rapatriés en France à partir de l'été 1962. Chargée de leur transfert, de l'hébergement et de l'encadrement de l'ensemble des opérations, l'armée française a utilisé différentes structures (dont certaines ont fonctionné successivement, d'autres simultanément) appelées généralement camp de transit et de reclassement, au nombre de sept: Bias (Lot-et-Garonne), Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), La Rye-Le Vigeant (Vienne), Larzac-La Cavalerie (Aveyron), Saint-Maurice-l'Ardoise (Gard), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales)

Le terme 'harkis', au sens strict, désigne les membres d’une harka, l’une des formes d’unités supplétives de l’armée française en Algérie. Mais, progressivement, le terme s’est étendu à l’ensemble des 'Français musulmans d’Algérie' engagés dans ou au côté de l’armée française. Au total, fin 1960, on comptait 60.000 'Français de souche nord-africaine' – selon la terminologie de l’époque – dans les forces régulières et supplétives, dont 20.000 Harkis.
Qu'on les ait appelés 'Français musulmans rapatriés' (à partir de juin 1962), puis 'Français rapatriés de confession islamique', et enfin 'Rapatriés d’origine nord-africaine' (dans les années 1980), ils ont toujours été étiquetés en fonction de leur origine, une survivance durable de discrimination coloniale, qui a doublement marginalisé les Harkis : ni rapatriés comme les autres, ni Français comme les autres,
les 'Pieds noirs', pareillement stigmatisés, singulièrement lorsqu'ils n'avaient pas de famille en métropole.
En date du 31 janvier 1964, une note du ministre des Rapatriés relative à "
l’attribution des logements HLM aux anciens harkis", rappelle certes que "les anciens harkis sont considérés comme rapatriés et bénéficiaires, à ce titre, de la loi du 26 décembre 1961", mais donne aux préfets la directive de ne "reloger les anciens harkis qu’après avoir relogé tous les rapatriés demandeurs de logement et particulièrement mal-logés." Dans le contexte d'un hébergement massif d'urgence, les harkis et leurs familles sont majoritairement logés en camps de transit, puis en "cités d’accueil", lesquels perdurent jusqu’au milieu des années 1970.
75 hameaux de forestage : Pertuis, Apt, Cucuron, Ongles, Manosque, La Roque d’Anthéron, Fuveau, Jouques, Saint-Maximin, Brignoles, Rians, Le Muy, Collobrières…

Voici comment ils ont été accueillis dans le département du Lot-et-Garonne

François Hollande a reconnu solennellement "les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France". Dans le département, cette déclaration tant attendue a un écho particulier, parce que ce territoire a été fortement marqué par cette histoire, celle d’une injustice de la décolonisation française.

1962, le rapatriement

Au lendemain des accords d’Evian du 18 mars 1962, qui marquent la fin de la guerre civile et l’indépendance de l’Algérie, des militaires français organisent le repli de leurs supplétifs algériens – les harkis – restés loyaux à la France, et celui de leurs familles. Tandis que le FLN rompt ses engagements et massacre 70.000 harkis dans les semaines qui suivent les accords, 90.000 autres débarquent sur le sol français. Ils seront pour l’essentiel dirigés vers des camps de transit, dans des baraquements qui, jadis, avaient accueilli les réfugiés espagnols, comme c’est le cas à Bias. Là, près du Cafi de Sainte-Livrade-sur-Lot, qui accueille les Indochinois, le Cara (le centre d’accueil des rapatriés d’Algérie) voit le jour. Il est question d’un hébergement temporaire. Le provisoire va durer plus de dix ans.

Le Cara et les 'incasables'

Ce sont jusqu’à 12.000 Harkis qui seront hébergés dans le camp de Bias. Selon la formule employée par l’administration, ce sont les 'incasables' qui y sont logés, autrement dit, ceux qu’on ne peut pas faire travailler : les infirmes, les invalides, les personnes âgées, les veuves et leurs enfants. Le préfet va instaurer un régime plus de camp militaire, avec barbelés et couvre-feu à 22 heures. 

La révolte en 1975

Ce régime disciplinaire, combiné aux conditions de logement souvent précaires et insalubres, conduit à une révolte des camps au printemps 1975. Elle part de Bias, où un responsable de l’amicale des Algériens, un ancien du FLN, est pris en otage pour empêcher les 500 CRS et les blindés qui cernent le camp de charger. L’été passé, l'administration du camp est transférée à la commune, c’est la fin du Cara. Mais les jeunes révoltés de l’époque sont ceux qui, encore aujourd’hui, portent les revendications des Harkis.

