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samedi 29 février 2020

Macron a-t-il engagé des figurants pour sa visite au Salon de l'agriculture 2020 ?

Une fois de plus les 'fact-checkers' de Libération se mobilisent pour défendre Macron, pour une fois qu'ils ne s'en prennent pas à l'opposition

Les faits, témoignages et documents, accablent Macron, 


mais la paire Libération et Le Monde soutient que les dévôts rencontrés par Macron au Salon de l'agriculture ne seraient pas des figurants...

Le Monde s'attaque à la "rumeur" !
"L’"hypothèse" [sic], très relayée sur Facebook, s’appuie sur "un montage  [suspect?] montrant le président discutant avec les mêmes interlocuteurs d’une année sur l’autre." Rien que de très naturel ! "Un visiteur du Salon de l’agriculture offre un maillot de l’Olympique de Marseille au président de la République. Un geste louche, pour certains sites de gauche radicale [L'Oeil Medias/capture d'écran], commente Le Monde, d’autant que l’homme était déjà présent à l’image en 2019. ", ce qui ne trouble par le quotidien de Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Rien de louche à signaler.: les "fac checkers" vont devoir le prouver. Ils s'y mettent d'ailleurs à deux (Pauline Moullot reçoit le renfort de Fabien Leboucq)...

Un visiteur du Salon de l’agriculture offre un maillot de l’Olympique de Marseille au président de la République. Un geste louche, pour certains sites de gauche radicale, d’autant que l’homme était déjà présent à l’image en 2019.
Emmanuel Macron et Pascal L. [on connaît même son nom: Lefert]
au Salon de l'agriculture 2020.
Capture d'écran CNews
Son visage a fait le tour d’Internet car Pascal Lefer a pleuré dans les bras de Macron, samedi dernier, au Salon de l’agriculture, après lui avoir exposé ses problèmes personnels, raconte La Voix du Nord. "Il est Wattrelosien, père de cinq enfants, dix fois grand-père, à 62 ans et est à la retraite depuis décembre. Il a porté son gilet jaune pour manifester à Lille...
Il n'en fait même pas trop, d'ailleurs, ce Ch'ti de Wattrelos... Sa vie est un roman d'Eugène Sue, telle que racontée par les service de com' de l'Elysée : "en 1996, après trois AVC et un coma, le laissant notamment avec des pertes de mémoires et de l’épilepsie, il a dû se résigner à arrêter de travailler même s’il avait tenté de continuer. Il a dû demander le statut d’invalidité." Il ne touchait plus son allocation pour personnes handicapées (AAH) mais seulement une retraite de 698 euros.
"Après s’être frayé un chemin avec son déambulateur, poursuit VDN, il a réussi à lui parler. [Il n'est pas sourd, voyez-vous!] "Il m’a expliqué mes droits dont je n’avais pas connaissance, m’a parlé du minimum vieillesse et a proposé de m’aider à l’obtenir. Je l’avais déjà interpellé quand il était venu à Roubaix en 2017, c’est une personne à l’écoute."
Pascal, ému, sert Emmanuel Macron dans ses bras.
Où est le déambulateur?









Macron rencontre sans arrêt les mêmes personnes au Salon de l’agriculture. Et alors?
Le compte Twitter l’Oeil des Médias a publié une vidéo "pour le moins troublante", selon Libération, où l’on peut voir "plusieurs personnes aller à la rencontre d’Emmanuel Macron dans les versions 2019 et 2020" du Salon de l’Agriculture (SA).

L’Oeil des Médias a eu la malice de comparer les images des citoyens qui ont discuté avec le président de la République lors de l’édition 2020 du SA avec celles de 2019. A la surprise générale, plusieurs personnes "très sympathiques" avec Emmanuel Macron l’avaient déjà rencontré lors de l’édition précédente.
Une telle comparaison ne choque pas les adeptes du macronisme, mais de nombreux internautes en concluent logiquement que le président fait appel à des figurants jouant les citoyens ravis de tout et surtout de le rencontrer devant les caméras de télévision: à chacun sa Mylène Farmer...
Les Français sont filtrés avant d'approcher l'inquiet de l'Elysée.
Çela se comprend, vu son impopularité croissante ! Tout ce Cinéma sonne vraiment faux et personne n'est dupe...