Le groupe de travail mis sur pied par Macron ces derniers mois, "c’est un écran de fumée", dénoncent-ils. 

"On a aidé le président lors de son élection [sic], idem au niveau local, avec le député Olivier Damaisin, reprend Mohammed Badi. Il n’était pas impliqué lors des réunions, quand il était là…"

Les descendants de Harkis avaient fait chiffrer le montant du préjudice pour "la souffrance" de leur communauté. Il s’élevait à près de 40 milliards d’euros. "Mais ils sont arrivés à un chiffre de 40 millions d’euros sur quatre ans, peste André Hazni contre les représentants de Macron. C’est encore moins que ce que le président Hollande avait fait pour nous [17 millions]"

Plusieurs banderoles ont été déposées devant la sous-préfecture pour marquer leur protestation.  André Hazni et Mohammed Badi ont donné rendez-vous à la communauté, dans la salle de la Rotonde à Agen à partir de 14 heures "pour voir quelle suite donner au mouvement."

samedi 10 mars 2018

Démagogie et discrimination : la SNCF distribue des chocolats aux femmes

Un délire de la Journée internationale des droits des femmes 

Une antenne locale de la SNCF avait prévu de distribuer des chocolats aux femmes, mais seulement en ...1ère classe !


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Chocolat blanc et chocolat noir ?
En prévision de ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, les salariés de la SNCF sur l'axe Sud-Est avaient reçu la consigne de distribuer des chocolats aux passagères de 1re classe des ...TGV Lyon-Paris, rapporte LCI. 
Une initiative immédiatement dénoncée par la CGT Cheminots de Lyon qui a pointé du doigt "une discrimination", ce qui n'avait pas effleuré l'esprit des responsables que pas un instant l'avantageux statut de cheminot ne choque d'ailleurs.

Face au scandale, la distribution de chocolats a finalement été annulée 

La direction nationale de la SNCF a nié toute implication et a assuré qu'il s'agit "d'une initiative locale sur l'axe TGV Sud-Est, déplacée et complètement contraire aux valeurs de la SNCF et aux consignes données en interne depuis des années".

Sur son compte Twitter, le groupe SNCF a d'ailleurs publié un communiqué pour rappeler que "les actions menées par SNCF tournent toutes autour de l'égalité des droits, de l'égalité des parcours professionnels et de la lutte contre le sexisme et le harcèlement". Et le gaspillage...

En 2015, c'était déjà en mars, eut lieu une tournée dans les gares parisiennes pour dévoiler à tous les secrets du Chocolat, à l’occasion de Pâques. C'était même la troisième édition du Train du Chocolat, une Expo Evénements SNCF avec Yves Thuriès lors d'une opération partage des informations gourmandes dans un Train Expo tout chocolaté ! Et pour toutes et tous.

Cette fois, les transgenres étaient-elles éligibles au privilège de ce traitement de faveur des femmes ?

jeudi 8 février 2018

The Voice : TF1 et le gouvernement trompés sur les paroles en arabe de la chanson

La candidate d'origine syrienne a chanté un appel à la reconquête
A la conquête du monde : Le « Waqf », l’expansionisme arabo musulman. Par A.K.
L’affaire Mennel Ibtissem est un exemple de tromperie pieuse ou 'taqqiya' (taqiyya)

"Il est permis de mentir si le but à atteindre est louable" et Mennel a menti sur (presque) tout. Les Français, singulièrement les organes institutionnels, doivent apprendre à se méfier, non seulement des turbans et autres voiles, mais aussi des yeux bleux factices et des sourires enjôleurs: la taqiya se dissimule derrière le masque. Ne jamais faire confiance, surtout quand l’apparence est flatteuse. 
Car, nous qui accueillons des réfugiés en tout genre et tolérons la présence de clandestins, nous restons des mécréants et, pour les musulmans intégristes, des ennemis. 

La gracieuse Mennel est une ensorceleuse et tout sauf une pacifiste.
C'est une combattante de l’islam, une infiltrée  islamiste. Il suffit de comprendre l’arabe et d'écouter, à la différence des jurés du concours télévisé qui gambadent et font les marioles. 
Le choix par la Syrienne - de Besançon, insiste-t-elle ! - d'une chanson d'un chanteur juif et sioniste, Léonard Cohen, aurait pu intriguer et susciter des investigations. Elles auraient permis de découvrir que la sirène du prime time  a modifié volontairement la chanson, adoptant les paroles d’un chanteur musulman.

Seuls ses anciens posts contre les victimes de Nice sur les réseaux sociaux ont fait polémique : lire PaSiDupes. Et les béats du multculturalisme et du droit d'asile se sont à nouveau laissés aller à leur inépuisable compassion.

Les idéologues les plus perchés se refuseront à condamner la supercherie, doublée d'une discrimination entre les Français

Sous le charme de la mélodie et des dents éclatantes de l'artiste, 
les téléspectateurs européens ont vu leur confiance trahie. 
Car, sur le plateau de The Voice et dans tous les foyers, ont retenti deux strophes, la première dans sa version originale anglaise et la seconde en langue arabe mais aux paroles originelles modifiées. Une tromperie que les connaisseurs auraient répérée en langue anglaise, mais dont seuls les Français de langue arabe ont pu capter le message subliminal. 
Une discrimination aussi, car une partie de la chanson aux paroles trafiquées n'était ni destinée ni accessible aux pratiquants de la langue officielle du pays...  Ceux-là étaient ostracisés dans leur propre territoire !

Voici la traduction de la première strophe, en anglais, des paroles de Léonard Cohen. Avant d’entonner le refrain 'Hallelujah', Mennel évoque donc le roi David et Batsheva, mais la seconde strophe sera complètement différente devenant un message prosélytiste, comme nous devons apprendre à nous méfier dans un contexte de terrorisme islamiste.

Voici les paroles traduites due la première strophe écrite par Leonard Cohen :

Now I’ve heard there was a secret chord
J’ai entendu dire qu’il y avait un accord secret
That David played, and it pleased the Lord
Que David* jouait et qui plaisait au Seigneur
But you don’t really care for music, do you ?
Mais tu ne t’intéresses pas vraiment à la musique, n’est-ce pas?
It goes like this
Ça fait comme ça,
The fourth, the fifth
La quarte, la quinte
The minor fall, the major lift
L’accord mineur tombe et le majeur monte
The baffled king composing Hallelujah
Le roi perplexe composant hallelujah
Hallelujah…
Hallelujah..

Mennel enchaîne ensuite sur une deuxième strophe, en arabe où elle modifie les paroles de Léonard Cohen.
Elle substitue celles du Koweïtien Muhamad Al Hussayn qui a trahi cette chanson en donnant une version islamique de Hallelujah, un chant religieux intitulé "Ya illahi". 
Mennel chante sans avertir le public l’histoire de quelqu’un qui a pêché et désobéi à Allah, puis décide de revenir vers lui.

Elle a remplacé 'Allelujah' pour 'Ya illahi' une sorte de retour vers l’Islam. Or, chacun sait aujourd’hui ce que représente ce 'retour', la guerre contre l’infidèle, par tous les moyens.

Voici les paroles traduite de l’arabe en français :
Dans la nuit des nuits, je ne sais pas ce qui m’est arrivé, c’est l’obscurité, je suis submergé, la terre rejoint le ciel, et mon cœur est sans lumière : Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu Mon Dieu

J’ai pêché, et je suis prisonnier de ma douleur, restreint mon péché Seigneur, réduit ma peine : Oh, mon Dieu, pardonne je suis criminel, j’ai transgressé : mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, toi qui m’as créé.

Rahmtna et Rozktna, seront avec moi et je serai un chevalier et je marcherai sur ton chemin, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, tu m’as créé.

Mennel a par ailleurs , et de surcroît, chanté un clip de propagande, pro-palestinien "Souris Palestine".
Chez les Juifs, il y a aussi le principe de revenir vers Dieu; cela s’appelle la 'Techouva', mais celle-ci se fait à titre privé en son fore intérieur, sans l’imposer à l’autre. Malheureusement l’Islam ne voit pas ce retour vers Allah de la même façon : la solution adoptée est souvent la violence allant jusqu’aux attentats qui peuvent être imposés par les plus radicaux afin de soumettre le monde à Islam.

Le retour de l’Islam serait admissible s'il suivait des voies  pacifiques  respectant la liberté d’autrui ou du pays où on se trouve, mais 99,99% des attentats dans le monde d'aujourd’hui sont perpétrés aux cris de 'Allah Akbah' ('Allah est le plus grand'), un retour qui n’est pas partagé par beaucoup, à commencer par les musulmans modérés. Une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être pardonnés sous réserve d'engager une démarche de repentance et non pas des actes de guerre.
Le sera-t-il, en revanche, par les autorités françaises ?