Il n'y a plus personne qui veut l'approcher !
Extraits de quelques tweets:
Ils ne trouvent que les vieux disciples inféodés.
Même plus les intermittents du spectacle pourtant payés pour !
C'est normal, ils ne vont pas refaire le casting tous les ans. Cela coûterait trop cher.

Au même moment,
le militant gilet jaune Eric Drouet a été interpellé par la police au Salon de l’Agriculture sans raison particulière. Il a été placé en garde à vue pour “rébellion”.

Si les faits s’avéraient exacts, cela ne serait pas la première fois que des militants LREM jouent les citoyens ordinaires lors des sorties publiques du Président de la République.

A Bully-les-Mines, Macron s’était arrêté dans un bar et avait payé “la tournée” à des habitants qui avaient pu échanger avec lui. Mais, après vérification, les personnes présentes dans le bar n’étaient autres que des militants LREM préparés à accueillir le Président de la République. La Voix du Nord avait ensuite titré "Quand le président paye sa tournée au bar… à des militants LREM !". 
D’autres cas similaires de vrais faux bains de foule avaient déjà été signalés dans les media lors de déplacements d’Emmanuel Macron à Rouen ou encore au Fort de Brégançon.

Au moins trois personnes rencontrées par le Président pendant sa déambulation de samedi l'avaient déjà interpellé en 2019, ont remarqué des internautes

Ce ne sont pas des comédiens, comme certains l'ont suggéré, affirment les deux quotidiens déjà cités, mais aussi 20 Minutes.  

Démonstration? "Arrivé un peu après 8 heures du matin [avec 20 minutes de retard, faut-il ajouter] samedi 22 février, Emmanuel Macron a quitté le Salon de l’agriculture vers 21 heures, passant ainsi près de douze heures dans les travées de ce rendez-vous annuel et serrant de nombreuses mains, trempant les lèvres ici, grignotant là du bout des dents, le président était suivi par les caméras des chaînes d’info en continu. Déjà  FAUX: la caméra de l'Elysée : les images étaient les mêmes sur toutes les chaînes et les invités respectaient la consigne : laisser une fenêtre d'accès à l'objectif et au micro... 
Un moment, on notera qu'un infiltré a agacé le président, gâtant la retransmission, et qu'un cordon de garde du corps s'est déployé pour isoler et écarter le malvenu.  
Les images des mêmes personnes en 2019 et en 2020 ont été vues près de 400.000 fois en France et dans le monde. Mais la presse macronienne conteste l'évidence.
Dans ce montage, le compte Twitter 'L’œil medias' propose six séquences. Trois d’entre elles datent de 2019 et sont siglées 'BFM TV', trois autres de 2020 portent la mention 'CNews'. On y voit la rencontre au salon de l’agriculture 2020 de Macron avec trois personnes (deux hommes, une femme), avec lesquelles il avait déjà discuté en 2019 lors de la précédente édition du salon : même lieu, mêmes personnes, des figurants.

La presse militante admet que les images sont bien authentiques.
Alors que faire? Asséner que "la théorie des internautes soupçonneux est fausse", ce que n'hésitent pas à faire la paire Pauline Moullot-Fabien Leboucq de Libération qui n'a rien à envier à la Pravda. Libération assure avoir pris ses renseignement, non pas à l'Elysée, mais auprès des suspects en contactant les trois personnes. L'heure est grave...

La rencontre avec le premier individu avait déjà fait beaucoup parler en 2019. Le retraité en larmes avait trouvé en Macron sa planche de salut. La séquence était devenue virale et avait fait l’objet d’un détournement parodique, assure Libération. Réponse du berger à la bergère, le quotidien réplique que, déjà l’an dernier, un internaute - non identifié, quant à lui - avait ironisé sur le fait que l’homme était en fait un comédien, et Libération d'assurer aujourd'hui que l'affirmation "avait parfois été prise au premier degré" et, bien sûr, sur ces crétins de réseaux sociaux. Libération ne produit aucun document daté et authentifié qui atteste de cet humour...

Cette année, cette personne s’est à nouveau rendue au salon, en ayant cette fois prévu un cadeau (un maillot de l’OM) pour remercier Macron : sinistré de la vie, mais malin. "Je vous remercie de m’avoir aidé […], vous avez tenu votre promesse", déclare-t-il au chef de l’Etat. Qui lui répond : "Je vous sens mieux que l’année dernière." Cette deuxième séquence est dans la boîte pour le prix d'une : la caméra de l'Elysée ne l'a pas manquée ! Après lui avoir offert le tee-shirt, le retraité demande même à Macron de lui accorder un autographe sur la lettre à en-tête  envoyée par l’Elysée et donc déjà signée.... C'est cette fois de de l'humour au degré zéro, mais c'est la preuve, selon Libération, que rien n'est scénarisé : les "gens qui ne sont rien" sont des "illettrés", comme le veut la légende macronienne.

Le comédien amateur s’appelle Pascal L. 
[on laisse comme çà: si ça fait plus authentique, d'après Laurent Mouchard-Joffrin]. 
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Cet homme n'est pas un intermittent du spectacle.
Il serait Noir, il recevrait un César
Contacté par CheckNews, le comparse justifie ses contacts avec le chef de cabinet de Macron l’année dernière par l'obtention d'un nouveau l’AAH : un passe-droit ? "Mais à un moment, je n’avais plus de nouvelles, et plus de réponses à mes mails, donc j’ai dit à mes filles que j’allais le voir." Arrivé au Salon de l’agriculture, "j’arrive à me faufiler [c'est d'autant plus facile quand on est attendu...], et j’ai directement appelé Emmanuel Macron. Il a dû reconnaître ma voix [tel quel !] car il s’est retourné et son conseiller est venu tout de suite me serrer la main". Un vrai roman... Pascal L. nie donc que la rencontre a  été organisée. "Je n’appartiens à aucun parti politique et je me bats pour les petites retraites. Maintenant, j’aimerais être reçu à l’Elysée." Une demande déjà formulée l’année dernière auprès de France 3, sans suite pour l’instant. On avance : Libération en en d'autres comme ça, des témoignages par les acteurs de la supercherie eux-mêmes...
"Votre dossier, on l’a !," confirme l'Elysée. Et pourtant ils n'ont rien manigancé, ni le secrétaire général, ni l'ex-professeure d'art dramatique à Amiens...

Passons au deuxième homme mis en vedette dans le montage vidéo.
Résultat de recherche d'images pour "macron salon figurants"Lors de sa brève apparition devant la caméra en 2019, il explique qu'il vient "de Pau", dont le maire est... Bayrou, un MoDem bien sous tout rapport, un Monsieur Propre juste un peu poussé à la démission du gouvernement Philippe à la suite d'une autre méchante affaire, au Parlement européen. Notons au passage qu'un certain Jean-Jacques Jegou est trésorier du MoDem et va devoir rendre des comptes à la Justice.  Il n’est "pas agriculteur": c'est Marc Jegou, administrateur de l'association Agir et Vivre l'autisme. En 2020,  le chef de l’Etat lui accorde environ une minute pour entendre la "problématique" vécue par son fils autiste, s’inquiétant de son passage de la primaire au collège. Une nouvelle affaire de compassion comme les aime Elysée quand elles sont filmées et diffusées (jusque sur les réseaux sociaux !) Et voici ce que lui répond Macron : "Votre dossier, on l’a […]. Redonnez-moi les choses [cohérent?]. Où est-ce qu’il est Rodrigue [le président parle probablement d’un de ses conseillers] ? Je connais monsieur, je connais son fils." Le monde est petit... PaSiDupes a mené l'enquête (ce que Libé peut, PaSiDupes le peut aussi...): Rodrigue est le chef de cabinet adjoint Furcy. Il fallait trouver!
Le comédien s’appelle Jean-Claude X et confirme à Libération que c’est bien lui qu’on voit sur les images de 2019 et de 2020 du Salon de l’agriculture : les internautes vigilants ne seraient donc pas les ânes bâtés qu'on en fait. Entre-temps, l’homme assure avoir également parlé à Macron lors de son déplacement en juillet 2019 à Pau. "La première fois, au Salon de l’agriculture je n’ai pas osé aborder la question de l’autisme. Mais un collègue m’a ensuite dit que j’aurai [s] dû", se confie Jean-Claude à Libé. Il passe donc à l’acte lors du déplacement estival du chef de l’Etat dans les Pyrénées-Atlantiques : "On a discuté assez longuement, il a fait une photo avec mon fils", s'emballe le papa, tout en déplorant qu' "en matière d’autisme, on a beaucoup de retard à combler". Ils ont pourtant, en quelque sorte, passé leurs vacances ensemble...
"On aimerait que le président Macron puisse faire en sorte qu’un collège accueille notre fils de la même manière qu’il est accueilli en école primaire", résume Jean-Claude qui s'adresse à dieu plutôt qu'à son saint, Blanquer. D’où une première discussion à ce sujet à l’été, et une autre ce week-end: ils ne se quittent plus, mais en tout bien, tout honneur. Rien de trouble, pas de manigance, pas de séquence scénarisée filmée. On abrège, car ce conte pour enfant ne prouve encore rien de la sincérité des artistes en scène.

"Je suis débrouillarde, donc j’arrive à le voir": 
sous-texte, les autres sont des brêles !
En apparté, Emmanuel Macron plaisante sur le nombre de selfies qu’il a accordé à cette femme.
Quant à la dernière présumée innocente qu’on voit sur le montage, Macron l’a également rencontrée en 2019 et 2020 lors du Salon de l’agriculture, mais aussi à maintes autres occasions ! Le Salon de l'Agriculture, c'est les Copains d'Avant ! En la voyant, il l’interpelle d’ailleurs directement : "Chantal, comment ça va ?" Et quand il lui impose un selfie habillé, elle ne se sent pas harcelée. Elle fait pourtant glisser une main gauche légère et langoureuse plusieurs fois le long de son bras, de haut en bas, ce qui interpelle les observateurs sur le degré d'intimité des deux tourtereaux: s'agirait-il d'une professionnel de la 'pole dance' ? Débordé par ses pulsions, Manu ironise : "C’est la 295e avec elle!" Quel humour !  Du premier degré qui satisfait la presse.  De fait, la femme n'en est est moins figurante que les deux autres personnes parce qu'elle est une régulière des bains (de foule) bouillonnant du président. 

Sans rien en dire, les deux 'fact checkers' soumis de Libé avait d’ailleurs déjà repéré la dame au foulard rose lors d’une visite de Macron à Epernay (Marne), le 14 novembre. Il faut être prête à faire des kilomètres en car Macron...  On la voit en arrière-plan de cette vidéo de BFM TV, et sur plusieurs photos de cet article de France 3, comme sur CNews - trois témoins passifs et silencieux - , de la présence de cette admiratrice qui suce les kilomètres.

Contactée par CheckNews, Chantal" ne peut dissimuler qu’elle s'emploie à temps plein à suivre Manu régulièrement, pour le toucher sous l'oeil de la caméra: Griveaux à son équivalent en jupons... Non pas qu'elle soit amoureuse du président, mais elle l'"apprécie" tant; il est d’une "grande humanité". Ce n'est pas ce qu'en pense quatre Français sur cinq mais, "en même temps", il faut de tout pour faire un "monde nouveau"... Libération n'est pas inquisiteur et ne cherche pas à savoir où elle trouve les ressources pour lui coller au train. Le quotidien n'investigue pas davantage pour vérifier que leurs rencontres sont annoncées - ou non - à l'agenda présidentiel ou s'ils se passent des SMS... Rodrigue a peut-être la réponse ?  "Cela me permet de faire du tourisme et de visiter d’autres régions de France et d’autres pays", raconte cette privilégiée qui a suivi récemment Macron à Angoulême et jusqu’à… Cracovie, en Pologne. 
Est-elle sûre de voir le chef de l’Etat à chaque fois ? "C’est un homme très accessible», insiste-t-elle, tout en précisant qu’elle ne bénéficie d’aucun passe-droit. "Au Salon de l’agriculture, j’ai acheté mon billet comme tout le monde, j’ai patienté comme tout le monde. Je suis débrouillarde donc j’arrive à le voir."

Libération, Le Monde et 20 Minutes nous prennent pour des billes.
Dans l'imaginaire macronien et bobo parisien, les Français ont " C * N " marqué sur le front?

 

samedi 11 janvier 2020

Déontologie: Léa Salamé doit confirmer l'identité d'un invité lié au pouvoir

Salamé obligée de révéler l'identité d'un invité que l'émission faisait passer pour un intervenant lambda 

La journaliste franco-libanaise Léa Salamé s'est placée au centre d'une nouvelle 
polémique impliquant France 2 et son émission 'Vous avez la parole' 

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Union de la carpe et du lapin
L'identité d'un invité, d'abord présenté comme un simple citoyen, a finalement dû être précisée : il est le mari d’une maire LREM. Mais il aura fallu que les réseaux sociaux en fasse la révélation, car les organes de presse dotés de services d'investigation s'étaient montrés complices du service public et du parti du président pour dissimuler la double casquette de l'intervenant en monsieur tartempion mais pourtant époux de députée de la majorité, le hasard faisant bien les choses dans le meilleur du "monde nouveau" macronien. 

Après son entretien ubuesque de parti-pris jugé pour le moins complaisant par cette presse aux ordres avec son concitoyen Carlos Ghosn, de retour du Japon au Liban pour échapper à une justice nippone partisane, elle-aussi, voire hostile (comme jamais, au grand jamais, en France), l'arrogante co-animatrice - avec le grinçant Thomas Sotto - de l'émission de service public a confirmé que la presse institutionnelle croit pouvoir tout se permettre sans manquer de critiquer les réseaux sociaux accusés de tous les maux.

Or, ces journalistes-là ne s'encombrent pas plus de déontologie professionnelle que des avis du CSA, Conseil supérieur de l'audiovisuel. 
Alors que le 9 janvier, l'émission était consacrée à la réforme Macron des retraites au soir d'une journée de mobilisation nationale très suivie, l'identité d'un invité, très critique à l'égard des grévistes - et présenté par les animateurs comme un simple citoyen - a dû être révélée, après coup, une fois le mal fait.

Les réseaux sociaux n'ont pas laissé passer le mensonge.
Avant la fin de l'émission, de nombreux tweets d'internautes ont afflué, contraignant la production à donner l'ordre aux présentateurs de dire la vérité à leurs téléspectateurs. Présenté comme un simple restaurateur, l'imposteur qui n'a pas vendu la mèche a très vite été identifié par les internautes comme étant Didier Désert, et surtout le mari de Florence Berthout qui n'est autre que... la maire La République en marche du Ve arrondissement de Paris.
Mme Berthout a développé sa carrière auprès de Jean-François Copé, puis de Dominique de Villepin au ministère de l'Intérieur et à Matignon, en tant que conseillère parlementaire. Durant la campagne pour la présidence de l'UMP de 2014, elle apporta son soutien à Bruno Le Maire, actuel ministre de l'Economie de Macron. En juin 2019, elle quitta Les Républicains pour annoncer en novembre qu’elle rejoignait Benjamin Griveaux, le candidat du président à la mairie de Paris. Autant dir que dans le paysage politique de Paris, elle est connue comme le loup blanc.
Sous la pression, Léa Salamé s'est donc vue contrainte de dévoiler l'identité complète de son invité. Et le ton de l'insolente ajouta à l'opprobre de la manipulation de l'opinion : "Ça agite beaucoup les réseaux sociaux", ajouta Thomas Sotto, méprisant. 
Faisant mine de ne pas se démonter, Didier Désert répond : "J'espère que les réseaux sociaux pourront admettre qu'à notre époque, un mari et une femme puissent ne pas forcément partager les mêmes convictions." 

L'impudent Didier Désert répond pourtant sans se démonter, comme prévu, habitué à parer à toute éventualité : "J'espère que les réseaux sociaux pourront admettre qu'à notre époque, un mari et une femme puissent ne pas forcément partager les mêmes convictions." Pas de chance pour lui, le compte Twitter 'Balance ton media' a apporté une précision de taille : Didier Désert n'est pas seulement l'époux de Florence Berthout. Il a aussi été son remplaçant en tant que délégué de droit du conseil municipal pour les sénatoriales en 2017.

Avant Désert, Ghosn : la coupe de la "transparence" est pleine ?

Résultat de recherche d'images pour "mariage lea+Salamé+Raphael+Glucksmann"L'entretien que Léa Salamé a commis quelques jours plus tôt à Beyrouth avec le milliardaire libano-brésilo-français Carlos Ghosn n'a amélioré les images ni de la journaliste, ni du service public. Ainsi l'épouse de Raphaël Glucksman a-t-elle qualifié de "fascinant" le retour à la liberté de son compatriote assigné à résidence au Japon que l'ensemble de la presse n'avait étiqueté que "rocamblolesque"... Les observateurs et un certain nombre de journalistes avait  été jugé très complaisant l'entretien de la journaliste "libre et indépendante" avec l'homme d'affaires, tandis que le couple de soutiens de Benjamin Griveaux ne trouvaient rien à redire à l'empreinte carbone du voyage en avion aller et retour au Liban. 

"Trop cool Catherine [Nayl, directrice de l'information de France Inter, radio publique] et Léa [Hala, son prénom de naissance] !! On peut faire ça avec d’autres taulards en cavale ou il faut absolument qu’ils soient milliardaires ?" a par exemple twitté Guillaume Meurice,humoriste "porté aux nues par la gauche de la gauche" (avec Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, dans l'émission Par Jupiter ! sur France Inter) et chroniqueur passé par France Inter, foyer du gauchisme libertaire dans "l'esprit Charlie" (sans oublier un autre comique troupier, Frédéric Fromet, qui abaisse encore, lui-aussi, le niveau laissé par Didier Porte ou Stéphane Guillon et Philippe Val, défenseur de Gabriel Matzneff !), qui (Meurice) déposa une candidature collective à la présidence de Radio France auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel, avec pour programme, entre autres, l'"euthanasie de France Info", le renommage de plusieurs émissions, ainsi que la "mise en place d'un système de notation à cinq étoiles pour les animateurs [...], sur le modèle des chauffeurs Uber".
Léa Salamé obligée de dévoiler l’identité complète du restaurateur " lambda" en direct sur France 2 dans 'Vous avez la parole'

La présentatrice adopta un ton badin : "Alors, je précise… petite précision… vous êtes le mari de Florence Berthout, maire du 5ème arrondissement à Paris.. parce qu’on l’a pas dit…" et son acolyte Thomas Sotto de préciser, goguenard : "ça agite beaucoup les réseaux sociaux…". Les comparses semblaient découvrir les raisons pour lesquelles ce monsieur tout le monde venu défendre la réforme Macron avait été sorti du lot des commerçants irrités par les revendications des grévistes contre la réforme Macron des retraites, eux qui, en 2009, avaient bénéficié d'une baisse du taux de TVA sur la restauration censée rendre plus attractif le prix des plats pour les clients, baisse qui a profité principalement aux restaurateurs, selon une étude de l'Institut des politiques publiques (IPP), un établissement spécialisé dans l’analyse et l’évaluation des politiques publiques.

Le restaurateur venu incognito pour défendre la transparence et le projet Macron à la mémoire courte.
  Il s’agissait d’une des aides aux entreprises parmi les plus coûteuses pour l'Etat : 3 milliards d’euros pour la seule année 2010, non loin des crédits à la recherche et au développement (4 milliards d’euros). Et pourtant, l’instauration en 2009 d’un taux de TVA réduit à 5,5% dans la restauration, est loin d’avoir tenu ses promesses, selon cette étude.
Déjà imaginé par Jacques Chirac en 2002, cette ristourne fiscale accordée aux établissements de restauration était accompagnée d’une contrepartie : le “contrat d’avenir”. Ce dernier, instauré par le gouvernement de François Fillon exigeait que les gains réalisés soient répartis “équitablement” entre baisse des prix pour les clients, hausse des salaires et créations d’emplois, et enfin augmentation des marges des entreprises. Exigence visiblement non respectée puisque les patrons de restaurants ont capté 55,7 % des gains réalisés, bien davantage que les 33% qu’ils étaient censés obtenir. De quoi ainsi augmenter de 24% leur bénéfice. Les salariés n’ont eux bénéficié que de 18,6 % de la baisse, soit une augmentation moyenne de 4,1% du coût des salaires. Quant aux clients, il n’a profité que de 9,7% des gains enregistrés, soit une baisse du prix de son assiette de...1,9%. “L’effet sur les consommateurs a été limité”, précisent les économistes. Ce monsieur Florence Berthout ne manque pas d'aplomb. D'autant moins que son restaurant situé dans le 3e arrondissement
De quoi s'interroger sur le choix de ce citoyen 'lambda' parmi tant d'autres.
Nos deux journalistes ont-ils leur rond de serviette à L'Ambassade d'Auvergne (non loin de Beaubourg et du Marais) ? La séquence vidéo ci-dessous :


Léa Salamé et Thomas Sotto honorent la profession et le service public. 

Avec cette nouvelle maltraitance par Léa Salamé de l'information et des redevables français de la taxe audiovisuelle, lors de son émission 'Vous avez la parole', le compteur de la journaliste interpelle "en même temps" que les réseaux sociaux apparaissent d'utilité publique.

Faisant mine de ne pas se démonter, Didier Désert répond : «J'espère que les réseaux sociaux pourront admettre qu'à notre époque, un mari et une femme puissent ne pas forcément partager les mêmes convictions.» Pas de chance pour lui, le compte Twitter Balance ton média a apporté une précision de taille : Didier Désert n'est pas seulement l'époux de Florence Berthout. Il a aussi été son remplaçant en tant que délégué de droit du conseil municipal pour les sénatoriales en 2017.

Quelques mots de la servilité de la journaliste Léa Salamé quand sont en cause les milliardaires que son mari Raphaël Glucksmann pourfend par ailleurs.
(France Inter)

Ce mercredi 8 janvier, Léa Salamé, envoyée au Liban par la radio publique France Inter, s'est entretenue avec l'ex-PDG de Renault-Nissan pendant près d'une demi-heure. Jugée à la fois ridicule et scandaleux, l'entretien a fait bondir les internautes, à défaut d'esprit critique de la corporation solidaire.

“Apôtre du pouvoir en place”, représentante de la “classe bourgeoise”, “lèche-bottes” des milliardaires... Depuis la diffusion de ce reportage dédié à Carlos Ghosn par Léa Salamé, la toile s'est couverte de commentaires sans complaisance sur la journaliste, et notamment Twitter.

Quelques minutes après le début de l'entretien, bouche humide en coeur, Léa Salamé a notamment irrité des internautes en demandant à Carlos Ghosn : "Pour beaucoup d'enfants, vous êtes l'homme qui a voyagé dans la malle", avant d'ajouter : "Vous avez vraiment voyagé dans la malle ?". Le relançant ensuite : "La malle, pas la malle ? Allez, un petit indice ?"

« Pour beaucoup d'enfants, vous êtes l'homme qui a voyagé dans la malle...
Vous avez vraiment voyagé dans la malle? » essaye de faire encore mieux que la question de à Macron sur le sapin de Noël.
Le en France (payé par )
Parmi les milliers de tweets à ce sujet - les mots-clés 'Léa Salamé' font même encore partie des tendances sur Twitter, ce 9 janvier -, nombre d'entre eux se sont évidemment moqués de cette question de la journaliste qui, pour ça, jouit d'un abattement fiscal de 7.650 euros.

Malle de Carlos Ghosn : l'enquête de Léa Salamé avance bien.


View image on Twitter
8:44 AM - Jan 9, 2020

M. Ghosn, c’est tellement incroyable vos aventures !

Une envoyée spéciale libanaise de France Inter au Liban pour un milliardaire libanais en cavale: c'est financé par le budget déficitaire de la radio publique...
Mais pour certains habitués de la chaîne gauchiste qui héberge des humoristes no limit, cette conversation entre amis, bien que choquante, est avant tout une démonstration de complaisance d'une journaliste du service public envers un milliardaire qui a fui la justice. Et ça ne passe pas...

Cette itw est consternante de complaisance. C Goshn mis en scène, comme un héros par Lea Salamé, alors qu’il cherche juste à échapper à la justice. Sans que cette itw nous apporte la moindre information nouvelle ou digne d’intérêt. https://twitter.com/franceinter/status/1214974402988838912 
8:03 AM - Jan 9, 2020

Une journaliste du service public se déplace à Beyrouth pour interviewer un ex-patron en fuite accusé de malversations graves. L’interview est une célébration joyeuse de l’escapade. Pas une seule question sur les accusations graves. Comment prendre au sérieux @franceinter? https://twitter.com/franceinter/status/1214974402988838912 
9:11 AM - Jan 9, 2020
Certains ont d'ailleurs comparé l'entretien de l'ex-patron de Renault-Nissan avec celui de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui a eu lieu la veille, également, dans la matinale de France Inter. De nombreux internautes sur la même longueur d'onde que la clique des humoristes gaucho-libertaires de la station avaient alors jugé que les questions posées par Léa Salamé et Nicolas Demorand étaient à charge contre le numéro un de la CGT.

Voilà que France Inter, par la voix de la consternante Léa Salamé, sympathise avec un riche repris de justice en cavale. On est très loin de l’agressivité de cette même Salamé avec Martinez qui, lui, n’est pas sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Honteux. https://twitter.com/franceinter/status/1214974402988838912 
8:41 PM - Jan 8, 2020

: l'une de ces photos a été prise pendant que Léa Salamé soumettait Philippe Martinez à un interrogatoire. L'autre l'a été pendant qu'elle plaisantait avec Carlos Ghosn. Sauras-tu les reconnaître?


View image on Twitter
9:22 PM - Jan 8, 2020

La direction de France Inter refuse de se dédire.
La directrice de l'information de France Inter, Catherine Nayl, a réagi aux critiques soulevées par la journaliste. Les qualifiants de “donneurs de leçons”, via un tweet, elle a estimé que le service public fait “son travail” et asséné que Léa Salamé ne fait “preuve d’aucune complaisance, jamais”.

N’en déplaise aux donneurs de leçons, à ceux qui électrisent ou condamnent , OUI le service public fait son travail en questionnant Carlos Ghosn et NON Léa Salamé ne fait preuve d’aucune complaisance, jamais!Écoutez et regardez les 25’ de l’itw...sur http://FranceInter.fr 
10:44 AM - Jan 9, 2020
Les réseaux sociaux sont faits de "gens qui ne sont rien".





Avant Désert, Ghosn




Avec cette nouvelle tempête médiatique, l'image de Léa Salamé est donc à nouveau mise à mal, quelques jours après son interview à Beyrouth avec le milliardaire Carlos Ghosn, qui s'est récemment évadé du Japon où il était assigné à résidence. Une évasion qualifiée de «fascinante» par la journaliste dont l'entretien avec l'homme d'affaires a été jugée très complaisante par les observateurs et un certain nombre de journalistes.




«Trop cool Catherine et Léa !! On peut faire ça avec d’autres taulards en cavale ou il faut absolument qu’ils soient milliardaires ?» a par exemple tweeté le chroniqueur humoriste Guillaume Meurice.




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